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- (terminé) I've got you under my skin. // James -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Maria di Loreto Nuovo
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Vittoria MartinelliLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: (terminé) I've got you under my skin. // James ( le Jeu 9 Aoû 2018 - 22:59 )
Le bonheur à l’état pur, Vicky le vivait maintenant et tout de suite. Que pouvait-elle demander de plus ? Même si cette idylle devait se finir demain : elle ne changerait rien. Parce que bien qu’éphémère : elle avait réalisé que cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas été aussi heureuse. Assez pour avoir envie d’aller plus loin, de repousser avec ses deux mains les limites jusqu’à devenir ivre de lui. De sa voix, de son odeur : mourir sous ses caresses et ses baisers ; avoir pour linceul les draps d’un lit défait à cause de leur ébat. Ayant toujours travaillé durant son adolescence pour aider ses parents, elle n’avait pas connu d’émoi affectif de la sorte, alors c’était un peu comme une seconde jeunesse qu’elle s’offrait sous les yeux aimants de James. Rattraper le temps perdu ou plutôt retrouver le temps de prendre soin de sa santé mentale. Son physique laissait à désirer à l’heure actuelle certes, mais il y avait des blessures psychologiques qui n’étaient pas réellement fermés. Elle les portait comme sa croix, faisant avec : avançant la tête haute alors qu’il serait si facile de sombrer et de se laisser aller. Il était plus facile de ne rien faire et de s’apitoyer que de se battre et donner un coup-de-poing dans la vie. Vicky l’avait compris par la force des choses et avait décidé depuis longtemps en se promettant à elle-même de ne jamais abandonner. Jamais. Alors pourquoi tourner le dos à cette chance de pouvoir enfin avoir son propre bonheur ? Même si cela était avec un homme duquel elle avait tout à découvrir. Cela était encore mieux à ses yeux. Elle était impatiente de pouvoir en savoir plus sur lui. Il y avait quelque chose d’excitant à cette idée et cela ne fit que mettre un peu plus d’étincelles dans son regard ; se prenant à se demander entre deux paroles ce qui se passait derrière ce regard profond. Évidemment, elle ne manquait pas une seule occasion de faire mouche avec ses réflexions piquantes. Pourquoi se priverait-elle de faire une telle chose ? Elle avait compris que cela ne le dérangeait pas, bien au contraire : il semblait autant apprécié d’elle. Alors, elle utilisa l’excuse qu’il soit anglais, pour être certaine de se faire inviter chez lui. Vicky n’avait pas froid aux yeux : encore moins quand il était question de cet homme qui semblait tout aussi désireux de vouloir savourer l’instant présent comme il se devait.

« Je n’aurais pas accepté une autre réponse de toi. » Souligna-t-elle avec la malice au coin de son sourire.

Et puis voir sa maison, découvrir son univers n’était que le haut de l’iceberg. Ce qu’elle avait envie de faire en plus de cela ne relevait pas du conte pour enfants. Bien loin d’elle cette idée. Elle ne croyait pas à l’enfer et au pire, si jamais enfer il y avait, elle voudrait y aller pour une raison : et une bonne ! Quitte à être pécheresse : autant récolter la palme d’or non ? Pourquoi faire les choses à moitié ? Ce serait mal la connaître clairement. Utilisant à son tour sa glace comme arme pour montrer ce qu’il attendait la belle : Vicky ne put se retenir de rire aux éclats. Il n’y en avait pas beaucoup qui arrivait à lui arracher un rire aussi sincère et radieux.

« Tu penses sincèrement que j’ai dévoilé mes meilleurs atouts dès la première nuit ? Que nenni mon cher, j’ai encore des jokers dans ma manche et je compte bien te le prouver si l’occasion se présente. »

Il était bon de savoir que James voulait également la découvrir, ou plutôt la redécouvrir si on parlait du plan charnelle, Vicky n’était pas le genre à bavasser pendant des heures sur des sujets sérieux et profonds mais elle avait compris en observant ses grands-parents et parents que la clé d’une relation saine résidait dans la communication. Ils sembleraient que l’art de la parole ne soit pas un problème pour lui comme pour elle. Avait-elle trouvé son égal ? C’est ce qu’elle se demanda alors qu’il se mît également à parler comme Yoda. Et au fond, elle se moquait bien de la réponse à cette question si jamais elle la trouvait un jour. Ce n’était pas important.

« Ah bah voilà que tu prends déjà les rênes ? Je ne te pensais pas si amoureux des jeux de plateaux mon ami. » Elle réfléchit : « Sauf si le plateau prends tout le lit : je pense qu’on devrait trouver assez de place. »

Aucun doute qu’ils trouveraient une façon de s’accommoder et au pire : ils devront trouver une pièce où s’aimer ; quitte à faire toutes les pièces de la maison de James. Pour sûr qu’ils seraient capables de faire ça si le désir était là et il le serait. Bien évidemment. Il n’y avait qu’à voir ces deux-là de loin pour comprendre ce qui les lie. Allant de taquinerie en taquinerie, ils n’avaient pas encore terminé leur glace qu’ils pensaient déjà à ce qu’ils allaient manger le soir-même. C’est qu’ils allaient avoir besoin de force s’ils devaient des exercices physiques.

« Ma foi… Si tu me le demandes gentiment : je te ferai les meilleures lasagnes que tu as mangées dans ta vie. » Affirmait-elle en étant certaine de ce qu’elle avançait. Elle avait tout appris de sa grand-mère. Ce n’était pas ce que James comptait cuisiner ce soir apparemment, même si le repas était Italien en sa personne. Elle l’écouta énumérer les parties de son corps avant de laisser planer le suspens. « Ma foi, le cannibalisme est interdits, tu le sais ça hein ? Pas besoin d’être dans la crim pour savoir ce fait. »

Si elle n’était pas réellement fan des surprises, elle le laissait mener la danse. C’est qu’il avait des arguments de choix de toute façon. S’approchant de lui une fois sa bouche et ses mains essuyées, elle sourit à sa réflexion :

« Mon frère va rester avec elle je pense, le dimanche soir il aime bien dormir à la maison. » Cela était un peu comme une tradition : « Je ne laisserai jamais ma grand-mère toute seule. » Elle s’en voudrait toute sa vie si quelque chose arrivait.

Frissonnant à son contact, elle sourit et s’approcha docilement du chauffeur : elle n’avait pas à se faire prier bien longtemps. Hochant la tête pour appuyer ses dires : elle trouverait de quoi alimenter son imaginaire érotique le temps qu’ils seront loin de l’autre. Il faut dire qu’elle n’avait pas demandé son autorisation pour commencer. C’est qu’elle était seule bien souvent dans sa chambre d’hôpital alors elle a eut l’occasion de réfléchir… Le taquinant sur le rangement, elle rigola brièvement avant de capturer les lèvres de James : posant sa main dans son nuque pour accentuer l’échange.

« Oh tu sais que ça ne me dérangerait pas, mais tu ne laisserais pas une lady rentrée seule hm ? D’autant plus que je suis blessée. Ton côté gentleman ne survirait pas à une telle honte. » Pour sûr qu’elle n’allait pas lui lâcher la grappe sur ce stéréotype parce qu’il semblait vrai le concernant. Il avait quelque chose chez lui le rendait… Bien trop beau pour être vrai en un sens. Il devait y avoir un couac, un squelette dans le placard mais vu qu’il y en avait plusieurs dans le sien : elle ne pourrait de toute façon trop rien dire. « Et puis je dois avouer que c’est assez étrange et excitant d’avoir un chauffeur privé que je ne vais pas me priver pour l’utiliser. »

Elle le suivit pour jeter sa propre serviette avant de glisser sa main dans la sienne pour entrelacer ses doigts.

« Cela me semble être le plan parfait, James. » Elle le regarda dans les yeux : « Je vais tâcher de trouver un bon film. » L’attirant vers la voiture, elle fit attention avant de traverser tout en gardant sa main dans la sienne. Elle alla pour lui proposer de rester avec elle, de passer quelques heures avec sa famille pour qu’il puisse les rencontrer mais se ravisa. De plus, son téléphone sonna au même instant. Lâchant à contre cœur la main de James elle décrocha et au son de la voix de son frère comprit que quelque chose n’allait pas. Il ne fallut qu’un seul non pour que ses dents se serrent.

« Comment ça ils sont chez nous ? »
Elle soupira longuement et leva sa tête au ciel : jurant à Dieu. Elle pouvait entendre la voix de Marcus Changretta derrière. « Ok. Ne la laisse pas seule avec eux ok ? J’arrive. » Elle raccrocha et regarda son chauffeur : « Désolée, c’était mon frère. » Elle rangea son téléphone et monta dans la voiture : volant au passage un baiser à James qui lui tenait la porte. Elle s’attacha et tenta de ne pas trop penser, s’inquiéter : mais elle mordait nerveusement sa joue intérieure sans s’en rendre compte.



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Sujet: Re: (terminé) I've got you under my skin. // James ( le Ven 10 Aoû 2018 - 11:27 )
I've got you under my skin
Ils allaient de taquineries en taquineries, se laisser aller à l'insouciance du moment présent, à des jeux de mos, des sous-entendus amusés, et cela lui plaisait. Ils étaient comme deux ados qui se découvraient, qui s'amusaient, se titillaient même, voulant savoir qui de l'un ou de l'autre avait les idées les plus perverses. Oh, avec elle, il avait vite compris que leurs jeux ne se résumeraient pas à un bon vieux scrabble, quoique avec des règles modifiés, cela pouvait devenir intéressant. Elle n'était pas non plus du genre sainte nitouche, ne sachant rire des allusions un peu trop... sexuelles, tout simplement. Elle jouait même très bien le jeu, et il le savait, elle y prenait plaisir autant que lui. lui qui avait déjà savourer le corps de quelques femmes, n'avait jamais partagé de si bons moments avec ces-dernières. Il avait couché avec elle pour le plaisir que cela offrait, un plaisir sexuel, physique, mais il n'avait jamais cherché une relation durable, quelque chose de stable, et surtout, une relation ou en plus d'un plaisir physique se joigne un amour affectif pour l'autre. La blonde avait su conquérir, véritablement, le cœur du britannique. Elle y avait déposé sa marque, avait bien fait comprendre qu'elle ne le partagerait pas, qu'elle se montrerait égoïste et impitoyable et... Il adorait ça. Qu'une femme se batte pour lui avait le don de l'émoustiller, et c'était bien la première fois. Elle le provoquait sans cesse, s'amuser, souriait de cette relation qu'ils menaient à deux, sans vraiment se poser de question. Il sourit alors qu'elle répondit qu'elle n'avait pas attendu d'autres réponses de la part du britannique quand à l'invitation chez lui et sur le fait qu'il ferait honneur à ses origines en invitant la charmante blonde. Cela ne le gênait nullement de toute manière. Oh que non. Il était même heureux de voir qu'elle n'était pas dérangé par le fait d'aller chez lui.

Elle ne put s'empêcher de rire lorsqu'il répondit en croquant sa glace, non sans quelques sous-entendus et un regard qui forçait bien à comprendre ce qu'il voulait dire. Le simple fait qu'elle rie le fit sourire. Il aimait la voir ainsi, radieuse, heureuse. Et le fait de savoir que c'est lui qui la rendait ainsi avait de quoi lui faire encore plus plaisir, il en était même heureux... Qui aurait cru qu'il puisse rendre heureux quelqu'un. Et elle confirma qu'il n'avait pas vu tous ses atouts. Il ne put s'empêcher de sourire et même de lâcher un léger rire avant de répondre.
- Oh je sais qu'une dame telle que vous est trop doué pour dévoiler tous ses talents l'instant d'une seule nuit. C'est ce qui rends la chose un peu plus... Intense. Termina-t-il dans un murmure sensuel. Et voilà qu'elle repartait à l'assaut, contestant le fait qu'il prenne déjà les rênes. Oui et alors? Mais c'est qu'elle tenait aussi à avoir son mot dans l'Histoire la belle blonde. Il sourit alors à sa remarque et répondit alors en faisant mine de réfléchir.
- Si tu es sage... Peut-être, que peut-être, que peut-être... Je te laisserais énumérer une... Aller, deux règles. Il sourit avant de reprendre. Amoureux des jeux de plateaux? Moi? Nan, disons que tout dépend de l'adversaire... Fit-il joueur et taquin pour ne pas changer. Quand au plateau... Oui, si le lit n'était pas assez grand, ils trouveraient bien pour remplacer.

