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- Caitlyn - Où t'étais, grosse vache ?! -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Cisco TejeiroToujours frais après un litre de café
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Sujet: Caitlyn - Où t'étais, grosse vache ?! ( le Sam 14 Juil - 11:26 )
Grognement avorté dans le fond de sa gorge, tournant en rond comme un lion en cage, sa main attrape son visage. Ses doigts serrent et serrent son faciès, laissant ses ongles se planter dans sa peau. Stimuli de diversion juste pour détourner son attention, pour se faire oublier cette douleur en latence qui le ramène des années en arrière. Voyage morbide qu’il déteste faire. Vivre encore ce trajet et raviver des brèches lancinantes. Des braises jamais éteintes. Brûlures vives qui continuent de le consumer. Un grondement rauque s’échappe de sa cage thoracique alors ses mains s’emparent de la plaquette de cachets vide mais entêtement de con, Cisco vérifie une énième fois s’il ne lui en reste pas une. Rien. Quedalle. Alors la plaquette, il l’envoie valser à travers le salon avec rage. Il en a besoin de ses anti-douleurs, il les veut. Maintenant ! Une main tremblante qui saisit son portable, pianotant fébrilement le numéro de son fournisseur. « T’es où ? » « Je me gare dans ta rue, j’arrive » « Magne-toi » Injuste, certainement. Elle n’a pas mis tant de temps que ça pour arriver, Prisca. Elle arrive toujours le plus rapidement possible mais Cisco s’en fiche. Ses cachetons, il les veut et de suite. Prisca arrive enfin et sans douceur, le blond lui arrache la boite d’antidouleurs des mains. « Prochaine fois, prend tes dispositions pour ne pas être à court » Rien à carrer, l’homme attrape une canette de bière pour avaler son saint graal médicamenteux. « Alcool et antidouleur, ce n’est pas le bon mélange » Son majeur se dresse en tout rempart entre eux, vocabulaire du silencieux qui en dit plus que s’il avait ouvert son bec. « J’te dois combien ? » Prisca réfléchit ou fait mine de réfléchir. Parfois elle demande des pécules quand elle en a besoin puis souvent, c’est une dose de ses bras dans le creux d’une nuit insipide. S’il ne le dit pas, Cisco, ça meuble les vides de ses draps, il y trouve son compte aussi au final mais il lui laisse toujours le choix de choisir le mode de paiement. Parce que lui, il n’a pas que Prisca en dose de cuisses à s’enfiler pour dormir mieux. Il a le choix. Des seconds choix qui n’arrivent jamais à totalement lui faire oublier la marque faite au fer rouge sur son palpitant. C.A.I.T.L.Y.N. Des lettres saignantes qu’il n’arrive pas à cicatriser, même après trois années d’absence et de manque à en crever. A son regard, il devine rapidement quelle modalité de payement sa pharmacienne de fortune veut. « Bon … viens » Sa main lui fait signe de le suivre jusqu’à sa chambre. « Fais pas ta timide et t’retiens pas d’crier. Mon voisin m’a empêché d’dormir hier soir avec sa musique. J’compte bien lui rendre la pareille »

« Je m’en vais, Cisco » « Hmm hmmm » Yeux clos, trop crevés pour s’ouvrir et se faire aveugler par le soleil montant. Une grasse matinée, c’est bien ce qu’il compte s’offrir pour récupérer de cette nuit quasi-blanche et Cisco espère que son voisin a autant dormi que lui avec la bonne coopération de Prisca. Sauf que des coups à sa porte mettent à mal ses projets. Qu’est ce qu’elle a encore oublié Prisca cette fois-ci ? Nu comme un ver, le blond s’enroule dans son drap et se traîne jusqu’à la porte, du sommeil plein les iris. « P’tin Prisca ! » Se grattant les yeux d’une main, l’autre ouvre la porte, sa bouche s’ouvrant pour libérer un bâillement. Bâillement qui manque de l’étouffer quand ses yeux se posent enfin sur la silhouette en face de lui. Pas Prisca, non. C’est une tout autre personne, une présence qu’il avait que trop espéré lui revenir mais à laquelle il ne s’attendait pas ce matin. « Caitlyn ?! » Son cœur s’emballe, se met à jouer du hard-rock sur la scène bancale de sa poitrine, le réveillant bien plus efficacement qu’un seau d’eau glacée. « P’tin d’bordel d’merde ! » Surprise sur le visage, des syllabes qui s’échappent sans contrôle de sa bouche avant que son bras, par réflexe brusque saisit la porte et la referme violemment, la claquant dans un vacarme assourdissant. Mélange explosif de surprise, d’incompréhension, de colère, de rancœur qui le poussent à gueuler contre sa porte un mélodieux « Dégage ! ». Mais il y a ce manque, ce besoin d’elle qui le possède à nouveau. La nécessité viscérale de la voir, de la sentir près de lui. Une pulsion qui le fait revenir sur ses pas pour ré-ouvrir la porte, la rattraper et la saisir sans douceur par la nuque pour l’emporter sans lui demander son avis à l’intérieur. La porte claque une seconde fois, leurs corps si près de l’autre dans l’entrée. Cisco se dit qu’il rêve, que c’est pas possible. Prisca lui a refilé quoi comme cachetons ? Mais sa main toujours sur sa nuque lui paraît réelle, si réelle que ça ne peut être une illusion, une chimère d’un médicament douteux. L’homme voudrait la serrer dans ses bras, la serrer si fort à lui en couper la respiration mais son corps n’ose pas, se glace sur place. Et parce que Cisco est Cisco, à défaut de la prendre dans ses bras, ses doigt viennent lui pincer la nuque, très fort. « Ca, c’pour m’avoir tirer d’ma grasse matinée, vieille meuf d’mes deux ! » Hostilité qui, mieux traduit, voudrait signifier ce qu’il ne sait pas dire correctement : je suis tellement content de te voir, tu m’as manqué, je suis désolé, ne me laisse plus. Mais Cisco n’a jamais été bon en communication.  

