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- Rhea - I'm a goner -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Pellegrini
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Enoch VolpinoLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Rhea - I'm a goner ( le Dim 15 Juil 2018 - 11:25 )
Crac discret. Presque timide qu’Enoch manquerait presque d’entendre mais le bruit qu’il ne manque pas d’entendre c’est le choc de sa tête contre le bitume du passage piéton. Puis les crissements de frein qui hurlent pour ralentir la course et l’éviter de justesse, le caressant de quelque centimètre. La clope encore au bec, la cendre vient lui tomber sur le torse en même temps que sa dignité se ramasse. Chute qu’il n’aurait jamais faite sans cette canne. Avec son corps d’autant, solide à toute épreuve. Le poing se serre alors que les passants se pressent autour de lui, l’inondent de questions. Ca le fait chier, Enoch. Qu’on le prenne par les pincettes comme une petite chose fragile, comme un diminué. « Vous allez bien monsieur ? » « Non, je suis mort et je viens de revenir à la vie. J’ai l’air d’aller mal ? » Sarcasme cinglante alors qu’il tente de se relever, drapé dans le peu de dignité qu’il lui reste mais reste cloué au sol par des douleurs fantômes « Mais vous saignez, m’sieur … » Une main se porte à son front et revient dans son champs de vision entachée de vermeil. Effectivement, il pisse le sang l’italo-britannique mais ne panique pas pour autant. Il a vécu pire, s’est vu perdre plus d’hémoglobine que ça en début d’année et cette douleur n’est rien comparée à celle subite à Londres. « J’ai appelé une ambulance » S’exclame la vieille dame à ses côtés. Le brun lui lance un regard sombre, blasé par cette intrusion dans sa vie, bien que cela parte sûrement d’une bonne intention mais les bonnes intentions, il s’en fiche bien, Enoch. « Et je dois vous en remercier ? » Insolence qui ne respecte rien, pas même ses aînées.

***

Prise en charge qui dure aux urgences. Du temps perdu pour rien quand un peu d’eau et de désinfectant pourrait suffire mais l’infirmier ne semble pas d’accord avec lui. Les hôpitaux, il n’aime pas ça, Enoch. Il y a trop séjourné à son goût pour l’année. « Vous voulez qu’on prévienne quelqu’un ? Votre épouse ? » L’alliance à son doigt prouve bien qu’il y en a une à prévenir mais le Volpino refuse. Il ne veut pas inquiéter sa femme éphémère pour si peu. Une chute ridicule et un front égratigné. Trois fois rien comparé à ce qui le fait déjà souffrir. « Non. Je peux m’en aller maintenant ? » « Nous aimerions faire un scanner tout de même pour être sûr que le choc n’a fait aucun dommage » « Eh bien, si dommage il y a, ce n’est pas la chute, c’est de trop rester ici. Je me casse » Décharge signée, Enoch se tire sans demander sans reste avec une canne de fortune donnée par l’infirmier et un bandage autour du front. Moche à souhait et qui lui donne vraiment un air d’éclopé. Mauvaise humeur greffée sur le faciès, Enoch se dirige vers l’ascenseur, ruminant intérieurement  ce début de journée des plus merdiques. Elle avait pourtant bien démarré, pour une fois, il avait eu l’envie de sortir et déjeuner en terrasse pour profiter du soleil avec Leah mais l’envie s’est tiré, envolé loin. Les portes de l’ascenseur s’ouvrent et l’homme s’y engouffre. Appuyé contre la paroi froide, attention clouée sur l’écran de pixel de son portable pour annuler ce déjeuner avec Leah. Une prochaine fois. Ce n’est qu’une fois les portes refermées et que la lumière de l’ascenseur vacille que le brun décolle son nez de son portable. S’apercevant qu’il n’est pas seul dans l’habitacle d’acier. Devant lui, une femme qui lui tourne le dos. Une silhouette qui lui dit quelque chose. Bouclettes brunes qui lui rappellent celles d’un passé boycotté abruptement. Son cœur rate un battement à ce souvenir qui remonte dans sa chair. Des incertitudes qui se collent à son esprit. Il n’a pas osé Enoch pousser les recherches, se confirmer si Rhea vivait encore à Naples, bien que, en sourdine, en silence, il espérait peut-être la croiser, un jour de chance ou de poisse : rayer la mention inutile. Peut-être pour s’excuser. Peut-être pour se rattraper de son horrible geste, cet abandon égoïste. Parce qu’il n’a rien à perdre, ses lèvres s’entrouvrent pour quérir une réponse à ses doutes. « Cohen ? » Enoch se décale pour pouvoir apercevoir son visage et rate un battement. « C’est vraiment toi, Cohen » Feignant l’indifférence, camouflant surprise et une culpabilité grandissante, l’homme lui fait face, avec sur le visage, la fausse confiance d’un condamné qui veut planquer ses fautes et son crime. « Ca fait un bail hein ! » Ataraxie mensongère. Peut-être aussi une provocation ouverte. A votre préférence.  

