Revenir en haut
Aller en bas


 

- We built sandcastles || ft. James Weaver -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Tina CambiasoToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3136-i-never-want-to-hear-you-say-i http://www.ciao-vecchio.com/t3155-this-could-be-the-start-of-something-new
ID : wanderlust.
Faceclaim : aishwarya rai, tearsflight // signature : Anaëlle
Messages : 556 - Points : 651

Âge : 42 ans, mais elle ment sur son âge, des fois elle dit plus, très souvent elle dit moins
Métier : gérante d'une boutique de vêtements
Sujet: We built sandcastles || ft. James Weaver ( le Jeu 12 Juil 2018 - 23:40 )

We built sandcastles
Assise à son bureau, le livre de comptes ouvert devant elle, Tina jouait avec le stylo qu’elle avait dans les mains sans vraiment faire attention à ce qu’elle lisait. Ce qu’elle voyait devant elle n’était de toute façon que des chiffres, qui avaient certes son importance, mais qui étaient trop ennuyants pour qu’elle daigne se pencher dessus aujourd’hui. Pourtant, dés son arrivée la jeune Indienne avertit ses employés qu’elle allait passer sa journée à passer les comptes en revues et remplir quelques tâches administratives. En réalité, elle n’avait rien fait depuis son arrivée si ce n’est changer au moins dix fois de position dans son fauteuil et rêvasser. Etonnant ? Non, pas vraiment. A cause de la chaleur qu’il faisait ces derniers temps, la jeune femme n’avait envie de rien et par conséquent, chaque prétexte était le bon pour rester enfermée dans son bureau avec la climatisation. Parfois lorsqu’elle se sentait généreuse, elle laissait certains de ses employés venir en profiter avec elle, mais pour garder un semblant d’autorité, elle préférait limiter l’accès à son air frais. Et pour éviter qu’ils ne la jugent – parce qu’elle se doutait bien qu’ils savaient qu’elle ne travaillait pas vraiment – elle prenait souvent des papiers qu’elle allait regarder plus en détails dans son bureau. Parfois même, elle appelait quelqu’un pour qu’il vienne vérifier qu’elle avait bien comprit ce qu’elle avait sous les yeux. Jusqu’ici ça fonctionnait alors tant mieux.

Aujourd’hui cependant, à cause de la fatigue causée par la chaleur qui pesait malgré l’air conditionné, elle ne faisait que tourner dans son fauteuil à l’aide de ses pieds, les yeux levés vers le plafond. Elle avait bien essayé de se concentrer, au moins cinq minutes, mais au bout de trente secondes elle préféra aller voir si elle ne pouvait pas aider un client. Cependant, à chaque fois qu’elle en abordait un, ils lui disaient la même chose : ils ne font que regarder. Un sourire poli, un hochement de tête et elle tournait les talons. Tina savait qu’elle ne vendrait pas grand-chose des gens présents dans sa boutique ; ils étaient là juste pour profiter de l’air frais qu’offrait son commerce. A noter d’ailleurs que l’air y était bon, oui, mais que dans son bureau il était mieux. Elle ne pouvait pas les en vouloir, si elle avait été à leur place elle aurait fait pareil. Alors au lieu de râler et de leur demander de quitter les lieux s’ils ne comptaient pas la faire vendre – ce qui n’était jamais arrivé mais ne sait-on jamais – l’Indienne se mit derrière une caisse pour aller se plaindre de la chaleur avec une des filles présente.

Mais à peine eut-elle ouvert la bouche pour entamer la conversation, qu’une voix qu’elle ne connaissait que trop bien retentit dans son dos. La bouche entrouverte, elle se retourna doucement pour vérifier qu’elle n’entendait pas des voix, et lorsque ses yeux se posèrent sur la silhouette de James, son cœur s’arrêta de battre. Pendant un court instant, elle oublia comment respirer et devait chercher au plus profond de son cerveau pour se souvenir du mécanisme qui permettait que de l’air atteigne ses poumons. Son employée à côté d’elle, qui avait remarqué que le visage de Tina avait sans doute blêmit, se permit de lui demander si tout allait bien. Elle avait envie de lui demander si elle avait l’air d’aller bien, mais se retint. Elle n’était pour rien dans cette histoire. L’Indienne dessina un mince sourire sur ses lèvres qui eut pour but de la rassurer, avant de hocher doucement la tête. « Oui, je vais bien. Merci. » Précisa la jeune femme d’une voix peu convaincante. Elle prit une profonde respiration et se passa une main nerveuse dans les cheveux, avant de forcer un sourire à étirer ses lèvres. Elle en adressa un à son employée, puis rassembla le peu de force qu’il lui restait, et sortit de derrière la caisse pour se diriger vers James. Plus elle s’approchait et plus elle avait envie de faire demi-tour ; son cœur qui avait cessé de battre au moment où elle s’était aperçue de sa présence, s’était remis à battre d’un rythme beaucoup plus accéléré au point que la brunette n’ait peur qu’il ne bondisse de sa poitrine. Mais elle devait prendre sur elle. Et de toute façon il l’avait déjà repéré et il était trop tard pour faire demi-tour. « James ! » Dit-elle d’une voix faussement enjouée lorsqu’elle arriva à sa hauteur. « Je m’occupe de lui, c’est bon. » Fit savoir Tina à son employée qui s’était déjà dirigé vers lui pour l’aider. Pourquoi elle avait dit ça ? Elle ne le savait même pas. La dernière chose qu’elle voudrait en réalité, serait de disparaître dans un trou pour ne pas qu’il remarque sa présence. Et pourtant. Elle devait prendre sur elle et faire comme si rien n’avait changé entre eux. « Alors dis-moi, qu’est-ce qui t’amènes dans ma boutique ? » Question idiote. Mais ce ne serait pas la première fois qu’elle passerait pour une idiote auprès de lui.
AVENGEDINCHAINS


[...] une terre aride que n'atteignaient ni les regrets ni les lamentations. Une terre éloignée de tout rêve et de toute déception aussi. Là l'avenir importait peu et le passé ne renfermait qu'une leçon de sagesse: l'amour était une erreur dangereuse et son complice, l'espoir, une illusion perfide. Chaque fois que ces deux fleurs empoisonnées germaient en elle , [elle] les arrachait et les jetait avant qu'elles ne s'enracinent.


#TEAM ALESSORI
Revenir en haut Aller en bas
James WeaverToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Jason Statham + a voir
Multi-comptes : Francesco Spinoza
Messages : 119 - Points : 669
Âge : 46 ans
Métier : Tueur à gages et chauffeur de taxi à ses heures perdues
Sujet: Re: We built sandcastles || ft. James Weaver ( le Sam 14 Juil 2018 - 12:05 )
We built sandcastles
James venait de se lever après une rude nuit. Il avait conduit jusqu'à trois heures du matin, et n'était rentré chez lui qu'à quatre heure du matin, le temps de ramener un type tombé en panne sur l'autoroute et que le dépanneur avait refusé d'amener plus loin que son garage. Une tasse de café bien fumant devant lui, le journal avec toutes les petites nouvelles et un peu de musique, son chat qui dormait sur le canapé, James avait besoin de se réveiller correctement, mais surtout, tranquillement. Il n'avait rien de bien important à faire, mais il était trop fatigué pour aller faire du sport ce matin, alors il irait peut-être cet après-midi, mais pas avant. Finalement, tout en traînant un peu, il se mettait au courant des dernières nouvelles. La politique ne l'intéressait pas plus que cela, mais il lisait simplement pour se faire un avis et savoir ce qui se faisait. Les prix de l'essence en revanche était bien plus intéressants, mais manque de bol, ils avaient encore augmenté! Les nouvelles sportives étaient plus intéressantes, mais là aussi, James ne s'y intéressait que pour se faire une opinion et pouvoir mener quelques conversations. Il fût tenté un instant d'aller faire un saut à la bibliothèque pour emprunter un autre livre que celui qu'il venait de finir, mais là aussi, la flemme fût plus grande... Et il décida au lieu de cela, de commencer par prendre une bonne douche.