@Caitlyn Velasco


Until we bleed

Broken, bruised and burned but the lesson's never learned. Twisted tight and turned but I like the way it hurts. I don't know what to do with myself right now. I can't think about no body else right now. I give you loving, you give me nothing. You keep me falling, but I'm going all in 'Cause I still want you tonight
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Caitlyn Velasco10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Caitlyn - Où t'étais, grosse vache ?! ( le Dim 15 Juil - 11:32 )
L’aéroport est submergé de monde et pourtant, enfermée dans un silence pesant, Caitlyn ne s’est jamais sentie aussi seule. Des talons aiguilles fracassent le sol, des voix semblent s’élever et des rires résonner. Trois ans suffisent à oublier les sons produits par la vie, les désagréments de certains, comme les voix criardes des voisins, les baffles trop puissants. Les seules qu’elle peut entendre ici viennent de la piste d’atterrissage lorsqu’elle l’aura approchée et une part d’elle, celle en manque de tout, prise de nostalgie, regrette le temps où ses oreilles pouvaient percevoir des petits bruits. Elle donnerait tout pour revenir des années en arrière et retrouver cette sensation, ce confort.

De ses doigts, Leigh saisit son visage, la pousse à poser son attention sur lui, sur ses lèvres qui bougent. Parfois, il écrit sur des pages blanches, surtout lorsqu’elle n’est pas d’humeur à écouter. Il s’efforce de trouver des solutions de se faire entendre en lui plaquant du papier sous son nez. Caitlyn n’est pas simple à supporter, ni à comprendre et au premier abord, si avec sa surdité, on la pense fragile, ceux qui la croisent déchantent bien vite : elle s’exprime, ne s’entend pas, mais connait l’usage de la parole qu’elle utilise tant bien que mal, refusant l’idée de devoir s’en passer à cause de sa perte d’audition. C’est une fille de caractère, qui fait part de ses envies, besoins, de ses accords et désaccords. Il y en a énormément. Qu’on apprécie ou pas, elle ne changerait sa personnalité pour personne. « Tu es sûre de vouloir y aller seule ? Je pourrais prendre le premier avion demain et te rejoindre. » articule-t-il, inquiet, alors qu’elle pose une main sur son visage afin de le rassurer, puis se hisse sur la pointe des pieds pour atteindre sa bouche qu’elle embrasse avec douceur. « Tout va bien se passer. Je t’appelle en arrivant. » Une impression de déjà-vu ; la fois dernière, c’était à son père qu’elle disait ça et c’est justement pour lui qu’elle se déplace aujourd’hui. Sa santé s’est dégradée, l’effraie au point de rejoindre la ville qu’elle a délaissée et qui est le théâtre de souvenirs douloureux.

