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- [Terminé] Une interview difficile... Oh oui ! [Liam Isaksson] -

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Joey Wilson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: [Terminé] Une interview difficile... Oh oui ! [Liam Isaksson] ( le Mer 1 Aoû 2018 - 16:34 )
C’est un matin comme les autres. Et comme chaque matin je suis dans une salle de conférence bondée de collèges qui comme moi attendent d’organiser le contenu du journal à paraître. Toute l’équipe d’Il Mattino est réunie autour de la table de réunion d’où je mélange mon café. Ce énième café qui me permettrait de me réveiller, d’effacer le manque de sommeil dû à un week-end chargé et arrosé. " Joe c’est toi qui t’y colles. " J’avale une gorgée du liquide brun foncé afin de soutenir le regard de mon rédacteur en chef qui me balance un dossier. Sur la couverture un nom apparaît. Un nom que je connais. Un nom que tout le monde connaît. Levant les yeux au ciel, je repousse l’ensemble des informations à étoffer. " Pour une fois tu pourrais envoyer quelqu’un d’autre rencontrer les peroxydés écervelés. " D’habitude il est vrai que je me charge des portraits et qu’il m’incombe d’interroger les personnalités. Je me moque légèrement de mon prochain sujet. Il s’agit d’un célèbre attaquant du Napoli avec lequel je n’ai pas spécialement envie de perdre mon temps. J’imagine qu’il est comme les autres, prétentieux, imbus de sa personne et quoique agréable à regarder il réduira sûrement sa plastique de playboy à néant en ouvrant la bouche et en prononçant son premier mot. " Une petite stagiaire serait ravie de s’en charger. " " Joe tu fais chier ! Liam Isaksson n’accorde que très peu d’interview, c’est du pain béni pour nous. Tu as deux heures pour te préparer ! " Me levant précipitamment, je souffle en ramassant le dossier de presse pour le poser, ou plutôt le jeter quelques instants après sur mon bureau désordonné. Une cigarette avant de m’y mettre. Je l’ai bien mérité.

C’est toujours en fumant que je me dirige vers sa demeure ou plutôt propriété, lieu choisit pour découvrir l’homme derrière le footballeur et effectuer quelques clichés. C’est stupide des photos de ce fameux Liam pullulent sur internet, et je m’en serais largement contenté. Il faut même avouer que plutôt de griffonner quelques questions je les ai bien observé, reluqué, peut-être même ravisée... j’aurais eu tort de laisser ma place à quelqu’un d’autre. Au moins s’il est bête comme une valise sans poignée j’occuperai mon temps à le contempler. Carrure d’athlète, sourire carnassier, blondeur enfantine et regard azur. Un super cocktail qui doit rendre pratiquement irrésistible Monsieur Isaksson aux yeux de ses groupies ou des mannequins qu’il semble côtoyer. 
Ma petite voiture s’immobilise devant un immense portail, derrière lequel s’élève une immense bâtisse et des palmiers. Pas étonnant vu le salaire qu’il doit percevoir et après mettre annoncée je faufile ma voiture dans l’allée. Il est planté devant l’entrée apparemment passablement énervé.  Souriant mais les bras croisés il m’attend et je n’ai aucune envie de me précipiter. Malgré mon retard j’avance tranquillement, affable et finie par l’approcher... je suis obligée de lever la tête pour croiser son regard d’une rare intensité. " Joey Wilson, enchantée, c’est moi qui suis chargée de vous tirer les vers du nez. " Je lui tend une main en espérant que cette remarque non conventionnelle aura le mérite de le dérider. " Pour briser la glace vous pourriez m’offrir un café ? " Nos mains sont toujours empoignées, collées. " Ce serait une manière moins impersonnelle pour pouvoir commencer à discuter ? " Je ne pense qu’à une seule et unique chose... pourvu qu’il ne soit pas le dernier des benêts. 


Dernière édition par Joey Wilson le Mer 1 Aoû 2018 - 21:06, édité 1 fois
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Liam Isaksson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Une interview difficile... Oh oui ! [Liam Isaksson] ( le Mer 1 Aoû 2018 - 17:06 )
Il est plus de 10 h et j’émerge à peine. Les jours sans entrainement, il m’est aisé de passer la matinée au lit, seul ou accompagné. C’est seul que je l’ai passée cette nuit, avec ma console. Je ne suis pas un fêtard invétéré, réitérant chaque soir les mêmes frasques. J’ai des périodes. Certaines où j’ai envie de rester terré chez moi, d’autre où je pourrais traverser le monde pour aller dans une boite de nuit… les footballeurs peuvent se permettre certains caprices, et je ne m’en prive pas. Imbu je ne crois pas, blasé pas encore, je l’espère.
Sortant péniblement de mon lit, je passe par la salle de bain, puis par la cuisine, pour me faire couler un café. En passant dans le salon, tasse à la main, je range la manette que j’ai laissée trainer hier soir, il me faudra aussi passer un coup sur la table basse. J’aime l’ordre, mais en général, j’ai quelqu’un pour me le faire. Ou ma mère… tient, ma mère. Le téléphone sonne, et au bout du fil, mon agent personnel – ma mère – encore et toujours. « Bonjour mon fils. » « Salut maman… » « Tu te lèves. N’oublie pas ton interview dans… une heure. » « Je n’oublie pas. » « Et pas de pari débile cette fois, soit un homme, pas un petit garçon. » « Pas de pari débile, c’est promis. Elle est charmante au moins ? » « Fils… » « OK, je verrais ça. » Un sourire transperce le bout du fil, et elle peut l’entendre. J’ai la réputation d’être plutôt charmeur, dragueur, enfin ce qu’elle voudra mais mon goût pour les femmes a toujours été très sûr. Le jeu débile consiste à caser certains mots dans une interview, quitte à mentir ou à la tourner en dérision. C’est un genre de challenge que mes partenaires et moi avons mis en place, bien plus jeunes que moi, d’ailleurs, ces derniers. Qu’importe, je reste un grand enfant et le défi m’a toujours motivé. Je suis un compétiteur, qu’on me pardonne.

