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- I've got you under my skin. // James -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Pellegrini
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Vittoria MartinelliLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: I've got you under my skin. // James ( le Jeu 9 Aoû 2018 - 22:59 )
Le bonheur à l’état pur, Vicky le vivait maintenant et tout de suite. Que pouvait-elle demander de plus ? Même si cette idylle devait se finir demain : elle ne changerait rien. Parce que bien qu’éphémère : elle avait réalisé que cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas été aussi heureuse. Assez pour avoir envie d’aller plus loin, de repousser avec ses deux mains les limites jusqu’à devenir ivre de lui. De sa voix, de son odeur : mourir sous ses caresses et ses baisers ; avoir pour linceul les draps d’un lit défait à cause de leur ébat. Ayant toujours travaillé durant son adolescence pour aider ses parents, elle n’avait pas connu d’émoi affectif de la sorte, alors c’était un peu comme une seconde jeunesse qu’elle s’offrait sous les yeux aimants de James. Rattraper le temps perdu ou plutôt retrouver le temps de prendre soin de sa santé mentale. Son physique laissait à désirer à l’heure actuelle certes, mais il y avait des blessures psychologiques qui n’étaient pas réellement fermés. Elle les portait comme sa croix, faisant avec : avançant la tête haute alors qu’il serait si facile de sombrer et de se laisser aller. Il était plus facile de ne rien faire et de s’apitoyer que de se battre et donner un coup-de-poing dans la vie. Vicky l’avait compris par la force des choses et avait décidé depuis longtemps en se promettant à elle-même de ne jamais abandonner. Jamais. Alors pourquoi tourner le dos à cette chance de pouvoir enfin avoir son propre bonheur ? Même si cela était avec un homme duquel elle avait tout à découvrir. Cela était encore mieux à ses yeux. Elle était impatiente de pouvoir en savoir plus sur lui. Il y avait quelque chose d’excitant à cette idée et cela ne fit que mettre un peu plus d’étincelles dans son regard ; se prenant à se demander entre deux paroles ce qui se passait derrière ce regard profond. Évidemment, elle ne manquait pas une seule occasion de faire mouche avec ses réflexions piquantes. Pourquoi se priverait-elle de faire une telle chose ? Elle avait compris que cela ne le dérangeait pas, bien au contraire : il semblait autant apprécié d’elle. Alors, elle utilisa l’excuse qu’il soit anglais, pour être certaine de se faire inviter chez lui. Vicky n’avait pas froid aux yeux : encore moins quand il était question de cet homme qui semblait tout aussi désireux de vouloir savourer l’instant présent comme il se devait.

« Je n’aurais pas accepté une autre réponse de toi. » Souligna-t-elle avec la malice au coin de son sourire.

Et puis voir sa maison, découvrir son univers n’était que le haut de l’iceberg. Ce qu’elle avait envie de faire en plus de cela ne relevait pas du conte pour enfants. Bien loin d’elle cette idée. Elle ne croyait pas à l’enfer et au pire, si jamais enfer il y avait, elle voudrait y aller pour une raison : et une bonne ! Quitte à être pécheresse : autant récolter la palme d’or non ? Pourquoi faire les choses à moitié ? Ce serait mal la connaître clairement. Utilisant à son tour sa glace comme arme pour montrer ce qu’il attendait la belle : Vicky ne put se retenir de rire aux éclats. Il n’y en avait pas beaucoup qui arrivait à lui arracher un rire aussi sincère et radieux.

« Tu penses sincèrement que j’ai dévoilé mes meilleurs atouts dès la première nuit ? Que nenni mon cher, j’ai encore des jokers dans ma manche et je compte bien te le prouver si l’occasion se présente. »

Il était bon de savoir que James voulait également la découvrir, ou plutôt la redécouvrir si on parlait du plan charnelle, Vicky n’était pas le genre à bavasser pendant des heures sur des sujets sérieux et profonds mais elle avait compris en observant ses grands-parents et parents que la clé d’une relation saine résidait dans la communication. Ils sembleraient que l’art de la parole ne soit pas un problème pour lui comme pour elle. Avait-elle trouvé son égal ? C’est ce qu’elle se demanda alors qu’il se mît également à parler comme Yoda. Et au fond, elle se moquait bien de la réponse à cette question si jamais elle la trouvait un jour. Ce n’était pas important.

« Ah bah voilà que tu prends déjà les rênes ? Je ne te pensais pas si amoureux des jeux de plateaux mon ami. » Elle réfléchit : « Sauf si le plateau prends tout le lit : je pense qu’on devrait trouver assez de place. »

Aucun doute qu’ils trouveraient une façon de s’accommoder et au pire : ils devront trouver une pièce où s’aimer ; quitte à faire toutes les pièces de la maison de James. Pour sûr qu’ils seraient capables de faire ça si le désir était là et il le serait. Bien évidemment. Il n’y avait qu’à voir ces deux-là de loin pour comprendre ce qui les lie. Allant de taquinerie en taquinerie, ils n’avaient pas encore terminé leur glace qu’ils pensaient déjà à ce qu’ils allaient manger le soir-même. C’est qu’ils allaient avoir besoin de force s’ils devaient des exercices physiques.

« Ma foi… Si tu me le demandes gentiment : je te ferai les meilleures lasagnes que tu as mangées dans ta vie. » Affirmait-elle en étant certaine de ce qu’elle avançait. Elle avait tout appris de sa grand-mère. Ce n’était pas ce que James comptait cuisiner ce soir apparemment, même si le repas était Italien en sa personne. Elle l’écouta énumérer les parties de son corps avant de laisser planer le suspens. « Ma foi, le cannibalisme est interdits, tu le sais ça hein ? Pas besoin d’être dans la crim pour savoir ce fait. »

Si elle n’était pas réellement fan des surprises, elle le laissait mener la danse. C’est qu’il avait des arguments de choix de toute façon. S’approchant de lui une fois sa bouche et ses mains essuyées, elle sourit à sa réflexion :

« Mon frère va rester avec elle je pense, le dimanche soir il aime bien dormir à la maison. » Cela était un peu comme une tradition : « Je ne laisserai jamais ma grand-mère toute seule. » Elle s’en voudrait toute sa vie si quelque chose arrivait.