Il eut un énième sourire alors qu'elle lui déclarait que si il demandait gentiment elle lui cuisinerait les meilleures lasagnes qu'il ait jamais mangé. Il aimait ce plat, mais il ne lui déclara pas. Il lui demanderait, ça c'était sûr, tôt ou tard, mais ce soir, il se réservait le droit de la surprendre en cuisinant un peu. Il rêvait désormais d'un dîner devant un bon film, d'un moment à deux. Il avait envie de cet instant soudainement, il avait désormais envie de vivre ces instants avec elle. Elle lui avait donné goût à cela, et lui, peu tourné sur le romantisme se surprenait à rêver de ce genre d'instants. Il les désirait ardemment, il voulait les vivre avec elle, tout simplement. Qunad à sa remarque sur le cannibalisme, il ne put s'empêcher de rire, cette fois aux éclats, sans se retenir avant de répondre l'instant qui suivit:
- Oh mais je n'en informerais personne... Je risque d'enfreindre quelques lois avec toi. Fit-il amusé. Quand à sa grand-mère, le problème était réglé puisque le frère de vicky allait rester avec elle, il dormirait là-bas. James hocha la tête alors qu'il comprenait que le lien entre grand-mère et petite fille était bel et bien solide, ce qui, soit dit en passant, ne le dérangeait pas le moins du monde. Ils se laissèrent aller à un moment de tendresse, et elle passa la main derrière sa nuque lorsqu'il l'embrassa pour accentuer l'instant. Puis finalement, elle répondit qu'elle aurait pu faire le trajet à pieds mais que, compte tenu de ses moeurs et de ses origines, il ne la laisserait pas faire une telle chose.
- Alors ça... Fit-il, tu peu courir pour que ça arrive. Il est très clair que je vais te ramener.

Il s'amusait de ce qu'elle jouait avec ses origines et tous les stéréotypes qui allait avec, mais cela ne le dérangeait pas, au contraire, il aimait cela. De plus, il répondait lui même à ce genre de stéréotype. Toujours classe, distingué, animé parfois de ce flegme typiquement britannique, il avouait bien venir de ces îles fiers et déterminés, quoique parfois un peu ennuyeuses. Mais l'angleterre avait aussi sa beauté. Sa marine, son Histoire, ses châteaux, ses paysages faits de montagnes et de collines, cette île que beaucoup avait cherché à contrôler sans jamais réellement y parvenir. La phrase qu'elle ajouta le fit sourire.
- Oh mais ne vous privez pas... Ne vous privez surtout pas très chère. Fit-il sur un ton rempli de tendresse. lui non plus ne se priverait pas de toute manière. Il lui ouvrit finalement la portière de son automobile. Alors qu'il la tenait pour qu'elle rentre, le téléphone de la belle sonna. Elle lui lâcha la main qu'elle avait tenu jusqu'à ce qu'ils arrivent à la voiture.

Et le temps les rattrapa, la réalité également. La simple sonnerie du moment avait eu raison de ce moment. Il la laissa décrocher. Il fallait bien qu'ils vivent de toute manière, ils ne pouvaient vivre en autarcie tout seul, éloigné de tout, sans téléphone, sans amis. Non. Il était simplement dommage que ce soit juste à ce moment là. Le ton de la belle changea, son regard aussi, ses traits se tendirent. Sa mâchoire se crispa. Visiblement; les nouvelles qui arrivaient au téléphone n'étaient pas des meilleures. Et lorsqu'elle raccrocha il comprit que quelque chose n'allait pas. Visiblement, des personnes qu'elle n'aimait pas, ou tout du moins qu'elle ne portait pas dans son coeur étaient avec sa grand-mère et son frère. Elle s'excusa, arguant qu'il s'agissait de son frère et, après lui avoir volé un baiser, elle monta en voiture. Il referma la portière aussi inquiet qu'elle. Il monta à son tour dans la voiture et démarra alors qu'elle ne déclarait pas un mot et semblait soucieuse. Plus que ce qu'elle ne voulait sans doute l'admettre. Il démarra et quitta le parking, prenant la direction la plus courte pour rejoindre au plus vite le domicile de la belle aux cheveux d'or. Elle ne déclara pas un mot et finalement, il osa lui demander:
- Est-ce que ça va aller?... Tu m'as l'air soucieuse. Il se faisait réellement du souci pour elle, et il espérait que rien de grave ne soit arrivé... Ou en train d'arriver. Il roula à bonne allure, sans pour autant être dans l'excés et lorsqu'il arriva dans la rue du quartier de la blonde, il reconnut la maison... Flanquée d'une voiture garée devant qu'il reconnaissait bien. La grosse automobile des Changretta. Le rêve s'achevait, il le savait. Il se gara juste devant eux, hésitant désormais. devait-il l'accompagner. devait-il se tirer avant que tout ne soit révélé. Il la regarda, ne sachant que dire. Soit il se tirait comme un lâche... Soit... Il restait... Mais au risque de la perdre. Son coeur se déchira. Il demanda alors:
- Tu veux que je vienne? La question en fait ne se posait pas. Elle répondrait sans doute non, mais il se tiendrait prêt au moindre soucis et il ne partirait pas tant que ces vautours seraient là, alors ça... C'était hors de question. Ou alors il partirait, pour revenir mieux équipé éventuellement. Il attendit qu'elle réponde alors qu'elle regardait la maison où se trouvait désormais ce qui était pour James un employeur occasionnel, bon payeur, et pour elle sans doute... Un ennemi, un véritable rival qu'il fallait exterminer. Et entre eux, il y avait lui. Il pouvait tout perdre. Il le savait. Mais mieux valait ne pas la perdre elle.
           

Codage par Libella sur Graphiorum



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Sujet: Re: (terminé) I've got you under my skin. // James ( le Dim 12 Aoû 2018 - 13:27 )
Comme Naples semblait encore plus belle alors qu’elle avait en face de lui James. Alors que son regard était posé dans le sien : détaillant les moindres détails de ses pupilles. Vicky était sous le charme, bien trop pour son propre bien mais tant pis. Elle embrasserait cette folie de se jeter à corps perdus dans une relation sans réfléchir aux lendemains. Ils auraient bien l’occasion de stresser plus tard concernant leur avenir. En attendant, le temps était bien trop doux et l’atmosphère parfaite pour venir bafouer l’instant avec des problèmes qu’on pourrait dire bien trop adulte. Pour une fois, elle ne voulait pas être responsable, elle voulait juste être comme une adolescente qui découvre les joies d’un amour partagé. Qu’il dure une semaine, deux voir un simple été : tant pis. Elle n’aurait au moins pas de regrets. L’inspectrice en avait assez dans son sac pour vouloir en rajouter. C’est qu’elle avait des valises lourdes, que l’homme devant elle n’avait pas idée et ce n’était pas une mauvaise chose. Il y avait un temps pour tout et ce n’était certainement pas le moment de mettre cela sur la table. Il valait mieux parler des projets pour la soirée qui s’annonçait haute en couleur. Que cela soit avec le repas, le film ou l’idée des jeux de société faits à leur sauce. Vicky avait maintenant hâte d’être chez James : de se laisser dorloter par cet homme aux traits plus marqués qu’elle et pourtant encore terriblement séduisant. Il n’y avait pas de mal à être avec un homme plus âgé, il était plus doué en tout normalement car il avait plus d’expérience ; chose qu’elle avait physiquement vécue lors de leur première nuit. Savourant leur glace, la manger avec le regard pleins de sous-entendus : il n’y avait rien de plus doux. Rien de plus exaltant. Pour sûr, même un aveugle comprendrait les suggestions qui faisaient et certains passants devaient les regarder étrangement mais elle n’en avait rien à faire. Ce n’était pas comme si elle en avait un jour eu quelque chose à faire, l’opinion publique lui passait bien au-dessus de sa tête. Elle faisait son travail, elle mettait les méchants derrière les barreaux ou n’hésitait pas à aller physiquement au contact avec eux pour les mettre hors d’état de nuire. Ce n’est pas pour rien qu’elle était respectée dans son milieu : il y avait une raison. Elle était redoutable sur le terrain et il était certain qu’une fois ses blessures soignées elle repartirait de plus belle à l’assaut de la pègre. Vittoria avait ça dans son sang, était-ce réellement de sa faute d’avoir trop pris de son grand-père et de ses idéaux ? Le blâmait-elle seulement ? Absolument pas. Sa grand-mère s’en désolait, mais l’inspectrice était fière de sa ténacité. Si elle la mettait au service de la justice, il était évident qu’elle influençait sa vie privée comme elle l’avait fait comprendre à James. Tant qu’il la voyait : elle accepterait difficilement de le voir au bras d’une autre femme. La monogamie était de rigueur, elle n’était pas du genre à partager et cela n’avait rien de nouveau. Heureusement, le bel Apollon devant elle ne semblait pas très enclin à aller voir à droite à gauche : ou bien voyait-elle juste ce qu’elle désirait ?

« Une ? Deux…? Non mais on fait moitié-moitié hein ? » Elle plissa ses yeux : « Je suis blessée en plus, tu n’as pas le droit de me dire non. » Utiliser cette carte n’était pas son genre mais prise dans l’instant et en boutade cela était une excuse parfaite ! « Ne t’en fais pas va, je te ferai aimer les jeux de société. » Aucun doute, elle trouverait le moyen de le faire apprécier la chose.

Cuisiner n’était pas ce qu’elle préférait mais elle se débrouillait plutôt bien quand elle le souhaitait. Sa grand-mère et mère avaient un jour eu l’espoir d’en faire une parfaite femme au foyer. C’était sans réellement comprendre que la place de Vicky n’était pas dans une cuisine mais les poings fermés à se battre contre l’injustice. Malgré tout, elle à appris les bases de la couture, de la cuisine et de tout ce qu’on attend d’une femme. D’une cela pouvait servir et de deux elle n’avait pas le cœur à dire non à Imelda. Elle se joignit à son rire concernant la réflexion sur le cannibalisme.

« Ne crois pas que parce que tu es avec un flic que ça te donne le droit de faire ce que tu veux ! » Elle ne faisait que de rares exceptions, bien trop à cheval sur ses principes pour se laisser duper par son entourage. Elle était juste et cela voulait également dire : ne pas faire de favoritisme.

Proche de lui, elle ne résista pas plus longtemps à venir l’embrasser avec tendresse : laissant sa main se perdre dans la nuque de James pour qu’il soit le plus proche possible d’elle. Restant collé à lui, elle sourit doucement en l’entendant ne pas s’offusquer de ses remarques qui pouvaient devenir lourdes. Elle était ce genre de personnes qui continuaient à faire quelque chose jusqu’à temps qu’elle remarque la personne en avait assez. Main dans la main, elle pensait être tranquille pour le reste de la journée mais quand son téléphone sonna, que la voix de son frère l’informa de la présence des Changretta chez eux : les soucis réapparurent au grand galop. Ne pouvait-on pas lui laisser le temps de profiter de la vie ? Le destin ne pouvait-il pas la laisser en paix le temps d’une journée ? Montant dans la voiture, elle s’excusa rapidement et fixa devant elle un point imaginaire. Perdue dans ses pensées, elle entendit à peine la porte de James se refermer : en oublia presque de s’attacher. Le Britannique brisa la glace, elle souffla longuement et tourna sa tête avant de la secouer de haut en bas sans pour autant parler. Bien trop soucieuse elle était : réfléchissant à la raison qui les avait poussés à venir chez elle. Elle avala sa salive et décida finalement de parler : James méritait bien mieux que son silence.

« Juste des personnes potentiellement dangereuses pour ma famille sont en train de prendre le café avec ma grand-mère. »

Si elle allait au conflit avec la mafia de Naples : elle ne voulait pas que ses proches soient impliqués. Elle avait déjà perdu Bryan au cours d’une vendetta : il était hors de questions que son frère ou sa grand-mère se retrouvent à la morgue. En regardant James, elle réalisa amèrement qu’elle était égoïste. Elle pourrait le mettre lui aussi en danger. Soupirant longuement, elle regarda à nouveau la route en tapant nerveusement ses doigts contre son genou. Elle n’eut pas le temps de dire à James de la déposer un peu avant la maison qu’ils étaient garés devant la voiture qu’elle reconnue immédiatement. Elle regarda la bâtisse et avala sa salive.

« Non. » Son ton était sec. « Reste dans la voiture. » Elle souffla rapidement : « Je n’ai pas envie de te mêler à ces histoires. Je ne veux pas te mettre en danger. »

Vittoria tourna sa tête pour l’embrasser doucement : « Viens me chercher à six heures. » Puis elle sortit, elle alla chercher son sac dans le coffre et s’avança d’un pas décidé vers la maison. Derrière le portique qui menait au jardin : elle remarqua un homme habillé d’un costume trois pièces ; l’air pas aimable.

À peine rentrée qu’elle sentait la présence des inconnus chez elle. Alors elle s’avança prudemment dans la maison. La porte de sa chambre était ouverte, chose étrange vu qu’elle la fermait constamment. Poussant de sa main valide cette dernière : elle serra les dents en voyant Marcus Changretta regarder ses photos. Il se tourna avec son sourire bien veillant et pourtant tellement faux.

