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- Break me down and build me up [Ban-Ryu] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Voyager dans le passé
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Elio Benucci10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Break me down and build me up [Ban-Ryu] ( le Dim 19 Aoû 2018 - 15:14 )
break me down and build me up

Ban-Ryu & Elio 

Il ne restait plus qu’une heure avant la fermeture du bar, et comme chaque mardi soir, l’endroit était déjà pratiquement vide. Il ne restait que les habitués, les âmes solitaires qui venaient trouver un peu de réconfort dans leur verre de whisky. Elio , lui, restait derrière le bar. Regardant l’écran de la télévision qui passait des publicités sans grands intérêts, il s’endormait presque après les heures accumulées à cause de ses deux boulots. Il avait besoin de ça pour payer le loyer et toutes les factures qu’il cachait à sa sœur, dans un tiroir fermé à clef de sa chambre. Pourtant, quand son téléphone vibra sur le comptoir, un sourire vint décorer le visage du brun. Ryu, c’était bien le seul à le contacter aussi tard. « Je sais que le bar est vide, je passe dans 30minutes ». Pas de smileys ni de banalités telles que bonjour ou comment ça va. Mais Elio ne s’en alarma pas, c’était du Ban-Ryu tout craché. Il n’était pas du genre à perdre du temps avec ce genre de choses après tout. Et encore une fois, il avait raison, car à peine le message lu que les deux derniers clients se levèrent en grommelant. Soudain intéressé, Elio releva les yeux pour les observer. Il avait trop d’expérience avec les hommes saoules à cause de son père, il ne voulait pas de bagarres ce soir. Il n’avait certainement pas l’énergie pour arrêter les gros bras si le besoin en était. Mais contre toute attente, les deux hommes récupérèrent leur veste et quittèrent l’endroit avant de lancer au barman un signe de la main en guise d’aurevoir. Elio leur répondit avant de contourner le bar pour attraper les chaises et les retourner sur la table. Avant d’aller plus loin dans le rangement, il tourna la petite pancarte sur la porte pour annoncer que le bar était désormais fermé. Il doutait qu’un client arrive si tard de toute manière, et son patron n’irait pas vérifier s’il Elio fermait 20minutes en avance. Cela lui laisserait d’ailleurs le temps de nettoyer avant que son ami arrive. Il voulait probablement un verre avant de rentrer, ce qu’Elio lui donnerait sans réfléchir.

D’habitude, le brun essayait de rentrer dès la fin de son travail afin de ne pas laisser sa sœur seule à l’appartement. Il sait qu’elle est assez grande et autonome pour se débrouiller, mais il n’aime pas ça, ne sachant pas comment couper le cordon avec une enfant qu’il a élevé malgré son simple statut de frère. Ce soir cependant, il ferait une exception, comme à chaque fois que Ban-Ryu lui demandait de le voir. Le comptoir nettoyé, les verres lavés et les chaises sur les tables, Elio entendit la porte s’ouvrir. Il posa les dernières bouteilles sur l’étagère tout en parlant sans même se retourner. Il savait que c’était son ami, qui d’autre rentrerait alors que la pancarte disait fermé ? « T’arrives juste à temps,j’viens de finir de tout ranger. Puis t’avais raison, à peine le sms lu que les derniers clients sont partis » Elio parlait assez pour les deux, couvrant souvent le manque de mots de son ami « La prochaine fois, fais ton tour de magie à 20h ça m’arrangerait » Les bouteilles alignées, le brun se retourne enfin pour faire face à l’asiatique. Un sourire se dessine sur son visage alors que son regard détaille les traits de Ban-Ryu « T’as besoin d’un verre ? » Il se pose sur un tabouret avant de poser son coude sur le bar « T’as d’la chance que je te connaisse, tu pourrais faire flipper avec ce genre de SMS. J’espère que t’es moins direct avec les autres. Tu devrais apprendre à utiliser les smileys, j’te l’ai déjà dit au moins 20 fois » Jamais à court de parole, Elio pose son menton sur son poing replié « En tout cas, ça fait plaisir de t’voir, j’ai passé une mauvaise journée. Qu’est-ce qui t’amène ? »
 
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Ban-Ryu KimLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Break me down and build me up [Ban-Ryu] ( le Dim 19 Aoû 2018 - 22:30 )
« Ban-Ryu, tu dois rentrer. » C’était la première fois depuis des années qu’il entendait, la voix de celle qui l’a mit au monde sans pour autant l’élever. « Pourquoi ? Parce que l’héritier à besoin d’un rein ? Je ne suis pas compatible avec lui tu le sais non. » Le silence derrière le téléphone fait sourire Ban-Ryu. Un sanglot coupe rapidement sa risette. « Hyun-Su et mort. » Cette fois-ci, c’est la voix de son père qui est à l’autre bout du téléphone. « Ban-Ryu, tu rentres c’est un ordre. Le jet privé partira demain à 7h du matin. » Sans laisser placer à la négociation, il raccrocha laissant Ban-Ryu soupirer longuement.