Comme le veut l’usage, j’enfile un costume. Apparemment, les joueurs n’ont le droit à une tenue décontractée que pendant les entrainements ou les conférences de presse durant les grandes compétitions. Qu’importe. J’en ai des tonnes. Qui m’importent peu d’ailleurs. Sans doute qu’une femme à ma place y trouverait son compte. 11 h 30, toujours personne. Je me commence une partie où le karma finira par me rattraper et m’interrompre en plein match virtuel ? Avec un bon quart d’heure de retard, quelqu’un fini par sonner, et j’ouvre le portail et il ne tient qu’à elle de remonter l’allée de graviers avec sa voiture. Basique, sa voiture. Qui fait pâle figure à côté de mes bolides garés un peu plus loin. Seule l’Audi reste à disposition devant la maison. Du haut des marches, je l’attends. Une femme, déjà. Jeune femme ? Pas tant. Mais charmante au demeurant. Et absolument pas du genre à se démonter. " Joey Wilson, enchantée, c’est moi qui suis chargée de vous tirer les vers du nez. " « C’est donc vous qui avez plus de vingt minutes de retard. Je vous en prie. » Lui serrant la main en lui indiquant le chemin jusqu’à la terrasse. " Pour briser la glace vous pourriez m’offrir un café ? " « Vous êtes directe. Je vous offre un café. » Ma main dans la sienne, tandis que mon regard transperce le sien. Charmante, c’est ce que je disais. Et opportuniste, un peu ? Je suis loin de m’en formaliser. Je lui indique le chemin à suivre jusqu’à la terrasse, surplombant la baie et revient quelques minutes plus tard avec un café, du sucre et du lait sur un plateau. " Ce serait une manière moins impersonnelle pour pouvoir commencer à discuter ? " « Vous trouvez ça impersonnel les interviews ? Je vous suis sur les conférences de presse, mais les interviews sont rares en dehors des magazines sportifs. Et vous n’êtes pas reporter sportive. Je vous aurais remarqué. » Je suis franc, un peu rentre dedans moi aussi, et m’installe face à elle, un peu avachi sur ma chaise. Elle doit, comme toutes les autres, penser que nous ne sommes que des jambes bons à courir derrière un ballon, mais pas à aligner trois mots de façon intelligente, on va s’amuser, c’est déjà ça. « Alors vous voulez faire ça comment ? » J’ai conscience que ma question peut être détournée, peut-être même ambigüe, mais c’est juste pour lui faire payer son retard. Elle a l’air difficile à mettre mal à l’aise, jouons.
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Joey Wilson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Une interview difficile... Oh oui ! [Liam Isaksson] ( le Mer 1 Aoû 2018 - 21:15 )
En remontant l’allée gravillonnée, j’ai presque honte de garer ma petite Fiat à côté de voitures de course et autres coupés. Les vers de Baudelaire me viennent immédiatement en tête. Là, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté... La propriété du célèbre attaquant est splendide. Majestueuse, immense. La façade est recouverte de grandes baies vitrées, d’où j’aperçois un intérieur moderne et fonctionnel, sans doute étudié dans les moindres détails par un architecte de renommé. Le jardin quant à lui n’a rien à lui envier. Une imposante piscine à débordement surplombe une terrasse en bois précieux qui s’étend à perte de vue.  De part et d’autre des fauteuils, des canapés d’un blanc éclatant où sont négligemment posés des coussins aux motifs graphiques, semblent vous appeler, vous inviter. Tout ici semblent dédié à la détente et au farniente.

Un autre mot suis la prose du poète français. Ostentation. L’étalage de richesse est perceptible, visible, clairement affiché. Affirmé ? Mais je suis aussi et sans doute victime de mes préjugés. Il serait mal venu de ma part de supposer que quand on touche un salaire à 6 chiffres il serait dommage de ne pas en profiter... Mais à mon avis tout ça manque cruellement d’une touche plus personnelle, peut-être même féminine. D’après mes recherches le footballeur professionnel n’a jamais connu d’histoire de longue durée, juste un défilé de filles toutes jeunes et resplendissantes, apparemment comblées de poser à ses côtés... moins je crois après avoir été remplacées. Encore une fois il me serait mal aisé de juger. Moi aussi j’enchaîne les aventures sans lendemain mais j’ai le gros l’avantage de ne pas voir ma vie privée étalée dans les journaux à scandales ou plutôt les feuilles de choux.

En m’avançant vers lui le contraste est une fois de plus saisissant. Il est l’élégance personnifiée dans son costume bleu marine rehaussé d’une chemise plus claire mais de la même teinte... celle de la couleur que ses yeux. Moi je suis en jean accompagné d’une chemise et d’une veste en tweed. Seuls mes talons affirment ma part de féminité. Et je me félicite de les porter. L’homme qui se tient devant moi me surplombe et me toise de ses 2 mètres. « C’est donc vous qui avez plus de vingt minutes de retard. Je vous en prie. » " En personne Monsieur Isaksson. Ne me dites pas que vous m’attendiez impatiemment ? " Je devrais m’excuser, le manque de ponctualité ne rime pas avec professionnalisme. Mais je suis coutumière du fait, et habituée à ce genre de remarques... qui ne me font plus aucun effet. « Vous êtes directe. Je vous offre un café. » " Mais c’est mon métier la franchise. Je l’accepte volontiers. "
Sa main finit par lâcher la mienne et m’indiquer une terrasse où nous allons nous installer. Les hostilités peuvent commencer. « Vous trouvez ça impersonnel les interviews ? Je vous suis sur les conférences de presse, mais les interviews sont rares en dehors des magazines sportifs. Et vous n’êtes pas reporter sportive. Je vous aurais remarqué. » " Non je ne le suis pas mais je vous rappelle que je suis venue découvrir l’homme que vous êtes et non le métier que vous faites. J’espère sincèrement que vous remarquerez également la qualité de mon travail... Qui dépendra bien évidemment de votre implication. Habituellement les personnes qui possèdent votre notoriété se cachent derrière des réponses formatées. Ce n’est pas ce que vous allez me donner, évitons la langue de bois s’il vous plaît. " Un sourire énigmatique que je peine à déchiffrer se dessine immédiatement. « Alors vous voulez faire ça comment ? » C’est donc avec son charme qu’il choisit de m’impressionner. Et il en a revendre. J’aspire qu’à ses yeux je n’en suis pas exempte. " Normalement je fais ça le plus simplement du monde. " Avant de continuer j’avale une gorgée de café. " Mais je ne vois aucun inconvénient à sortir des sentiers battus Monsieur Isaksson. Auriez-vous quelque chose à me proposer ? "
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Liam Isaksson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Une interview difficile... Oh oui ! [Liam Isaksson] ( le Mer 1 Aoû 2018 - 23:58 )
J’ai travaillé toute ma vie pour avoir ce niveau de vie. Pas que j’aspirais à de grandes villas et un compte à 8 chiffres mais si ça peut aller avec le reste… Depuis tout petit je sais que je veux être reconnu pour ce que je fais, et mon talent dans le foot, y contribue. J’ai eu la chance d’avoir été soutenu, et encouragé en ce sens. Intégrer un centre de formation si jeune vous force à devenir adulte bien avant les autres, à vous endurcir et devenir autonome. Apprendre à ne compter que sur vous-même et à travailler deux fois plus dur pour égaler certains dont le talent est simplement inné.
Tout ce qui se trouve autour de moi n’a pas été volé, mais gagner, sans doute de façon indécente vu les salaires dans le milieu, mais à quoi bon pester contre ça quand on peut en profiter ? J’ai la vie que je souhaitais, plus ou moins, mais je ne regrette pas le temps, et les efforts investis pour en arriver là. Aujourd’hui, sachant pertinemment que ma retraite approche, je commence à faire le point sur tout ce qui m’entoure. Et tous ceux qui m’entourent. Les femmes ne restent pas. Peu acceptent de passer leur temps à attendre, à comprendre qu’elles ne peuvent que passer après les périodes d’entrainement, les compétitions et mon équipe. C’est un job, bien évidemment, mais un job prenant, qui ne peut se dissocier du reste de ma vie.
" En personne. Ne me dites pas que vous m’attendiez impatiemment ? " « Comptez sur moi, je ne vous le dirais pas. » Puisqu’elle semble coutumière des joutes verbales et de la répartie, allons jouer sur son terrain. Il faut savoir prendre les gens et composer avec ce qu’ils vous donnent. Et tout footballeur que je sois, la psychologie est un domaine dans lequel je ne suis pas mauvais. " Mais c’est mon métier la franchise. Je l’accepte volontiers. " Je concède un rictus entendu. « Allons, vous êtes journaliste. » Alors la franchise, on repassera. Les journalistes ne sont pas francs, enfin pas selon mon milieu. Ils sont les premiers à taper là où ça fait mal le jour où notre performance a été moins bonne que les autres. Ils ne manquent jamais une occasion de faire de la star d’hier, la risée d’aujourd’hui.