« Ah enfin vous voilà. Je me demandais quand vous reviendriez » D’un coup de tête il montra son bras en écharpe : « Imelda m’a dit que vous vous remettiez doucement, tu m’en vois ravis. » Vittoria resta de marbre. « Veuillez sortir de ma chambre, il n’est pas poli de s’introduire comme ça sans la permission de la personne. On ne vous a pas appris la politesse dans votre famille ? » Marcus se mit à rire aux éclats : amusé qu’on lui parle de la sorte : « Rangez vos crocs et vos griffes, je ne suis pas là en ennemi, mais pour passer un moment avec mon grand-père et votre grand-mère après la messe. » Il s’approcha de Vicky qui resta droite et fière : la tête haute. Marcus, qui mâchouillait un cure-dent, lui passa de l’autre côté de sa mâchoire : « En réalité, j’espérais également vous voir pour vous proposer de venir un jour manger avec moi. » Elle arqua un sourcil : « Cela fait 5 mois que je suis à Naples, vous devez savoir qui je suis et pourquoi je suis là. Ne faites pas celui qui ne sait rien. » Marcus sourit : « Ne connaissez-vous donc pas le dicton qui dit ‘’Garde tes amis près de toi et tes ennemis encore plus près’’ ? – Si, et je sais également que cela vient du livre ‘Le Parrain’. Ce qui ne joue pas dans votre faveur. » Le mafieux rigola : « Je savais que tu étais une femme comme on n’en trouve peu aujourd’hui. » Il passa sa main dans les cheveux de la blonde qui se recula immédiatement : « Vous me plaisez Mademoiselle. » Il attrapa sa main et embrassa sa paume avant de sortir. Elle eut une mine de dégoût et alla claquer la porte de sa chambre une fois Marcus sortit. Un frisson parcourut son échine : elle détestait viscéralement cet homme c’était acté !

Elle ouvrit son sac et jeta ses affaires dans la panière de linge sales avant de préparer son sac pour la soirée qui s’annonçait sous de meilleurs augures elle espérait. Vittoria attrapa la trilogie du Seigneur des Anneaux version longue cela allait de soit et la mise entre deux vêtements avant de sortir de sa chambre pour rejoindre l’assemblée dans le jardin. Pour sûr que son grand-père devait se retourner dans sa tombe à voir les Changretta assis sur la table. Les chats errants qui d’ordinaires se prélassaient au soleil n’étaient pas là. Ils devaient sentir la pourriture qui émanait de ces hommes.

Quand dix-huit heures sonna à la pendule de l’entrée, Ottavio Changretta sortit de son veston sa montre à gousset et dit en souriant : « Imelda, ton hospitalité est toujours aussi chaleureuses : mais je vais devoir prendre congé. » Vittoria, qui n’avait rien dit de l’après-midi continuait de les regarder férocement alors que son frère était encore en conversation avec Marcus. « Vous êtes plus que les bienvenues, n’hésiter pas à revenir. » Dit sa grand-mère d’une voix enjouée sous le regard exaspéré de sa petite fille. « La prochaine fois Toria pourra même jouer de la guitare. » Ottavio sourit : « Je crains malheureusement qu’elle ne nous porte pas dans son cœur, pas assez pour nous faire cet honneur. – Que nenni ! Elle le fera, hein Toria ? » Imelda regarda sa petite fille qui hocha négativement la tête. Elle souffla longuement mais ne dit rien. Ottavio se leva et Marcus fit de même. Ils serrèrent chaleureusement la vieille dame dans leurs bras avant de se retourner vers Vittoria qui tendit sa main. Ottavio la serra fermement : « A la prochaine fois Vittoria, je suis certain que nous nous reverrons bientôt. » Il sourit et elle se força à étirer une risette forcée à son tour avant de partir : suivis de près par sa grand-mère. Marcus resta en arrière, il déposa ses lèvres sur sa main : « Je vous appellerai pour convenir d’une date concernant notre rendez-vous. » Il ne comptait pas lui laisser le choix non. Il salua d’un geste de la main Raffaele avant de suivre son grand-père et Imelda.

Le frère jumeau de Vittoria se tourna pour la regarder : « Ils sont enfin partis… Elle hocha la tête et l’aida à ranger la table : « Grand-père doit être fou de rage là-haut. » Ajouta-t-il avant de regarder sa sœur : « Tu… Ca va ? » Vittoria retrouva son sourire pour ne pas inquiéter son frère : « Ne t’en fais pas, je vais mieux depuis que la pègre n’est plus chez nous. » Ils rigolèrent, Imelda arriva : toute joyeuse. « Je les ai invités la semaine prochaine à venir manger avec nous. Toria, Marcus t’apprécie beaucoup : tu devrais lui donner une chance. » Elle regarda sa grand-mère et passa ses bras autour d’elle : « Je vois déjà quelqu’un Nonna. » Puis elle alla dans la cuisine avec les verres dans sa main valide. Bientôt, sa grand-mère l’assaillit de question suivie de prêt par Raffaele tout aussi désireux d’en savoir plus.

Ce n’est que quinze minutes plus tard qu’elle sortie enfin avec son sac. Elle rentra dans la voiture et referma la portière avant de soupirer : « Je suis désolée du retard, j’attendais qu’ils soient partis et j’ai aidé ma grand-mère à ranger. » Elle tourna sa tête et l’embrasse plusieurs fois : « J’espère que ton après-midi était meilleure que la mienne. »



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James WeaverToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: (terminé) I've got you under my skin. // James ( le Mar 14 Aoû 2018 - 17:14 )
I've got you under my skin
Ils avaient passé un très bon moment autour d'une glace, ensemble, tous les deux, comme perdus hors du temps, oubliant leurs soucis quotidiens, ne se centrant que sur l'un et l'autre, ne se noyant que dans leurs regards. C'était, à la vérité, apaisant. James n'avait jamais vécu ce genre de moments avec une femme. Des moments de partages, d'échanges, non, il ne connaissait pas, il n'avait jamais connu cela si ce n'était avec ses compagnons d'armes, dans l'armée britannique. Les forces spéciales. Maintenant qu'il y pensait, oui, cela avait été ses seuls moments de réels partage avec d'autres êtres humains en fait. Tous des hommes pour le coup en revanche. Des durs à cuire qui donnaient leur vie pour leurs pays, et l'ex militaire avait un respect tout particulier pour les soldats, peu importe la nation à laquelle ils appartenaient et pour laquelle ils se battaient. Ils engageaient leur vie, rien de moins, rien de plus. Ce genre de moments, où, rassemblés autour d'un feu de camp, ou dans un hélicoptère lors d'un retour de mission, ils plaisantaient, tentaient tant bien que mal, malgré la vie qu'ils menaient, malgré leurs actes, d'être des hommes. Tout simplement. Être soldat était difficile, être un homme, qui tuait d'autres hommes, malgré qu'il le fasse au nom d'une nation, d'un ordre établi, était quelque chose de plus compliqué, qui laissait des traces... Et parfois, on sombrait si profondément qu'on ne s'en remettait jamais vraiment. James devait sans doute faire parti de ceux qui ne s'en étaient pas réellement remis et qui continuaient pour continuer de vivre, pour avancer.

Elle protestait sur les règles, voulant faire moitié moitié, arguant en plus de cela qu'elle était blessé. Il admira l'excuse qui sonnait comme une boutade, ayant bien compris que Vittoria n'était pas le genre de femmes à se formaliser de ce genre de choses. Elle ne se plaignait pas et elle bossait et elle le lui avait bien fait comprendre lors de son premier voyage dans la voiture du chauffeur.
- Justement. Parce que tu es blessé, je dois prendre soin de toi toooute la soirée. Il accentua le "toute". Donc j'ai le droit à une compensation non? Fit-il avec humour. Il aimait la titiller un peu, d'autant qu'il savait qu'elle aimait avoir le dernier mot, mais pour le coup, il était prêt à prendre quelque peu l'avantage, même si en réalité, ils lutteraient sans doute à armes égales. En ce qui concernait la cuisine... Il gérait. Il n'était pas le genre d'hommes qui avait laissé ce genre de tâches "aux femmes " comme beaucoup le disaient parce que premièrement il n'avait toujours pu compter que sur lui-même, et deuxièmement, il aimait bien manger, mais n'ayant pas toujours eu l'argent pour se payer un restaurant, il avait donc appris à cuisiner correctement. D'après certains, un véritable petit chef. Certes il se débrouillait bien, il l'admettait, mais ce n'était pas quelque chose dont il ferait son métier, ça c'était sûr.

Par la suite, elle répondit que ce n'est pas parce qu'elle était flic qu'il pourrait enfreindre toutes les lois... Dommage.
- On a même pas un petit avantage si tu fais parti de la maison? Demanda-t-il dans un grand sourire. Mais il la savait trop incorruptible, trop honnête pour cela. Aussi ne s'attendait-il à aucun traitement de faveur, et puis, de toute manière, il évitait la police en régle générale et tout ce qui avait lien avec la justice de pays... Ouais, enfin. Il évitait tout, sauf de tomber amoureux d'une inspectrice. Là pour le coup, chapeau, le gars était doué. Dés fois il se disait qu'elle avait dû utilisé un philtre d'amour, ou un truc du genre en montant dans sa voiture, mais à chaque fois qu'il plongeait ses yeux dans ceux de la belle blonde, il savait pourquoi il était tombé. Le bleu de ses yeux, son sourire aimable et charmeur, ses beaux cheveux blonds, son corps splendide, et surtout, sa capacité à répondre à ses questions et à ses taquineries, peut-être aussi parce qu'elle était cultivé, un tant soit peu raffinée dans une société où cela se perdait.

Mais finalement, ce moment hors du temps fût brisé par l'affreux coup de gong de la réalité qui, sonnant comme les trompettes de l'apocalypse, annonçait la fin d'un bon moment et un brusque retour aux choses de la vie, moins appréciables que le plaisir des mots, des yeux, aussi douloureux qu'un coup d'épée dans la chair, rappelant à quel point il n'était que poussière dans un monde vaste et bien imposant, leur remémorant qu'aux yeux du monde ils n'étaient là que quelques secondes finalement. Mais c'était toujours quelques millisecondes qu'il avait gagné avec elle, les plus belles de sa vie, sans doute, les plus heureuse aussi. Il avait profité de cet instant, sous les rayons salvateurs du soleil, assit en la compagnie de la plus belle des dames, déniché un soir tard, dans les rues de Naples, comme une perle précieuse que l'on trouve entre les roches marines. Le seule souci étant désormais de préserver cette perle, de la lustrer pour la garder plus belle chaque jour, et d'en prendre soin. Mais en prendre soin... Il s'était un peu manqué non? Car ce qu'elle avait, c'était un peu de sa faute non? L'accident, il en était en partie responsable. Du moins se le répétait-il. Un jour, elle finirait par tout savoir. Mais pour l'heure, il préférait oublier ce genre de questions, se disant à lui-même que l'heure du jugement dernier viendrait en son temps et qu'il valait mieux profiter de ces instants de bonheur. De toute manière, la vie, cruelle, saurait faire revenir sur lui le malheur et la déchéance, nul doute que cela arriverait, alors pourquoi se priver d'un tel plaisir? Éphémère? Sans doute, mais cela lui donnerait au moins d'avoir eu un peu de plaisir dans cette misérable vie. Et ils ne peuvent résister, une nouvelle fois, alors qu'elle s'apprête à monter dans la voiture, à se rencontrer à nouveau, leurs lèvres se trouvant de nouveaux, comme deux amants jamais rassasiés. Mais après tout, n'est-ce pas ce qu'ils sont?

Alors qu'il reprend la route, sa belle blonde à ses côtés, James ressent son angoisse, son inquiétude, et lorsqu'il pose la question de savoir si tout va bien, la réponse a le don de le faire sourire malgré la "gravité" de la situation.
- Ah. Lâche-t-il simplement. Il n'ose poser plus de questions, préférant rester silencieux. Il ne veut pas la braquer en se mêlant de ce qui ne le regarde pas, aussi la laisse-t-il dans ses pensées. En un rien de temps, ils arrivent chez Vittoria. Cette fois, James comprend un peu plus la gravité de la situation en reconnaissant la voiture des Changretta. Son employeur occasionnel connaît aussi sa "belle famille". Si James savait que pour lui et Vittoria ça risquait de devenir compliqué, de se "corser" comme le disent si bien les corses, et bien là, pour le coup, il n'était pas déçu. Il lui propose de l'accompagner, mais le ton sec qu'elle emploi lui fait comprendre qu'elle ne veut pas de lui dans cette situation. C'est peut-être mieux ainsi au fond. Véritable chef de brigade, elle donne les ordres, et émet même une courte justification... Elle ne veut pas le mettre en danger. Si seulement elle savait... Mais elle ne sait pas. Tôt ou tard elle finira par l'apprendre. Il le sait. Il va bien falloir qu'il lui en parle. Est-ce le moment? Non. Pour le moment, elle a d'autres chats à fouetter. Il réponds à son baiser, alors qu'elle lui donne l'horaire de leur "rencard" et il hoche la tête pour faire signe qu'il a compris. Il la laisse sortir, admire ses belles courbes, soucieux tout de même pour elle. Cependant, il ne peut se résoudre à rester là, et c'est bien malgré lui qu'il enclenche la première vitesse, met le clignotant, et sort de la rue. Il reviendra plus tard de toute manière.

