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- Le fruit du hasard ou une traque sans merci [Joey] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Dolce Vita
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Liam Isaksson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Le fruit du hasard ou une traque sans merci [Joey] ( le Mar 14 Aoû 2018 - 9:23 )

La matinée fut finalement riche en rebondissements, et pour un maniaque du contrôle comme moi, on peut dire que c’est légèrement déstabilisant. Inutile de rappeler que les interviews ne sont vraiment pas mon truc. Tout juste les conférences de presse, encore que mon entretien avec la dite Joey, n’avait franchement rien de commun avec cette jungle journalistique. Je dirais plutôt une conversation à demi-mots. Pas désagréable, même franchement intriguant. Juste ce qu’il faut pour me tenir en haleine et adorer ça. En redemander peut-être ? Nous avons tous les deux convenus de poursuivre plus tard cette conversation, sentant l’attention ni de l’un, ni de l’autre n’était au rendez-vous, en tout cas pour le sujet du jour.
Autant elle que moi, avions sans doute d’autres inspirations en nous croisant, qui l’eut cru. Toujours est-il qu’il me fallait quelques jours pour retourner les choses dans ma tête et trouver le meilleur angle d’attaque afin de ne livrer que l’essentiel et ne rien risquer de répréhensible. Quelle impression futile de me retrouver à me comporter comme une bête… je sais pourtant me tenir d’habitude et suis même un garçon poli, agréable et bien élevé. Mais ce n’est visiblement pas ce que j’ai pu donner à voir.

Mais j’ai finalement dû lui révéler le pot aux roses, le pourquoi du comment j’ai accepté une interview pour un journal local alors que je refuse catégoriquement de me retrouver en tête de tout autre journal sportif. Rien de plus facile à comprendre ceci dit une fois la question retournée sous tous ses angles. Tout simplement l’idée de me racheter. Encore que… Sans doute pour éviter une engueulade maternelle magistrale ? Et oui, encore à mon âge. Si les footballeurs grandissent trop vite, ils n’en restent pas néanmoins des ados mal dégrossis, la preuve. Et qui ne retiennent pas les leçons de leurs erreurs.
Me voilà convié une nouvelle fois à une soirée se promettant d’être mémorable. Dans une boite de nuit, non pas la plus huppée mais déjà bien cotée, dans une boite de nuit non loin de la côte, au Sud de la ville. L’anniversaire d’une célébrité passant ses vacances en Italie. Je ne peux décemment refuser cette invitation !
Toute la presse sera sans doute invitée, officieusement bien sûr mais c’est tout à fait le genre de personne à aimer la pub et pas forcément la meilleure, pourvu qu’on parle d’elle. Je ne me fais pas prier longtemps, malgré les mises en garde de mon agent de mère. Pour autant, je suis un grand garçon ayant besoin de me divertir. Et de me la sortir de la tête.

00 h 30, dans la dite boite de nuit, où l’ambiance bat son plein, ou presque. Nous avons tous une table, dont moi sur la plage, plutôt très bien entouré de vedettes tout juste arrivées sur les planches de la célébrité. D’autres ayant roulé leur bosse, mais les jolies filles ne manquent pas sur ces canapés circulaires. Dont deux à mes côtés à s’extasier et à boire mes paroles. Ça ne me déplaît pas, bien au contraire, mais de là à dire qu’elles ont toute mon attention… Les bras étalés sur le dossier, je ne refuse pas une énième coupe de champagne. Mais mon regard est las. Je commence à en revenir de tout ça, malheureusement. Ce n’est qu’en jetant un coup d’œil autour de moi que j’arrive à me rendre compte qu’encore une fois j’observe un grand décalage entre l’image que je donne à voir et celle que je ressens réellement.
Mon regard vogue entre les tables. Bien des photographes dans cette soirée, qui ne manqueront pas une occasion de monnayer un gros scoop, une embrassade ou quoi que ce soit qui pourrait donner à la presse du grain à moudre. Jusqu’à ce que je la vois, elle, la journaliste impétueuse et ses cheveux blonds. A une table elle aussi, plutôt très entourée. Et pas de n’importe qui. Elle semble même en avoir conscience et s’en foutre… Elle m’a donné sa carte tout à l’heure, que j’ai dû négligemment laisser dans une de mes poches. J’en profite pour la sortir et composer un texto, reste à savoir si elle reconnaîtra mon numéro. « Vous me suivez. Suis-je à ce point un sujet intéressant ? » Juste pour le jeu. Je l’envoi, et observe sa réaction. Comme un prédateur attend sagement sa proie, toujours prêt à bondir.
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Joey Wilson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Le fruit du hasard ou une traque sans merci [Joey] ( le Jeu 16 Aoû 2018 - 2:02 )

