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- Jerks night -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: San Calisto
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Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Jerks night ( le Mer 8 Aoû 2018 - 21:13 )
L’avant-bras partiellement engourdi, je me relevais avec peine de mon sofa, baillant à s’en décrocher la mâchoire. Mon regard se posa sur l’écran de la télévision, allumé. L’interview poursuivait son cours, un journaliste interrogeant une employée d’un quelconque parc aquatique, un calmar (géant) ondulant gracieusement – ou pas – derrière eux. Je me passais une main dans les cheveux ce qui eut pour effet de les ébouriffer encore plus. D’humeur maussade, je me décidais finalement à lever mes fesses. C’était la quatrième fois, en l’espace de deux semaines, que je m’endormais comme une merde sur mon canap’ avant le couché du soleil. Pitoyable. Je vieillissais. Bientôt le grand saut, celui des quarante ans. Et, contrairement à des milliers d’autres, pas de vie stable. Perdu dans mes pensées, je m’étais dirigé sans vraiment m’en rendre compte sur le balcon. J’avais déjà une cigarette en main, que je portais à mes lèvres. Le regard au loin, perdu vers l’horizon. Une vibration dans ma poche, suivi d’un bip me fit revenir sur terre. Un sms. De la part de Cisco. Un sourie en coin des dessina sur mes lèvres, avant de me pincer les lèvres. D’où elle sortait cette photo ?! Je m’empressais de répondre, enfin, surtout de lui faire comprendre ma façon de penser. De fil en aiguille, il avait fallu moins de dix sms, pour se donner rendez-vous pour ce soir, 20h. Je jetais un coup d’œil à l’heure. Un peu moins d’une heure et, vu cette chaleur, il fallait que je fasse un saut sous la douche, pour la deuxième fois de la journée. Cigarette terminée, je l’écrasais dans le cendrier avant de fermer la porte derrière moi, baissant les stores au passage. Direction salle de bains. Une fois tout frais, propre, coiffé, parfumé, habillé, je sortis de chez moi, non sans avoir balayé une dernière fois mon appartement du regard, vérifiant que j’avais tout avec moi, une main dans la poche. Porte-monnaie ok. Téléphone ok. Pince à épiler ? Hein ? Qu’est-ce que ça foutait dans ma poche ça ? D’où ça sortait ? Fronçant les sourcils, je la posais à la va vite dans un bol fourre-tout, à l’entrée, avant de partir pour de bon.

Habitant dans le quartier, j’avais pris la décision d’y aller à pinces. C’était plus sûr. On ne savait jamais dans quel état exactement on terminait la soirée. Et perdre mon permis, il n’en était pas question. En chemin donc, je m’allumais une cigarette, encore une, gardant ma main libre dans la poche. Quelques mètres plus loin, je me fis arrêter par un anglais, totalement perdu, qui cherchait son hôtel. Après lui avoir expliqué l’itinéraire qu’il devait suivre dans un anglais parfait, je le plantais là, poursuivant mon chemin. En chemin, je dus bien sourire. Les gens essayaient de se rafraîchir par tous les moyens. Dans la cour d’un bâtiment, un groupe d’enfants s’aspergeaient d’eau à l’aide d’un tuyau d’arrosage. Ils n’avaient pas tort. Ça devait bien être l’année la plus chaude qu’on ait connu. Quoique non, 2003. Je poursuivis mon chemin, passant devant d’autres bâtiments, des devantures de cafés, magasins déjà fermé et même d’une agence de tourisme. Quelques mètres plus loin, j’étais arrivé à bon port. Je regardais dans tous le sens, aucune trace de Cisco. Coup d’œil à ma montre. Pile à l’heure. Bon, le jeune homme n’étant pas là, il ne pouvait être que à un seul endroit. Je grimpais les marches jusqu’à son appartement quatre à quatre, toquant ensuite à sa porte. Quelques secondes passèrent avant que celle-ci s’ouvrit, sur une jeune femme. Certainement sa colocataire. Je la détaillais de haut en bas, lui expliquant la raison de ma venue. Elle me scruta à son tour, me faisant juste signe de rentrer, sans lâcher un mot et elle partir, me plantant là comme un con. Bon ok. Fermant la porte derrière moi, après son départ, je partis à la recherche de mon ami. Je le trouvais dans sa chambre. Sans un bruit, je m’approchais de lui, lui donnant une tape sur l’épaule. Ni trop forte, ni trop molle. « Ça, c’est pour la photo », dis-je, tout sourire. Je m’asseyais au bord du lit, attendant qu’il ait fini de se préparer. « J’voulais venir en moto mais j’ai changé d’avis pour finir. Puis, c’est mieux d’être à pieds, ne sait-on jamais. Le San Calisto ça te branche ? », demandais-je. Me rappelant des vagues souvenirs d’une certaine soirée passée en ces lieux. Je posais mon regard sur lui. « Je comprends mieux pourquoi tu as besoin de prendre l’air. L’est toujours comme ça, ta coloc ? Quoique, pas mal dans ce genre, faut bien l’avouer ».