@Rhea Cohen



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Rhea Cohen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Rhea - I'm a goner ( le Sam 28 Juil 2018 - 9:38 )
« Tout va bien. » Rhea ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel à la vue de ce poignet bien amoché. Décidément, il n’allait pas bien. « James, c’est bon, tu peux arrêter de jouer les hommes fort. Je vois clairement que tu te retiens de pleurer. » Elle pouvait voir les larmes perler au coin de ses yeux et la tension de sa mâchoire. Il retenait sans doute un cri de douleur, mais en bon mâle alpha qu’il était, il ne voulait pas montrer qu’il souffrait. Stupide. Idiot. Les qualificatifs défilaient dans la tête de Rhea tandis qu’elle tentait de stabiliser son poignet dans une position un peu plus normale. « Allez, viens. On va à l’hôpital. »  Qu’elle dit avant de se diriger vers la porte principale du building, s’attendant à ce qu’il la suive. Un soupire s’échappa d’entre ses lèvres à l’instant ou elle réalisa qu’elle était seule à se diriger vers la sortie. « Quoi, t’as peur des hôpitaux? » Elle savait pertinemment que ce genre de craintes n’étaient pas sujet à la rigolade, mais il fallait avouer qu’il y avait quelque chose d’un tantinet ironique à voir ce grand gaillard craindre de poser le pied dans un édifice. C’est finalement à contrecœur qu’il accepta de monter dans sa voiture afin qu’elle le conduise à l’hôpital le plus prêt pour qu’on y examine sa blessure et qu’on lui prodigue les soins appropriés.  

« Ça va. » Que James lui répéta pour la dixième fois. « T’es certain? Tu ne veux pas que je te reconduise chez toi? » C’était sans doute là son instinct maternel qui parlait. James devait bien avoir la trentaine avancée, faisant de lui un homme largement capable de prendre soin de sa propre personne et de trouver un moyen de rentrer chez lui qui ne nécessitait pas de prendre le volant si elle le ramenait à la salle de sport, là ou il avait laissé son véhicule, vu l’état de son bras. Il n’était clairement pas en mesure de conduire.« Je suis certain. Faut vraiment que tu te calmes, Rhea. C’est qu’une petite fracture. Je ne vais pas mourir en rentrant chez moi. » Il avait raison et Rhea le savait, mais il y avait toujours cette petite part d’elle qui s’inquiétait trop pour les autres, qu’importe qui ils étaient. C’était dans sa nature et après plus d’une trentaine d’années sur terre et des dizaines, des centaines de rencontres, ce n’était pas aujourd’hui qu’elle allait changer. Un soupire passa ses lèvres à l’instant ou elle se résigna, le laissant discuter avec les médecins un peu plus longtemps tandis qu’elle quitta la chambre dans laquelle il se trouvait. Elle enfila ses écouteurs, malgré que le trajet jusqu’au stationnement soit relativement court, et franchi les portes de l’ascenseur lorsqu’elles s’ouvrirent devant elle.  Après avoir appuyé sur le bouton indiquant le rez-de-chaussée, elle s’accota contre la paroi de l’ascenseur, laissant libre cours à ses pensées tandis que la voix d’Ed Sheeran emplit ses oreilles.