Frissonnant à son contact, elle sourit et s’approcha docilement du chauffeur : elle n’avait pas à se faire prier bien longtemps. Hochant la tête pour appuyer ses dires : elle trouverait de quoi alimenter son imaginaire érotique le temps qu’ils seront loin de l’autre. Il faut dire qu’elle n’avait pas demandé son autorisation pour commencer. C’est qu’elle était seule bien souvent dans sa chambre d’hôpital alors elle a eut l’occasion de réfléchir… Le taquinant sur le rangement, elle rigola brièvement avant de capturer les lèvres de James : posant sa main dans son nuque pour accentuer l’échange.

« Oh tu sais que ça ne me dérangerait pas, mais tu ne laisserais pas une lady rentrée seule hm ? D’autant plus que je suis blessée. Ton côté gentleman ne survirait pas à une telle honte. » Pour sûr qu’elle n’allait pas lui lâcher la grappe sur ce stéréotype parce qu’il semblait vrai le concernant. Il avait quelque chose chez lui le rendait… Bien trop beau pour être vrai en un sens. Il devait y avoir un couac, un squelette dans le placard mais vu qu’il y en avait plusieurs dans le sien : elle ne pourrait de toute façon trop rien dire. « Et puis je dois avouer que c’est assez étrange et excitant d’avoir un chauffeur privé que je ne vais pas me priver pour l’utiliser. »

Elle le suivit pour jeter sa propre serviette avant de glisser sa main dans la sienne pour entrelacer ses doigts.

« Cela me semble être le plan parfait, James. » Elle le regarda dans les yeux : « Je vais tâcher de trouver un bon film. » L’attirant vers la voiture, elle fit attention avant de traverser tout en gardant sa main dans la sienne. Elle alla pour lui proposer de rester avec elle, de passer quelques heures avec sa famille pour qu’il puisse les rencontrer mais se ravisa. De plus, son téléphone sonna au même instant. Lâchant à contre cœur la main de James elle décrocha et au son de la voix de son frère comprit que quelque chose n’allait pas. Il ne fallut qu’un seul non pour que ses dents se serrent.

« Comment ça ils sont chez nous ? »
Elle soupira longuement et leva sa tête au ciel : jurant à Dieu. Elle pouvait entendre la voix de Marcus Changretta derrière. « Ok. Ne la laisse pas seule avec eux ok ? J’arrive. » Elle raccrocha et regarda son chauffeur : « Désolée, c’était mon frère. » Elle rangea son téléphone et monta dans la voiture : volant au passage un baiser à James qui lui tenait la porte. Elle s’attacha et tenta de ne pas trop penser, s’inquiéter : mais elle mordait nerveusement sa joue intérieure sans s’en rendre compte.



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James WeaverToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: I've got you under my skin. // James ( le Ven 10 Aoû 2018 - 11:27 )
I've got you under my skin
Ils allaient de taquineries en taquineries, se laisser aller à l'insouciance du moment présent, à des jeux de mos, des sous-entendus amusés, et cela lui plaisait. Ils étaient comme deux ados qui se découvraient, qui s'amusaient, se titillaient même, voulant savoir qui de l'un ou de l'autre avait les idées les plus perverses. Oh, avec elle, il avait vite compris que leurs jeux ne se résumeraient pas à un bon vieux scrabble, quoique avec des règles modifiés, cela pouvait devenir intéressant. Elle n'était pas non plus du genre sainte nitouche, ne sachant rire des allusions un peu trop... sexuelles, tout simplement. Elle jouait même très bien le jeu, et il le savait, elle y prenait plaisir autant que lui. lui qui avait déjà savourer le corps de quelques femmes, n'avait jamais partagé de si bons moments avec ces-dernières. Il avait couché avec elle pour le plaisir que cela offrait, un plaisir sexuel, physique, mais il n'avait jamais cherché une relation durable, quelque chose de stable, et surtout, une relation ou en plus d'un plaisir physique se joigne un amour affectif pour l'autre. La blonde avait su conquérir, véritablement, le cœur du britannique. Elle y avait déposé sa marque, avait bien fait comprendre qu'elle ne le partagerait pas, qu'elle se montrerait égoïste et impitoyable et... Il adorait ça. Qu'une femme se batte pour lui avait le don de l'émoustiller, et c'était bien la première fois. Elle le provoquait sans cesse, s'amuser, souriait de cette relation qu'ils menaient à deux, sans vraiment se poser de question. Il sourit alors qu'elle répondit qu'elle n'avait pas attendu d'autres réponses de la part du britannique quand à l'invitation chez lui et sur le fait qu'il ferait honneur à ses origines en invitant la charmante blonde. Cela ne le gênait nullement de toute manière. Oh que non. Il était même heureux de voir qu'elle n'était pas dérangé par le fait d'aller chez lui.

Elle ne put s'empêcher de rire lorsqu'il répondit en croquant sa glace, non sans quelques sous-entendus et un regard qui forçait bien à comprendre ce qu'il voulait dire. Le simple fait qu'elle rie le fit sourire. Il aimait la voir ainsi, radieuse, heureuse. Et le fait de savoir que c'est lui qui la rendait ainsi avait de quoi lui faire encore plus plaisir, il en était même heureux... Qui aurait cru qu'il puisse rendre heureux quelqu'un. Et elle confirma qu'il n'avait pas vu tous ses atouts. Il ne put s'empêcher de sourire et même de lâcher un léger rire avant de répondre.
- Oh je sais qu'une dame telle que vous est trop doué pour dévoiler tous ses talents l'instant d'une seule nuit. C'est ce qui rends la chose un peu plus... Intense. Termina-t-il dans un murmure sensuel. Et voilà qu'elle repartait à l'assaut, contestant le fait qu'il prenne déjà les rênes. Oui et alors? Mais c'est qu'elle tenait aussi à avoir son mot dans l'Histoire la belle blonde. Il sourit alors à sa remarque et répondit alors en faisant mine de réfléchir.
- Si tu es sage... Peut-être, que peut-être, que peut-être... Je te laisserais énumérer une... Aller, deux règles. Il sourit avant de reprendre. Amoureux des jeux de plateaux? Moi? Nan, disons que tout dépend de l'adversaire... Fit-il joueur et taquin pour ne pas changer. Quand au plateau... Oui, si le lit n'était pas assez grand, ils trouveraient bien pour remplacer.