C’est avec peine que son compagnon la laisse s’envoler. Après une journée de vol, c’est avec une boule au ventre qu’elle met les pieds sur le sol italien. Tirant une valise derrière elle, Caitlyn tente désespérément de joindre sa sœur et après la troisième tentative vaine, raccroche de nouveau en tombant sur le répondeur. Katja ne répondra pas et pour une raison qui se justifie : c’est à cause d’elle si Paco n’est plus. Figée sur place, en observant les voitures défilées, elle s’interroge, se demande un instant aux choix qui s’offrent à elle. Se pointer chez sa mère est une option, mais la honte de s’imposer est plus forte que le reste. Contacter des amis, leur demander s’il est possible d’être hébergée temporairement, alors qu’elle a donné peu de nouvelles serait malvenu, mais Caitlyn y pense. Et puis il y a Cisco. Cisco qui, d’après une source, n’a pas quitté leur ancien appartement, sans qu’elle ne comprenne pourquoi exactement. Il aurait même pu le brûler que ça l’aurait moins étonnée. C’est avec hésitation qu’elle parcourt péniblement les sept kilomètres qui la séparent du centre-ville. Trois ans et pourtant, c’est comme si elle n’était jamais partie. Le trajet se fait tout seul et très vite, ses pieds la mènent jusqu’à son ancien immeuble. Laissant de côté son orgueil, Caitlyn pénètre dans le hall et monte les étages jusqu’au dernier. Il se passe bien cinq minutes avant que son poing ne s’abat sur le bois, sans lésiner sur les coups dont elle ne connait pas la violence. Toujours à se demander si on l’entend assez bien, elle force plus que la normale. La porte s’ouvre sur un Cisco à moitié nu, vêtu d’un drap qui cache le bas de son corps, la laissant tout de même deviner qu’il n’est soit pas seul, soit a été accompagné d’une femme cette nuit. Et dans les deux cas, ça l’agace. Son soupir en témoigne, ses yeux levés au ciel également. Ca fait bien longtemps qu’elle ne s’est pas sentie confrontée à cette colère naissante juste en croisant une personne. Son amertume étouffe même le manque qui s’est créé au fil du temps et qui lui retourne l’estomac. « Salut. » Sa surprise est-elle de bon augure ? Elle comprendrait que ce ne soit pas le cas : après tout, son départ s’est fait précipitamment et Cisco a été l’une des rares personnes à qui elle n’a pas dit un mot. Pas un seul message à son adresse pour lui expliquer la raison de sa décision. Elle n’en avait ni l’envie, ni la force. Et aujourd’hui, voilà qu’elle se présente sur son palier et qu’elle s’apprête à lui demander un service. Sauf que ça ne s’avère pas si facile que ça : face à elle, un bloc de pierre et une porte claquée au nez. Elle suppose que ça veut dire « casse-toi ». A défaut de l’entendre, elle peut au moins le deviner. « Quel con. » dit-elle, pour elle-même, en donnant un coup de pied à la porte qui s’ouvre de nouveau et sans qu’elle n’ait eu le temps de prononcer un seul mot, Cisco la fait entrer. Sous la surprise, elle a abandonné sa valise à l’extérieur et n’y pense même plus. Son attention est portée sur ses lèvres pour capter ce qu’il dit, mais aussi sur ses doigts qui s’appuient férocement sur sa nuque. « Tu peux pas faire plus brutal comme retrouvailles ! » s’exclame-t-elle, en posant sa main sur son torse, essayant vainement de le repousser ; sa force de mouche, comparée à la sienne, est sans équivoque. C’est faible. « Ca va, je te dérange pas ? T’aurais pas pu choisir un autre endroit pour te taper d’autres nanas ? Elle est encore dans ton lit, c’est ça ? » lâche-t-elle, oubliant qu’elle est partie et qu’il peut faire ce qu’il veut, parce que dans sa tête, c’est complètement faux. « Lâche-moi Cisco. Tu commences à me faire mal. » dit-elle, en lui donnant un coup contre son torse, espérant qu’il lâche prise. « Je viens à peine d’arriver que tu m’énerves déjà. » Plus que de raison.


Caitlyn & Cisco
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Cisco TejeiroToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Caitlyn - Où t'étais, grosse vache ?! ( le Dim 15 Juil - 14:27 )