Lorsqu'il sortit, propre, frais, rasé, il rangea un peu sa cuisine qui était un vrai bordel. Il n'avait pas eu le temps de ranger ses plats et ses ustensiles hier soir, et autant dire qu'en rentrant à quatre heures du matin, il avait eu autre chose à faire, sans le moindre mal. Finalement, il décida de s'habiller pour sortir un peu et alla dans sa chambre. Il ouvrit sa penderie, et la surprise fût grande. Il nota que l'un de ses costumes était troué.
- Et merde... Mais qu'est-ce que j'ai fait pour bien lui faire ça? Jura-t-il. Il nota alors qu'un autre avait subi le même sort et il ne mit guère de temps à comprendre... Des mites! Bon sang... Il faisait toujours gaffe de ne pas en avoir, mais visiblement, elles avaient échappé à sa vigilance. Il alla chercher le produit contre les mites au garage et remonta avec dans sa chambre. Il sortit tout ses costumes et regarda ceux qui avaient eu le malheure d'être mangés par ces foutues bestioles. Par chance, seul deux costumes y étaient passés. Les autres, soit à l'abri dans une house, soit trop éloigné du nid, y avait échappé. Il passa le produit dans sa penderie, et, laissant reposer, il s'habilla. Il enfila une chemise, un pantalon gris, des chaussures noires habillés et une ceinture élégante. Il ne rajouta pas de veste aujourd'hui, il profiterait d'une journée un peu détente dirons-nous. Il reprit la bombe de produit et en remit dans sa penderie tout en maudissant les bestioles. Puis, finalement, il ferma la penderie. Il rangerait les costumes en rentrant. Et puis, désormais, il savait ce qu'il allait faire. Il allait passer voir sa chieuse favorite. Il sourit rien qu'à cette idée. Bon sang, cela faisait quelques temps qu'il n'avait pas vu Tina, et comme elle avait une boutique de vêtements, autant passer par là. Il prit ses lunettes de soleil, son téléphone, ses clés de voiture, ferma sa maison et sortit. Sa voiture était garée dehors. Il grimpa dedans. La chaleur inondait déjà l'habitacle, il mit la clim et démarra. Direction la boutique de mademoiselle.

Il ne tarda guère à arriver devant la boutique de la brune. Mais qui sait, peut-être n'était-elle pas là? Bah, ce n'était pas grave, il trouverait bien un moyen de la voir. Il sortit de sa belle voiture qu'il prit soin de fermer, et dont il avait réparer le rétroviseur depuis sa dernière entrevue avec la brune qui avait été plutôt... Explosive. L'entrevue? Non... La brune en question plutôt. Il souriait en y repensant. C'est qu'elle n'y était pas allée de main-morte en plus! Il rentra dans la boutique, dont l'air était plus frais que dehors, ce qui rendait le lieu agréable. Il y avait quelques clients qui traînassaient par ci et par là, mais il n'y avait pas une immense foule non plus ce qui l'arrangeait bien. Il se rendit vers le rayon des costumes et regarda ce que proposait l'enseigne de Tina. Il y avait pas mal de choses, et James se laissa aller à regarder quelques costumes plutôt plaisants. Une vendeuse lui demanda alors si elle pouvait l'aider.
- Bien sûr. J'aurais besoin d'un costume ou deux. C'est pour le boulot. Il me faudrait quelque chose à la fois classe et pratique. Elle hocha la tête et commença à chercher mais n'eut pas le temps de s'y mettre vraiment qu'une voix l'interrompait. James se retourna vers Tina dont il avait reconnu la voix. Il nota qu'elle semblait légèrement mal à l'aise même si elle tentait de caché cela sous un air faussement enjoué. Il ne releva pas et la regarda alors qu'elle congédiait sa vendeuse, arguant qu'elle s'occupait du britannique. Elle  se tourna vers lui lorsque sa vendeuse fût partie, et demanda ce qui amenait James dans sa boutique, et il sourit. Il répondit du tac au tac:
- J'ai besoin de un ou deux costumes... Il faut que je refasse ma garde-robe. Mais qui sait, je vais peut-être prendre d'autres choses. Il regarda autour de lui. Tina avait sut monter une très joli boutique aux choix divers et varié ce qui plaisait bien à James. Tu as une très belle boutique. Fit-il remarquer. Il regarda les quelques costumes qui s'étalaient devant lui et reprit. Manque de pot pour moi ce matin, j'ai ouvert ma penderie et... Ô surprise des surprises, je me suis retrouvé avec des mites... Que j'ai pris soin d'éradiquer avec la plus grande conscience professionnelle, fit-il sur un ton plein d'humour. Bref, elles ont quand même réussi à me bouffer deux costumes les chiennes! s'exclama-t-il en prenant une mine outré. Alors, qu'est-ce que tu as à me proposer? Demanda-t-il, curieux de voir ce qu'elle allait lui sortir comme vêtements.          

Codage par Libella sur Graphiorum



♠️On a parfois l'impression que tout nous oppose,
En réalité, il n'y a qu'un pas pour que tout nous rapproche.♠️
Revenir en haut Aller en bas
Tina CambiasoToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3136-i-never-want-to-hear-you-say-i http://www.ciao-vecchio.com/t3155-this-could-be-the-start-of-something-new
ID : wanderlust.
Faceclaim : aishwarya rai, tearsflight // signature : Anaëlle
Messages : 556 - Points : 651

Âge : 42 ans, mais elle ment sur son âge, des fois elle dit plus, très souvent elle dit moins
Métier : gérante d'une boutique de vêtements
Sujet: Re: We built sandcastles || ft. James Weaver ( le Sam 14 Juil 2018 - 21:59 )

We built sandcastles
S’il fallait être entièrement honnête, se retrouver ainsi en face de James faisait quelque chose à Tina. Et elle ne savait pas si c’était quelque chose de négatif ou positif. Quelque part, elle avait envie de crever l’abcès et de faire disparaître le malaise dans lequel ils s’étaient enlisés – elle plus que lui sûrement. Parce qu’elle savait que même si elle restait courtoise et souriante lorsqu’elle s’adressait à lui, quelque chose avait changé entre eux. Auparavant, elle n’aurait pas hésité à lui claquer la bise et à l’entrainer au fond du magasin pour lui montrer des choses qu’elle saurait, pourrait lui plaire avant même qu’il ne lui dise ce pour quoi il était venu dans son magasin. Mais aujourd’hui, elle avait à peine hésité à s’approcher de lui, et préférait garder une certaine distance entre eux. Parce que l’Indienne savait que maintenant que son regard avait changé concernant James, se retrouver trop près de lui ne ferait que réveiller des sentiments qu’elle essayait encore de taire. Le traiter comme un client ordinaire, voilà ce qu’elle devait faire. Et ce qu’elle comptait faire même.

Lui adressant un petit sourire qui étirait ses lèvres, elle hocha doucement la tête lorsqu’il balaya la salle du regard, sa réponse étant presque décevante. Son cœur qui ne s’était pas encore fait à l’idée que rien ne se passerait jamais entre eux, avait espéré l’espace d’un instant qu’il était revenu pour elle. Qu’il était revenu pour lui dire qu’il avait réfléchit et qu’il était prêt à tenter quelque chose avec elle. Elle eut un petit rire lorsqu’il complimenta sa boutique, qu’on pouvait interpréter comme sa façon de prendre les compliments. Humble et sans arrogance. Mais non, ce rire masquait tout simplement la peine qu’elle avait en réalisant que ce qu’elle savait déjà ne faisait que se confirmer. « Merci. » Arriva tout de même à articuler Tina qui passa une main sur son nez pour gagner tout de même un peu de contenance. « Des mites !? » S’enquit la jeune Indienne qui revenait peu à peu à son professionnalisme. « Ca explique beaucoup de choses. » Elle toisa James d’un air taquin pour faire référence à la tenue qu’il portait, qui était à des années lumières des costumes traditionnels dans lesquels Tina avait pu le voir. Même si elle l’avait déjà vu dans ce genre de tenue plus décontractée, elle ne s’habituerait jamais à ce qu’il ne soit pas tiré à quatre épingles à chaque fois qu’elle le voyait ainsi. Bien qu’il fût utile et important de préciser qu’il ne perdait pas en classe quel que soit le vêtement qu’il portait. Et c’était là une professionnelle qui parlait. « Je retire en fait. Si elles n’en ont bouffé que deux, ça n’explique pas du tout cette tenue. » Continua de plaisanter la jeune femme qui accentua sa phrase d’un petit rire sincère. Pendant un court instant, elle avait l’impression qu’ils étaient de retour en arrière et même qu’ils retrouvaient cette complicité qu’ils avaient pu créer entre eux. Mais lorsque son regard croisa le sien, elle revint à une réalité brutale qui l’obligea à détourner le regard avant de se racler doucement la gorge pour en revenir aux costumes.

