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- Magda | Les dernières 24 heures -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Le reste du monde
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Magda | Les dernières 24 heures ( le Jeu 16 Aoû 2018 - 3:58 )
Les horreurs d’un pont qui s’écroule passe en boucle aux informations, ainsi qu’à la radio. Il y a quelques heures, ils en étaient à trente-quatre morts. Le chiffre a augmenté de cinq. Tous les jours, il arrive des catastrophes et si ça le touche, ce n’est jamais à ce point. Le fait est que Gênes lui est particulière. C’est dans cette ville qu’il a appris à connaître la femme pour qui des sentiments se bataillent en lui. C’est là-bas qu’ils ont échangé une première étreinte, un premier baiser, qu’ils se sont confiés l’un à l’autre. Il a senti que quelque chose d’étrange se passait entre eux, qu’ils pouvaient se comprendre et à travers ce moment d’une sensualité extrême où ses lèvres ont rencontré sa peau, où ses yeux ont parcouru chaque parcelle de ce corps sans en voir certains détails, ces cicatrices qu’elle déteste tant, il s’est senti basculé. Cette électricité n’a fait que s’accentuer au fil du temps. Et tout ça, il va le perdre, suite à la fin de ce contrat. Ce n’est qu’une feuille de papier avec des clauses et deux signatures, mais tant qu’il était d’actualité, ils pouvaient encore se voir, se parler. Après ça, que se passera-t-il ? Ils sont partenaires. Ses bateaux sont habillés de la marque Saddler. Sans doute serait-ce une bonne excuse pour au moins lui adresser quelques mots, mais au fond de lui, il n’a pas envie de ça. La côtoyer professionnellement, échanger sur le bilan de l’année, ou sur un budget financier. « C’est horrible ce qui est arrivé. » Camillo se tient à ses côtés, tenant le volant du véhicule et le tire de ses songes. Ses yeux se posent sur sa silhouette, alors qu’il tourne furtivement la tête dans sa direction. « Oui. Horrible. » C’est bien le mot. Et encore, il le trouve faible. Demetrio repose son attention sur les documents confidentiels qu’il a en sa possession. Un contrat avec l’agence de rencontres, rédigé de sa propre initiative afin que l’on ne démantèle pas la boîte. Si son père savait ça, il se crisperait, cracherait après lui des mots infâmes, qu’il ne penserait sûrement pas, mais qu’il aurait besoin de prononcer afin d’exprimer sa colère et son incompréhension face au comportement de son fils. Cesare ne peut pas comprendre. Il est moins sensible que lui. « Vous voulez bien me rendre un service ? » Une question qui a une réponse sûre : Camillo ne lui refuse rien, mais il se permet tout de même de l’interroger. « Je vous écoute. » Son cœur se soulève, tandis que son attention se pose sur sa montre qui indique vingt-trois heures vingt-deux. Il se fait tard. « Je sais que vous deviez rentrer aussitôt après cette course, mais il y aurait-il moyen de vous solliciter encore trente minutes ? » Rares sont les fois où il le retient. Il est même le premier à lui dire qu’il peut se débrouiller seul, qu’il ferait mieux de rejoindre sa femme et ses deux enfants, mais là, il se sent dans le besoin. « Bien sûr, Monsieur. Où est-ce que je dois vous déposer ? » « Attendez-moi quelques minutes ici, je reviens. » lui dit-il, en s’absentant cinq minutes à peine. Le temps de remettre le duplicata du contrat à l’ancienne PDG de l’agence qui lui propose de rentrer pour boire un café, mais il refuse, se contente de lui souhaiter une bonne soirée et presse le pas pour revenir vers la voiture dans laquelle il s’engouffre. Son téléphone dans la main, il envoie un premier message à Magda. « Chez moi. Il faut que je passe prendre quelques affaires. » « Et ensuite ? Quel est le plan de la soirée ? » La tête tournée vers la vitre lorsque le véhicule démarre, il répond d’un air évasif : « Magda Saddler. » Ca lui fend le cœur de se dire que demain sera la dernière journée, alors, il aimerait pouvoir en profiter comme il se doit, ne rien regretter. « Camillo… J’ai l’impression de faire une erreur. » Une sensation étrangement désagréable, qui lui provoque un énorme vide. Il sent que les dernières heures arrivent et ça le met dans une position dans laquelle il n’aurait jamais cru être. « Mademoiselle Saddler est une jeune femme très attachante. Et si vous voulez mon avis… » Silence. Suspendu à ses lèvres, Demetrio le pousse : « Il m’intéresse. Continuez. » Il cherche ses mots, tourne sa langue sept fois dans sa bouche avant de se laisser aller à ses pensées. « Si je peux me permettre, Monsieur Clarizio, je ne vous ai jamais vu aussi heureux que lorsque vous étiez à ses côtés. Ca ne vous est pas arrivé depuis si longtemps. » La bouche entrouverte, Demetrio ne s’attendait pas à une telle révélation de sa part. Bien sûr qu’il se sentait bien avec Magda, mais extérieurement, il n’a juste aucune idée de ce qu’ils renvoient comme image. Son chauffeur met le doigt dessus, lui et ça le perd un peu plus. Son cœur se resserre, alors qu’il ne perd pas une miette de ce qu’il ajoute. « Je crois même n’avoir jamais aperçu une étincelle dans vos yeux avant ces dernières semaines. » Les doigts serrés sur le volant, Camillo est crispé, se risque un regard vers son patron qui ne pipe pas mot. « Vous ne vous en rendez pas compte, mais vous ne respirez pas la gaieté. Il m’est arrivé de croiser certaines personnes qui se demandaient si un sourire vous étoufferait. » Le PDG baisse les yeux sur le tableau de bord, pas blessé par ce que les autres pensent de lui, puisqu’il le sait bien, mais parce qu’il y a des choses qu’il ignorait jusqu’à maintenant. Comme ce sourire si sincère que lui décrit l’homme bienveillant près de lui et qui prend de temps en temps place sur son visage. « Je… » Impossible de prononcer une seule remarque. Ca lui reste bloqué dans la gorge. Demetrio referme sa bouche jusque-là entrouverte, puis appuie sa tête contre la vitre qu’il descend d’un cran, afin de respirer de l’air frais. Il est perdu. Il sent qu’il pourrait reprendre son histoire avec Charlotte et il en a besoin, juste pour comprendre, savoir, pour avoir le fin mot de l’histoire, mais il se sent vide. « C’était supposé n’être qu’un contrat. » dit-il, plus pour lui que pour l’habitacle. Et ça a pris de l’ampleur, un chemin qu’il ne connait pas, qu’il n’a jamais pris avec personne, même pas avec Charlotte, mais il est convaincu que le temps leur a manqué.

Sa villa se dessine et Demetrio sort du véhicule pour récupérer quelques affaires dedans. Dans un sac, il enfouit deux chemises, un pantalon, ainsi qu’un bas de pyjama et sa sacoche de toilette. Il saisit un cintre où se cache un vêtement dans sa housse et une petite boîte à chaussures qu’il cale sous son bras. Après avoir placé le tout dans le coffre, il revient auprès de Camillo et déclare : « J’ai besoin de comprendre. Vous saisissez Camillo ? Vous comprenez pourquoi je la laisse filer entre mes doigts ? » Il a besoin qu’on le rassure, qu’on lui dise que c’est compréhensible et sans doute que ça l’est, mais ça ne retire en rien toute la culpabilité qu’il ressent à l’abandonner ici, alors qu’ils ont partagé beaucoup de choses. C’est fou. « Ce que je saisis, Monsieur Clarizio, c’est que vous êtes perdu. » « Je ne vais pas vous contredire. » Et impossible d’y voir suffisamment clair. Il se sent pris entre son passé et un présent qui donnerait sur un futur inexistant. Demetrio souffle un coup et après avoir envoyé un dernier message à Magda lui demandant de l’attendre en bas de chez elle, il reprend contenance. Il souhaite être à la hauteur et ça commence par ne pas montrer une seule once de mal-être. Et Dieu sait à quel point il n’est pas en forme. Il n’a pas envie de sourire, ni de rire. Pourtant, lorsqu’il arrive non loin de chez elle et qu’il aperçoit une silhouette sur le trottoir, c’est ce qui se passe. Un éclat de rire résonne dans la voiture, alors que celle-ci ralentit. Il n’attend même pas l’arrêt définitif pour sortir de celle-ci et s’approcher d’une jeune femme enfermée dans une combinaison, visiblement douce, de lapin rose. La capuche sur sa tête a deux oreilles qui tombent. « Quand je vous ai dit de sortir en pyjama, je ne m’attendais pas à ça. » Et la curiosité le pousse à faire le tour de sa silhouette. Un rire résonne de nouveau en apercevant la petite queue ronde et blanche à l’arrière. « Bonsoir. » murmure-t-il, enfin, en lui faisant de nouveau face. « Il vous va très bien, ce pyjama. Très sexy. » D’un geste de la main, il retire sa capuche et dépose un baiser sur sa tempe. Les yeux rieurs, il la dévore, observe le petit ventre blanc et l’entoure de son bras pour la ramener tout contre lui. « Etes-vous prête à passer les meilleures vingt-quatre heures de votre vie ? » Parce que oui, il compte bien la faire rêver, aujourd’hui.


