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- [Terminé] Le comeback I Erio -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Lana Giaccomo
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Sujet: [Terminé] Le comeback I Erio ( le Dim 22 Juil 2018 - 22:56 )
Deux longues semaines. C’est le temps que Lana a passé loin de Naples, en Sicile avec ses parents, et à présent qu’elle entrevoit le panneau d’entrée de sa ville natale, l’Italienne ne peut s’empêcher de ressentir une pointe de soulagement. Non pas que son séjour ait été une catastrophe, non loin de là, mais l’envie de retrouver ses habitudes, son chez elle et surtout son colocataire se fait de plus en plus pressante à mesure que la fin du trajet se dessine. On ne peut pas dire pourtant qu’en quittant Naples, Lana s’attendait à avoir un tel état d’esprit à son retour. Déprimée, avec son couple qui partait complètement en vrille, la jeune femme s’était de nouveau laissé aller à ses idées noires, qu’elle avait si farouchement chassé après la série d’évènements regrettables qui lui était arrivée. Les premiers jours, elle n’avait été que l’ombre d’elle-même, accrochée à son téléphone en quête de nouvelles meilleures au point même où son père avait fini par lui cacher son téléphone, agacé. Puis la délivrance était arrivée. Ce message d’apaisement d’Erio qui l’avait délivré d’un point trop longtemps resté contre son cœur et qui lui avait permis de profiter pleinement de ce temps passé loin de la ferveur Napolitaine. C’est une nouvelle Lana qui arrive aujourd’hui, plus sereine, bien qu’en proie à de nombreuses remises en question, notamment au sujet de sa carrière professionnelle. Habituellement, lorsqu’elle est en congé, il se trouve que Lana a énormément de mal à lâcher prise sur son travail, ne pouvant s’empêcher de planifier de nouveaux rendez-vous, de réfléchir sans cesse à de nouvelles idées de décoration, d’animations… Mais force est de constater que pendant cette petite pause loin de tout, Lana n’a pas ressenti le moindre manque, à son plus grand étonnement. Lassée des factures à payer, des difficultés financières dans lesquelles elle se trouve depuis ses frasques avec son ex petit-ami, Lana a fini par se rendre compte que le feu sacré concernant son métier a fini par s’éteindre. Bien qu’elle aspire à retrouver son grain de folie, à redevenir le rayon de soleil qu’elle était, il n’empêche qu’elle n’est plus tout à fait cette femme enfant insouciante et qu’elle aspire désormais à autre chose, à un nouveau défi. Quoi exactement ? Là est la véritable question qui demeure encore sans réponse mais, regonflée à bloc par ce séjour en plein air, la jeune femme n’a pas peur de l’avenir. Elle est déterminée à trouver son chemin, à reprendre le contrôle de sa vie en passant par remettre son couple sur les rails, délaissant ses mauvais penchants. Plus de jalousie démesurée et un travail à poursuivre pour arriver à une véritable confiance en elle, encore bien trop écornée par les claques du passé. Autant de nouvelles résolutions qu’elle doit en partie à son père qui, bien qu’il lui ait largement remontée les bretelles lors de leur séjour, la regarde à l’instant avec des yeux remplis de bienveillance. « Et n’oublies pas : Sois forte. Bats-toi pour ce que tu désires. » Glisse-t-il une dernière fois à son oreille avant de déposer un baiser sur son front. Il est alors gentiment poussé par Delia qui englobe sa fille de ses bras. « Tu vas me manquer ma chérie. » La phrase de sa mère fait lever les yeux au ciel à Lana alors qu’elle ne peut pas s’empêcher de sourire. « Mais on habite à peine à dix kilomètres l’une de l’autre, Maman. » Autant dire que ses visites risquent d’être nombreuses. Lana est encore malgré tout une vraie fille à Maman. « Peut-être mais je m’étais habituée à t’avoir près de moi, moi. » Lana dépose pour toute réponse un ultime baiser sur la joue de sa mère avant de voir ses parents rentrer dans leur voiture et s’éloigner. C’est avec le cœur qui bat à 100 à l’heure qu’elle pénètre dans son immeuble, se hâtant jusqu’à la porte d’entrée de son appartement. A peine le seuil d’entrée passée, une boule de poil rousse vient se faufiler entre ses jambes mais, pour une fois, Berlioz n’a pas le droit à ses caresses immédiates. Parce que ses yeux se posent immédiatement sur Erio qui se trouve là, en face d’elle, et l’espace d’un court instant, Lana marque un arrêt. La manière dont ils se sont laissés lui revient soudainement en mémoire, les disputes, les pleurs, les doutes, et elle se retrouve soudainement timide, bien loin de ses fanfaronnades derrière un clavier. « Salut. » Lâche-t-elle, un peu maladroitement alors qu’elle tortille ses doigts les uns avec les autres. Mais n’y tenant plus, elle n’attend pas une seconde de plus pour courir en sa direction et le prendre dans ses bras. Elle retrouve alors avec joie son odeur rassurante, reprenant machinalement ses droits sur sa nuque qu’elle effleure de baisers. « Je suis désolée. » Lâche-t-elle dans un souffle, comme pour clore les derniers évènements. « Tu m’as manqué. » Et elle le prouve sur l’instant en allant chiper ses lèvres sans lui en demander la permission. Parce que oui, il lui a manqué. Terriblement.


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Sujet: Re: [Terminé] Le comeback I Erio ( le Jeu 26 Juil 2018 - 2:08 )
La porte du bureau claque, créant la surprise. Dario relève aussitôt son visage, quittant des yeux le rapport qu’il était sur le point de finaliser pour se concentrer sur Erio. Ce dernier range ses affaires sans prononcer un seul mot. Sa grimace, son air contrarié en disent long sur l’entretien qu’il vient d’avoir avec leur supérieur. « Ca ne s’est pas bien passé ? » demande son collègue, tandis qu’il pose ses mains à plat sur le meuble verni. Il aimerait lui dire que si, qu’il n’y a pas eu d’embrouille et en soi, son patron n’a rien à lui reprocher, si ce n’est d’être encore au travail, alors que son état empire de jour en jour. Sa fatigue se remarque par quelques cernes, mais surtout par un manque de patience qui prend de l’ampleur pour pas grand-chose. Erio prend les choses très à cœur, peine à prendre le recul nécessaire, si bien que les affaires sur lesquelles il travaille le rendent  irritable. « Je suis mis à pied. » C’est bien tout ce dont il n’avait pas besoin. Son travail, c’est ce qui le maintient à flot et sans ça, il ignore comment il va pouvoir se gérer. Les yeux ronds, Dario ne pipe pas un mot, se redresse dans son siège, la bouche entrouverte. « Il veut pas entendre c’que j’ai à dire… Il dit que j’dois prendre le temps de me poser, mais j’ai pas envie de tout ça. » Le souffle de son collègue témoigne de son soulagement. Dario craignait le pire, mais visiblement, la hiérarchie a pris la décision que tout le monde ici trouve judicieuse, sauf le principal intéressé qui annonce les conditions de son retour dans l’équipe : une signature d’un psy qui envisagerait une reprise d’activité. « C’est peut-être la bonne option, Erio. Ca peut être une solution pour te vider un peu. » « Pour me vider de quoi ? » lâche-t-il, sèchement, alors que son ami tente de lui expliquer son point de vue, qu’il devrait justement sauter sur cette occasion pour se confier sur les derniers événements. La fusillade sur laquelle il dit être passé, mais qui est encore toute fraîche dans son esprit. Ses cauchemars récurrents le prouvent, son manque de sommeil également, mais Erio n’est pas prêt à entendre ça et lui demande d’un signe de la main de se taire, avant de récupérer sa sacoche et se retirer.

Le seul point positif de la journée réside dans ce retour qu’il attend depuis une dizaine de jours déjà. C’est en zappant les chaînes de télévision qu’Erio termine la dernière heure d’attente. Dire qu’il est en manque serait un euphémisme. C’est un peu angoissé, qu’il se lève lorsque la porte d’entrée s’ouvre. Son cœur se resserre, puis s’allège aussitôt que son regard croise le sien. « Salut. » dit-il, en la dévisageant, l’observant de haut en bas. Un sourire, le premier de la journée, vient se loger sur son visage lorsqu’il aperçoit ses doigts se tortiller entre eux, mais il n’a pas le temps de faire une réflexion qu’elle se rapproche aussitôt de lui. Ses bras s’enroulent autour de sa silhouette, ses yeux se ferment au contact de ses lèvres sur sa nuque. « Moi aussi. J’ai déconné. » Sur toute la ligne. Son mal-être ne justifie pas qu’il se défoule sur elle, qu’il la tienne responsable de tout, juste pour avoir une bonne raison de crier. Sentant ses lèvres épouser les siennes, Erio en profite, lui rend son baiser avec envie, tandis qu’il la serre avec tendresse, ne souhaitant pas qu’elle s’échappe une nouvelle fois. « Laisse-moi réfléchir avant de te dire que c’est réciproque… » la taquine-t-il, en perdant ses doigts dans sa chevelure. « Je voulais pas te blesser. J’me suis pas très bien comporté avec toi, j’suis désolé. » Ses mots sont sincères. Lana, ce n’est pas que sa colocataire à qui il tient, mais également une femme qui a pris suffisamment d’importance pour qu’il n’ait pas envie de s’en défaire. « Alors… Ces deux semaines. Si ce n’est le fait que t’as compris que tu pouvais pas vivre sans moi, tu m’as dit que t’avais des choses à m’dire. Raconte. » Saisissant ses mains, il l’attire vers le canapé, où il la pousse à s’asseoir sur ses genoux et sans pouvoir se retenir, Erio plonge son visage dans son cou, y dépose quelques baisers, par manque, par besoin de la sentir près de lui, de la toucher.


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Sujet: Re: [Terminé] Le comeback I Erio ( le Dim 2 Sep 2018 - 18:15 )
Jamais Lana n’aurait cru que retrouver Erio lui procurerait autant de sensations fortes. Passer du tout ou rien, de la crainte de le revoir, des mauvais souvenirs qui reviennent la titiller à soudainement l’euphorie de le retrouver. Le bonheur, à l’état pur. Pour la première fois depuis trop longtemps, à cause de leurs nombreuses disputes, pour des raisons qui lui semble bien futiles à présent, Lana a la sensation rassurante de se sentir de nouveau à sa place, dans ses bras. Alors elle profite clairement de ce contact, de ses lèvres qui reprennent leur droit sur sa peau, de ses bras qu’elle sent bien appuyés contre son dos… Son absence lui semble tout à coup avoir duré une éternité. « C’est pas grave. » Alors oui, plus rien ne lui paraît important à côté de ce moment, pas même les crises de colères passées de son petit-ami. Avec son départ, Lana a pris du recul, prise conscience de ses propres erreurs mais aussi du fait que le comportement d’Erio n’avait rien de normal. Qu’il soit en colère, c’est une chose, mais la manière systématique de repousser ses tentatives de réconciliation ne lui ressemble pas. Trop concentrée sur son propre mal-être, elle l’avait regardé se refermer comme une huître sans rien faire et, à présent, elle est bien décidée à découvrir le pourquoi du comment. « Et moi je voulais pas me laisser manger par mes craintes de cette façon. J’suis aussi aller trop loin dans mon comportement. Un point partout. » Un faible sourire éclaire son visage comme pour mieux balayer leur dispute appartenant au passé. Aujourd’hui, ils repartent sur de meilleures bases, elle en est persuadée, et cette conversation plus apaisée en est la preuve. « Tu perds pas le nord, toi. » Lâche-t-elle, devant l’empressement d’Erio à éclaircir le mystère qu’elle avait évoqué dans ses messages : un changement de cap, une nouvelle vie… Mais pas du tout d’un point de vue personnel comme Erio l’avait craint mais bel et bien d’un point de vue professionnelle. L’organisation de mariage ne l’épanouit plus. « Oui c’est vrai, j’ai réfléchi à pas mal de choses là-bas, sur mon avenir, sur mon boulot. Mais on ne va pas en parler maintenant. » Non pas qu’elle n’ait pas envie de partager cela avec lui mais elle a autre chose en tête pour le moment. « Tu te rappelles quand je t’ai dit qu’on allait arrêter de se concentrer uniquement sur moi et mes problèmes ? J’étais sérieuse. » Et elle ne compte donc pas laisser la conversation se diriger sur elle. Lentement, elle prend son visage entre ses mains et l’amène à s’extirper de son cou pour lui faire face. « Comment tu vas, toi ? Vraiment ? » Lana laisse alors partir une de ses mains derrière son oreille pour se perdre dans sa courte chevelure. Elle lui lance alors un regard profond, tente de le sonder pour deviner si cette rage dont il a pu faire preuve est passée ou bien si elle est toujours d’actualité. « Je ne suis pas idiote, Erio. Si on en est arrivé là où on en était, ce n’est pas uniquement parce que moi je n’allais pas bien. Qu’est-ce qui se passe ? » Lana a une petite idée derrière la tête mais préfère l’entendre de sa bouche. Elle n’a en tout cas pas oublié toutes les terribles épreuves par lesquelles Erio est passé dernièrement mais dont il a toujours refusé de lui parler, malgré la porte qu’elle avait laissé ouverte. « Tu sais que tu peux tout me dire. » Ses confidences seront bien gardées, pas de doute. Pour l’y encourager, Lana se penche vers lui pour déposer un tendre baiser sur sa joue.


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Sujet: Re: [Terminé] Le comeback I Erio ( le Dim 14 Oct 2018 - 13:54 )
« Cette liste, c’était pas important. » Reprendre sur ce sujet qui a été source de dispute n’est sans doute pas utile, mais à ses yeux, ça l’est. Se replonger dans l’enfer qu’ils ont passé, les raisons. A la différence que cette fois-ci, il est plus à même de poser des mots sur ce qui n’allait pas, grâce au recul, à la distance également et surtout au manque d’elle. A présent qu’il ne travaille plus, Erio ne peut faire que ça : tourner en rond dans son appartement en repensant aux récents événements, dont ce conflit. « Ces filles, j’en ai rien à faire. Mais j’peux comprendre. » Sa jalousie, son manque de confiance. Pas parce qu’elle est convaincue qu’il pourrait aller voir ailleurs, mais parce qu’elle ne semble pas avoir beaucoup d’estime d’elle, grâce à son ex-petit ami qui l’a enfoncé plus bas que terre. Il ne veut pas lui ressembler, ou la tirer un peu plus vers le bas. Son but, c’est justement de la remonter, de la mettre à l’aise et lui faire prendre conscience de ses atouts. « J’ai pas été le mec le plus stable de l’univers. » Changeant de conquêtes comme de chemise, sans se rappeler de leur identité. Il en a eu des tas et auparavant, ça lui convenait très bien. Cette liberté qu’il s’autorisait, ce pouvoir de séduction, cette sensation de plaire. C’était tellement plus simple que de se poser avec une seule et même personne, laisser la possibilité à cette dernière de lire en lui comme dans un livre ouvert, de voir ses failles. Il apprend avec Lana et le plus souvent, il fait preuve de maladresse, s’y prend mal, peut la blesser dans sa façon d’agir ou de parler. On ne peut pas dire que son phrasé soit des plus corrects et des plus réfléchis. « Mais tu verras, avec le temps, qu’il y a qu’toi. » Les autres sont bien trop fades. Et puis, il n’est pas question pour lui de revenir en arrière et abandonner la seule femme qui arrive à lui faire du bien.

Erio aimerait pouvoir continuer sur elle, discuter de ses décisions, de cet avenir dont elle lui parle à peine, seulement, elle en décide autrement. « Lana… » murmure-t-il, en penchant la tête sur le côté, peu convaincu que s’attarder sur sa situation soit une excellente idée. Répondre que tout se passe au mieux n’est pas la solution non plus, bien qu’il se sente plus serein à présent qu’il la sent tout contre lui. Son cœur s’est allégé, mais ses zones d’ombre ne se sont pas envolées. Pris d’une courte hésitation, Erio se détend grâce à ses caresses. Sa tendresse, son attention lui font un bien fou, le poussent à avoue : « J’ai été mis à pied. Rien de grave. » s’empresse-t-il d’ajouter, pour ne pas l’inquiéter. « Travailler sur des scènes de crime, c’est déjà compliqué… Voir des horreurs tous les jours, des photos, imaginer ce qui a pu se passer. Mais être présent à l’une d’entre elles, voir tous ces gens autour de toi tomber les uns après les autres… J’pensais pouvoir gérer. » Et il ne s’autorisait pas un écart, alors de voir qu’il perd peu à peu pied, c’est un échec. « La vérité, c’est que j’y arrive pas. » C’est trop douloureux et de ne plus travailler est pire que tout. Ca l’oblige à se ressasser l’épisode. Il revoit sans cesse le visage de Beatini, la rage dans ses yeux, la colère dans son ton et toutes les balles perdues. « Je m’en veux. Je sais ce qu’on en pense, que j’pouvais pas faire grand-chose, mais j’m’en veux. » Les yeux fermés, Erio baisse la tête, détourne la tête et glisse sa main sur son visage comme si ce simple geste suffisait à éliminer toutes ces pensées négatives. « J’me suis défoulé sur toi. J’étais tellement en rage contre tout le monde. » Contre lui avant tout. « J’suis désolé. » Pour ce qu’il lui a fait subir, à elle, mais aussi aux autres.


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Sujet: Re: [Terminé] Le comeback I Erio ( le Sam 20 Oct 2018 - 17:31 )
Spoiler:
 

Bien sûr que si, cette liste est importante. Du moins, elle l’était pour Lana, à l’époque, parce qu’il lui semblait qu’elle représentait tout ce qu’elle ne pouvait plus apporter à Erio : l’interdit, la folie, l’aventure. Manquant de confiance en ses capacités mais aussi terrifiée à l’idée qu’une relation stable ne lui convienne pas sur le long terme, Lana s’est laissé happer par ses craintes au point que cette liste devienne une obsession pour elle. Mais elle ne l’est plus, à présent, et enfin, Lana se montre capable d’écouter ce que lui dit Erio quant à ses autres filles mais aussi et surtout de le croire : toutes ses femmes n’ont aucune importance. Enfin, à l’exception d’une. Reste en effet l’épineuse question de Magda, que Lana a violemment attaquée avant son départ, défendant ses plates-bandes. Parce que cette femme, elle, a de l’importance pour Erio et que ça l’a terrifié au départ, d’autant plus au vu de sa propre relation avec la jeune femme. Mais aujourd’hui, Lana est apaisée, prête à faire un effort, à croire en ses deux personnes importantes dans sa vie mais plus encore à croire en elle. Croire qu’on peut l’aimer et ne pas la trahir. « J’ai compris tout ça, maintenant… Mais j’ai fait quelque chose de moche avant de partir. » Soudainement nerveuse, Lana se remet à tortiller ses doigts les uns avec les autres. Est-ce bien le moment pour lui avouer ses petites messes basses alors qu’ils viennent juste de se retrouver ? Peut-être pas. D’un autre côté, Lana est persuadée qu’ils se doivent de faire carte sur table l’un avec l’autre s’ils veulent reprendre du bon pied. « J’suis allée voir Magda un peu avant de m’en aller. Et je lui ai demandé de ne plus te voir. » Alors qu’il l’avait pourtant supplier de ne pas effacer ses coordonnées, que cette femme comptait pour lui… De ce fait, Lana est plus que craintive qu’Erio sorte de ses gonds une nouvelle fois. « Ca m’a tellement remise l’histoire d’Isabella en pleine face, tu comprends. J’étais plus à même de réfléchir et on allait si mal tous les deux que j’ai voulu la confronter. » Au point de voir rouge quand Magda lui avait confié avoir eu des sentiments pour Erio et en avoir peut-être encore. Une révélation qui ressert le cœur de l’Italienne rien que d’y penser mais, comment lui en vouloir ? Lana est bien placée pour savoir qu’il est si facile de tomber amoureuse de son colocataire. « Mais je te fais confiance. J’irais la voir et je rattraperais le coup. Je suis désolée. » Même si cela va lui coûter de laisser ses craintes au placard, Lana est sincère : elle lui fait confiance. Pour ce qui est de Magda, c’est plus compliqué pour le moment, mais seul compte la droiture de son petit-ami. En espérant qu’il veuille bien lui pardonner cet énième écart de conduite.

Magda n’est en tout cas pas le seul problème qu’ils leur restent à gérer. Ouvrant grand la bouche, face à l’annonce de sa mise à pied, Lana tente rapidement de reprendre contenance, adressant un regard tendre à son petit-ami. Elle sait à quel point son travail peut-être important pour Erio et cette mise à pied sonne comme un énième coup dur pour le jeune homme. Lana s’en veut encore plus face à cette annonce d’être partie si longtemps et de l’avoir également privé du potentiel soutien de Magda pendant toute cette épreuve. Si elle semble voir la lumière au bout du chemin pour elle, elle se rend compte qu’il en est loin d’être le cas pour son petit-ami. « Erio, arrête de t’excuser. C’est pardonné. » L’Italienne est en effet bien capable de comprendre sa réaction, pour en avoir fait de même dans ses heures sombres, après l’enlèvement. Elle aussi avait pris les mauvaises décisions, s’était mise en colère contre les mauvaises personnes. Finalement, malgré leurs nombreuses différences, ils se ressemblent plus qu’elle n’aurait pu l’imaginer. « Ecoute, c’est normal de s’en vouloir dans une situation pareille. Non pas que tu sois responsable de quoi que ce soit mais ton boulot, ta raison d’être c’est de protéger les gens. Et là, tu t’es retrouvé démuni face à tout ça. » Soupirant face à sa tirade dont elle n’est pas persuadée qu’elle aide vraiment Erio, Lana se replace mieux sur le canapé, mettant ses jambes de part et d’autre de celle de son petit-ami pour mieux lui faire face. « Ce que je veux dire, par-là, c’est qu’il faut que tu acceptes que tu n’es pas surhumain et que, parfois, on est juste impuissant face à une situation. Et oui ça craint, oui c’est injuste mais c’est comme ça. » Aussi difficile cela soit-il à accepter, on ne peut pas toujours sauver tout le monde, ni même leur rendre justice. Là, en l’occurrence, Erio se retrouve sans personne à arrêter, sans réponse face aux actes de l’homme de la fusillade et ce vide le brûle de l’intérieur. Lana le voit bien, dans ses yeux. « Ca ne va peut-être pas te faire plaisir ce que je vais te dire, mais peut-être que cette mise à pied est une bonne chose, en fait. Il faut que tu prennes du temps pour toi, pour te remettre de tout ça parce que c’est terrible ce qui t’es arrivé. » Qu’importe qu’il soit fort, qu’il soit flic et habitué à l’horreur, Erio reste un homme, avec ses failles. « Je vais m’occuper de toi, on va t’aider à aller mieux. Il y a beaucoup plus de gens qui tiennent à toi que ce que tu peux bien croire. » Ses collègues, Sara, Dario, Magda, sa mère ou même encore Adamo et Delia, les parents de Lana… Autant de personnes qui répondront présentes pour lui. « Combien de temps c’est sensé durer ? » Qu’elle puisse mettre en place un plan pour le sortir de là. Lana a déjà quelques idées en tête.


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Sujet: Re: [Terminé] Le comeback I Erio ( le Ven 26 Oct 2018 - 0:18 )
Le silence oppressant de son amie l’avait inquiété, notamment parce qu’elle ne répondait pas à ses messages. Ce qui ne lui arrive jamais en temps normal et à présent qu’il a le fin mot de l’histoire, il comprend tout. Mordant l’intérieur de sa joue, il se fait violence pour ne pas réagir. Evidemment qu’il est frustré, déçu, en colère aussi, parce que Magda, c’est une femme à qui il tient beaucoup. Pas de la façon dont Lana se l’imagine. Alors, lorsqu’elle s’excuse, il se contente de lâcher un soupir en détournant le regard vers un point du mur. Il pourrait s’attarder longtemps, lui dire qu’elle n’aurait pas dû, qu’ils auraient pu en discuter ensemble et sans doute aurait-il été en mesure de la rassurer, mais c’est inutile. Les choses sont faites. « OK. » dit-il, simplement, glissant une main sur sa nuque afin de calmer ses nerfs, de se détendre. Jamais encore il n’a été confronté à de pareilles choses. Erio se doutait qu’une relation de couple serait sans doute difficile pour lui qui ne s’est jamais stabilisé, mais il prend conscience que ça va au-delà de ça. Entre eux, tout est bancal. Il se raccroche cependant à ce qu’ils se disent, à ses bonnes intentions, aux siennes, à leur envie mutuelle de se retrouver en reprenant sur de bonnes bases. « D’accord. » répète-t-il, en s’efforçant de croire qu’elle lui fait réellement confiance, bien qu’il ne puisse s’empêcher d’en douter un peu. Cependant, il voit les efforts qu’elle fait. Cette révélation qu’elle n’était pas obligée de lui dire, sa sincérité qui se ressent dans ses yeux. Il a envie de tenter de saisir le pourquoi du comment. Ses souvenirs douloureux d’une relation passée avec un homme la trompant et avec l’une de ses amies justifient ses actes. Tout de même, il s’inquiète : il la sait fragile. Et lui l’est également depuis quelques mois, bien qu’il n’aime pas l’admettre. Il ignore d’ailleurs comment il a réussi à avoir le courage de lui exprimer ses ressentis. Lorsqu’elle se place sur lui, Erio pose ses mains sur sa taille, en glisse une le long de son dos. Il sait qu’elle a raison, qu’il n’était pas en position de faire quelque chose. Probablement qu’il se serait retrouvé six pieds sous terre, mais voir des têtes tomber, des larmes rouler sur les joues de ceux qu’il aurait aimé protéger, c’est très dur. « T’es sérieuse Lana ? Pendant que je suis là, à ne pas savoir quoi faire de mes journées, rien n’avance à côté. » Enfin, quasi pas. S’il n’a aucune information sur ses dossiers, il continue de travailler de chez lui sur l’affaire qui lui ronge les sangs. Il ne peut s’empêcher. Le repos, ce n’est définitivement pas sa tasse de thé et laisser les autres prendre soin de lui, il n’en est tout simplement pas habitué. « Je sais pas comment faire. » Ca, se laisser aller entre les mains de ceux qui lui veulent du bien. Sa mère s’est laissé sombrer dans l’alcool et dans sa dépression suite à l’arrestation de son mari, des découvertes macabres… Il a rapidement dû prendre la place de l’homme de maison. « Tu te trompes, tu sais. Regarde notre boîte aux lettres, ma caisse… » Sans cesse détériorée, il est obligé de souvent la délaisser au garage, ou tenter de faire lui-même les réparations, mais en voyant les dégâts, il a très vite baissé les bras. « Jusqu’à ce que le psy m’y autorise. J’y ai pas été. Tu sais très bien pourquoi. » Parce que son mal-être est bien plus profond que ça et qu’il craint qu’on l’interroge sur son père. « Je me déteste quand je suis comme ça. » Se cachant un instant dans ses mains, dans le but de se reprendre, Erio souffle, puis sans crier gare, capture ses lèvres. « Arrête de parler, s’teu plaît. On pourrait juste pas profiter un peu de nous deux ? Sans tout ce qu’il y a autour ? » C’est trop demandé de faire semblant que tout va bien, juste pour quelques heures ? Sans cette histoire avec Magda qui lui prend la tête, sans son arrêt temporaire qui dure trop longtemps. « J’veux pas me laisser pourrir par toutes ces conneries. »


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Sujet: Re: [Terminé] Le comeback I Erio ( le Sam 27 Oct 2018 - 1:09 )


Erio est mécontent, Lana le sent bien. Tout l’évoque que ce soit son ton, ses réponses courtes ou même ce regard qui la fuit un instant. Mais Lana ne dit rien, se contente d’hocher la tête comme toute réponse pour clore le sujet, préférant laisser au temps qui passe l’occasion de calmer le très juste ressentiment de son petit-ami. Elle a déconné avec Magda, dans toute cette histoire avec Magda, c’est vrai. D’un autre côté, elle voudrait pouvoir lui expliquer aussi qu’elle avait ses raisons et que, si elle a dépassé les bornes, ce n’est qu’après avoir appris l’existence de potentiels sentiments de la part de Magda envers son petit-ami. Comment pouvait-il en être autrement ? Comment pouvait-elle accepter qu’une femme sans doute amoureuse de lui lui tourne autour sous couvert d’une soi-disant amitié. Pourtant, Lana fait l’effort de prendre ce risque et tait ce fait qu’il ne lui appartient pas de révéler. Son histoire d’amitié avec Magda est peut-être six pieds sous terre mais Lana préfère ne pas compliquer un peu plus toute cette histoire. Elle se contente simplement de tenter de tirer un trait sur sa jalousie maladive, bien que cela risque de ne pas être facile dans les jours à venir. Mais l’heure n’est pas à s’inquiéter de ses angoisses de demain mais plutôt de celle d’aujourd’hui, de celle de son colocataire. Suite à ses efforts déployés, Lana fait enfin face à un Erio qui lâche prise, qui ouvre un peu cette carapace qui s’était refermée à elle depuis plusieurs semaines. Le sujet douloureux de la fusillade revient sur le tapis et c’est une Lana au cœur resserré qui tente de remonter le moral de son petit-ami. Elle a peur de ne pas être vraiment douée à la matière, trop habituée à être celle qui se réfugie dans ses bras plutôt que l’inverse mais elle s’efforce d’être l’épaule dont il a besoin, quitte à lui dire des vérités qui n’a peut-être pas envie d’entendre. « Je te signale que tu as aussi des collègues, Erio. » Soupir de la jeune femme qui craint de ne pas vraiment s’y prendre comme il faut. Elle sait qu’elle marche sur des œufs, craint de reprendre leur rapport comme ils étaient avant son départ par un mot de travers mais ne peut pas s’empêcher d’être honnête malgré tout. « Ne le prends pas mal, ce que je veux dire par là c’est que tu n’as pas à porter ça tout seul. Délègue, un peu. Dario est un super flic et je suis sûr qu’il sera prêt à prendre tout ça en charge le temps que tu te reposes. T’en as besoin, Erio. Et tu ne feras que du meilleur travail en rentrant. » Parfois, prendre du recul est nécessaire pour mieux revenir, Lana en est convaincue. C’est le message qu’elle compte faire passer auprès d’Erio afin de le convaincre de mettre à bon escient cette période de repos forcé et en faire ressortir quelque chose de positif. C’est loin d’être gagner mais tout n’est peut-être pas autant à voir en noir que peu le penser le policier. « Et bien dans ce cas là laisses-moi t’apprendre. Je ne comptais pas travailler la semaine prochaine, on va faire en sorte de te changer les idées. » Et puis ça leur permettra de se retrouver un peu, tous les deux. Bien que leur histoire rocambolesque remonte à de nombreux mois, maintenant, ces deux-là ont encore leur marque à prendre en tant que couple, leur équilibre à trouver. « On s’en fiche pas mal de ces gens lâches, qui laisse leur peur parler pour eux. Moi je parle des gens qui te connaissent. Vraiment. Et qui t’aime. » Elle est la première à en faire partie mais elle n’est pas la seule. Erio, s’il est un véritable ours grognon en apparence, s’avère finalement être quelqu’un d’attachant quand on gratte sous la surface. Toutes ses démonstrations de haine qu’il prend en exemple ne sont eux que le fruit de gens qui s’arrêtent à son identité : celle d’un fils de meurtrier. Mais il est en réalité tellement plus que ça. Un policier courageux, un homme au cœur tendre. Et la liste est encore longue. « Hum…hummm. » Se contente-t-elle de marmonner, en apprenant cette histoire de psy. Bien sûr qu’elle connaît la raison qui pousse Erio à ne pas vouloir y aller, la même raison qui l’amène à être cet homme parfois si désagréable en apparence. La peur de se confier mais pas sur n’importe quel sujet, sur celui de son père qu’eux-mêmes ont abordés si peu de fois. La dernière fois qu’ils en ont discutés, cela remonte à plusieurs mois, sur la route de la Sicile, où Lana lui avait conseillé d’aller le voir en prison, de faire face à ses démons mais la conversation avait finalement tourné court devant le mal-être évident du jeune homme. Et c’est exactement ce qu’Erio cherche à faire, une nouvelle fois, en prenant ses lèvres d’assaut soudainement, en la suppliant presque de cesser ce début d’introspection douloureux. Et c’est vrai que c’est tentant, de se laisser aller dans ses bras, comme ça, que sa peau lui a manqué depuis ce temps éloigné mais c’est tombé dans leurs anciens travers. « Erio, tu sais très bien que je préfèrerais faire ça. » Murmure-t-elle, alors qu’elle pose tout doucement son front contre le sien, fermant un instant les yeux. « Mais c’est ce qu’on fait toujours. S’oublier dans les bras de l’autre quand ça va mal. » Autant dire que ce n’est pas désagréable, d’ailleurs. Leur nuit de chagrin font même peut-être partie des instants les plus intenses qu’elle a pu passer avec lui : quand Lana a appris que Fabio allait se marier, quand Erio peinait à sortir de son cauchemar et de ses angoisses… Durant ses instants-là, ils se trouvaient dans une fusion totale mais aussi efficace soit le remède, il n’a été qu’éphémère. « Ca n’aide pas, sur le long terme. Alors il faut que t’aille voir un psy. Que tu fasses le point sur tout ça. Tu sais que c’est le seul moyen pour reprendre ton job. » Et c’est peut-être là la raison qui peut permettre de le forcer à se confier, à briser les barrières qui lui bouffent la vie un peu plus chaque jour. « Tu devrais aller voir la mienne. Tu la connais déjà, tu seras peut-être plus en confiance. Je t’accompagnerais et je t’attendrais dans la salle d’attente, si tu veux. » Histoire de le soutenir mais surtout d’être sûre qu’il aille bien jusqu’au bout. « Erio, s’il te plaît. » Intime-t-elle, alors qu’elle dépose plusieurs baisers sur ses joues, impuissante. C’est plus que de son aide dont il a besoin.


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Sujet: Re: [Terminé] Le comeback I Erio ( le Lun 29 Oct 2018 - 23:47 )
Déléguer, si encore il ne s’agissait que de ça… Mais c’est bien plus profond. Ce n’est pas seulement une enquête qu’il délaisse. Ce sont des personnes qui attendent qu’on retrouve un homme leur ayant volé des proches d’une manière si horrible que les scènes de crime tournent souvent en boucle dans sa tête. C’est devenu pire qu’une obsession. Alors devoir la mettre de côté à cause de problèmes personnels, de ses ressentis, son mal-être suite à la fusillade, c’est difficile à avaler. Erio se sent coupable, a l’impression de ne pas être à la hauteur. La pression est si énorme qu’il peine à savoir la gérer. « Lana. Arrête. J’sais ce que t’essaies de faire, mais c’est pas la bonne méthode. » Son ton est plus sec qu’il ne l’aurait souhaité. Sa petite amie tente de l’épauler du mieux qu’elle peut, alléger le poids qu’il porte et c’est touchant. Il n’est pas habitué à ce que quelqu’un soit aussi présent pour lui, mais il aime ça, cette façon qu’elle a de s’occuper de son cas, de vouloir le préserver de lui-même. « J’le prends mal, si. Tu sais pas ce que c’est, toi, de faire face à la famille qui t’appelle tous les mois pour savoir où ça en est, si ça avance, de craindre qu’il y en ait une autre qui s’ajoute au tableau et de n’rien pouvoir faire parce que t’es plus sur le coup. Et j’te demande pas de comprendre. » Se rendant compte de la dureté de ses propos, il lâche un soupir, puis embrasse sa tempe, en resserrant son étreinte autour d’elle. Ses lèvres rencontrent sa joue, le coin de sa bouche, puis descendent sur son cou où il s’attarde quelques secondes. Une façon de se faire pardonner de son caractère grognon, de ne pas lui en tenir rigueur et d’effacer ses remarques blessantes, irréfléchies qui sortent alors qu’elle lui offre son soutien. « T’as raison, faut que j’prenne du recul. C’est juste pas facile d’être loin de tout ça. »  Mais peut-être n’est-ce pas plus mal. Avec tout ce qui se passe ces derniers mois, il n’est pas au mieux de sa forme. Sur le terrain, il aurait la tête trop pleine pour être utile. « D’autant que… Dario, c’est un peu comme toi, tu vois. C’est un papa poule. » Et dire qu’au début, le courant ne passait pas. Aujourd’hui, il se préoccupe tellement de son état que ça en devient presque étouffant, mais il ne veut pas s’en plaindre. Nier qu’il aime ça serait mentir. « Tu plaisantes… ? Tu penses vraiment que j’vais me changer les idées en t’ayant une semaine dans mes pattes, non stop ? » Petite taquinerie, parce que s’il y a bien une personne qu’il arriverait à supporter des semaines entières, sans une seconde pour souffler, c’est bien Lana. Elle a ce quelque chose qui éclaire la vie des autres, et ce sans faire le moindre effort. Elle le doit principalement à sa maladresse qui l’amuse. « Des personnes dont tu fais partie. » commente-t-il, alors qu’il tente de l’occuper autrement que par une longue conversation dont il n’a pas besoin. Ou qu’il souhaite simplement éviter. C’est beaucoup trop sérieux et lui a besoin de plus de légèreté, de la retrouver. Seulement, lorsqu’elle reprend la parole, il sait que c’est perdu d’avance. Laissant tomber son dos sur le canapé, Erio penche la tête en arrière, tandis qu’elle met sur le tapis le sujet qui l’agace. Elle a juste besoin de prononcer le mot « psy » pour ça. « Tu me fatigues. » Le plus déplaisant, c’est se dire qu’elle a raison ; sans ça, son job lui passe sous le nez. « J’irai voir ta psy. Satisfaite ? Est-ce que, maintenant, j’peux m’envoyer en l’air avec ma copine que je n’ai pas vu depuis de longs mois ? » C’est exagéré. Son absence n’a pas été aussi longue, mais c’est comme si. Etre séparé d’elle durant quelques semaines, c’est la fin du monde pour Erio qui a pris l’habitude de la voir tous les jours. « A moins que tu préfères me savoir en train de mater un porno, ça pourrait éventuellement faire l’affaire. Je dois avoir ça quelque part. » Dans ses cartons, dans un boîtier DVD du Roi Lion.


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Sujet: Re: [Terminé] Le comeback I Erio ( le Mar 30 Oct 2018 - 13:57 )
Elle ne s’y prend pas bien, c’est bien ce qu’elle craignait. Mais c’est difficile, toujours, pour elle, de trouver la bonne méthode pour ouvrir une armoire à la serrure grippée. Erio reste fermé sur ses certitudes, malgré les arguments qu’elle avance et qu’elle juge être bon. C’est avec un léger et désagréable sentiment d’impuissance qu’elle accueille les propos de son petit-ami, à la différence que cette fois-ci, elle décide de ne pas se renfermer à son tour, de laisser une porte ouverte. « Tu as raison, je ne sais pas ce que c’est. Mais je ne demande qu’à comprendre. Un jour. » Quand il sera prêt à lui confier toute la dureté et la douleur de son boulot. Lana a bien conscience de quoi il en retourne, du moins en partie, mais elle a cette sensation qu’Erio aurait bien besoin de poser des mots sur ses angoisses, sur la pression constante qu’il se met au travail. Peut-être que celle-ci perdurera toujours, peut-être que c’est ce qui fait de lui un bon flic d’ailleurs. Mais Lana aimerait qu’il puisse trouver un juste milieu plus paisible, qu’il s’autorise à prendre du temps pas seulement pour les victimes mais aussi pour lui de temps en temps. Aussi difficile cela puisse-t-il paraître pour lui au début. « Je sais. » Mais elle est là pour lui, pour le guider dans cette période de transition s’il le lui demande. Pour preuve, Lana s’efforce d’être présente, d’effacer ses tensions en refermant un peu plus l’emprise de ses mains sur sa nuque. « N’importe quoi, je ne suis pas une maman poule. » Ses yeux se lèvent vers le ciel mais pourtant tout son comportement trahit le contraire, alors que ses doigts se sont mis à caresser lentement ses cheveux. Bien sûr qu’elle est une maman poule, Lana. Parfois à l’extrême, parfois au point de déclencher des remarques désobligeantes de la part de son compagnon, mais elle ne peut pas s’empêcher de vouloir le protéger du reste du monde, même si elle sait que c’est un peu peine perdue. Difficile de pouvoir véritablement agir quand votre petit-ami est la pire tête de mule jamais née sur Terre. « Sympa. Merci. » Ses mains délaissent alors temporairement le cou d’Erio pour se retrouver croiser sur sa poitrine, appuyant son mécontentement d’une mine faussement boudeuse. « Je peux aussi repartir, passer la semaine chez mes parents pour les aider à emménager, tu seras tranquille comme ça. » Sa menace ne représente que du vent, tant le policier a pu lui manquer pendant ses semaines loin de lui. Depuis son emménagement, il faut dire que Lana n’a pas été habitué à ne pas le voir pendant aussi longtemps. Autant dire qu’elle a bien l’intention de jouer les pots de colle pendant les jours à venir. « A mon plus grand désespoir, oui. » Une langue tirée pour ultime pied de nez mais la jeune femme ne résiste finalement pas à se laisser temporairement aller aux caresses d’Erio. La pente est plus que glissante vers la luxure mais Lana y renonce avec difficulté, toujours dans l’optique du bien-être de son petit-ami. Cette conversation n’est pas terminée, malgré qu’il préfèrerait le contraire. « Oui, ça aussi, je sais. » Fatigante, elle peut l’être parfois et d’autant plus quand elle a une idée bien fixée, à savoir pour aujourd’hui que son petit-ami doit absolument suivre les conseils de ses supérieurs et rendre visite à un psy. « Comme tu me l’as dit, une fois, il n’y a aucun mal à consulter, Erio. Réfléchis. » Mais ça, c’était sans doute valable pour elle mais pas pour lui, même si, finalement, le policier finit par céder à ses attentes lui arrachant un léger sourire victorieux… Tout de suite remplacée par une mine plus que choquée. « Ce que tu peux être vulgaire ! » Une petite tape sur l’épaule accompagne la réprimande de l’Italienne qui rougit alors comme une tomate. Il faut dire que, quelque part, l’empressement de son petit-ami à user de son corps a quelque chose de réjouissant même si la forme est loin d’y être. « T’es sérieux là ? » Lance-t-elle en lui faisant les yeux ronds. Il compte réellement l’abandonner pour une fille botoxée et siliconée sur un écran de télé ? « Alors je ne te suffis pas, c’est ça ? » Son ton outrancier et sa mine trahisse l’exagération de ses propos. Si elle a douté par le passé ne pas être suffisante, elle n'est pas née de la dernière pluie non plus : les hommes et le porno c’est comme Timon et Pumba, l’un ne va pas sans l’autre. « Et tu as quoi, en stock ? » Demande-t-elle soudainement, sans trop savoir quelle mouche l’a piqué. « Ben quoi ? Je n’ai jamais vu… un de ses trucs. » Le mot « porno » lui brûle visiblement trop les lèvres pour être prononcé mais le fait est qu’elle est bizarrement curieuse. Après tout, maintenant qu’elle a remporté une victoire, Lana peut se permettre de lâcher du leste.


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Sujet: Re: [Terminé] Le comeback I Erio ( le Dim 4 Nov 2018 - 1:30 )
Déstabilisé par cet intérêt pour sa profession, Erio laisse échapper un soupir. S’il apprécie sa démarche, son souhait de vouloir comprendre ce qu’il vit au quotidien, lui craint de la voir s’enfoncer dans l’obscurité. Le cauchemar éveillé que lui a fait subir son ancienne amie est largement suffisant. Alessia lui a pourri la vie, principalement à cause de lui, ses sentiments qu’elle pensait éprouver à son égard et aussi la sensation de s’être fait avoir par une personne importante : elle. Les répercussions sur eux ont été terribles, si bien qu’il ne souhaite prendre aucun risque. Cette insouciance et ses yeux pétillants lui plaisent trop pour faire un pas de travers. C’est une grande fille, mais il n’est pas sans ignorer qu’elle est sensible. Alors à choisir, il préfère de loin et sans aucune hésitation, la préserver de tous ces drames qui l’entourent, tout en lui faisant comprendre que la porte aux inconnus doit systématiquement être verrouillée à double tour. « Il n’y a pas que toi qui l’est. » chuchote-t-il, en embrassant son menton. Lui aussi se montre protecteur. Une façon à eux de montrer qu’ils tiennent l’un à l’autre, qu’ils ont envie de voir un sourire se dessiner sur le coin des lèvres, plutôt qu’une moue triste. C’est mignon, tout comme son faux air boudeur qui lui décroche un sourire. « La semaine ? Tu pourrais en passer deux au moins, c’est l’minimum. » Taquin, Erio n’en pense évidemment pas un seul mot. Loin de lui l’idée de vouloir l’éloigner encore un jour de plus. Il est bougon, lance les hostilités, mais il se sent bien mieux à présent qu’il la sent près de lui, dans ses bras. Dans cette position, il peut de nouveau dévorer sa peau. Son absence a créé un trop grand vide pour passer à côté d’un moment charnel qu’il quémande. Le manque est si gros qu’il laisse Lana avoir le dernier mot sur une future consultation. Bien qu’il n’en avait pas la moindre envie, il fait une pierre deux coups : la satisfaire et mettre un terme à cette conversation qui n’en finit plus et qu’il ne désire pas prolonger.

Un rire franc résonne alors à la moue offusquée. Il avait presque oublié l’effet que ça lui faisait de la provoquer et il compte bien en profiter. « T’appelles ça être vulgaire ? Tu veux que j’te montre c’que c’est de l’être, hein ? » A ses yeux, son phrasé est même plutôt correct. Il a fait pire. Erio n’est pas réputé pour faire dans la dentelle. Il parle comme ça lui vient. « Peut-être bien que j’devrais être plus cru, même. C’est que j’aime bien quand tu joues la petite nana choquée. L’innocente. » Il se plaît à effleurer ses joues couleur pivoine avec le bout de son nez, puis murmure au creux de son oreille : « Mais on sait toi et moi que tu ne l’es pas. » Il ne faut pas se fier aux apparences. Avant de se rapprocher, Erio a été son colocataire et s’il l’a longtemps considérée comme une femme coincée qui ne savait pas se lâcher et qu’il s’amusait à choquer, raison suffisante pour ne pas s’intéresser à elle, il a finalement compris qu’elle réservait des surprises. Mais au-delà de tout ça, Erio est tombé amoureux de sa personnalité. Entièrement. « Hein, M’zlle j’veux qu’on fasse du sexe. » susurre-t-il, tout contre ses lèvres, se remémorant cette proposition saugrenue. Un instant fou partagé dans un bar qui les a menés à leur relation sérieuse. Ses doigts se perdent sur son dos, remontent jusqu’à sa chevelure, tandis qu’il saisit le bas de son top, prêt à le tirer vers le haut. « T’en rates pas une toi, hein… » Si elle n’avait pas pris un ton exagéré, il se serait senti probablement mal pour elle, mais elle a l’air de prendre sa remarque avec légèreté. Pis encore… Lana lui sort une question qui le décontenance. S’enfonçant dans le canapé, il entrouvre la bouche, surpris. Qu’elle soit outrée, vexée, ça, c’est normal. Qu’elle s’intéresse aux films qu’il a téléchargés, en revanche… La tête inclinée sur le côté, Erio la scrute, tente de savoir s’il s’agit réellement d’une interrogation ou d’un piège. « Ces trucs… ? Ces quoi ? Dis-le. » Qu’importe au fond, il rentre dedans. C’est trop tentant pour balayer la discussion d’un revers de main. « Tu veux que je t’en montre un ? » Après tout, ce n’est pas comme si c’était une fille lambda. C’est sa petite amie. Ils peuvent bien partager ce qu’ils veulent. Erio appuie ses mains sur ses fesses pour la ramener plus proche de lui et défait les chaussures de sa belle dans la pièce. Il se redresse assez pour la basculer sur le canapé. « J’vais te chercher ça. » Il s’absente une minute à peine, juste le temps de récupérer un petit carton où il y a quelques films à l’intérieur. Certains sont cachés dans des jaquettes, d’autres ont une image qui en dit long sur le contenu. Ne souhaitant pas lui faciliter la tâche, Erio lui désigne le carton et se réinstalle sur le sofa. « Vas-y, fouille, fais-toi plaisir. » l’encourage-t-il, un air malicieux qui ne le quitte pas.


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Sujet: Re: [Terminé] Le comeback I Erio ( le )
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