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Cisco TejeiroToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Jerks night ( le Dim 26 Aoû 2018 - 23:43 )
« Quoi ?! » J’avais très bien entendu ce qu’il venait d’me dire, de m’annoncer, un demi-sourire sur la gueule. Un sourire que j’avais envie d’lui faire passer à coup de baffles bien calibrés. « Non. Tout compte fait, tais-toi » En faite, non, j’avais pas envie d’entendre son diagnostic qui m’faisait chier. « Je te file des antibio mais va falloir te mettre au vert pendant deux semaines» J’attrape l’ordonnance qu’il me tend avec une tête d’enterrement et ça a le don de le faire rire, empirant ma hargne. « Fallait t’attendre à te choper un truc de ce genre à force de te taper tout ce qui bouge » « Oh tes leçons de morales de médecin tu peux te les carrer » « D’ailleurs, je te rappelle que je suis pédiatre et donc que mes patients sont normalement des enfants. Pas des adultes. Alors si tu pouvais te trouver un autre docteur, tu n’es plus un petit garçon » J’sais, j’sais. Il me le rappelle à chaque fois mais moi, je l’aime bien ce vieux snock. Il m’a suivi depuis que j’suis gamin et passer à un autre toubib ça me dit pas. C’pratique, il connait déjà mon dossier et mes antécédents alors pourquoi aller voir un autre docteur ? Hmmm ? « Pourtant, on m’dit souvent que j’ai pas grandi dans ma tête alors quoi d’plus logique que d’continuer à consulter mon pédiatre ? » « Tu m’exaspère, Cisco » Là, c’est moi qui sourit parce qu’il s’agace. Voilà, le score est équitable. En bon toubib, il m’énonce les symptômes que j’risque de me taper pendant 10 jours avant que cet herpès de merde se casse de mon sang et j’avais hâte que la fin débarque son cul. « Ce sont des choses qui arrivent » Ouais, j’sais, j’sais. N’importe qui peut le choper mais il n’empêche que ça me fend le cul, faut le dire, faut le dire. Et j’fais comment sans ma dose de cul ? Faut bien que j’me défoule quelque part du retour de Caitlin et de mes nerfs qu’elle m’fout en pelote rien qu’en ouvrant la bouche et parfois juste en levant les yeux au ciel. Vieille colocation qui revient au goût du jour. J’suis content mais j’suis aussi frustré, en colère contre le monde entier car les choses ne sont plus comme elles étaient mais j’imagine que je n’peux m’en prendre qu’à moi-même pour ça. Que j’suis le seul responsable.