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Sujet: Re: Magda | Les dernières 24 heures ( le Jeu 16 Aoû 2018 - 9:24 )
Sur son agenda ouvert, la date du lendemain est entourée en rouge, colorée par un stabilos dans une couleur flashy. Magda se souvient du jour où elle a marqué cette date pour ne pas l’oublier, ayant hâte que ce jour arrive. C’était le soir de leur entente, quand tout fut mis en place dans des règles qu’ils n’ont, au final, jamais suivi correctement. Depuis ce jour, une relation s’était nouée. Forte. Tendre. Intense. Impossible à mettre de côté mais à partir de demain, elle devra le faire, la brune. L’envie n’est pas là, son cœur se serre et semble déjà pleurer un contrat, qui, il y a trois mois, l’horripilait. Au fil du temps, la Saddler s’était surprise à vouloir que le temps s’étire en longueur. A vouloir grappiller la moindre heure, minutes aux côtés de Demetrio. Vouloir que le temps forme une boucle sans fin pour que ce jour encerclé d’un rouge vif n’arrive pas. Du moins, pas avant qu’elle soit prête mais le pouvait-elle ? Être prête à dire au revoir ? Au revoir à des sensations retrouvées, qu’elle ne pensait pas revivre. Au revoir à des moments qui la faisaient respirer mieux, comme un souffle de vie nouveau et surprenant. Au revoir à cette envie, à cette curiosité de voir demain, voir ce qu’il lui réserve. Au revoir à ce cœur qui semblait battre à nouveau, se réveillant d’un long sommeil. Dire au revoir tout simplement à Demetrio. Le bon moment pour dire au revoir, il n’y en avait sûrement pas. L’âme en peine, Magda erre dans sa demeure, passant d’une pièce à l’autre sans savoir ce qu’elle cherche vraiment. Si, au fond, elle sait exactement ce qu’elle recherche, ce dont elle a besoin mais la magie n’existe pas et Demetrio ne peut pas apparaître comme par enchantement dans une des pièces de sa maison. Même si elle le souhaite tellement fort. Pourrait en faire un vœu sincère en faisant une croix sur son cœur. En parler à un proche, à un ami pourrait l’apaiser mais la métisse s’en empêche, désire respecter les clauses de son contrat et pourtant, elle voudrait, aurait besoin de réconfort. Magda se tourne vers les moyens du bord et enfile son pyjama fétiche : une combinaison toute douce d’un lapin tout rose. Comme chaque fois qu’elle a besoin de se consoler, la jeune femme s’installe devant la télévision, Dirty Dancing défilant devant ses yeux sans qu’elle suive vraiment le fil de l’action. Le bruit de son téléphone la sort de ses pensées et immédiatement l’espoir gonfle son cœur qui bat soudainement plus vite, Demetrio en tout écho entre les battements saccadés. Magda a la réponse que ses espérances désirent ardument : Demetrio qui propose de venir la chercher pour la soirée sans donner plus d’information. Un sourire étire ses traits mais comparé aux autres fois, ce soir, il est teinté d’une tristesse silencieuse car la jeune femme sait que c’est la dernière fois qu’elle recevra ce genre de sms, de surprise nocturne. C’est fini après ce soir. C’est fini et rien que cette pensée transforme les étoiles qu’elle touchait du bout des doigts ces trois derniers mois en papillons noirs qui s’envolent. La force et la motivation ne sont pas là pour troquer sa combinaison confortable pour une autre tenue plus attirante. A quoi bon de toute façon ? Se faire belle pour qu’il la trouve attirante ? Elle l’a déjà perdu. Non, elle gardera son pyjama et tant pis pour le reste. Impatiente de le retrouver, Magda sort de chez elle, l'attend sur le trottoir au moment même où un sms de Demetrio arrive, lui disant de l’attendre en bas de chez elle, qu’il y arrive. Déjà fait, monsieur Clarizio. Quelque minutes à peine s’égrènent avant que la voiture de l’homme d’affaire perce l’horizon, ses yeux reconnaissant directement la silhouette de Camillo derrière le volant. La voiture n’a pas le temps de s’arrêter que Demetrio s’en extirpe pour se retrouver en face d’elle, un rire franc résonnant. Un rire qui parvient, à lui seul, à chasser toutes ses pensées noires. « Seriez-vous entrain de vous moquer de mon pyjama, Monsieur Clarizio ? » Le brun la contourne, inspecte sûrement cette tenue dans laquelle il ne l’a jamais vu jusqu’à ce jour. Magda peut sentir son regard sur elle, lui brûlant le dos jusqu’à qu’il reprenne place en face d’elle. « Bonsoir » lui répond-t-elle sur le même ton, faisant une moue déconfite face à sa remarque. Finalement, elle aurait mieux fait de se changer et enfiler une autre tenue. « Je vous trouve bien moqueur ce soir mais si ça vous fait rire, tant mieux » Un premier et dernier rire pour la route. Au moins, aura-t-elle eu l’occasion de l’entendre et d’en mémoriser le son. Magda sent le bras de Demetrio s’enrouler autour d’elle et ce seul contact suffit à lui graver un sourire sur le visage. Ce simple contact ou la question qu’il lui pose. Ses mains se posent sur son torse, ses yeux se plongeant dans les siens. « Je suis prête, oui » Ses yeux se plissent, intriguée par ce qu’il lui réserve. Sa curiosité est piquée et elle trépigne déjà d’impatience. « Je peux avoir des indices ? C’est un lapin tout mignon qui vous le demande. Vous n’allez pas refuser, n’est-ce-pas ? » Ses cils battent rapidement comme pour tenter de le convaincre de lui lâcher quelque indices.