Comme une furie je claque la porte du bureau du rédacteur d’Il Mattino. Adossée contre celle-ci la moue boudeuse et les bras croisés j’attends qu’il daigne enfin lever le nez pour me regarder. Pourtant je sais qu’il ne le fera pas... Habitué à mes humeurs en dents de scie, mes caprices et mes lubies il se contente de souffler et de lâcher un alors bref et concis. " Merci du cadeau, il a été parfaitement... " Parfaitement quoi d’ailleurs ? C’est ce que je me demande depuis que je l’ai quitté... Impudent et arrogant ? Effronté et insolent ? Licencieux, audacieux, irrévérencieux ? " Enigmatique... " Mon patron ne peut s’empêcher de pouffer et d’accueillir ma remarque d’un rire moqueur... quoique qu’indulgent. " En voilà un qui t’a donné du fil à retordre on dirait. Apparemment tu es loin d’apprécier ! " Le problème réside évidemment dans le fait qu’au contraire j’ai beaucoup aimé. Je sais pertinemment qu’en sortant de cette pièce je vais sortir mes notes, mon magnéto, et taper son nom dans un moteur de recherche. Peut-être même poser mon téléphone en évidence devant moi en espérant que son numéro s’affiche... " Et n’oublie pas que ce soir il y a une soirée au Dolce Vita. Tout le gotha Napolitain y sera, je compte sur toi. " En me retournant pour sortir comme je suis entrée je n’oublie surtout pas d’ajouter. " Tu me fais vraiment chier. "

En rentrant chez moi j’ai encore mon smartphone en main et il n’a évidemment pas sonné. Non mais franchement Joey à quoi tu t’attendais ? 
Autant amusée que décontenancée par mon attitude digne d’une ado je le jette sur la table basse et me débarrasse de mes fringues pour pouvoir enfin me glisser sous une douche fraîche. Enroulée dans une serviette je me livre à un de mes jeux préféré qui consiste à trouver une tenue capable de suggérer plus que de montrer. Ce soir quelle sera ma préférence ? Une jolie robe, une jupe en cuir ou une simple veste qui pourrait dévoiler les sous-vêtements en dentelle que je vais porter. En voilà un de choix cornélien quoique plus facile à résoudre que celui que m’a imposé le facétieux attaquant du Napoli.

C’est finalement moulée dans une robe outrageusement courte et perchée sur des talons vertigineux que je rejoins quelques collègues et amis que j’ai convié à cette soirée. Je les ai choisis avec un soin particulier, que des mecs et plutôt bien fait. Nous rions tous autour d’un verre en commentant l’arrivée des starlettes en herbe venue briller de manière éphémère. 
Ceci dit il y a dans mon esprit comme un parfum de nostalgie. Un manque, une absence. J’ai beau dévisager tous les hommes qui m’entourent, aucun d’entre eux n’est aussi séduisant ou attrayant que celui que j’ai rencontré ce matin. Une fois encore je passe ma frustration en fumant une autre cigarette.
C’est à ce moment très précis que mon téléphone s’éclaire. La notification apparaît, son numéro apparaît je le reconnais au premier coup d’œil. Je l’ai tapé puis effacé et retapé cet après-midi, cherchant désespérément un prétexte pour relancer cette conversation que nous avons choisi d’abandonner... Il n’y a pas que mon téléphone qui s’éclaire. Mon visage s’illumine lui aussi d’un sourire tandis que je lis sa missive. « Vous me suivez. Suis-je à ce point un sujet intéressant ? » Étonnée je lance autour de moi un regard circulaire. Il est là, à quelques mètres, entouré de ces mêmes midinettes dont je me moquais à l’instant même. Mes doigts glissent rapidement sur l’écran pour lui répondre. " Évidemment... J’ai rencardé tous mes amis paparrazi pour savoir exactement où vous êtes et ce que vous faites. Trêve de plaisanterie vous devriez vous occuper des charmantes demoiselles qui se trouvent à vos côtés... elles ont l’air de s’ennuyer. Bonne soirée Monsieur Isaksson. " Un dernier coup d’œil, un dernier sourire, avant de poser mon téléphone et de reprendre la conversation comme si je n’étais en rien troublée par le message que je viens de recevoir. Est-ce qu’il continue de me regarder ? Est-ce qu’il va se lever ? Est-ce qu’il va suivre mon conseil ? En même temps les filles assises près de lui ressemblent à s’y méprendre à des bécasses. Elles se livrent sans doute une bataille secrète pour savoir qui la première emportera les faveurs du mâle qu’elles convoitent. Elles n’ont rien compris. Ce qu’il aime lui c’est la chasse. L’attente qui décuple l’envie. Et la mienne gronde en silence... mais avec force et éloquence.




Dernière édition par Joey Wilson le Sam 18 Aoû 2018 - 17:47, édité 1 fois
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Liam Isaksson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Le fruit du hasard ou une traque sans merci [Joey] ( le Ven 17 Aoû 2018 - 22:22 )