Le trajet jusqu'à chez lui se passe sans encombre, le trafic est très fluide en ce dimanche après-midi, et il est même agréable de rouler. Lorsqu'il arrive chez lui, il se gare tranquillement devant son portail et sort, claquant la portière un peu nerveux. Son voisin le salue, il lui réponds tranquillement avant de monter les quelques marches jusqu'au parvis de sa porte. Il déverouille son entrée et se retrouve enfin chez lui. Son petit monde à lui, branché moderne et classe. Britannique, il l'est, la décoration et l'intérieur de sa maison le laisse entendre. Une cuisine moderne, avec un grand plan de travail en pierre noire, tout ce que compte la technologie pour cuisiner de manière tranquille et avec la plus grande facilité. Le grand frigo, les plaques à inductions qui brillent, propres, car James est un peu maniaque et n'aime rien laisser en désordre et sale. Son chat vient se frotter à lui. Tigrou, c'est son nom, même si il est gris tigré de noir, a le don de lui redonner le sourire et de lui donner un peu de douceur. James le prend dans ses bras et, son chat dans un bras, ronronnant de contentement, et ses clés dans l'autre, il ne tarde guère à pendre ses clés avant d'accorder quelques minutes de câlins au matou qui ne demande que ça. Finalement, il le dépose sur le canapé en cuir sur lequel le chat ne se fait plus les griffes ayant compris que son maître préfère qu'il se les fasse dans le jardin ou sur la planche et le morceau de couverture destiné à cet effet.

Il se rend finalement dans le garage. C'est là son antre. A l'intérieur se cache, sous une house dédié à cet effet, la splendide RS5 de James, celle qu'il a utilisé contre Vittoria. Sous la dalle, correctement caché, un coffre fort, dans lequel se trouve tout son matériel de combat. Aménagement effectué après l'achat de la maison, il ne figure pas sur les plans et il faudrait plusieurs kilos d'explosifs pour faire sauter le coffre verrouillé à la fois par un code numérique et à la fois par un code physique sous forme d'un cadenas à huit chiffres. Mesures de sécurité nécessaire en cas de problème. James regarde de n'avoir laissé aucun indice dans son garage, pour que la belle ne se doute de rien. Non pas qu'il veuille lui caché pour... Et puis si en fait. Alors qu'il s'apprête à éteindre la lumière du garage, il comprend que tout ça, tout ce qu'il a sous les yeux, il faudra qu'il y renonce. Il va devoir s'arrêter. Il va en être forcé. Sinon, elle finira par l'apprendre. Peut-être même le découvrira-t-elle de ses propres yeux, en venant ici un jour. Il ne le sait, mais préfère ne pas imaginer ce qui arrivera le jour où elle le saura.

Il décide de se changer, de s'habiller de manière plus décontracté, c'est à dire un jean, des chaussures toujours classes, et une chemise. Il prend ses lunettes aviators, et finalement, après avoir préparé la cuisine pour ce soir, car il compte lui faire un bon plat. Des patates en sauce avec des olives vertes et du bœuf, autrement dit, un genre de pot au feu, mais plus à la provençale. Une petite salade en plus, oui, ce sera parfait. Cependant, l'heure tourne et il préfère aller la retrouver. Prenant soin de fermer sa maison, il ne tarde guère à retrouver le siège de sa voiture et file, à toute vitesse, vers le domicile de Vittoria, pas trop éloigné du sien à vrai dire. Mais finalement, lorsqu'il arrive, il sera dix-huit heures dans une minute, les Changretta sont toujours là. James se gare un peu en retrait, donc pas devant chez Vittoria, mais juste à la maison avant. Or, l'instant d'après, au moment où il sort de sa voiture et se cale contre la belle carrosserie bien chaude, ILS sortent. Ottavio ne le reconnait pas, mais Marcus, lui, qui arrive après, le voit et lui fait signe. James le laisse venir jusqu'à lui et le salue respectueusement en lui serrant la main, alors que le garde du corps de ce-dernier reste en retrait.
- Je savais pas que tu bossais dans le coin. Fait alors Marcus. James le fixe à travers ses lunettes sans la moindre peur. Il fait partie des seuls qui lui tiennent tête malgré qu'il bosse pour lui de temps à autres.
- Comme toi, il m'arrive d'avoir quelques clients or de mes frontières habituelles. Fait James d'une voix posée et calme.
- Hum... Je vois. Les Martinelli? Ils te disent quelque chose?
James fait mine de ne rien savoir mais à la vérité, Marcus sent qu'il doit y avoir quelque chose. De plus, il a des yeux un peu partout ce type là.
- Un chauffeur de taxi qui vient voir une inspectrice blessé à l'hôpital... C'est pas commun, t'es d'accord avec moi James?
- Où est-ce que tu veux en venir Marcus? demande tranquillement James pas le moins du monde inquiété.
- Tu l'approches plus. Je veux que tu la laisses.
- Pourquoi? Y a ton nom marqué sur son cul? Demande alors James qui se redresse pour lui faire face, comme si les deux hommes allaient se frapper, la cause de la dispute étant... Une femme. Bienvenue au moyen-âge. Cela doit être tout récent alors je l'ai pas vu la dernière fois. Fait James un peu plus provocateur. Marcus souffle, perdant son calme légendaire.
- J't'avertis, tu t'arrêtes.
- J'vais pas me battre avec toi pour une femme. Marcus semble heureux de la réponse. Mais James n'a pas terminé. Donc j'te conseille de lui foutre la paix, c'est d'accord?
- Parce que tu m'donnes des ordres maintenant?
- J'ai d'ordres à recevoir de personnes. Aux dernières nouvelles j'ai pas un contrat à l'année avec toi. Le garde du corps de Marcus se rapproche, et au moment ou Marcus lui fait signe, il s'approche de James, tentant de l'impressionner. Cette fois, le chauffeur lâche ses nerfs, accroche la nuque du type et vient faire cogner la tête du gars contre la carroserie alors qu'il lui prends le bras et lui fait une clé de bras l'obligeant à rester contre l'Audi.
- Tu voudrais pas mourir aujourd'hui n'est-ce pas... C'est le jour du seigneur, mais je crois pas qu'il aimerait accueillir une nouvelle âme, aussi jeune, par cette belle journée.
Il le lâche finalement alors que Ottavio s'amène. Son fils préfére faire profil bas et monte dans la voiture. Tranquillement, l'autre s'allume une cigarette et finit par déclarer.
- Évite de m'attirer des ennuis James.
- Vous savez que j'ai toujours respecter ma parole. Mes relations extérieures ne feront pas changer cela. Mais si votre fils venait à manquer à votre parole, je vous aurais averti.
- Vous me tenez responsable des actes de mon fils?
- Tant qu'il travaillera avec vous, je vous tiens responsables tous les deux Ottavio. Vous le savez et je l'ai déjà dit. Je trahis personne si personne me trahit. J'ai assez donné ma peau aux hyènes et aux vautours pour respecter ma parole alors que les autres ne le font pas. L'avertissement était clair. Ottavio se tourne vers sa voiture et finit par dire.
- Il ne la lâchera pas vous savez.
- Je la laisse libre. Si votre fils est meilleure que moi, je ne m'y opposerais pas Ottavio. Je suis réglo.
- Vous m'êtes bien aimable mon ami. Prenez soin de vous. Et des gardes du corps de mon fils, ils n'ont pas besoin de goûter à la carrosserie de votre voiture. Et sans se presser, une petite poignée de main amicale, et il repart vers sa voiture alors que James se cale contre la sienne.

Finalement, il décide de remonter dans sa voiture, la chaleur du soleil devenant écrasante. Il se met à l'aise, mais n'a pas le loisir d'attendre trop longtemps qu'elle surgit et ouvre la portière de la voiture pour monter. Elle s'excuse du retard et il fait signe que ce n'est pas grave. Il n'a rien le temps d'ajouter que déjà elle l'embrasse, tout aussi affamée que lui. Il réponds, ne pouvant se passer de ses lèvres. Puis, finalement, elle s'arrête, et alors qu'il démarre, elle lui déclare qu'elle espère qu'il a passé une meilleure après-midi qu'elle. Il sourit avant de demander:
- C'était donc si terrible? Il enclenche le clignotant et sort de la rue, conduisant tranquillement alors que la chaleur du soleil, petit à petit, diminue. James continue. Il est vrai que tu aurais sans doute préféré passer l'après-midi avec moi à faire des jeux de sociétés. Il ne peut s'empêcher de rire avant de la regarder et de répondre:
- Je n'ai rien fait de particulier en fait. J'ai fait deux trois bricoles, rangé un peu mon garage, j'avais des outils qui traînaient et puis... Et puis voilà. Il braqua pour prendre une petite route sur sa gauche et continua son trajet. Ils arriveraient d'ici peu. Pour l'heure, dans sa voiture, il appréciait le confort du court trajet avec elle, à discuter de choses et d'autres, sans importances certes, mais pour lesquelles James aimait l'entendre parler. Finalement, ils arrivèrent chez lui. Le portail électrique s'ouvrit permettant ainsi à James de rentrer sa voiture dans la petite allée devant son garage. Il coupa le moteur, et sortit, goûtant pleinement à l'air frais du soir qui tombait. Il vérouilla son automobile, alors que le portail se refermait et il entraîna sa belle, en lui prenant la main, vers sa porte d'entrée. C'était un peu enfantin, mais il aimait la tenir.

Finalement, il arrive devant sa porte qu'il lui ouvre et la laisse entrer en premier. Un petit hall d'entrée avec un meuble pour poser clés et chaussures, et l'n tombait directement sur le salon à gauche, avec un canapé en angle droit et en cuir noir, un grand meuble télé en face avec un écran plat et toute la technologie nécessaire à l'écoute et l'appréciation d'un bon film. Une petite table basse sur un tapis entre le canapé et la télé, histoire de s'improviser quelques soirées. Derrière, l’accès à la terrasse alors que se trouvait à leur droite, la cuisine, séparée de la salle à manger par le bar de la cuisine. Une table ovale, grande, au centre de la salle à manger, et quelques meubles modernes par ci et par là. La maison de James avait le cachet de celles que l'on pouvait voir dans des magasines d'immobilier, mais il s'en moquait, c'était chez lui. ici pas de photos, juste quelques grands posters de films ou tableaux. Des tableaux de paysages de montagne, ou maritime qu'il avait trouvé sur des marchés et des brocantes et qui lui avaient plus. Et le chat bien sûr, qui ne manqua pas d'accueillir la nouvelle venue.
- Voilà... Bienvenue chez ton chauffeur... Et son compagnon de route, la mascotte tigrou qui gère la centrale d'appel ici... Le chat miaula comme si il avait compris ce que se disait les deux grandes perches devant lui. Mais à la vérité, il ne répond jamais, murmura James sur le ton de la confidence. Je t'en prie, installe toi et pose tes affaires sur le porte manteau. Il se dirigea vers la cuisine et ouvrit son frigo. j'te sers quelque chose à boire?       

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Sujet: Re: (terminé) I've got you under my skin. // James ( le Sam 18 Aoû 2018 - 19:11 )
« Tu sais… Tu peux t’occuper de moi tooooooute ma vie si tu veux hein ? Je te laisserai même porter la culotte dans le couple de temps en temps. » Un clin d’œil avisé ponctua sa phrase, ils n’avaient pas réellement besoin de dire qu’ils étaient semble : leurs faits et gestes étaient plutôt équivoques. Assez pour ne pas avoir besoin de mettre des mots dessus.

Enfreindre les règles, voilà une chose qu’elle ne connaissait pas. Faire quelque chose d’illégal… Non, elle ne pourrait pas. Vicky avait des principes dans sa vie qui étaient bien trop enracinés pour pouvoir être un jour changé. Elle était comme ça et n’avait jamais eut l’intention de changer. Enfin, elle faisait attention maintenant en utilisant ce ‘jamais’ car pour les beaux yeux de l’homme qui lui faisait face : elle ne savait pas trop de quoi elle serait capable. C’était moche l’amour sur certain point. Nourrir des sentiments pour quelqu’un pouvait rapidement devenir un problème, prendre le risque était cependant assez exaltant pour compenser.

« Je n’ai jamais utilisé de mes privilèges, peut-être que si je le fais une fois ça passerait mais il faudrait que cela soit pour une excellente raison. Le genre dont tu vas devoir justifiée par mille et une façon avant que je ne cède si tu vois ce que je veux dire. » Continuant de jouer : elle ne pouvait rien faire d’autres ; bien trop heureuse de pouvoir être elle-même avec quelqu’un.