Je tiens cependant à lui rappeler que je suis assez observateur pour remarquer qu’elle n’a rien d’une journaliste sportive. Déjà, elle ne semble pas impressionnée le moins du monde par l’athlète que je suis, et ne parle que de l’homme. C’est un signe. Les journalistes spécialisés savent à qui ils parlent, visiblement pas elle. " Non je ne le suis pas mais je vous rappelle que je suis venue découvrir l’homme que vous êtes et non le métier que vous faites. J’espère sincèrement que vous remarquerez également la qualité de mon travail... Qui dépendra bien évidemment de votre implication. Habituellement les personnes qui possèdent votre notoriété se cachent derrière des réponses formatées. Ce n’est pas ce que vous allez me donner, évitons la langue de bois s’il vous plaît. " « Directe et directive. Ils ont le budget au journal. » Je sais d’où elle vient et je sais aussi que le journal de la ville n’est pas le plus sponsorisé qui soit. Mais pour engager une journaliste de sa trempe, ils ont dû négocier le salaire de manière assez passionnée. " Normalement je fais ça le plus simplement du monde Monsieur Isaksson. " Je hausse un sourcil, elle est intéressante, je ne peux dire le contraire. Même charmante. Mais pour le moment nous sommes en plein combat d’orgueil, chaque chose en son temps. " Mais je ne vois aucun inconvénient à sortir des sentiers battus. Auriez-vous quelque chose à me proposer ? " Rien qui ne soit décent. Mais passons. Je vais me tenir, je viens de le promettre. « Vous avez dit vouloir me poser des questions personnelles, non ? Alors donnez-moi l’envie d’y répondre. Il vous le faut pour quand ce papier ? » Le sous-entendu est perceptible mais libre à elle d’y répondre, et nous allons sans doute un peu trop vite en besogne, alors je me reprends. Inutile de se voir trainer en justice pour harcèlement ou comportement déplacé. Ce serait tellement vite arrivé ! « Posez-moi vos questions, mais je me réserve un droit de véto. Cependant, je suis joueur. Alors allez-y. J’espère simplement que tout ça a un sens. » Un but, une portée. Qui en a quelque-chose à foutre de l’homme que je suis ? Je suis joueur, on m’apprécie pour mes qualités sur un terrain, mais ce que je suis en tant que personne n’est pas censé intéresser qui que soit.
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Joey Wilson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Une interview difficile... Oh oui ! [Liam Isaksson] ( le Jeu 2 Aoû 2018 - 0:58 )
Mon métier n’a rien à voir avec celui de la personne que je viens de rencontrer. Ils n’ont aucun point commun... à ceci près qu’une interview est comme une rencontre footballistique. Un match. Une élaboration de stratégie. Un tête à tête, une partie d’échec ou tour à tour chacun avance son pion. Il est aussi un jeu de séduction.
Mon charme me dit on est mon atout, ma chance. J’en use et en abuse sans scrupules et sans hésitations. Aujourd’hui pourtant il ne suffira pas. En face de moi se trouve apparemment un adversaire de taille, un compétiteur dans l’âme. Il me le confirme en me lançant un « Comptez sur moi, je ne vous le dirais pas. » Notre duel vient de débuter. " Comme il vous plaira... mais vous êtes bien conscient que je suis ici pour vous faire parler n’est-pas ! "

Le soleil est au zénith, heureusement que la terrasse où je m’installe est ombragée. J’enlève ma veste et la pose sur le dossier d’une chaise sortie semble-t-il de l’entrepôt d’un grand designer. Pendant que mon hôte s’éclipse pour préparer le café que je lui ai demandé j’ai le temps de disposer mon matériel. Crayon, bloc note et magnétophone sont maintenant posés sur la table, en évidence. Créer un climat de confiance est primordial pour que le match soit amical. Malgré mon franc parlé, je veux rassurer mon interlocuteur et lui montrer que son témoignage sera précieux, entendu, respecté. Il parait cependant douter de ma sincérité ou de mon objectivité.
« Allons, vous êtes journaliste. » Comme dans toutes les professions les journalistes ont leurs brebis galeuses. Je ne crois pas faire partie de la catégorie des charognards prêts à tout pour débusquer un scoop. J’aime vraiment ce que je fais, découvrir de nouvelles personnalités est mon sport personnel. Et j’estime être la plupart du temps fair-play. " Vous n’avez pas l’air de les porter dans votre cœur. Certains vous aurez t’ils malmené ? "

