Revenir en haut
Aller en bas


 

- I've got you under my skin. // James -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Pellegrini
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Vittoria MartinelliLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2843-i-have-the-heart-of-a-man-not- http://www.ciao-vecchio.com/t2859-vicky-_-what-about-my-fist-in-your-face
ID : Ingrid // Sharky
Faceclaim : Elsa Pataky @Elsy.
Multi-comptes : Tobias & Vera
Messages : 113 - Points : 445

Âge : 37 ans
Métier : Inspecteur dans la brigade criminelle
Sujet: I've got you under my skin. // James ( le Dim 22 Juil 2018 - 19:26 )
Cela faisait plus de trois semaines maintenant qu’elle était à l’hôpital et elle avait l’impression de devenir chèvre. Cette pause forcée dans sa carrière n’était pas la bienvenue. La vue sur les gratte-ciel de Naples l’ennuyait. Les livres apportés par sa grand-mère n’ont pas été suffisants pour l’occuper. Elle n’avait pas mis de temps à demander qu’on lui apporte des dossiers pour qu’elle puisse continuer de travailler. Ils n’avaient pas retrouvé l’homme poursuivis. Vittoria tentait encore et encore de se souvenir de tous les détails mais ses trous de mémoire sont un problème auxquels il n’y a pas de remèdes. Elle ne se souvient que des yeux du chauffeur. Cela n’est évidemment pas suffisant : le commissaire qui l’a interrogé a affirmé que cela pouvait être sur le coup de l’imagination. Avait-elle réellement imaginé ce regard perçant ? Probablement. Et puis il lui semblait si familier que cela ne pouvait pas être la réalité. Alors elle avait décidé de se défaire de cette impression. Tôt ou tard, cet homme referait une erreur et cette fois-ci elle ne le laisserait pas partir. Elle ne se laisserait pas avoir. En attendant, elle devait se remettre sur pieds et elle était convaincue que sa convalescence se passerait mieux si elle était entre les quatre murs qui l’ont vu grandir. Tous les jours, elle rangeait ses affaires dans son sac : espérant que cela pousse la chance de son côté. Les cadeaux de ses collègues avaient été les premières choses à être mis hors de son champ de vision. Ils lui avaient offert une boussole entre autres pour qu’elle puisse trouver son chemin dans les rues de Naples la prochaine fois. Ce qui l’avait fait rire jaune évidemment.
Dimanche, jour du Seigneur : le jour où ils ont décidé de la libérer. Sa grand-mère ne pouvant pas venir à cause de la messe : elle lui avait assuré qu’elle avait appelé quelqu’un pour qu’elle ne rentre pas seule : ses deux côtes encore cassées mettront encore quelques semaines avant d’être complètement guéri. De plus, en dehors de l’hôpital elle pourrait voir James sans avoir des questions permanentes de la part de ses collègues qui venaient la voir. Elle aurait la paix un peu. Depuis qu’il s’était fait passer pour son petit-ami : on n’avait pas eu de cesse de lui demander plus d’informations. L’un de ses camarades lui avait même imprimé le dossier de ce dernier. Des papiers qu’elle n’avait pas lus et redonnés rapidement. Elle ne voulait pas en savoir plus sur lui de cette façon. Vittoria voulait qu’il se confie, qu’il lui parle plutôt que de tout apprendre indirectement. Il serait mentir de dire qu’elle n’attendait pas chacun de ses messages ou bien ses visites. Sa présence était aussi réconfortante qu’apaisante. James avait pris, qu’il le veuille ou non, une place considérable dans sa vie. Si elle avait mis du temps avant de mettre le doigt sur ce qu’elle ressentait pour le chauffeur : elle comprenait mieux aujourd’hui la teneur de ses sentiments. Elle l’aimait. Le coup de foudre n’arrivait pas seulement dans les films. Elle avait demandé qu’on lui apporte une preuve : la voilà. Ce qui n’aurait pu être une soirée parmi tant d’autres entre deux adultes consentants c’était révéler être le début d’une belle histoire. Vicky voulait continuer d’avancer sur ce chemin pour voir ce que l’avenir lui réservait. Elle avait même enlevé d’autour de son cou l’alliance de Bryan qui ne la quittait jamais. Il était temps de passer à autre chose, d’écrire un nouveau chapitre. N’était-ce pas la chose la plus mature à faire ? Son deuil était fait depuis longtemps, elle n’attendait que le déclic pour définitivement ranger les souvenirs dans un tiroir.

Avant de sortir, elle avait des papiers à remplir mais surtout les fils de son bras à enlever. Le moment qu’elle redoutait et qui lui donnait la nausée rien qu’en imaginant la scène. Retardant l’échéance, quand il ne restait plus que cette étape avant d’être libre : elle prit son courage à deux mains et se laissa faire non sans crisper son visage ainsi que son corps. Manquant de s’évanouir, se retenant de trop bouger pour ne pas allonger le supplice et souffrir de ses autres blessures : un long soupir de soulagement traversa ses lèvres une fois que l’infirmière lui assura que c’était terminé. Remettant un bandage neuf, elle laissa à Vittoria des numéros pour des infirmières à domicile au besoin. Pâle, au bord de l’évanouissement : elle resta allonger une bonne demi-heure avant de reprendre totalement ses esprits. Finalement, elle se leva et attrapa son sac avant d’enfin sortir de cette chambre pour toujours. Elle ne voulait plus y remettre les pieds.
Dehors, le soleil était presque à son zénith. Aucun doute qu’en rentrant elle trouverait un lézard voir plusieurs sur le mur du jardin. Il faisait chaud et elle se félicita d’avoir seulement mis un débardeur en dessous de sa salopette qui lui arrivait au-dessus du genou. Le réchauffement climatique était vraie, elle l’avait remarqué : plus les années passaient et plus la chaleur était un peu plus étouffante. En temps normal, ses étés elle les passait en famille s’octroyant les seules vacances de l’année. A Milan, non loin de leur maison il y avait un gué où elle jouait enfant avec sa voisine qui était comme une sœur pour elle. Sur le perron de l’établissement, elle regarda autour à la recherche d’un taxi : sa grand-mère ne lui avait pas donné beaucoup d’informations. En réalité, Vittoria se demandait bien où elle avait trouvé le numéro d’un chauffeur : elle qui a une peur presque maladive de la technologie. En remarquant qu’une voiture se faisait remorquer, serrant les dents en entendant le grincement du treuil : elle espérait que ce n’était pas son taxi qui était tombé en panne. C’est en reconnaissant une voiture garé un peu plus loin qu’elle se douta de la provenance de cette idée. Elle avait dû trouver la carte de visite de James puisque ce dernier se tenait contre sa voiture. Un immense sourire se dessina sur ses lèvres alors que son cœur rata plusieurs battements. Elle se sentait aussi idiote qu’une adolescente fasse à son crush. Bon sang ce qu’elle devait être risible à voir avec ses joues empourprer et son regard pétillant.

Prenant une inspiration aussi longue que possible, elle passa sa main autour des anses de son sac avant de descendre les marches pour aller à sa rencontre. Même s’il ne venait pas la chercher : ils étaient ensemble aux yeux de tous les employés de l’hôpital alors il serait déplacé de ne pas aller vers lui. Et puis… Elle ne se forçait pas.

« Ma grand-mère a dit qu’elle m’avait appelé un taxi sans rien me dire de plus. Tu viens me chercher ou tu attends quelqu’un d’autre ? » Demande-t-elle pour être certaine. « Histoire que je ne m’emballe pas pour rien. » Un immense sourire illuminait son visage alors qu’elle s’approcha de lui pour l’embrasser. Elle n’était plus en mesure de résister au charme de cet homme au costume impeccable. Lâchant le sac avec ses affaires, elle glissa sa main maintenant libre autour de lui pour accentuer le contact. Elle s’éloigna : « Tu as beaucoup de travail aujourd’hui ou je peux t’avoir pour une après-midi ? » Elles étaient déjà bien loin les recommandations du docteur sur le fait de ne pas trop en faire. « Il doit y voir un glacier pas loin vu la chaleur, je rêve depuis des jours d'une glace. Ils n'en avaient pas à l'hôpital. »



☽☽ The only difference between the saint and the sinner is that every saint has a past, and every sinner has a future.

Revenir en haut Aller en bas
James WeaverToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Jason Statham + a voir
Multi-comptes : Francesco Spinoza
Messages : 102 - Points : 556
Âge : 46 ans
Métier : Tueur à gages et chauffeur de taxi à ses heures perdues
Sujet: Re: I've got you under my skin. // James ( le Mer 25 Juil 2018 - 10:50 )
I've got you under my skin
James se retourna une nouvelle fois dans son lit. Le soleil était levé depuis maintenant plus d'une heure, mais il n'avait guère envie de se lever. Il sentit alors que quelque chose montait sur le lit. L'instant d'après une boule de poils venait se frotter sur son épaule. Le chat de James avait décidément envie de câlin en cette matinée visiblement pleine de soleil, ce qui annonçait un temps parfait.
- Tu sais que t'es un peu chiant toi? Fit-il alors qu'il caressait le chat qui ronronnait de plus belle. Il n'eut pas trop de temps à lui accorder que son téléphone sonna. Il décrocha. Une voix quelque peu chevrotante lui parla à l'autre bout du fil. C'était visiblement une grand-mère qui avait besoin d'un taxi. Il était quelle heure déjà? Huit heures et demi. Bon sang, un taxi? A cette heure? Et pour quoi faire? Aller à la messe? Il se retint de poser toutes ces questions et grand bien lui en pris lorsqu'elle lui déclara que sa fille sortait de l'hôpital et qu'il faudrait aller la chercher. Visiblement, elle ne pourrait s'en charger elle-même et James accepta de faire le trajet, cela le ferait sorti. Il prit l'adresse de l'hôpital, réalisant que c'était celui où se trouvait Vicky. Si il avait le temps, il passerait lui dire bonjour. Depuis l'accident de la jolie blonde il n'était pas ressortie avec sa puissante automobile et n'avait accepté aucun contrat, déjà parce qu'on ne l'avait pas appelé et ensuite parce qu'il ne se remettait pas de cette nuit là. Il avait failli la perdre, et chaque nuit était un cauchemar, hanté par le dérapage des pneus, le bruit du grillage fracassé et la vision de la blonde qui passait au travers du pare-brise. Les sensations étaient plus fortes, ses poils se dressaient rien que de revoir chaque nuit la même scène. C'était comme si il y retournait à chaque fois, comme si il était condamné à toujours réussir pour ensuite être détruit à son tour. Il chassa ses mornes pensées et se leva finalement poussant son envahisseur de chat.