Et pourquoi ne pouvait-elle pas heureuse elle aussi ? Vittoria avait depuis longtemps compris que pour accéder au bonheur : elle devait forcer le destin à aller dans son sens, se donner les moyens de pouvoir avoir la chance de soupirer un peu. James allégeait son cœur, elle ne savait pas comment il faisait une telle chose mais cela était un fait indéniable. Pour sûr qu’elle aimerait comprendre, cela lui permettrait de rationaliser et peut-être de s’éloigner sentimentalement parlant ? Chaque seconde qu’elle passait à ses côtés lui donnait envie de ne plus le quitter. Ce n’était pas une bonne chose d’avoir ses espoirs trop haut placés : la chute ne pouvait être que plus douloureuse. Pourtant, elle n’en avait rien à faire. Elle voulait le découvrir, elle voulait en apprendre plus sur lui : elle voulait faire partie de sa vie même si cela n’est que temporaire. Elle était bien décidée à marquer au fer rouge les souvenirs qu’ils avaient ensemble. Pour qu’il soit aussi condamné que lui. Pourquoi serait-elle la seule dans cette situation ? Ils avaient déjà prévu d’aller en enfer ensemble n’est-ce pas ? Peut-être que cela serait pour le mieux après tout… Il semblerait de toute façon que tous les démons soient sur terre. Comme son frère lui rappela amèrement en l’appelant : brisant ce moment qu’elle ne voulait pas se voir terminer. La promesse d’une soirée en tête-à-tête s’évapora rapidement pour laisser place à l’inquiétude. Qu’est-ce qu’ils voulaient à sa famille ? Pourquoi les Changretta semblaient être partout depuis sont arrivée à Naples ? Décidément, il aurait été préférable qu’elle reste en Sicile. Pourtant, dans ce cas, elle n’aurait jamais rencontré James alors… Vicky ne pouvait plus regretter. Parce qu’il lui avait redonné le sourire : même sa grand-mère avait remarqué cette risette niaise sur le visage de sa petite fille. Ce n’était donc pas une mauvaise chose. Et puis, pouvoir être près de sa famille : voilà quelque chose qui lui avait manqué ces dernières années. Alors si cela voulait dire devoir faire face à un nouveau challenge : qu’il en soit ainsi. Vicky avait assez de ténacité pour faire front comme il se devait. Elle n’abandonnerait pas, elle ne lâcherait rien. Elle saura être forte et intègre. Cela commençait maintenant, chez elle il y avait des ennemis et elle ne pouvait pas tourner le dos. Elle devait affronter la tête haute ces adversaires. Alors que James semble s’inquiéter pour elle, l’inspectrice lui répond injustement : d’une voix froide.

« Désolée… » Elle s’était rendue compte évidemment du ton utilisé. « C’est juste que… Que je ne sais pas encore ce que je dois faire. » Et cela la rendait inévitablement irritable.

La voiture s’arrêta et après avoir répété l’heure pour du rendez-vous : elle s’éloigna rapidement. Chaque pas la rapprochait un peu plus de la gueule du tigre. Vicky le savait et à peine rentrer elle sentit leurs présences. Elle ne pouvait pas s’empêcher de penser à son grand-père qui les aurait accueillis à coup de carabine. Elle regrettait de ne pas avoir son arme de service sur elle : il n’y avait que ce langage qu’ils comprenaient après tout. Elle l’avait remarqué. La présence de Marcus dans sa chambre la fit sortir de ses gonds et elle se fit violence pour ne pas réagir sur un coup de tête. Il ne s’agissait pas de s’attirer les foudres de sa grand-mère. Elle était la seule raison de sa fausse politesse envers le petit-fils d’Ottavio. Sans quoi, elle n’aurait pas hésité à le provoquer et lui faire comprendre qu’il ferait mieux de déguerpir avant d’avoir un deuxième trou dans son cœur. A peine sortit qu’un frisson de dégoût s’empara de son corps. Le fait qu’il ait put la toucher la rendait folle de rage, mais elle prit de longues inspirations pour retrouver contenance et commencer à préparer ses affaires. Se concentrer sur James, voilà ce qu’elle comptait faire. Son sac fermer, elle sortit pour aller dans le jardin et rejoindre les invités. Le visage radieux de sa grand-mère serra son cœur : savait-elle seulement réellement qui étaient ces hommes ? Ne comprenait-elle donc pas les dangers qu’elle encourait ? Son jumeau était mal à l’aise, il était en civil : mais sa conscience n’était pas en reste. Il ressemblait bien trop à sa sœur sur ce point-là. Il avait une idée préconçue de la mafia et les deux avaient une certaine fierté à les porter en horreur.
La conversation ne tourne évidemment pas en la faveur de Vittoria qui se voit presque imposée de les divertir la prochaine fois qu’ils viendraient les voir. Elle ne savait pas si elle était plus choquée par cette proposition indécente de la part d’Imelda ou bien sur le fait qu’il y aurait une prochaine fois. Non. Elle aurait une conversation avec sa grand-mère : il était hors de questions que des Changretta reposent le pieds chez eux. Pas tant qu’elle serait en vie. Il faudra qu’il passe sur son corps mort pour remettre un pied dans cette maison familiale. L’inspectrice n’a pas d’autre choix que de confesser sa relation naissante avec James ce qui lui vaut une pluie de questions. Vicky répondit poliment, sans trop en dire : elle ne voulait pas courroucer cette idylle naissante. L’extérieur rangé, elle embrassa sa grand-mère et son frère avant d’aller chercher son sac pour rejoindre James qui devait attendre devant la maison.

Dans la voiture, elle ne met pas de temps à l’embrasser après s’être excusée de son retard. Prenant sur elle pour se défaire de ce baiser, elle resta près de son visage pour le regarder dans les yeux : elle avait immédiatement retrouver son sourire ; bien décidée à ne pas laisser l’événement de cette après-midi gâché cette soirée. Tôt ou tard, les Changretta reviendraient tout gâcher alors toutes les occasions où elle pouvait vivre sans eux dans un coin de sa tête étaient une victoire !

« Plus que tu ne peux l’imaginer… » Se contenta-t-elle de dire histoire de ne pas ignorer la question de son chauffeur. Il méritait de savoir au moins une partie à défaut de savoir la totale vérité. « S’il n’y avait que moi, je te menotterai à mon poignée pour qu’on ne se quitte pas. » Vicky trouva même la force de plaisanter : soulignant un peu plus l’évidence sur son attraction. « Tu rangeais pour moi c’est ça ? » Elle tourna sa tête pour le regarder : « Tu comptes étendre le possible plateau dans le garage avoue ? »

Vittoria regarda à nouveau la route : tentant de se souvenir du chemin ; cela pourrait lui être utile un jour. Elle fut heureuse de constater qu’ils n’habitaient pas loin de l’un et l’autre : ce qui était une bonne chose. Une fois remise de ses blessures : cela lui donnera l’occasion de faire un beau jogging. A peine sortie de la voiture que James, entraînée dans le mouvement : elle en oublia même son sac. Tant pis, ils reviendraient le chercher plus tard : elle était bien trop curieuse de voir à quoi ressemblait la maison de son chauffeur. Elle essuya poliment ses pieds sur le tapis et pénétra dans la bâtisse. Elle enleva ses ballerines pour se retrouver pieds nus. Vicky s’avança et pénétra dans le salon en ne perdant pas une seule miette du moindre détail. Quand elle vit le chat, elle sourit et ne mit pas de temps à s’accroupir pour pouvoir le caresser :

« Oh tu as un chat ! Il est tellement adorable ! » De sa main libre elle le caressa : « Enchantée de te rencontrer Tigrou, je suis Vicky. » Elle gratta l’animal derrière l’oreille : « Pauvre bébé, tu es exploité par ton maître à ce que je vois hm ? » Le félin bailla avant de rapidement suivre James : probablement dans l’espoir d’avoir à manger.

« C’est charmant, bien moins encombré que ma maison je dois avouer. » Elle sourit : « En même temps c’est dur d’avoir plus de photos que nous. » L’inspectrice enleva son bras de son écharpe puis le morceau de tissus en grimaçant : elle ne supportait plus d’être coincée de la sorte. Elle alla l’accrocher au porte manteau avant de revenir dans le salon, juste à temps pour entendre sa question.

Profitant qu’il soit de dos, elle s’approcha et se glissa derrière lui. Lentement, ses mains caressèrent son torse alors que sa joue se posa sur son omoplate. Elle ferma les yeux et soupira longuement avant de répondre :

« Un verre de vin rouge si tu as, sinon de l’eau sera parfait ne t’en fais pas. » En réalité, elle ne devrait pas boire vu qu’elle prend encore des anti-douleurs, mais elle s’en moquait bien. « Mais ça peut attendre. J’ai… Juste quelques instants ok ? » Elle raffermit légèrement la pression. Elle avait besoin de se ressourcer.

Vicky n’avait pas envie d’être forte, elle ne pouvait pas l’être tout le temps alors, dans cette maison qu’elle ne connaissait pas ; avec James dans ses bras : elle baissa quelques instants les armes. Juste assez pour pouvoir remonter sur le cheval de bataille plus tard. Finalement, elle s’éloigna et retrouva son rire :

« C’est bon, tu es libre de partir. » Elle tourna les talons pour aller s’installer sur un des tabourets du bar. Elle posa ses avant-bras devant elle : « Tu as besoin d’aide pour cuisiner ? Dis moi si je peux t’aider. »



☽☽ The only difference between the saint and the sinner is that every saint has a past, and every sinner has a future.

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Sujet: Re: (terminé) I've got you under my skin. // James ( le Mer 22 Aoû 2018 - 14:49 )
I've got you under my skin
Il avait fini par récupérer la jolie blonde qui semblait fatigué de l'après-midi qu'elle venait de passer et qui n'avait pas dû être des meilleures de sa vie. Il connaissait les Changretta, pas de manière très personnelle non plus, mais il s'était renseigné sur eux, et le fait qu'il ait déjà travaillé pour eux avait fait qu'il commençait à bien connaître les méthodes de cette famille réputée dans Naples, mais qui évitait de se faire connaître à la fois de la presse et de la police. Elle ne lui avait ni permis de rester, pas meême à distance, ni permis de s'en mêler. Ce qui finalement n'était pas plus mal, or, désormais, il fallait bien l'admettre, il remarquait que cela état une bonne chose au vue de la conversation qu'il avait eu avec Marcus. Et il savait que désormais, comme deux idiots, ils étaient en concurrence pour la même femme. Autrefois, James ne se serait pas donné la peine de lutter, or, elle avait éveillé en lui un sentiment fort, quelque chose qu'il ne connaissait pas et dont il voulait profiter absolument, comme si la vie, à tout moment, pouvait décider de lui reprendre ces moments de plaisirs et de bonheur. Aussi, pour le coup, il comptait bien se battre. Non pas physiquement, quoique si Marcus employait les gros moyens, James avait de quoi répondre, mais plutôt qu'il allait tout faire pour séduire sans cesse la belle blonde. Et pour l'heure, il avait un sacré foutu avantage sur Marcus: Elle l'aimait lui. Il n'en doutait pas. Si les "je t'aime" n'avait pas vraiment été prononcé, les deux êtres se cherchaient continuellement, lui du moins attendait sans cesse ses messages, ses nouvelles, et avait toujours un petit sourire sur les lèvres lorsqu'il lisait l'un de ses messages.

La retrouver est un réel plaisir. Et leur baiser enflammé le prouve bien. Enfermé dans l voiture de James, avec pour frontière les vitres teintés et la carrosserie, il profite de ce moment. Pas longtemps, l'heure tourne, et il compte bien lui faire découvrir son chez lui comme il le lui a promis. A sa question, elle réponds que c'était plus terrible que ce qu'il peut imaginer. Il sourit se doutant que ça n'a pas dû être pour elle son moment favori. Il le croit sans mal et ne relève pas, préférant ne pas approfondir le sujet qui pourrait l'amener à des révélations plus... Embêtantes pour lui. Aussi laisse-t-il le sujet se terminer et rie-t-il lorsqu'elle déclare qu'elle le menotterai bien à son poignée pour qu'il reste sans cesse à ses côtés. Il finit par déclarer.
- Cela risquerait d'être gênant pour conduire... Mais soit. répond-il comme si il était prêt à tenter le jeu. En parlant de jeu, elle le taquine à propos d'un "plateau" qui pourrait bien s'étendre jusque dans la garage. Il lui sourit et réponds tranquillement:
- J'ai bien peur que même le garage ne soit pas assez grand, déclare-t-il. Vu les idées chastes qu'ils ont ses derniers temps, nul doute que la maison risque de ne pas être assez grande. Il s'en doute. Mais... Il y a du potentiel dans sa baraque, alors autant dire que tout n'est pas perdu.

Finalement, ils arrivent. Elle découvre premièrement qu'ils n'habitent pas loin l'un de l'autre, ce qui les arrange tous les deux, au fond, il le sait bien. Et vu comme elle regarde les environs, nul doute qu'elle prévoit de faire quelque passage surprise chez lui. L'idée n'est pas déplaisante, et il risque même de faire de même de temps en temps, en allant faire son jogging ou en partant au boulot. La jolie blonde ne tarde guère à découvrir "l'antre" de James. Maison moderne et bien équipée, propre et rangée, James a parfois ce côté maniaque qui fait que tout à sa place en tout temps et en toutes circonstances. Il pourrait abattre dix hommes dans sa maison que l'instant d'après, il ferait le ménage et tout retrouverait sa place au millimètre prés. Il n'est pas l'un de ses maniaques compulsifs qui doit voir tous les objets à une place précise, non, mais plutôt quelqu'un qui aime bien voir son intérieur rangé et propre. En tout temps prêt à recevoir quelqu'un en somme. Elle salue le chat, se prenant immédiatement d'affection pour la boule de poil ronronnante qui, cela dit, ne tarde guère à suivre le maître de maison. Mais la gamelle est pleine, et James n'en rajoutera pas juste pour que tigrou soit satisfait d'avoir sa gamelle bien remplie, comme un roi. Il est déjà assez bien traité.
- Oh il a la belle vie, fait-il à la jolie blonde alors qu'il se dirige vers la cuisine. T'inquiète pas pour ça.