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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Magda | Les dernières 24 heures ( le Jeu 16 Aoû 2018 - 17:29 )
« Vous savez très bien que ce n’est pas dans mes habitudes. » C’est pourtant ce qu’il fait. Il s’amuse de ce vêtement qu’elle porte et qui ne cesse de le faire sourire, de ce tissu doux qu’il touche entre ses doigts, tandis qu’il resserre son étreinte autour d’elle, pour ne jamais vouloir la lâcher. Il n’en a pas envie, Demetrio, essaie de ne pas y penser, même si tout lui crie que ces moments sont les derniers. Ce cœur qui se resserre un peu plus au fil des secondes, qui s’allège en apercevant ses lèvres s’étirer. La boule installée au creux de son estomac ne disparaît pour autant pas, mais elle s’atténue un peu à son contact. De nouveau, un rire sort en la voyant essayer de lui soutirer des informations qu’elle n’obtiendra pas. « Il va falloir vous armer de patience. » dit-il, en saisissant la pochette qu’elle tient et qui renferme ce qu’il lui a demandé : ses papiers. La main posée sur le bas de son dos, il lui ouvre la portière arrière et l’invite à entrer à l’intérieur du véhicule. « Bonsoir, Mademoiselle. Je suis ravi de vous revoir. » Et il sait que c’est sincère. Camillo a beaucoup d’estime pour Magda, la porte dans son cœur depuis leur première véritable discussion. Il a senti en elle quelqu’un de bien et il ne se trompe jamais. La différence avec la dernière fois, c’est qu’il sent que cette fois-ci, son patron est quasi prêt. Il se laisse déjà aller, prend des initiatives et s’il est convaincu de garder un peu de contrôle sur lui-même, il n’en a plus totalement. Auprès d’elle, il se surprend à faire des choses totalement dingues, comme ils vont en faire aujourd’hui, sur un gros coup de tête, parce qu’il sent que c’est important et a envie de marquer le coup, de tracer au fer rouge son nom sur sa peau, qu’elle se souvienne de lui, d’eux et surtout, de lui faire plaisir. Il a envie de voir cette étincelle dans ses yeux, sentir qu’il fait quelque chose de bien pour elle, parce qu’elle le mérite et qu’elle compte. Prenant place sur le siège passager, Demetrio attache sa ceinture de sécurité et tend le bras vers l’arrière, afin de réquisitionner la main de sa partenaire. « Direction l’aéroport, s’il vous plaît. » dit-il, en plaçant la pochette sur ses genoux, alors qu’il pianote sur son téléphone portable un message à l’adresse du pilote, afin d’être assuré qu’il soit bien présent. Et il l’est, dans l’attente que ses deux passagers arrivent. Bientôt, les pistes se dessinent. Camillo s’approche de celle qu’ils ont l’habitude de côtoyer et sur laquelle séjourne un jet privé. A l’arrêt, Demetrio se tourne vers Magda et porte sa main à ses lèvres pour embrasser celle-ci, avant de mettre les pieds à l’extérieur afin de sortir du coffre son sac, plaçant la lanière sur son épaule et dans lequel il glisse la pochette, la grande housse ainsi que la boîte en carton qu’il garde en-dessous du bras, de sorte à se libérer une main afin d’ouvrir la portière. D’un signe de tête, il lui demande de sortir, puis referme derrière elle avant de se pencher vers la fenêtre de son chauffeur. « Merci encore pour tout Camillo. Je vous souhaite une très bonne soirée. Passez le bonsoir à votre épouse et vos enfants. » Il acquiesce d’un signe de tête. « Egalement Monsieur. Mademoiselle Saddler. » ajoute-t-il, à l’adresse de Magda vers qui Demetrio se tourne ensuite. Il hisse la housse sur son épaule, se libérant de sa main pour saisir la sienne et l’attire jusqu’au jet privé qui les attend. Un Falcon 8X qu’il a acheté en 2016, juste à la sortie de ce dernier. L’un des premiers acquéreurs, si bien qu’il l’a obtenu à un prix plus raisonnable que celui sur le marché actuellement. Le pilote est là, les salue avec un air amusé en apercevant le petit lapin rose et le débarrasse de ses affaires qu’il range dans un coffre à bagages. Inutile de lui préciser le trajet à prendre ; il le lui a donné par message afin de lui laisser le temps de choisir son itinéraire, de sorte à ce qu’il ne soit pas pris au dépourvu. En partant, il tire les portes coulissantes et une fois dans le cockpit, Demetrio se tourne vers Magda, pose ses mains sur sa taille. « Je suppose que vous n’avez jamais pris l’avion. » Il faut bien une première et ça lui plaît. Il aime être l’initiateur de ses premières fois. « La durée de notre vol va être relativement longue, il faut vous reposer. » Et ce n’est pas négociable. Ils en ont à peu près pour neuf heures, avec une courte escale qui ne durera pas plus de trente minutes, le temps pour son pilote de se dégourdir un peu les jambes et de reprendre. « Je sais que vous vous posez des questions, mais vous n’obtiendrez rien de moi, même par la force. » Doucement, il la pousse vers le lit que son pilote a préparé ; des sièges convertibles en cinq lits, dont un qui est recouvert d’une couverture, avec deux oreillers. Au-dessus d’elle, Demetrio s’appuie avec son coude de sorte à ne pas l’écraser, tandis que ses doigts caressent le tissu de son pyjama et cessent leur course sur son menton. Son index se pose sur ses lèvres et les yeux plongés dans les siens, il déclare : « Vous avez changé quelque chose en moi. Vous avez fait naître des choses que je ne soupçonnais pas. » Une envie de vivre, il l’avait, mais pas à ce point. Sa spontanéité n’existait pas non plus. L’homme qu’elle découvre à ses côtés n’est pas le même qu’il y a trois mois. Demetrio a évolué. Grâce à elle.


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Sujet: Re: Magda | Les dernières 24 heures ( le Ven 17 Aoû 2018 - 11:28 )
Pas dans ses habitudes, c’est sûrement vrai. En trois mois, ils n’avaient jamais réellement partagé un rire ensemble ou un fou rire. Pourtant, ce soir, c’est bien des sourires et un éclat de rire dont Magda est témoin. Si elle avait su, peut-être qu’elle aurait sorti sa panoplie de pyjama digne d’un zoo plus tôt. Rien que pour le voir sourire, l’entendre rire, avoir cet éclat dans le regard, mirer cette fossette qui le rend encore plus séduisant. Magda le trouve beau, magnifique, encore plus depuis qu’ils se seront rapprochés mais avec un sourire éclairant son visage, c’est un tout autre homme. Un homme qui fait battre son cœur plus rapidement, qui la fait complètement craquer. Retour à l’adolescence, quand les filles se retrouvent face à leur crush et qu’elles savent plus quoi faire de leur corps devenu tout à coup trop grand pour elles, à pas savoir quoi dire : Magda se retrouve dans le même état. Son étreinte qui se resserre autour d’elle la fait frissonner, pourrait faire croire à une première fois. C’est un peu ça, oui. C’est la première fois d’une dernière fois. Aussi triste que cela puisse être. « Vous savez bien que je n’ai aucune patience » Lâche-t-elle en plissant le nez, perdue entre le ravissement de se laisser porter et l’envie de savoir ce qu’il lui réserve afin d’avoir un certain contrôle. Son corps quitte le trottoir pour s’engouffrer dans la voiture, voir Camillo lui décroche un large sourire sur le visage. Cet homme qu’elle ne pensait pas finir à apprécier à ce point. En faite, elle n’aurait jamais cru faire de si belles rencontres en signant ce contrat. « Camillo ! » Exclamation ne cachant pas sa joie, sa main venant presser l’épaule de l’homme en guise de salutation. « Je suis très contente de vous voir aussi » Un sourire qui s’efface aussi rapidement qu’il est venu alors qu’elle attache sa ceinture. Lui aussi, c’est ce soir, la dernière fois qu’elle le verra, qu’elle montera sûrement dans cette voiture bercée par la présence des deux hommes. Elle ne passera plus des après-midi avec lui, à trouver la tenue parfaite qui la mettrait en valeur et qui plairait à Demetrio. Tout cela, à partir de demain, c’est fini. Pour de bon. La main que Demetrio lui tend fait diversion, fait blocus à ses pensées et à cette peine qui monte en elle en silence. La brune fait glisser sa main dans le creux de celle de son bienfaiteur et la serre contre sa paume en faisant le souhait que la nuit dure. Que ce soit la plus longue nuit possible pour pouvoir profiter