Une bonne douche lui ferait du bien. Alors que l'eau coulait sur son corps, la chaleur de l'eau eut le don de le détendre un peu. Il laissa retomber ses épaules, se laissa aller à apprécier l'eau qui coulait sur son visage, dégoulinait sur son torse, son bassin, jusqu'à ses pieds, se laissant tremper, comme si il se lavait de toute cette misère, de toutes ses hantises. Il ne dormait plus vraiment. Il lui arrivait de passer certaines de ses nuits à bricoler dans son garage, à passer du temps sous ses voitures, sans savoir si il devait ou non les faire exploser pour que jamais plus cela n'arrive, mais il ne pouvait s'y résoudre. Il tenait trop à ses bolides. Il se savonna rapidement, prenant le temps de se nettoyer correctement et se rinça encore plus rapidement pour sortir rapidement de sa belle douche à l'italienne. Il sortit, attrapa sa serviette et se sécha. Le temps pour lui de se parfumer un peu, de se faire propre, et il était de retour devant son armoire dont il ouvrit les portes. Les divers costumes trônaient sur les cintres, propres, impeccables et repassés. Il hésita entre plusieurs costumes et choisit finalement un costume bleu sombre à la coupe élégante, faisant ressortir sa silhouette taillée en V. Il enfila rapidement son costume, lissa son col, vieille habitude britannique, ne passa ni cravate ni nœud papillon, et enfila de belles chaussures marrons, se mariant avec le bleu de son costume de manière parfaite, sans gâcher le bleu du costume, sans ressortir de trop. Une fois prêt, il s'empara de son téléphone, de ses clés et se rendit dans son garage. Sans doute le second lieu où il passait le plus son temps après la cuisine. Il déverrouilla son automobile, la belle Audi A8, et grimpa dedans. Il démarra le moteur en même temps que la porte du garage s'ouvrait. Il sortit tranquillement, ferma la porte de son garage, et vive les portes télécommandées, et s'engagea sur la route pour rejoindre l'adresse de l'hôpital. Il apprécia rapidement de conduire en cette journée de dimanche où les gens ne sortaient pas vraiment de chez eux. Il y avait peu de monde dans les rues de Naples et ni les bouchons, ni les automobilistes trop lents ne furent un problème. Si bien qu'il ne tarda guère à arriver devant l'hôpital. Il se gara, regarda sa belle montre et nota qu'il était pile poil à l'heure. Il monta les marches menant à l'accueil de l'hôpital et s'adressa à l'infirmière présente.
- Bonjour Madame. Vous savez si il est possible de voir mademoiselle Martinelli? La moitié de l'hôpital était au courant de leur histoire et prenait James pour le petit ami de la belle. Il s'en satisfaisait très bien, et il allait bien falloir qu'il mette cette histoire au clair. Mais pour lui... Il était clair que si il s'était fait passé pour le petit ami de la blonde, c'était bien ce qu'il voulait être aujourd'hui. Or, entre ce qui était possible, et la réalité, il y avait un fossé immense. Il avait encore trop de secrets pour elle, et inconsciemment, il risquait, à long terme, d'être un danger pour vicky. Ce qu'il n'acceptait pas. L'infirmière ne tarda guère à répondre:
- Elle est en salle, mais elle ne devrait plus tarder.
- Mmm... D'accord, je repasserais. Il la salua et sortit de l'hôpital. Il irait la voir à un autre moment. Pour l'heure, il avait une course à faire. Il se plaça tranquillement contre la carrosserie de sa voiture et attendit donc que sa cliente sorte. Alors qu'il attendait, une dépanneuse arriva et commença alors à manœuvrer pour évacuer une belle voiture visiblement en panne. James regarda la manœuvre, ses lunettes sur le nez sans trop faire attention à ce qui se passait à côté de lui.

Il se tourna un instant lorsqu'il vit un mouvement sur le parvis de l'hôpital. Sans doute sa cliente qui se décidait enfin à sortir. Il manqua la crise cardiaque de peu lorsqu'il reconnut Vittoria. Il la regarda descendre les marches. Elle se dirigeait vers lui. Il ne savait que faire, et soudainement, tous ses membres s'étaient figés, il était un peu perdu, dans l'incapacité de faire quoi que ce soit. Pourquoi? Mais parce qu'il ne s'attendait pas à ce qu'elle sortie aujourd'hui, elle ne lui avait rien dit et... Et... Et bordel qu'elle était belle. Il aurait aimé la serrer dans ses bras, mais il ne savait pas trop quoi faire, alors il la laissa venir à lui alors que son coeur battait la chamade. Elle s'approcha de lui, son sac à l'épaule, son bras en écharpe étant quand à lui contre son corps. Elle lui déclara alors que sa grand-mère lui avait appelé un taxi, mais ignorait si c'était lui ou si il attendait quelqu'un d'autres. James eut un petit sourire. La Grand-mère de Vicky était décidément quelqu'un d'étonnant... Entre le livre de James Bond et le coup de fil, elle ne manquait pas d'être décidément quelqu'un qui faisait tout pour les rapprocher. Il ne put retenir un petit rire alors qu'elle ajouta que cela éviterait qu'elle s'emballe pour rien.
- Je pense que c'est bien ta grand-mère que j'ai eu au téléphone... Et que c'est bien toi que je viens chercher. Donc, non, tu ne t'emballes pas pour rien. Et elle l'embrassa. Il répondit, sans aucun mal, il devait bien l'admettre. Il l'embrassa, sans plus attendre, répondit avec ferveur à ce baiser offert avec passion. Il goûta une nouvelle fois à ses lèvres, se laissant aller à ce plaisir qui lui avait tant manqué. Elle s'accrocha à lui de sa main libre, laissant tomber son sac alors qu'il vint fermement tenir ses hanches de ses mains pour la coller contre lui, laissant même une main remonter dans son dos, en faisant attention de ne pas lui faire mal. Finalement, ils rompirent le contact, et elle demanda si elle pouvait l'avoir pour elle une après-midi. Il sourit.
- C'est au prix d'un tarif spécial, déclara-t-il. Mais pour toi... Bon sang, tu m'as tellement manqué. Ce n'est pas une après-midi que je vais prendre avec toi Vicky, c'est une semaine entière. Fit-il amusé.

Il ramassa le sac de la jolie blonde... Non, de SA jolie blonde, alors qu'elle déclarait qu'elle avait envie de glace. Il sourit. Pourquoi pas? Une bonne glace leur ferait du bien. Il ouvrit la portière arrière et déposa les affaires de la belle à l'arrière avant de revenir vers elle.
- Une Glace devrait être possible ma très chère. Il ouvrit la portière côté passager. On  va faire en sorte de combler ce besoin de glace au plus vite, sinon je sens que madame risque de devenir rapidement... Insupportable. Il ne put s'empêcher de l'embrasser avec un sourire alors qu'il lui tenait la porte. Il l'aimait trop. Que quelqu'un l'aide, vite! Il se noyait dans les affres de l'amour, emporté par ce courant puissant de la passion, dans ce tourbillon si fort, si terrible, de l'amour. Parce qu'elle, il l'aimait, plus de doutes là-dessus. Il la laissa s'installer avant de rejoindre sa place. Il démarra la voiture, et sortit de la place pour s'engager à nouveau sur sur la route. Il regarda Vittoria.
- Tu ne m'avais pas dit que tu sortais aujourd'hui... Je t'avais pas demandé de me tenir au courant par le plus grand des hasard? Fit-il dans un sourire, taquin, joueur avec cette blonde dont il n'arrivait plus à se détacher.              

Codage par Libella sur Graphiorum



♠️On a parfois l'impression que tout nous oppose,
En réalité, il n'y a qu'un pas pour que tout nous rapproche.♠️


Dernière édition par James Weaver le Ven 27 Juil 2018 - 9:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Vittoria MartinelliLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2843-i-have-the-heart-of-a-man-not- http://www.ciao-vecchio.com/t2859-vicky-_-what-about-my-fist-in-your-face
ID : Ingrid // Sharky
Faceclaim : Elsa Pataky @Elsy.
Multi-comptes : Tobias & Vera
Messages : 113 - Points : 445