A peine la porte de l’entrée franchie, j’claque la porte de ma chambre et je m’enferme pour bouder. Avec de la chance, Lin m’a pas vu rentrer et me fichera la paix sur le bordel que je laisse derrière moi dans la salle de bain. J’range juste à ma façon, ouais, sur l’sol. J’vois pas où est le soucis. C’ça le problème des femmes : toujours à trouver des soucis où y’en a pas. Pfff. L’humeur est maussade et je m’félicite d’avoir envoyer un sms plus tôt à mon jumeau pour me forcer à sortir de ce trou. Sans ça, sûrement que j’sortirai pas ma carcasse de ma chambre pour bouder et envoyer chier chaque nana dans mon répertoire parce que la coupable s’y trouve … ou pas. Y’a les plans réguliers, puis y’a les coups d’un soir rencontré après un ou X verres et elles, généralement, je garde pas de traces donc pas de numéro. Après une sieste pour récupérer de ma matinée de boulot, j’file sous la douche avant de retourner illico dans ma chambre sans piper mot à ma coloc qui traîne dans les parties communes. Elle me connaît trop, elle verrait de suite que y’a un truc qui m’agace et qui m’trotte dans la tête, elle jubilerait tellement si elle savait ce qu’il m’arrive. A peine le temps d’enfiler un jean propre qu’une main s’claque sur mon épaule me manquant de me faire hurler comme une gonzesse. Je bondis sur place en me retournant dans un semblant de prise de kung fu misérable. « Ha ha ha » Ce n’est que mon jumeau de soirée et mes bras retombent mollement près d’mon corps, larguant ma défensive de nul. « C’était beaucoup trop tentant d’te rappeler ta superbe coiffure d’beau gosse » J’attrape un t-shirt et l’enfile pendant qu’Ditlev prend ses aises sur mon pieu. « Bonne idée car on va sûrement s’la mettre à l’envers. Le San Calisto, c’parfait. Tant que ça sert de l’alcool, j’suis pas bien regardant » Et c’était l’essentiel pour moi ce soir : m’enfiler des verres. Peu importe où on allait s’planter. Devant ma fenêtre que j’prend comme miroir, j’me recoiffe, mets de l’ordre dans mes cheveux en bataille encore gorgés d’eau d’ma douche. La remarque qu’il fait sur Lin me fait serrer la mâchoire. Comment ça pas mal dans ce genre ? Fuck. Me dit pas qu’il la trouve à son goût ! J’veux pas ! Faut pas ! Passant ma main dans ma tignasse, j’prend l’air détaché d’un mec qui s’en branle. « J’vois que t’as croisé ma coloc. Ouaip, elle est tout l’temps comme ça, voir pire selon son humeur. Ca vaut pas l’coup que tu t’en approche, elle est farouche et en plus d’ça, hyper frigide, névrosée et un mauvais coup d’ce que j’ai entendu » C’pas faux en soi pour l’côté farouche mais je mens sur le reste pour lui faire passer l’envie de lui … passer dessus justement. Lin, c’est chasse gardé. C’la mienne même si au fond, c’est plus la mienne. Elle me l’a bien fait comprendre il y a trois ans. « Franchement, t’y attarde pas » J’suis d’mauvaise foi, j’le sais mais si j’accepte pas le faite qu’des mecs la trouvent à son goût, j’piffre encore moins ça de la part d’un pote.


Until we bleed

Broken, bruised and burned but the lesson's never learned. Twisted tight and turned but I like the way it hurts. I don't know what to do with myself right now. I can't think about no body else right now. I give you loving, you give me nothing. You keep me falling, but I'm going all in 'Cause I still want you tonight
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Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Jerks night ( le Ven 7 Sep 2018 - 18:33 )
Arrivant dans la pièce, je ne pus m’empêcher de le regarder, surpris, fronçant les sourcils. Cisco se tenait debout devant moi, essayant de … essayant de faire quoi d’ailleurs ? Je ne pus m’empêcher de sourire en coin. « Joue pas au con. T’sais que tu n’as aucune chance contre moi. Enfin, c’était quoi … ça ? » lui demandais-je, railleur. Avant de perdre mon sourire, levant les yeux au ciel. « Rho s’bon, oublie cette photo et cette coupe. Y avait trop d’vent ». Ouais, comment se justifier. En même temps, je n’en avais aucun souvenir ni d’où ni de quant la photo en question fut prise. En attendant que Cisco finisse sa mise en beauté, je me posais au coin de son lit. « Pire qu’une fille ma parole », poursuivis-je, toujours railleur. Lui faisant signe d’accélérer le pas. Certes, il était encore tôt mais tout de même, ce n’était pas une raison pour traîner le pas de la sorte. Je me passais une main dans les cheveux. « J’t’aurais bien proposé de passer chez moi mais … » ce n’était pas une bonne idée. Déjà, l’alcool. J’en avais mais pas en illimité. De deux, c’était le monstre bordel. Ces derniers temps j’y passais juste pour dormir, et encore. Alors le ménage … et de trois, il n’y aurait pas de fille. Ce qui était vachement moins drôle même si, je devais me calmer de ce côté-là. Cause toujours tu m’intéresses. « Va pour le Calisto. », confirmais-je. Tout naturellement, et logiquement, la discussion vira sur sa colocataire. Toutefois, je ne pensais pas qu’une simple remarque, anodine de prime abord, pouvait entraîner une telle réaction. Je suivais du regard mon ami qui se rhabillait, les sourcils toujours froncés. Malgré moi, je ne pus toujours pas m’ôter mon sourire moqueur. Je me levai, m’approchant vers lui et posant ma main sur son épaule. « De ce que tu as entendu », redis-je, railleur, pour bien lui faire comprendre le fond de ma pensée. Après tout, ils vivaient en colocation et je savais, par expérience, comment se finissaient dans la majorité des cas les colocations avec des gens du sexe opposé.  Je posais mon regard dans le sien. « Et t’inquiète. J’ai juste dit qu’elle était pas mal. Pas que je voulais la sauter. Nuance » Je rapprochais mon visage du sien, lui chuchotant à l’oreille. « J’te la laisse ». Je reculais, balayant la pièce du regard. « Bon, t’es prêt, princesse ? »

