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- Une interview difficile... Oh oui ! [Liam Isaksson] -

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Joey Wilson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Une interview difficile... Oh oui ! [Liam Isaksson] ( le Ven 10 Aoû 2018 - 13:16 )
Au son de sa voix, j’oscille ostensiblement la tête en l’écoutant. Je l’écoute oui... le regarde aussi, le détaille, observe attentivement toutes ses réactions. La moindre de ses réactions. Pourquoi m’en priver après tout, mon bon vieux magnétophone me sauvera une fois encore de l’embarras. Sauf que d’habitude si je décroche rapidement c’est essentiellement et avant tout par désœuvrement. Dans le cas présent je profite du spectacle à 100 %. L’environnement qui nous entoure vaut à lui seul le détour, mais que dire du maître des lieux. Son teint hâlé fait ressortir ses yeux clairs et ses cheveux blonds. Ses longues jambes sont allongées et croisées devant lui tandis qu’il se tient dans une posture insolente, presque avachie, qui semble indiquer, presque crier à quel point ma présence l’importune. Le premier bouton de la chemise qu’il a enlevé, la cravate qu’il a desserrée, tout concours a envoyer un seul et même message. Je ne ferai de vous qu’une seule bouchée... Fier, présomptueux et impertinent, il n’en n’oublie pas non plus d’être provoquant. « Pourtant à observer, ça doit être assez intéressant… » Amusée par cette remarque pour le moins déplacée, même si j’admets volontiers l’avoir un peu cherché, je lui renvoie son regard sans ciller et réponds sans hésiter " Ceux qui l’ont fait ne s’en sont jamais plains en effet. "

Scrupuleusement, je reprends le cours de mon interrogatoire comme si tous les sous-entendus que nous avons enchaînés n’avaient rien changé. Il ne s’est rien passé non. Devant moi il n’y a rien qu’un joueur invétéré qui croit avoir le pouvoir de chronométrer en combien de temps il met une femme dans sa poche... ou dans son lit. Un lit à deux pas d’ici... Au fond de moi je souris. Je dois bien avouer que s’y je n’étais pas au travail je crois que je lui ferais très officiellement dû rentre dedans. Après tout en d’autres circonstances nous aurions peut-être pu trouver un terrain d’entente... « Pourquoi, ça vous trouble ? » Une chose est sûre en tout cas. Mon interlocuteur aime la chasse, la traque... Ou alors il a fait un pari stupide et puéril qui consisterait à me déstabiliser, pour pouvoir ensuite se vanter auprès de ses coéquipiers avoir dévoré du journaliste au petit déjeuner. Je fixe sa bouche qui s’étire en un sourire moqueur. Je me mets à l’apprécier ce petit sourire en coin, polisson et futé, quoique dangereusement impudent voire acéré. " Vous êtes trop sûr de vous Monsieur Isaksson, aucune femme encore ne vous l’a fait remarquer ? C’est seulement et avant tout que comme vous j’aime être... consciencieuse. " Trêve de plaisanterie, malgré les apparences je ne suis pas ici pour trouver chaussure à mon pied, ce que préfère d’ailleurs c’est les collectionner. Rentrons dans le vif du sujet... « Pour le moment ? Que le temps arrête de filer. Mais objectivement, j’imagine que j’aspire à être un homme normal. Votre vraie question, c’est ce qui va se passer une fois la retraite signée ? » La question sensible de la fin de carrière, de la page qui se tourne, d’une vie à réinventer... J’opine du chef pour le laisser continuer. « Je n’y ai pas encore pensé, je suis plutôt du genre à vivre l’instant présent et à en profiter pleinement. Mais difficile de ne pas penser à la suite… » " Vous avez donc une petite idée ? " « J’aimerais créer un centre, pour les gamins qui dévient, essayer de leur trouver un but dans le foot, ou les aider à canaliser leur énergie. La plupart du temps, ce sont simplement des gamins qui se pensent en marge et incompris, c’est tout. C’est prouvé que le sport pour être un avenir. Dans certains pays, il est même plus que valorisé, comme aux Etats-Unis. Les sportifs sont adulés, sanctifiés, et ils obtiennent une bourse pour poursuivre leurs études, parce que là-bas on considère que les deux sont compatibles. » L’adulation, la sanctification... j’ai du mal à croire que ce soit la partie la plus agréable de son métier, le star-système Américain n’est pas selon moi un modèle à copier. Toutefois ses intentions sont louables, trouver une échappatoire aux enfants désœuvrés. C’est tout à son honneur et j’aimerais découvrir à quel point son projet est mûri, réfléchi... mais c’est sans compter sur l’intervention de mon contradicteur forcené qui choisit apparemment modifier l’orientation de mes interrogations. « Je ne dois pas vous interrompre, mais franchement, vos questions, vous les aviez écrites à l’avance, non ? Alors sortez des sentiers battus. Et posez à voix haute les vraies questions que vous vous posez. En off si vous préférez… » Décidément mon magneto daté ne me saura d’aucun secours... J’appuie une fois encore sur le bouton d’arrêt. " Il y en a une effectivement qui me taraude depuis que je suis arrivée. Monsieur Isaksson à part vous divertir un moment en m’imaginant jouer aux cartes et au solitaire en particulier, qu’est-ce que je fais là réellement ? Qu’elles sont les vraies raisons qui vous ont poussé à vous laisser interviewer... chez vous qui plus est. Quel en est l’intérêt ? Vous affirmez ne pas avoir de message à faire passer, aimer votre métier, avoir des projets... Tout est lisse, bien cadré... Pourtant il y a un je ne sais quoi qui m’indique qu’en temps normal vous vous contentez du minimum, en termes de presse j’entends. Jamais avant vous vous êtes laissé interroger par un journaliste non spécialisé, alors pourquoi votre agent nous a enfin accordé le droit de vous approcher ? "