Quoiqu’il en soit je ne me laisse pas marcher sur les pieds. « Direct et directive. Ils ont le budget au journal. » " Nous ne sommes qu’un petit quotidien local, vous le savez. Mais très reconnaissant d’avoir accepté de nous laisser vous interviewer... J’admets oui, je n’ai pas l’habitude de tourner autour du pot. " Je sais ce que je veux. Au travail comme dans ma vie. En m’adossant et croissant les bras sur la poitrine je lui offre mon plus beau sourire. " Les femmes de caractères ne vous effraient pas quand même ? " Je flirte dangereusement avec les limites. De la faute de ce sourcil arqué ?
« Vous avez dit vouloir me poser des questions personnelles, non ? Alors donnez-moi l’envie d’y répondre. Il vous le faut pour quand ce papier ? » " L’envie est avant tout un échange Monsieur Isaksson, une conjugaison... Comme vous l’avez constaté j’aime prendre mon temps, j’espère que vous en avez un peu à m’en consacrer ? Pouvons-nous démarrer ? " J’enclenche mon magnétophone. Cet entretien est de plus en plus... excitant. « Posez-moi vos questions, mais je me réserve un droit de véto. Cependant, je suis joueur. Alors allez-y. J’espère simplement que tout ça a un sens. »  " Plutôt que de poser des questions, je préférerais que nous ayons une conversation. Ne vous inquiétez pas, elle sera personnelle oui, mais pas d’ordre privé. Je crois savoir que quelques collègues intrusifs s’en sont déjà occupés... " Saisissant mon bloc et mon crayon, je suis prête à découvrir ce qui se cache derrière la façade, l’apparat. " Je comprends que l’exercice soit rébarbatif mais je pense sincèrement qu’il a un sens oui... Vous faites rêver un tas de petits garçons qui voudraient suivre votre parcours. Si nous l’abordions de manière chronologique ? Racontez-moi quelles étapes avez-vous dû franchir pour en arriver là où vous êtes aujourd’hui. J’imagine que le très jeune Liam a dû faire des sacrifices pour intégrer un centre d’entraînement à l’âge de 10 ans ? "
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Liam Isaksson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Une interview difficile... Oh oui ! [Liam Isaksson] ( le Jeu 2 Aoû 2018 - 1:21 )

Je sens que le moment que je pensais rébarbatif et encombrant va se transformer en un petit jeu très savamment étudié, et me permettra d’entretenir la mécanique bien huilée dont j’use généralement avec les personnes que je juge dignes d’être traitées avec méfiance, de par leur intelligence outrageusement affichée. Elle veut me montrer que la sienne est plus gosse que la mienne, aucun problème avec ça. " Comme il vous plaira... mais vous êtes bien conscient que je suis ici pour vous faire parler n’est-pas ! " « Ais-je l’air d’un idiot comme vos collègues semblent aimer à qualifier mes pairs ? Comme vous le savez, j’ai quelques années de plus, et l’expérience qui en incombe. » En dépit des apparences, je n’ai aucun goût pour la désinvolture, les gens mal aimables ou les règlements de comptes gratuits. Pour autant, j’aime observer les réactions des gens qui se positionnent en gladiateurs, et c’est typiquement ce qu’elle vient d’instaurer avec son retard. On est en train de jouer selon ses propres règles, et je dois m’en contenter. J’impose donc quelques conditions moi aussi, comme le ton de cet échange. Ce n’est qu’un jeu, rien de plus.

Elle installe tout son matériel, je dirais basique, efficace, vieille école. Sans doute les plus fiables, ça me plaît. Peut-être une qui aura à cœur de rapporter les faits et non un fait divers ou un scoop à vendre à plusieurs milliers de dollars pour s’acheter un nom dans les hautes sphères des torchons qui se vendent par millions dans le monde entier, pourvu qu’ils balancent la vie privée des personnes à l’intérêt certain. . " Vous n’avez pas l’air de les porter dans votre cœur. Certains vous aurez t’ils malmené ? " « Je n’ose pas croire que ignorez la réponse. Vous êtes trop à ce que vous faites pour n’avoir pas épluché la moindre info ou intox à propos de moi. Pas que je vous intéresse, mais je suis le sujet du jour. Votre proie en quelques sortes. » Je la pense assez pro pour avoir croisé ses sources avant même de venir à ma rencontre. Et je suis même prêt à parier qu’elle n’était absolument pas emballée par l’idée de se coltiner mon portrait. Elle n’est pas supportrice pour deux sous.

" Nous ne sommes qu’un petit quotidien local, vous le savez. Mais très reconnaissant d’avoir accepté de nous laisser vous interviewer... J’admets oui, je n’ai pas l’habitude de tourner autour du pot. " « J’ai accepté parce que vous avez la réputation d’établir des faits plutôt que des on dit. J’ai encore à cœur un peu d’authenticité. Malgré le champagne et les paillettes. » Désignant ce qui se trouve autour de moi. Je sais qu’elle a tilté en arrivant ici. Sur le luxe et le style ostentatoire dont je m’entoure. J’aime l’environnement dans lequel je vis, et je ne m’en cache pas. Cependant, j’aspire à un peu de sincérité dans mes relations, même si je sais de quoi je dois me méfier. " Les femmes de caractères ne vous effraient pas quand même ? " « Ais-je l’air facile à effrayer ?... » Lui demandais-je en me penchant légèrement vers elle par-dessus la table, comme si mes dires approchaient le ton de la confidence. Elle flirte, clairement, et je rentre dans son jeu, sans aucun souci.
" L’envie est avant tout un échange Monsieur Isaksson, une conjugaison... Comme vous l’avez constaté j’aime prendre mon temps, j’espère que vous en avez un peu à m’en consacrer ? Pouvons-nous démarrer ? " « Prendre votre temps… » J’aime ce que j’entends, je ne peux le nier, et c’est presque comme si nous entamions une salve de sous-entendus, à peine rencontrés. Pour une fois qu’elles sont charmantes et ne gloussent pas à chaque phrase… « J’ai du temps. Démarrons. » Je suis intrigué, et elles sont rares les femmes ayant le pouvoir de retenir mon attention un peu plus de quelques minutes avant qu’il ne me prenne l’envie de les inviter pour poursuivre la soirée comme elle doit l’être. Cependant j’aimerais connaître ses limites, savoir jusqu’où elle va dans son petit jeu.
" Plutôt que de poser des questions, je préférerais que nous ayons une conversation. Ne vous inquiétez pas, elle sera personnelle oui, mais pas d’ordre privé. Je crois savoir que quelques collègues intrusifs s’en sont déjà occupés... " « Vos copains des journaux à scandales. Ne me dites pas que vous ne les lisez pas. » Elle m’a l’air fouineuse, donc largement intéressée par ce qui se dit, et capable de démêler le vrai du faux, mais au moins être tenue au courant. Au bord d’une plage, d’une piscine ou même dans son bain.