Il eut un énième sourire alors qu'elle lui déclarait que si il demandait gentiment elle lui cuisinerait les meilleures lasagnes qu'il ait jamais mangé. Il aimait ce plat, mais il ne lui déclara pas. Il lui demanderait, ça c'était sûr, tôt ou tard, mais ce soir, il se réservait le droit de la surprendre en cuisinant un peu. Il rêvait désormais d'un dîner devant un bon film, d'un moment à deux. Il avait envie de cet instant soudainement, il avait désormais envie de vivre ces instants avec elle. Elle lui avait donné goût à cela, et lui, peu tourné sur le romantisme se surprenait à rêver de ce genre d'instants. Il les désirait ardemment, il voulait les vivre avec elle, tout simplement. Qunad à sa remarque sur le cannibalisme, il ne put s'empêcher de rire, cette fois aux éclats, sans se retenir avant de répondre l'instant qui suivit:
- Oh mais je n'en informerais personne... Je risque d'enfreindre quelques lois avec toi. Fit-il amusé. Quand à sa grand-mère, le problème était réglé puisque le frère de vicky allait rester avec elle, il dormirait là-bas. James hocha la tête alors qu'il comprenait que le lien entre grand-mère et petite fille était bel et bien solide, ce qui, soit dit en passant, ne le dérangeait pas le moins du monde. Ils se laissèrent aller à un moment de tendresse, et elle passa la main derrière sa nuque lorsqu'il l'embrassa pour accentuer l'instant. Puis finalement, elle répondit qu'elle aurait pu faire le trajet à pieds mais que, compte tenu de ses moeurs et de ses origines, il ne la laisserait pas faire une telle chose.
- Alors ça... Fit-il, tu peu courir pour que ça arrive. Il est très clair que je vais te ramener.

Il s'amusait de ce qu'elle jouait avec ses origines et tous les stéréotypes qui allait avec, mais cela ne le dérangeait pas, au contraire, il aimait cela. De plus, il répondait lui même à ce genre de stéréotype. Toujours classe, distingué, animé parfois de ce flegme typiquement britannique, il avouait bien venir de ces îles fiers et déterminés, quoique parfois un peu ennuyeuses. Mais l'angleterre avait aussi sa beauté. Sa marine, son Histoire, ses châteaux, ses paysages faits de montagnes et de collines, cette île que beaucoup avait cherché à contrôler sans jamais réellement y parvenir. La phrase qu'elle ajouta le fit sourire.
- Oh mais ne vous privez pas... Ne vous privez surtout pas très chère. Fit-il sur un ton rempli de tendresse. lui non plus ne se priverait pas de toute manière. Il lui ouvrit finalement la portière de son automobile. Alors qu'il la tenait pour qu'elle rentre, le téléphone de la belle sonna. Elle lui lâcha la main qu'elle avait tenu jusqu'à ce qu'ils arrivent à la voiture.

Et le temps les rattrapa, la réalité également. La simple sonnerie du moment avait eu raison de ce moment. Il la laissa décrocher. Il fallait bien qu'ils vivent de toute manière, ils ne pouvaient vivre en autarcie tout seul, éloigné de tout, sans téléphone, sans amis. Non. Il était simplement dommage que ce soit juste à ce moment là. Le ton de la belle changea, son regard aussi, ses traits se tendirent. Sa mâchoire se crispa. Visiblement; les nouvelles qui arrivaient au téléphone n'étaient pas des meilleures. Et lorsqu'elle raccrocha il comprit que quelque chose n'allait pas. Visiblement, des personnes qu'elle n'aimait pas, ou tout du moins qu'elle ne portait pas dans son coeur étaient avec sa grand-mère et son frère. Elle s'excusa, arguant qu'il s'agissait de son frère et, après lui avoir volé un baiser, elle monta en voiture. Il referma la portière aussi inquiet qu'elle. Il monta à son tour dans la voiture et démarra alors qu'elle ne déclarait pas un mot et semblait soucieuse. Plus que ce qu'elle ne voulait sans doute l'admettre. Il démarra et quitta le parking, prenant la direction la plus courte pour rejoindre au plus vite le domicile de la belle aux cheveux d'or. Elle ne déclara pas un mot et finalement, il osa lui demander:
- Est-ce que ça va aller?... Tu m'as l'air soucieuse. Il se faisait réellement du souci pour elle, et il espérait que rien de grave ne soit arrivé... Ou en train d'arriver. Il roula à bonne allure, sans pour autant être dans l'excés et lorsqu'il arriva dans la rue du quartier de la blonde, il reconnut la maison... Flanquée d'une voiture garée devant qu'il reconnaissait bien. La grosse automobile des Changretta. Le rêve s'achevait, il le savait. Il se gara juste devant eux, hésitant désormais. devait-il l'accompagner. devait-il se tirer avant que tout ne soit révélé. Il la regarda, ne sachant que dire. Soit il se tirait comme un lâche... Soit... Il restait... Mais au risque de la perdre. Son coeur se déchira. Il demanda alors:
- Tu veux que je vienne? La question en fait ne se posait pas. Elle répondrait sans doute non, mais il se tiendrait prêt au moindre soucis et il ne partirait pas tant que ces vautours seraient là, alors ça... C'était hors de question. Ou alors il partirait, pour revenir mieux équipé éventuellement. Il attendit qu'elle réponde alors qu'elle regardait la maison où se trouvait désormais ce qui était pour James un employeur occasionnel, bon payeur, et pour elle sans doute... Un ennemi, un véritable rival qu'il fallait exterminer. Et entre eux, il y avait lui. Il pouvait tout perdre. Il le savait. Mais mieux valait ne pas la perdre elle.
           