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Liam Isaksson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Une interview difficile... Oh oui ! [Liam Isaksson] ( le Ven 10 Aoû 2018 - 21:13 )

Je me joue d’elle et de notre échange, et visiblement mes tentatives pour la mettre mal à l’aise et la faire fuir n’ont aucun impact. Pourtant j’ai promis de me tenir comme il faut, comme un bon jeune homme bien éduqué. Ce que je suis, ce que je donne à voir en tout cas, mais ce que je suis vraiment, ça reste à voir. Toujours est-il qu’il est hors de question que je ne me laisse avoir, laisse faire ou lui donne raison ou le dernier mot sans la voir batailler un peu. Je me diverti. Ce que je dois cependant lui reconnaître, est con côté coriace, elle ne me laissera pas gagner, jamais, et j’admire, parce que c’est très loin d’être facile face au trublion que je suis. Parfois même, le vrai connard. Mais je le sais, j’en joue. C’est un côté de ma personnalité que je ne donne pas à voir à beaucoup de monde. " Ceux qui l’ont fait ne s’en sont jamais plains en effet. " Quand on parle de cartes et de parties en solitaires… Je dégluti presque difficilement, troublé, je dois bien l’admettre. Intéressé ? Sans doute un peu aussi, peut-être.

On se retrouve l’un face à l’autre, comme si tout un jeu se mettait en place, un jeu de rôle, à qui aura le dernier mot et la raison sur l’intimidation qu’on inflige à l’autre. Mais j’ai peur que ce genre de jeu n’ai pas de gagnant, vu l’adversaire. Ceci dit, pas de perdant non plus " Vous êtes trop sûr de vous Monsieur Isaksson, aucune femme encore ne vous l’a fait remarquer ? C’est seulement et avant tout que comme vous j’aime être... consciencieuse. " « Mais vous l’êtes. Vous avez même l’air d’être un peu plus que ça. J’imagine même que votre direction passe son temps à s’agacer. De vos… obsessions ? » Je la vois passionnée, du genre à chercher la petite bête et à foncer tête baissée quand on lui dit non. J’aimerais la voir sous pression après un non. J’aimerais la voir dans tous ses états. Mais on va se calmer et se concentrer sur la réponse.