L’interview, ou plutôt la conversation commence, et je pense qu’elle a le mérite de démarrer en douceur. " Je comprends que l’exercice soit rébarbatif mais je pense sincèrement qu’il a un sens oui... Vous faites rêver un tas de petits garçons qui voudraient suivre votre parcours. Si nous l’abordions de manière chronologique ? Racontez-moi quelles étapes avez-vous dû franchir pour en arriver là où vous êtes aujourd’hui. J’imagine que le très jeune Liam a dû faire des sacrifices pour intégrer un centre d’entraînement à l’âge de 10 ans ? " « Comme tout un chacun quand il a un but. J’estime que quand on a la chance de toucher son rêve du bout des doigts, même à 10 ans, on prend la mesure de l’importance de les faire. Intégrer un centre de formation n’est pas donné à tout le monde. Alors on grandit plus vite que les autres, mais c’est un mal pour un bien. Au final, on passe notre vie à jouer, c’est une part de nous qui ne grandit pas. On a toujours ce même émerveillement dans le regard à entrer sur un terrain lors d’une grande compétition. On redevient des gosses quand on dispute un championnat de renommée mondiale. Parce que tout ce qu’on laisse de côté, c’est pour vivre ça. Et à 37 ans, j’ai encore la chance de le faire. Alors je vois plutôt ça comme un investissement sur le long terme plutôt qu’un sacrifice. On ne se rend compte de ce qu’on manque que quand on l’a connu, n’est-ce-pas ? » Elle veut que ce soit une conversation, je la fais participer, j’aime son approche, je ne peux m’en cacher.
Conscient que son regard vient de changer à l’instant, je pose ma main sur le magnétophone pour en couper le son. « Alors, j’ai moins l’air d’un abruti maintenant ? » Avec un sourire en coin, charmeur, que je ne peux réprimer cette fois.
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Joey Wilson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Une interview difficile... Oh oui ! [Liam Isaksson] ( le Ven 3 Aoû 2018 - 23:18 )
Toute mon enfance j’ai entendu mes parents me répéter inlassablement Joe tourne sept fois la langue dans ta bouche avant de parler. J’ai essayé, sans jamais y arriver vraiment. Et puis j’ai abandonné. Totalement. 
Si je suis ici, aujourd’hui, en face de cet homme terriblement séduisant je le dois en grande partie à ma liberté de m’exprimer, même si je sais que parfois je devrais user d'un peu plus de diplomate. Mais mon goût pour la provocation a été la plus forte, dû sans doute à son allure folle... ou à sa manière, de me ranger dans une case à laquelle je n’appartiens pas, de me considérer comme ces requins sans pitié prêts à tout pour débusquer un secret. « Ais-je l’air d’un idiot comme vos collègues semblent aimer à qualifier mes pairs ? Comme vous le savez, j’ai quelques années de plus, et l’expérience qui en incombe. » C’est également à ma propre expérience que je me raccroche si je ne veux pas que notre duel se termine en combat de boxe. " Ce n’est pas ce que je voulais insinuer Monsieur Isaksson. Seulement que mon interview sera difficile à mener si vous vous fermez... vous êtes victime vous aussi de vos préjugés. "

Oui apparemment je ne me suis pas trompé. De part et d’autre nous avons des idées préconçues avant de pouvoir découvrir qui nous sommes. Si j’ai traîné les pieds avant de venir, à ses yeux je ne suis rien de plus qu’une fouille merde comme les autres. « Je n’ose pas croire que ignorez la réponse. Vous êtes trop à ce que je vous faites pour n’avoir pas épluché la moindre info ou intox à propos de moi. Pas que je vous intéresse, mais je suis le sujet du jour. Votre proie en quelques sortes. » J’aimerais qu’il comprenne que je ne suis pas son ennemie, que je cherche avant tout à établir un rapport de respect mutuel et pour se faire j’utilise le ton de la neutralité et de la bienveillance. " Pas du tout non. Je suis loin d’être une chasseuse de tête et mon métier me passionne. Laissez-moi une chance de réparer les erreurs que les autres ont fait et considérez cet article comme une opportunité de rétablir une vérité. La vôtre. Si vous avez un message à faire passer je peux être votre porte-parole. " Une tribune je peux la lui offrir en lui donnant la possibilité de répondre aux erreurs d’appréciation répandues au sujet de sa profession. Et moi de rendre les lettres de noblesse à la mienne. " Ce que je veux dire Monsieur Isaksson c’est que nous pourrions commencer par nous accorder le bénéfice du doute si vous n’y voyez pas d’inconvénients ? " Mes arguments commencent à produire l’effet escompté. « J’ai accepté parce que vous avez la réputation d’établir des faits plutôt que des on dit. J’ai encore à cœur un peu d’authenticité. Malgré le champagne et les paillettes. » Contre toute attente cet homme me plait. Garder les pieds sur terre quand on est célèbre et adulé, riche et convoité ne doit pas être une chose aisée. " Je ne compte pas trahir la confiance que vous nous avez accordé. Vous ne vous êtes pas trompé, nous sommes les parfaits représentants de l’authenticité. Du moins nous essayons. "

Petit à petit notre échange change de nuance. Malgré sa réserve évidente il entre facilement dans mon entreprise de séduction. Je suis joueuse et aguicheuse... un tantinet. Intéressée ? Pas pour l’instant. Mais je veux tirer le meilleur parti du temps qu’il m’accorde. Faire tomber les barrières qui nous séparent encore. « Ais-je l’air facile à effrayer ? » " Pas vraiment non. Mais sur la défensive oui. " Lui répond dis-je en m’accoudant à mon tour sur la table. Le langage du corps est lui aussi important. Tout comme les mots répétés, ceux que l’on retient en particulier. « Prendre votre temps… » " Oui, je le prends... " « J’ai du temps. Démarrons. » " Très bien allons y.