Âge : 37 ans
Métier : Inspecteur dans la brigade criminelle
Sujet: Re: I've got you under my skin. // James ( le Jeu 26 Juil 2018 - 21:09 )
Le temps passait lentement, bien trop pour Vicky qui en était venu à compter de les secondes pour faire quelque chose de sa vie. Se battre encore et encore, profiter de chaque minute : voilà sa philosphie qui était bien en mal en vue de son confinement entre ces quatre murs blancs. La nourriture ne faisait que mettre une couche supplémentaire au quotidien à son envie de partir. Au moins, elle n’avait pas à être en cuisine même si elle savait qu’elle aurait été en mesure de faire un meilleur job. Malheureusement, avec ses côtes cassées le moindre mouvement pouvait être une agonie. Heureusement, elle avait redécouvert une perle de la littérature antique en relisant le petit traité De la vie et de la mort par le philosphe Socrate mais elle avait également prit le temps de faire une liste de ce qu’elle voulait faire une fois sortie. Son esprit ne semblait plus avoir des idées chastes. Tout tournait autour de James et de possibles partie de jambes en l’air comme faire l’amour sur une meule de foin ; ou bien faire un jeu de rôle incluant une baguette magique –on ne donnera pas de détails la chose est équivoque- mais pas que. Il y avait des choses plus innocentes comme aller à Rome et jouer aux touristes en faisant les choses les plus basiques comme jeter une pièce dans la fontaine de Trevi. Elle n’aurait probablement jamais le courage de la donner à James ou bien il faudrait qu’elle ait des verres dans son organisme ; mais au moins cela l’avait amusé pendant deux jours. En vérité, elle avait réalisé durant sa convalescence qu’elle attendait le moindre sms de la part du chauffeur de taxi, un appel pour le prévenir qu’il allait venir. À chaque fois qu’il devait partir, Vicky voulait se jeter à ses pieds pour le supplier de rester mais sa fierté l’en empêchait toujours. Elle n’était pas le genre de personne à être fleur bleue mais on avait toujours dit que son cœur pur méritait d’être aimé à sa juste valeur. Depuis Bryan, elle n’avait pas ressentie ça et ces sentiments dans son cœur étaient tous exaltants. James la rendait heureuse et jouer la comédie en prétendant qu’il était son petit-ami était quelque chose auquel elle avait pris goût. Peut-être qu’une fois sortie : la mascarade tomberait. Elle n’espérait pas mais d’une nature pessimiste sur certains sujets : elle préférait s’attendre au pire.
Si proche de sa liberté, elle redoutait la dernière étape : s’accrochant au fait qu’elle allait bientôt pouvoir être libre de ses mouvements bien qu’en réalité le combat ne ferait que commencer. La rééducation pouvait être longue mais surtout allait être douloureuse. Elle n’avait pas vraiment le choix de toute façon : si elle devait remettre son uniforme et ne pas passer le reste de sa carrière derrière les bureaux elle allait devoir relever ses manches. Souffrir, non pas pour être belle, mais pour retourner sur le terrain. Avoir un job près du photocopieur n’était vraiment pas son envie. Elle était une femme d’action qui avait trop sacrifié pour mettre sous les verrous la mafia Sicilienne.

Respirant l’air frais de la ville, elle retrouva immédiatement son sourire. La douceur des rayons du soleil sur son visage, la brise légère sur son visage : Vicky était bien en aise de voir que le beau temps était encore là. Portant seulement une robe bleu marine avec des rayures blanches ainsi que des ballerines : elle était habillée pour survivre à la chaleur étouffante. Quand elle regarda autour pour voir le fameux taxi appelé par sa grand-mère ; son cœur s’emballa en reconnaissant James dans son costume impeccable et son bolide à faire tourner les têtes. S’empressant de s’approcher, elle accéléra le pas quand elle captura son regard. Maintenant à quelques centimères de lui, elle s’empressa de demander s’il venait la chercher elle et pas une autre. Non pas qu’elle serait jalouse… Mais ça l’embêterait oui. Parce que s’il était tombé sous son charme durant une simple course : il pourrait tomber pour une autre. Vicky savait qu’elle n’avait pas le droit de penser comme ça : qu’ils n’étaient techniquement pas ensemble mais tout de même. Elle s’était bien trop attachée à lui pour nier l’évidence. C’est pour cela qu’elle l’embrassa rapidement, rassasiant finalement enfin cette envie. Son sac au sol, elle put glisser son bras libre autour de lui et frissonna en sentant qu’il faisait de même. Gardant son visage près du sien, elle sourit d’une façon bien niaise. Elle rigola en l’entendant parler d’une semaine entière.

« S’il n’y a que ça… Tu acceptes les paiements en nature non ? »
Un clin d’œil bien avisé, elle n’avait rien oublié de la nuit passée lors de la rencontre. Elle glissa au creux de son oreille : « Une semaine est bien trop court. Je te le dis tout de suite. Je suis toute à toi, tu devrais utiliser cet avantage à bon escient. » Le laissant s’écarter d’elle pour qu’il s’occupe de son sac elle pencha la tête sur le côté en le voyant de dos : le reluquant sans même se cacher.
S’approchant de la voiture pour monter, elle répondit au baiser de James. « Même pas, je ne suis pas comme ça. Mais je n’ai pas pleuré quand ils m’ont enlevé les fils : alors je mérite. » Affirmait-elle fièrement.

S’attachant soigneusement, elle se retrouva pendant quelques secondes seule dans l’habitacle et se sentit soudainement mal. Des Flash de cette fameuse nuit lui revenaient en tête et elle serra instinctivement la poignée de la portière. Avalant difficilement sa salive, elle ferma ses yeux pour retrouver son calme et sursauta légèrement en entendant la voix de James. Elle se racla la gorge et avala sa salive :

« Je voulais te faire la surprise. » Elle se tourna vers lui et sourit pour cacher son malaise. « J’avais en tête quelque chose de super romantique mais je ne savais pas que tu allais être celui qui viendrait me chercher. » Elle posa sa tête contre le reposoir : « Ne fais pas celui qui n’est pas content hm ? Le sourire que tu as sur ton visage te trahit. » Elle sourit et regarda les passants. En voyant un couple de Lesbienne se tenir la main, elle regarda celle de James poser sur le levier de vitesse et la voiture maintenant à l’arrêt : elle enleva le bras de son écharpe pour lentement poser sa main sur celle du chauffeur. « C’est con… Très très con même mais… Ça fait du bien de te voir en dehors de l’hôpital. » Avoua-t-elle en redressant sa tête pour le regarder.



☽☽ The only difference between the saint and the sinner is that every saint has a past, and every sinner has a future.

Revenir en haut Aller en bas
James WeaverToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Jason Statham + a voir
Multi-comptes : Francesco Spinoza
Messages : 102 - Points : 556
Âge : 46 ans
Métier : Tueur à gages et chauffeur de taxi à ses heures perdues
Sujet: Re: I've got you under my skin. // James ( le Ven 27 Juil 2018 - 10:34 )
I've got you under my skin
"L'amour, ça existe que dans les Disney" répétait toujours son commandant. "Et si un jour tu le trouves, tu verras que le génie dans la lampe il va pas te faire que du bien". Cette phrase il l'avait entendu un bon millier de fois sans aucun mal. Son commandant d'unité ayant divorcé avec sa femme et n'ayant jamais trouvé cet amour fond dont il avait rêvé. Il était mort au combat, et James se souvenait encore de ces dernières paroles alors qu'il tentait de le sauver. "Tu vois p'tit, la seule chose que j'ai vraiment aimé dans toute ma vie et qui m'a toujours rendu l'amour que je lui portais sans jamais me trahir, c'est ça." Avait-il dit en lui tendant son fusil d'assaut. Et finalement, comme se dire que ce type avait eu tort? James n'avait été trahi que par les hommes, jamais par ses armes ou sa voiture. En même temps, cela n'avait rien de comparable, mais à la longue, on commençait à aimer ce genre d'objets, à se faire à leur présence, à tel point qu'on ne pouvait nier qu'ils avaient pris une place plus qu'importante dans la vie. James et l'amour, ça faisait deux. Primo parce qu'il n'avait jamais cherché l'amour, secondo parce qu'il n'était pas le type le plus doué qui soit. Et puis les seules femmes qui lui avait plu un minimum étaient de très belles femmes, plus empotées qu'autre chose. Enfin, il fallait ajouter à cela sa vie nocturne, qui était loin d'être une vie rose, et qui ne plaisait pas à grand monde en fait. Vittoria avait fait tomber tous ces murs, toutes ces barrières, toutes ces idées reçues, elle avait su lui montrer qu'il pouvait s'attacher à une femme, qu'il pouvait lui laissait prendre trop d'importance, au point d'avoir un goût amer dans la bouche lorsqu'il armait son sniper, regrettant presque son geste. De plus, il ne pouvait nier lui-même que quelque chose avait changé. Il aimait échanger des textos avec la belle blonde, passait la voir régulièrement à l'hôpital, jouant le rôle du petit ami à la perfection, Shakespeare aurait été fier de lui. Mais à la longue, était-ce réellement un rôle? N'était-ce pas plutôt désormais cette envie d'être réellement ce qu'il jouait, de devenir ce personnage là, d'entrer dans le jeu une bonne fois pour toute sans jamais plus en sortir? Peut-être qu'il rêvait de plus... Ce n'était pas peut-être. C'était sûr.

Alors comment ne pas sourire en la voyant sortir de l'hôpital, dans une robe légère, au bleu marine élégant, bandé de blanc, robe qui se mariait bien au soleil et à la saison? Comment ne pas la serrer dans ses bras alors qu'elle lui avait tant manqué? Il ne résista pas, ne mit aucune barrière. Il répondit à son baiser avec passion, savourant cet instant délicieux. Elle était enfin libre des murs de l'hôpital et il pourrait venir la voir sans venir rendre compte à qui que ce soit du comment et du pourquoi il venait. A peine leurs lèvres s'étaient-elles à nouveau rencontré qu'ils voulait aller plus loin. La déshabiller là de suite? Et tant pis pour les mécontents... Un peu de tenue monsieur le britannique lui criait sa conscience, mais au diable les bonnes manières, un peu de folie n'avait jamais tué personne. Si? Il se tiendrait cependant. Et puis elle avait deux côtes cassés, un bras en écharpe, autant dire une chose: Elle n'était pas dans le meilleur état qui soit pour ce genre de folies. Malgré tout, il ne put s'empêcher de sourire en pensant que pour cela, elle serait prête à quelques efforts. D'ailleurs, elle commença directement à le titiller. Il répondit à sa question sans hésitation.
- Oh bien sûr que j'accepte ce genre de paiements, mais ne croyez pas que c'est une généralité. Seules les VIP y ont droit... Et à l'heure actuelle, une seule à la carte membre. Fit-il joueur. Il pouvait s'amuser, oui. Il pouvait taquiner. Car avec elle il arrivait à changer, et le changement avait de quoi être impressionnant.

Finalement, il s'écarta pour prendre les bagages de la belle qu'il chargea à l'arrière avant de revenir vers elle. Elle continuait de le titiller d'avantage. Pas sûr qu'il attende la fin de l'arrêt maladie pour remettre une partie de jambe en l'air avec elle. Et pas qu'une... Décidément, elle arrivait même à lui faire penser à des choses peu chastes et pas catholique, et ça l'amusait bien.
- Trop court? Mais tout le monde n'a pas la chance d'être en arrêt ma très chère... Cependant, si tu es toute à moi... Il l'embrassa. Alors je risque bien d'abuser de toi, encore, et encore, et encore... Et encore. Il sourit lorsqu'elle déclara qu'elle méritait la glace puisqu'elle n'avait pas pleuré quand ils lui avaient retiré les fils. Il sourit et répondit. Dans ce cas, on fera une glace quatre boules spécialement pour toi! Il la laissa monter en voiture avant de la rejoindre.