Il n’y a donc plus de mystère, oui, je semble plaire à la journaliste. Pas que ce ne soit pas réciproque, mais quel intérêt de s’avouer vaincu sans même jouer ? J’ai trop besoin de changement et d’action dans mon quotidien pour accepter que ça se passe si facilement. J’aime avoir à me battre, la chasse, le difficile, tout ça, c’est mon truc à moi. Visiblement, ce n’est pas une fleur bleue non plus, étant donné l’énergie qu’elle met à masquer que je pourrais lui plaire. Encore qu’elle ne se cache pas du fait qu’elle soit aventurière et prête à jouer à des jeux dangereux.
J’ai pris le temps de l’observer. J’ai pris le temps de voir comment elle réagit. Comment elle interagit avec le reste des invités. Autant dire que la présence masculine à ses côtés a le don d’éveiller ma curiosité. Pourquoi tant d’hommes, pourquoi aucune femme ? Ne supporte-t-elle pas à ce point la concurrence ? Ce n’est pourtant pas le manque de confiance en elle qui semble l’étouffer. Au contraire, je la trouve assurée, et séductrice, tout ce que j’aime au final… Mais je ne saurais l’avouer, en tout cas pas clairement. A quoi bon lui donner l’avantage ?
Je lance cependant les hostilités le premier, en lui envoyant un texto, qui aura le mérite soit de l’énerver, soit d’attirer son attention. Et comme prévu, elle est prête à sortir les crocs. " Évidemment... J’ai rencardé tous mes amis paparrazi pour savoir exactement où vous êtes et ce que vous faites. Trêve de plaisanterie vous devriez vous occuper des charmantes demoiselles qui se trouvent à vos côtés... elles ont l’air de s’ennuyer. Bonne soirée Monsieur Isaksson. " « Si je vous disais que chacune a eu son dû… Et vous, vous avez l’air de quoi ? » De vouloir son dû elle aussi ou bien plutôt de ne pas trouver sa place ici. Elle plaisante, elle échange avec ces hommes qui l’accompagnent mais je ne crois pas une seconde qu’elle y soit pleinement à l’aise. Qu’elle y trouve son compte.
Je l’observe, recevoir ce message qui a l’air de la troubler dans un premier temps et on le serait à moins, c’était totalement mon but. Je la vois tourner la tête dans tous les sens possibles, tout en se voulant discrète, pour autant, elle ne m’a pas encore repéré. Mais elle n’a pas dit son dernier mot puisqu’elle prend un malin plaisir à se laisser draguer, courtiser, allumer même, par un homme qui pose une main sur sa cuisse, un peu trop haut d’ailleurs, pour que je ne vois pas là une concurrence qui ne me plaît pas. Concurrence que je m’imagine  sans doute mais que je ne supporte pas. Pas que je ne pense pas pouvoir faire le poids, mais on ne joue pas sur mon territoire. Je lui renvoi alors un texto : « Vous allez vous laisser faire longtemps ? Je vous pensais moins facile. » Sourire en coin, sardonique, j’attends d’observer sa réaction, de la lire sur son visage aux ridules expressives. Je suis en train de la rendre dingue, dans tous les sens du terme. Et quand enfin je reçois sa réponse… mon sang ne fait qu’un tour.
Je me lève sans demander mon reste, traverse la salle, et attrape son bras. « Messieurs… » Je l’emporte avec moi jusqu’aux toilettes, tapissées de marbre. Dans la première cabine que je trouve, je lui fais forcer le passage et referme la porte en la plaquant contre, à l’intérieur. Je saisi son visage, puis ses lèvres, presque bestial, écartant ses jambes de mon genoux, y plaçant une des miennes pour nous enchevêtrer. « Si vous jouez avec moi vous allez perdre. » Mon regard acier maintenant planté dans le sien.
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Joey Wilson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Le fruit du hasard ou une traque sans merci [Joey] ( le Sam 18 Aoû 2018 - 18:11 )

Les soirées mondaines sont toujours toutes les mêmes. Des journalistes à l’affût et des pseudos célébrités ou personnes en vue en quête de reconnaissance. Un petit cercle fermé où chaque partie attend une compensation de l’autre, un coup de pouce, une aide.
En général j’y participe sans problème, écoute les ragots, regarde ce petit monde s’agiter autour de moi... sans oublier mes intérêts, autant professionnels que personnels. Je gravite autour de ces gens en m’amusant sans me faire prier aucunement. Un verre ou deux, un prétendant... et la nuit s’écoule gentiment.

Ce soir c’est différent. Je fais semblant. Mon esprit contradicteur me ramène inlassablement vers la propriété du bel attaquant. Évidemment c’est son propriétaire qui occupe mes pensées. Son allure, son charisme, sa personnalité... sans oublier son terrible pouvoir d’attraction. Qui sait être qui aurait bien pu arriver si j’avais décidé de rester encore un moment ? Est-ce que lui aussi c’est imaginé me renverser sur cette table où nous étions installés, me prendre sans ménagement et étancher la soif de se découvrir aussi soudainement que rapidement ?

Cette question restera évidemment en suspens. Résignée j’écoute sans conviction les derniers cancans. Peut-être que j’arriverais même à glaner deux trois informations sur mon sujet actuel... et brulant. 
Faussement accaparée par la conversation de mes comparses, je reçois de ses nouvelles d’une toute autre manière. Un message puis un d’autre vient animer ma soirée qui s’annonçait jusqu’ici morose. « Si je vous disais que chacune a eu son dû… Et vous, vous avez l’air de quoi ? » " Je dirais que vous voulez épater la galerie Monsieur Isaksson. C’est ce que vous cherchez à faire ? Quant à votre seconde question vous êtes mieux placé que moi pour y répondre ? " Ses yeux ne me quittent plus et nous reprenons notre discussion... ou plutôt nos sous-entendus qui n’en sont plus. Chacun à notre façon tournons autour du pot mais ce ne sont que des manières. Notre dessein à l’un et à l’autre est on ne peut plus claire. Impatiente, trépignante et fébrile je prie pour qu’il passe à la vitesse supérieure. Entre deux coups d’œil pour vérifier qu’il m’observe je courtise allègrement mon voisin de table. Au moins un qui se laisse volontiers faire. Quand il pose une simple main sur mes cuisses pour vérifier que mes intentions sont sincères la rection de mon attaquant est à la hauteur de mes attentes. « Vous allez vous laisser faire longtemps ? Je vous pensais moins facile. » " Quand j’en ai très envie ça m’arrive ne vous en déplaise. "

