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- [Terminé] Magda | Les dernières 24 heures -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Le reste du monde
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
Demetrio Clarizio
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Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Les dernières 24 heures ( le Jeu 20 Sep 2018 - 23:57 )
L’espoir que ces remises en question concernant son capital santé voit le jour. Bien qu’il peinait à comprendre ses choix, il les respectait. Sa parole, ce chemin qu’elle comptait prendre, c’était sa décision, même si parfois, il lui arrivait de lui montrer le monde autrement. Comme ce jour, à Gênes, dans ce phare. Depuis, il s’est passé des choses. Ses sentiments se sont amplifiés, sont devenus plus profonds, plus sincères également. Son attachement l’empêche de baisser les bras et il espère que cette opération qu’elle se refuse à faire verra le jour. Pour profiter de ces merveilles, pour vivre la vie qu’elle mérite et lui sait à quel point elle en est digne. Jamais il n’a eu autant d’estime pour une femme et son combat, même s’il est frustré de ne pas se laisser le temps nécessaire pour la connaître davantage. Il se surprend à avoir envie de tout ça. L’accompagner, lui souffler au creux de l’oreille que tout se passera bien, que ce ne sont que des mauvais moments à passer, mais surtout, qu’il est là pour les affronter avec elle, qu’elle pourra toujours compter sur lui et qu’à ses côtés, elle ne risque pas d’être malheureuse. Il désire tant lui murmurer toutes ces choses qui restent bloquées au fond de sa gorge. Perdu entre sa nécessité de l’avoir près de lui, ce que son cœur lui crie et son besoin de connaître la suite de l’histoire avec Charlotte. Une relation qui lui fait de l’œil, mais est-ce réellement ce qui le rendra heureux ? Magda a réussi à mettre le trouble dans son esprit, à s’imposer comme l’évidence dont il avait besoin toutes ces années et à présent qu’elle se trouve à quelques centimètres de lui, il ignore quoi dire, comment se comporter, craint même l’issue de cette bataille qui ne le satisfait pas. Il se sent étouffé. Flatté, charmé d’être l’unique personne avec qui elle se sent prête de se confronter à un univers hostile, mais dépité à l’idée de ne pas être en mesure de lui donner cette partie de lui, alors qu’il en meurt d’envie. Tout ça sous prétexte qu’il aimerait se donner une chance de réussir ce qu’il a raté autrefois, ce qui ressemble plus à un sacrifice.