Ce climat de confiance fragile s’étiole passablement quand j’ai le malheur d'évoquer à nouveau mes confrères. « Vos copains des journaux à scandales. Ne me dites pas que vous ne les lisez pas. » " Les torchons ne sont pas ma lecture favorite non. Mais passons. " Je pose ma première question à laquelle il répond. « Comme tout un chacun quand il a un but. J’estime que quand on a la chance de toucher son rêve du bout des doigts, même à 10 ans, on prend la mesure de l’importance de les faire. Intégrer un centre de formation n’est pas donné à tout le monde. Alors on grandit plus vite que les autres, mais c’est un mal pour un bien. Au final, on passe notre vie à jouer, c’est une part de nous qui ne grandit pas. On a toujours ce même émerveillement dans le regard à entrer sur un terrain lors d’une grande compétition. On redevient des gosses quand on dispute un championnat de renommée mondiale. Parce que tout ce qu’on laisse de côté, c’est pour vivre ça. Et à 37 ans, j’ai encore la chance de le faire. Alors je vois plutôt ça comme un investissement sur le long terme plutôt qu’un sacrifice. On ne se rend compte de ce qu’on manque que quand on l’a connu, n’est-ce-pas ? » Plongée dans son récit, j’entrevois les manques du petit garçon qu’il a été... et qu’il continue d’être d’une certaine manière en s’adonnant à une passion qui a eu le mérite de l’envoyer au firmament. « Alors, j’ai moins l’air d’un abruti maintenant ? » Mon regard quitte mon calepin ou j’ai écrit quelques mots sur lesquels j’aimerais rebondir, réagir... pour croiser son sourire. " Vous avez l’air d’un tas de choses Monsieur Isaksson... " Qui est le chat, qui est là sourit je ne sais plus vraiment. Ce dont j’ai bien conscience c’est que je ne suis pas insensible... Et que la censure pas mon domaine de prédilection. Passant une main sous la sienne pour récupérer mon appareil et jouer selon les règles qui s'instaure, les yeux plantés dans les siens je lui demande " Laissez-moi les découvrir. " Avant d’enchaîner rapidement. " Reprenons, voulez vous... Vous avez emprunté le champ lexical de l’enfance pour me répondre... Cette enfance vous l’avez passé à vous entraîner, sans parler des études que vous avez suivi parallèlement. Ce sont vos parents qui vous ont appris à transformer la notion de sacrifice en investissement ? "

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Liam Isaksson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Une interview difficile... Oh oui ! [Liam Isaksson] ( le Dim 5 Aoû 2018 - 23:10 )

Si cette journaliste me sent méfiant, je dirais qu’elle est dans le vrai. Il est hors de question que je ne m’étale pour un article qui viserait avant tout à me descendre. Je suis sur mes gardes, je sais à quel point il est facile de se laisser déstabiliser par l’opinion publique. Vous pouvez être une star un jour sur un terrain et vous faire descendre le match suivant. C’est toute cette pression avec laquelle on doit composer. Et si j’ai pris le parti de faire de mon image une marque, je n’en garde pas moins ma vraie personnalité pour moi. Pour me protéger sans doute. Mais je sais à quel point il est important de garder un peu de secret.
" Ce n’est pas ce que je voulais insinuer Monsieur Isaksson. Seulement que mon interview sera difficile à mener si vous vous fermez... vous êtes victime vous aussi de vos préjugés. " Je fronce les sourcils, mais elle a au moins le mérite de me souffler. Je dois lui reconnaître sa formulation délicate et pour le moins habile. C’est une femme intelligente, on va pouvoir discuter.

" Pas du tout non. Je suis loin d’être une chasseuse de tête et mon métier me passionne. Laissez-moi une chance de réparer les erreurs que les autres ont fait et considérez cet article comme une opportunité de rétablir une vérité. La vôtre. Si vous avez un message à faire passer je peux être votre porte-parole. " « Je n’ai pas de message, je ne veux simplement pas passer pour ce que je ne suis pas, et encore moins dénigrer une fois de plus le métier que je fais. Consciencieusement. » Je suis conscient que mon métier peut passer pour un loisir, un abruti courant derrière la balle en gagnant des millions. Mais ça n’est pas que ça. Je gagne très confortablement bien ma vie, mais tout ça représente aussi des sacrifices, des choix de vie, et parfois même un peu plus que ça. Difficile d’être soi-même quand nous sommes épiés, tous les jours, en vacances, dans notre quotidien, mais c’est la rançon de la gloire et ce que je suis n’est pas vraiment connu du grand public. Quand les femmes m’approchent, c’est celui qui se trouve devant les médias et devant le public qu’elles cherchent à rencontrer. Souvent, elles sont déçues, moi aussi. Je ne cherche pas à m’attacher, trop de contraintes. Rentrer pour entendre gueuler parce que je ne suis pas là aussi souvent que madame l’aurait espérer ? Autant me trouver une petite amie pour les vacances et profiter de chaque opportunité sans me compromettre par des obligations maritales !
" Ce que je veux dire Monsieur Isaksson c’est que nous pourrions commencer par nous accorder le bénéfice du doute si vous n’y voyez pas d’inconvénients ? " Je l’invite à entamer son interview, elle m’a convaincue, au moins pour un temps, reste à savoir de quoi retournera le restant de son temps accordé. Mais au fond j’ai bien l’impression qu’elle n’est pas comme les autres, tout sauf conventionnel, et c’est pour ça que je lui accorde ma confiance et ma voix pour cet article. Sans doute aussi parce que mon agent de mère me l’a gentiment demandé. Ayant retourné une boite de nuit avec le reste de l’équipe, je me devais de me racheter du petit scandale qu’elle eut été chargée d’étouffer.

J’ai l’air sur la défensive. Je le lui concède. Déjà parce que je n’avais aucune envie de passer ma matinée avec une journaleuse, encore que je préfère ça à son collègue masculin, et que me dévoiler est encore difficile. Ce n’est pas ce que je veux, parler de moi, c’est un peu compliqué, je suis extravagant, en tout cas je donne le change, mais il est toujours difficile de savoir comment se comporte le vrai Liam dans l’intimité.
Je desserre le nœud de ma cravate pour me mettre un peu plus à l’aise, et me laisser tomber dans le fond de mon siège. Mais quand je réponds, je le fais pleinement, ce qui a l’air de surprendre mon interlocutrice.