Touché. Enfin il se décide à se lever... à me rejoindre. Tout en fusillant du regard mon soupirant il lance froidement un messieurs à l’assemblée et m’enlève. D’un pas décidé il m’emmène dans un toilette et m’enferme. Sa détermination, sa hardiesse me donnent des ailes. Toujours aussi sauvagement, nos corps se rencontrent, se cherchent. « Si vous jouez avec moi vous allez perdre. » Puisqu’il a choisi de bannir toutes formes de délicatesse, je ne compte pas faire non plus dans la demie mesure. Sa cravate je rêve de la lui ôter mais mes une de mes mains se dirige droit vers son entrejambe tandis que l’autre se pose sur ses hanches, le serre. Nous sommes si proche l’un de l’autre que je frôle et caresse autant la riche étoffe de son pantalon que ma fine dentelle. Je suis déjà soufflée par le désir, prête à cueillir... à l'acceuillir. Lui aussi est en éveil. De ma paume je constate que son envie enfle autant que la mienne. " Vous vous trompez Monsieur Isaksson, apparemment je remporte cette première manche sans conteste. Mais j’imagine que vous n’avez pas dit votre dernier mot, je suis sûre que vous êtes intraitable ? "


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Liam Isaksson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Le fruit du hasard ou une traque sans merci [Joey] ( le Sam 18 Aoû 2018 - 22:01 )

J’ignorais pouvoir prendre autant de plaisir à ce qu’on mette mes nerfs à rude épreuve. Pour autant, je dois avouer que sous la tentation qu’elle met en place, qu’elle crée et qu’elle tente de me faire entrevoir, se lit le plaisir de la voir me tenir tête. Un peu trop. Mais ça, ça finira par se payer. Tout se règle, à un moment ou à un autre. Ce ne sont pas des menaces, juste des promesses dans un jeu qui se met en place, dont les règles battent petit à petit la mesure. Tout comme nos échanges.
Elle me provoque ouvertement, depuis le moment où elle a posé le pied chez moi, en retard. Situation dont elle s’est beaucoup amusée. J’ignore encore pourquoi elle venait avec tant d’à priori mais c’est à croire que c’est un jeu pour elle. Et quand son collègue, ami, ou je ne sais encore qui il est, lui pose une main sur la cuisse, je me sens comme floué. Je ne supporte pas c genre d’affront.
Il ne me faut pas plus d’un battement de cil pour me rebiffer à sa petite incartade, que je considère comme telle. On ne joue pas avec moi et un autre en même temps, j’ai pour moi cette particularité d’être plutôt très possessif. Mais je parierais sur le fait que ça lui plaît parce qu’elle ne semble pas opposer la moindre résistance à me suivre dans les sanitaires. J’aurais pu trouver plus glamour mais dans l’urgence et vu le standing de l’établissement, une prostituée prendrait ça pour une conversion à la Pretty Woman.
Je préfère lui signaler qu’elle risque de perdre, mais ne lui en déplaise, elle a l’air de se foutre de tout. Sa façon de prendre ses marques sur mon corps, sans aucune forme de pudeur, une main sur ma virilité, pleine main, sans la moindre hésitation, l’autre pour faciliter sa prise. Si j’étais déjà bien remonté, je sens que ma prison de tissu devient presque douloureuse, et qu’il serait temps que j’assouvisse mon envie. " Vous vous trompez Monsieur Isaksson, apparemment je remporte cette première manche sans conteste. Mais j’imagine que vous n’avez pas dit votre dernier mot, je suis sûre que vous êtes intraitable ? " Elle manque cruellement d’instinct de survie ou c’est une vague impression ? « Je préfère tenter l’égalisation. » Et plonge une main sous sa robe, à l’intérieur de son sous-vêtement, déjà humide. « On est à un partout maintenant… » Lui glissais-je à l’oreille en la caressant… de plus en plus profondément, tandis qu’une de mes mains s’occupe de caresser sa joue pour maintenir son regard dans le mien.
J’aime déjà entendre son souffle se raccourcir et je peux lire dans ses intentions la détestation qu’elle peut porter à tout ce qui s’apparente à un forfait, à devoir reconnaître sa défaite. Un enfer pour elle. « Mais personnellement, j’ai toujours eu à cœur de ne concéder la défaite sans me battre. » De mon corps, je fais à présent barrage au sien, toujours coincée contre la porte.
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Joey Wilson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Le fruit du hasard ou une traque sans merci [Joey] ( le Lun 20 Aoû 2018 - 14:49 )

La vie est parfois pleine de surprises et la mienne ce soir n’est autre que celui qui m’envoie des messages de plus en plus virulents. Entreprenants. Il représente désormais un cadeau géant qui me tarde de déballer... farouchement.
Depuis la première poignée de mains que nous avons échangée ce matin, le postulat est très simple. Nous jouons l’un avec l’autre en laissant petit à petit monter la tension. À ce petit jeu de séduction, pour moi comme pour lui, tous les coups sont permis... L’intimidation, la pression, le cabotinage, le chantage, l’exagération. Comme je l’avais espéré, il ne supporte pas qu’on lui oppose une résistance, lui dresse des barrières. Sous le coup de la jalousie ou du moins ce qui y ressemble je remporte enfin son adhésion pleine et entière. Je suis maintenant enfermée seule avec le grand Liam Isaksson.