Mee Yung s’approcha et tendit une tasse de thé à son petit-fils. « Tu devrais y aller. »  Il hocha négativement la tête en attrapant le mug. « Je ne dois rien à ces gens. Ils sont l’œuf et le sperme qui m’ont conçu : point final. Rien de plus, rien de moins. » Sa grand-mère soupira longuement : « Ne dis pas ça… Tu vas le regretter plus tard. »  Posant sa main sur son épaule : « Prends l’avion, fait moi plaisir. » Il pouvait sentir les larmes dans sa voix, mais elle était trop fière pour les laisser couler. « Prends ce qui te reviens, tu le mérites. Va là-bas non seulement pour toi... Mais pour Hyun-Joong. Tu as promis de le protéger et ton père va le briser si jamais c'est lui qui y va. » Il la laissa partir par la suite, sans répondre. Ban-Ryu soupira longuement et jura avant de jeter la tasse contre le mur de rage en hurlant sa colère.

Il n’avait pas envie de partir, il n’avait pas envie de quitter Mee Yung et Hyun-Joong. Il voulait rester avec sa famille, mais pas que. Il ne voulait pas quitter les Benucci. Qu’est-ce qu’Elio allait faire sans lui pour le sortir de la merde ? Et Agata : qui veillerait sur elle quand inconsciemment elle rentrait tard le soir ? Derrière son bureau, c’est son frère qui lui donna la solution : « Tu sais que si ça se trouve, je ne reviendrai jamais hein ? » Hyun-Joong rigola : « Ouais bien sûr, à d’autres Ban-Ryu. Avec un peu de chance, l’autre va crever et tu vas prendre la tête des parts de Samsung. Je sais que tu reviendras, tu ne laisseras pas Elio tout seul trop longtemps. Tu sais qu’il va faire mille et une connerie quand tu ne seras pas là hein ? Il est trop con pour se raisonner tout seul. » Ban-Ryu soupira : « C’est bien ce qui m’inquiète. Et je vais encore devoir passer pour le dernier des connards en lui disant que je dois partir. » Son frère haussa les épaules : « Je garderai un œil sur lui va. » Et sur ces mots il regarda son cadet partir. Il lui restait maintenant à annoncer la nouvelle à Elio.

Conduisant lentement, redoutant l’échange qui allait avoir avec celui qui était son meilleur ami, mais pas que : Ban-Ryu prenait son temps. Il se gara à l’heure sur le parking, restant dans sa voiture encore quelques minutes. La tête sur le volant, il prit une longue inspiration avant de sortir pour claquer violemment la porte. Ne pas s’énerver. Voilà qui était une chose difficile. Il savait cependant qu’Elio trouverait les mots pour le calmer… Ou pas. Rentrant dans le bar malgré l’écriteau annonçant l’établissement fermé, il referma la porte derrière lui. Sans se retourner, le barman lui parla. Sans lui répondre il s’approcha du comptoir et s’installa sur un des tabourets.

« Je les aurai faits partit dans le cas contraire. » Grommela-t-il. Cela lui aurait calmé les nerfs pour sûr. S’il n’y avait que ça, il pourrait toujours commencer une bagarre avec des ivrognes : il y en avait toutes les nuits des gens de ce genre.

La boutade d’Elio ne déride pas son visage, il se contenta de hocher la tête sans réellement être convaincu. Il y aurait-il seulement une prochaine fois. Il croisa ses bras sur le comptoir en regardant son ami. Il va pour répondre à la commande : mais voilà déjà Elio près de lui à arler rapidement. Comme toujours, il ne lui laissait jamais le temps d’en placer une.