Essoufflé, ses dents capturent sa lèvre inférieure, redemandant un nouveau contact. Insatiable, il désire prolonger l’instant, mais sa voix en décide autrement. Vivement, il rouvre les yeux, cherche les siens, à sa requête surprenante. Cette dernière journée ne devait pas se terminer autrement que par des adieux et elle se raccroche à lui comme une étoile de mer à son rocher. Ses prunelles se referment, puis se détournent, non pas pour éviter son regard, mais parce que la tristesse prend possession de lui. Les larmes s’installent au bord des yeux tandis qu’il les chasse d’un battement de cils. Son cœur se resserre, donne des coups impossibles à arrêter alors qu’elle déclare la réciprocité de ses sentiments. Il se redresse, tire sur son poignet pour l’aider à suivre le mouvement et l’agrippe par sa taille, la soulève, afin qu’elle prenne place sur lui, une jambe de chaque côté des siennes. « Vous êtes la plus belle personne qu’il m’ait été donné de rencontrer. » C’est sincère, franc. « J’en connais, évidemment, mais vous m’êtes particulière. Je suis certain que vous pourriez me sauver de bien des maux. » Cette sensation désagréable de n’être qu’un déchet. Avec Magda, il se sent plus léger, moins sale. Lorsqu’elle pose ses doigts sur lui, c’est comme si elle pansait quelques blessures, qu’elle les rendait un peu moins douloureuse. Elle l’a fait rire ! Ca ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Des sourires, des yeux rieurs, mais jamais un tel son n’était sorti depuis des années, si bien que beaucoup le considèrent comme un être coincé, sans émotion. « Et j’aimerais être l’homme qui vous sauve des vôtres. J’aimerais être les bras qui vous emprisonnent durant vos nuits, l’épaule sur laquelle vous pourriez vous reposer. Celui qui vous rassure, vous réconforte. Celui qui provoque vos rires. » Caressant son visage, en effleurant le contour, l’apprenant par cœur, il reprend sans aucune conviction : « Il faut que je termine ce que j’ai commencé. Il faut que j’aille au bout de cette histoire. » Il ignore ce que ça donnera, si c’est du temps de perdu, mais il ne veut plus se poser de questions. S’il doit tourner une page, ce sera définitivement. « Croyez-moi, ça n’a rien de facile. » Saisissant sa main, il la pose sur ce cœur qui part dans tous les sens. « Vous m’avez réveillé. Vous ne vous imaginez pas à quel point renoncer à vous m’est pénible. Et je ne suis pas certain que le chemin que je prends soit le meilleur. » Charlotte. Ce n’est pas à elle qu’il pense en premier le matin, c’est à une autre. Dès lors qu’il lui arrive une bricole, ce n’est pas vers son amie qu’il souhaite se tourner, mais bien vers Magda. Tant de signe qu’il peine à comprendre. Il ignore ce qu’est réellement l’Amour. « Tout ce que je sais, c’est que si je ne vais pas au bout de cette histoire, je me poserai toujours la question. Vous méritez bien mieux que ça. » Demetrio dépose un baiser au coin de ses lèvres, puis sur son cou et au creux de son oreille, murmure : « Vous méritez de vivre la plus belle des romances. » Affecté, il embrasse son front avec tendresse. « Je serai toujours là pour vous. Sachez-le. Et je suis d’ores et déjà jaloux de tous ceux qui vous approcheront. Pardonnez-moi. » enchaîne-t-il, espérant qu’elle puisse faire ce qu’il est incapable de faire lui-même. Il ne se pardonne pas. Il s’en veut, réalise qu’il est en train de perdre ce qu’il aimerait garder à jamais.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Les dernières 24 heures ( le Jeu 4 Oct 2018 - 11:20 )
Un simple contrat, ça devait être une simple collaboration qui n’avait d’ailleurs pas très bien commencé et pourtant, aujourd’hui, tout avait changé du tout au tout. Des sentiments qui ont pris naissance, s’ancrant de plus en plus. Des directions jusqu’ici toujours évitées avec soin, des chemins desquelles elle s’éloignait volontairement et maintenant, elle avait les deux pieds plantés sur cette voie où son cœur prend les rennes. Il la mène sûrement à sa perte à le sentir s’accrocher autant à Demetrio alors que la fin de ce contrat résonne comme un glas. Vulnérable, les barrages abaissées, Magda s’accroche à Demetrio, tente de le retenir malgré cette sensation abrupte d’être à découvert, malgré les risques qu’elle prend à s’exposer de la sorte. Elle s’était dit que plus jamais, non, plus jamais cela n’arriverait et Demetrio parvient à transformer un jamais en un présent qui prend vie. Son cœur s’embourbe dans sa poitrine, attend le verdict, sa réponse avec espoir. A-t-elle pu convaincre ? Gagner sa cause ? Il n’est plus question d’argumenter pour le convaincre de collaborer avec sa société, avec leur travail mais bien de rester dans sa vie, de s’y faire une place qu’elle lui offre manifestement. Serait-ce un échec comme à leur première entrevue ? Magda ne sait pas, tente de lire dans ce regard qui fuit ou peut-être qui la fuit, elle ? Ca, ça ne serait pas de bon augure, pas vrai ? Pourtant, sa main saisit son poignet et l’entraîne vers lui, la soulève pour se retrouver sur lui, plus proche encore. Ses mains se posent sur son torse comme d’ultimes arguments silencieux, ses yeux se plongent dans son regard le laissant prendre la parole. Des compliments, des mots que toute personne voudrait entendre et pourtant la brune n’arrive pas à bondir de joie car elle pressent une chute, une conclusion qui risque de faire mal. « Si vous voulez être cet homme, vous pouvez l’être » Rien ne le lui interdit, ne s’y oppose sauf peut-être ce mais qu’elle sent venir, qu’elle sent approcher dangereusement. Magda voudrait lui dire de s’en aller, de ne jamais s'approcher mais ce n’est pas à elle d’en décider malheureusement. « Il y a un mais, je le vois venir … Ah bah … Le voilà » Et tout ce qu’il venait de dire avant tout cela s’envole soudainement dans une tempête qui fait rage, qui devient assourdissante dans la tête de la métisse. Ni ses doigts caressant son visage, son corps contre le sien n’arrivent à apaiser la coup de massue qui lui tombe dessus. Pourquoi s’en étonner ? De toute façon, ça a toujours fini comme ça avant Demetrio alors pourquoi cela changerait avec lui ? Ce n'est jamais elle que l'on choisit. Ses épaules s’affaissent en même temps que ses paupières se scellent un instant pour dompter cette tristesse qui veut se déverser de ses yeux. Les battements qu’elle sent contre la paume de sa main la force à ouvrir les yeux, son cœur aussi est dans le même état. Ses doigts caressent sa peau, tentent de calmer les coups toqués contre son torse et peut-être par ce biais tente-t-elle de se calmer elle aussi. « Je crois que toute femme aimerait entendre ce que vous venez de me dire. Pourtant, il y a bel et bien un fossé entre ce que vous venez de me dire et ce que vous vous apprêtez à faire » Parce qu’il ne peut pas lui dire toute ces belles choses et ne pas la choisir, elle, non ? A moins que ce ne soit que des lots de consolation pour ne pas la laisser sur le bas côté sans rien, comme un chien abandonné dont on ne veut plus la compagnie. Sahar lui avait dit lors de son premier chagrin d’amour que la seule personne qui pouvait lui faire du bien à cet instant précis c’était aussi celle qui l’avait blessé. Magda n’avait jamais compris cette logique stupide, encore moins quand Leo disparut mais aujourd’hui, ça prenait tout son sens. Les baisers qu’il dépose à la commissure de ses lèvres, sur son cou, dans le creux de son oreille deviennent comme des bandages autour de la plaie qu’il vient de causer par sa décision. Un soupir s’échappe de ses lèvres : comment cela peut autant de bien comme autant de mal ? Un simple contact ? Une présence ? Un regard ? Quelque mot ? « Je pense être la mieux placée pour savoir ce que je mérite ou pas mais vous semblez avoir décidé et fait votre choix. N’en parlons plus » Couper court à l’échange douloureux pour pouvoir profiter des dernières heures qu’ils ont, pour ne pas les gâcher puisque c’est là, tout ce qu’il lui reste de Demetrio quand toutes les autres heures lui seront dédiée, à elle, cette inconnue choisie. Ses doigts glissent dans ses cheveux puis s’arrête sur sa nuque, parcourent sa peau. « Merci, Demetrio … Mais ça ne sera pas nécessaire » Bien entendu qu’elle aurait aimé le revoir encore et encore, pouvoir compter sur lui quand ça ne va pas mais ce « toujours » ne rime pas avec la fin de ce contrat, avec ce retour vers son passé, la laissant sur le bas côté. Alors Magda prend la décision de tourner la page dès demain, de se protéger en ne comptant pas sur sa présence rassurante pour l’avenir incertain. Faire comme si ses trois mois n’avaient pas existé tout en sachant, quelque part, que ce n’est pas possible, qu'elle n'y arrivera pas. « Vous pardonnez de quoi ? Ce n’est pas à vous que je dois pardonner » Mais à elle. Elle qui a laissé tout cela se passer. Elle pour s’être laisser s’éprendre de lui. Coupable d’avoir laisser ses barrières s’affaisser, de ne pas avoir su le repousser pour qu’il ne prenne pas autant de place, d’avoir tenter de le retenir en s’ouvrant totalement. La faute lui revient et se pardonner, c’est pour l’instant impossible. « Laissons cette discussion derrière nous, voulez-vous ? » Son front se pose contre le sien, les yeux clos. « C’est notre dernière journée ensemble, profitons-en » Ne pas gâcher le peu qui leur reste, quitte à effacer la discussion qui vient d’avoir lieu, oublier ce qu’elle venait de lui avouer pour s’aveugler encore quelque heures. Ses bras l’enlacent pour faire diversion, bifurquer loin de cet instant triste et lourd. « Quel est le programme, Monsieur Clarizio ? Cette douche que j’étais censée prendre peut-être ? » La métisse tente d’esquisser un faible sourire son visage pour alléger l’atmosphère, un effort qui lui en coûte quand le cœur pleure la bataille qu’elle vient de perdre. Perdre, c’est quelque chose dont elle a l’habitude désormais mais pourtant aujourd’hui, la douleur est plus vive. C’est un désastre qui se dessine à l’horizon mais la brune se refuse à le voir. Pas aujourd’hui. Demain … Demain.