Pendant ce temps, elle regarde la maison et souligne le fait que ce soit moins encombré que chez elle, ajoutant que c'est dur d'avoir plus de photos que chez les martinelli. Il sourit légèrement. Lui n'a pas de photos. Il n'aime pas vraiment ça, et puis des photos pour quels souvenirs aussi? Ceux de l'armée? Non, hors de questions. Il se contente donc de quelques tableaux, de lires rangées dans une belle bibliothèque et de poster accrochés au murs, surtout dans son bureau et sa chambre. Quelques plantes pour donner une touche agréable, mais rien de plus. Alors qu'il lui demande ce qu'elle désire boire, elle revient derrière lui et s'accroche à lui. Il sourit alors qu'un demande un verre de rouge avant de noter qu'elle augmente la pression, comme si elle souhaiter qu'il s'arrête lui aussi. Il reste également en suspens, posant ses mains sur celle de Vicky, juste pour la rassurer, la réconforter. Visiblement, elle est plus atteinte qu'elle veut bien le laisser croire, et là, dans cet espace, dans la maison de britannique, elle se laisse aller à un moment de détente, à un moment de flottement. Elle oublie la femme forte et fière, se contentant d'afficher une belle réalité: Humaine, elle a aussi besoin d'aide. Puis elle finit par le lâcher, comme si elle avait puisé en lui une force inconnue qui lui permettait de repartir. Elle vient alors se poser juste en face de lui, sur le bar. Il lui adresse un grand sourire avant qu'elle ne demande si il a besoin d'aide.
- Non, ne t'inquiète pas, je vais m'en sortir... Attends ici, je reviens. Il s'éclipse deux minutes, la contourne et file au garage. Il en ouvre la porte et se dirige vers le fond du garage, là où il entrepose ses belles bouteilles dans une grande armoire. Il décide alors d'en sortir un côte du rhône de 2006. Année où il était passé en france et s'était fait offrir ce petit plaisir. Il ne tarde guère à revenir.

Il revient se placer face à elle, non sans avoir laissé balader sa main sur la hanche de la belle auparavant. Il dépose la bouteille en face d'eux, et, prenant un tire-bouchon, il en lui fait qu'une petite minute pour ouvrir la bouteille. Il se saisit de deux verres à pied dans un placard et les remplit un à après l'autre.
- C'est un côte du Rhône que j'ai acheté lors d'une petite escapade en France. Il tût la raison de ce voyage, c'était préférable. 2006. Une excellente année il paraît. On verra si le vin est d'accord. Il lui donna son verre et finalement leva le sien. A cette soirée et... A ton rétablissement. Fait-il. Il trinque avec elle et finit par goûter le vin. Légèrement fruité, il n'est pas trop sec, plutôt moelleux, et coule bien dans la gorge, sans s'accrocher, laissant une agréable saveur. Moi, je le trouve délicieux. Il pose alors son verre pour s'occupper du plat de ce soir alors que son chat vient encore se frotter à lui. James lui accorde un instant de tendresse avant de se laver les mains et de reprendre ses occupations. Le félin ne tarde guère à aller auprès de la jolie blonde pour quémander des câlins. James s'affaire et ne tarde guère à sprtir la crème fraiche, du fromage raclette et des pommes de terre. Des lardons en plus de cela et les quelques ingrédients qui s'ajoutent à une bonne tartiflette. Il en a envie, cela fait longtemps qu'il n'en a pas mangé.
- Tu connais la tartiflette? Demande-t-il alors. Spécialité savoyarde, c'est vraiment délicieux. Je nous en prépare une, j'espère juste que tu aimes le fromage. Sinon tant pis, je te ferais une salade. Fait-il dans un grand rire. Il commence à tout préparer, jouant des couteaux sans le moindre problème, cuisiner, il sait faire. En vérité, débrouillard, il sait à peu près tout faire. Il a appris à se débrouiller bien vite, cuisiner, faire de la mécanique, de la plomberie, ou même de l’électronique, il sait faire. Du moins sait-il se débrouiller. Il regarde alors son chat qui profite des câlins.
- Tigrou, elle, elle est à moi. Fait alors James en regardant son chat qu ronronne de plus belle. Tu veux que je te le prouve? Pas même inquiété, le félin le regarde au travers de ses yeux à demi-ouvert. Et finalement, James ne peut se retenir d'aller embrasser les lèvres de la jolie blonde. Il en avait envie tout simplement, son chat lui a fourni une excuse, voilà tout. Finalement, il rompt le baiser et se remets au fourneau. Je sais que tu n'aimes pas trop cuisiner, et avec ton épaule, je voudrais pas trop t'en demander. Lâche-t-il plein d'humour. Il continue à s'affairer en silence avant de la regarder. Il faut que je t'avoue un truc... J'ai jamais fait la cuisine pour une femme. Il sourit alors que c'est vrai. Il n'a jamais pris le temps de cuisiner pour l'une de ses conquêtes. Comme quoi, la blonde doit vraiment avoir un truc de spécial. Déjà, oui, elle a bien un truc spécial... A commencer par le fait qu'elle soit flic et qu'il soit tombé dans ses filets...
           

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Sujet: Re: (terminé) I've got you under my skin. // James ( le Sam 25 Aoû 2018 - 12:23 )
Vittoria était heureuse d’être enfin dans la voiture de James. Etrange pourtant, elle qui aimait tant la maison familiale mais encore plus les gens qui vivaient dedans. Pourtant, la venue des Changretta avait à jamais changé quelque chose en elle. Ils avaient touché à son espace privé, notamment Marcus qui faisait Dieu il savait quoi dans sa chambre. Elle regrettait de ne pas avoir été là et pourtant le moment qu’elle avait passé avec le chauffeur avait été des plus délicieux : pour ne pas dire parfait. Cela l’avait rendue heureuse plus que de raison et cette même allégresse s’empara d’elle quand elle s’attacha. La soirée s’annonçait sous de très bons auspices et cela la ravissait au plus haut point. Ils avaient mille et une chose à faire : même s’ils allaient devoir faire attention à ses blessures. Affirmant qu’elle ne voulait plus le laisser partir : qu’elle comptait même l’attaché à son poignet ; elle rigola en l’entendant affirmer que cela allait être gênant pour conduire.

« Ma foi, je suis certaine qu’on trouvera quelque chose à faire dedans alors ce n’est pas grave. S’il n’y à que ça pour te faire plaisir… » Elle posa sa main sur la sienne et la serra en souriant bêtement de bonheur.

Devant la maison de James, elle sortie et se mit à détailler chaque petit détail : son métier d’inspectrice n’était jamais loin. Quelle plaisir de voir qu’ils n’habitaient pas loin : cela donnerait lieu à des rencontres pas très surprises. Vittoria ne comptait pas laisser une occasion passer pour devenir plus intime avec lui. Il avait conquis son cœur en un claquement de doigts : il devait maintenant assumer les sentiments que la belle avait pour lui. Elle n’allait pas lui laisser un choix quelconque. Quand il attrapa sa main : il confirma qu’il ne voulait pas avoir le choix. Elle rentra chez lui : impatiente de voir la maison dans laquelle il vivait. Tout était propre, si bien rangé : bien différent de son propre logement. Si ce dernier n’était pas trop mal : il restait tout de même moins impeccable que celui du chauffeur. Une boule de poils apparut rapidement dans son champs de vision : pour le plus grand ravissement de Vittoria qui était heureuse au possible dès qu’il y avait un félin dans la pièce.

« Je ne suis pas inquiète, j’aime juste prendre les témoignages à la source. » Affirma-t-elle tout en continuant de caresser le chat tigré.

De nouveau debout, elle se mit à l’aise comme son hôte le suggéra non sans commenter que les lieux étaient bien plus épurés que chez elle. Ce n’est pas pour cela qu’elle ne s’y sentait pas bien. Elle s’approcha de lui pour se glisser dans son dos et le serrer contre elle. Vittoria n’était pas du genre tactile mais elle avait de temps en temps le besoin d’avoir des moments de tendresses. Cela était même essentiel. Pourtant, James était un cas à part : elle avait envie de brûler les étapes. De ne plus le laisser partir même si cela pouvait mal finir. Le bonheur et la joie qu’elle ressentait en sa compagnie étaient incommensurables. Là sa joue contre son omoplate, elle se ressourça quelques instants. S’éloignant une fois satisfaite, elle alla s’installer sur le bar pour pouvoir le regarder. Elle le laissa partir avant de regarder au sol. Tigrou la regardait avec ses grands yeux jaunes. Elle descendit du tabouret et l’attrapa de son bras valide avant de se réinstaller. Caressant l’animal qui se mit rapidement à ronronner : fermant les yeux tout en posant sa tête dans sa main ; Vittoria souriait. Un chat sur ses genoux, un bel homme qui était à ses petits soins : pouvait-on demander plus ? Frissonnante au contact de la main de James sur sa hanche, elle reporta toute son attention sur lui : n’en déplaise à Tigrou qui continuait de frotter sa tête contre la main de Vicky.

« Je n’y connais rien en vin, alors je te fais confiance. » Elle étendit son bras endommagé pour le forcer à être utilisé et ramena le verre près d’elle. Incapable de le soulever cependant, elle dut se résigner à arrêter de caresser le chat pour pouvoir porter le verre à son nez puis à ses lèvres. Elle laissa le tanin envahir son palais et hocha la tête : « Mon grand-père m’a toujours répété qu’un vin rouge devient encore meilleur quand il a pris un peu l’air. » Elle haussa les épaules : « Je ne sais pas si c’est une légende populaire ou bien un fait. » Vicky ne commenta pas l’année, oui, elle avait été excellente pour elle. En 2006 elle avait emménagé avec Bryan et ils faisaient déjà mille et un projet.

Tigrou descendit de ses genoux pour aller retrouver son maître, l’inspectrice se contenta de poser sa tête dans sa main pour les regarder tous les deux avant que le matou ne se décide à revenir vers elle. À nouveau, elle descendit de son perchoir pour attraper le chat et se rasseoir. Hochant négativement la tête : elle sourit.

« Tu me rends jalouse James. Tu as l’air d’avoir voyagé plus que moi. » Elle sourit en coin : « Je ne connaissais pas, mais cela à l’air délicieux. » Puis d’un ton encore plus léger elle affirma : « Je suis certaine qu’il y a un enfer réservé à ceux qui ne mangent pas de fromage tu sais ? » Elle reprit une gorgée de vin avant de serrer contre elle le félin : « J’ai l’impression que Tigrou m’aime bien. »

La réaction ne se fit pas attendre, James contourna le plan de travail en parlant à son chat : le mettant en garde qu’il ne partageait pas. Elle rigola et répondit tendrement au baiser qui lui offrait. Elle le laissa s’éloigner et reprit les caresses en posant sa joue contre la tête du chat.

« Oh j’aime bien cuisiner, juste pas tous les jours. De temps en temps j’aime prendre soin de ma grand-mère, surtout quand elle est fatiguée et mon jumeau adore les crêpes que je fais alors je n’ai pas d’autres choix que d’être derrière les fourneaux de temps à autre. »

Cela n’était pas un problème en soit. Elle regarda son bras et le bandage qui cachait la blessure encore fraîche. La rééducation allait être douloureuse, elle le savait, mais si elle voulait retourner sur le terrain : elle devrait y passer. Quand il prit un air sérieux pour lui avouer quelque chose : elle fronça immédiatement les sourcils. Dans son milieu, ce n’était jamais un bon signe. Cependant, son visage se déride rapidement en l’entendant.

« Je me sens flattée alors. »
Elle se leva, alla poser le félin sur le canapé pour revenir d’un pas léger dans la cuisine. Elle plongea son doigt dans la crème fraîche et le mit dans sa bouche pour le nettoyer. Elle sourit comme un enfant : « Ma grand-mère ne me laisse jamais faire ça. » Avec son autre main, elle répéta la même opération et le tendit à James pour qu’il le lèche : « Je suppose que c’est l’avantage de vivre sans sa famille hm ? » Elle rigola avant de l’embrasser encore et encore. « Ca prend longtemps à cuir la tartiflette ? J’ai pris un film long : Le Seigneur des Anneaux. La trilogie, version longue naturellement : ça te convient ou tu veux que j’en choisisse un nouveau dans ta DVDtèque ? »



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Sujet: Re: (terminé) I've got you under my skin. // James ( le Jeu 30 Aoû 2018 - 15:01 )
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James prenait plaisir à faire découvrir son "environnement" à Vittoria. Première chose: Le chat lui plaisait déjà. Un bon point pour elle, la boule de poil ronronnante et des plus chiantes de temps en temps, plaisait à la jolie blonde qui s'était immédiatement pencher pour caresser le chat qui n'avait que ronronner de plus belle devant la nouvelle venue qui en plus d'être charmante le câlinait. Il avait vraiment la belle vie, et James ne put s'empêcher de sourire alors qu'elle déclarait qu'elle aimait prendre les témoignages à la source. Sûr que le chat était une source fiable, rien à dire là-dessus en vérité. Il manqua rire à cette simple pensée alors qu'il était déjà dans la cuisine, préparant quelque chose à boire pour la jolie blonde, du moins le lui proposait-il, ne sachant pas trop ce qu'elle désirait après son après-midi un peu éprouvante. Lorsqu'il ramena le vin, commentant sa provenance ainsi que son goût, elle déclara ne pas s'y connaître. Il en fût heureux. Sans lui dire, cela l'arrangeait un peu. Au moins, peu importe le vin qu'il mettait sur la table, elle ne serait pas regardante. Il n'était jamais sorti avec une œnologue, mais l'un de ses contacts en avait déjà fait l'amère expérience. Et il lui avait dit que c'était un calvaire que de lui servir du vin car toujours elle critiquait. Du coup il lui servait du Coca à la fin. C'était une solution... Oui. Mais James n'aurait pas à en arriver là. Néanmoins elle avait quelques notions... Grâce à Grand-père!!