Salut. Juste ça. Elle se ramène là et se contente d’un salut. Vulgaires syllabes. Ce que je veux, moi ? Peut-être bien d’ouvrir cette foutue porte, qu’elle s’excuse sur les rotules, perles d’iode sur les joues. Des sphères qui lui crèvent les rétines, pimentées d’une tristesse qui tourmente, lente torture d’une destinée dépourvue de mon existence. Qu’elle me révèle que 1095 jours privée de moi, c’est trop, qu’elle ne le supporte plus. Mais rien de tout cela. Rien. Pas plus quand je la rattrape, désespoir dans chaque fibre de mon corps de la voir disparaître de mon horizon, une nouvelle fois. Une fois de trop. Moi, je ne veux pas. Je veux plus. Plus jamais. A peine a-t-elle pénétré ma zone de confort que j’flippe déjà de la perdre à nouveau. Je voudrais bien qu’elle arrête de me faire flipper, cette gonzesse. De me refiler cette trouille viscérale que j’embrasse à nouveau dans des retrouvailles bancales. Je voudrais lui dire de se tirer, de lui dire de retourner là où j’ne suis pas. Là où je n’existe pas et de crever de mon absence. Palpitant scindé en deux, l’autre partie qui voit le jour à nouveau, euphorie dans les battements de la voir, de l’avoir. Qui la supplierait de rester, de ne plus jamais repartir. Que j’serais sympa, j’serais gentil mais j’sais pas, moi, être gentil. C’est pas dans mes gènes : j’ai de la monstruosité dans les veines et du sang sur les mains : celui de Paco. Peut-être que j’devrais être respectueux et en sa mémoire, laisser tranquille sa sœur mais je sais pas faire. Au fond, j’ai p’être pas envie d’apprendre. Kaléidoscope en toute vision, j’vois rouge, j’vois noir, arc-en-ciel. Katana aiguisé qui prend possession de ma langue, coupure verbale que j’veux lui infliger. « Parce que toi, t’sais p’être faire moins brutal comme départ ? T’as les retrouvailles qu’tu mérites » Mon torse ne bouge pas d’un pouce, la provoque encore plus en repoussant son effort lamentable pour m’éjecter en m'approchant. Bataille de force que je gagne, bien entendu, haut la main. C’pas pour rien que les hommes sont le sexe fort, mesdames. Je gagne quelque centimètre et c’est pas pour me déplaire mais ma récompense, c’est elle qui me l’offre. Serait-ce de la jalousie que j’entends entre les notes ? J’ai envie d’croire que oui. Je veux y croire. Croire que je n’ai pas totalement disparu en trois ans de son être, que je la hante autant qu’elle me hante. Un sourire amusé étire mes lippes alors que je la toise, insolence dans les iris. « Choisir un aut’endroit … J’suis chez moi, non ? J’peux me taper qui j’veux, quand j’veux sans te demander la permission. C’pas comme si t’avais été une coloc très présente ces derniers temps » J’hausse les épaules. Chez moi, c’est chez elle aussi. J’ai pas changé le bail, nos deux noms y figurent toujours parce que j’espérais qu’elle revienne. Qu’elle me revienne. J'me suis raccroché à ce que j'pouvais : ce bail. Cette chambre que je n'ai jamais reloué à quelqu'un d'autre. Tous les souvenirs d'un nous vaporeux dans cet appartement. « Ouaip, elle m’attend. T’veux nous regarder, p’être ? » Juste pour la faire chier alors que mon lit est vide actuellement. Mon regard devient revolver, lui tirerait presque une balle entre les deux yeux. J’commence déjà à partir en vrille, passer de l’euphorie à la rancœur en deux trois mouvements. Entre la haine et l’amour, il n’y a qu’une frontière fine et je la traverse à chaque fois avec elle. Ma main serre encore plus son étreinte alors qu’mon visage se durcit. « J’te fais mal ? Tant mieux » Parce que je pourrais faire plus, pire. Juste pour nous mettre sur un pied d’égalité. Tu m’abandonne, je te fais bouffer. Ca m’a l’air d’être un bon équilibre mais je lâche ma poigne, abdique au coup qu’elle me balance, piqûre de moustique sur mon torse. Parce qu'au fond, nous sommes p'être déjà à égalité vu ce que j'ai fait mais elle ne m'a jamais laissé l'occasion de m'excuser, de lui dire que j'suis tellement désolé, que je l'ai pas voulu. Je m’écarte brusquement d’elle, pour mieux respirer, pour retrouver un sang-froid mais que je ne trouve rarement quand je suis à ses côtés. Une des seules à pouvoir me faire sortir de mes gonds aussi violemment, me faire passer du froid au chaud et du chaud au froid en quelque secondes. « Et t’viens d’où ? Où t’étais tout c’temps ? » Inquisition d’un flic à un suspect, j’veux des réponses. Mes pas me mènent vers la cuisine où mes doigts attrapent mon paquet de clopes sur le comptoir avant d’en nicher une au creux de mes lèvres. « Pourquoi t’es là soudain’ment après trois ans d’silence radio ? » A Naples, il s’en doute, ayant eu vent de la santé de son père dont il prend des nouvelles par intermédiaire, jamais frontalement. Trop honteux pour se présenter aux Velasco qu’il a pris soin d’éviter soigneusement. Non, là, sur le seuil de leur appartement après tout ce temps.