Ma première réponse accordée, je prends le temps de poser une main sur le magnéto pour lui parler en off, et automatiquement, elle répond sur le même ton. " Vous avez l’air d’un tas de choses Monsieur Isaksson... " Je hausse un sourcil et sors mon sourire satisfait. Puis je retrouve ma position initiale, presque décontracté. " Laissez-moi les découvrir. " Mais je veux bien. Je me demande même si ça ne sera pas trop court pour écrire un bon papier. Mais elle connait son métier mieux que moi, je n’ai pas de conseils à lui donner. " Laissez-moi les découvrir. " « Les cartes sont entre vos mains… » Je lui laisse carte blanche, sans hésiter là tout de suite. Mais je n’en n’aurais pas dit autant tout à l’heure. Cependant je suis plutôt curieux et j’attends de voir ce qu’elle pourrait me proposer et la tournure qu’elle va donner à l’interview, parce que même si j’ai l’air en confiance, je suis totalement sur le qui-vive. Tout le temps.
" Reprenons, voulez vous... Vous avez emprunté le champ lexical de l’enfance pour me répondre... Cette enfance vous l’avez passé à vous entraîner, sans parler des études que vous avez suivi parallèlement. Ce sont vos parents qui vous ont appris à transformer la notion de sacrifice en investissement ? " Je dois au moins reconnaître que si je pensais le contraire tout à l’heure, aux vues de ses questions, elle n’a pas l’air de me prendre uniquement pour un abruti. Vraiment pas. Alors je souris, presque amusé, puis me concentre et reprend une mine un peu moins réjouie. J’ai une tribune, non ? « Oui et non. Je suis fils de militaire. J’ai forcément été élevé dans la rigueur et dans le goût de l’effort. Cependant, ça a été un vrai coup de poker de partir en centre d’entrainement. Comprenez qu’un fils de gradé ne peut finir en faisant le kéké sur un terrain en gagnant des millions pour courir après un ballon. Pour autant j’ai eu l’appui de ma mère, et c’est sans doute ça qui a motivé cette hargne. Je ne devais pas la décevoir et d’un même temps, devenir un homme à ma façon. Par mes propres moyens et pas ceux qu’on mettait à ma disposition. » J’ai un rapport assez peu jovial avec mon père. Un homme borné et traditionnaliste. Quand j’ai commencé à grandir et à m’affirmer, il a fallu que ça rompe un lien. Quoi qu’il en soit, ma place toute chaudement réservée de bon petit soldat est restée vacante. La preuve, à presque 40 ans, je me retrouve encore au centre frasques adolescentes. « Mais je croyais qu’il fallait des jours, des mois, des années pour apprendre à démasquer une personne… » J’aime employer ce ton mystérieux qui souvent déstabilise l’autre. Seulement Joey a l’air d’être un sacré concurrent. Et pas le moins du monde facile à troubler.
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Joey Wilson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Une interview difficile... Oh oui ! [Liam Isaksson] ( le Lun 6 Aoû 2018 - 23:20 )
Rares sont les interviewés qui se laissent facilement aborder, approcher. Mis à part des starlettes promis à un avenir incertain, sans lendemain, lui comme d’autres personnalités publiques, espère garder une part d’intimité, un peu de vie privée qui leur est chère mais leur échappe complètement. Depuis son arrivée en grande pompe à Naples Liam Isaksson est suivi, traqué, voire harcelé par une horde de pseudos photographes et son nom apparaît en évidence dans les gros titres presque chaque matin. En face de moi se trouve un homme septique, presque méprisant. Un homme qui doit tourner en boucle une phrase appris par un quelconque coach expert en communication. J’imagine aisément qu’elle doit être de l’ordre de prends garde qu'en parlant beaucoup, tu ne laisses échapper quelques secrets... ou encore ce que tu ne dis pas t'appartient. Mais si l’attaquant du Napoli a revendiqué son expérience et les années passées à pratiquer son métier je peux en dire tout autant. Ma franchise est mise en avant. Une certaine douceur également...

Oui de la douceur. A défaut sans doute de pouvoir user de mes charmes. J’y ai recours d’habitude. Sans remords. A presque 50 ans je séduis tout autant qu’à 25. Les hommes je les croque, les butine, les goûte au rythme de mes envies et ils ne m’effraient pas le moins du monde... Mais lui... lui je crains qu’il n’y soit pas sensible. D’après mes recherches il n’a jamais eu de relation suivie, s’affiche comme il se doit avec de jeunes femmes à la plastique irréprochable. Moi j’ai des rides au compteur, des défauts, des imperfections qui sont apparus au fil du temps. Ce temps implacable qui défile allègrement, sans se soucier des ravages qu’il cause. Irrémédiablement. 
Et puis je sens que lui aussi a très, trop, souvent recours à cette arme. La séduction. Sous mon regard concupiscent il défait gentiment son noeud de cravate... Un geste innocent à première vue, presque indolent. Et pourtant. Voilà que mon esprit m’échappe, s’évade et cavale. Quel genre de femme a eu le droit de la lui enlever, de la lui voler pour lui bander les yeux ou lui attacher les mains afin d’abuser de son corps d’athlète et de son endurance. À moins que ce ne soit lui qui ne s’adonne à ce style de jeu torride, brûlant. A n’en point douter c’est lui qui mène la danse. Après tout il est attaquant...

Un raclement de gorge plus loin, je chasse les images mentales qu’il a éveillé, toutes plus lascives et sensuelle les unes que les autres, pour me concentrer sur sa réponse. « Je n’ai pas de message, je ne veux simplement pas passer pour ce que je ne suis pas, et encore moins dénigrer une fois de plus le métier que je fais. Consciencieusement. » " Nous avons donc un point commun... Encore une fois votre métier m’importe peu. Vos performances sur un terrain sont déjà largement commentées par d’autres. Je suis là pour découvrir ce que vous êtes en dehors du temps où vous n’exercez pas votre profession. Nous évoquons ce qui vous y a conduit forcément mais aussi vos passions, vos engouements, vos engagements. " Encore une fois je cherche à le rassurer tout en mettant autant que possible les atouts de mon côté. Je ne mens pas cependant en m’engageant à respecter sa parole, à la retranscrire sans la déformer, sans l’édulcorer non plus.

Mon interview peut commencer et je l’écoute avec un intérêt particulier. Entendre quelqu’un parler de son enfance à toujours quelque chose d’émouvant... surtout quand on l’a passé à trimer plutôt qu’à s’amuser. Je nous pensais sur de bonnes rails, lancés, mais voilà que le personnage passionnant qui se dessine peu à peu devant mes yeux et surtout sur mon papier décide de faire un aparté... des plus troublant. « Les cartes sont entre vos mains… » Supposant que toutes les grues qui l’accompagnent habituellement se pâment devant son sourire qui transpire l’auto satisfaction, je cherche moi aussi à provoquer son... son quoi d’ailleurs... son intérêt ? Sa curiosité ? Quoiqu’il en soit nous ne sommes plus à un sous-entendu près... " J’en ferai bon usage Monsieur Isaksson, mais j’espère que nous pourrons les redistribuer ces cartes... Jouer seule n’est pas vraiment dans mon tempérament. Jamais très marrant. Vous en conviendrez aisément.