Codage par Libella sur Graphiorum



♠️On a parfois l'impression que tout nous oppose,
En réalité, il n'y a qu'un pas pour que tout nous rapproche.♠️
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Sujet: Re: I've got you under my skin. // James ( le Dim 12 Aoû 2018 - 13:27 )
Comme Naples semblait encore plus belle alors qu’elle avait en face de lui James. Alors que son regard était posé dans le sien : détaillant les moindres détails de ses pupilles. Vicky était sous le charme, bien trop pour son propre bien mais tant pis. Elle embrasserait cette folie de se jeter à corps perdus dans une relation sans réfléchir aux lendemains. Ils auraient bien l’occasion de stresser plus tard concernant leur avenir. En attendant, le temps était bien trop doux et l’atmosphère parfaite pour venir bafouer l’instant avec des problèmes qu’on pourrait dire bien trop adulte. Pour une fois, elle ne voulait pas être responsable, elle voulait juste être comme une adolescente qui découvre les joies d’un amour partagé. Qu’il dure une semaine, deux voir un simple été : tant pis. Elle n’aurait au moins pas de regrets. L’inspectrice en avait assez dans son sac pour vouloir en rajouter. C’est qu’elle avait des valises lourdes, que l’homme devant elle n’avait pas idée et ce n’était pas une mauvaise chose. Il y avait un temps pour tout et ce n’était certainement pas le moment de mettre cela sur la table. Il valait mieux parler des projets pour la soirée qui s’annonçait haute en couleur. Que cela soit avec le repas, le film ou l’idée des jeux de société faits à leur sauce. Vicky avait maintenant hâte d’être chez James : de se laisser dorloter par cet homme aux traits plus marqués qu’elle et pourtant encore terriblement séduisant. Il n’y avait pas de mal à être avec un homme plus âgé, il était plus doué en tout normalement car il avait plus d’expérience ; chose qu’elle avait physiquement vécue lors de leur première nuit. Savourant leur glace, la manger avec le regard pleins de sous-entendus : il n’y avait rien de plus doux. Rien de plus exaltant. Pour sûr, même un aveugle comprendrait les suggestions qui faisaient et certains passants devaient les regarder étrangement mais elle n’en avait rien à faire. Ce n’était pas comme si elle en avait un jour eu quelque chose à faire, l’opinion publique lui passait bien au-dessus de sa tête. Elle faisait son travail, elle mettait les méchants derrière les barreaux ou n’hésitait pas à aller physiquement au contact avec eux pour les mettre hors d’état de nuire. Ce n’est pas pour rien qu’elle était respectée dans son milieu : il y avait une raison. Elle était redoutable sur le terrain et il était certain qu’une fois ses blessures soignées elle repartirait de plus belle à l’assaut de la pègre. Vittoria avait ça dans son sang, était-ce réellement de sa faute d’avoir trop pris de son grand-père et de ses idéaux ? Le blâmait-elle seulement ? Absolument pas. Sa grand-mère s’en désolait, mais l’inspectrice était fière de sa ténacité. Si elle la mettait au service de la justice, il était évident qu’elle influençait sa vie privée comme elle l’avait fait comprendre à James. Tant qu’il la voyait : elle accepterait difficilement de le voir au bras d’une autre femme. La monogamie était de rigueur, elle n’était pas du genre à partager et cela n’avait rien de nouveau. Heureusement, le bel Apollon devant elle ne semblait pas très enclin à aller voir à droite à gauche : ou bien voyait-elle juste ce qu’elle désirait ?

« Une ? Deux…? Non mais on fait moitié-moitié hein ? » Elle plissa ses yeux : « Je suis blessée en plus, tu n’as pas le droit de me dire non. » Utiliser cette carte n’était pas son genre mais prise dans l’instant et en boutade cela était une excuse parfaite ! « Ne t’en fais pas va, je te ferai aimer les jeux de société. » Aucun doute, elle trouverait le moyen de le faire apprécier la chose.

Cuisiner n’était pas ce qu’elle préférait mais elle se débrouillait plutôt bien quand elle le souhaitait. Sa grand-mère et mère avaient un jour eu l’espoir d’en faire une parfaite femme au foyer. C’était sans réellement comprendre que la place de Vicky n’était pas dans une cuisine mais les poings fermés à se battre contre l’injustice. Malgré tout, elle à appris les bases de la couture, de la cuisine et de tout ce qu’on attend d’une femme. D’une cela pouvait servir et de deux elle n’avait pas le cœur à dire non à Imelda. Elle se joignit à son rire concernant la réflexion sur le cannibalisme.

« Ne crois pas que parce que tu es avec un flic que ça te donne le droit de faire ce que tu veux ! » Elle ne faisait que de rares exceptions, bien trop à cheval sur ses principes pour se laisser duper par son entourage. Elle était juste et cela voulait également dire : ne pas faire de favoritisme.

Proche de lui, elle ne résista pas plus longtemps à venir l’embrasser avec tendresse : laissant sa main se perdre dans la nuque de James pour qu’il soit le plus proche possible d’elle. Restant collé à lui, elle sourit doucement en l’entendant ne pas s’offusquer de ses remarques qui pouvaient devenir lourdes. Elle était ce genre de personnes qui continuaient à faire quelque chose jusqu’à temps qu’elle remarque la personne en avait assez. Main dans la main, elle pensait être tranquille pour le reste de la journée mais quand son téléphone sonna, que la voix de son frère l’informa de la présence des Changretta chez eux : les soucis réapparurent au grand galop. Ne pouvait-on pas lui laisser le temps de profiter de la vie ? Le destin ne pouvait-il pas la laisser en paix le temps d’une journée ? Montant dans la voiture, elle s’excusa rapidement et fixa devant elle un point imaginaire. Perdue dans ses pensées, elle entendit à peine la porte de James se refermer : en oublia presque de s’attacher. Le Britannique brisa la glace, elle souffla longuement et tourna sa tête avant de la secouer de haut en bas sans pour autant parler. Bien trop soucieuse elle était : réfléchissant à la raison qui les avait poussés à venir chez elle. Elle avala sa salive et décida finalement de parler : James méritait bien mieux que son silence.

« Juste des personnes potentiellement dangereuses pour ma famille sont en train de prendre le café avec ma grand-mère. »

Si elle allait au conflit avec la mafia de Naples : elle ne voulait pas que ses proches soient impliqués. Elle avait déjà perdu Bryan au cours d’une vendetta : il était hors de questions que son frère ou sa grand-mère se retrouvent à la morgue. En regardant James, elle réalisa amèrement qu’elle était égoïste. Elle pourrait le mettre lui aussi en danger. Soupirant longuement, elle regarda à nouveau la route en tapant nerveusement ses doigts contre son genou. Elle n’eut pas le temps de dire à James de la déposer un peu avant la maison qu’ils étaient garés devant la voiture qu’elle reconnue immédiatement. Elle regarda la bâtisse et avala sa salive.

« Non. » Son ton était sec. « Reste dans la voiture. » Elle souffla rapidement : « Je n’ai pas envie de te mêler à ces histoires. Je ne veux pas te mettre en danger. »

Vittoria tourna sa tête pour l’embrasser doucement : « Viens me chercher à six heures. » Puis elle sortit, elle alla chercher son sac dans le coffre et s’avança d’un pas décidé vers la maison. Derrière le portique qui menait au jardin : elle remarqua un homme habillé d’un costume trois pièces ; l’air pas aimable.