La splendide Auto ne tarda guère à démarrer et il se fit un plaisir de conduire tranquillement et de manière sûre pour la belle blonde. Tout en roulant, il demanda si elle n'avait pas dû le tenir au courant. Il la sentit un peu gêné. Elle avait voulu lui faire la surprise. Il sourit alors qu'elle continuait en déclarant qu'elle avait souhaité une surprise plus romantique.
- C'est sûr qu'il y a mieux. Lâcha-t-il dans un sourire. Elle répliqua immédiatement en déclarant qu'il n'avait pas à faire le mécontent vu le sourire idiot qui illuminait sa gueule. Il se laissa aller à un rire franc.
- Bah la prochaine fois je viendrais avec une rose dans la bouche, juste pour toi. Fit-il alors qu'elle détourna le regard amusée pour contempler la ville. James se concentra à nouveau sur la route, s'arrêta à un feu rouge. Alors que le moteur ronronnait et qu'il laissait ses pensées en paix, sans réfléchir vraiment, il eut un sursaut lorsqu'elle posa sa main sur la sienne. Elle s'était libérée de l'écharpe et se laissa aller à une petite déclaration. Il sourit et reporta son regard sur elle, se plongeant dans ses beaux yeux. Le sentiment est partagé Vicky. Crois-moi... Et pas seulement parce qu'ils étaient enfin tranquille, mais bien parce qu'il était soulagé de voir qu'elle s'en remettrait. Finalement, le feu passa au vert, et il reprit la route.

Il ne tarda guère à trouver l'un des meilleurs glacier de la ville. Petite maison charmante dans Naples où se faisait dit-on les meilleurs glaces de la ville, aux parfums les plus délicieux et au goût les plus savoureux. James se gara devant et finit par déclarer à la belle.
- Bon, allons prendre ta récompense pour ne pas avoir pleurer. Il ouvrit la porte avant de se raviser, la referma et regarda Vittoria qui semblait ne pas comprendre. Il approcha sa main de sa joue qu'il caressa, puis passa derrière sa nuque et l'approcha délicatement de lui. Alors qu'il n'était qu'à un souffle, il déclara finalement:
- Tu penses que j'ai le droit à un dernier baiser? Demanda-t-il alors que s'affichait sur ses lèvres un grand sourire. L'amour... Oui, ça fait tourner la tête. Il ne pouvait le nier, et il n'en avait pas envie de toute manière.              

Codage par Libella sur Graphiorum



♠️On a parfois l'impression que tout nous oppose,
En réalité, il n'y a qu'un pas pour que tout nous rapproche.♠️
Revenir en haut Aller en bas
Vittoria MartinelliLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2843-i-have-the-heart-of-a-man-not- http://www.ciao-vecchio.com/t2859-vicky-_-what-about-my-fist-in-your-face
ID : Ingrid // Sharky
Faceclaim : Elsa Pataky @Elsy.
Multi-comptes : Tobias & Vera
Messages : 113 - Points : 445

Âge : 37 ans
Métier : Inspecteur dans la brigade criminelle
Sujet: Re: I've got you under my skin. // James ( le Sam 28 Juil 2018 - 16:31 )
L’allégresse de l’instant était reposante, pour ne pas dire salvatrice. Il y avait ce sourire sur son visage qui était équivoque. Sa grand-mère était bien évidemment heureuse de revoir sa petite fille avec cet éclat dans les yeux. Vicky s’était toujours battue et avait donné le meilleur d’elle-même pour sa famille ; pour ses convictions : pour prendre soin de ceux qui comptent pour elle. Qu’importe que cela lui incombe de faire des aller et retours pour ses cousins ou bien accompagner Imelda à la messe alors qu’elle ne croit pas en Dieu : elle était à la disponibilité des siens. Sa famille, qui n’a jamais roulé sur l’or lui a appris ce qui comptait réellement bien qu’au profit de son travail elle avait raté quelques évènements familiaux. Sans le faire exprès, cela allait de sois. Elle faisait juste partie de ces personnes qui une fois plongée dans quelques choses n’arrivaient pas à détacher leur esprit. Cela était une qualité dans son travail même si beaucoup ne voyait pas les choses comme ça. Elle le savait, mais elle avait de la chance d’avoir une famille qui ne pensait pas que cet aspect de sa personnalité soit quelque chose de mauvais. Entre sa famille et son travail : il n’y avait pas de places pour une relation, enfin c’est ce qu’elle pensait depuis la mort de Bryan qui avait été l’exception de la règle. Naturellement, cela était avant de rencontrer James ; de se plonger dans son regard perçant et envoûtant ; avant d’être victime de ses baisers et de ses caresses ; avant d’être sous son charme tout simplement. Peut-être que c’était l’effet anglais dont une de ses collègues lui avait parlé : vantant les mérites des british au cours d’une pause déjeuner. Elle ne le savait pas. La seule chose dont Vittoria était certaine était que le bonheur prodigué par voir le surnom de James s’afficher sur son portable ou bien entendre son rire et sentir ses lèvres sur les siennes : était quelque chose de sincère et véritable. Elle y avait rapidement pris goût et se trouvait aujourd’hui sur le banc des abonnés à la niaiserie. Pour sûr que James chamboulait sa vie et ses habitudes, même amoureuses. Il n’y avait que les cons qui ne changeaient pas après tout et elle ne se sentait pas vulnérable à courir tête baissée dans ces sentiments.
Alors le voir sur le parvis de l’hôpital, près de sa voiture enchanta Vicky qui ne mit pas de temps à s’approcher pour rapidement coller son corps au sien malgré la chaleur. Qu’importe. Elle préférait avoir chaud et pouvoir être proche de lui. Si elle était encore en arrêt maladie : elle n’allait pas s’arrêter de vivre. Mieux encore, elle allait en profiter pour rester auprès de James lorsque ce dernier sera libre. Elle avait du travail à faire, ou plutôt avait supplié qu’on la laisse quand même aider dans les dossiers en cours ; alors quand il travaillerait elle s’occuperait de la meilleure façon qui soit. Les criminels ne se reposaient pas, ne prenaient pas de vacances évidemment : elle non plus même si son chef l’avait forcé tout de même à ne pas trop en faire. L’embrassa tendrement, la passion se réveilla bien rapidement en elle et elle maudissait presque d’être dans un lieu public à ce moment précis. Si elle n’était pas encore guérie totalement : il y avait bien trop de désir en elle pour qu’elle reste sourde à ces pulsions.

« Tsss regarde-toi à faire ton coq… J’espère bien que la seule personne qui a cette carte : c’est moi hein ? Je te préviens tout de suite, je ne suis pas du genre partageuse. » Vicky était une personne ouverte d’esprit, certes mais il y avait des limites à la connerie.

La portière ouverte, tenue par James : Vicky ne monta pas tout de suite dans le bolide. Ils échangèrent de nouveaux baisers tendres dont elle ne se laissait pas. « Ce n’est pas vraiment de l’abus si l’intéresser prend également du plaisir et est consentant. » Un clin d’œil bien avisé pour conclure ces paroles. « Deux me suffisent amplement… Point trop n’en faut pas mon ami. » Dans la voiture de son bel Apollon, elle s’attacha finalement après un bref moment de panique. Replaçant correctement la ceinture Pourquoi elle ne lui avait pas dit ? Excellente question. Elle voulait réellement lui faire la surprise, mais le destin en avait décidé autrement. « Pas besoin d’en faire autant. Te voir est suffisant, James. » Elle était sincère. Le simple fait de l’avoir près de lui suffisait à la ravir.

Elle enleva son bras de l’écharpe pour pouvoir poser sa main sur celle de James. Vicky, qui n’était pas douée avec les mots, tentait de trouver le bon vocabulaire pour se faire comprendre. Même si elle se sentait idiote, elle estimait que cela en valait la peine car ce n’était pas n’importe qui que son regard admirait. Le fait que cela soit réciproque la fit sourire un peu plus. Elle commençait déjà à avoir mal à ses zygomatiques. La voiture s’arrêta et Vittoria était déjà toute excitée à l’idée de manger enfin une glace.

« Tu dis ça comme si ce n’était pas un exploit… » Elle plissa ses yeux avant de rire. Elle ouvrit la portière mais en entendant celle de James se refermer tourna sa tête. Surprise, elle le laissa caresser sa joue : la posant contre sa main et la tourna légèrement pour pouvoir embrasser son poignet. Elle s’approcha docilement. Elle sourit à nouveau et sans répondre s’empara de ses lèvres pour l’embrasser langoureusement, sa main libre glissant sur la sienne délicatement. Elle rompit le contact et le regarda : « Tu as le droit à autant de baiser que tu veux. » Elle était sincère. Elle lui vola un nouveau baiser avant de sortir. La rue n’était pas encore trop bombée, il n’y avait pas de queue non plus au glacier. Elle s’approcha du comptoir et commanda une glace avec deux boules, menthe et chocolat. « Et ce que le monsieur veut aussi. » Elle chercha dans la poche de sa robe pour sortir son porte-monnaie. Elle se tourna vers James : « Avant que tu dises quoique ce soit et que tes gênes de gentleman s’en mêlent : laisse-moi t’expliquer comment ça va marcher. Vu que tu es mon chauffeur, j’ai le droit de te donner un pourboire en glace non ? Et puis au pire considère ça comme un paiement pour les heures supplémentaires que tu vas devoir faire aujourd’hui. » Elle rigola et lécha la boule de chocolat non sans regarder dans le blanc des yeux James.



☽☽ The only difference between the saint and the sinner is that every saint has a past, and every sinner has a future.