Je lui donne maintenant ma vision non pas toute faite de ce que je pense être mon avenir. J’aimerais en tout cas qu’il se profile en ce sens. Bateau, certes, mais mes intentions sont les mêmes que toutes celles des autres, je voudrais qu’on se souvienne de moi pour avoir aidé, et été un grand joueur. Pour le grand joueur ça m’a l’air bien parti mais le reste… La retraite à 40 ans c’est tôt, c’est à peine la moitié d’une vie. Que vais-je faire de la suivante ? Je trouverais, je suis du genre à rebondir, mais pour tout avouer je me rends compte que je n’y ai qu’à peine réfléchi. Je me suis renseigné à droite et à gauche sur le coût du projet et ses retombées. A peine une étude de marché et ce que ça pourrait apporter. Mais j’y réfléchi…
Et encore une fois je décide de retourner la situation en la mettant mal à l’aise. Je ne saurais trop dire si ça marcherait mais j’aime la bousculer. La faire sortir des sentiers battus comme je viens de le lui dire. Le regard planté dans le sien. Presque défiant.
" Il y en a une effectivement qui me taraude depuis que je suis arrivée. Monsieur Isaksson à part vous divertir un moment en m’imaginant jouer aux cartes et au solitaire en particulier, qu’est-ce que je fais là réellement ? Qu’elles sont les vraies raisons qui vous ont poussé à vous laisser interviewer... chez vous qui plus est. Quel en est l’intérêt ? Vous affirmez ne pas avoir de message à faire passer, aimer votre métier, avoir des projets... Tout est lisse, bien cadré... Pourtant il y a un je ne sais quoi qui m’indique qu’en temps normal vous vous contentez du minimum, en termes de presse j’entends. Jamais avant vous vous êtes laissé interroger par un journaliste non spécialisé, alors pourquoi votre agent nous a enfin accordé le droit de vous approcher ? " Je ne peux réfréner un petit rictus, pour moi-même. Je vais devoir me trahir un peu, puisque c’est du off. Je lui dois au moins ça pour me suivre dans mon processus facétieux. « Mon agent, c’est ma mère. Et elle connait aussi bien que vous ma réticence à me confier, à qui que ce soit. » Je me rassieds un peu plus convenablement, pour lui livrer la suite de mon récit. « Comme vous finirez de toute façon par l’apprendre, parce que je crois en votre professionnalisme, j’ai une certaine dette. Une soirée a mal tourné il y a quelques jours, et les dégâts se comptent en centaines de milliers d’euros. Je crois avoir légèrement outrepassé les limites cette fois-ci. Disons qu’accepter votre interview me permet de ménager la susceptiblité de ma mère et me permet de recouvrer un peu plus de mon statut de sale gosse. En gros, j’achète un peu de paix. Vous êtes ma planche de salut. » Penché sur elle, le regard en l’air pour capter son regard par en-dessous. Je me rassieds à ma place, reprenant un air goguenard. « Ne me regardez pas comme ça, c’est juste une soirée un peu trop arrosée qui a mal tournée, avec 11 abrutis alcoolisés. »
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Joey Wilson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Une interview difficile... Oh oui ! [Liam Isaksson] ( le Lun 13 Aoû 2018 - 23:24 )
Comment pourrais-je résumer cette rencontre, ou plutôt cette confrontation... car c’en est une non ? Tout porte à croire qu’entre nous deux s’instaure une espèce de lutte, un affrontement, une collision, entre deux esprits qui ne veulent pas capituler. Si je pensais avant de le rencontrer n’avoir rien en commun ou à partager, j’admets maintenant aisément que nous avons des atomes crochus, du moins la même volonté de ne jamais s’avouer vaincu. Et la bataille ne fait que commencer...