de lui. « L’aéroport ?! J’aurais dû m’en douter avec votre demande mais à cette heure de la nuit, j’aurais pas pensé … Je savais que j’aurais dû me changer ! » Sa réaction pourrait paraître superficielle mais ça ne l’est pas. La brune tient juste à son intimité, à ne pas partager avec des inconnus ce qu’elle est dans le confort de sa forteresse et sa tenue met à mal toutes les frontières qu’elle a érigées autour d’elle, la montrant comme quelqu’un de plus humain qu’elle ne veut le montrer. Soit, puisqu’elle ne peut retourner en arrière, Magda profite du trajet pour lâcher prise, serrant la main de Demetrio contre elle. A l’arrêt de la voiture, malgré le baiser que Demetrio dépose sur sa main, une boule se forme dans son ventre. Ce n’est pas l’appréhension de l’inconnu, bien qu’il y en a une part mais c’est de faire un premier au revoir. A Camillo. Une fois seul, la métisse hésite puis se penche vers Camillo, ose poser son menton contre son épaule, ses yeux n’osant croiser les siens dans le rétroviseur. « Vous allez me manquer, Camillo » « Vous allez me manquer aussi, Mademoiselle Saddler … Et pas qu’à moi … » Magda n’a pas le temps de le questionner sur ce qu’il sous entend que sa portière s’ouvre. « Au revoir, Camillo » «  Au revoir, Mademoiselle Saddler. Prenez soin de vous » Elle s’y essaiera. La brune lui glisse un dernier regard puis sort de la voiture, sa main retrouvant celle de Demetrio alors que ses yeux cherchent diversion pour retenir des larmes en se posant sur le jet privé qui s’impose face à elle aussi majestueux qu’un aigle. Elle en avait déjà vu à la télévision, dans les magazines mais un vrai, là, à portée de main, non jamais. C’est comme une gamine émerveillée qu’elle y grimpe, observant tout autour d’elle. « Détrompez-vous, j’ai pris l’avion, une fois. A mes 12 ans, quand nous avons quitté Londres pour Naples mais le voyage a connu beaucoup de turbulence, mon cœur n’a pas trop apprécié alors ma mère a juste décidé que je ne monterai plus dans aucun avion. J’imagine que j’ai toujours continué à suivre cette règle malgré moi » Magda avait beau s’être émancipée de l’influence de sa mère, elle restait toujours dans un coin de sa tête à dicter sa vie. « Combien d’heure de vol ? Vous pouvez me dire au moins ça. Juste ça. » Pour savoir, se faire une idée. Parce que l’idée de rester dans les airs sans savoir quand elle pourrait poser un pied à terre l’effraye un peu. « Et par la douceur ? » S’y risque-t-elle, lui jetant un regard en biais en s’installant sur le lit qui, à son grand étonnement, lui semble bien confortable. Demetrio la rejoint et leur proximité lui fait du bien, apaise cette aura de tristesse qui ne la quitte pas. Ses yeux se ferment alors que les doigts du brun glissent sur son pyjama, remontent à son visage pour finir leur voyage sur ses lèvres. Sa voix, ses mots qui font ré-ouvrir les yeux pour se noyer dans son regard océan, cette teinte qu’elle ne trouvera nulle part ailleurs, elle le sait. « J’ai fait ça, moi ? » Son manque de confiance n’est jamais bien loin, la faisant toujours douter de faire des choses biens pour qui que ce soit, surtout depuis la fusillade. « Je suis ravie si j’ai pu faire quoique ce soit de bien pour vous. Vous avez changé mon quotidien du tout au tour » Il lui a offert trois mois de paix, trois mois de légèreté où sa vie lui paraissait moins lourde, moins noire. Où vivre pleinement son existence avait un sens, tout prenait un sens à ses côtés. Tout. « Au moins, ainsi, peut-être que vous ne m’oublierez pas » Souffle-t-elle en caressant son visage du bout de son nez, avant de se caler dans le creux de son cou. Dans une semaine, un mois, il l’oubliera sûrement, elle et les moments qu’ils ont partagé et c’est peut-être très égoïste de souhaiter qu’il ne l’oublie pas mais c’est ce qu’elle souhaitait : avoir assez impacté sa vie pour y laisser sa trace, même juste une petite. Même si les choses qu’elle a fait naître en lui comme il le dit, c’est une autre qui en profitera. Qui en prendra pleinement conscience. Une autre et pas elle. Malgré elle, la brune ressent un sentiment d’injustice, couvrant à peine cette sensation d’être laissée tomber. Aussi incongrue soit cette pensée. C’est juste la fin de leur entente comme c’était prévu, écrit noir sur blanc mais alors pourquoi ne cesse-t-elle de le ressentir ainsi, ouais, comme un abandon ? Ca passera, ça passera. Dans une semaine, un mois ...


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Sujet: Re: Magda | Les dernières 24 heures ( le Dim 19 Aoû 2018 - 19:20 )
« Vous avez eu un bourrin comme commandant de bord. » Un vol n’est pas significatif de tous les autres, mais il comprend les inquiétudes d’une mère voyant son enfant souffrir, même si la sienne a cessé de s’en faire le jour où elle s’est émancipée de sa famille. Est-ce réellement le cas ici ? Avec le peu que lui a dit Teobaldo, cette femme ne semble pas être une fréquentation qu’il apprécierait sur le long terme, mais peut-être qu’elle se faisait réellement du souci pour sa gamine, à sa manière. Une façon bien maladroite, comme il ne le cautionne pas, si bien qu’avant même de la connaître, il ressent une grosse aversion à son égard, est tendu dès lors qu’il est question d’elle. Il manque d’objectivité, dû à son attachement pour sa partenaire. Et alors ? Il ne souhaite que son bien, aimerait qu’elle se libère de toutes ces chaînes qui lui pendent au cou et qui l’emprisonnent. « Un peu plus de neuf heures. Tout dépendra de nos deux pilotes. Je leur ai soufflé qu’ils pouvaient s’arrêter s’ils en ressentaient le besoin. » Même s’ils peuvent se seconder et voler sans escale. Le pilotage automatique les aide à aller dans ce sens, seulement, Demetrio ne souhaite prendre aucun risque. Prolonger le séjour ne le dérange pas. La voix qui sommeille en lui l’espère. « Vous pouvez voler, Magda. Vous pouvez faire de nombreuses choses même avec un cœur défaillant. Il faut seulement faire plus attention que les autres… » Elle pourrait même faire davantage, si elle acceptait de laisser un chirurgien l’opérer, si elle se mettait dans la liste d’attente pour une greffe de cœur. Il aimerait qu’elle le fasse, peine dorénavant à se dire que d’ici peu, tout sera terminé ; elle n’a pas été jusqu’au bout de ce que la médecine peut faire pour la sauver. Cette pensée lui retourne l’estomac, alors qu’il dépose un baiser au creux de son cou, tandis que ses doigts redescendent sur le tissu de son pyjama. Même par la douceur, elle n’obtiendra de lui, mais il trouve le moyen d’en profiter. « Ca m’étonne autant que vous, mais oui. Vous avez fait ça. » Ca le surprend, parce qu’il n’a jamais été en position de laisser entrer une autre femme que Charlotte dans sa vie. Cette histoire a laissé des traces indélébiles, le poussant à fermer toutes les ouvertures possibles qui s’étaient rouvertes peu à peu, puis complètement à l’arrivée de Magda. Si l’on croit au destin, l’on est en droit de se demander si Dafne n’est pas entrée dans sa vie parce qu’il fallait préparer la venue de Magda. Personne n’avait cependant prévu le retour d’un fantôme de son passé auquel il a besoin de se confronter. Mais pour l’heure, il s’efforce de ne plus penser à ça, ni à demain, préfère vivre l’instant présent. « J’en suis sincèrement ravi. » dit-il, en retirant ses chaussures, puis celles qu’elle porte. « Ca ne risque pas. » Impossible. Elle a trop pris de place pour qu’il l’oublie. Ses yeux se clos un instant au contact de son nez sur son visage et, sentant le sien s’enfouir au creux de son cou, Demetrio l’enveloppe de son bras, resserrant son étreinte avec une facilité déconcertante. Lorsqu’il rompt celle-ci, c’est pour une courte durée, le temps de se dévêtir et de revenir auprès d’elle. Il aime cette proximité. Il déteste que ce soit l’un de leurs derniers moments. Il déteste encore plus lorsque Morphée vient prendre possession d’elle. Son souffle est plus régulier, plus lent aussi et il le vit avec difficulté. Il a toujours peiné à s’endormir, de peur de ne pas revoir la lumière du jour et sa crainte est à présent décuplée par dix avec Magda dans ses bras, dont la santé n’est pas au beau fixe.