« Je vais te montrer quelques modèles qui pourraient te plaire. » Elle fit un pas dans sa direction avant de tourner autour de lui pour observer sa silhouette. De la façon la plus professionnelle possible bien sûr. « Je pense connaître ta taille, je t’en sélectionnerai quelques-uns pour que tu puisses les passer. Enfin, si jamais tu as le temps… » Elle lui adressa un mince sourire avant de passer une main nerveuse dans ses cheveux dans l’attente d’une réponse. Elle disparu ensuite à l’arrière de la boutique pour sélectionner elle-même les quelques pièces qu’elle avait mis de côté quelques semaines plus tôt, qui correspondaient exactement au style de James. Pas parce qu’elle mettait toujours des choses de côté en pensant à lui, mais parce que… peut-être que si en fait. Inconsciemment, c’était peut-être ce qu’elle avait fait en essayant de le sortir de sa tête. Que de contradictions.

Elle revint rapidement à son client et exposa ce qu’elle avait récupéré. Parmi ses trouvailles, trois costumes complets qu’elle avait pris soin de sélectionner ainsi que les ceintures qui allaient ensemble, et les chaussures également choisis dans le plus grand soin. « Tu connais le chemin des cabines si tu veux les essayer. » Fit Tina d’une petite voix.
AVENGEDINCHAINS


[...] une terre aride que n'atteignaient ni les regrets ni les lamentations. Une terre éloignée de tout rêve et de toute déception aussi. Là l'avenir importait peu et le passé ne renfermait qu'une leçon de sagesse: l'amour était une erreur dangereuse et son complice, l'espoir, une illusion perfide. Chaque fois que ces deux fleurs empoisonnées germaient en elle , [elle] les arrachait et les jetait avant qu'elles ne s'enracinent.


#TEAM ALESSORI
Revenir en haut Aller en bas
James WeaverToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Jason Statham + a voir
Multi-comptes : Francesco Spinoza
Messages : 119 - Points : 669
Âge : 46 ans
Métier : Tueur à gages et chauffeur de taxi à ses heures perdues
Sujet: Re: We built sandcastles || ft. James Weaver ( le Ven 20 Juil 2018 - 14:19 )
We built sandcastles
Se retrouver dans la boutique de Tina n'avait rien de gênant pour le britannique. Il n'était pas gêné, ne portait en aucun cas rigueur à ce qui s'était passé entre eux. Il avait eu un moment de laisser-aller, sans doute, la brune aussi, peut-être. Elle était belle. C'était vrai. Il ne le niait pas... La preuve en était, il l'avait embrassé. En y repensant, il était gêné de cet instant, il aurait du la repousser de suite, lui éviter un chagrin aurait été une bonne chose. Il savait qu'elle tenait à lui, plus qu'elle ne voulait bien l'admettre. Lui avait bien tenté d'oublier tout cela, mais c'était impossible en vérité. Cependant, il avait promis qu'il ne changerait pas vis-à-vis d'elle, et c'est bien ce qu'il comptait faire. Or, c'était elle qui semblait nerveuse soudainement. Se grattant le nez, elle le remercia lorsqu'il complimenta son magasin, mais ne s'étala pas en détail. Il eut un sourire lorsqu'elle répondit à ses explications que les mites expliquaient beaucoup de choses avant qu'elle ne reprenne taquine que si elles n'avaient bouffé que deux costumes, alors non, ça n'expliquait pas tout. Elle avait un regard sur lui, un regard taquin, et il aimait ce regard. Il se croyait revenu quelques années en arrière, comme si rien ne s'était passé. Il fit mine de regarder sa tenue avant de répliquer:
- Eih! Tu aurais voulu qu'elles me mange tous mes costumes c'est ça?!! Plaisanta-t-il. Vilaine va! Rajouta-t-il. Elle se racla finalement la gorge et redevint professionnel... Dommage. Elle s'avança vers lui, tourna autour de lui pour l'observer d'un oeil expert, jaugeant sans doute sa taille et les diverses mesures dont elle avait besoin. Il la laissa faire alors qu'elle lui déclarait qu'elle allait lui montrer quelques pièces. Il sourit alors qu'elle déclara finalement qu'elle allait lui sélectionner quelques pièces qu'il pourrait essayer... Si il avait le temps.
- Avec grand plaisir, répondit-il. Bien sûr que j'ai le temps, j'ai tout mon temps.

Elle fila dans l'arrière-boutique pour sélectionner quelques pièces alors qu'il attendait. Il n'eut pas à attendre longtemps. Elle revint, les bras chargé de trois costumes, tenant dans une autre main les paires de chaussures. Décidément, elle était stupéfiante.Elle tenait tout ça dans ses bras, et chargé comme une mule elle déposa tout cela près de lui en lui indiquant qu'il connaissait le chemin des cabines si il souhaitait essayer tout cela. Il eut un petit sourire.
- C'est qu'il va me falloir l'avis d'une pro, déclara-t-il. Il lui adressa un clin d'oeil et se saisit d'un premier costume et partit vers les cabines d'essayage. Il tira le rideau juste derrière lui et se changea. Le premier costume, chic, noir, était assez typique en fait, mais la coupe restait élégante, professionnelle et soignée, et surtout, il tombait parfaitement sur ses épaules. Les chaussures, plus taillées à "l'italienne", en pointe, étaient elles aussi belles sans pour autant être tape à l’œil, restant dans un style assez sobre qui plaisait bien à James. Il était impeccable dans ce costume et il se sentait bien dedans. Quelques mouvements de bras lui indiquèrent qu'il pouvait effectuer chacun de ses mouvements sans être limités par le costume et contraint par ce-dernier. Il tira le rideau et sortit devant l'indienne.
- Un très bon choix pour ce premier lot, j'en ai peur. Fit-il dans un grand sourire. Tu en penses quoi?

Il la laissa le regarder. Les petits détails qu'il ne voyait pas, elle les verrait sans aucun doute, réajusterait peut-être deux trois choses, si encore il le fallait. sur les vêtements et la voiture, il était en général assez connaisseur et plutôt raffiné, ce qui lui permettait de se déplacer avec classe, il n'en disait pas autant avec la cuisine ou les goûts pour une décoration d'intérieure. Il y avait des domaines où il avait toujours plus ou moins assuré voilà tout. Cependant, il ne pouvait nier que la brune avait elle aussi du goût, d'un côté il s'agissait aussi de son métier, et elle était douée dans ce qu'elle faisait. Elle savait comment habiller les gens, et il savait que c'était pour elle une passion, quand bien même il arrivait qu'elle ait des jours plus sombres que d'autres. Néanmoins, son travail, elle le faisait bien, aucun doute là-dessus. La preuve: Elle avait déposé trois costumes qui déjà correspondaient aux goûts du chauffeur et à sa taille visiblement. Elle avait l'oeil, il fallait l'admettre. Il attendit donc un retour de sa part, notant qu'elle semblait satisfaite de ce premier choix, ou alors pensait-elle à autre chose? Peut-être...        