Pourtant sous son regard azur, je déplore sans doute le fait de ne pas pouvoir jouer à armes égales. Il n’y a qu’à le regarder lui et tout ce qui l’entoure. Cet homme a atteint des sommets. Il a le pouvoir, l’argent et la vie dorée qui l’accompagne. Le succès, l’assurance et la beauté. C’est un peu comme si toutes les fées s’étaient penchées sur son berceau, alors que je n’ai aucun espoir de rivaliser. Rien qui ne puisse réellement le surprendre, l’étonner ou le déconcerter. Juste ma gouaille à toutes épreuves, du moins c’est ce que je croyais. Avoue Joe que ça t’agace. Que c’est pour ça que tu exagères, en fait des caisses, en lui parlant ouvertement de tes jeux solitaires. Tu adores pourtant partager pour peu que ton partenaire en vaille la peine.

« Mais vous l’êtes. Vous avez même l’air d’être un peu plus que ça. J’imagine même que votre direction passe son temps à s’agacer. De vos… obsessions ? » Encore une fois, à l’évocation des mots troubles que nous devrions taire, mon esprit se met en branle. Il extrapole, s’interroge. Un tas d’images évocatrices se succèdent. Je me laisse aller à imaginer quel genre d’amant il peut être. Doux et tendre ou empressé et avide ? Prévenant, attentionné, dévoué ? Impatient, zélé, pressé ? Et puis merde, il me fait chier... je ne le saurais jamais alors autant arrêter de m’imposer ce type de réflexion qui n’a pas lieu d’être. " Je suis la première à chasser mes idées fixes et ma direction m’en félicite... Mais pour l’instant ce qu’elle désire c’est que je brosse votre portrait alors nous ferions mieux de nous y remettre... plus sérieusement cette fois. "

Aller, aller un petit effort Joe. Ce n’est pas compliqué tu as déjà fait ça cent fois, une question, une réponse quelques notes, et ton appareil qui pourra retranscrire les mots qui t’auront échappé, les inflexions de voix auxquels tu n’auras pas prêté attention. Même si dans le cas présent ton attention il l’a capté, capturé... Fuir la tentation, arrêter la fixation et retourner au fond de cette interview pour ne pas me laisser berner par ses attitudes de bad boy, qu’il atténue, dissimule derrière son costume hors de prix et son décor de ciné.
Seulement il ne l’entend pas cette oreille. Notre échange l'amuse, je ne suis rien d’autre qu’un passe-temps distrayant, un jouet de plus à manipuler... Soit. Puisque c’est sur ce terrain qu’il veut s’aventurer autant l’y accompagner. Et découvrir un peu plus ce qu’il voulait à priori me cacher. « Mon agent, c’est ma mère. Et elle connait aussi bien que vous ma réticence à me confier, à qui que ce soit. » " Et... " « Comme vous finirez de toute façon par l’apprendre, parce que je crois en votre professionnalisme, j’ai une certaine dette. Une soirée a mal tourné il y a quelques jours, et les dégâts se comptent en centaines de milliers d’euros. Je crois avoir légèrement outrepassé les limites cette fois-ci. Disons qu’accepter votre interview me permet de ménager la susceptibilité de ma mère et me permet de recouvrer un peu plus de mon statut de sale gosse. En gros, j’achète un peu de paix. Vous êtes ma planche de salut. » Son torse s’est avancé vers la table... sa putain de cravate pend distraitement devant mes yeux qui en profitent pour remonter doucement vers son cou, son menton, l’arrête de sa mâchoire avant de croiser son regard. Un regard de petit garçon qui a fait une grosse bêtise mais qui sait pertinemment comment se la faire pardonner. " Légèrement outrepassé les limites... Vous avez le sens de l’euphémisme Monsieur Isaksson... " Reprenant sa place initiale avec le même air railleur il ajoute sans se démonter. « Ne me regardez pas comme ça, c’est juste une soirée un peu trop arrosée qui a mal tournée, avec 11 abrutis alcoolisés.» " De votre point de vue peut-être mais pour celui du commun des mortels ? " Quittant son emprise, je me penche vers mon sac. Mais où sont ces foutus clopes ? " Vous me mettez dans l’embarras Monsieur l’attaquant... Si je tais ce que vous venez de me divulguer je vais passer pour une débutante. Si je ponds un papier qui n’aurait que pour seul but de vous encenser on aura également l’opportunité de mettre en doute mon objectivité... Ça ne vous dérange pas si j’allume ma cigarette ? " N’attendant pas sa réponse mes doigts s’enroulent autour de mon briquet. Je me délecte de cette première bouffée. " J’imagine que votre agent a pris soin d’étouffer vos.... abus. Quant à mon canard, il est plutôt dans son intérêt de... " Pourquoi j’ai envie de dire de vous caresser dans le sens du poil ? " De rester fair-play. Je veux bien vous aider à redorer votre blason Monsieur Isaksson, faire traîner un peu les choses, à condition... " S’il ne me donne pas un cendrier rapidement je vais écraser mon mégot dans sa porcelaine blanche. " A condition de m’envoyer du lourd sur lequel je pourrais m’appuyer... Vous et votre agent avez prévu quoi d’autres pour vous racheter ? Un gala de charité ? Une vente aux enchères pour les enfants défavorisés ? " Finalement Joey toi aussi de voir ou ce jeu peut t'emmener.