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Caitlyn Velasco10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Caitlyn - Où t'étais, grosse vache ?! ( le Dim 15 Juil - 23:51 )
Ce départ précipité a laissé des traces et si je conçois qu’il ait pu mal le vivre, pris d’une déception et d’une folle envie de me hurler dessus, de m’insulter de tous les noms pour être partie sans même lui envoyer un message minable l’informant de ma décision, j’aurais au moins espéré qu’il tente de comprendre. C’est utopique, beaucoup trop pour que ça se réalise même dans un monde idéal, mais j’arrive tout de même à lui en tenir rigueur. « C’était justifié ! » m’exclamé-je, refreinant du mieux que je peux toutes les émotions qui se bousculent dans ma tête, étouffant celles du cœur qui pleure un événement dont je n’ai pas encore tout à fait pris conscience. Voir Cisco me renvoie tout ça à la figure et c’est douloureux. J’ignore comment je m’y prends pour tenir encore debout, pour forcer sur mes jambes qui sont à deux doigts de trembler, mais j’y arrive, refusant de donner l’image d’une femme qui n’a pas réussi à garder la tête haute après trois ans. La vérité est que c’est avec peine, mais son contact me donne presque des ailes : mon ex me met tellement hors de moi. « T’as pas honte de me le reprocher ? Toi qui as tenu six mois sans me donner la moindre nouvelle après ta demande foireuse. » C’est petit de lui rappeler sa déclaration, cette demande en mariage qui n’a pas abouti, mais je m’en fiche. Il peut bien parler, dire ce qu’il veut, en cherchant bien, il peut essayer de capter que parfois, s’éloigner fait du bien. A la différence que pour Cisco, ça n’a duré que quelques mois et que s’il n’y avait pas eu la santé de mon père en jeu, ça aurait pu durer encore bien longtemps, mais on s’en fout, ça revient au même. « Tu sais ce que c’est, hein, les silences. C’est un domaine dans lequel tu excelles toi aussi. » ajouté-je, en enfonçant bien le couteau dans la plaie. De mauvaise foi, toujours avec le besoin de lui rejeter la faute, plutôt que d’avouer la mienne : celle de m’être éclipsée comme une voleuse, épuisant toutes mes économies pour un billet aller, sans retour, sans avoir le souhait d’en prendre un, un jour. « Oh oui, bien sûr, tu peux te taper toutes les gonzesses du monde. J’espère au moins que t’as assez de sac poubelle chez toi, pour les mettre sur la tête de toutes celles qui croisent ton chemin. Elles sont tellement laides ! » Belles. Magnifiques. Avec des courbes à en faire tomber plus d’un. Des bouches pulpeuses, des jambes longues, des silhouettes fines, des vêtements les mettant en valeur, sans doute de la belle lingerie, loin de mes pyjamas à motifs rassurants. Des femmes bien moins banales que… moi. La confiance et moi, ça fait deux, si bien que parfois, il m’arrive encore de me demander ce qui a bien pu lui plaire pour qu’il aille jusqu’à mettre un genou à terre. L’inaccessible, la résistance… Que sais-je encore. « Non. » C’est sec, ça ne laisse pas place à la discussion : je ne désire pas les voir à l’œuvre. « Je ne veux pas les voir simuler face à ton coup de reins médiocre. » dis-je, en levant les yeux au ciel, bien que j’en pense tout le contraire : sincère, il ne m’est jamais arrivé de simuler une seule fois. Lorsque c’était catastrophique, il le savait, tout comme notre première fois où j’ai fait une hémorragie et où j’ai paniqué, passant un sale moment à l’hôpital. « J’ose espérer que tu les traites un peu mieux. » Et c’est vrai : parce que toute la hargne qu’il met en appuyant ses doigts sur ma nuque prouve bien que si ces retrouvailles ne sont pas une bonne surprise, elles ont au moins le mérite de le faire réagir. Lorsqu’il s’éloigne brusquement, je pose ma main sur ma nuque, grimaçant en la massant avec douceur. « J’te dois rien Cisco. Rien. Même pas une explication, alors tes questions, tu peux te les garder. » Me mordant la lèvre, je baisse cependant d’un ton, et détourne les yeux pour ne plus voir ses lèvres bouger. « Papa est malade. » avoué-je, d’une voix que je souhaite discrète, mais qui, si ça se trouve, ne l’est pas tout à fait. Je ne m’entends plus. J’arrive à articuler, connaissant l’usage de la parole, des mots, mais je ne saurais exactement dire comment les sons sortent, s’ils sont élevés, ou aigus. « J’ai besoin d’un toit pour ce soir. » J’ose relever les yeux vers lui, espérant qu’il ne me jette pas à la porte, qu’il saisisse l’importance de la situation. « Juste une nuit Cisco. Demain, je me débrouillerai. Je te demande juste ça. C’est quoi, une nuit, dans ta vie, tu peux me dire ? » Rien. Ou beaucoup trop au vu de notre histoire.