« Cohen? » Cet accent, cette voix familière. Pas celle d’un rouquin, mais plutôt celle d’un fantôme qu’elle croyait avoir, à tords, oublié. Elle n'avait même pas besoin de voir son visage pour deviner à qui elle appartenait, elle aurait pu la reconnaître entre milles, quand bien même une fanfare se serait trouvée entre eux. Par réflèxe, ses yeux se fermèrent et, silencieusement, elle se surprit à espérer que ce ne soit que le fruit de son imagination. Si autrefois, elle aurait espéré le voir se matérialiser devant elle lorsqu’elle hallucinait sa voix, elle se trouvait dans un tout autre état d’âme maintenant. « C’est vraiment toi, Cohen. » Pas besoin de se pincer, elle savait pertinemment que ce n’était pas un rêve – ni un cauchemar – qu’elle vivait, mais qu’il s’agissait bien de la réalité. Soudainement, l’ascenseur devint trop petit et elle eut cette impression qu’elle allait suffoquer. Ou se retrourner et lui flanquer une bonne giffle. Ou une droite. Quelque chose qui ferait bien mal. Qui lui ferait comprendre à quel point elle avait souffert de son départ, à quel point elle souffrait encore, quand bien même ne voulait-elle pas l’avouer, de son absence.  Et lorsque son visage entra dans la périphérie de sa vision, ce fut comme si les plaies qui avaient mis tant de temps à cicatriser venaient de s’ouvrir à nouveau. Il était bel et bien là, dans cette fichue boîte de métal dont elle ne pouvait pas sortir, pas tant que les portes ne s’ouvriraient pas devant elle, lui donnant l’occasion de s’enfuir et de ne plus entendre sa voix ni sentir sa présence. « Oh, un revenant! » Qu’elle s’exclama, son ton le plus sarcastique possible alors que son regard se posa sur lui. N’était-ce pas ce qu’il était après tout? Un fantôme, un vestige du passé, d’une période de sa vie qu’elle a passé des années à s’efforcer d’oublier, à mettre derrière elle pour son propre bienêtre, mais également celui de sa fille.
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Enoch VolpinoLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Rhea - I'm a goner ( le Mer 22 Aoû 2018 - 10:19 )
Cohen. Comme si Enoch interpellait une pote, une simple connaissance. Dans un sens, c’est peut-être ce qu’ils sont devenus avec cette longue absence : vingt années en tout et pour tout. Vingt années de fuite pour finalement la perdre dans les méandres de sa vie londonienne. Dans une carrière qui prenait autant de place que de temps. Assez pour lui boycotter la cervelle, faire un blocus sur tout le reste. Des escapades vers le passé l’emportaient par moment mais son mental prenait rapidement le dessus, laissant une logique implacable mener la danse : ne pas se souvenir de ce qui était fini. Mais parfois les doutes l’assaillaient, la culpabilité en étau autour de sa gorge. Enoch n’avait pas fait les choses biens, l’avait laissé espérer un retour qu’il savait déjà d’office qu’il ne lui offrirait pas. Si, adolescent, il avait été certain de ses sentiments, le jeune homme qu’il était à cette époque n’avait plus été certain de pouvoir lui garder une place dans sa vie, de pouvoir lui laisser son cœur ouvert quand une explosion, son père au milieu avec tant de victimes l’avait immolé. La fuite, c’est toujours ce chemin qu’il avait emprunté, jadis et encore aujourd’hui dès que les émotions étaient impliquées. Mais coincé dans une boîte en métal, la fuite ne lui semblait pas possible. Sauf s’il voulait grimper par la trappe de secours au dessus d’eux mais sa condition physique qu’il n’accepte pas le lui empêcherait, lui hissant un bel doigt d’honneur à la première tentative. Placidité sur le visage, son visage n’exprime aucune émotion quand son ton sarcastique résonne dans l’ascenseur, laissant une voix qu’il n’avait jamais oublié lui mordre les tympans. C'est plongé dans le passé dans un plongeant vertigineux « C’est ce que je suis » Glisse-t-il imperturbable et c’est bien ce qu’il était dans tous les sens du terme. Il était revenu des morts à Londres et aujourd’hui à Naples, il était revenu des abonnés absents après des années de cavale pour fuir ce pays. « Je vois que tu n’as toujours pas mué » Ironie dans la voix, la taquinant sur cet air garçon manqué qu’elle a toujours eu d’une certaine façon et qui lui avait plu, adolescent. Rhea n’avait rien des autres filles à l’époque et c’est sa singularité qui lui avait plus. Un bruit sourd se fait entendre dans les cordages les descendant et de suite, son flair sent qu’il ne se passe pas un truc de bon augure. Les à-coups brusques le lui confirment, les faisant perdre l’équilibre mais comparé à Rhea, Enoch est désormais un homme à trois pattes et sa canne l’aide à lui faire garder l’équilibre quand la silhouette de Rhea tangue et se retrouve contre lui. « Tu me saute de suite dans les bras ? Je ne pensais pas que tu serais aussi heureuse de me voir » Insolence qui se plante dans ses mots alors que la lumière vacille puis s’éteint soudainement, les plongeant dans la pénombre. Eh bien comme ça, c’est certain, Enoch ne pourrait pas s’enfuir. Ni Rhea par la même occasion. « Il semblerait que tu sois coincée avec moi jusqu’à qu’un réparateur daigne bouger son arrière-train. Ne cache pas ta joie » Parce qu’il mettait sa main à couper que ça l’agacerait. Comment pouvait-il être autrement vu la façon dont il l’avait abandonné comme un lâche ?