Codage par Libella sur Graphiorum



♠️On a parfois l'impression que tout nous oppose,
En réalité, il n'y a qu'un pas pour que tout nous rapproche.♠️
Revenir en haut Aller en bas
Tina CambiasoToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3136-i-never-want-to-hear-you-say-i http://www.ciao-vecchio.com/t3155-this-could-be-the-start-of-something-new
ID : wanderlust.
Faceclaim : aishwarya rai, tearsflight // signature : Anaëlle
Messages : 556 - Points : 651

Âge : 42 ans, mais elle ment sur son âge, des fois elle dit plus, très souvent elle dit moins
Métier : gérante d'une boutique de vêtements
Sujet: Re: We built sandcastles || ft. James Weaver ( le Dim 29 Juil 2018 - 15:18 )

We built sandcastles
Lorsqu’il lui adressa un clin d’œil avant de gagner la cabine pour se changer, l’Indienne ne pu s’empêcher de lever les yeux au ciel tandis qu’un sourire s’étirait doucement sur ses lèvres. Un soupire de soulagement s’échappa de ses lèvres tandis qu’elle tournait les talons pour aller s’asseoir. L’espace d’une seconde, elle avait l’impression qu’ils avaient tous les deux retrouvés leur complicité d’antan et que rien n’avait changé entre eux. Une bouffée d’air frais qui emplissait son cœur.

Pendant longtemps la jeune avait essayé de retourner la situation dans tous les sens possible, se mettant déjà en tête que rien ne serait plus jamais comme avant entre eux. Et certes, le regard qu’elle posait aujourd’hui sur lui était différent… mais pas au point qu’elle ne veuille plus de lui dans sa vie. Elle devait faire son deuil d’une relation qui ne prendrait jamais vie, et se contenter de l’amitié qu’il avait à lui offrir et qu’elle chérirait, parce qu’elle estimait que c’était plus que suffisant. Tina se donna une petite tape sur la tête discrètement avant de faire remonter sa main pour la passer dans ses cheveux ; elle se sentait ridicule. Enfin, elle était toujours aussi perdue qu’avant, mais elle se sentait surtout ridicule d’avoir pensé que leur amitié ne résisterait pas au baiser qu’ils avaient échangés. D’ailleurs, elle avait pris la décision que ce baiser ne signifiait rien pour elle. C’était un moment de faiblesse où elle venait d’apprendre une vérité terrible sur son mari, et elle était contrariée. Oui voilà, elle était juste contrariée.

L’Indienne coupa court à ses pensées lorsqu’il sortit de la cabine et leva les yeux dans sa direction. « Mets-toi bien devant le miroir. » Ordonna gentiment la brunette en lui tirant le bras pour qu’elle le place elle-même. D’un œil expert, elle commença son inspection et de ce qu’elle voyait, le costume posait bien, en plus d’avoir choisit quelque chose qui savait, lui plairait, elle avait tapé juste dans la taille. Elle se permit de redresser le col avant de faire glisser une main sur la veste pour le défroisser. « Selon mon avis d’experte, je pense que… » Elle fut coupée au milieu de sa phrase lorsque son regard croisa le reflet du miroir qui renvoyait l’image de James et elle, l’un à côté de l’autre comme un… Penser au mot suffit à ce qu’elle soit envahie d’une soudaine vague de tristesse. Silencieuse, le regard perdu dans ce qu’aurait pu être sa vie si les choses s’étaient passées différemment, elle se rendait peu à peu compte que ce n’était peut-être pas seulement de la contrariété comme elle voulait se le faire croire. La voir ainsi debout à côté de lui, avait réveillé quelque chose en elle qu’elle avait essayé d’étouffer depuis plusieurs semaines. Un cœur brisé qui se heurtait une fois de plus à une réalité douloureuse. Et avec ça, toutes les questions qu’elle voudrait lui poser mais dont elle avait bien trop peur des réponses, ne tardèrent pas à tourner en boucle dans sa tête comme de vieux souvenirs qui revenaient la hanter.

Au bout de quelques longues secondes où elle perdit la notion du temps, elle se rappela de la présence de James à ses côtés, et qu’elle n’avait pas parlé depuis trop longtemps, Tina lui adressa un sourire triste dans le reflet du miroir, comme pour s’excuser de ce moment d’absence, avant de se détacher de lui. « C’est parfait. » Finit-elle par articuler tant bien que mal. Elle se racla doucement la gorge pour se donner un peu de contenance, et fit un pas en arrière, toujours en l’observant, avec ce même sourire triste qui ne voulait pas partir. « Le costume te va à merveille, comme je l’avais prédit. » Il n’y a pas que ce costume qui lui irait à merveille, une Tina à son bras aussi lui irait à merveille. Mais c’était le genre de commentaire qu’elle garderait pour elle. « Tu passes le second costume ? Qu’on voit ce que ça donne ? » Enchaîna l’Indienne pour éviter qu’ils ne s’attardent sur son moment d’absence soudaine. Mal à l’aise – et triste – elle tourna les talons pour aller s’installer dans un des fauteuils en face de la cabine d’essayage. « D’ailleurs je ne t’ai pas demandé, mais comment vas-tu depuis la dernière fois ? Mis à part les mites je veux dire. » Elle ponctua sa phrase d’un petit rire sans humour, toujours dans l’optique d’occuper le plus la conversation pour ne pas qu’ils abordent des sujets sensibles.
AVENGEDINCHAINS


[...] une terre aride que n'atteignaient ni les regrets ni les lamentations. Une terre éloignée de tout rêve et de toute déception aussi. Là l'avenir importait peu et le passé ne renfermait qu'une leçon de sagesse: l'amour était une erreur dangereuse et son complice, l'espoir, une illusion perfide. Chaque fois que ces deux fleurs empoisonnées germaient en elle , [elle] les arrachait et les jetait avant qu'elles ne s'enracinent.


#TEAM ALESSORI
Revenir en haut Aller en bas
James WeaverToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Jason Statham + a voir
Multi-comptes : Francesco Spinoza
Messages : 119 - Points : 669
Âge : 46 ans
Métier : Tueur à gages et chauffeur de taxi à ses heures perdues
Sujet: Re: We built sandcastles || ft. James Weaver ( le Dim 5 Aoû 2018 - 10:25 )
We built sandcastles
Le costume enfilé, James se trouvait désormais devant la brune qui n'avait guère tardé à se lever pour l'amener gentiment devant le miroir. Elle inspecta de son oeil expert le costume, en releva le col, lissa la veste, inspectant les détails qu'il ne voyait pas, s'assurant qu'il était parfait. James la laissa faire notant l'application qu'elle mettait dans son travail. Elle finit par déclarer que selon son avis d'experte elle pensait que... Et elle ne termina jamais sa phrase, s'empourprant dans un moment de silence. Il ne déclara rien alors qu'il vit bien le fond de ses yeux dans le reflet du miroir, de même que le petit sourire triste qui s'était affiché sur le visage de l'élégante brune. Il ne la coupa pas. Il avait une vague idée de ce qu'elle pouvait penser... Pour ne pas dire qu'il l'avait deviné. Tina pensait encore à ce baiser, elle pensait encore à lui. Il n'en revenait pas. Ou plutôt, si, il aurait du s'en douter, tout simplement, mais il pensait qu'elle réussirait à passer au dessus sans trop de problèmes. Mais visiblement, non... Il avait donc pris beaucoup plus d'importance qu'il n'avait bien voulu l'admettre. Il ne la rappella pas. Elle revint d'elle même dans le monde de la réalité... Triste, il fallait bien le dire. Elle coupa court, déclarant que c'était parfait.

D'après elle, le costume lui allait à merveille. Il ne put que sourire faiblement pour confirmer ce qu'elle lui disait. Il aurait voulu la consoler. Il aurait voulu l'aider, mais il savait qu'en cet instant, le poids de la jeune femme, c'était lui en réalité. Il s'en voulait un peu. Un peu beaucoup en réalité. Avoir pris autant d'importance. Oui, il s'en voulait. Il aurait voulu rester proche d'elle, sans pour autant que leur relation ne change. Il tenait à elle, mais de là à avoir toute une panoplie de sentiments pour elle... Non, ce n'était pas ça. De plus, il avait Vittoria. Et même si leur relation était encore bien incertaine, il savait qu'il aimait la blonde. La brune quand à elle n’exerçait pas sur lui la même attirance. Elle était charmante, oui, le genre de femmes qu'il mettrait bien dans son lit, pourquoi pas, mais elle restait son ami, et il ne saurait lui faire cet affront, ce serait doublement la trahir. Non. Il préférait en rester là plutôt que de pousser sur une relation avec elle dont il ignorerait l'issue, en sachant qu'il pourrait la perdre. Quoi de pire que de la perdre elle aussi? Tina avait tout de même sa place dans le coeur de James, qu'il le désire ou non, elle était là, rendant le tout plus compliqué, mais il savait qu'il ne devait pas franchir une certaine limite où il la perdrait à jamais... Et ça, il en avait peur.