À peine rentrée qu’elle sentait la présence des inconnus chez elle. Alors elle s’avança prudemment dans la maison. La porte de sa chambre était ouverte, chose étrange vu qu’elle la fermait constamment. Poussant de sa main valide cette dernière : elle serra les dents en voyant Marcus Changretta regarder ses photos. Il se tourna avec son sourire bien veillant et pourtant tellement faux.

« Ah enfin vous voilà. Je me demandais quand vous reviendriez » D’un coup de tête il montra son bras en écharpe : « Imelda m’a dit que vous vous remettiez doucement, tu m’en vois ravis. » Vittoria resta de marbre. « Veuillez sortir de ma chambre, il n’est pas poli de s’introduire comme ça sans la permission de la personne. On ne vous a pas appris la politesse dans votre famille ? » Marcus se mit à rire aux éclats : amusé qu’on lui parle de la sorte : « Rangez vos crocs et vos griffes, je ne suis pas là en ennemi, mais pour passer un moment avec mon grand-père et votre grand-mère après la messe. » Il s’approcha de Vicky qui resta droite et fière : la tête haute. Marcus, qui mâchouillait un cure-dent, lui passa de l’autre côté de sa mâchoire : « En réalité, j’espérais également vous voir pour vous proposer de venir un jour manger avec moi. » Elle arqua un sourcil : « Cela fait 5 mois que je suis à Naples, vous devez savoir qui je suis et pourquoi je suis là. Ne faites pas celui qui ne sait rien. » Marcus sourit : « Ne connaissez-vous donc pas le dicton qui dit ‘’Garde tes amis près de toi et tes ennemis encore plus près’’ ? – Si, et je sais également que cela vient du livre ‘Le Parrain’. Ce qui ne joue pas dans votre faveur. » Le mafieux rigola : « Je savais que tu étais une femme comme on n’en trouve peu aujourd’hui. » Il passa sa main dans les cheveux de la blonde qui se recula immédiatement : « Vous me plaisez Mademoiselle. » Il attrapa sa main et embrassa sa paume avant de sortir. Elle eut une mine de dégoût et alla claquer la porte de sa chambre une fois Marcus sortit. Un frisson parcourut son échine : elle détestait viscéralement cet homme c’était acté !

Elle ouvrit son sac et jeta ses affaires dans la panière de linge sales avant de préparer son sac pour la soirée qui s’annonçait sous de meilleurs augures elle espérait. Vittoria attrapa la trilogie du Seigneur des Anneaux version longue cela allait de soit et la mise entre deux vêtements avant de sortir de sa chambre pour rejoindre l’assemblée dans le jardin. Pour sûr que son grand-père devait se retourner dans sa tombe à voir les Changretta assis sur la table. Les chats errants qui d’ordinaires se prélassaient au soleil n’étaient pas là. Ils devaient sentir la pourriture qui émanait de ces hommes.

Quand dix-huit heures sonna à la pendule de l’entrée, Ottavio Changretta sortit de son veston sa montre à gousset et dit en souriant : « Imelda, ton hospitalité est toujours aussi chaleureuses : mais je vais devoir prendre congé. » Vittoria, qui n’avait rien dit de l’après-midi continuait de les regarder férocement alors que son frère était encore en conversation avec Marcus. « Vous êtes plus que les bienvenues, n’hésiter pas à revenir. » Dit sa grand-mère d’une voix enjouée sous le regard exaspéré de sa petite fille. « La prochaine fois Toria pourra même jouer de la guitare. » Ottavio sourit : « Je crains malheureusement qu’elle ne nous porte pas dans son cœur, pas assez pour nous faire cet honneur. – Que nenni ! Elle le fera, hein Toria ? » Imelda regarda sa petite fille qui hocha négativement la tête. Elle souffla longuement mais ne dit rien. Ottavio se leva et Marcus fit de même. Ils serrèrent chaleureusement la vieille dame dans leurs bras avant de se retourner vers Vittoria qui tendit sa main. Ottavio la serra fermement : « A la prochaine fois Vittoria, je suis certain que nous nous reverrons bientôt. » Il sourit et elle se força à étirer une risette forcée à son tour avant de partir : suivis de près par sa grand-mère. Marcus resta en arrière, il déposa ses lèvres sur sa main : « Je vous appellerai pour convenir d’une date concernant notre rendez-vous. » Il ne comptait pas lui laisser le choix non. Il salua d’un geste de la main Raffaele avant de suivre son grand-père et Imelda.

Le frère jumeau de Vittoria se tourna pour la regarder : « Ils sont enfin partis… Elle hocha la tête et l’aida à ranger la table : « Grand-père doit être fou de rage là-haut. » Ajouta-t-il avant de regarder sa sœur : « Tu… Ca va ? » Vittoria retrouva son sourire pour ne pas inquiéter son frère : « Ne t’en fais pas, je vais mieux depuis que la pègre n’est plus chez nous. » Ils rigolèrent, Imelda arriva : toute joyeuse. « Je les ai invités la semaine prochaine à venir manger avec nous. Toria, Marcus t’apprécie beaucoup : tu devrais lui donner une chance. » Elle regarda sa grand-mère et passa ses bras autour d’elle : « Je vois déjà quelqu’un Nonna. » Puis elle alla dans la cuisine avec les verres dans sa main valide. Bientôt, sa grand-mère l’assaillit de question suivie de prêt par Raffaele tout aussi désireux d’en savoir plus.