Je l’écoute religieusement, en lui lançant des œillades par-dessus mes lunettes. « Oui et non. Je suis fils de militaire. J’ai forcément été élevé dans la rigueur et dans le goût de l’effort. Cependant, ça a été un vrai coup de poker de partir en centre d’entrainement. Comprenez qu’un fils de gradé ne peut finir en faisant le kéké sur un terrain en gagnant des millions pour courir après un ballon. Pour autant j’ai eu l’appui de ma mère, et c’est sans doute ça qui a motivé cette hargne. Je ne devais pas la décevoir et d’un même temps, devenir un homme à ma façon. Par mes propres moyens et pas ceux qu’on mettait à ma disposition. » Soulignant de trois traits le mot hargne qu’il vient de prononcer, il déstabilise complètement le court de mes pensées. « Mais je croyais qu’il fallait des jours, des mois, des années pour apprendre à démasquer une personne… » Je maudis silencieusement son charme à toute épreuve, sa détermination. Et le fait d’avoir en face de moi un adversaire coriace. De celui qui utilise tout son potentiel comme moi évidemment. Il cherche clairement à me titiller, et le plus inattendu c’est qu’il y arrive parfaitement. Après avoir posé mon bloc, mon crayon, déchaussé mes lunettes et éteindre à mon tour ce magnétophone, je réponds en espèrant être aussi impassible qu’il ne l’est, mais néanmoins en pleine représentation. " Votre image surmédiatisée me donne un peu d’avance. Comptez sur moi pour faire fi des apparences... Mais s'il vous plait cessez de m'interrompre.  " Je lui lance un clin d’œil entendu avant de reposer la main sur mon matériel un peu rétro d’enregistrement. " Apparemment vous êtes l’homme que le petit Liam rêvait d’être. Un homme qui continue de regarder sa vie avec des yeux d’enfants. D’autres rêves ont dû immerger depuis. Que désire ardemment Liam Isaksson, quelle hargne vous habite maintenant ? "

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Sujet: Re: [Terminé] Une interview difficile... Oh oui ! [Liam Isaksson] ( le Mar 7 Aoû 2018 - 0:01 )

" Nous avons donc un point commun... Encore une fois votre métier m’importe peu. Vos performances sur un terrain sont déjà largement commentées par d’autres. Je suis là pour découvrir ce que vous êtes en dehors du temps où vous n’exercez pas votre profession. Nous évoquons ce qui vous y a conduit forcément mais aussi vos passions, vos engouements, vos engagements. " Et pourtant me cacher derrière cette image de sportif bosseur et acharné m’arrange bien. Je n’ai pas envie de sortir de ma zone de confort, parce que je sais que j’y excelle. Mais en dehors… L’homme que je suis n’a rien à faire dans les journaux, nous avons déjà tellement peu de jardin secret. Et pourtant cette femme me déstabilise, et cherche à le faire un peu plus à chaque réponse. A quel piège dois-je encore faire attention ? Je sais que je dois me dévoiler un peu plus pour intéresser le public, encore que je suis persuadé que mes performances sur le terrain intéressent ceux que j’intéresse, tout simplement.
Les cartes sont entre ses mains, qu’elle le sache. Pour autant, elle est loin de se laisser démonter, elle est troublante, un peu trop même. Ceci est une interview ou un test ? " J’en ferai bon usage Monsieur Isaksson, mais j’espère que nous pourrons les redistribuer ces cartes... Jouer seule n’est pas vraiment dans mon tempérament. Jamais très marrant. Vous en conviendrez aisément. " Je la dévisage, avec mon air sûr de moi, et réponds une seconde plus tard. « Pourtant à observer, ça doit être assez intéressant… » L’observer jouer seule avec ses cartes, ma foi… Je ne suis pas contre, même plutôt client pour peu qu’on soit bien installés…

Une nouvelle question et une nouvelle réponse de ma part, autant vous dire que l’échange se passe pour le moins de façon fluide, et j’ai même l’impression de lire un intérêt dans son regard. Une chose est sûre, elle ne manque une miette de ce que je peux lui livrer. Soit elle pense à la prochaine question, soit ce que je semble être lui paraît troublant. " Votre image surmédiatisée me donne un peu d’avance. Comptez sur moi pour faire fi des apparences... Mais s'il vous plait cessez de m'interrompre. " « Pourquoi, ça vous trouble ? » Je suis un trublion depuis que j’ai l’âge d’être sur les bancs de l’école. Sans doute pas tout petit mais quand j’ai compris que ma timidité n’aidait en rien à mon intégration, j’ai décidé de jouer le clown, et tout de suite, mes rapports aux autres s’en sont trouvés largement simplifiés. Par mes pairs, j’étais reconnu, par mes professeurs, j’étais rabroué, mais arrêterais-je pour autant mes bêtises ? Pas le moins du monde. Au contraire, cela me donnait un statut. Certes peu glorieux pour les adultes mais pour mes camarades, j’étais le premier à monter dans le bus et le premier d’à côté de qui on voulait s’asseoir. A l’école j’étais spécial, et au centre de formation j’étais… normal. Parmi les miens, discret même, qui l’eut cru ! " Apparemment vous êtes l’homme que le petit Liam rêvait d’être. Un homme qui continue de regarder sa vie avec des yeux d’enfants. D’autres rêves ont dû immerger depuis. Que désire ardemment Liam Isaksson, quelle hargne vous habite maintenant ? " La question est légitime, mais elle rejoint néanmoins ce que les autres me demandent eux aussi, que faire après cette carrière ? Je suis en bout de course, il faut se rendre à l’évidence. Encore bon mais juste assez pour ne pas flancher du mauvais côté. « Pour le moment ? Que le temps arrête de filer. Mais objectivement, j’imagine que j’aspire à être un homme normal. Votre vraie question, c’est ce qui va se passer une fois la retraite signée ? » Elle acquiesce, plus délicatement qu’elle n’aurait sans doute voulu, préférant sans aucun doute ne pas me blesser ou me contrarier. « Je n’y ai pas encore pensé, je suis plutôt du genre à vivre l’instant présent et à en profiter pleinement. Mais difficile de ne pas penser à la suite… » Je me rends moi-même compte que ce genre de questions me fout le bourdon. « J’aimerais créer un centre, pour les gamins qui dévient, essayer de leur trouver un but dans le foot, ou les aider à canaliser leur énergie. La plupart du temps, ce sont simplement des gamins qui se pensent en marge et incompris, c’est tout. C’est prouvé que le sport pour être un avenir. Dans certains pays, il est même plus que valorisé, comme aux Etats-Unis. Les sportifs sont adulés, sanctifiés, et ils obtiennent une bourse pour poursuivre leurs études, parce que là-bas on considère que les deux sont compatibles. » Je relève les yeux vers elle, elle semble prendre des notes, mais je reste persuadé qu’elle ne cherche qu’à s’occuper les mains. « Je ne dois pas vous interrompre, mais franchement, vos questions, vous les aviez écrites à l’avance, non ? Alors sortez des sentiers battus. Et posez à voix haute les vraies questions que vous vous posez. En off si vous préférez… » Je suis joueur, et je suis lancé, ça y est.

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