Le sommeil prend le dessus sur son envie de l’observer et très vite, il vient la rejoindre. Les heures défilent, les turbulences sont rares, si bien qu’il ne les sent pas. C’est son horloge mentale qui le réveille : l’appel de son traitement. Il est sept heures cinquante lorsqu’il se redresse doucement, faisant attention à ne pas la bousculer. Durant de longues secondes, l'homme l'observe, caresse son visage du bout des doigts, attrape une mèche de cheveux qu'il cale derrière son oreille et profitant qu'elle dort encore, il murmure : « Vous m'avez rendu totalement accro. » Et il ignore comment elle s'y est prise, mais elle l'a fait. Il se libère, saisit sa boîte de médicaments et les prend un à un, tout en se penchant vers le hublot. L’avion est haut dans le ciel, accompagné des nuages. Si ses calculs sont bons, ils devraient arriver sur les coups de neuf heures trente et l’information lui est confirmée dans le cockpit. Demetrio s’engouffre dans la salle de bain et s’attarde une bonne heure sous la douche, par besoin de s’y retrouver, de prendre le temps. Lorsqu’il quitte la cabine, c’est avec une serviette autour de sa taille. Après une heure supplémentaire à gérer ses mails, parfois à l'observer, Demetrio s’approche du lit, se penche au-dessus de Magda pour lui voler un baiser avec tendresse. Avec le décalage horaire, il est seulement 4 heures du matin et il a conscience que c'est un peu tôt, qu'il devrait la laisser dormir, mais il ne peut s'empêcher de vouloir profiter de sa présence pleinement. « Bonjour, mademoiselle. » murmure-t-il, en déposant un nouveau baiser sur son cou, pour la réveiller en douceur. « Nous avons un peu plus de trente minutes avant l'atterrissage. » souffle-t-il, alors qu'il saisit la fermeture de sa combinaison pour la faire glisser, tout en embrassant sa peau qu'il découvre. « Si vous souhaitez prendre une douche avant que nous allions vous acheter de quoi vous vêtir. » Au moins pour la journée. Même si, tel qu'il est parti, il aimerait plutôt en profiter autrement.


Demetrio & Magda
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Dernière édition par Demetrio Clarizio le Mer 29 Aoû 2018 - 0:18, édité 1 fois
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Magda | Les dernières 24 heures ( le Lun 20 Aoû 2018 - 4:21 )
Magda hoche la tête, prend note de l’information non sans une surprise qui se greffe sur son visage. Neuf heures, c’est long et fait surtout une longue distance. Silencieuse, sa tête tente de dérouler une mappemonde dans sa tête pour avoir une idée du pays où il l’emmène au beau milieu de la nuit. Demetrio l’étonnera toujours à l’entrainer dans des projets qu’elle n’aurait jamais fait toute seule, ni même eu l’étincelle d’une idée dans sa tête. S’envoler au beau milieu de la nuit, non, ça jamais elle ne l’aurait fait, même avec Sahar mais avec lui, oui, elle le fait en toute confiance. Elle pouvait voler dans les airs, faire tant de choses aussi comme il le lui dit mais la vérité c’est qu’elle ne pourrait faire tout cela qu’en sa présence, qu’avec lui à ses côtés la rassurant, lui donnant la confiance nécessaire pour oser le pas. C’est lui qui lui donne des ailes et ses ailes, bientôt, elle les perdra en même temps que ce contrat prendra fin. S’en rend-t-il compte ? Le voit-il ? Magda n’est plus la même personne qu’à leur première rencontre. S’est laissée aller tant de fois en sa présence, dégelant cet hiver incessant qui l’entourait pour libérer une spontanéité qu’elle enferme depuis tant d’années, la censurant. Elle avait pu être elle-même pendant ses trois mois, faire tomber le masque qu’elle revêtit pour se protéger du monde extérieur et du pire qu’il lui réserve constamment depuis sa naissance. Avec Demetrio, c’était se sentir en sécurité, avoir l’impression que tout ira mieux, c’était pouvoir espérer un futur plus brillant, moins tortueux mais les belles choses trouvent toujours une fin. C’est injuste. Tellement. « Vous pouvez l’être » Combien pouvait prétendre avoir changé la vie de Magda Saddler ? Personne. Pour la simple raison que la métisse n’avait jamais laissé entrer quiconque depuis Leo. Elle s’était tout bonnement barricadée derrière une forteresse infranchissable jusqu’à que Demetrio s’y présente et arrive à accéder à l’inaccessible. « Je l’espère » Murmure presque inaudible, comme un vœu que son cœur souhaite de toutes ses forces. Qu’il ne l’oublie pas, que Magda reste un écho dans sa tête le hantant, qu’il s’accroche aux souvenirs crées ensemble comme elle le fait. Son bras l’enveloppe, le serre contre lui, la laissant se noyer dans son odeur. Celle qui a su l’apaiser dès leur première soirée, celle qui lui faisait tant adorer sa veste qu’il déposait toujours sur ses épaules. Ses yeux se ferment, se sentant tellement bien et détendue dans ses bras à respirer son odeur. Le sommeil ne tarde pas à l’enrôler, à l’emporter vers un lieu où ce contrat ne rencontrerait jamais de fin. Seulement, la brune n’a pas le contrôle de ses rêves et rapidement, l’état de grâce dans lequel elle était plongée éclate en mille morceaux. Même dans ses songes,  Demetrio s’en va au bras d’une inconnue, lui murmurant à l’oreille qu’elle l’a rendu accro. Son cœur se serre alors que son corps essaie de le rattraper, de le retenir mais peu importe la fougue de ses jambes à lui courir après, jamais elle ne parvient à le rattraper. Jamais. Un jamais qui se fait rapidement ébranler par des lèvres qui se posent sur les siennes, la tirant peu à peu hors de cette chimère aux allures de cauchemar. « Hmmm » Ses yeux s’ouvrent à peine jusqu’à que Demetrio dépose un autre baiser contre sa nuque, lui faisant ouvrir les yeux, le regard encore gorgé de sommeil. « Bonjour » Magda émerge avec difficulté, n’étant vraiment pas du matin et si d’habitude, son humeur n’est pas des plus joviales le matin avant d’avoir pris un petit déjeuner, il n’en est rien aujourd’hui. Le contact des lèvres de Demetrio sur sa peau y est pour quelque chose et chasse rapidement les effluves de ce cauchemar. Il n’y a pas meilleur façon que celle-ci de se faire réveiller, ça lui change de la sonnerie stridente de son réveil. « Ok si vous me portez jusqu’à la salle de bain » Dit-elle d’une voix encore remplie de sommeil, sans le penser vraiment, son esprit encore dans les vapes. Ses bras s’enroulent autour de son cou, l’attirant à elle. Sa peau fraîche rencontre la sienne et réveille son corps endormi. Son esprit retrouvant sa vivacité, Magda ne perd pas le nord et fait glisser ses doigts sur son torse, longe sa cicatrice et s'arrête à la naissance de sa serviette, se faisant force pour ne pas la défaire. « De toute façon, il semblerait que vous me déshabillez déjà pour aller la prendre cette douche » La brune capture sa lèvre inférieure, le garde emprisonné près d’elle ainsi. Cette douche était devenue le cadet de ses soucis et pouvait bien attendre. Faire une entorse au programme décidé par Demetrio l’enchante plus, poussée par la crainte que ce soit la dernière fois que l'opportunité se présente.