« Les autres, je m'en moque. Je n’ai pas à être aimable avec eux. Crois-moi, ils reçoivent bien pire. » Il n’envoyait que des mots à ceux qui ne comptaient pas. Elio et Agata avaient au moins des phrases complètes. « Et pour répondre à ta première question, pinte de Peroni s’il te plaît. »

Il regarda devant lui à défaut de le regarder lui. Il ne pourrait pas sinon. Il prit une longue inspiration : « La mienne n’a pas été meilleure. Et ce que je vais te dire risque de rendre ta journée encore plus merdique. Au moins, on sera au même niveau. » Ban-Ryu regarda Elio : « Je vais devoir repartir à Séoul demain. Semblerait que l'hériter soit mort alors mon père n’a pas d’autre choix que de me rappeler à ses côtés. » Il souffla longuement : « Mais j’ai plus envie de me pendre que d’y aller. Ma place n’est pas là-bas et ça me fait chier d’y aller mais d’une force… » Il serra ses poings et prit de longues inspirations pour se calmer : « Mais Mee Yung ne me laisse pas le choix. »

Ban-Ryu n'était pas le genre d'homme à passer par quatre-chemins. Cela était presque sa marque de fabrique maintenant. Il n'y mettait pas les formes non plus : faire des ronds de jambe n'était pas son forté.
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Elio Benucci10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Break me down and build me up [Ban-Ryu] ( le Dim 19 Aoû 2018 - 23:49 )
Si la bonne humeur d’Elio était revenue en même temps que son meilleur ami, celle-ci se dissipa quelque peu en voyant l’air grave de l’asiatique. Quelque chose n’allait pas, il le sentait dans les mots du brun, sa façon de se tenir ou bien le ton de sa voix. Il ne connaissait que trop bien Ban-Ryu pour rater ce genre de détails à présent. Alors une fois toutes ses questions posées, il s’apprêta à servir une pinte de Peroni comme demandé. Mais Elio ne mit que quelques secondes pour réaliser que Ban-Ryu évitait son regard, fixait un point imaginaire quelque part au-dessus de son épaule. Cela le fit même se retourner pour vérifier qu’il n’y avait rien derrière lui. Mais non, tout était normal. Les bouteilles rangées et le vieux tableau abstrait à sa place.  Qu’est-ce qu’il pouvait bien se passer pour que son ami agisse si bizarrement ? Elio fronça les sourcils, subitement alarmé par la situation. Ryu n’était pas du genre à se laisser aller à ses émotions – contrairement à Elio – et ce comportement n’annonçait rien de bon. Alors le barman pensa à plusieurs éventualités : était-il arrivé quelque chose au petit frère de Ban-Ryu ? Est-ce que sa grand-mère était malade ? Si c’était le cas, Elio ferait son possible pour aider et supporter son ami. Celui-ci avait tellement fait pour les Benucci,les sortant d’une situation qui devenait ingérable pour les deux adolescents. Et même si maintenant ils avaient des problèmes, ce n’était rien comparé aux stress, aux larmes et aux coups qu’ils enduraient avant.

Elio attrapa donc deux verres, un pour lui et un pour Ban-Ryu. Il avait maintenant peur des prochaines paroles de l’asiatique et savait que de l’alcool ne serait pas de trop. Il posa sa main sur le levier de la fontaine à bière,glissant la pinte en dessous quand Ban-Ryu expliqua que sa nouvelle allait rendre sa journée encore pire.  Elio releva les yeux vers son ami avant de lui tendre le verre rempli. Un sourire vint décorer son visage « Allez, je suis certain que ce n’est pas si terrible que ça » Il tentait de le rassurer…Bien que ce soit lui qui commençait à paniquer à présent. Puis la nouvelle tomba, comme ça, sans pincettes ni détour. Le sourire d’Elio disparu alors que son regard quitta celui de son meilleur ami. Plus Ban-Ryu parlait, et plus le cœur du barman se serrait. Seoul ? Ça lui semblait tellement loin. Et combien de temps allait-il partir ? Pourquoi devait-il quitter l’Italie aussi vite ? Si son père voulait qu’il vienne pour l’entreprise, pourquoi ne pouvait-il simplement pas étudier le commerce et les affaires étrangères à l’université de Naples ? Tant de questions qui ne passèrent pas la barrière de ses lèvres. Ban-Ryu avait terminé de parler depuis une bonne minute, mais le silence planait toujours dans le bar. Ce n’était pas du genre d’Elio de se taire ainsi, il était plutôt de ceux qui parlent pour ne rien dire, comblant les blancs gênants avec des blagues parfois douteuses. Mais là, il n’arrivait même pas à faire bonne figure en sortant une vanne qui ne ferait rire que lui. Son meilleur moyen de défense était ce soir inefficace. Sa gorge était serrée, bien trop pour pouvoir répondre sur le moment. Les yeux toujours rivés sur le bar, il se tourna pour attraper la bouteille de Whisky. Il avait besoin de quelque chose de plus fort. Versant le liquide dans le verre, il soupira longuement avant de boire une gorgée pour se remettre les esprits en place.