Caitlyn & Cisco
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Sujet: Re: Caitlyn - Où t'étais, grosse vache ?! ( le Lun 16 Juil - 1:23 )
Justifié ? J-U-S-T-I-F-I-E ?! Mes dents s’enfoncent dans la chair de mon poing serré pour m’empêcher de causer, de l’ouvrir. Bâillonner cette grande gueule qui veut s’ouvrir, l’inonder d’injures mais je la ferme. Parce que j’sais qu’au fond, ouais, ouais, c’est justifié mais j’ai pas envie d’être raisonnable. Je sais pas l’être, je l’ai jamais été : vous pouvez le demander à ma famille, elles vous le confirmeraient en soupirant, la mort dans l’âme. Mais moi, j’crois à l’impossible, m’y accroche peut-être vainement : qu’elle pourrait me pardonner mon inattention, mon acte horrible. Que c’est pas moi qu’elle fuyait. Que quelque part, elle a encore besoin de moi. Que quelque part, j’puisse être encore une nécessité et non la mention inutile à rayer. Mes dents s’enfoncent encore plus dans ma charogne, je me décompose sur place et je jure, je jure que j’essaie de me contenir mais elle m’y aide pas, me balance mon silence radio qui lui aussi, était justifié, AUSSI ! Sale grosse vache ! Compare pas l’incomparable. Elle continue, m’en fout plein la tête et sur l’autel de mon sang-froid, c’est ma dégaine que j’y dépose en toute offrande. Mon poing marqué par mes dents s’extirpe avec rage de mes lèvres, le retenant de justesse de l’engouffrer dans le mur. J’ai la haine qu’elle me balance ma demande foireuse en pleine figure, point sensible toujours douloureux. Elle pisse sur ma fierté, mon orgueil et l’encastrer dans un mur me calmerait les nerfs mais au mieux, j’devrais la foutre à la porte. Malheureusement, j’en suis pas capable et c’est sûrement ça qui me fait le plus chier. Incapacité qui m’rend fou. « TU T’FOUS DE MA GUEULE ! » L’éclat de ma voix détonne dans l’appartement. Tonnerre d’une tempête qui arrive, elle et moi, c’est jamais un beau soleil et une brise douce. Des ouragans, un cyclone et nous, toujours dans l’œil du typhon. Combattant l’impossible, ce nous vertigineux qui me pète toujours à la gueule. Toujours à me laisser sur les rotules. « T’es vraiment qu’une connasse, j’hallucine ! T’compare 6 mois à 3 ans ? T’es conne ou t’es conne ?! Non mais s’rieux ! Ton silence d’merde n’a rien à voir avec l’mien, bouffonne ! » Je la bouscule sans douceur au passage. Elle a qu’à se vautrer au sol, bouffer le tapis pour ce que j’en ai à foutre présentement. Férocité d’une rancœur dans les entrailles, j’ai tenu que 6 mois quand elle, elle a tenu 3 ans. 3 putains d’années. Me laissant derrière elle comme une merde avec cette facilité à m’abandonner quand moi, j’y arrive pas. Je lui en veux d’avoir pu me tourner le dos aussi facilement. Pas un mot. Pas une note. FAIS CHIIIIIER ! « T’inquiète, elles n’sont pas aussi laides qu’toi. » Mauvaise foi quand la vérité est autre. Tellement autre. Caitlyn, c’est le gros lot, le mien. La plus belle même si je le lui dis jamais comme il faut. Puis d’toute façon, quand je le lui disais, je me faisais envoyer chier royal. « Elles, au moins, elles ont des boobs. Des vrais. Énormes. Des vraies femmes quoi. Pas des substituts minables comme toi » Je l’attaque, je la descends avec un plaisir mal dissimulé. Vengeance lamentable d’un mec blessé, j’suis minable, j’le sais mais j’m'en bats les couilles. Ce n’est pas comme si elle m’avait connu autrement et à l’époque, elle me revenait encore et encore. J’passe sous silence le traitement que je réserve aux pauvres qui passent le pas de la porte. J’ne suis pas le plus respectueux des types, je le suis parfois mais jamais comme le commun du mortel voudrait que je le sois. D’toute façon, personne ne détrônera la reine que j’adule mais sur laquelle je crache aussi : Ma daronne. Elle, elle a toujours été là quand elle a toute les raisons de se tirer, de me laisser tomber mais elle reste. Je l’admire pour ça. Je la méprise aussi pour ça. Mon majeur se dresse à ma brune, vexé de ne pas avoir d’explications, de réponses. Puisque que la grosse vache veut se la jouer pétasse, je ferais la bitch aussi. Sauf sur le sujet de son père. Je suis couillon mais pas sans cœur. « J’sais. J’suis d’solé » Mon majeur se range immédiatement à la carte « papa » piochée et posée sur la table. J’ai encore dans la gorge, l’amertume du départ de Julian mais qu’elle ne sait pas, bah oui, vu qu’elle n’était PAS LA ! Cette maladie qui fait tant de victimes, nécrosant tant d’familles et à cette pute, j’voudrais lui faire tout le mal du monde. Face à sa demande, je reste silencieux, m’accoudant au comptoir d’la cuisine, à violenter ma clope. Un silence juste pour l’énerver, la faire mijoter mais diversion pour