Pourtant adossée contre cette porte, devant lui, je perds un à un tous mes repères. Je ne suis plus qu’une boule de nerfs mise à vif par ce jeu auquel je me suis laissé prendre sans complexes. Ni honte, ni retenue non plus lorsque je me dirige naturellement vers ce qui représente désormais ma délivrance, mon vœu le plus cher... Le sentir dans ma main attise encore ce besoin qui se déploie dans mon bas ventre, brûle dans mes veines. 
Mais au lieu de lui crier maintenant et sans préliminaire, je jette de l’huile sur ce feu qui ravage déjà presque tout mon être... Pourtant les règles sont les règles. Aucun de nous deux n’oublient de respecter son adversaire mais parient en silence sur son échec. « Je préfère tenter l’égalisation. » J’accueille cette remarque d’un sourire et déjà sa main remonte le long de mes cuisses. Ne pas gémir, ne pas frémir lorsqu’enfin il prend possession de ma chair. « On est à un partout maintenant… » " La balle est au centre Monsieur Isaksson... qui sait ce que nous allons en faire ? " Perdue dans son regard, sous l’emprise de sa caresse, mes doigts gravitent le long de sa chemise, se pressent pour faire tomber sa cravate et de la laisser choir à terre. Un à un je dégrafe les boutons et promène mes paumes contre son torse, remontant lentement de son nombril à ses épaules. Je voudrais griffer, lacérer sa peau, lui voler ses lèvres mais je prends mon temps pour faire montrer un peu plus la fièvre. « Mais personnellement, j’ai toujours eu à cœur de ne concéder la défaite sans me battre. » Patiemment je fais glisser mon sous vêtement qui entrave ses vas et viens insolents, encercle une de ses jambes avec la mienne et ondule avec lui, contre lui, au rythme saccadé de nos respirations qui s’accélèrent. Pendue à son cou, je souffle alors contre sa bouche entrouverte. " C’est donc que vous envisagez de perdre ? "


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Liam Isaksson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Le fruit du hasard ou une traque sans merci [Joey] ( le Lun 20 Aoû 2018 - 18:38 )

Je crois que c’est tout ce qu’elle attendait, même si elle préfèrerait sans nul doute se couper un bras que de l’avouer. Se retrouver dans une situation si incongrue qu’elle ne l’aurait paru au début de la journée. On m’aurait dit que non seulement j’aurais pu pencher pour une journaliste mais qu’en plus elle aurait le double de l’âge de mes conquêtes habituelles… Et qu’en plus je préfèrerais ! Je ne m’avoue pas vaincu trop vite mais une chose est sûre et ma physiologie en atteste : elle me plaît. Clairement. Sans concessions. Et je crois que c’est un jeu presque autant que pour moi. Si j’aime la chasse, elle doit aimer la conquête. Si nous sommes là tous les deux, ce n’est pas le fruit du hasard, quelque-chose se passe, et le physique est en train de prendre le pas sur la convenance. Qu’importe, je ne suis pas quelqu’un d’adepte aux conventions, pas plus qu’elle ne semble l’être, ça ne laisse aucun doute.
A chaque fois que mes doigts frôlent sa peau, celle-ci s’affole et se met à frissonner, je ne m’en plains pas, bien au contraire. Elle peut noter à quel point ses gestes à elle me mettent en émoi, maintenant qu’elle me tient à pleine main. Sans doute que l’alcool est un puissant lubrifiant social, je l’ai entendu quelque-part, mais ça ne fait pas tout.
En plus de nos gestes, de nos provocations, ce sont également de réelles joutes verbales que nous essuyons l’un et l’autre, à quoi bon se priver d’un esprit vif lorsqu’il nous est offert. Pour une fois que la conversation dépasse les futilités… Je ne dis pas qu’elles sont toutes idiotes, je dis simplement que combiner les deux est presque un pari perdu d’avance. Elle ne perd pas le fil de sa provocation, et pourtant j’y mets du cœur… Et du corps. " La balle est au centre Monsieur Isaksson... qui sait ce que nous allons en faire ? " Son regard se perd dans le plaisir que je lis entre ses soupirs, dans le désir que je lis dans ses pupilles dilatées. Les miennes en sont sans doute au même stade, pour autant, je parviens moins facilement qu’elle à garder les idées claires. « Je vous laisse la main… » Double sens ? A elle d’en juger, je laisse planer le doute, tandis que ses mains me découvrent, et me parcourent sans pudeur, me déshabillant de ce qui lui pose problème pour le moment. Exit cravate et chemise, tout ce qui peut entraver l’union de nos corps, et la distance commence à nous agacer l’un comme l’autre.
Elle retire son sous-vêtement d’une façon qui appelle clairement à l’érotisme. Me voilà tout hypnotisé à la voir faire, retirer ce bout de tissu qu’elle laisse choir sans un regard, si ce n’est celui qu’elle laisse planté dans le mien, ne me laissant aucun répit. Le désir me ronge, presque douloureusement, mais je n’en dis rien, ses mains poursuivent leur forfait, dépourvues de tout complexe. Elle entame des vas et viens tout contre moi, feintant l’acte qu’elle demande sans doute à l’aide de son langage corporel. Difficile de passer à côté de sa suggestion, et je n’en resterais pas là. Mais encore une fois la clarté de ses pensées m’intrigue. " C’est donc que vous envisagez de perdre ? " Je saisi sa jambe droite, la soulève légèrement pour faciliter la suite des évènements. « Vous seriez la première perdante, si je battais en retraite… » La prenant sans ménagement. A cet instant précis, tous nos sens sont décuplés, nos nerfs ne répondent plus d’eux même, il nous serait facile de sombrer tout de suite, mais l’enjeu est trop important. Le dernier mot, le plaisir de voir l’autre lâcher prise en premier ? Je n’en sais rien, mais je suis prêt à tenter ma chance. Son soupir de plaisir n’est pas feint, pas plus que mon souffle de plus en plus court. De vas et viens langoureux, en butées profondes, je ne ménage pas ma proie. « Alors, je devrais sans doute céder ? » Récupérant ses lèvres des miennes, apportant un peu plus de langueur à cet échange déjà bien agité. Quand je la sens moins méfiante, je me retire, et la retourne contre le mur, mains à plats contre la porte, avant de la prendre à nouveau. « Parce que je n’en n’ai aucune intention… » Glissais-je à son oreille, mes allers-retours en elle se faisant plus intenses encore, alors qu’une de mes mains parcourt la chute de ses reins, et que l’autre prend appui contre la porte, elle aussi.
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Joey Wilson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Le fruit du hasard ou une traque sans merci [Joey] ( le Mer 22 Aoû 2018 - 17:06 )