Ce n’est que quinze minutes plus tard qu’elle sortie enfin avec son sac. Elle rentra dans la voiture et referma la portière avant de soupirer : « Je suis désolée du retard, j’attendais qu’ils soient partis et j’ai aidé ma grand-mère à ranger. » Elle tourna sa tête et l’embrasse plusieurs fois : « J’espère que ton après-midi était meilleure que la mienne. »



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Âge : 46 ans
Métier : Tueur à gages et chauffeur de taxi à ses heures perdues
Sujet: Re: I've got you under my skin. // James ( le Hier à 17:14 )
I've got you under my skin
Ils avaient passé un très bon moment autour d'une glace, ensemble, tous les deux, comme perdus hors du temps, oubliant leurs soucis quotidiens, ne se centrant que sur l'un et l'autre, ne se noyant que dans leurs regards. C'était, à la vérité, apaisant. James n'avait jamais vécu ce genre de moments avec une femme. Des moments de partages, d'échanges, non, il ne connaissait pas, il n'avait jamais connu cela si ce n'était avec ses compagnons d'armes, dans l'armée britannique. Les forces spéciales. Maintenant qu'il y pensait, oui, cela avait été ses seuls moments de réels partage avec d'autres êtres humains en fait. Tous des hommes pour le coup en revanche. Des durs à cuire qui donnaient leur vie pour leurs pays, et l'ex militaire avait un respect tout particulier pour les soldats, peu importe la nation à laquelle ils appartenaient et pour laquelle ils se battaient. Ils engageaient leur vie, rien de moins, rien de plus. Ce genre de moments, où, rassemblés autour d'un feu de camp, ou dans un hélicoptère lors d'un retour de mission, ils plaisantaient, tentaient tant bien que mal, malgré la vie qu'ils menaient, malgré leurs actes, d'être des hommes. Tout simplement. Être soldat était difficile, être un homme, qui tuait d'autres hommes, malgré qu'il le fasse au nom d'une nation, d'un ordre établi, était quelque chose de plus compliqué, qui laissait des traces... Et parfois, on sombrait si profondément qu'on ne s'en remettait jamais vraiment. James devait sans doute faire parti de ceux qui ne s'en étaient pas réellement remis et qui continuaient pour continuer de vivre, pour avancer.

Elle protestait sur les règles, voulant faire moitié moitié, arguant en plus de cela qu'elle était blessé. Il admira l'excuse qui sonnait comme une boutade, ayant bien compris que Vittoria n'était pas le genre de femmes à se formaliser de ce genre de choses. Elle ne se plaignait pas et elle bossait et elle le lui avait bien fait comprendre lors de son premier voyage dans la voiture du chauffeur.
- Justement. Parce que tu es blessé, je dois prendre soin de toi toooute la soirée. Il accentua le "toute". Donc j'ai le droit à une compensation non? Fit-il avec humour. Il aimait la titiller un peu, d'autant qu'il savait qu'elle aimait avoir le dernier mot, mais pour le coup, il était prêt à prendre quelque peu l'avantage, même si en réalité, ils lutteraient sans doute à armes égales. En ce qui concernait la cuisine... Il gérait. Il n'était pas le genre d'hommes qui avait laissé ce genre de tâches "aux femmes " comme beaucoup le disaient parce que premièrement il n'avait toujours pu compter que sur lui-même, et deuxièmement, il aimait bien manger, mais n'ayant pas toujours eu l'argent pour se payer un restaurant, il avait donc appris à cuisiner correctement. D'après certains, un véritable petit chef. Certes il se débrouillait bien, il l'admettait, mais ce n'était pas quelque chose dont il ferait son métier, ça c'était sûr.

Par la suite, elle répondit que ce n'est pas parce qu'elle était flic qu'il pourrait enfreindre toutes les lois... Dommage.
- On a même pas un petit avantage si tu fais parti de la maison? Demanda-t-il dans un grand sourire. Mais il la savait trop incorruptible, trop honnête pour cela. Aussi ne s'attendait-il à aucun traitement de faveur, et puis, de toute manière, il évitait la police en régle générale et tout ce qui avait lien avec la justice de pays... Ouais, enfin. Il évitait tout, sauf de tomber amoureux d'une inspectrice. Là pour le coup, chapeau, le gars était doué. Dés fois il se disait qu'elle avait dû utilisé un philtre d'amour, ou un truc du genre en montant dans sa voiture, mais à chaque fois qu'il plongeait ses yeux dans ceux de la belle blonde, il savait pourquoi il était tombé. Le bleu de ses yeux, son sourire aimable et charmeur, ses beaux cheveux blonds, son corps splendide, et surtout, sa capacité à répondre à ses questions et à ses taquineries, peut-être aussi parce qu'elle était cultivé, un tant soit peu raffinée dans une société où cela se perdait.

Mais finalement, ce moment hors du temps fût brisé par l'affreux coup de gong de la réalité qui, sonnant comme les trompettes de l'apocalypse, annonçait la fin d'un bon moment et un brusque retour aux choses de la vie, moins appréciables que le plaisir des mots, des yeux, aussi douloureux qu'un coup d'épée dans la chair, rappelant à quel point il n'était que poussière dans un monde vaste et bien imposant, leur remémorant qu'aux yeux du monde ils n'étaient là que quelques secondes finalement. Mais c'était toujours quelques millisecondes qu'il avait gagné avec elle, les plus belles de sa vie, sans doute, les plus heureuse aussi. Il avait profité de cet instant, sous les rayons salvateurs du soleil, assit en la compagnie de la plus belle des dames, déniché un soir tard, dans les rues de Naples, comme une perle précieuse que l'on trouve entre les roches marines. Le seule souci étant désormais de préserver cette perle, de la lustrer pour la garder plus belle chaque jour, et d'en prendre soin. Mais en prendre soin... Il s'était un peu manqué non? Car ce qu'elle avait, c'était un peu de sa faute non? L'accident, il en était en partie responsable. Du moins se le répétait-il. Un jour, elle finirait par tout savoir. Mais pour l'heure, il préférait oublier ce genre de questions, se disant à lui-même que l'heure du jugement dernier viendrait en son temps et qu'il valait mieux profiter de ces instants de bonheur. De toute manière, la vie, cruelle, saurait faire revenir sur lui le malheur et la déchéance, nul doute que cela arriverait, alors pourquoi se priver d'un tel plaisir? Éphémère? Sans doute, mais cela lui donnerait au moins d'avoir eu un peu de plaisir dans cette misérable vie. Et ils ne peuvent résister, une nouvelle fois, alors qu'elle s'apprête à monter dans la voiture, à se rencontrer à nouveau, leurs lèvres se trouvant de nouveaux, comme deux amants jamais rassasiés. Mais après tout, n'est-ce pas ce qu'ils sont?