Magda & Demetrio
I don't want the world to see me. 'Cause I don't think that they'd understand when everything's made to be broken. I just want you to know who I am. I just want you to see me.
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Les dernières 24 heures ( le Dim 7 Oct 2018 - 11:47 )
Une autorisation à laquelle il ne s’attendait pas tombe : Magda lui donne la possibilité d’être cet homme qu’il souhaite être à ses côtés. Elle lui ouvre la porte, sans barrière, sans contrainte, lui propose d’entrer dans son monde, cet univers dans lequel il aimerait trouver sa place, mais il se retient. Charlotte le rappelle à l’ordre. Son histoire inachevée lui fait de l’œil, mais ça lui est également pénible. Ce choix qu’il est en train de faire ressemble plutôt à un sacrifice et il ignore si c’est le bon, a l’impression que la route prise n’est pas la bonne. Ce n’est pas pour son ex-petite amie qu’il ressent toutes ces émotions fortes, intenses, mais pour une autre. Ce n’est pas elle qui apaise ses blessures, mais bien celle qu’il abandonne. La plus belle des rencontres, la plus belle des femmes,  celle aux yeux emplis de chagrin, dans lesquels il aime tant plonger les siens. Il se contente d’acquiescer, conscient que ses propos et ses faits sont à l’opposé l’un de l’autre. Perdu, Demetrio voit une porte de sortie lorsqu’elle met un point final à la conversation. Ne plus en parler, c’est bien plus facile que se poser indéfiniment les mêmes questions, sans arriver à trouver les réponses exactes. Pourtant, il n’en est pas plus satisfait. Le cœur pleure, se sent une nouvelle fois brisé, alors qu’il est supposé se ravir de l’occasion qui se présente d’avoir une chance avec son premier amour. Il se montre suppliant, lui demande de revoir ses positions, de laisser un infime espoir à cette relation compromise, d’insister auprès de Magda pour négocier un peu plus de temps, pas encore prêt à ne plus faire partie de sa vie. La tête, elle, rebondit sur le programme de la journée remis sur le tapis. Caressant sa joue du bout des doigts et profitant de la proximité, Demetrio capture ses lèvres dans un baiser tendre. Geste naturel, spontané. C’est ce qu’il peut être avec elle. Lui. « C’est une surprise. » Quelque chose qu’elle souhaite tellement fort et qu’il est en mesure de lui offrir. Il y a mis les moyens : lui-même a pris des cours pendant plusieurs semaines, de nombreux soirs, de nombreuses heures, afin d’être au point, de ne pas faire un pas de travers et surtout, pour gagner en souplesse. Demetrio n’est pas l’homme le plus détendu, alors ça a été compliqué de se laisser aller, mais il y ait parvenu, pour obtenir un résultat à la hauteur de ses attentes. Impossible pour lui de la décevoir. Il la soulève dans ses bras et la ramène dans la salle de bain, où il la dépose doucement à terre.