Il y a des rencontres improbables, sorties de nulle part qui ont le don de vous laisser pantoises. Même si je préfère mourir plutôt que de me l’avouer ou d'oser lui dire, je le suis face à lui... Oui il y a dans cette rencontre une part de magie, quelques choses qui nous lient, sans doute un même état d’esprit. 
Ce n’est pourtant pas la première fois que je me retrouve prête à m’envoyer en l’air dans un lieu public. En général ça m’arrange de ne pas faire entrer mes conquêtes dans mon antre, ma tanière. Malgré les apparences et ma façon de me livrer sans complexe, il n’en reste pas moins que je garde farouchement mon intimité, mon jardin secret, comme un trésor personnel. 
Ce soir c’est différent d’une certaine manière. Il y a entre nous une urgence, un besoin, à satisfaire cette envie qui nous tanne et nous étourdit sans que nous ne puissions rien y faire. Obnubilés par ce terrible pouvoir d’attraction qui nous enchaîne nous avons oublié qu’à deux pas d’ici d’autres personnes dansent, boivent et rient. Peut-être que certaines d’entre elles s’impatientent devant cette porte close, étonnées de ne jamais la voir s’ouvrir ou d’entendre deux voix qui se parlent... puis finissent par se taire. Si à mon avis se sont avec les mots que nous nous sommes séduits ils se sont maintenant taris. Un autre langage les a remplacés, balayés, et nous continuons de nous amadouer par des gestes. Francs et directs... Coincés l’un contre l’autre dans ces sanitaires, il n’y a plus que nous et nos deux corps qui s’appellent.

Ses doigts en moi me font vivre un martyr. Je feins de le cacher, fanfaronne, prends mon temps mais je frisonne entièrement. Passionnément. A ce rythme-là pourtant sincèrement je ne crois pas tenir la distance bien longtemps.
Mes yeux plongés dans les siens j’emploie mes mains à découvrir son corps, mais si c’est son torse que je caresse c’est une autre partie de lui qui m’intéresse. Alors quand il me suggère de le dénuder un peu plus qu’il ne l’est je ne me fais pas prier. « Je vous laisse la main… » " Monsieur est fairplay... " Sous son regard qui m’assaille, son parfum qui m’enivre et son souffle court qui se répand sur ma peau, je me précipite vers sa ceinture, le libère. Son vêtement tombe le long de ses jambes comme son boxer. " Je la prends volontiers... " Du moins j’aimerais avoir le temps de lui rendre ce qu’il me fait, mais je n’en ai pas à lui donner. Stop, finit de tergiverser j’enlève moi aussi ce qui entrave notre union. À demie nue, perchée sur mes talons, sans inhibition, ce n’est pas ma main qui le frôle. 

Tout s’accélère, nos soupirs, nos gestes. Haletante mais altière je lance une ultime provocation qui j’espère sera la dernière... Une jambe suspendue à sa hanche je suis offerte. « Vous seriez la première perdante, si je battais en retraite… » Me répond t-il conquérant mais c’est mon être qu’il annexe... Dans un gémissement de contentement je grommelle à peine distinctement. " Je savais que ce n’était votre genre..." Ses coups de reins sont puissants et atteignent leur cible immanquablement. Il me comble et se retire sans relâche et je prie pour que jamais il ne s’arrête. Comme s’il lisait dans mes pensées, toujours aussi caustique il me nargue. « Alors, je devrais sans doute céder ? » Il n’attend pas vraiment de réponse, puisque nos lèvres se scellent. C’est préférable car je suis maintenant en mesure de le supplier pour qu’il continue de me faire décoller. Je ferme les yeux prête à rendre les armes... Grossière erreur. Son corps s’éloigne et le mien crie déjà famine. Heureusement sa cadence infernale reprend de plus belle. Dos à lui il chuchote à mon oreille. « Parce que je n’en n’ai aucune intention… » D’une main j’empoigne sa chevelure blonde pour ne pas rompre notre contact visuel. " J’espère... je compte marquer autant de buts qu’il me sera permis de le faire... " Nos regards noyés se mêlent. C’est un nouveau défi qui m’appelle. Je guide ses doigts vers la partie de mon corps la plus érogène. Une pression... deux puis trois et je ne touche plus terre. L’intérieur de mon bassin se referme. Je jouis d’une force infinie en taisant à peine mes cris d’allégresses. Ma bouche prend la sienne, la fouille, la pénètre à la même allure que les coups qu’il m’assène. En moi, règne en maître, un cyclone, une tornade une tempête qui m’emporte tout entière. Quand mon esprit embué me le permet j’arrive à articuler. " Monsieur Isaksson... Pouvons-nous considérer que je mène ? "