Après plusieurs minutes, nous voilà finalement au St Calisco. Sans vraiment regarder ce qui m’entourait, je me dirigeais tout droit à une table, nôtre table, dans un coin de la pièce et d’où on avait une vision complète sur tout ce qu’il se passait. À peine avais-je eu le temps de poser mon cul sur le siège qu’une serveuse arrivé à notre hauteur. Mon regard s’attarda un petit instant sur son décolleté. « Alors mes choux, comme d’habitude? ». J’hochais la tête, laissant le choix de répondre à Cisco. Commande passée, elle s’en alla. À nouveau, je ne pus m’empêcher de poser mon regard sur ses fesses, bien moulées dans sa petite jupe noire, tenue réglementaire exigée par le patron des lieux. Je me tournais ensuite vers mon compagnon de soirée. « La première est pour moi », précisais-je. En attendant qu’Anna, la serveuse, revienne à notre table, je balayais la pièce du regard. Celui-ci s’attardant sur un groupe de jeunes, essayant tant bien que mal de draguer une fille qui les accompagnait. Pitoyable. « R’garde ça, là-bas. On va leur apprendre comment faire ? », demandais-je, innocemment. Quoique, il fallait quand même vérifier l’âge. Qu’elle soit au moins majeure. Finalement, je pris mon temps pour bien détailler Cisco, de la tête aux pieds. « Ça va toi ? », question toute bête, au final mais j’avais l’impression que quelque chose ne tournait pas rond. Chez moi non plus d’ailleurs. Je devais lutter nuit et jour pour que Leah ne parasite pas mes pensées. Et ce soir, je comptais bien me la sortir de la tête.


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Cisco TejeiroToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Jerks night ( le Sam 22 Sep 2018 - 12:31 )
« Trop d’vent … Trop d’vent… Mon cul ! » Non parce que vu la coupe, j’dirais plutôt qu’il manquait d’gel et qu’il se l’ait joué à la Mary à tout prix. Vous savez … La fameuse scène avec le gel … M’enfin  bref, bref, passons ! J’lève les yeux au ciel quand il m’traite de fille : pourrais-je m’rendre potable en paix, merci ! Faut bien que j’m’arrange un tantinet, même si j’sais très bien que j’ne pourrais rien tringler ce soir. « Le Calisto, c’mieux. Y’a pas tes boxers sales qui y traînent … quoique … On sait jamais » Parce que à l’allure où toutes les gonzesses lui grimpent dessus, doit sûrement y avoir des vêtements à lui dans tout Naples. Avec p’être en coloc les miens d’fringues aussi… Arf ! La fine équipe huh ! Mais l’sujet revient au cul de Caitlin et ç’m’fait toujours chier bien que mon visage l’montre pas à la hauteur d’mon agacement. J’le pousse sans douceur quand il m’chuchote à l’oreille pour m’rendre à l’entrée d’ma chambre : la fuite. « T’me laisse quedalle. J’y touch’rai pas à c’truc. Si t’veux t’faire chier, fais-toi plaiz’. C’était juste un conseil d’ami mais t’fais bien comme tu l’sens, c’pas mon prob’ » En faite, mytho à fond. Caitlin, j’y ai touché et j’y retoucherai encore si l’occasion se présente. Et justement, c’est mon problème parce qu’Caitlin, j’aime pas la partager et encore moins avec un pote. Encore moins avec Ditlev. Pourquoi il est pas laid ? Tout à coup, j’me mets à râler intérieurement et à maudire la beau gosse attitude d’mon ami. A l’jalouser pendant un instant aussi, chose qui n’était jamais arrivé entre nous. Jusqu’à que Caitlin entre dans l’équation. Bordel ! Non parce que si Caitlin m’trouve à son goût, Ditlev l’sera aussi vu qu’on nous prend pour des jumeaux. L’idée m’tiraille, m’plaît pas et j’ai soudainement envie d’faire la gueule. Quand j’fais la gueule, faut que j’boive et ça tombe bien, c’le plan de la soirée. « La princesse t’emmerde. Bon allez, bouge ton boule, on décolle. J’ai soif bordel d’merde ! »