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Liam Isaksson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Une interview difficile... Oh oui ! [Liam Isaksson] ( le Lun 13 Aoû 2018 - 23:53 )

Le ton de cette interview n’a rien de conventionnel et petit à petit, il s’éloigne du but premier. Sans doute aussi que nos deux esprits viennent de se rencontrer et de comprendre qu’ils avaient de quoi se lier. Pour un temps du moins. Elle a de la répartie et une façon de voir les choses plutôt intéressante pour une journaliste, que j’ai d’habitude non pas en horreur mais pour qui j’éprouve un désintérêt certain. Les groupies sont devenues trop fréquentes pour qu’il m’arrive d’en trouver une qui sort du lot. Je préfère de loin le défi, le désintérêt, au moins feint. Soit je suis mazo, soit j’aime jouer, et je parierais d’avantage sur le fait d’être un grand joueur, dans tous les sens du terme. La seule chose, c’est que je n’aime pas perdre.

" Je suis la première à chasser mes idées fixes et ma direction m’en félicite... Mais pour l’instant ce qu’elle désire c’est que je brosse votre portrait alors nous ferions mieux de nous y remettre... plus sérieusement cette fois. " « Je ne suis pas assez sérieux pour vous ? Vous vouliez savoir qui je suis. Je ne suis pas le mec sérieux qui s’assied autour d’une table pour confier qui il est dans l’espoir de faire un peu de pub. Je suis un électron libre, vous devriez commencer par ça. Discipliné quand c’est mon intérêt. » Ajoutons à ça un égo un peu surdimensionné et vous ne serez pas loin du résultat. J’en joue énormément, et je déteste perdre, alors je mets les moyens. Ça peut la troubler, et ce serait bien le but. Plus elle joue de ses attitudes, plus elle commence à me plaire, mais à trop jouer, je vais finir par le prendre au sérieux, et ne plus savoir me tenir. Je commencerais alors à jouer un peu plus franchement. Pas même certain que ça lui déplaise.