Magda & Demetrio
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Sujet: Re: Magda | Les dernières 24 heures ( le Mer 29 Aoû 2018 - 1:40 )
Ses yeux se rouvrent et aussitôt, son cœur s’apaise, puis s’alourdit presque aussitôt en repensant à cette dernière journée ensemble. Bientôt, il n’aura plus l’occasion de la voir au petit matin, de l’observer des heures durant, de caresser sa peau du bout des doigts, tandis qu’elle trouvera refuge dans les bras de Morphée. Ses lèvres lui seront interdites, si bien qu’il essaie de mémoriser leur goût pour s’en rappeler dans l’avenir, lorsque le manque sera trop douloureux pour supporter son absence. Fin sourire au coin des lèvres, Demetrio appuie sa main près de son oreiller afin de ne pas l’écraser, alors que son corps frémit à la sensation de ses doigts l’effleurant, touchant cette cicatrice qui lui rappelle sans cesse son opération, sa vie fragile et qu’il n’apprécie pas qu’on caresse, sauf là. Avec elle. Parce qu’elle sait en partie ce qu’il ressent, parce qu’elle le comprend. Et surtout parce qu’il aime cette tendresse dont elle fait preuve avec lui. « Et ça vous dérange ? » C’est également une très bonne excuse pour en profiter, mais elle ne lui laisse pas la possibilité de reprendre là où il s’était arrêté. Son cœur rate un battement lorsque sa bouche rencontre de nouveau la sienne. De manière assurée, il termine de descendre la fermeture de sa combinaison, et sans rompre le baiser, Demetrio la soulève dans ses bras et se dirige vers la salle de bain. Là, il la pose sur le meuble d’appoint. Si ça ne tenait qu’à lui, il la rejoindrait, prendrait cette douche avec elle et savourerait chaque parcelle de sa peau, la dévorant jusqu’à avoir un sentiment de satisfaction, bien que ce ne sera jamais assez. Il ne se lasse jamais de l’embrasser, l’étreindre. « Je vous désire. » Tellement fort. « Je n’aime pas cette impression que ça me laisse. » On dirait un au revoir et c’est déchirant, si bien qu’il se refuse à écouter cette attraction qui l’essouffle. Demetrio pose ses mains sur ses hanches, enfouit son visage au creux de son cou et y dépose quelques baisers. « Si je m’écoutais, je vous dévorerai entièrement. » Là, il mord doucement son cou, aspire sa peau pour y laisser une marque. Son territoire. « J’y laisserai une trace chaque jour pour que chaque homme qui vous approche comprenne que c’est chasse gardé, qu’ils n’ont aucune chance. » Et c’est ce qu’il se plaît à croire ; qu’ils seront fades comparé à lui, qu’ils ne pourront jamais lui offrir tout ce qu’il peut lui donner. Pas financièrement, en la menant où bon lui semble, là où ses rêves la poussent à aller. Non, ça va au-delà. Ils sont en phase et c’est ce qu’il craint de perdre. Cette complicité naissante, cette envie de toujours vouloir faire plus, pour elle, l’accompagner jusqu’au bout, même dans ses coups durs. Demetrio n’a jamais ressenti de pareilles choses, pour personne. Ca le consume de l’intérieur, au point où ça l’embrouille dans ses choix, lui fait perdre pied. Il prend un chemin, mais ignore si c’est le bon, si c’est réellement celui qu’il souhaite prendre. Juste parce qu’il s’interroge et qu’il a besoin de régler les choses du passé, mais est-ce que ça en vaut la peine ? « J’embrasserai chaque recoin de votre corps, jusqu’à l’apprendre par cœur. » Jusqu’à le lui faire aimer. Elle n’a pas à avoir honte de ce qu’elle est, de ses cicatrices qu’elle s’est elle-même infligée. Demetrio se baisse doucement, en même temps que lui retirer la combinaison qu’il glisse le long de ses jambes, dévoilant ainsi une cicatrice sur laquelle il souffle, puis presse ses lèvres dessus, avant de tendre le bras vers le robinet pour faire couler l’eau. C’est le bruit qui le pousse à se redresser, à placer ses mains de chaque côté de ses jambes. « Allez prendre votre douche. Dépêchez-vous. » Il n’aura pas d’autre choix que de l’attendre, mais il sent l’impatience le gagner, la frustration prendre de l’ampleur. Il s’en veut d’écouter cette raison qui le tord, sur laquelle il aimerait bien cracher. « Maintenant. Avant que je ne change d’avis. » Et il pourrait. « Et je ne le souhaite pas. Je crains de ne plus pouvoir me passer de vous si j’enfreins ce qui me reste comme limite. » Elles sont moindres. Avec Magda, rien ne se passe comme prévu.


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Sujet: Re: Magda | Les dernières 24 heures ( le Mer 5 Sep 2018 - 11:37 )
Sa tête se secoue sans un mot, son regard rempli de malice en dit bien plus que son silence. Bien entendu que ça ne la dérangeait pas. Bien entendu qu’elle voudrait se réveiller ainsi tous les matins. Ces autres matins destinés à n’être sans lui et pourtant, la brune voudrait l’y greffer. Voudrait l’importer dans son quotidien, l’embellir de sa présence, du son de sa voix, du contact de sa peau contre la sienne qui en redemande encore et encore. Qui en redemandera sûrement à chaque fois. Comme un besoin qui ne saura jamais se retrouver comblé entièrement. Peut-être que si, ce matin, dans ces bras qui l’emportent avec lui vers la salle de bain tandis que ses bras à elle s’enroulent autour de son cou. Qui ne le lâchent même pas lorsque que Demetrio la dépose sur un meuble. Ses doigts se crispent sur la peau du brun comme une naufragée s’accrocherait à sa bouée de sauvetage. Plus qu’à sa peau, c’est à ses mots qu’elle s’accroche, Magda. Qu’elle laisse chaque syllabe lui effleurer la peau, se graver sur sa mémoire. Se délecter de la sensation que chaque sons lui procurent, à son esprit, à son corps si haï, à ce cœur en fin de vie, à elle tout entière, tout simplement. Des mots que la métisse a souhaité entendre et maintenant qu’ils percent le voile de réalité, le sens prend une toute autre route : plus fort, plus percutant. La voix de Demetrio, son ton, son souffle contre sa peau leur donnent une tout autre dimension. Un réalisme qui la frappe de plein fouet, la touche dans son plus simple appareil : n’est-ce pas là l’effet qu’a la vérité, de toute façon ? Sauf que c’est la sienne, la leur. Celle d’une existence fugace, la leur, au creux de sa main mais qui lui échappe au fil des heures, elle le sait. Alors des mots qui trouvent leurs places entre les interstices de ses failles, qui sonnent justes mais qui sonnent, aussi, comme les aveux d’un au revoir. Ceux qu’on ne murmure qu’à la toute fin, en tout conclusion d’un long et fort paraphe. Ses yeux se ferment lorsque Demetrio s’empare de sa peau, la marque de cette trace qui ne durera que quelque jour à peine. Souvenir éphémère qui lui prouvera un petit temps, qu’elle n’a pas rêvé. Aucun mouvement de recul ou de tentative d’évitement, Magda se laisse faire, mettant à la poubelle elle-même une de ses fameuses règles auxquelles elle tenait : jamais de marque, en aucune façon. Avec ses relations d’un soir ou pas, cette règle avait toujours été énoncée de nombreuses fois : aucun signe d’appartenance et si ses partenaires n’étaient pas enclins à s'y tenir, la brune le faisait pour eux, indomptable. Magda n’était qu’à Magda. Eux lui appartenait peut-être bien dans un sens, mais elle, jamais à eux. Jamais. Jusqu’à qu’aujourd’hui donne des couteaux dans les contrats. Jusqu’à que Magda se cède à l’idée de n’être plus qu’à elle mais à quelqu’un d’autre aussi : à Demetrio. « Ils n’ont pas besoin de ça pour savoir qu’ils n’ont aucune chance » Parce que tout sera insipide après lui. Les couleurs ne vibreront pas autant qu’à cet instant précis. Ses atomes ne réagiront plus de la même façon, c’est l’air entier qui se teindra d’une autre odeur, d’une autre couleur : terne et morne. « Ils n’ont vraiment pas besoin de ça » Murmure qui s’échappe d’une femme qui l’est déjà, chasse gardé, jusqu’à que le temps lui rend sa liberté. Jusqu’à que le temps fasse son œuvre et la fasse passer à autre chose mais là encore, le temps ne se porte pas garant, n’est pas certain de pouvoir faire correctement son travail. Une autre esquisse de promesse s’échappe en même temps que sa combinaison finit son voyage au sol, que Demetrio allie le geste à la parole en embrassant une de ses stigmates. Contact qui a le seul don de faire partir son cœur dans une envolée de battements bordéliques. C’est un goût de trop peu qu’il lui laisse en se relevant, l’encourageant à prendre cette douche qui est devenu le cadet de ses soucis. Sa non-coopération s’impose sans un mot, se traduit dans son bras qui se tend pour éteindre le robinet. Non, elle ne se dépêcherait pas. « Et si c’est ça que je veux ? » Ses bras s’enroulent autour de son cou, quand ses jambes font de même autour de sa taille, le rapprochant d’elle encore plus. « Que vous changiez d’avis ? » Que chaque matin, il la fasse sienne pour qu’aucun autre ne s’y perde, qu’il parcourt son corps jusqu’à l’ivresse, chaque jour encore et encore. Que vers ce passé, il se détourne pour rester ici, avec elle. Qu’il change d’avis sur tout cela à la fois mais son envie de ne pas le faire, elle l’entend. Lui fait l’effet d’un verre d’eau froid en pleine figure, dans un mois de décembre sans le moindre vêtement chaud. La raison ne trouvant aucun appel chez elle : comment lui, Demetrio Clarizio, pourrait de toute façon, ne plus se passer d’elle ? Ca n’est jamais arrivé auparavant avec qui que ce soit, pourquoi cela se passerait maintenant ? Une excuse peu solide à laquelle elle ne croit pas Magda mais dans le désespoir d’une fin, elle tient bon. Bataille d’une certaine façon. A sa façon. « Ce qui était à craindre s’est déjà déroulé, Demetrio. Les limites, on les a déjà outrepassé depuis … un bon moment » Ses mains se plongent dans ses cheveux, l’attirent à elle alors que ses jambes resserrent leur étreinte comme pour l’empêcher de fuir. « Une limite de plus ou de moins, qu’est ce que cela change ? » Ses lèvres s’emparent des siennes, sûrement avec la fougue d’une perdante qui voudrait quitter le banc de touche, qui voudrait encore faire un match pour finir gagnante dans un espoir fou et peut-être vain. « Vous m’avez offert le monde, Demetrio mais aujourd’hui, ce que je veux, c’est vous. Juste vous » Et l’univers entier peut bien aller se rhabiller car la vérité, c’est que le monde, le sien, se tient sûrement en face d’elle, entre ses bras mais qu’elle n’en a pas encore pleinement conscience. Après plaidoirie, Magda se fait l’avocat du diable et tente de rallier la partie adverse à sa cause. Ses lèvres qui parcourent le long de sa nuque, longent sa mâchoire pour s’échouer sur ses lèvres en s’en emparant dans un baiser fiévreux. Magda aussi, le désire. Peut-être un peu trop. Peut-être au point de faire voler les limites. Que pourrait-elle perdre de plus qu’elle ne perdra déjà dès demain ? Alors foutu pour foutu ….