Elle enchaîna, reculant d'un pas en arrière, proposant qu'il essaye les costumes restants. Il répondit par la positive et retourna dans la cabine pour retirer le premier costume. Il ne tarda guère à commencer à se vêtir du second, alors qu'elle lui demandait dans le même temps comment il allait depuis la dernière fois. Mis à part les mites comme elle ajouta dans un petit rire qu'il ne sentit pas des plus volontaire. Il y avait un malaise entre eux. Et James le regrettait. Cela lui laissait un goût amer dans la bouche qu'il ne pouvait retirer. Alors qu'il enfilait le pantalon du second costume, un assortiment élégant d'une veste en laine marron, d'un pantalon dans le même ton, donnant sur un style très classe, très carré aussi, le genre de style un peu britannique, qu'il aimait bien. Des chaussures en cuir elles aussi marron, un peu plus foncé cependant pour donner un peu de relief, une coupe plus droite, moins travaillée que les précédentes, plus simple, mais non moins élégantes, la pointe en carré, simple et efficace en fait. Il laça ses chaussures tout en répondant à la brune.
- Et bien rien de bien intéressant... J'ai fini par réparer mon rétroviseur arraché par une brune en colère... Après m'être fait arrêté pour conduite d'un véhicule "non conforme à la réglementation". Il sourit rien qu'en y repensant. 70 euros la merde quand même. Fit-il dans un sourire, bien qu'elle ne le voyait pas. Il préféré s'arrêter là, gardant pour lui sa relation avec Vittoria, sachant que ce genre de sujets était à éviter. Du moins, il ne se sentait pas d'affronter la brune, de venir dans sa boutique et de lui clamer tout fière sa nouvelle conquête alors qu'il y a peu... C'était elle qui aurait pu être à la place de la blonde. Non. Il se sentait vraiment mal désormais. L'air en devenait même étouffant. Il ajusta sa veste et sortit finalement de la cabine.

Le costume, celui-ci aussi, lui tombait bien sur les épaules, et il lui allait bien. Il n'avait jamais trop porté ce genre de couleurs, mais ce marron, type un peu coca-cola, était franchement sympa et original, et il aimait ce changement.
- Un style un peu différent, mais non moins séduisant. Lâcha-t-il finalement en se positionnant devant le grand miroir pour qu'elle puisse regarder. Il la sentait un peu triste. Et il ne savait pas vraiment que faire. Alors qu'elle examinait le costume, il lâcha finalement. Est-ce que je vais avoir droit à un sourire sincère, où on va rester dans ce malaise perpétuel. C'est bon, il brisait la glace, incapable d'en supporter plus. Il ajouta donc, la regardant par le biais du miroir. Ne me prends pas pour un idiot Tina, je sens bien que tu n'es pas bien en ma présence. Si il le faut je partirais. Il était prêt à la laisser tranquille. Mais il n'était pas prêt à ce que leur relation soit toujours tendu dans ce malaise, ça non. Il ne le voulait pas. Il voulait pouvoir rire avec elle, s'amuser avec elle. Mais comment faire quand elle attendait autre chose de leur relation? Il reprit donc. Je voudrais voir tes yeux briller de leur lueur d'antan, ton sourire étincelant comme lorsque tu venais de faire une crasse à la connasse du coin. Oui, je crois que je voudrais voir revenir ce bon vieux temps... Il était resté droit devant le miroir, comme si il pensait à haute voix, ne sachant plus vraiment si tel était le cas en fait. Peut-être parlait-il seul, en effet, il était donc arrivé à ce point? Tout de même... L'avait-il vraiment perdu? Ou était-il encore possible qu'il conserve quelques chose avec cette femme au caractère de merde mais à qui il tenait.        

Codage par Libella sur Graphiorum



♠️On a parfois l'impression que tout nous oppose,
En réalité, il n'y a qu'un pas pour que tout nous rapproche.♠️
Revenir en haut Aller en bas
Tina CambiasoToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3136-i-never-want-to-hear-you-say-i http://www.ciao-vecchio.com/t3155-this-could-be-the-start-of-something-new
ID : wanderlust.
Faceclaim : aishwarya rai, tearsflight // signature : Anaëlle
Messages : 556 - Points : 651

Âge : 42 ans, mais elle ment sur son âge, des fois elle dit plus, très souvent elle dit moins
Métier : gérante d'une boutique de vêtements
Sujet: Re: We built sandcastles || ft. James Weaver ( le Mar 4 Sep 2018 - 0:52 )

We built sandcastles
Pendant un court instant, Tina avait envie de surestimer son niveau de discrétion, se persuadant même qu’il n’avait rien remarqué. Après tout elle avait coupé le fil de ses pensées à temps et avait même esquissé un sourire. Et s’il demandait pourquoi ce moment d’absence, il lui suffirait d’inventer une excuse.  

Après l’avoir gentiment envoyé en cabine, elle enchaina en lui demandant de ses nouvelles, cachant tant bien que mal son manque d’enthousiasme. Bien que peu attentive à ce qu’il lui racontait, elle pouffa doucement à son commentaire sur le rétroviseur. L’histoire était drôle et elle savait que d’ici quelques années, elle se trouverait à nouveau stupide et arriverait à rire de cet épisode, mais aujourd’hui… c’était surtout un rire jaune et sans joie qui remontait le long de sa gorge. « J’imagine que je vais devoir te faire une bonne réduction, du coup. » Commenta Tina en ponctuant sa phrase d’un petit rire à peine sincère. Elle essayait, vraiment. Mais quelque chose sonnait faux dans chaque parole qu’elle lui adressait, dans chaque regard qu’elle posait sur lui, et dans chaque sourire qu’elle lui offrait. Les choses avaient changé entre eux de façon tellement radicale, que l’Indienne avait refusait d’affronter cette réalité en face, en mettant de la distance entre eux. Dans un sens, elle l’avait fait pour se préserver, parce que l’absence de James dans sa vie l’avait aidé à idéaliser la relation amicale qu’ils entretenaient, et à ce qu’elle se persuade que rien n’avait changé entre eux. Certes ils ne se voyaient et ne se parlaient plus aussi souvent qu’avant, mais c’était parce qu’ils étaient respectivement occupés. Ca n’avait rien à voir avec le baiser qu’ils avaient échangé et encore moins les sentiments stupides que la jeune femme pouvait ressentir à son égard. C’était le discours qu’elle avait tenu pendant ces longues semaines. Mais l’avoir là, dans sa boutique, et tenir une conversation avec lui, faisait prendre conscience à l’Indienne qu’elle avait peut-être sous-estimée la force de ce qu’elle pouvait ressentir pour James, peu importe ce que ça pouvait être. Que ce soit de l’amitié profonde qu’elle confondait avec de l’attirance, ou une réelle attirance qu’elle avait longtemps caché derrière une amitié profonde. L’avoir là, dans la cabine à seulement quelques mètres d’elle, était comme la claque qu’elle avait su esquiver jusque là, mais qui avait fini par l’atteindre. Son cœur se brisa encore un peu plus à la pensée que leur relation ne serait plus jamais la même, et qu’un jour, parce que ses sentiments auraient pris le dessus, elle serait amenée à demander à James de sortir de sa vie définitivement parce que… Elle n’avait même pas envie de finir le fil de cette pensée et y coupa court immédiatement. Le timing étant parfait, c’était à ce moment là que James sortit lui aussi de la cabine.