Je lui confie mes frasques de la nuit passée, de la boite de nuit et de ce qui risque de fuiter dans la presse à scandales, qui n’est visiblement pas sa came. Alors je prends sur moi pour me dire que quoi qu’il arrive, j’en viendrais à trouver un intérêt particulier à participer à cette mascarade. Je ne comprends toujours pas l’intérêt de dévoiler l’homme plutôt que le joueur. Je suis connu en tant que sportif, pas en tant que personne, je le répète, alors à quoi bon me dévoiler ? " Légèrement outrepassé les limites... Vous avez le sens de l’euphémisme Monsieur Isaksson... " « Vous avez l’air déjà bien au courant. Vous avez toujours une longueur d’avance sur tout, comme ça ? Même en privé ? » Arquant un petit sourire en coin, comme si la question était des plus banales, hors, la réponse m’intrigue, réellement. " De votre point de vue peut-être mais pour celui du commun des mortels ? " « Ca fait bien trop longtemps que je ne le fréquente plus, mais rassurez-vous. Le propriétaire a été largement dédommagé, et la pub que lui aura rapporté notre venue sera sans doute bien plus source de retombées financières que tous les dommages et intérêts qu’il aurait à gagner à nous assigner en procès. On lui commande toujours son meilleur champagne. » Des bouteilles, que dire, des caisses entières tenues dans une seule bouteille, appelés par des noms exotiques, tout ça pour des dizaines de milliers d’euros. Chacun y trouve son compte, même si nous avons un peu outrepassé le commun des mortels. " Vous me mettez dans l’embarras Monsieur l’attaquant... Si je tais ce que vous venez de me divulguer je vais passer pour une débutante. Si je ponds un papier qui n’aurait que pour seul but de vous encenser on aura également l’opportunité de mettre en doute mon objectivité... Ça ne vous dérange pas si j’allume ma cigarette ? " « Alors vous êtes face à un choix cornélien. Je ne vous facilite définitivement pas la tâche… Faites. » Je la fixe du regard, sans la lâcher, sans même ciller. Je la regarde allumer sa clope et s’en délecter comme si elle sortait d’une longue journée de travail et que ce bâton de nicotine était sa seule source de réconfort. " J’imagine que votre agent a pris soin d’étouffer vos.... abus. Quant à mon canard, il est plutôt dans son intérêt de... " « De ? » Remarquant son besoin de cendrier, mais j’attends qu’elle en formule la demande. J’en ai même un tout près d’elle, juste derrière près de la piscine. Comble pour un homme qui ne fume pas, ou qu’occasionnellement quand la situation se présente. Toujours après l’amour, jamais plus de quelques tafs. " De rester fair-play. Je veux bien vous aider à redorer votre blason Monsieur Isaksson, faire traîner un peu les choses, à condition... " « Vous ajoutez toujours des conditions ? » Ca aussi ça m’intéresse, elle joue, définitivement au même jeu que moi. " A condition de m’envoyer du lourd sur lequel je pourrais m’appuyer... Vous et votre agent avez prévu quoi d’autres pour vous racheter ? Un gala de charité ? Une vente aux enchères pour les enfants défavorisés ? " « Je vais vous décevoir. Je n’ai rien à vous offrir, pas même une info. Parce que tout ce qui peut réparer ce genre de choses, ce genre de scandale. C’est l’argent. Et comme vous voyez, je n’en manque pas. » Désignant ma maison tout en écartant mes bras. Je reprends mon air goguenard, sans la quitter des yeux, la dévorant littéralement du regard. « Vous êtes déçue. Vous auriez sans doute préféré déterrer une sexe tape, une histoire de cul mal venue, un bon scandale bien croustillant. Mais j’ai presque l’air d’être un mec chiant. » Je me lève, et me dirige vers la piscine où je récupère un cendrier en marbre, que je pose devant elle, alors que je me trouve à présent juste derrière son corps, son dos contre mon torse, mon bras tendu devant elle. « Ce qui se passe en dessous de ma ceinture vous intéresserait sans doute, mais seules les concernées en savent d’avantage. Il faut pratiquer pour comprendre… » J’outrepasse encore une fois largement mes droits, et mes limites. Je pourrais sans doute repartir avec une plainte et un procès aux fesses, pour harcèlement sexuel, mais j’ai comme le sentiment qu’elle serait de toute façon trop fière pour l’avouer. Même se l’avouer à elle-même…
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Joey Wilson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Une interview difficile... Oh oui ! [Liam Isaksson] ( le Jeu 16 Aoû 2018 - 2:19 )
Je n’ai jamais été du genre à me contrôler, à ne pas suivre mes envies ou ne pas les écouter. Je suis même plutôt d’une oreille attentive quand il s’agit de les assouvir, de les épancher. Mais si je m’applique particulièrement dans ce domaine je me rachète une bonne conduite dans mon travail. Même si ce matin j’ai traîné des pieds pour rencontrer celui qui serait mon prochain sujet, je l’écoute maintenant avec grand intérêt. Je croyais à tort qu’il serait facile et docile. Transparent et futile. Il n’en est rien. Celui qui se tient juste devant moi n’a apparemment que pour seul objectif de me remettre à ma place, de m’agacer... dans bon sens du terme. « Je ne suis pas assez sérieux pour vous ? Vous vouliez savoir qui je suis. Je ne suis pas le mec sérieux qui s’assied autour d’une table pour confier qui il est dans l’espoir de faire un peu de pub. Je suis un électron libre, vous devriez commencer par ça. Discipliné quand c’est mon intérêt. » " C’est tout ce que vous visez... votre intérêt ? " Un épicurien somme toute. Il serait mal venu de le lui reprocher. Je suis moi-même une fidèle adepte de cette doctrine que je suis à la lettre...