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Rhea Cohen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Rhea - I'm a goner ( le Mer 12 Sep 2018 - 20:02 )
Le visage impassible tandis qu’elle se forçait à le regarder, comme pour se prouver à elle-même qu’elle était passée à autre chose, Rhea tentait tant bien que mal de fermer cette petite porte dans sa tête, celle derrière laquelle elle avait enfoui tous les souvenirs de cette époque qui lui semblait si lointaine et qui menaçaient de refaire surface à tout moment. Non, il était révolu ce temps ou elle n’espérait qu’une chose, qu’il revienne, que leur histoire se poursuivre, qu’il lui dise qu’il était désolé d’être parti, de ne pas avoir donné de nouvelle.  Pourtant, de le revoir là, devant elle, réveillait toutes sortes de choses qu’elle espérait enfouies à tout jamais au plus profond de son être, des sentiments qu’elle s’était jurée ne plus jamais ressentir pour personne, et surtout pas pour lui. Raté.  Il y avait son cœur qui s’emballait encore dans sa poitrine comme lorsqu’elle était gamine et que leur histoire avait un gout d’éternité et elle se maudissait de faiblir à nouveau devant lui. L’important dans cette situation était qu’elle ne devait rien laisser paraitre. Il ne pouvait pas savoir qu’il avait encore un minimum d’effet sur elle. Ça n’aurait pas du être le cas, de toute façon. Après tout ce qu’il lui avait fait subir, après toute la douleur qu’elle avait ressenti suite à son départ, c’est une haine viscérale qu’elle aurait du ressentir et pourtant. Si une petite part de sa personne avait envie de lui cracher au visage, de lui hurler les pires injures et de lui décrocher une droite, il y avait également cette petite voix quelque part, celle qui avait sommeillé pendant tant d’années, qui venait de se réveiller et qui lui disait qu’elle ne pouvait pas agir de la sorte puisqu’il restait tout de même le père de sa fille, puisque leur histoire, malgré qu’elle se soit terminée de façon tragique et brusque, aura tout de même été belle. Elle ne l’admettra jamais devant lui, mais elle garde de bons souvenirs de cette époque, si elle oublie le jour de son départ. Après tout, elle l’a quand même aimé, lui qui aura été son premier, sa seule vraie histoire. Et je vois que tu es toujours aussi mature. Qu’elle rétorqua. À peine avait-elle terminé sa phrase que la lumière vascilla. Puis, les coups brusques provoqués par le mécanisme de l’ascenseur lui firent perdre l’équilibre, elle qui alla se heurter contre Enoch. Et comme pour la faire mentir, pour lui prouver que peut-être, elle n’était pas complètement remise de cet abandon, de son absence pendant toutes ces années, d’avoir du élever leur enfant seule, de revoir son visage chaque fois qu’elle plongeait son regard dans les yeux de leur fille, son corps fut soudainement parcouru d’un frisson au contact de leurs corps. Ma journée n’aurait pas pu être plus belle. Je suis absolument ravie de te retrouver. Qu’elle lâcha, visiblement agacée par la situation. Parmi tous les scénarios possibles, il avait fallu que le destin s’amuse à les enfermer dans cet ascenseur. Elle aurait pu se retrouver avec n’importe qui, ç’aurait sans doute été mieux que d’être coincée avec Enoch. De toutes les personnes présentes dans l’hôpital, il a fallu que ça tombe sur lui. Je jubiles, tu ne vois pas? Qu’elle demanda encore plus agacée – si seulement c’était possible, son ton sarcastique et le roulement des yeux que provoquèrent les propos d’Enoch en étant la preuve. Pendant ce temps, son regard se détacha de celui de son interlocuteur, cherchant une issue, une trappe dans le plafond, quelque chose qui lui permettrait de s’esquiver, de l’abandonner à son sort. Elle avait bien remarqué une trappe au plafond, mais les vis qui la tenaient en place rendait toute tentative d’évasion impossible. Merde.
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Sujet: Re: Rhea - I'm a goner ( le )
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