Revenir en haut Aller en bas
James WeaverToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Jason Statham + a voir
Multi-comptes : Francesco Spinoza
Messages : 102 - Points : 556
Âge : 46 ans
Métier : Tueur à gages et chauffeur de taxi à ses heures perdues
Sujet: Re: I've got you under my skin. // James ( le Dim 29 Juil 2018 - 15:11 )
I've got you under my skin
Elle marquait le terrain. Elle donnait déjà le ton. A l'humour de James quand à l'éventuelle carte VIP, elle répondit de suite, du tac au tac, ne lui laissant pas le temps d'engager la conversation ailleurs. Elle était claire. Elle le faisait sien, et elle n'était pas prête à partager. Il accepta le marché, si marché toutefois il y avait. Implicitement, elle lui déclarait également que si il la trompait, il risquait fort de le regretter. Par chance, aussi par bon sens peut-être, il n'avait jamais été l'un de ces grands coureurs de jupons, qui mettent une fille différente dans le leur lit toutes les semaines ou les trois nuits. De toute manière, il n'avait jamais le temps de courir les bars ou les boîtes de nuit à la recherche du grand amour ou d'un coup d'un soir. Il lui était arrivé de mener quelques filles dans son lit, mais ce n'était jamais les sentiments qui primaient dans ce genre de parties de jambes en l'air. Elle c'était bien différente. Il se sentait bien en sa présence, il aimait être avec elle tout simplement. Ce n'était pas une relation pour un plan d'un soir comme le disait certains, non, là il y avait le sentiment, il y avait l'étincelle. Celle en laquelle on ne croit pas, celle qu'on pense inexistante ou disparu, au plus profond de son être et qui pourtant n'attend qu'un signe, un moment, pour s'éveiller. Il avait fallu qu'elle pose ses lèvres sur les siennes, il avait fallu d'un baiser pour que celle de James n'explose en lui. Une étincelle folle. Et désormais il ne s'agissait plus d'une étincelle, mais d'un véritable incendie qu'il ne maîtrisait plus. Il aimait voir son nom s'affichait sur l'écran de son téléphone, aimait recevoir de ses nouvelles, il aimait la voir, plonger son regard dans le sien, sentir son parfum, même si ces derniers temps elle avait pris le parfum de l'hôpital. Mais il s'était promis de lui offrir une belle bouteille de parfum dés qu'il en aurait l'occasion. Elle était devenue pour lui son essentielle, sa drogue. Il fallait qu'il la voit, ou du moins qu'il communique avec cette jolie blonde dont il était tombé sous le charme sans savoir si c'était bon ou mauvais, ou un peu des deux.

- Ne t'en fais pas, répondit-il se voulant rassurant, c'est une carte unique. Je n'en ai qu'une à donner... Souffla-t-il alors qu'il fallait que leurs lèvres se rencontrent de nouveau, et que ce simple contact lui donnait déjà envie d'elle. Il sourit alors qu'elle déclara que ce ne serait pas de l'abus si les deux partis étaient consentants et intéressés. Pour sûr qu'elle partante la blonde. Elle monta finalement dans la voiture, et lorsqu'il la rejoignit, elle finit par déclarer que deux boules sur la glace suffiraient amplement. Il lui adressa un sourire, manquant presque de répondre avec humour que cela aurait au moins le mérite d'épargner son porte-feuille. Puis, la voiture prit la route. La main sûre, calme, James conduisait sans se presser. Elle le regardait en souriant, heureuse d'être là simplement, avec lui, et il lui adressa le même sourire, heureux aussi. On aurait pu croire à un couple, qui passait ses vacances. Et soudain, en regardant le sourire de sa belle, il nota tout ce qu'il avait manqué. Les cinémas entre amis, ceux avec la copine a partager un paquet de pop-corn devant un super film, les balades en amoureux, les vacances à deux. Il s'apercevait désormais de tout ce qu'il n'avait jamais eu... de tout ce à quoi il n'avait jamais pensé... parce qu'il ne pensait pas deux, mais un. Et finalement, le constat qu'il faisait, c'était qu'il n'avait rien fait. L'un de ses amis lui avait soufflé un jour : "On vit, on crève, et la vie passe, sans qu'on ait pu s'en apercevoir, elle nous emporte l'ami... Et qui retiendra ton nom? Qui retiendra ce que tu étais si tu ne fais rien?" Faire des choses. Il en avait fait. Mais pas des glorieuses. Peut-être changerait-il ça un jour... C'était possible après tout... Puisque lui qui n'aurait pas dû tombé amoureux l'était désormais, et pas de n'importe qui... Une flic. Carton plein!

Il se gara finalement devant la glacier de la ville, l'un des meilleurs du moins, la taquinant un peu alors qu'elle ripostait. Il ne déclara rien, se contentant de l'embrasser. Elle lui accorderait autant de baiser qu'il voudrait, il ne put retenir un grand sourire alors qu'il retenait son souffle quand elle l'embrassa à son tour. Il l'aimait. Un truc de dingue vous diraient certains... Mais qu'est-ce qu'il aimait ça, qu'est-ce qu'il aimait l'avoir près de lui. Ils ne tardèrent guère à rentrer chez le glacier et elle commanda. Menthe chocolat. Elle tint à payer. Il ne déclara rien alors qu'elle lui faisait la petite morale, la petite argumentation qui allait bien avec. Il leva les yeux au ciel comme si elle l'épuisait avant de répondre:
- Ca va tête de mule... Pour une fois, je vais écouter. Il lui adressa un grand sourire alors qu'elle léchait les boules de sa glace. Il commanda à son tour, quelque chose de frais. Mangue et fruit de la passion. Mangez cinq fruits et légumes par jour. Cela faisait déjà deux fruits. Il attendit de recevoir sa glace avant d'inviter Vittoria à le suivre. Autant se mettre à l'aise sur la petite terrasse du glacier.

Ils s'installèrent, non sans se lâcher du regard. Leurs yeux se cherchaient, nul besoin de mots, nul besoin de gestes, le regard parlait pour eux. Il le savait. Elle le savait également. Il apprécia les saveurs de la glace qu'il lécha. Décidément, les italiens n'étaient pas reconnus pour rien dans l'art des glaces. Finalement, il déclara:
- Des heures supplémentaires? Moi qui croyais que je rentrerais à l'heure chez moi pour une fois... Et toi tu vas me retenir? Il la taquinait un peu alors qu'il ne demandait qu'à faire des heures supplémentaires avec elle. Juste avec elle. Que avec elle. Je risque de hausser mes prix mademoiselle Martinelli si cela devient trop fréquent... fit-il joueur, la cherchant un peu. Il aimait cette femme, au point que son caractère en était influencé. Il devenait, en sa compagnie, plus charmeur, moins maladroit en amour quoique quelques hésitations soient parfois présentes. Plus attentionné, plus séduisant, mais aussi plus attentif à ses tenues, à sa manière de s'habiller, souhaitant toujours être au top. Et oui, quand un homme veut séduire, il faut le faire bien. Et James avait déjà un avantage non négligeable: Il avait bon goût. Tant pour les femmes que pour les vêtements et les belles voitures. En général ce n'était pas ce qu'on lui reprochait. Et puis tout dépend du type d'heure supp aussi dirons-nous... Et du type de... "Voyage". Quelques sous-entendus, il jouait un peu avec elle, et à son regard, il savait que ce petit jeu entre eux ne faisait que commencer. C'était un excellent début en vérité.                

Codage par Libella sur Graphiorum



♠️On a parfois l'impression que tout nous oppose,
En réalité, il n'y a qu'un pas pour que tout nous rapproche.♠️
Revenir en haut Aller en bas
Vittoria MartinelliLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2843-i-have-the-heart-of-a-man-not- http://www.ciao-vecchio.com/t2859-vicky-_-what-about-my-fist-in-your-face
ID : Ingrid // Sharky
Faceclaim : Elsa Pataky @Elsy.
Multi-comptes : Tobias & Vera
Messages : 113 - Points : 445

Âge : 37 ans
Métier : Inspecteur dans la brigade criminelle
Sujet: Re: I've got you under my skin. // James ( le Dim 29 Juil 2018 - 21:36 )
Si elle affirmait ne pas vouloir le partager, il était évident pour elle que l’inverse était vrai. Vicky ne faisait jamais aux autres ce qu’elle n’aimerait pas qu’on lui fasse. C’était un de ses plus grands principes de vie. Elle en avait quelques-uns tenaces comme ça qui ne changerait jamais. Fidèle à ses idéaux, fidèle en amour : elle faisait partie de ces personnes loyales jusqu’au dernier jour de leur vie. La sienne pouvait être écourtée à tout moment en vue de son travail et de sa nonchalance à défier le destin. Certes, le fait que sa grand-mère soit encore en vie et puisse avoir besoin d’elle était un facteur qui la faisait rationaliser. Maintenant que James était rentré dans son quotidien : il faisait peser la balance et peut-être qu’à l’avenir elle ne prendrait pas autant de risques. Cela était peu probable, comme en témoignait la course-poursuite qu’elle avait faite il y a peu. Cependant, il ne fallait pas désespérer : Vittoria pouvait surprendre beaucoup quand elle le voulait réellement. Notamment quand il était question de relation privée. L’entendre affirmer qu’elle était la seule à l’avoir, ne fit qu’étirer un peu plus son sourire et la poussa à l’embrasser à nouveau. Elle était bien trop dépendante de ces lèvres maintenant pour pouvoir le laisser partir. Elle était foutue. Dans la voiture, l’atmosphère était particulière : pas comme la dernière fois qu’elle était dans le taxi. Il n’y avait pas de dossier dans sa tête, pas de soucis : juste le plaisir d’être enfin sortie de l’hôpital et de passer un peu de temps avec l’anglais. Vicky n’avait aucun doute, demain elle se replongerait dans le travail mais pour une fois depuis longtemps elle décida de s’octroyer un moment de paix. L’idée de savourer bientôt une crème glacée l’enjouait au plus haut point. Depuis combien de temps ne s’était-elle pas laissé aller au petit plaisir de la vie ? D’autant plus en aussi bonne compagnie ? Son meilleur ami ne comptait pas ; ni ses collègues car James n’avait pas ces positions. Son rôle n’était pas encore étiqueté et Vicky ne voulait pas se presser. Elle voulait savourer et voir au fur et à mesure où cela les amènerait. Il ne fallait pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. En l’occurrence dans son cas : ne pas crier victoire trop vite. Il y avait toujours cette appréhension tenace que tout ceci n’est qu’éphémère. Après tout… La situation était trop belle pour être vraie. Toria s’attendait toujours au revers de la médaille même si en posant sa main sur celle de James : elle avait décidé de prendre le risque de se brûler les ailes. Tant pis. Elle avait le droit comme les autres d’être heureuse, même si ce n’était que temporaire.
Devant la boutique, son regard se mit à pétiller de joie et pourtant elle prit le temps de l’embrasser pour le rassurer ; pour le conforter dans l’idée qu’il y aurait d’autres baisers pour sûr. Vicky ne le laisserait pas s’en tirer si facilement. Elle avait jeté son dévolu sur lui et cela impliquait qu’il n’allait pas se débarrasser d’elle en un claquement de doigts. Elle avait tendance à être comme une mauvaise herbe : du genre tenace qui ne cesse de repousser là où on ne s’y attend pas. Une fois sorti, il ne lui fallut que quelques enjambées rapide pour arriver au comptoir et commandé. Attrapant le cône avec les deux boules, elle commença à prouver par a plus b qu’il n’avait pas le choix sur la question du paiement.