- Oui. Fit-il alors. Le vin a besoin de se mélanger à l'air pour que les saveurs ressortent mieux. C'est d'ailleurs pourquoi on le sert dans un verre à pied dont la forme est particulière. Afin de libérer les arômes, tout en les conservant dans le verre. Il faut en quelque sortes... Libérer l'essence du vin... Pour pouvoir l'apprécier pleinement ensuite. Fit-il sur le ton d'un connaisseur avant d'esquisser un sourire alors que, jalouse, comme elle le disait, elle lui disait qu'il semblait avoir voyagé plus qu'elle. Il avait fait en effet plusieurs destinations en Europe, mais jamais vraiment pour des vacances. J'ai pas mal voyagé oui. Fit-il alors. Même si j'ai surtout voyagé sur le continent européen. J'ai eu la chance de côtoyer quelques spécialistes en gastronomie en France et en Angleterre. Quelques bons physiciens en Allemagne, et d'excellents musiciens en Autriche. Il avait voyagé, mais surtout pour affaires... Et pas des plus légales, il le savait. Parfois, il n'était allé las-bas que deux semaines, mais cela avait suffi à ce qu'il apprenne quelques rudiments de la langue natale du pays où il était. Ainsi, il parlait bien français, et parfaitement italien. Quelques notions d'allemands, et du russe. Finalement, elle admit qu'elle ne connaissait pas ce plat. Honte à elle. Il sourit, ravi de la surprendre de plus belle. De plus, vu ses dires quand à un enfer réservé à ceux qui n'aimaient pas le fromage, il ne put s'empêcher de sourire, ravi qu'elle aime le fromage car la tartiflette était bien un plat, avec du fromage, typiquement savoyard. Du fromage partout. Alors qu'il retourne aux fourneaux, elle indique que Tirgou semble bien l'aimer, et là, forcément, il doit montrer qui est la patron. Il vient embrasser la joli blonde et elle réponds à son baiser avant qu'il ne retourne préparer le plat de ce soir.

Elle ne tarde pas à se débarrasser du chat alors qu'elle admets se sentir flatté par l'attention qu'il lui porte. Bah, tout de même. James aime prendre soin d'elle. D'habitude il n'est ni pire, ni meilleur, mais il ne l'a jamais fait, c'est un peu une grande première pour lui, un genre de grand saut dans l'inconnu en fait. Lorsqu'elle revint vers lui, il ne put s'empêcher de sourire alors qu'elle trempa son doigt dans la crème fraîche et lécha le bout de son doigt. Il ne put s'empêcher d'en rire et elle fit de même une nouvelle fois, mais cette fois, elle le lui tendit. Il lécha goulûment son doigt. Mais il avait juste oublié qu'à peine il la goûtait et plus il avait envie d'elle, de sa peau. Il lui sourit alors que ses lèvres laissèrent le doigt de la blonde tranquillement.
- Avantage oui... Mais tu devrais ne pas en abuser, sinon je vais vraiment finir par te dévorer. Fait-il dans un grand sourire avant qu'elle ne l'embrasse. Il répondit à ses baisers, allumant encore plus le feu qu'elle éveillait au fur et à mesure dans tout son être. Finalement, il tenta de reprendre sa préparation. Pommes de terres coupées, lardons prêts, fromage raclette, crème fraîche, bientôt, tout y est alors qu'elle demande combien de temps cela prends pour la cuisson, arguant qu'elle à la version longue du seigneur des anneaux. Il ouvre son four, place le plat dedans et règle le tout sur les bonnes températures avant de dire:
- Cela va prendre un peu de temps, mais je crois que le film sera plus long que le temps de cuisson! Il rigole rien qu'à cela. C'est vrai que la cuisson sera plus rapide, d'autant que le seigneur des anneaux, version longue... C'est vraiment long, mais tellement trépident. Finalement, il décide de laisser sa tartiflette pour accompagner la blonde au salon. Une fois arrivé, il se laisse tomber sur le canapé et déclare:
- Vas-y, je t'en prie, mets le film. Elle le regarde. Quoi? Moi la cuisine, toi le film, maintenant c'est moi qui vais te regarder faire. Il la regarde alors qu'elle lui tire un sourire entendu. Tu crois j'ai pas vu que tu me matais comme jamais quand je cuisinais? Fait-il alors joueur. Décidément, cette femme parvient à faire en sorte qu'il s'étonne lui-même. En effet, ce n'est pas le genre de réflexions qu'il se serait permis en temps normal.

Alors qu'elle appuie sur le bouton du lecteur dvd pour l'ouvrir, il a dejà la télécommande en main... Et le fait se refermer. Elle semble ne pas comprendre alors qu'il cache la télécommande rapidement derrière lui et fait mine de caresser son chat qui s'est approché. Le manège se répète par deux fois alors qu'il en profite pour admirer la séduisante blonde dont la position prés du lecteur DVD est splendide. Finalement, elle semble comprendre qu'il se fout d'elle. Il regarde la télécommande comme si c'était un objet qu'il découvrait et regarde la blonde.
- Ah... C'est ça que tu cherches? Fait-il l'air innocent. T'as vu comme ces petits machins sont casses bonbons? En vérité, le problème ne vient pas du "machin", et elle doit très bien s'en douter, mais il la taquine, s'amuse avec elle. Il profite de ce moment de détente où personne n'est là pour les interrompre, où ils sont seuls et tranquille, sans grand parents dans la maison. Oui, oui, il fait bel et bien allusion à la grand mère de la belle qui a dû entendre leurs ébats amoureux la dernière fois... Mais bon, en même temps, ils n'allaient pas se regarder dans le blanc des yeux comme deux petits saints perdus là, sous les cieux immenses de l'Italie. Elle finit cependant par insérer le disque. Non sans un regard noir, du moins croit-il le deviner, mais c'est un regard noir amusé. C'est à dire qu'elle lui en veut mais... Mais pas trop on dira.

- Je dois l'admettre, la vue n'était pas mal. Fait-il alors qu'elle revient pour s'asseoir près de lui. Il lui laisse la télécommande. Je suppose que tu vas en avoir besoin. Si tu veux... J'te dis le bouton qui ouvre le machin. Oui, les machins, les trucs, les bidules chouettes, tout ce vocabulaire qu'il n'a pas d'habitude, en bon britannique, il le possède là, se trouvant même à faire l'idiot comme pour lui plaire toujours plus. Révéler un petit côté humoristique, et pourquoi pas? Elle semblait avoir le don de faire naître sur son visage, en permanence, ce sourire idiot des amoureux de dix-sept ans contents d'avoir passés leur première nuit avec la femme de leurs rêves. Elle avait un étrange pouvoir sur lui, exerçait sans mal une attraction sur sa personne. Elle lui plaisait, autant dans son caractère que dans son physique, et c'était ça le pire. Plus il la connaissait, plus il connaissait son amour pour son métier, pour son sens de la justice, plus il savait que leur histoire risquait de se compliquer par la suite. Il préférait ne pas y penser, mais, comme une épée de Damocles sur sa tête, tout cela pesait sur lui. Il ne le laissait pas paraître, encore assez doué pour cacher ses émotions, ou alors trop pris dans ce moment merveilleux, il en oubliait quelque peu les soucis du quotidien, préférant se dire qu'ils étaient dans une bulle où le temps s'arrêtaient et qu'ils pouvaient prendre tout leur temps... Seul sa montre lui rappelait à quel point les secondes défilaient plus vite encore qu'un chat qui venait de se mouiller et courait à toute vitesse le plus loin possible de l'eau. L'aiguille tournait affreusement vite en réalité, celle des secondes semblaient plus rapide qu'un coureur de formule 1, celle des minutes avaient pris la cadence d'un grand catamaran de compétition, et celle des heures se tenaient à la cadence d'un coureur de Marathon. Autant dire que tout allait trop vite, le temps lui échappait, il aurait aimé pouvoir le retenir, tenir entre ses mains le sablier du temps, mais ça... C'était impossible. A moins d'être magicien... Ou d'avoir une technologie hors du commun. Il n'était ni Tony Stark, ni Docteur Strange malheureusement... Alors il ne pouvait faire qu'une chose, profiter pleinement de l'instant, assis sur son canapé, aux côtés de la femme qui avait sut faire battre son cœur d'une manière différente.  
           

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Sujet: Re: (terminé) I've got you under my skin. // James ( le Sam 1 Sep 2018 - 12:49 )
Découvrir la maison d’un autre, voilà qui n’était pas une chose courante pour Vittoria qui n’avait jamais pensé que les relations à deux était essentielles. Avant Bryan, il n’y avait pas eut de flirts, après lui un désert émotionnel : James était bel et bien le seul qui semblait prendre racine dans cet environnement aride et peu propice à l’amour. Alors, quand elle rentra dans la salle à manger : son regard devait être comme celui d’une petite fille qui rentrait dans un magasin de bonbons. Cela était excitant de découvrir quelque chose d’inconnu : elle avait oublié les sensations qui naissait dans le creux de son ventre. D’autant plus que son chauffeur avait un chat, une boule de poils dont Vittoria tomba éperdument amoureux au premier regard. S’empressant de le caresser et de lui parler comme s’il était un vrai humain : elle était ravie de le savoir avec un animal de compagnie. Au moins, quand il reviendrait chez elle : il n’aurait pas peur des trois chats abandonnés que sa grand-mère avait adopté par bonté de cœur ne pouvant laisser des êtres vivants souffrir. Hors de question sur la société fasse une victime de plus, celle qui ne prends que ce qui est beau. Si l’un avait un œil en moins, il manquait une patte au second et le troisième n’avait malheureusement plus de queues. Pourtant, Vicky les aimait et prenait soin d’eux : ils étaient ses seuls compagnons lorsqu’elle travaillait tard le soir alors il était hors de questions qu’elle fasse la fine bouche. La présence des poils dans certains dossiers agaçait ses collègues mais elle s’en moquait bien. Ils étaient les seuls amis qu’elle avait en dehors du bureau vu qu’elle ne connaissait pas encore grand monde dans cette ville. De toute façon, elle ne faisait pas dans le social.

Le vin devant eux, la bouteille dé bouchonné grâce au Hercule qui se trouvait près d’elle : elle leva son doigt comme si elle avait une révélation : « C’est ça ! C’est pour cette raison ! » Non contente d’avoir James à ses côtés qui semblait s’y connaître, elle respira rapidement le vin avant d’en prendre une gorgée. Elle souligna qu’elle était jalouse qu’il est voyagé, elle n’avait jamais pris cette peine. Pas l’argent, ni le temps. « J’aimerais bien que tu me racontes ces voyages un jour, histoire de me faire encore plus baver devant tout ce que tu as vu et pas moi. Vacances ou pas vacances : tu as l’air d’avoir tout de même fait de belles connaissances. »

Elle se tut par la suite. Ce n’était pas sa veine d’être tombé sur quelqu’un qui semblait avoir plus de vécu qu’elle. Cette pensée fut rapidement chassée quand elle se souvient qu’il devait être plus âgé qu’elle. Un jour, elle aussi prendrait sa valise et partirait enfin… C’est ce qu’elle pense. En réalité, elle aimait bien trop son Italie natale pour pouvoir la quitter. Chacun chez sois et les moutons seraient bien gardé non ? Le seul pays qu’elle aimait autre que sa terre originelle était l’Irlande. Mais il n’était pas temps de partir dans des contrées éloignées. Le chat qui ronronnait sur ses genoux semblait être enclin à montrer à James qu’il avait adopté Vicky. Qu’à cela ne tienne, il suffit d’un baiser de la part de son maître pour qu’elle délaisse l’animal et répondre avec avidité à cet échange. Regrettant qu’il l’arrête si vite, elle le regarda s’éloigner non sans reluquer son postérieur : et sans se cacher ! Il ne lui faut pas longtemps avant de se lever pour retrouver celui qui devenait au fil des minutes son bien-aimé. Plongeant son doigt dans la crème fraîche, la malice s’empara rapidement d’elle puisqu’elle refit la même chose mais cette fois-ci pour que James nettoie. Elle se mordit la lèvre en voyant le cuisiner s’exécuter sans broncher. Bon sang comme elle avait de plus en plus envie de lui…

« Tu sais bien que je ne résisterai si jamais tu te décides… » Souffla-t-elle sensuellement histoire de l’émoustiller un peu plus.