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Liam Isaksson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Le fruit du hasard ou une traque sans merci [Joey] ( le Mer 22 Aoû 2018 - 18:57 )

Elle avait pourtant distinctement annoncé la couleur quand elle est arrivée ce matin. Celle d’une femme de poigne, une femme forte et déterminée. Une femme qui n’a pas froid aux yeux surtout et que les conventions n’étouffent pas, bien au contraire. La preuve en est, un presque inconnu, qu’elle cherche pourtant à connaître, pour son papier, mais qui est en train de voler un peu de son intimité en toute impunité. Ce qui n’a pas l’air de lui poser le moindre problème qui soit de toute façon. A moi non plus, mais j’accorde assez peu d’importance aux personnes avec qui j’ai pour habitude de me fourvoyer. Bien qu’elles restent rarement. Ce genre de pratiques, de coups d’un soir ou de défis à relever ne m’étouffent pas. Pour autant, je dois lui reconnaître son caractère très particulier, elle est loin des femmes que je regarde en général, mais sans parler d’un point de vue physique, elle a quelque chose que je ne comprends pas, qui m’intrigue et me fascine à la fois. Outre son charme, bien évidemment, qui ne peut être nié.

Je décide de lui laisser la main, quoi qu’il en soit, elle est meilleure que beaucoup d’autres, même si je ne tiens pas à comparer là tout de suite. Son prénom, Joey, est lui-même tendancieux, mixte, mais je peux vous assurer qu’elle requiert tous les charmes que la gente féminine a à offrir. Je ne regrette aucunement mon audace. Je sais que je pourrais risquer une plainte pour harcèlement pour ce genre de conneries mais je pressentais pour autant une autre mentalité que celles que les femmes affichent généralement. " Monsieur est fairplay... " D’une main experte, elle me déshabille et me voilà presque dans le plus simple appareil, alors que mon propre appareil lui fait la cour… " Je la prends volontiers... " « Et sans manières, je vois. Ça me plaît… » Susurrais-je à son oreille. Autant qu’elle le sache, je ne suis pas vraiment pudique de ce genre de sentiment. Elle me plaît, autant qu’elle le sache, même si ça se voit. Je glisse mes mains sous sa robe, caressant ses fesses, musclées de ce dont je me rends compte, son corps sous ces vêtements doit être digne d’être admiré. Mais ce sera sans doute pour une autre fois. L’urgence nous prend. En même temps que je ne le fais avec elle…

Mais à peine l’avais-je emplie que déjà elle trouvait à redire. " Je savais que ce n’était votre genre..." Elle ne semble donc jamais se taire, jamais. Ça me va, si je peux profiter du reste. Peser le pour et le contre… Si encore j’en étais capable. Cette sensation quand je suis en elle est pour le moins… renversante. C’est comme si j’y trouvais pleinement ma place, comme si nos corps s’épousaient au millimètre près. Mais il me tarde de vérifier tout ça sous un autre angle, et c’est sans attendre que je change la donne, la préférant cette fois dos à moi. Pour autant, je n’oublie pas la passion qu’elle m’inspire, dans cette position ou une autre, et remonte une main le long de son corps pour la caresser, et entendre un peu plus intensément ce soupire qui l’anime. De plaisir, de désir, peu importe, il chante à mon oreille. Elle s’agrippe à mes cheveux, peu de personnes ont ce privilège, je préfère que ce soit clair. Personne ne touche à mes cheveux, sauf certaines… et elle semble en faire partie. " J’espère... je compte marquer autant de buts qu’il me sera permis de le faire... " « Ca promet un très beau score alors. » Ma voix grave se mêle à ses soupirs, et j’aime les entendre. J’aime la sentir s’abandonner sous mes coups de reins, sous mon corps faisant presque pression sur le sien.
Sa main attrape la mienne, non pas pour y entremêler nos doigts mais pour me guider vers une zone que je n’occupe sans doute pas assez à son goût. Je ne me fais pas prier et comprendre son geste avant même qu’elle aille au bout. Doucement, mes caresses prennent place sur son intimité, une fois, deux fois, puis plus intensément les pressions se font avec d’avantage d’entrain, et il n’en fallu pas plus pour la sentir se resserrer autour de moi. J’accentue mes coups de reins pour le bouquet final, m’abandonnant totalement en elle, jusqu’à joindre son orgasme pour jouir à mon tour, mêlant mes gémissements aux siens, tout en tenant un de ses seins entre mes doigts…