« Venant de toi… Je prends cela comme un compliment. » Coinçant sa glace avec son bras en écharpe, elle paya le glacier en souriant et en le remerciant. Reprenant de son autre main sa crème glacée, elle savoura à nouveau cette dernière en soupirant d’aise.

Assise en face de lui, elle ne pouvait pas s’empêcher de continuer de sourire. Comme une enfant, peut-être, mais il était bon de sortir de l’hôpital et de savourer, un met froid alors que le soleil commençait à être à son zénith. James reprit la parole même si le silence qui s’était installé n’était pas pesant. Vicky se sentait confortable en sa présence, même si aucun mot n’était échangé. Elle se souvient que cela n’avait jamais été un problème avec Bryan ; en revanche avec les autres elle n’avait jamais supporté un moment de calme. James se montrait être de plus en plus une personne qui lui correspondait.

« Tu peux me ramener chez toi si tu veux. » Affirma-t-elle le plus sérieusement du monde en passant sa langue sur ses lèvres pour enlever toute trace de glace. « Si tu dis ça pour m’effrayer, il va falloir que tu trouves autre chose. Quelque chose me dit qu’on trouvera un échange à l’amiable. » Elle lui fit un clin d’œil avant de reprendre la dégustation de cette gourmandise délicieuse qu’elle tenait et savourait avec plaisir.

Regardant autour d’eux, feintant de l’écouter que d’une seule oreille : son sourire la trahissait. Elle prit le temps de réfléchir :

« Hm… Laisse-moi réfléchir. » Elle tourna sa tête pour le regarder. « Je peux t’emmener dans une dimension parallèle. » Vicky mordit sa lèvre inférieure : « On peut passer des soirées sur le canapé à regarder des films en mangeant un plat qu’on aura cuisiné ensemble avant… J’suis certain qu’on va trouver de quoi s’occuper et si jamais on s’ennuie on aura qu’à jouer à des jeux ludiques. » Évidemment que ses idées n’étaient pas chastes en disant ces derniers mots. « Ce n’est pas comme si on se connaissait encore pleinement, plus on va en apprendre l’un sur l’autre : plus on aura des idées. Il y a beaucoup de premières fois à faire. » Et c’était excitant. Elle tendit sa glace : « Tu veux goûter ? »

Offrant son plus beau sourire, elle comprit au final que toutes ces années sans avoir de compagnon de route, sans laisser la chance à quiconque lui avait manqué. Heureusement, il n’était jamais trop tard puisqu’ils étaient tous les deux en vie.

« Plus sérieusement, tu es libre cette après-midi hein ? Je ne voudrais pas t’empêcher de travailler. » Elle savait que le travail primait : « On aura d’autres moments pour se voir au pire, je connais ton numéro après tout. »



☽☽ The only difference between the saint and the sinner is that every saint has a past, and every sinner has a future.

Revenir en haut Aller en bas
James WeaverToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Jason Statham + a voir
Multi-comptes : Francesco Spinoza
Messages : 102 - Points : 556
Âge : 46 ans
Métier : Tueur à gages et chauffeur de taxi à ses heures perdues
Sujet: Re: I've got you under my skin. // James ( le Mar 31 Juil 2018 - 14:27 )
I've got you under my skin
James ne s'était jamais senti aussi tranquille, aussi bien qu'en cet instant. Certains disaient que c'était les petits moments agréables de la vie, comme le fait de prendre une glace en excellente compagnie qui rendait la vie si belle. La Dolce Vita, non? Il appréciait cela, il commençait vraiment à aimer ces instants, à aimer cette vie-là. Elle déclara qu'elle prenait son "tête de mule" comme un compliment. Elle pouvait. Rare était les fois où il écoutait les autres, mais elle c'était bien différent. Il écoutait non parce qu'elle lui inspirait une crainte quelconque, ou un respect professionnel, mais plutôt parce qu'il l'aimait au point de la laisser faire ce qu'elle désirait en sa compagnie. Et il savait que l'inverse s'appliquait également. Alors qu'elle paya le glacier, il commença à goûter à sa glace. Ce simple fait, ce simple événement, qui ne représentait qu'un petit quelque chose paumé au fin fond d'une vie entière, avait de quoi le réjouir. Jamais, ô grand jamais, il n'avait partagé de tels moments avec une femme. Peut-être parce qu'il n'en avait jamais pris le temps, peut-être parce qu'aucune ne lui avait proposé cela si ce n'était des parties de jambes en l'air. James était le genre d'hommes discret, qui faisait ses affaires, qui menait sa petite vie sans faire suer personne, sans se faire remarquer, et les moments comme celui-ci, il ne connaissait pas. Alors il appréciait, il croquait désormais à pleine dents dedans, il mangeait goulûment cet instant, en appréciant chaque seconde comme si c'était la dernière, se plongeant dans le beau regard bleu de la blonde dont il s'émerveillait sans cesse. Ils finirent par s'asseoir tranquillement sur la terrasse, profitant du soleil, du temps qui passait sans se poser la question de si il fallait partir ou non, si ils perdaient leur temps ou non. En sa présence, il ne perdait jamais de temps. Du moins, il avait la sensation que le temps qu'il passait avec elle, il ne le gaspillait pas. Jamais. Finalement, alors qu'elle souriait toujours, il ne tarda guère à déclarer qu'il comptait rentrer à l'heure chez lui. Et elle répondit du tac au tac, confiante, sans hésiter, qu'il pouvait la ramener chez lui si il souhaitait. Elle était franche, direct, ne tournait pas autour du pot, une femme avec qui il aimait discutait en soit. Il lui adressa un grand sourire et répondit à sa jolie blonde:
- Très bien... Pourquoi pas. Après tout je suis déjà venu chez toi... Il faut bien que je te rende la pareil. Fit-il dans un grand sourire. Même si James avait peut-être une maison un peu moins charmante, un peu plus typique, quoique l'intérieur moderne et confortable était très britannique, un charme bien à lui, qui ne plaisait pas à tout le monde dira-t-on. Oh... Je suis sûre que tu sauras proposer un échange des plus... équitable. fit-il encore un peu taquin. Il ne cessait pas de la taquiner, avec elle, il s'osait à autre chose, à quelques sous-entendus, sans la crainte d'être jugé négativement.

Elle ne tarda guère à réfléchir alors qu'il avait déclaré que tout dépendait des heures supplémentaires. Elle ne tarda pas à évoquer une dimension parallèle. Il eut un grand sourire et répondit immédiatement.
- J'aime plutôt bien Star Wars. Fit-il taquin alors qu'elle continuait. Et plus elle y allait en propositions, plus il avait envie d'aller plus loin avec elle, de l'emmener avec lui. Elle en avait des idées, et lui aussi. Non des plus chastes, non des plus catholiques, mais il s'en moquait en fait. Il commençait à goûter à cela, ils jouaient tous les deux, ils se cherchaient, mais au final, ils finiraient bien dans les bras l'un de l'autre, c'était obligé. Bon, il ne faudrait juste pas oublier qu'elle restait tout de même légèrement handicapée. Légèrement. Car elle n'était pas non plus totalement en arrêt, non? Et il se doutait bien qu'elle saurait se débrouiller d'une manière ou d'une autre pour s'amuser, et vu comme elle était partie, elle ne resterait sans doute pas assise sagement sur le canapé, bien qu'il ferait tout pour la ménager, elle pouvait compter là-dessus. Et bien, tu as pleins d'idées, je suis sûr qu'on trouvera quelques petites choses pour s'amuser. Par contre, c'est con je n'ai pas de jeux de sociétés... Mais la soirée film avec toi... Cela me convient parfaitement. Si on ne regarde pas Titanic... Je m'endors toujours avant la fin! déclara-t-il en souriant.

Il goûta à sa glace qu'elle lui tendit. Il aimait bien et lui tendit la sienne. Posés là comme deux amoureux, ils passaient un bon moment ensemble à apprécier une bonne glace, et qui aurait cru qu'un jour il le ferait avec elle. Mais il préférait, sous ce magnifique soleil, en cette magnifique journée de dimanche, se laisser aller au plaisir plutôt qu'au doute, il préférait de loin l'amour que Vittoria lui portait, et qu'il lui portait en retour, plutôt que toutes les questions qui se bousculaient dans sa tête. Elle redevint sérieuse un instant , voulant s'assurer qu'elle ne le dérangerait pas dans son travail. Il sourit.
- C'est mignon ça... Fit-il. Mais ne t'inquiète pas. pour toi je suis libre amore. Voilà que venait les petits mots d'amours, les petits qualificatifs, il était mal le james, mais peu importait, il savourait! Il reprit sa glace pour continuer de la manger. Non, je suis trop heureux de te voir en dehors de l'hôpital pour te laisser filer comme ça. Crois-moi, je vais me rattraper de ton absence. Il lui rejetait la faute. C'était elle qui avait été absente. Il s'en amusait en fait, jouait encore, et toujours, tel un félin, jamais fatigué de jouer avec sa proie.