Le trajet s’passe assez rapidement. Sûrement que nos gambettes font de plus grand pas car on crève littéralement d’soif. Les habitués que nous sommes ont leur table attitrée et c’est avec l’aisance d’un propriétaire des lieux qu’on se dirige vers elle. Pas le temps d’attendre qu’une serveuse s’plante devant nous pour prendre notre commande. Quand j’vous dit qu’on est chouchouté comme des p’tits rois ici. « Ouaip, comme d’hab’ » Réponse court accompagnée d’un clin d’œil non sans remarquer l’regard d’mon faux jumeau qui s’noie dans son décolleté puis qui s’perd sur ses fesses. Les hostilités commencent déjà. « T’parle d’la serveuse ou d’la tournée ? » Que j’préfère demander pour éclairer ma lanterne, un demi-sourire au coin. A mon tour, j’téléporte mon attention vers le point qu’il m’indique : une nana qui s’fait draguer par des p’tits jeunots qui s’savent pas du tout comment y faire. Et malgré moi, oubliant que j’ai été jeune aussi, j’me mets à ricaner. « Les bleus ! Pff ! Laisse-les s’démerder, ils apprendront d’leur râteau. J’te parie une tournée que y’en a un qui va s’prendre une gifle ! » Les paris sont ouverts parce qu’ils manquent clairement d’finesse, ils sont lourds, insistants. Après j’dis pas, j’sais l’être aussi mais avec justesse, enfin j’crois. Après, pour preuve, c’comme ça que j’ai réussi à avoir Caitlin : à l’usure. « Moi ? Ouais ça va. Tranquille » Un rictus s’passe sur mon visage alors qu’j’me passe une main dans ma barbe qui s’épaissit d’semaine en semaine. En faite, j’suis plutôt préoccupé par le retour d’Caitlin et mon entrejambe infecté mais à choisir l’un ou l’autre, j’préfère causer d’mon entrejambe. Pas que j’kiffe parler d’ma kekette à Ditlev mais c’le sujet l’moins épineux. « Pfff… J’ai merdé … Tu t’fous pas d’ma gueule hein ?! » Pfff ! C’que j’peux être con. Il va s’foutre d’ma gueule mon faux jumeau, c’clair et net mais j'continue dans ma lancée tout d'même : b'soin d'libérer d'un poids, d'en parler. « J’ai été voir mon toubib aujourd’hui. J’me suis chopé une merde … j’dois me mettre à la diet pendant 10 jours » Et j’appuie bien le mot diet en pointant mon entrejambe. Histoire qu’il voit bien d’quel « nourriture » à s’mettre sous la dent j’parle. Ca m’fait chier et j’suis censé m’défouler comment maintenant ? J’me repasse la main sur l’visage, presque au bout d’ma vie. 10 jours sans cul, ok, c’pas la mort, ça m’est déjà arrivé mais là, là, c’une situation d’crise : Caitlin est de retour et ma tête surchauffe à trop penser, à s’énerver aussi. « J’suis dégoûté. Ca tombe pas au bon moment… Rha ! J’suis dégoûté, Ditlev ! »


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