réfléchir. Perdu dans un tumulte d’émotions qui se tirent des balles dans des camps floutés, avec en seul cri de guerre toujours et toujours le même mot : Caitlyn. A la vie ou à la mort. Une déception s’insinue dans les bas-fonds de mon être. C’est pas pour moi qu’elle est là, ce matin, Caitlyn. C’est pour cet appartement en tout refuge. Rien d’plus. Je suis triste, larmes acides dans le palpitant. « T’es là juste parce que t’as b’soin d’un toit. J’suis là quand t’as b’soin d’quelque chose puis après on m’jette à la poubelle » Je secoue la tête, m’ouvre une canette de bière : quoi ? C’est l’heure de l’apéro quelque part non ? « Pour ma part, t’peux très bien dormir dans la rue. C’pas mon foutu prob’ » Agressivité dans les voyelles, ma vendetta pour être utilisé comme un objet, un hôtel de fortune après 3 ans de silence. Mon corps se lève, lui ouvre la porte en grand. « D’gage d’ici » J’appuie mes mots en signant en langage des signes, au moins, si le ton lui arrive pas aux oreilles, ma gestuelle l’fait pour moi. Je veux la traîner dans la boue, lui faire mal, lui arracher le cœur et le bouffer en la laissant dormir dans une ruelle, sur un trottoir dégueu. J’en serais capable, ouais. J’aurais pu si je n’avais pas ce cœur qui bat pour elle dans la poitrine. P’tin de con que j’suis !  Mon bras lui bloque le passage au dernier moment, envoyant valser ma colère et ma rancœur puis je la repousse sans douceur vers l’intérieur de l’appartement avant d’attraper sa valise pour la rentrer. Ma main se pose sur sa nuque, cette fois-ci avec douceur, me penchant pour pouvoir la regarder dans les yeux, m’y noyer à nouveau. « T’peux rester autant qu’tu veux » Mes lèvres s’posent furtivement sur son front, à défaut de ses lèvres qui m’font de l’œil. Puis, parce que j’suis Cisco Tejeiro, mon avant-bras se pose sur sa clavicule et la repousse brusquement. « M'fait juste pas chier » Arrière, sorcière ! Vaudou qui m’rend si faible mais c’un faite, Caitlyn est ma faiblesse. Elle l’a été et l’sera toujours. J’suis foutu. Foutu.


Until we bleed

Broken, bruised and burned but the lesson's never learned. Twisted tight and turned but I like the way it hurts. I don't know what to do with myself right now. I can't think about no body else right now. I give you loving, you give me nothing. You keep me falling, but I'm going all in 'Cause I still want you tonight
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Caitlyn Velasco10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Métier : emmerdeuse et elle le fait bien. Sinon, elle est ébéniste, plus qu'une profession : une véritable passion, une vocation.
Sujet: Re: Caitlyn - Où t'étais, grosse vache ?! ( le Mar 17 Juil - 1:06 )
Le son de sa voix qui porte n’atteint pas mes oreilles. Je sens néanmoins toute la colère, la hargne qui émane de lui et suis à deux doigts de plaquer ma main sur sa gorge afin de sentir les vibrations. Deviner les émotions des autres, me contenter du toucher pour ressentir, c’est tout ce à quoi je me raccroche depuis l’accident, comme un gamin qui ignore comment nager à une bouée de sauvetage pour ne pas se noyer. Mon conjoint me souffle que puiser sur des forces qui ne semblent plus exister est un moyen de contourner le problème, qu’il ne résout rien et que me mettre des œillères est inutile. Une perte de temps et d’énergie. Pour moi, c’est une bonne méthode pour endormir des vérités qui gênent. C’est un sujet de discorde sur lequel nous évitons de s’étaler. Lui est dans l’incompréhension et moi, je me sens agressée, bousculée et dans des moments pareils, je réplique avec insolence ou use de mon handicap en détournant les yeux vers un ailleurs qui me convient mieux. « Est-ce moi ou tu te mets en colère ? » Moi ? Me ficher de lui ? Ce n’est pas comme s’il n’était pas habitué à ma mauvaise foi, mon côté mauvais joueurs et mes sarcasmes incessants. « Ce que tu peux être susceptible. » dis-je, un sourire railleur logé au coin de mes lèvres, consciente de le provoquer toujours un peu plus, de le pousser dans ses retranchements. Un jour, il finira par me jeter du haut de ces trois étages. « Ton vocabulaire ne s’est pas bonifié avec le temps, à ce que je vois. » Ai-je vraiment le choix entre deux qualificatifs ? Il a choisi pour moi, m’injuriant, tandis que bousculée, je me rattrape de justesse au mur afin de ne pas perdre l’équilibre. « Abruti. » A quelques secondes près, je me retrouvais vautrée sur le sol.  « Mais c’est vrai, tu as raison, c’est différent. Toi, ta famille est en bonne santé. » articulé-je, sèchement, les poings serrés, alors que je baisse presque aussitôt la tête. Non pas par honte, ou par regret, parce que l’épargner n’est vraisemblablement pas dans mes projets avec son attitude, mais parce que c’est sorti comme ça, alors que je n’ai tout simplement pas envie d’en discuter. « Laisse tomber. On ne va pas revenir en arrière, c’est fait, je suis partie, que veux-tu que je te dise ? C’est comme ça. » Si je m’adoucis, la réflexion que je lis sur ses lèvres me force de nouveau à froncer les sourcils et à croiser les bras, vexée. Il essaie de me toucher, de me blesser en appuyant sur une zone sensible : mon apparence, laquelle je n’ai pas confiance. Mon physique n’est pas ingrat, mais il n’est pas des plus avantageux et il sait me le rappeler. « Oh oui, bien sûr, si pour toi une vraie femme c’est celles qui ouvrent les cuisses facilement, qui rient pour des conneries, qui sont vulgaires, sapées comme de vraies pétasses, alors oui, en effet, je ne suis pas une vraie femme, mais je peux au moins me regarder dans une glace sans avoir honte de ce que je suis. » Jalousie qui parle. Ces femmes qui l’attirent, qu’il fréquente, elles sont souvent magnifiques et dans mes souvenirs, si certaines s’habillaient avec des fringues courtes, se maquillaient comme des pots de peinture, d’autres faisaient la différence, se rapprochaient des beautés que l’on voit à la télévision, qui vous vont sentir tout petit. « Je te signale que fût un temps, t’étais bien content de les trouver, ces seins minables. » dis-je, en haussant les épaules, soufflant en feignant l’indifférence, sans être véritablement convaincante. Parce que non, je ne le suis pas, indifférente. Blessée dans mon orgueil, je suis tentée de baisser les yeux vers ma poitrine pour me rassurer, mais m’efforce de garder la tête en direction de la sienne.

Ce doigt d’honneur pourrait me mettre en rogne, mais la révélation qui tombe me calme d’un coup, me ramène très vite à la raison de ma présence ici. Un toit. « Non Cisco. C’est toi qui prends les gens pour tes besoins et qui les jette ensuite. » Référence à ces filles qui ne tiennent pas plus d’une nuit dans son lit, qui sont placées sur un tableau de chasse où j’ai eu peur de trouver ma place. « Moi je me suis juste barrée parce qu’ici, je ne respirais plus. » Il a l’air de croire que c’était drôle, que la décision était la plus simple au monde. S’il n’en est rien, j’ai cependant essayé de ne jamais la regretter. « Et puis qu’est-ce que ça peut bien te faire ? Ce n’est pas comme si je devais te rendre des comptes. » Nous n’étions plus ensemble. J’aurais peut-être dû le prévenir, histoire qu’il puisse rebondir pour l’appartement, mais je n’en ai jamais eu le courage, comme tout le reste. « Une nuit. » répété-je, alors que des mots sont coupés, qu’il me fait comprendre avec la gestuelle que je n’ai pas ma place ici, même pour quelques heures. Les signes, un langage que je n’ai jamais souhaité comprendre avant d’en avoir la nécessité. Ma surdité devenue plus imposante, il a bien fallu que j’avise. D’un signe de la tête, j’acquiesce, baissant les armes, constatant bien qu’il est bien trop fermé, que ce retour est bien trop brutal également, mais il me connait : je ne fais jamais dans la dentelle. « Très bien. » dis-je, en parcourant les quelques mètres qui me séparent de la sortie, dont le passage se retrouve soudainement bloqué. Ma tête ne comprend pas que mon corps soit de nouveau bousculé vers l’intérieur, mais je prends le tout, peu encline à me battre contre lui alors qu’il vient d’accepter de m’aider. Mes doigts s’accrochent à son bras, se resserrent sur sa peau dès lors que je comprends que sa porte est grande ouverte pour m’accueillir. Mes yeux se ferment furtivement à la sensation de ses lèvres sur mon front et se rouvrent aussitôt. Ca résonne comme un goût de trop peu. « C’est que temporaire. Tu crois que je pourrais supporter ta sale tronche pendant plus de quarante huit heures ? Mais t’es malade ou quoi ? » Je tire ma valise, me familiarise à l’endroit qui a changé un peu depuis mon départ, mais pas tant que ça. « Je te préviens, je prends pas le canapé, alors si ta nouvelle coloc’ squatte mon lit, je prendrais le tien et toi, tu dormiras par terre. » Et je brûlerais les draps, par la même occasion, histoire de ne pas dormir sur l’odeur de leurs ébats.


Caitlyn & Cisco
I can't tell you what it really is, I can only tell you what it feels like. And right now its a steel knife in my windpipe. I can't breath when I still fight well I can fight, as long as the wrong feels right its like I'm in flight high off of love, Drunk from my hate. Its like I'm huffing paint and I love it the more I suffer.
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- Caitlyn - Où t'étais, grosse vache ?! -
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