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Sujet: Re: Magda | Les dernières 24 heures ( le Dim 16 Sep 2018 - 12:15 )
Les caractéristiques pour le définir sont nombreuses et la possessivité n’en fait pas partie. Pourtant, à son contact, il se surprend à le devenir, jalousant ceux qui l’approchent de trop près, notamment parce qu’ils pourraient obtenir ce qu’il souhaiterait avoir. Elle. Au fond de lui, il désire tant passer outre cette fin de contrat, ne jamais y mettre un terme, comprendre ce qui est en train de se dérouler sous ses yeux, sans qu’il ne puisse y faire quoi que ce soit. L’envie ne l’a jamais consumé à ce point. Cette femme le rend fou, le met dans un état qui lui est inconnu. Aucune autre histoire vécue n’est comparable à ce qu’elle lui fait ressentir, alors qu’il était convaincu il y a encore quelques mois qu’il ne saurait passer sur sa seule relation sérieuse : Charlotte. Impossible de tourner la page, ou même de le vouloir, préférant s’autoriser des plaisirs charnels et éphémères que le bonheur d’un renouveau. Plus de facilité, moins de souffrance. Aujourd’hui, il n’en est plus certain. Ce dont il est sûr, cependant, c’est que songer à ces dernières vingt-quatre heures lui retournent le cœur. Et pour quelle raison au final ? Se confronter à un passé, répondre à des questions restées jusqu’alors sans réponse. Demetrio étouffe entre toutes ces pensées qui se bousculent sans lui faire de place. La vie ne tient qu’à un fil, est importante et ces prises de tête constantes ne riment à rien, il le sait, mais il peine à savoir ce qui est réellement bon pour lui, à s’écouter vraiment cette fois-ci, à cause de peurs paralysantes mises à rude épreuve. La résonance de l’eau s’évanouit, son corps, poussé par les jambes l’encerclant, se rapprochent du sien. Ses doigts se crispent sur le meuble d’appoint, tandis qu’il tente désespérément de garder le contrôle sur la situation. En vain. Son souffle sur sa chair le fait frémir, sa peau contre la sienne l’incite à faillir. « Je sais. » Elle a raison. Depuis le début, entre eux, c’est surprenant. Ils se sont imposés des choses qu’ils n’ont jamais respectées. Le premier rendez-vous professionnel s’est terminé chez elle. Il se souvient de ses yeux glissant sur son dos en même temps qu’il descendait la fermeture de sa robe. S’en veut-il pour ça ? Non. Magda est un ange dans sa bataille, l’aide à souffler. C’est une bonne alliée capable de ne pas tenir compte de ses requêtes pour son bien, comme elle l’a fait avec son père. Chose qu’il n’avait pas apprécié sur le moment, mais en y réfléchissant mieux, c’est touchant. Il la sent loyale, proche de lui, à ne pas supporter qu’on puisse mal s’adresser à lui, prête à le défendre. Personne ne s’est permis d’agir de la sorte avec lui ; l’homme qui l’a éduqué en impose et le lien qui unit le père et le fils est si puissante qu’il n’est jamais venu à l’idée de quiconque de s’opposer à lui et Demetrio ne le demande pas, espère juste que tout se passe bien. Ses lèvres pressées contre les siennes, il se détend, l’enveloppe de ses bras, laisse une main se perdre dans sa chevelure et se raccroche à ce contact qu’il n’aura plus demain. « Je ne vous ai pas offert le monde. C’est infime. » Et il le regrette. Les cases dans sa liste ne sont pas toutes cochées. Il aurait aimé être là pour lui donner bien plus. « Je ne vous ai pas montré ces endroits magnifiques de Naples. Je n’ai pas pris le temps. » Et il se sent désolé, à présent. « Vous n’avez pas encore votre permis bateau. Vous n’avez même pas commencé votre formation… » Juste conduit avec lui le bateau vers Capri, ainsi que la grotte bleue, mais ce n’est rien comparé à ce qui devait l’attendre. Il lui avait dit qu’ils partiraient en Croatie, qu’il la laisserait prendre la barre, aurait souhaité être là pour voir l’aurore boréale. L’Australie, la plongée et tant de choses encore. Demetrio est dépité, mais se raccroche tant bien que mal à ce regard qu’elle pose sur lui, à cette façon de le vouloir rien qu’à elle. Il se sent désiré. Ses yeux se ferment au contact de sa bouche fiévreuse qui s’échoue sur sa mâchoire, puis sur ses lèvres, terminant de le convaincre. Ses main droite s’agrippe à sa taille, l’autre la retient prisonnière contre lui, tandis qu’il parcourt les mètres qui le séparent de leur chambre improvisée. Le cœur déchiré, il la pose en douceur sur le lit et le visage proche du sien, murmure : « Dans vos yeux, je me sens important. » Il l’est pour certains. Rowtag, Teobaldo, Camillo, Alberto, son père et d’autres amis qui lui sont proches, mais là, c’est différent. « J’ai toujours eu l’impression d’avoir… » Court silence durant lequel il mord sa lèvre inférieure, partant à la conquête des mots encore jamais prononcés. « D’avoir une partie en moins. Ca n’a rien à voir avec la solitude, c’est encore plus profond que ça. » Demetrio s’est senti incompris, abandonné de ceux qui auraient dû être là pour lui à une période où on l’a détruit et ce vide n’a eu de cesse de se creuser. « Vous… » Une once d’hésitation dans la voix se fait ressentir ; il n’a jamais fait ça, s’exprimer à ce point et il sent qu’il pourrait le faire encore plus avec elle. « C’est étrange comme sensation, mais vous me donner ce sentiment d’être… » Est-il possible de faire marche arrière après une telle déclaration ? C’est la raison pour laquelle il peine tant à se dévoiler. Pourtant, il le finit sa phrase : « Complet. » Et il aura fallu attendre longtemps pour éprouver ça. C’est la première fois. Magda lui fait découvrir des choses nouvelles qu’il ne connait pas et pour ça, il lui en est reconnaissant. « Ca fait si longtemps que je ne me suis pas senti aussi perdu. » Depuis cette fois où il allait se jeter d’un pont. Il en avait l’intention, ne comptait pas faire marche arrière, préférait ça plutôt que se perdre dans les rues de Naples avec toute cette souffrance au fond de lui. « Je suis terrifié. » avoue-t-il, en embrassant son cou, puis son menton. « Terrifié à l’idée de perdre ce que nous sommes en train de construire. » Cette belle histoire naissante, ces confidences faites avec naturel, sans avoir un couteau sous la gorge. Entre eux, c'est ça. Tout se fait tout seul, avec une facilité déconcertante. Mains capturant les siennes qu’il relève au-dessus de sa tête, lèvres à un centimètre des siennes, Demetrio se perd dans son regard avant d’admettre : « Je suis en train de tomber amoureux de vous. » Confession sincère, poignante, qu’il clôt dans un baiser désespéré, fiévreux, alors que son cœur accélère le mouvement, perturbé par ces mots encore jamais soufflés. A personne.