En restant à une distance respectable – le reflet que lui avait renvoyé le miroir avait suffit pour qu’elle apprenne de ses erreurs une première fois – elle l’examina de la façon la plus professionnelle possible. Elle fit tout de même un pas dans sa direction, gardant ses mains pour elle cette fois. Et lorsque son regard croisa le sien dans le miroir, elle esquissa un mince sourire avant de reporter son attention sur la pose du vêtement. Lorsqu’il prit la parole alors qu’elle était sur le point de parler à son tour, elle se raidit soudainement, levant doucement la tête vers son reflet. « Je ne vois pas de quoi tu parles. » Répondit Tina d’une voix neutre et détachée, tandis que ses yeux suppliaient à James de ne pas aborder le sujet. Mais comme la communication semblait brouillée entre eux, il l’aborda tout de même. Prise de court, elle se contenta d’écouter en premier lieux, réfléchissant à ce qu’elle allait répondre. Maintenant que l’abcès était sur le point d’être crevé, est-ce qu’elle allait elle aussi faire un effort et arrêter de se voiler la face. Ou est-ce qu’elle allait au contraire, se dérober et faire comme si elle ne voyait pas de quoi il parlait.  « Revenir au bon vieux temps. » Répéta Tina d’une voix douce, pleine de souvenirs. Elle avait baissé le regard pendant un court instant, puis le reporta sur James. « Le même bon vieux temps qui m’a fait prendre conscience des sentiments que j’avais pour toi ? Le même bon vieux temps qui a fait naître ces mêmes sentiments pour toi ? » S’enquit faussement l’Indienne, la voix tremblante tandis qu’elle ne le lâchait pas du regard. « Le même bon vieux temps qui revient me hanter, en me faisant sentir stupide dans ma solitude ? » Un petit rire sans joie s’échappa de ses lèvres, tandis qu’elle secouait doucement la tête. « Je ne pense pas que les choses puissent revenir comme avant, entre nous. Et en réalité, je ne suis pas sûre de le vouloir. » Un pincement au cœur souleva sa poitrine, retenant les larmes qui menaçaient de couler.

Sans un mot de plus, elle tourna les talons pour aller s’asseoir dans un des fauteuils disposés, et croisa ses jambes avant de ramener ses mains sur ses genoux. « La tenue te va et la couleur aussi d’ailleurs. Tu devrais essayer la troisième. » Poursuivit l’Indienne, qui voulait continuer de se montrer professionnelle. Et pour info, le malaise ne s’était pas dissipé et s’était même un peu plus accentuée, mais elle n’avait pas la force d’y mettre un terme aujourd’hui, surtout qu’elle ne savait pas, ni ce qu’elle voulait, ni ce qu’il était bon de faire dans cette situation. Demander à James de lui donner de l’espace, très bien. Mais pour combien de temps ? Et prendre le risque de le perdre à tout jamais ? Ou le garder auprès d’elle, en sachant que chaque conversation et que chaque moment passés ensemble, serait douloureux aussi bien pour lui que pour elle ?
AVENGEDINCHAINS


[...] une terre aride que n'atteignaient ni les regrets ni les lamentations. Une terre éloignée de tout rêve et de toute déception aussi. Là l'avenir importait peu et le passé ne renfermait qu'une leçon de sagesse: l'amour était une erreur dangereuse et son complice, l'espoir, une illusion perfide. Chaque fois que ces deux fleurs empoisonnées germaient en elle , [elle] les arrachait et les jetait avant qu'elles ne s'enracinent.


#TEAM ALESSORI
Revenir en haut Aller en bas
James WeaverToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Jason Statham + a voir
Multi-comptes : Francesco Spinoza
Messages : 119 - Points : 669
Âge : 46 ans
Métier : Tueur à gages et chauffeur de taxi à ses heures perdues
Sujet: Re: We built sandcastles || ft. James Weaver ( le Lun 8 Oct 2018 - 14:51 )
We built sandcastles
A la mention du rétroviseur elle se reconnut, alors qu'il essayait toujours ses costumes, ou plutôt l'un d'eux parce que les trois à la fois, c'est plutôt difficile, même pour un homme expérimenté, toujours classe et bien vêtu. Elle déclara alors qu'elle imaginait qu'elle allait devoir lui faire une belle réduction. Ma foi, pourquoi pas après tout? Mais James n'avait aucun souci d'argent, et il n'était pas radin, donc cela lui importait peu en réalité. Le geste aurait juste quelque chose de symbolique. Du moins le pensait-il alors qu'il répliquait.
- Bah, ce pourrait-être une bonne chose oui, un petit geste commercial pour un client a qui tu arraches le rétro, c'est honnête non? Juste lui qui parlait d'honnêteté. Il préféra s'arrêter là avant de s'enfoncer lui-même un clou dans le pied. Il ne tarda guère à sortir et se plaça devant le miroir. Elle prit le temps de le regarder, notant soigneusement chaque détail auquel il n'avait peut-être pas prêté attention lui. Mais finalement, il ne put s'empêcher de briser la glace. Pas celle de la boutique, ça non, mais celle qui les séparait. Depuis qu'il avait repoussé les avances de la brune, il sentait qu'elle n'était plus comme avant. En même temps, à quoi aurait-il dû s'attendre? A ce qu'elle lui fasse un grand sourire et fasse comme si de rien n'était, comme si il ne s'était rien passé? Non, il savait que c'était trop en demander. Mais peut-être que le fait de parler un peu permettrait de repartir sur autre chose... Quelque chose de mieux que de la guerre froide. Ou alors ils partiraient sur la guerre de Vietnam.

Finalement, elle répondit. Au départ, elle joua la carte de la neutralité, mais comme il continuait, elle n'eut pas d'autre choix que d'aborder elle aussi le sujet. Elle le regarda au travers du reflet et répondit finalement. Chaque mot qui tombait était lourd de vérité. Elle parlait bien Tina. Elle disait vrai. Il n'aurait peut-être pas dû aborder le sujet, c'était ce qu'il se disait finalement à mesure qu'elle répondait, soulignant les sentiments qu'elle avait pour lui. Il ne pouvait ignorer ce qu'elle ressentait pour elle et faire, lui aussi, comme si de rien n'était. Un rire sans joie s'échappa des lèvres de Tina qui ne tentait pas de cacher sa situation, ses sentiments. Elle exposait tout, sans rien cacher, et d'un côté, il apprécia. Il apprécia parce qu'elle lui montrait que son comportement était justifié, parce qu'elle avançait des arguments réels, concrets, on ne peut plus juste. Et il n'avait d'autres choix que de hocher la tête à la fin des dires de la brune qui préféra se détourner. Elle alla s'asseoir dans un siège, croisa les jambes et il se retourna, les mains dans les poches, tentant de trouver quoi lui dire alors qu'elle revenait sur les habits. Mais pour l'heure, il n'avait nul envie d'essayer quelconques habits. Il fallait qu'il soit lui aussi au clair avec elle. Elle avait tout dévoilé, ou tout du moins en grande partie. Il décida alors de prendre un fauteuil non loin, le ramena pour se positionner à côté d'elle qui restait de marbre. Finalement, il osa reprendre la parole.
- j'suis désolé Tina. Je pensais pas... Mais qu'est-ce qu'il croyait bordel? Elle l'avait embrassé bon sang, c'était pas sous le coup d'une émotion passagère. Il fallait qu'il arrête de se voiler la face lui aussi. Il le savait qu'elle avait des sentiments pour lui, alors à quoi jouait-il? J'vais pas te dire que j't'ai jamais trouvé charmante. Voilà, commençons par le commencement. Ou que je t'ai jamais regardé sans penser que toi et moi... Oui, la pensée lui était venu. Mais alors, qu'est-ce qui avait foiré? Lui. Tout simplement. Je mène pas la vie la plus honnête Tina. Oui, ça elle devait s'en douter. Je voulais pas t'embraquer dans de nouvelles péripéties qui t'auraient fait plus de mal. Parce que avec Vittoria c'était mieux? Il s'apercevait lui-même que peu importe le choix qu'il ferait, il risquait d'y avoir des conséquences néfastes. Il reprit son souffle, s'arrêta un instant, tentant de remettre de l'ordre dans ses pensées.