Alors qu'il reprend la route, sa belle blonde à ses côtés, James ressent son angoisse, son inquiétude, et lorsqu'il pose la question de savoir si tout va bien, la réponse a le don de le faire sourire malgré la "gravité" de la situation.
- Ah. Lâche-t-il simplement. Il n'ose poser plus de questions, préférant rester silencieux. Il ne veut pas la braquer en se mêlant de ce qui ne le regarde pas, aussi la laisse-t-il dans ses pensées. En un rien de temps, ils arrivent chez Vittoria. Cette fois, James comprend un peu plus la gravité de la situation en reconnaissant la voiture des Changretta. Son employeur occasionnel connaît aussi sa "belle famille". Si James savait que pour lui et Vittoria ça risquait de devenir compliqué, de se "corser" comme le disent si bien les corses, et bien là, pour le coup, il n'était pas déçu. Il lui propose de l'accompagner, mais le ton sec qu'elle emploi lui fait comprendre qu'elle ne veut pas de lui dans cette situation. C'est peut-être mieux ainsi au fond. Véritable chef de brigade, elle donne les ordres, et émet même une courte justification... Elle ne veut pas le mettre en danger. Si seulement elle savait... Mais elle ne sait pas. Tôt ou tard elle finira par l'apprendre. Il le sait. Il va bien falloir qu'il lui en parle. Est-ce le moment? Non. Pour le moment, elle a d'autres chats à fouetter. Il réponds à son baiser, alors qu'elle lui donne l'horaire de leur "rencard" et il hoche la tête pour faire signe qu'il a compris. Il la laisse sortir, admire ses belles courbes, soucieux tout de même pour elle. Cependant, il ne peut se résoudre à rester là, et c'est bien malgré lui qu'il enclenche la première vitesse, met le clignotant, et sort de la rue. Il reviendra plus tard de toute manière.

Le trajet jusqu'à chez lui se passe sans encombre, le trafic est très fluide en ce dimanche après-midi, et il est même agréable de rouler. Lorsqu'il arrive chez lui, il se gare tranquillement devant son portail et sort, claquant la portière un peu nerveux. Son voisin le salue, il lui réponds tranquillement avant de monter les quelques marches jusqu'au parvis de sa porte. Il déverouille son entrée et se retrouve enfin chez lui. Son petit monde à lui, branché moderne et classe. Britannique, il l'est, la décoration et l'intérieur de sa maison le laisse entendre. Une cuisine moderne, avec un grand plan de travail en pierre noire, tout ce que compte la technologie pour cuisiner de manière tranquille et avec la plus grande facilité. Le grand frigo, les plaques à inductions qui brillent, propres, car James est un peu maniaque et n'aime rien laisser en désordre et sale. Son chat vient se frotter à lui. Tigrou, c'est son nom, même si il est gris tigré de noir, a le don de lui redonner le sourire et de lui donner un peu de douceur. James le prend dans ses bras et, son chat dans un bras, ronronnant de contentement, et ses clés dans l'autre, il ne tarde guère à pendre ses clés avant d'accorder quelques minutes de câlins au matou qui ne demande que ça. Finalement, il le dépose sur le canapé en cuir sur lequel le chat ne se fait plus les griffes ayant compris que son maître préfère qu'il se les fasse dans le jardin ou sur la planche et le morceau de couverture destiné à cet effet.

Il se rend finalement dans le garage. C'est là son antre. A l'intérieur se cache, sous une house dédié à cet effet, la splendide RS5 de James, celle qu'il a utilisé contre Vittoria. Sous la dalle, correctement caché, un coffre fort, dans lequel se trouve tout son matériel de combat. Aménagement effectué après l'achat de la maison, il ne figure pas sur les plans et il faudrait plusieurs kilos d'explosifs pour faire sauter le coffre verrouillé à la fois par un code numérique et à la fois par un code physique sous forme d'un cadenas à huit chiffres. Mesures de sécurité nécessaire en cas de problème. James regarde de n'avoir laissé aucun indice dans son garage, pour que la belle ne se doute de rien. Non pas qu'il veuille lui caché pour... Et puis si en fait. Alors qu'il s'apprête à éteindre la lumière du garage, il comprend que tout ça, tout ce qu'il a sous les yeux, il faudra qu'il y renonce. Il va devoir s'arrêter. Il va en être forcé. Sinon, elle finira par l'apprendre. Peut-être même le découvrira-t-elle de ses propres yeux, en venant ici un jour. Il ne le sait, mais préfère ne pas imaginer ce qui arrivera le jour où elle le saura.