Demetrio & Magda
I got my eyes on you, you're everything that. I can't get over you, you left your mark on me. I want your high love and emotion endlessly, Cause you're a good girl and you know it. You act so different around me, Cause you're a good girl and you know it. I know exactly who you could be. Just hold on, we're going home.
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Magda | Les dernières 24 heures ( le Lun 17 Sep 2018 - 2:41 )
Son regard se perd dans le sien. Se noie dans ce bleu profond. Cet océan qui se pose sur elle et qui suffit à jeter cette solitude en latence au loin. Une solitude qui lui colle un peu trop à la peau depuis ces dernières années mais que Demetrio a su faire disparaitre ces trois derniers mois. C’était mieux respirer. C’était sourire un peu plus. C’était avoir moins l’âme en peine. C’était retrouvé un certain goût à la vie, au point de tout remettre en question, au point de douter de ses propres choix. Tout cela prendrait fin dès le lendemain et une peur sournoise s’accroche à elle, à tout son être en entier. C’est avoir déjà envie de pleurer le lendemain, c’est regretter déjà que le temps se file entre ses doigts et Demetrio avec lui.  Sa tête se secoue, peu d’accord avec les mots du brun. Quelque battement de paupières plus tard, c’est Magda qui part en bataille pour prêcher sa propre vérité. « Et alors ? » Peut-être bien qu’il ne lui pas offert le monde entier, tout le globe terrestre mais son monde à elle, il l’a étiré, l’a agrandi. Faire tomber des murs pour lui offrir une autre vision. C’est un nouveau monde qu’il lui a fabriqué sans qu’elle le voit venir et ce qui le rend encore plus beau, c’est qu’il s’y trouve en pièce maîtresse au centre. Pilier d’un nouvel environnement auquel la métisse s’est attachée. Énormément. Beaucoup trop s’en rend-t-elle compte à cet instant infirme. « Vous avez changé mon quotidien, ma perception des choses, poussé dans mes retranchements au point que je remets en question certaines choses. Vous m’avez confronté à un tout autre monde, vous avez tout changé et je n’y étais pas prête. Mais aujourd’hui, je ne me sens pas prête à tout cela sans … vous » Parce que le quotidien sans lui, c’est effrayant. Comment revenir à avant ? L’avant Demetrio ? Comment faire marche arrière ? Est-ce possible ? Tant de questions qui ne trouvent aucun écho. Les bras de Demetrio s’enroulent autour d’elle, la portent vers leur point de départ. C’est une victoire. C’est gagner une bataille mais pas la guerre, Magda le sait très bien et son cœur se serre. Voler des minutes, même des secondes, voilà à quoi en est-elle rendu. Peu importe. Sa main passe sur son front puis glisse dans ses cheveux, tendresse qu’elle n’arrive pas à retenir. « C’est parce que vous l’êtes pour moi » Aveu murmuré avec des mots qui ne traduisent pas à l’exactitude ce sentiment qui gonfle dans sa poitrine depuis des semaines. Qui continue de grandir et qui lui fait peur. Quand cela cessera ? Où se trouve la limite ? Car demain en est une mais Magda dévie son attention et la greffe sur Demetrio. Sur ses mots qui semblent sortir d’une prison dont les barreaux s’ouvrent enfin. Des mots restés dans le noir trop de temps et qui trouvent délivrance en ce jour. La brune l’attire à elle, passe ses bras autour de lui, juste lui montrer qu’elle est là, pour lui. Chaque syllabe, elle la récolte, l’imprime en elle. Son regard l’enveloppe, le couvre de compassion et de tendresse. Puis l’émotion la gagne, Demetrio finissant par la toucher en plein cœur, en plein dans le mille. Peut-être qu’il est défaillant dans les battements mais dans les vagues d’émotion, il ne l’est pas. Complet. Il se sent complet à ses côtés et c’est un sentiment qu’elle ressent aussi à ses côtés, un sentiment qu’elle a peur de perdre. « Je suis terrifiée aussi. Plus rien ne sera comme avant » Reprendre sa vie comme si de rien n’était ? Impossible. Ce n’est plus possible. Sa vie d’avant, ça n’a plus de sens désormais, ca veut plus rien dire. Encore plus avec la dernière phrase de Demetrio qui sort de nulle part et à laquelle Magda ne s’y attendait tout bonnement pas. Son regard s’arrondit de surprise pendant les premières secondes avant de se voiler, l’émotion la prenant en otage pour des montagnes russes qui la bouleversent. Son trouble, Magda le planque dans ce baiser passionné pendant que son cœur s’emballe, s’implose dans sa poitrine. Elle avait espéré, avait eu envie d’entendre ses mots tout en sachant que ça n’arrivera pas, que ça ne se peut pas. Du moins, pas avec elle. Maintenant qu’ils sont là, qu’ils existent dans leur monde, Magda perd complètement pied. A cet instant précis, il n’y a pas de meilleure sensation que celle d’un sentiment réciproque. La brune interrompt le baiser de son propre chef, posant son front contre le sien pour reprendre sa respiration, du moins essayer. Le monde tourne soudainement beaucoup trop vite et tout devient plus fort, plus intense comme son rythme cardiaque. « Si c’est bien vrai … » Parce que cette voix au fond d’elle ne la laisse jamais en paix : celle qui lui dit que ce n’est possible qu’elle puisse être aimée, appréciée. Cette voix qui remet toujours tout en doute jusqu’à sa propre valeur. « Restez avec moi » Ose-t-elle dire à haute voix, supplication qui sort de sa gorge nouée. Supplier de ne pas être abandonnée, jamais Magda ne l’avait fait par orgueil, par fierté. Se laissant faire sans lever le petit doigt mais aujourd’hui, elle bataille, s’accroche. « Ne me laissez pas » Les mots les plus durs à prononcer pour la Saddler, des mots qu’elle n’a jamais dit mais qu’elle prononce aujourd’hui. « J’ai jamais retenu qui que ce soit, j’ai toujours laissé sortir les gens de ma vie s’ils le voulaient mais aujourd’hui je vous le demande : restez, s’il vous plaît » Sa voix se trouble autant que son regard qui se voile. Ses doigts se serrent autour des siens avec force comme pour le retenir. « Vous pouvez pas me laisser alors que … moi aussi je suis entrain de tomber amoureuse de vous » Les mots sortent de sa gorge nouée par l’émotion, son regard qui se plonge dans le sien renforce encore plus ses mots. Si sa bouche le lui dit, tout son corps le lui hurle aussi sans chaîne, sans aucune pudeur. Dans le désespoir, c'est toutes les chances qu'elle tente de mettre de son côté, Magda.


Magda & Demetrio
Well I made it through another day in my cold room. On scraps and pieces left behind. I survive on the memory of you. Is there a cure for this pain ? Is there a remedy for hating every second that I'm without you ? All of me is all for you, you're all I see. All of me is all for you, you're all I need
•• ALASKA (Angus & Julia stone)
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