Peut-être que le mieux serait de tout avouer maintenant, de ne plus rien lui cacher, de tout lui dire pour lui et Vittoria, qu'elle le fusille sur place si nécessaire, mais il ne pouvait plus rester avec tout cela sur le coeur.
- J'ai déjà quelqu'un Tina. Il osa la regarder. Je sais que c'est peut-être ni le moment, ni l'endroit, mais je préfère te le dire. J'veux pas que tu crois que... Que je t'aime pas ou que tu me corresponds pas. Il souffla, là c'était chaud. Mais... J'veux pas te faire miroiter quelque chose que j'ai déjà rendu impossible. Il s'arrêta. on ne pouvait être plus honnête, si? Il s'arrêta, resta calme, silencieux même, regardant droit devant lui avant de lâcher. J'ai été con de venir, j'aurais dû te laisser un peu de temps... Il s'apercevait qu'il n'avait pas été des plus malin là, qu'il avait même fait preuve d'un manque d'intelligence relevant d'un parfait imbécile, mais ça c'était lui. James n'avait jamais été doué en amour, en sentiment, pour s'exprimer. Il la regarda avant de terminer. J'veux juste que tu saches que je serais toujours là pour t'aider Tina. Il n'était jamais très loin en réalité, et tous les matins, tous les soirs, il s'assurait de passer devant chez elle, pour être sûr que tout allait bien. Comme si au fond, il accomplissait encore ce vieux travail qui avait été le sien auprès de cette famille, cette vieille promesse qu'il avait faîte à un ami. Que ce soit simplement pour l'aider à se déplacer parce que sa voiture était en panne, ou pour des choses plus grave, il souhaitait rester là, à ses côtés, comme un véritable "bodyguard". Et quand bien même elle le repousserait, lui dirait de se casser, de se retirer de sa vie, il garderait un oeil sur elle, histoire d'être sûr... Il se rendrait simplement encore plus invisible que aujourd'hui.     

Codage par Libella sur Graphiorum



♠️On a parfois l'impression que tout nous oppose,
En réalité, il n'y a qu'un pas pour que tout nous rapproche.♠️
Revenir en haut Aller en bas
Tina CambiasoToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3136-i-never-want-to-hear-you-say-i http://www.ciao-vecchio.com/t3155-this-could-be-the-start-of-something-new
ID : wanderlust.
Faceclaim : aishwarya rai, tearsflight // signature : Anaëlle
Messages : 556 - Points : 651

Âge : 42 ans, mais elle ment sur son âge, des fois elle dit plus, très souvent elle dit moins
Métier : gérante d'une boutique de vêtements
Sujet: Re: We built sandcastles || ft. James Weaver ( le Mer 17 Oct 2018 - 2:34 )

We built sandcastles
La conversation était aussi douloureuse que si elle devait revivre la dernière fois où ils s’étaient vus. Elle comprenait enfin que la distance qui s’était installée entre eux – ou qu’elle avait mise, peu importe – l’avait aidé dans le sens où elle n’affrontait pas directement le problème. Oui elle pensait régulièrement à James et le nier serait mentir, mais en même temps ce qu’elle ressentait pour lui n’allait pas s’en aller du jour au lendemain. Ce n’était peut-être qu’un petit coup de cœur qui s’était installé au fil des années et qui avait cru bon éclater aujourd’hui, mais il était bien présent. Tout comme la tristesse de savoir que rien ne se passerait jamais entre eux, qui étaient également présente. Et c’était exactement pour cette raison qu’elle avait longtemps refusé de s’embarquer dans une quelconque aventure ou même de s’autoriser à tomber pour quelqu’un à nouveau. Parce qu’elle savait que dans tous les cas, elle finirait par être blessée et c’était exactement ce qui s’était passé ici. Le seul avantage était que tout espoir avait été avorté avant même que son début de sentiments n’évolue plus que ça, mais est-ce que ça changeait vraiment quelque chose ? Non. La peine qu’elle ressentait était la même. Le sentiment d’avoir perdu un ami aussi. Et c’était ce qui devait être le plus douloureux, de se dire que plus rien ne sera comme avant même s’ils essaient de passer à autre chose. Leur complicité ne serait plus la même, et tant mieux parce que c’était sûrement la sécurité qu’elle avait toujours ressentit aux côtés de James, qui l’avait fait miroiter un avenir impossible entre eux.

Elle préféra détourner la conversation sur les évènements pour éviter de s’attarder sur des choses qui n’en valent pas la peine. Mais ce n’était visiblement pas au goût de James qui, elle le vit, vint s’asseoir à côté d’elle. Son cœur rata un battement en appréhendant ce qui allait être la suite d’une conversation qu’elle aurait souhaité ne pas avoir. Elle ne le regardait à présent plus, préférant détourner le regard dans le vide. Lorsqu’il prit enfin la parole pour s’excuser, elle se figea avant de tourner finalement doucement la tête dans sa direction. Pourquoi il s’excusait ? Il n’avait rien fait de mal, en soi. Ecoutant attentivement chacune de ses paroles, elle se contenta d’hocher la tête. Elle le savait tout ça. Ils en avaient déjà discuté la dernière fois et il y avait encore et toujours cette raison stupide de vouloir la protéger d’une vie qu’elle ne méritait pas. « Je sais. » Se contenta de répondre Tina, pensant mettre fin une fois pour toute à la conversation. « Et tu n’as à t’excuser de rien. Ce que je peux, ou pouvais ressentir…  c’est quelque chose qui ne concerne que moi. » Ce qui était vrai de toute façon vu le manque de réciprocité de ses sentiments.

Un silence s’installa entre eux pendant un court instant, et alors qu’elle s’apprêtait à prendre la parole, fut coupée dans son élan par James. « Oh. » Fut la seule chose qu’elle fut capable de sortir suite à ce qu’il venait d’annoncer. Et si c’était possible, son cœur se reforma pour se briser à nouveau à l’annonce de la nouvelle. Il avait quelqu’un dans sa vie. C’était drôle pour quelqu’un qui prétendait qu’il ne voulait pas l’impliquer dans des péripéties qui lui auraient fait plus de mal, pour reprendre ses mots. Ou bien c’était une façon polie de lui dire qu’elle s’était faite des idées et qu’elle a été stupide, ou bien il ne tenait pas autant à cette autre femme pour l’embarquer dans des péripéties. Elle eut un moment d’absence, son regard à nouveau dans le vide, alors qu’elle entendait la voix de James s’éloigner petit à petit. Autant la douleur était vive dans sa poitrine, autant elle ne sentait aucunes larmes couler le long de ses joues. L’Indienne avait atteint un point de non-retour ou son corps avait littéralement vidé toutes ses réserves de larmes et où elle était à présent incapable de verser une larme. Elle était passée par cette phase aussi après le décès de son mari, au lieu de verser des torrents de larmes, elle pleurait sans que son visage ne soit mouillé et parfois, elle hurlait tout simplement dans un oreiller pour étouffer le son de ses cris de douleurs, qui devaient s’exprimer d’une manière ou d’une autre.

Au bout de longues secondes, elle revint à elle et pour toutes réponses, esquissa un sourire triste, mais sourire quand même. « Je suis contente pour toi. » Elle ne l’était pas, ou du moins elle n’arrivait pas encore à se réjouir de son bonheur, mais elle avait envie d’essayer. Et plus elle le dirait, plus ça s’avèrera être vrai. « Tu as bien fait de passer, et de me le dire aussi pour ta… ton couple. » Bof, elle aurait sûrement mieux dormi si elle n’avait rien su. « Et donc, qui est-elle ? Comment vous vous êtes rencontrés ? » Qu’est-ce qu’elle a que je n’ai pas, était la vraie question qu’elle avait envie de poser, mais elle ne le ferait pas. Même si elle avait le cran de la poser, elle n’était pas certaine de pouvoir encaisser la réponse. « Tu es heureux avec elle ? » Se risqua tout de même l’Indienne, osant enfin planter son regard dans le sien.
AVENGEDINCHAINS


[...] une terre aride que n'atteignaient ni les regrets ni les lamentations. Une terre éloignée de tout rêve et de toute déception aussi. Là l'avenir importait peu et le passé ne renfermait qu'une leçon de sagesse: l'amour était une erreur dangereuse et son complice, l'espoir, une illusion perfide. Chaque fois que ces deux fleurs empoisonnées germaient en elle , [elle] les arrachait et les jetait avant qu'elles ne s'enracinent.