Les minutes sont longues et en l’attendant, Demetrio tourne en rond, se remémore la fin de ce contrat et ne peut s’empêcher de lire les messages échangés avec Teobaldo, cherchant auprès de ces derniers à y voir plus clair, mais c’est le flou total. Ses pensées sont mises de côté dès qu’elle franchit le pas, vêtue de nouveau de sa combinaison. Un sourire affiché, il saisit son bras en la dévisageant. Même ça, ça va lui manquer. Après avoir remercié les deux pilotes, ils rejoignent un véhicule qui les attend et qui les conduit jusqu’à une petite boutique ouverte pour l’occasion. La gérante propose des tenues confortables, des robes, pantalons et de rares paires de chaussures qu’ils vendent. Tout pour mettre à l’aise le faux couple et surtout, être certaine de récupérer une belle somme à la fin des achats. Il ne compte pas. Pour elle, il serait capable de décrocher la lune.

Ils prennent ensuite la route vers Cascade Falls, réputée pour sa chute d’eau. Un endroit à ne pas manquer et qui se trouve sur le trajet de l’hôtel mythique. Un endroit au prix raisonnable lors du tournage et qui, après celui-ci, a vu sa popularité augmenter. La pancarte de l’hôtel à présent visible, Demetrio jauge sa partenaire du regard, scrute la moindre de ses réactions et sent son cœur se serrer à l’idée que ce sera la dernière fois qu’il pourra agir de la sorte. Les vacanciers sont présents, mais il exceptionnellement, il a pu avoir l’accord des propriétaires pour l’utilisation de la fameuse salle où a eu lieu la danse. Il récupère la housse ainsi que la boîte à chaussures et la guide à l’intérieur. « Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. » dit-il, en plaçant la housse sur une table d’une pièce discrète. Il sort de la boîte les mêmes escarpins que l’actrice portait et les pose dessus. « Habillez-vous. » dit-il, les lèvres pressées sur les siennes, la laissant ensuite prendre connaissance de sa tenue. Une robe qu’il a mis un certain temps à trouver, mais il souhaitait que ce soit parfait, que ça puisse ressembler de très près à ce qu’elle pouvait s’imaginer, ou coller tout simplement à l’image du film.

Les yeux rivés sur elle, il lui faut bien de longues secondes avant de s’approcher de cette poupée de porcelaine, d’oser la toucher. C’est la plus belle créature qu’il ait rencontrée. Il aimerait pouvoir immortaliser le moment, qu’il dure indéfiniment. Gardant sa main dans la sienne, il saisit le disque et lance le morceau sur lequel il a tant dansé pour trouver le bon rythme. Il se sent stressé, craint de rater quelque chose, mais enfouit sa nervosité au fond de lui pour se concentrer exclusivement sur elle qui est à présent dos à lui, avec ce bras levé, sa main effleurant sa nuque et la sienne caressant sa peau, retrouvant toute sa confiance dès lors que la musique démarre réellement, répétant chaque geste, chaque porté jusqu’au final, apportant un, deux baisers en plus dès lors que leur proximité le permet, se plaît à lâcher prise en soufflant les paroles de la chanson, sans émettre de son. Parce qu’il est avec Elle. Parce qu’elle lui donne des ailes.

Fin du sujet


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Les dernières 24 heures ( le )
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