Il décide de se changer, de s'habiller de manière plus décontracté, c'est à dire un jean, des chaussures toujours classes, et une chemise. Il prend ses lunettes aviators, et finalement, après avoir préparé la cuisine pour ce soir, car il compte lui faire un bon plat. Des patates en sauce avec des olives vertes et du bœuf, autrement dit, un genre de pot au feu, mais plus à la provençale. Une petite salade en plus, oui, ce sera parfait. Cependant, l'heure tourne et il préfère aller la retrouver. Prenant soin de fermer sa maison, il ne tarde guère à retrouver le siège de sa voiture et file, à toute vitesse, vers le domicile de Vittoria, pas trop éloigné du sien à vrai dire. Mais finalement, lorsqu'il arrive, il sera dix-huit heures dans une minute, les Changretta sont toujours là. James se gare un peu en retrait, donc pas devant chez Vittoria, mais juste à la maison avant. Or, l'instant d'après, au moment où il sort de sa voiture et se cale contre la belle carrosserie bien chaude, ILS sortent. Ottavio ne le reconnait pas, mais Marcus, lui, qui arrive après, le voit et lui fait signe. James le laisse venir jusqu'à lui et le salue respectueusement en lui serrant la main, alors que le garde du corps de ce-dernier reste en retrait.
- Je savais pas que tu bossais dans le coin. Fait alors Marcus. James le fixe à travers ses lunettes sans la moindre peur. Il fait partie des seuls qui lui tiennent tête malgré qu'il bosse pour lui de temps à autres.
- Comme toi, il m'arrive d'avoir quelques clients or de mes frontières habituelles. Fait James d'une voix posée et calme.
- Hum... Je vois. Les Martinelli? Ils te disent quelque chose?
James fait mine de ne rien savoir mais à la vérité, Marcus sent qu'il doit y avoir quelque chose. De plus, il a des yeux un peu partout ce type là.
- Un chauffeur de taxi qui vient voir une inspectrice blessé à l'hôpital... C'est pas commun, t'es d'accord avec moi James?
- Où est-ce que tu veux en venir Marcus? demande tranquillement James pas le moins du monde inquiété.
- Tu l'approches plus. Je veux que tu la laisses.
- Pourquoi? Y a ton nom marqué sur son cul? Demande alors James qui se redresse pour lui faire face, comme si les deux hommes allaient se frapper, la cause de la dispute étant... Une femme. Bienvenue au moyen-âge. Cela doit être tout récent alors je l'ai pas vu la dernière fois. Fait James un peu plus provocateur. Marcus souffle, perdant son calme légendaire.
- J't'avertis, tu t'arrêtes.
- J'vais pas me battre avec toi pour une femme. Marcus semble heureux de la réponse. Mais James n'a pas terminé. Donc j'te conseille de lui foutre la paix, c'est d'accord?
- Parce que tu m'donnes des ordres maintenant?
- J'ai d'ordres à recevoir de personnes. Aux dernières nouvelles j'ai pas un contrat à l'année avec toi. Le garde du corps de Marcus se rapproche, et au moment ou Marcus lui fait signe, il s'approche de James, tentant de l'impressionner. Cette fois, le chauffeur lâche ses nerfs, accroche la nuque du type et vient faire cogner la tête du gars contre la carroserie alors qu'il lui prends le bras et lui fait une clé de bras l'obligeant à rester contre l'Audi.
- Tu voudrais pas mourir aujourd'hui n'est-ce pas... C'est le jour du seigneur, mais je crois pas qu'il aimerait accueillir une nouvelle âme, aussi jeune, par cette belle journée.
Il le lâche finalement alors que Ottavio s'amène. Son fils préfére faire profil bas et monte dans la voiture. Tranquillement, l'autre s'allume une cigarette et finit par déclarer.
- Évite de m'attirer des ennuis James.
- Vous savez que j'ai toujours respecter ma parole. Mes relations extérieures ne feront pas changer cela. Mais si votre fils venait à manquer à votre parole, je vous aurais averti.
- Vous me tenez responsable des actes de mon fils?
- Tant qu'il travaillera avec vous, je vous tiens responsables tous les deux Ottavio. Vous le savez et je l'ai déjà dit. Je trahis personne si personne me trahit. J'ai assez donné ma peau aux hyènes et aux vautours pour respecter ma parole alors que les autres ne le font pas. L'avertissement était clair. Ottavio se tourne vers sa voiture et finit par dire.
- Il ne la lâchera pas vous savez.
- Je la laisse libre. Si votre fils est meilleure que moi, je ne m'y opposerais pas Ottavio. Je suis réglo.
- Vous m'êtes bien aimable mon ami. Prenez soin de vous. Et des gardes du corps de mon fils, ils n'ont pas besoin de goûter à la carrosserie de votre voiture. Et sans se presser, une petite poignée de main amicale, et il repart vers sa voiture alors que James se cale contre la sienne.

Finalement, il décide de remonter dans sa voiture, la chaleur du soleil devenant écrasante. Il se met à l'aise, mais n'a pas le loisir d'attendre trop longtemps qu'elle surgit et ouvre la portière de la voiture pour monter. Elle s'excuse du retard et il fait signe que ce n'est pas grave. Il n'a rien le temps d'ajouter que déjà elle l'embrasse, tout aussi affamée que lui. Il réponds, ne pouvant se passer de ses lèvres. Puis, finalement, elle s'arrête, et alors qu'il démarre, elle lui déclare qu'elle espère qu'il a passé une meilleure après-midi qu'elle. Il sourit avant de demander:
- C'était donc si terrible? Il enclenche le clignotant et sort de la rue, conduisant tranquillement alors que la chaleur du soleil, petit à petit, diminue. James continue. Il est vrai que tu aurais sans doute préféré passer l'après-midi avec moi à faire des jeux de sociétés. Il ne peut s'empêcher de rire avant de la regarder et de répondre:
- Je n'ai rien fait de particulier en fait. J'ai fait deux trois bricoles, rangé un peu mon garage, j'avais des outils qui traînaient et puis... Et puis voilà. Il braqua pour prendre une petite route sur sa gauche et continua son trajet. Ils arriveraient d'ici peu. Pour l'heure, dans sa voiture, il appréciait le confort du court trajet avec elle, à discuter de choses et d'autres, sans importances certes, mais pour lesquelles James aimait l'entendre parler. Finalement, ils arrivèrent chez lui. Le portail électrique s'ouvrit permettant ainsi à James de rentrer sa voiture dans la petite allée devant son garage. Il coupa le moteur, et sortit, goûtant pleinement à l'air frais du soir qui tombait. Il vérouilla son automobile, alors que le portail se refermait et il entraîna sa belle, en lui prenant la main, vers sa porte d'entrée. C'était un peu enfantin, mais il aimait la tenir.

Finalement, il arrive devant sa porte qu'il lui ouvre et la laisse entrer en premier. Un petit hall d'entrée avec un meuble pour poser clés et chaussures, et l'n tombait directement sur le salon à gauche, avec un canapé en angle droit et en cuir noir, un grand meuble télé en face avec un écran plat et toute la technologie nécessaire à l'écoute et l'appréciation d'un bon film. Une petite table basse sur un tapis entre le canapé et la télé, histoire de s'improviser quelques soirées. Derrière, l’accès à la terrasse alors que se trouvait à leur droite, la cuisine, séparée de la salle à manger par le bar de la cuisine. Une table ovale, grande, au centre de la salle à manger, et quelques meubles modernes par ci et par là. La maison de James avait le cachet de celles que l'on pouvait voir dans des magasines d'immobilier, mais il s'en moquait, c'était chez lui. ici pas de photos, juste quelques grands posters de films ou tableaux. Des tableaux de paysages de montagne, ou maritime qu'il avait trouvé sur des marchés et des brocantes et qui lui avaient plus. Et le chat bien sûr, qui ne manqua pas d'accueillir la nouvelle venue.
- Voilà... Bienvenue chez ton chauffeur... Et son compagnon de route, la mascotte tigrou qui gère la centrale d'appel ici... Le chat miaula comme si il avait compris ce que se disait les deux grandes perches devant lui. Mais à la vérité, il ne répond jamais, murmura James sur le ton de la confidence. Je t'en prie, installe toi et pose tes affaires sur le porte manteau. Il se dirigea vers la cuisine et ouvrit son frigo. j'te sers quelque chose à boire?       

Codage par Libella sur Graphiorum



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- I've got you under my skin. // James -
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