Se collant à lui, elle l’embrassa de plus en plus hardiment, glissant ses mains dans le bas de son dos pour pouvoir être au plus proche de lui. S’éloignant à contre cœur, elle alla reprendre son verre avant de demander dans combien de temps le plat serait prêt. Juste histoire de savoir s’ils avaient le temps pour faire des choses avant : le laissant s’afférer en cuisine tout en regardant son postérieur ferme et qui semblait exquis.

« Ma foi… Je suis certaine que si on le veut : on peut trouver une autre activité, plus courte mais toute aussi intéressante. » Plusieurs clins d’œil forcés ponctuèrent sa phrase avant qu’elle ne rigole aux éclats.

Suivant son hôte dans le salon, elle posa son verre sur la table basse en prenant soin de mettre un dessous de verre pour ne pas laisser de marque. Elle avait envie d’être réinvité par Toutatis. Quand James lui demanda de mettre le film elle sourit tout en le regardant :

« Ton côté gentleman semble avoir des limites, tu ferais vraiment travailler une éclopée comme moi ? Je ne pensais pas qu’on était à l’usine ici. »
Sa moue faussement outrée appuyait ses mots. « Ce n’est pas de ma faute si j’ai devant moi les plus belles paires de miches que j’ai eu la chance de rencontrer hein ? Tu ne peux pas me blâmer de reluquer l’évident. »

Elle se tourna pour tenter de comprendre comment marchait le lecteur quand ce dernier s’ouvrit tout seul. Puis se ferma et se rouvrit. Elle mit quelques instants à comprendre qu’on se jouait d’elle ou plutôt IL s’amusait. Elle fronça les sourcils avant de regarder James :

« Je ne savais pas que la force était si forte avec toi. » En voyant la télécommande, elle arqua un sourcil. « Tu sais que c’est dangereux de jouer comme ça de la sorte avec moi hein … ? Je pensais que tu l’avais déjà compris. Tu ne sais pas ce que j’ai en tête pour me venger… » Elle alla sortir de son sac la trilogie et sortit ouvrit la boîte du premier Lord of the Ring pour prendre le DVD et l’insérer dans le lecteur. Bougeant exprès son corps pour émoustiller James qui devait avoir une vue parfaite sur ses formes. Comptant bien l’hypnotiser pour faire ce qu’elle souhaitait de lui plus tard. « Je me permets de ne pas mettre celui avec Shelob, la tarentule géante hein. »

Maintenant près de James, elle ne resta pas longtemps assise sagement. Bientôt, elle se retrouva à califourchon sur lui. Elle prit la télécommande mais la posa plus loin : ayant une autre idée en tête. Elle posa sa main sur sa joue avant de venir l’embrasser d’abord timidement, puis plus langoureusement. Son bras valide dessina un polygone sur son torse pour caresser tendrement avant de descendre vers le Pôle Sud de son homme.



Lorsque le film se mit en marche, elle retira lentement sa main avant de se lever. « Si tu trouves le bouton pause… On fera autre chose que regarder un film. »

Elle attrapa la télécommande et la glissa dans son soutien-gorge puis se recula. Vicky n’était pas en état de courir, de chahuter mais en cet instant elle s’en moquait bien. Elle était heureuse. Alors qu'il la poursuive et fasse ce qu'il voulait d'elle ; après tout petit à petit elle lui appartenait et il ne fallait pas être Sherlock Holmes pour le comprendre.



☽☽ The only difference between the saint and the sinner is that every saint has a past, and every sinner has a future.

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James WeaverToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: (terminé) I've got you under my skin. // James ( le Mer 12 Sep 2018 - 15:52 )
I've got you under my skin
James passait un moment que l'on pourrait qualifier de idyllique. Sans le moindre mal. Amoureux ? Sans aucun doute. Elle avait sut conquérir son coeur et semblait ne pas s'arrêter. Alors qu'elle découvrait la maison et le félin qui hantait ses pièces, elle semblait ravi de découvrir le nid douillet de James qui ressemblait plus à l'une de ces maisons présentés sur les grands magazines que à un coin de paradis aménagé selon des envies et des humeurs différentes. James avait le nécessaire et le surplus d'une société de consommation, mais c'était seulement parce qu'il en avait besoin. En règle général, il laissait la décoration intérieure aux autres. Cuisiner, boire un verre de vin en la compagnie de la belle blonde avait quelque chose de plaisant, pour ne pas dire reposant. Il sourit alors qu'elle l'écouta parler du vin, lui qui avait eu la chance, il fallait le dire, de côtoyer quelques connaisseurs. Elle approuva ses dires et goûta au délicieux liquide dont le fermentation était le secret des vignerons. Elle ne tarda guère à le rejoindre cependant, pour venir goûter à la crème fraiche. Soudainement, il la découvrait sous un angle nouveau, celle d'une enfant, joueuse, toute excitée comme si elle venait de recevoir un nouveau cadeau. Joueuse, elle l'était, il ne pouvait le nier. Dans tous les sens du terme. Elle semblait également un peu jalouse de ses voyages, et elle lui demanda qu'un jour, il prenne le temps de lui en parler… Il lui en parlerait, sans nul doute, mais malheureusement, il devrait omettre plusieurs détails. Volontairement en fait, cela allait de soit.

Lorsqu'elle lui présenta son doigt pour qu'il le lèche à son tour, il s’exécuta, trop heureux d'y goûter, avant de se rendre compte qu'il risquait de ne pas lui résister longtemps. Le simple fait de le goûter, de goûter à la peau de la belle lui donnait toujours envie d'aller plus loin. Et joueuse, elle l'entraînait justement vers ce point là. Les mots qu'elle prononçait et qui invitait à laisser la cuisine de côté pour pouvoir s’occuper d'elle, cette jolie blonde aux yeux bleu, ses clins d'oeils appuyés, tout en elle invitait James à poursuivre. Cependant, il parvint tout de même à s’occuper du repas avant toute chose. Il aimait bien avoir le ventre plein et même si la journée n'avait pas été si épouvantable que cela, et trop éprouvante pour lui, il restait quelqu'un qui avait besoin de ses trois repas par jour. Sinon il risquait d'être de mauvaise humeur après, de râler, et son ventre ferait même des bruits bizzare alors… Non. Autant éviter de se coller la honte du siècle devant elle, hein ? Finalement, ils délaissèrent la cuisine, ce lieu où les gens passaient 75 % de leurs temps lorsqu'ils étaient chez eux, pour aller au salon, plus confortable. Cette fois, c'était à son tour de jouer, et la jolie flic ne tarda pas à venir le titiller arguant qu'il avait perdu son côté gentleman, du moins avait-il des limites. Elle demanda si il allait vraiment la faire travailler alors qu'elle était blessée, et qu'elle ne pensait pas que ce serait l'usine ici. Il manqua de rire. Elle avait le don de tourner les situations. Il se posa confortablement sur le canapé, son verre de vin à la main avant d'écarter les bras pour les poser sur le dossier du canapé et de la regarder pour lui dire dans un grand sourire.
- Disons que comme tu m'as dit que ta blessure n'était pas une excuse pour que tu ne fasses rien, je préfère que tu ne te sentes pas inutile. Il but une petite gorgée de vin avant de reprendre. Quand à l'Usine… Non, disons plutôt que c'est pour que je sois sûr que tu gardes la forme, histoire que tu ne te rouilles pas trop. Il lui lança un clin d'oeil, court instant de malice qui lui tira un sourire alors qu'elle s’exécuta finalement, non sans s'être justifié quand à son attitude de toute à l'heure alors qu'elle avait pris le temps de le reluquer un peu. Non… Non, je comprends tout à fait ce comportement… murmura-t-il tout en se décontractant petit à petit, relâchant la tension dans ses muscles.

Et il ne tarda pas lui non plus à reluquer le postérieure de sa belle qui, ne le cachons pas, faisait tout pour lui en mettre plein la vue. Une démarche sensuelle, un déhanché calculé, elle savait se rendre désirable quand elle le voulait. Il se souvint de leur première rencontre quand elle lui avait dit qu'elle n'était pas du genre à se maquiller, à prendre le temps de se coiffer ou autres. Femme plus attirée par son travail que par les sorties, elle lui avait semblé ce genre de filles qui ne prends pas véritablement le temps de se faire belle et qui se moque un peu de ce genre de choses. Pourtant, à la voir faire ainsi, on aurait dit une adolescente qui joue parfaitement de son corps pour se rendre irrésistible. Il découvrait d'elle une facette qui lui plaisait absolument : Elle savait se rendre désirable. Un peu d'effort pour une tenue merveilleuse et un maquillage, une belle coiffure, et nul doute qu'elle pourrait sans mal rivaliser avec ces grands top models que l'on voyait défiler dans les magasines. Mais James, c'est bien cette blonde qu'il avait choisi… Et pas une autre. Alors qu'il s'amusa à jouer avec le lecteur DVD, elle ne tarda guère à comprendre le manège et se tourna, l'abordant avec une référence cinématographique des plus intéressantes, mais surtout, de celle qu'il préférait.
- J'en ai peur oui… La force est un élément assez… Proche de moi. Il la regarda malicieux. Il faudra m'appeler « maître » désormais. Ou « Grand maître ». C'est comme vous préférez… Jeune Padawan. Lui aussi pouvait lancer ce genre de choses, et cela lui plaisait, de plus, avec d'autres femmes, il ne se l'était jamais permis, et surtout… Elles n'étaient pas comme Vittoria. Un grain de sel dans la cervelle plutôt. Certes belle, mais peu cultivé, et peu nombreuses sur sa liste. Elle ne tarda pas à mettre le DVD du seigneur des anneaux, arguant qu'elle ne mettait pas celui avec l'araignée géante. Oui, ça va… je ne t'en tiendrais pas rigueur. Fit-il joueur. Mais au final, lorsqu'elle revint vers lui, ce fût elle la plus joueuse. Elle s'assit à côté de lui… Position intenable pour elle, qui ne tarda guère à se mettre à califourchon sur lui. Il adorait, tout simplement. Il répondit à ses baisers, l'embrassa. Elle lui caressa le torse, puis, finalement, sa main ne tarda guère à exprimer des envies plus… Voraces.



Elle le laissa tranquille cependant, se levant, et il en fût déçu… Avant de voir qu'elle ne cherchait qu'à jouer un peu plus. Elle le provoquait. Et chez lui en plus ! Lorsqu'elle glissa la télécommande dans son soutient-gorge, là, il ne put retenir un grand sourire alors qu'il la contemplait, prête à s'amuser comme une petite folle.
- Okay. Donc on fait un truc. Si je trouve le bouton pause, je choisis le jeu de société. Un petit clin d’œil à leur dires de tout à l'heure. Si je trouve pas… Tu me laisses choisir le jeu. Elle perdait dans tous les cas, mais comme il était de bonne humeur, il se montrerait clément… Ou pas. Il se leva finalement alors que plus les secondes passaient, plus elle lui faisait envie. Et le film avait eu beau commencer, ni les hobbits, ni Gandalf n'était parvenu à dévier son attention de Vittoria qui recula d'un pas. Il commençait à comprendre…
- Oh je vois… En plus la cachette de la télécommande se déplace… Intéressant. Il décida de se jeter sur elle, mais, rapide et agile, elle eut le temps de se mettre hors de portée de lui, de l'autre côté de la table du salon. Désormais, ils se faisaient face, tels deux prédateurs. Un grand sourire illuminaient leurs visages alors que la table basse, seul rempart entre eux, permettait à la blonde de tenir une certaine « distance de sécurité ». Il tourna dans un sens… Elle tourna dans l'autre sens. Il eut un grand rire.
- Ca m'apprendra à acheter des tables basses. Déclara-t-il. Finalement, il fit comme si il se jetait dans un sens, avant de soudainement changer de direction, balançant tout son poids de l'autre côté pour aller au plus vite. Surprise, elle comprit la manœuvre et sortit du salon, poursuivit par James qui ne tarda guère à l’attraper alors qu'elle hurla autant de plaisir que de surprise lorsqu'il la souleva de terre pour la serrer contre lui. Et, en faisant attention de ne pas lui faire mal, il commença à la ramener vers le salon alors qu'elle ne parvenait pas à se libérer de son étreinte. Il la posa finalement au sol pour éviter de lui faire mal et laissa ses mains parcourir le corps de la belle. Il souleva un peu sa robe, griffant la cuisse de la belle, avant de remonter vers ses fesses… Il approchait de la télécommande.
-J'ai l'impression que je ne suis pas loin… Je me trompe ? Demanda-t-il alors qu'il profitait d'être dans son dos pour caresser sa peau, pour se faire sensuel à son tour.

 
           

Codage par Libella sur Graphiorum



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En réalité, il n'y a qu'un pas pour que tout nous rapproche.♠️
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- (terminé) I've got you under my skin. // James -
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