- J'ai quelques films sympas chez moi, si tu veux, tu choisis le film, je choisis le menu. Il la regarda d'un regard entendu. Il commencerait par elle en entrée, continuerait avec le plat principal qui serait... Elle toujours, et terminerait sur un dessert parfait: Elle. Le menu était fait rapidement, et ce n'était pas si mal au final. Il sourit. Quoi? J'ai pas dit quel genre de repas je ferais si? Il lui adressa son plus beau sourire. Le genre de sourire innocent qui sonne faux. Ses pensées décidément n'était plus chaste en la présence de la belle blonde et... Oui c'était encore sa faute, mais cela ne le dérangeait pas. Avec elle plus rien ne semblait pouvoir le déranger, il faudrait bien qu'il s'y fasse et elle aussi. Et puis tu m'as dit qu'on ferais la cuisine ensemble donc bon... Donc bon, un nouveau sous-entendu, il cuisinerait avec elle quoi! âmes sensibles et chastes, et pure et, bref... Abstenez-vous. Spectacle censuré et seulement pour les grands, car entre eux, pas de petits baisers sages et chastes! Et elle l'avait déjà affirmé.            

Codage par Libella sur Graphiorum



♠️On a parfois l'impression que tout nous oppose,
En réalité, il n'y a qu'un pas pour que tout nous rapproche.♠️
Revenir en haut Aller en bas
Vittoria MartinelliLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2843-i-have-the-heart-of-a-man-not- http://www.ciao-vecchio.com/t2859-vicky-_-what-about-my-fist-in-your-face
ID : Ingrid // Sharky
Faceclaim : Elsa Pataky @Elsy.
Multi-comptes : Tobias & Vera
Messages : 113 - Points : 445

Âge : 37 ans
Métier : Inspecteur dans la brigade criminelle
Sujet: Re: I've got you under my skin. // James ( le Sam 4 Aoû 2018 - 21:35 )
La situation était presque grisante, il y avait quelque chose dans cet instant qui le rendait unique et agréable, mais Vittoria avait peur du revers de la médaille. C’était probablement parce que ce simple échange était parfait. La vie lui avait montré que tout se payait, même le plus simple moment de bonheur. Pourtant, alors que ses yeux étaient plongés dans ceux de James, elle n’en avait rien à faire. En sa présence, elle voulait croire qu’il était le signe d’un changement : d’un nouveau chapitre de sa vie. Après celui de Sicile, celui de Naples commençait en beauté et elle était maintenant impatiente de voir ce que cette ville allait lui offrir. Probablement parce que son quotidien était bouleversé par cet homme qui mangeait sa glace en ne la quittant pas des yeux. L’accident était arrivé à un mauvais moment, cette hospitalisation aurait pu achever cette relation avant même qu’elle ne commence et étrangement cependant elle semblait n’avoir qu’affirmer cet attachement qu’on appelle communément un coup de foudre. Ceux qui n’arrivent que dans les films et qui pourtant de temps arrivaient dans la vie réelle. Assis l’un en face de l’autre, il ne faut pas longtemps avant que des idées soient émises concernant le déroulement de cette journée sous le signe des retrouvailles même si rapidement elle comprend que ce n’est pas 24 heures dont ils ont besoin, mais une semaine entière. Voire plus si affinité ? Pour sûr qu’entre eux il y avait plus que de simples œillades. Ils s’étaient déjà prouvés que sur le plan charnel ils se correspondaient. Leurs corps s’emboîtaient parfaitement, si cela était le destin de chaque homme et femme : les formes de James ravissaient plus que raison Vicky qui espérait pouvoir rapidement pouvoir re goûter au péché qui a condamné l’humanité.

« Ma foi… Si tu veux faire honneur aux traditions qu’incombe ta nationalité : tout parfait gentleman qui se respecte doit inviter sa dame chez lui quand cette dernière l’a déjà invité. »

Et puis, elle aimait découvrir de nouveaux endroits. Il avait découvert un peu son univers, il était temps que les rôles soient inversés. Elle était curieuse de savoir à quoi ressemblait sa maison ? Ou bien avait-il un appartement ? Des images se profilaient déjà dans son esprit sans pour autant qu’elle se décide à les partager. Elle verrait en temps et en heure. Il avait déjà accepté de toute façon. Le sourire taquin de James trouva un écho sur son visage radieux.

« C’est que tu commences à me connaître… » Susurra-t-elle en mangeant plus lentement encore sa glace : la dégustant d’une façon plus sensuelle encore histoire de bien souligner la nature de ses idées.

L’ivresse d’une relation dans ses premiers émois était aussi agréable que les sucreries qu’ils avaient dans leur main. Il y avait cette impatience de le retrouver, ce désir de faire un doigt d’honneur à la bienséance et de l’embrasser passionnément sous les yeux des passants. Au diable les prudes et les pudiques. Vicky ne s’était jamais attardée sur l’opinion publique. Tant que les personnes qu’elle tenait en estime la respectaient : elle ne demandait rien de plus. Jugé est une chose facile, apprendre à connaître est difficile mais elle n’avait pas peur de cette tâche. Elle était bien décidée à remonter ses manches et à faire sien ce qui était sous ses yeux. Même si cela était temporaire : elle voulait garder jalousement ces souvenirs.

« Un cinéphile tu es ? Parfait tu me sembles être de plus en plus. »

Elle avait évidemment pris une voix plus grave et sérieuse avant d’exploser de rire. Cela était une grande qualité, elle qui connaissait les classiques à défaut d’avoir vu les derniers films. Pas le temps, pas l’envie : elle préférait se poser quand elle avait le temps devant un divertissement qu’elle connaissait par cœur. Pas certain, cependant, qu’ils puissent regarder un film en entier : Vicky n’était pas innocente, ni idiote ; James devait avoir les mêmes idées qu’elle quand il était question de passer une soirée en tête-à-tête. Faisant même une allusion à des jeux de société, elle sourit à sa réponse.

« Je ne disais pas ça en tout bien tout honneur… Je suis certain qu’on peut faire notre propre version des petits chevaux si on le décide. » Un clin d’œil exagéré ponctua cette phrase. « Et n’ayant jamais vu Titanic, je ne peux pas confirmer ou nier ces paroles : mais ce n’est pas dans mes attentions de regarder ce film. J’en suis plutôt fière tu sais ? On ne doit pas être beaucoup dans ce cas ! »

Histoire de se démarquer encore plus des conquêtes que le Britannique avait dû rapporter dans son lit. Tendant sa glace pour que James la goûte, elle se leva légèrement pour lécher la sienne en souriant :

« Des parfums que je ne connaissais pas mais c’est rafraîchissement. Je ne m’y attendais pas tu vois. »

Se réinstallant, elle posa une question sérieuse pour une fois. Elle ne voulait pas empêcher James de travailler. Elle était en arrêt maladie : mais lui non. Elle s’en voudrait de lui causer des soucis, être d’une quelconque façon un poids. Surprise du mot utilisé, elle arrêta même de croquer le cône de sa glace pour le regarder ébahit. Amore. Venait-il vraiment de l’appeler par ce petit nom ou bien était-ce une invention de son esprit fatigué et enivré d’être enfin libre de l’hôpital ? Elle n’attendait que ça de passer du temps avec lui, de le découvrir un peu plus. Distribuant les rôles pour cette soirée qui s’annonçait déjà charmante : elle rigola doucement en terminant sa glace.

« Je pense que nous avons un deal. » Elle sourit : « Tu as déjà des idées sur ce que tu vas cuisiner ? Ou tu vas improviser comme un chef ? » James avait peut-être des talents culinaires après tout. Elle allait le découvrir ce soir assurément. « Ma foi si je choisis le film ce n’est plus mon rôle de cuisiner et puis je t’ai déjà préparé le petit dej une fois. Je me contenterai de te regarder. »

Elle attrapa une serviette en essuya sa bouche puis ses mains avant de se lever. Elle fit le tour de la table et l’embrassa doucement. « Je vais juste devoir rentrer chez moi un peu pour prendre des vêtements propres puis je dois parler à ma grand-mère un peu. » Elle caressa sa joue délicatement. « Ça te donnera le temps de réfléchir à ce que tu vas me faire ce soir… » Dans tous les sens du terme cela était évident. Si en vue de son état il allait falloir jouer de ruse : ils trouveraient un moyen. « Et de ranger ta maison au besoin pour la venue d’une Lady. »



☽☽ The only difference between the saint and the sinner is that every saint has a past, and every sinner has a future.

Revenir en haut Aller en bas
James WeaverToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Jason Statham + a voir
Multi-comptes : Francesco Spinoza
Messages : 102 - Points : 556
Âge : 46 ans
Métier : Tueur à gages et chauffeur de taxi à ses heures perdues
Sujet: Re: I've got you under my skin. // James ( le Lun 6 Aoû 2018 - 22:50 )
I've got you under my skin
Le soleil qui brillait dans un ciel, bleu pour une fois, la femme qu'il aimait en face de lui, se perdant dans ses yeux, dont le bleu était encore plus beau que celui du ciel, se rapprochant du bleu splendide de la mer. Avec un peu d'imagination, on pouvait voir quelques voiliers, dont les grandes voiles blanches, poussées par le vent, voguaient, avec leur fière silhouette, leurs mâts surmontés des plus beaux oriflammes. C'était fou de pouvoir se noyer dans un tel regard, complètement idiot de pouvoir se dire que ce regard là pouvait changer une vie. Et pourtant James ne s'était jamais senti aussi bien qu'en cette journée, il ne s'était jamais senti aussi bien qu'avec elle. Désormais, son coeur battait à nouveau, non plus pour l'adrénaline d'un soir au volant de sa voiture, ou pour la tension qu'offrait chaque tir qu'il faisait. Non. Désormais il battait pour l'envie de la voir, de la toucher, de la faire sienne. Désormais son coeur battait pour l'adrénaline d'un soir avec elle, d'une nuit entre ses bras, la tension qui s’exerçait sur son être, c'était désormais celle de savoir quand il la reverrait. Alors il profitait de cet instant, il le savourait, comme si c'était son dernier jour à vivre. Il l'aimait, comme jamais il n'avait aimé personne, le coup de foudre, il n'aurait jamais pensé que cela lui arriverait, et sans doute pas avec une femme flic. Et pourtant, c'était bien le cas. Mais désormais, il était bloqué. Pris entre sa vie de baroudeur, et celle à laquelle il aspirait, plus tranquille, en compagnie de la blonde. Il était pris entre le marteau et l'enclume, incapable de repousser l'un et l'autre, et viendrait le jour où il se ferait écraser, broyer entre les deux sans pouvoir rien y faire. Ce jour-là... Il savait qu'il ne pourrait pas l'éviter. Et il avait peur... Non pas de ce qu'il pourrait perdre, mais plutôt de la perdre elle. De plus, il connaissait son tempérament, l'envie d'aller jusqu'au bout qu'elle avait. Mais quand on luttait contre de grands mafieux tels que les changretta... avait-on une chance de s'en tirer. Et un jour, peut-être que le contrat qu'on lui proposerait serait celui de... Il n'osait pas y penser.