#TEAM ALESSORI
Revenir en haut Aller en bas
James WeaverToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Jason Statham + a voir
Multi-comptes : Francesco Spinoza
Messages : 119 - Points : 669
Âge : 46 ans
Métier : Tueur à gages et chauffeur de taxi à ses heures perdues
Sujet: Re: We built sandcastles || ft. James Weaver ( le Mar 20 Nov 2018 - 16:59 )
We built sandcastles
James savait que, en cet instant, il remuait le couteau dans la plaie. Ce n'était absolument pas une bonne chose, ce n'était même pas une bonne idée. Mais il préférait le faire maintenant. Il préférait qu'elle l'entende de sa bouche plutôt qu'elle ne l'apprenne par un autre. Si elle tenta de répliquer en montrant que ses sentiments la concernaient, que elle savait très bien ce qui se passait, en réalité, elle était plus chamboulée qu'elle ne voulait l'admettre, et c'était visible. Tina et lui? Pourquoi ça n'aurait pas marché finalement? Pour l'excuse du danger? Est-ce que avec Vittoria c'était mieux? Il en doutait. Mais il fallait admettre que Vittoria avait un avantage que Tina ne possédait pas. Elle était dans la police. Elle faisait parti d'une institution puissante, et elle pouvait avoir, plus ou moins, des garanties. Tina, c'était, comme beaucoup, une citoyenne lambda a qui il était plus facile de s'attaquer. Donc au fond, même si le raisonnement pouvait se discuter, l'indienne était un point vulnérable. Trop vulnérable. Mais il n'y avait pas eu que cela. Il n'avait pas fait son choix pour simple raison de sécurité. Disons que c'était une excuse plus qu'utile. Pas vraiment acceptable en réalité. Il ne pouvait dire, encore aujourd'hui, pourquoi il avait préféré Vittoria. Pourquoi la blonde plutôt que l'indienne? Farouches toutes les deux, elles avaient quelques points communs. Mais en fait, c'était peut-être parce qu'il ne se sentait pas à la hauteur pour Tina. L'indienne, malgré sa carapace dure et impénétrable, qui semblait toujours fier quoiqu'il arrive, avait en réalité besoin de plus d'amour qu'elle ne le laissait entendre. Un amour dont il ne savait pas si il était capable ou non de lui offrir. Aussi avait-il reculé. Lâche. Couard. Peut-être.

Il décida donc de lui avouer pour Vittoria et lui. C'était difficile, mais il se devait de le faire. Il resta honnête et alla droit au but, même si, plus il parlait, et plus il s'apercevait qu'il aurait dû lui laisser du temps. Beaucoup plus de temps. A elle. A lui. A eux. Il avait mal joué. Bien mal joué. Pendant un moment, il sentit qu'elle le regarda sans vraiment le voir, mais tant pis. Et sa seule conclusion fût qu'elle était contente pour lui. Les mots étaient là, mais le coeur était loin. Elle aurait peut-être préféré ne rien savoir. Peut-être lui en voulait-il aussi. Elle avait le droit. Elle continua en déclarant qu'il avait bien fait de passé pour le lui dire. A la vérité, il n'était pas vraiment venu pour cela aussi répliqua-t-il.
- Je n'étais pas passé pour t'en parler. Autant être honnête jusqu'au bout. A la vérité, je ne comptais pas t'en parler. Au moins c'était dit. Mais j'estimais que tu avais amplement le droit de savoir. C'est même qu'elle devait le savoir. Il manqua d'ajouter qu'il était désolé, mais il préféra garder la suite pour lui. Le mal était fait, peu importait désormais. Elle ne tarda pas à demander finalement qui elle était, et comment ils s'étaient rencontrés. Toujours assis comme si ils étaient à la terrasse d'un café, oubliant les costumes pour l'instant, il eut un petit sourire avant de répondre.
- Elle s'appelle Vittoria. Il eut un petit sourire rien qu'en pensant à la charmante blonde. Je conduisais, elle avait besoin d'un chauffeur, et c'est sur moi que c'est tombé. comme si c'était une punition alors qu'en réalité ça avait été un moment agréable et détendu. On a discuté, on a accroché... Et est-ce qu'il fallait qu'il en dise plus. Et on a décidé de se revoir. De fils en aiguilles j'ai compris que... Que j'étais tomber amoureux? Il posait la question. Mais surtout, il se la posait à lui. Réalisant que les choses changeaient, que certaines choses impossible lui tombaient dessus sans prévenir. Il regarda Tina. Je suis heureux avec elle. Sinon... Sinon j't'en parlerais pas. Il s'arrêta, se redressa comme pour pouvoir prendre son souffle correctement, c'était surtout pour échapper au regard de la brune un instant.  

Lorsqu'il se retourna, il comprit que, désormais, rien ne serait plus jamais comme avant. Il avait tenté de maintenir une image qui ne pouvait subsister parce qu'en fait, dans l'équation, une nouvelle donnée venait de s'ajouter. Il regarda Tina. Il avait envie de la réconforter. De lui dire qu'elle était formidable. Il avait envie de lui dire que malgré tout elle restait... Elle restait quoi oui d'ailleurs? Une amie. Si ce n'était plus. Il aimait la brune. Pas du même amour qu'il éprouvait pour Vittoria, mais il l'aimait. Il tenait à sa petite personne, qui se cachait sous des traits égoïstes et tyranniques, mais qui en réalité pouvait faire preuve de douceur et d'un amour inconditionnelle. Elle cachait bien son jeu l'indienne. Il revint alors vers elle, et s'accroupit devant elle pour être à sa hauteur. Il s'empara de sa main dont il caressa la peau douce de ses doigts avant de déclarer en plantant son regard dans le sien.
- Tina... J'veux pas que tu te sentes coupable de quoi que ce soit... Et j'veux pas que tu te dises... Que tu n'étais pas à la hauteur. Je sais que les mots, les jolis phrases, les compliments, tu t'en fiches un peu surtout dans ce genre de situation. Parce que oui, il avait appris à la connaître la brune, il la connaissait peut-être mieux que quiconque. Mais j'vais quand même te les dire. Il garda son regard ancré dans le sien, histoire d'être sûr d'avoir toute son attention. Tu es une personne à laquelle je tiens, okay? Tu vas te dire que c'est stupide, mais c'est la vérité. Je sais que c'est pas ce que tu espérais. Que tu souhaitais autre chose. Mais je veux pas te perdre Tina. Il s'arrêta un instant pour reprendre son souffle avant de dire. Quand j'étais à l'armée j'avais une famille. J'avais des frères. J'ai tout perdu. Sans exception aucune d'ailleurs. Toi t'es comme ma famille Tina. t'es un point de repère pour moi... Que tu le veuilles ou non... Alors... Quoiqu'il arrive, tu seras toujours dans mon coeur. Crois-moi, j'pourrais pas t'oublier. Et elle allait dire que ce n'était que de belles paroles, mais c'était vrai. Tina l'avait marqué, et elle occuperait toujours une place bien spéciale. Ma porte te sera toujours ouverte. Termina-t-il finalement. Peu importe de ce dont elle aurait besoin, de tel ou tel service, de son aide, de sa présence dans une situation difficile, il ferait en sorte d'être là pour l'épauler. Toujours. Quand elle le voudrait.       

Codage par Libella sur Graphiorum



♠️On a parfois l'impression que tout nous oppose,
En réalité, il n'y a qu'un pas pour que tout nous rapproche.♠️
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: We built sandcastles || ft. James Weaver ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- We built sandcastles || ft. James Weaver -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut