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- [Terminé] Le retard est la politesse des artistes. // Demetrio -

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Vera VenezzioLe vin est un puissant lubrifiant social
Vera Venezzio
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Sujet: Re: [Terminé] Le retard est la politesse des artistes. // Demetrio ( le Jeu 13 Déc - 13:55 )
Ignorer, voilà une chose plus facile à dire qu’à faire. Ce n’est pas comme si elle avait le choix de toute façon. La vie ne lui en avait jamais laissé même si depuis la mort de son époux ses libertés étaient illimitées. Bien que son fils soit une barrière à certaine folie : elle ne changerait cela pour rien au monde. Winston était sa fierté et probablement la raison pour laquelle la vie coulait encore dans ses veines. Sans lui, elle n’aurait pas put tenir. Cela est aussi simple que cela. Il est incroyable au fond de penser qu’une si petite chose peut avoir autant d’importance. Elle sourit en coin :

« Tu as peut-être raison… » Vera avait juste trop l’habitude d’avoir un contrôle total sur elle pour se laisser aller si facilement. Rien que quelques verres ne pouvaient pas supprimer cependant.

C’est justement parce qu’il avait réussis à alléger le poids sur sa poitrine qu’elle se permit de lui faire un compliment. Son intention n’était certainement pas de le mettre mal à l’aise ou autre : elle avait juste compris que cela ne faisait jamais de mal. D’autant plus lorsque cela était sincère. Cependant, quand il l’informa être mal à l’aise, elle baissa son tour la tête :

« Je suis désolée, ce n’était pas le but. » Mais elle comprenait, bien souvent elle se sentait également inconfortable dans une situation où elle recevait des compliments.

Un comble peut-être quand on est une chanteuse avec un public toujours avide de la voir sur scène. Le fait était indéniable néanmoins. Elle ne tente même pas d’argumenter non plus : à quoi bon. La dernière chose qu’elle souhaitait : que Demetrio fuit sa présence dans le futur.

A sa question, elle redressa sa tête pour le regarder. Quelque peu abasourdie, elle trouve la force de sourire :

« Mon défunt mari. » En bonne catholique qu’elle était, parler de lui comme un ex-conjoint n’était pas possible. « Mon père, je ne sais pas ses agissements et je ne cherche pas à les savoir non plus si tu veux tout savoir. » Demetrio avait raison, la situation était ironique. « Non… » Elle soupira longuement : « J’ai appris qu’il me trompait en voyant des images dans les magazines people. Difficile de manquer le gros titre : ‘La Dolce Vita n’est plus pour la chanteuse Vera et Guido Venezzio.’ Ou bien ‘Qu’est-ce que Portia a que Vera n’a pas’. » Elle accompagna ces gros titres avec des gestes avant de laisser tomber ses bras. « Ses tromperies ont traîné mon nom dans la boue pendant quelques temps. » Malheureusement. « Heureusement, je m’en suis relevée. »

La suite la laissa sans voix, un comble pour une cantatrice n’est-ce pas ? Demetrio se proposait de tout organiser. Pourquoi ? Il n’avait aucune obligation à son égard. Elle se retenait de poser toute question : elle ne voulait pas perdre cette opportunité, celle d’avoir quelqu’un qui l’aide. Elle saurait trouver un moyen de le remercier comme il se doit.

« La vie à toujours des façons étrange de nous changer hein ? » Se contenta-t-elle de répondre alors qu’il affirmait être différent. Ce n’est pas si on pouvait attendre de quelqu’un qui ne change jamais. Elle alla pour ajouter que c’était en bien mais elle se souvenait de sa réaction précédente alors elle n’ajouta rien.

Veronica se contenta d’hocher la tête pour accepter. Au lieu de cela, elle préfère regarder l’horizon et tenter de voir le bout du tunnel. Il y aurait une fin à tout ça. Que cela soit en bien ou mal : cela restait un mystère. Impossible de faire des plans sur la comète.

« Je te fais confiance. » Elle ne connaissait pas l’endroit dont il parlait alors elle était curieuse et d’autant plus impatiente de le découvrir. Cette pause maritime ne pouvait pas faire de mal.

Les médicaments avalés, elle reporta son attention sur Demetrio : il serait dommage que la douleur vienne gâcher l’occasion de prendre le large et ce dans tous les sens du terme. Ils avaient brisés la glace, ils avaient parlés des choses qui fâchent : il était l’heure de parler de choses plus joyeuses. Elle ne perdit pas un seul mot de l’histoire de son ami. Elle ne s’attendait certainement pas à ce qu’il lui demande si elle avait déjà tenu la barre.

« Non. » Un hochement de tête accompagna sa réponse : « Mon père avait un bateau je crois mais les femmes n’étaient pas autorisées dessus. » Alors elle n’avait jamais eu l’occasion d’apprendre. « Cependant, je sais que Winston avait le pied marin aussi. » Et cela la fit sourire. Ce cœur avait encore la chance de profiter de ce plaisir. Si son frère la regardait en haut : il serait probablement satisfait de savoir ce détail. C’est pour donner une seconde chose aux gens qu’il était donneur d’organe après tout. « Je ne sais pas quand sera la prochaine occasion de monter sur un bateau, alors je serais plus que ravie d’apprendre si tu as le temps et la patience. Qui sait, cela est quelque chose qui pourra me servir dans le futur. » Parce qu’elle allait en avoir un, grâce à Demetrio, grâce à Winston et Alession ainsi qu’à tous ses amis.


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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Le retard est la politesse des artistes. // Demetrio ( le Lun 11 Fév - 16:44 )
« Je sais. » Ce compliment lui a été soufflé avec sincérité et sans nul doute que Vera l’exprime avec le cœur. Il ignore cependant si c’est objectif. En un an, à force de passer du temps ensemble, d’apprendre à se connaître, ils se sont attachés l’un à l’autre. L’affection qu’ils se portent est bien réelle. Néanmoins, il ne tient pas à ce qu’elle le mette sur un piédestal. Il lui arrive souvent de faire des erreurs, de ne pas se comporter comme il le devrait, mais rares sont les personnes à s’en rendre compte. Ceux de son entourage proche, avec qui il ne se contente pas de jouer sur les apparences, avec qui il se montre vrai.

« Ton défunt mari. » soupire-t-il, en râlant. Cet homme ne mérite pas ce statut, même si c’est ce qu’il est. Longtemps, il s’est tourné vers l’église pour atténuer ses maux et il sait qu’à travers la religion, on apprend à savoir pardonner, mais il y a des choses qu’il est incapable de cautionner. L’infidélité fait partie des choses rédhibitoires pour lui. C’est une faiblesse humaine, une erreur qui cause des blessures, des cicatrices parfois impossible à refermer. D’autant que cet incident à fait les gros titres… En cherchant son nom sur la toile, il en restera des traces. C’est l’inconvénient, dès lors que l’on commence à être réputé. Demetrio le constate bien et au fil du temps, il a fini par ne plus y faire attention, sauf lorsque ça concerne une soi-disant homosexualité refoulée. Le reste… Il est assez discret dans sa vie personnelle pour savoir que tout n’est que mensonge. Les journalistes ne savent plus quoi inventer pour se rendre intéressant et vendre leur torchon. « Sa dignité ? » répond-il, lorsqu’il est question des différences entre son amie et l’ancienne maîtresse. Heureusement, sa vie ne s’est pas arrêtée à ça… Même s’il est certain que ça la touche encore aujourd’hui. On ne se relève jamais indemne des épreuves difficiles. Parfois, on s’en sert comme une leçon pour l’avenir, un avertissement utile pour être plus méfiant, ou on s’enterre soi-même avec une pelle.

« C’est sans doute le mot, oui. » Pas celui qu’il aurait utilisé, mais il convient. Alors qu’il se perd un instant dans ses pensées, Demetrio relève les yeux sur elle lorsqu’elle affirme lui faire confiance. Il en est surpris, mais est touché. « Tu peux. » assure-t-il. « Je prends ça au sérieux. » Il ne fera pas un pas de travers et pour lui, c’est une routine à laquelle il est habitué. La prise de contact, les rendez-vous médicaux… Une fois par mois, il vérifie que tout se passe bien, alors qu’il pourrait se contenter d’un rendez-vous tous les trois à cinq mois, mais ça le sécurise. Le sujet épineux terminé, Demetrio ne retient pas un faible sourire. « Ton père avait sans doute de bonnes raisons. » la taquine-t-il. Il lui fait signe de s’approcher, tend le bras vers son poignet, enroule sa main autour et l’attire vers lui. « Il faut bien une première. Tu pourras raconter à Winston tes exploits. » Il pose ses mains sur la barre, puis se met juste derrière elle, afin de la guider au mieux. « Tu devrais lui proposer de venir, la prochaine fois. L’air marin lui fera peut-être du bien… Je ne suis pas doué avec les enfants, Vera, mais je peux au moins essayer. » Parce qu'il l'aime bien, ce gamin.

Sujet terminé

Spoiler:
 


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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