A bout de souffle, je termine ce baiser langoureux avant de faire descendre mes lèvres le long de son cou, d’une douceur toute autre que le fut notre échange. Je remonte à présent mes deux mains le long de ses côtes, et embrasse son épaule, contre laquelle je fini par poser mon front, le temps de retrouver une respiration correcte. Je prends également le temps de débander en elle, comme pour la posséder encore quelques instants de plus. " Monsieur Isaksson... Pouvons-nous considérer que je mène ? " « Seulement si vous consentez à m’appeler par mon prénom. » Monsieur Isaksson, je trouve ça tellement impersonnel. Ce que j’aime pourtant en règle générale. Pas d’attache, pas de promesses, même si ça n’en n’est pas une, je préfère largement cet échange.
Je me retire enfin, et remonte mon caleçon, ainsi que mon pantalon. Cependant, je prends mon temps pour aider ma partenaire à se rhabiller. Je la préfère largement sans petite culotte… Je la récupère pourtant, laissant Joey se retourner contre la porte et me faire à nouveau face. « Puis-je vous l’emprunter ? » Mon sourire goguenard refait surface, et je la glisse dans la poche intérieure de ma veste quand elle m’en donne l’autorisation. « Vous qui vouliez dresser un portait plus personnel… Vous êtes toujours aussi impliquée dans vos papiers ? » Je ne veux pour autant pas la laisser partir et je me fais toujours aussi charmeur quand j’appuie un bras juste au-dessus de sa tête pour la toiser de toute ma hauteur. Badinant comme l’ado que je suis resté, malgré mes pratiques d’adulte.
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Joey Wilson10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Le fruit du hasard ou une traque sans merci [Joey] ( le Mer 29 Aoû 2018 - 23:37 )


Depuis toujours je me bats contre le conformisme, les idées reçues et les bonnes manières. Mon style de vie n’est pas toujours compris ou admis, je dois souvent justifier mes choix, surtout ceux concernant la gente masculine. Personne ne semble comprendre, encore aujourd’hui, qu’une femme n’a pas seulement pour seul et unique but de se marier ou de se reproduire. Pourtant combien de couples meurent petit à petit englués dans leur routine. Que personne ne m’attende quand je rentre le soir ne me gêne pas bien au contraire. Me taper un quasi inconnu non plus... surtout quand il ressemble à celui que je sers là contre moi à demi nu. Avouons-le toutes les femmes mariées, mères de famille, braves ménagères lâcheraient bien leurs casseroles pour s’acoquiner deux minutes avec l’homme qui chuchote à mon oreille. « Et sans manières, je vois. Ça me plaît… » Elles aimeraient aussi avoir l’opportunité de lui faire sans ciller ce que je lui fais, ou ressentir cette délicieuse sensation de frôler les limites. " Les manières et moi avons du mal à nous cohabiter parfois...

Ce dernier message a été parfaitement entendu et compris par celui qui devient mon amant. D’un geste sec, presque brusque nous ne fessons plus qu’un maintenant. Éperdus, transportés et passionnés nous n’avons pas besoin de nous apprivoiser. Instinctivement, presque immédiatement notre tempo commun trouve son diapason. D’autres sons quelques fois à peine audibles, et puis plus perceptible résonnent dans la cabine. Des souffles, des gémissements, des bruissements. Et puis des mots, toujours ces mots qui ne font qu’accroître le plaisir et le désir qui nous habite entièrement. « Ça promet un très beau score alors. » " Oui... " C’est tout ce que je balbutie. Une main crispée dans ses cheveux l’autre cramponnée sur ses doigts qui explore encore mon corps j’atteins l’extase sous son regard. Il me sert fort en me sentant trembler et enfin s’abandonne. Là maintenant, je pourrais jurer que nos esprits, nos corps sont en parfaite communion.

Abasourdi et étourdi par l’intensité de notre rapport nous restons collés l’un à l’autre. Se séparer ne ressemble à rien d’autre qu’à une hérésie, pourtant il va bien falloir redescendre, se quitter, se laisser s’en aller chacun de notre côté... Recommencer à jouer ? Pas son genre, ni le mien au demeurant. Lui et moi savons bien que tout ceci n’était rien qu’un bon moment passé ensemble... Au-delà de ça pourtant ces gestes se font plus tendres. « Seulement si vous consentez à m’appeler par mon prénom. » " Liam... " Je murmure son prénom dans un dernier soupir en savourant la douceur de son baiser contre ma nuque. " Ce n’est pas raisonnable... Tant que notre interview n’est pas terminée je vais devoir m’en tenir au très protocolaire Monsieur Isaksson.

Son corps se détache, j’entends le bruit métallique de sa ceinture qui s’agite. La parenthèse est refermée, il va falloir se résoudre à se rhabiller même si j’aurais aimé prolonger un peu ce moment particulier. Lui aussi sans doute puisqu’il m’aide à baisser ma robe et ramasse mon sous-vêtement gisant sur le sol. « Puis-je vous l’emprunter ? »  En souriant, je reboutonne sa chemise, passe sa cravate le long de son col que je rabats avant de la lui voler également. " Fair-play et fétichiste ? Vous pouvez. " Tandis que je m’applique à faire un joli nœud sur ce bout de tissu soyeux qui glisse le long de mes doigts, il la range dans la poche intérieure de sa veste avec ce sourire en coin que j’apprécie tant. Avoir un bout de moi aussi infime soit-il, posé la, contre lui, partager ce secret, savoir que seul lui et moi seront au courant que je ne porte plus que cette robe et mes talons électrise de nouveau mon bas ventre qui apparemment le réclame encore. « Vous qui vouliez dresser un portait plus personnel… Vous êtes toujours aussi impliquée dans vos papiers ? » " Vous oubliez que c’est moi qui pose les questions... Vous feriez mieux de sortir le premier.

C’est ce qu’il fait. Adossée de nouveau contre cette porte, j’attends 5 minutes, en laisse passer 5 autres... Je cherche sans vraiment y parvenir à mettre des mots sur ce qui vient de se dérouler, mais ce que je comprends parfaitement c’est que le sourire satisfait qui flottait sur mon visage se transforme en grimace quand je le vois accoudé devant le bar entouré d’autres femmes. 


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- Le fruit du hasard ou une traque sans merci [Joey] -
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