Notre conversation qui aurait dû rester informelle se poursuit, toujours plus incisive, plus caustique. Il vient de m’avouer ce qu’il aurait sans doute taire. « Je vais vous décevoir. Je n’ai rien à vous offrir, pas même une info. Parce que tout ce qui peut réparer ce genre de choses, ce genre de scandale. C’est l’argent. Et comme vous voyez, je n’en manque pas. » " Vous ne pensez pas que cet argent pourrait être utilisé à meilleur escient ? " Je me fait la voix de la raison pourtant je ne lui fais pas la leçon. Les mecs pépères qui ont une vie rangée sont loin de me faire le même effet. « Vous êtes déçue. Vous auriez sans doute préféré déterrer une sexe tape, une histoire de cul mal venue, un bon scandale bien croustillant. Mais j’ai presque l’air d’être un mec chiant. » " Vous êtes tout sauf chiant... juste un peu direct. Même si je n’ai rien contre les sexe tape. " Cette fois c’est moi qui aurait dû se taire... Je tire sur ma cigarette tandis qu’il se lève. Je regretterai presque de ne plus l’avoir dans mon champ de vision mais son torse vient se coller à mon dos, ce qui est loin de me déplaire. « Ce qui se passe en dessous de ma ceinture vous intéresserait sans doute, mais seules les concernées en savent d’avantage. Il faut pratiquer pour comprendre… » " Dois-je comprendre que c’est vous qui êtes intéressé ? " Derrière moi il ne voit pas mes yeux qui se ferment. Je n’ai qu’une seule et unique envie lui rabaisser son caquet. Me lever, lui mettre une main entre les cuisses et lui demander si lui aussi veut savoir ce qui se passe sous la mienne. C’est du moins ce que ferait s’il était un homme lambda et non mon prochain papier. J’ignore son cendrier et jette ma tige dans la fin de mon café. Je ne l’ai pas terminé tout comme cette cigarette qui flotte maintenant un peu perdue, négligée. 
Pourquoi suis-je autant exaspérée ? Sans doute parce que je n’ai pas l’habitude qu’on me fasse des avances de cette manière. Ceux qui se le permettent se cassent généralement les dents, c’est moi qui décide, c’est moi qui choisit et non l’inverse. Mais aujourd’hui j’ai devant moi le même prédateur, le même adepte des méthodes expéditives qui quelquefois vous emmènent au septième ciel. Avant que l’un de nous deux cède à cette envie grandissante de vérifier si nous pourrions nous aussi nous y envoyer, je fouille une derrière fois dans mon sac pour sortir ma carte de visite que je pose près de ma tasse. En rassemblant mes affaires un peu éparpillées, je me creuse surtout la cervelle pour savoir comment le revoir. " Monsieur Isaksson... Je vais élaborer une première ébauche de mon article avec ce que vous m’avez donné... réfléchir à comment l’orienter. Mais j’aurais sans doute besoin de l’étoffer si vous n’y voyez pas d’inconvénients. Appelez-moi quand vous aurez un peu de temps. " Il ne me reste plus qu’à me retourner, affronter ses yeux bleus, son sourire casse pied, et lui tendre la main. Une chose est sûre cet homme je ne suis pas prête de l’oublier.

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Sujet: Re: Une interview difficile... Oh oui ! [Liam Isaksson] ( le )
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