Il sourit alors qu'elle lui déclarait que sa nationalité impliquait désormais qu'il l'invite chez elle. La galanterie, les bonnes manières britannique, il fallait qu'il fasse honneur à son pays, à son drapeau, sa patrie peut-être? C'était un peu abusé, sans doute, mais il n'avait plus le choix, il fallait qu'il l'invite. Proposition lancé, et cela, loin de le déranger, lui plaisait. Lui faire découvrir sa vie, quoique elle était peut-être moins originale que celle de la sicilienne, lui faire découvrir sa maison, moderne, peut-être sans trop de charme, si ce n'était le garage où pendaient divers posters automobiles. Restait sa chambre, son antre. Moderne certes, mais dans laquelle pendait des tableaux de grands voiliers, seules images d'un rêve qu'il n'avait pas encore réalisé. Un jour, il s’achèterait un grand navire, l'un de ces grands voiliers de luxe, et il partirait en mer. Peut-être pour ne plus jamais revenir. Mais pour l'heure, il n'avait jamais pris le temps de chercher à prendre la mer.
- Alors je vais faire honneur à mes origines... Lâcha-t-il dans un sourire.

A ses allusions, elle répondit de plus belle, léchant sa glace de manière sensuelle, invitant le britannique à penser, et non pas à penser à des choses chastes, il devait bien l'admettre. Mais seigneur, c'était elle qui avait commencé là!! Il la regarda avant de croquer dans sa glace, faisant bien claquer ses dents, comme la mâchoire d'un prédateur se referme sur sa proie.
- Mais comment ne pas te connaître après une telle nuit? Et encore... Je suis sûr que tu me caches des choses... Il eut un sourire rien qu'en pensant à tous les sous-entendus qu'il venait de faire. Elle ne lui avait pas caché grand chose en réalité, il devait bien l'admettre. Mais elle ne lui avait pas tout montré, il le savait... Une nuit pour ces deux énergumènes était trop peu, il leur en fallait plusieurs.

Elle le taquina sur ces qualités cinéphiles, il reconnut un "accent" et une tournure de phrase typiquement du genre yoda. Il ne put s'empêcher de rire avec elle, avant de reprendre du tac au tac, imiant à son tour le petit jedi vert qui avait fait la célébrité des films de Lucasfilm.
- Cinéphile je suis... Etape nécessaire c'est, quand britannique on est. Il eut un sourire alors qu'il se découvrait un certain humour, comme quoi quand on était amoureux, on était plus vraiment le même. Et cela se vérifiait pour James qui, pour "draguer" la jolie blonde, car c'était bien ce qu'il faisait, ne cherchant qu'à la faire toujours plus sienne, ne cherchant qu'à la rendre dingue de lui. Alors il s'improvisait humoriste de temps en temps, il s'improvisait avec un caractère bien lus détendue, bien moins froid que ce à quoi il avait l'habitude, mais c'était bien parce qu'elle avait sut mettre un peu de chaleur dans son coeur, parce qu'elle avait sut y déverser quelque chose bien à elle. Et il changeait... Petit à petit.

Il eut un autre sourire lorsqu'elle parla des jeux de société. Leur propre version des petits chevaux? Mais il n'en doutait pas, et sans doute que leur version serait la meilleure, il n'y avait pas à en douter. Le clin d'oeil qu'elle effectua acheva de le conquérir. Un large sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'il reprenait:
- D'accord, mais c'est moi qui décides des règles alors... Mais j'ai peur que seul le plateau ne suffise pas... Pas assez grand. Fit-il joueur. Il adorait ce petit jeu entre eux, ce jeu de provocations, de taquinerie, comme deux adolescents qui découvraient les plaisirs de l'amour. Sauf qu'ils n'étaient plus adolescents, ils étaient bel et bien des adultes, mais... Mais l'amour les rajeunissait, tout simplement. Quand à Titanic, elle le rassura, elle n'avait jamais vu le film et n'avait pas envie de le regarder de toute manière. Il en fût rassurée. Non pas que le film ne soit pas un beau film, au contraire, mais plutôt parce que ce n'était pas le genre de films de James qui savourait bien mieux les films de science-fictions ou d'actions.

Elle goûta à sa glace avant d'admettre que c'était frais et qu'elle ne connaissait pas les parfums. Il haussa les épaules. Il aimait ce genre de parfums fruité, qui avait le don de rafraîchir par une pareille journée. Elle ne s'y attendait pas... Forcément. Avec lui, il y avait toujours quelques surprises. Après qu'il l'ait rassuré sur le fait qu'elle ne l'empêchait pas de travailler, et que le temps qu'il prenait avec elle, il pouvait le prendre, elle eut un grand sourire, déclarant qu'ils avaient un deal. En effet. Elle lui demanda alors ce qu'il allait cuisiner, si il avait déjà des idées, où il il allait improviser. Il eut un petit sourire. Elle se justifia alors en déclarant que comme ce serait son rôle de choisir le film, elle ne cuisinerait donc pas, du moins la tâche ne lui incombait-elle plus. Elle avait le don de se tirer de ce genre de situations à une vitesse folle la coquine, bon sang. Et elle argua qu'elle avait déjà préparé un petit déjeuner. Il en déduisit que cuisiner n'était pas le passe temps favori de la belle blonde. Lui, en revanche, pouvait parfois se révéler bon cuistot si il le voulait. Pourvu qu'il prenne le temps, et qu'il en ait l'envie. Il répondit finalement:
- Ah bon? Je croyais que tu me cuisinerais des bons petits plats moi... Fit-il pour la provoquer un peu avant de reprendre. Le menu de ce soir? Les lèvres d'une jolie blonde en entrée, tout son corps en plat principal, son plaisir en dessert. C'est plutôt pas mal non? Il avait été franc et direct cette fois et il ne put s'empêcher de rire un peu avant de reprendre. Plus sérieusement, c'est une surprise. Autant la laisser dans le floue, elle pourrait imaginer tout un tas de truc, et il pouvait encore la surprendre, car oui, il adorait la surprendre, et il espérait que ce soir ne ferait pas exception.

Elle termina sa glace, s'essuya à l'aide d'une serviette alors qu'il arrivait lui aussi sur la fin de sa glace. Elle vint s'installer près de lui alors qu'il prenait une serviette pour s'essuyer à son tour, avalant sa dernière bouchée de glace. Il eut un frisson lorsqu'elle lui caressa la joue et planta son regard dans celui de sa blonde. Oui. La sienne. Il l'avait décidé. Il la faisait sienne. Pas une autre: Elle. Elle qui lui déclarait qu'il fallait qu'elle rentre prendre des vêtements propres, et qu'elle parle un peu à sa grand mère. Il sourit.
- Très bien, ça marche. Il s'arrêta un instant. Ta grand-mère ne va pas être surprise que tu prennes une soirée pour toi pour une fois? Fit-il dans un sourire. Mais James commençait peu à peu à connaître les deux femmes. Et la grand mère de la belle semblait être le genre de femmes loin d'être bête. D'ailleurs, n'était-ce pas elle qui avait appelé James pour qu'il prenne vienne chercher sa fille? Et Vittoria continua en déclarant que cela laisserait à James le temps de réfléchir à ce qu'il lui ferait ce soir... Et pour sûr qu'elle ne parlait pas seulement de cuisine. Il laissa aller ses mains sur les hanches de la jeune femme qu'il rapprocha de lui. Je suis sûr que tout comme moi vous avez pleins d'idées pour ça... Lâcha-t-il dans un murmure sensuel alors que ses mains caressait les hanches de la belle. Elle ajouta quelque chose de plus sérieux, mais qui ne s'appliquait pas à James. Il ne tarda donc guère à répondre. Non, le rangement n'est pas un problème. Ni même le ménage. Mais je ferais un effort sait-on jamais... Souffla-t-il avant de venir l'embrasser. Il avait envie d'elle, là, de suite. Dommage que ce soit un lieu public. A la mer les bienséances, au vent la bonne conduite, il la voulait elle. Mais il ne pouvait pas, alors il se contentait du baiser... Il se contentait de ses lèvres déjà tant de fois goûter, mais jamais rassasié. Il se contentait de ses hanches encore couverte de la robe, mais au moins ses courbes étaient à lui. Il rompit le baiser.
- Alors je suppose qu'il va falloir que je vous ramène... Parce que rentrer à pied n'est pas dans vos options... Et que madame a un chauffeur privé rien que pour elle en plus de cela. Il s'amusait de la taquiner, s'amuser de jouer avec elle, de lui parler, de plaisanter en sa compagnie. Il profitait tout simplement. Il jeta sa serviette à la poubelle avant de se lever. A moins que madame ne souhaite une autre glace? fit-il dans un sourire. On a un deal alors? Termina-t-il. Je  te ramène et je passe te prendre vers 18 h? Comme ça tu pourras choisir le film le temps que je fasse la cuisine.                    

Codage par Libella sur Graphiorum



♠️On a parfois l'impression que tout nous oppose,
En réalité, il n'y a qu'un pas pour que tout nous rapproche.♠️
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: I've got you under my skin. // James ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- I've got you under my skin. // James -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Pellegrini
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : 1, 2  Suivant

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Pellegrini