« Tu sais… » Il tenta de trouver une solution, tout en sachant que Ban-Ryu avait déjà pris sa décision. Peut-être était-ce une façon de lui faire comprendre qu’il tenait à lui sans le lui dire directement ? « Si ta grand-mère t’oblige à quitter la maison parce que tu ne veux pas aller en Corée…Tu peux venir à l’appartement » Il sourit nerveusement avant de se passer la main dans les cheveux « C’est pas très grand, mais je te passerais ma chambre et je partagerai celle d’Agata. Peut-être qu’il n’y a pas d’ascenseur, mais comme on est tout en haut on n’entend pas vraiment les voisins. » Il relève les yeux vers Ban-Ryu « Et puis Agata adore cuisiner, tu sais qu’elle prépare une pâtisserie chaque semaine ? Faut vraiment que tu goûtés ça. D’ailleurs, elle m’a promis qu’elle ferait une tarte citron meringuée samedi » S’asseyant de nouveau sur le tabouret il garda son sourire « Si tu restes, on s’occupera bien de toi. T’es intelligent, t’as pas besoin de la boite de ton père pour trouver un travail. Tu m’as dit des dizaines de fois que tu ne lui devais rien, alors pourquoi y aller maintenant ? » Il ne s’énervait pas, sa voix ne s’était pas levée depuis le début de ses paroles. Il essayait plutôt de le convaincre. Parce que la vérité était qu’il ne se voyait pas continuer sans l’aide quotidienne de son meilleur ami.
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Ban-Ryu KimLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Break me down and build me up [Ban-Ryu] ( le Mar 21 Aoû 2018 - 21:16 )
Ban-Ryu savait que le plus dur restait encore à venir. Au fond, il s’en moquait bien de devoir partir affronter son père : une part de lui était même impatiente de se confronter à ce bel enfoiré. Cependant, pour faire ça il devait quitter sa famille, ses amis, Elio. Il savait déjà que la pilule n’allait probablement jamais être avalée par son meilleur ami et pour cause : ils n’avaient jamais été séparés. Pas même lorsqu’il était à l’Université. D’une façon générale : il n’était pas le genre d’homme à accepter facilement ce qui lui déplaisait. En réalité, peu de personnes pouvaient faire une telle chose : sauf Ban-Ryu. Lui, pouvait très bien feindre d’être heureux alors que son cœur se déchirait. Cacher ses émotions était devenu un job à plein temps. Quelque chose qui allait l’aider lorsqu’il devrait répondre aux invitations de la part des partenaires de son père. Ban-Ryu avait entendu les souvenirs par sa grand-mère de ces grands banquets qui puaient l’argent et l’hypocrisie. L’ordre de son père de venir le rejoindre, était accepté, car sa grand-mère l’avait supplié. En temps normal, il lui aurait fait un joli doigt mais pas cette fois-ci. En pénétrant dans le bar, il dut prendre de longues inspirations avant de pouvoir pousser la porte.
Il laissa Elio l’accueillir alors qu’il enleva son long manteau qu’il jeta nonchalamment sur le bar. Il défit un bouton de sa veste avant de s’installer : laissant son ami parler. Il ne se la fermait jamais. Voilà ce qui plaisait à Ban-Ryu qui à l’inverse n’en plaçait pas une. Regardant les moindres faits et gestes du brun, il imprimait dans un coin de sa tête tous les détails de cette scène. De la plus simple décoration au mur jusqu’aux nombres de verres sur les étagères. Son regard fixait également les muscles d’Elio qui se dessinaient sous sa chemise : il avait des sentiments pour lui, et ce, depuis des années. Ne sachant pas si cela était réciproque : il avait toujours tout fait pour le cacher mais alors que cette soirée sonnait comme la dernière avant longtemps Ban-Ryu se demandait s’il pouvait dévoiler ses sentiments. Enfin, pour cela il devait affronter son regard et il n’en avait pas encore la force. Il espérait que la pinte de bière puisse aider à faire passer ce malaise qui ne lui ressemblait pas. Certes, il rendait beaucoup de situations akward mais pas autant. L’optimisme d’Elio le fit longuement soupirer alors qu’il attrapa la bière pour la porter à ses lèvres et boire goulûment. Le liquide dans son estomac, il ne passa pas par quatre-chemins et dévoila la raison de sa venue. Il aurait préféré venir pour une autre raison : mais malheureusement ce n’était pas le cas. Elio allait se battre et tenter de le convaincre de rester : cela brisait déjà le cœur de Ban-Ryu qui allait devoir être plus fort que d’habitude.

Le silence s’installa sans que le coréen ressente le besoin de le rompre. Il devait laisser Elio prendre conscience de ce que tout cela impliquait pour lui, pour eux. Ils ne pourraient pas se voir autant, ils ne pourraient plus boire jusqu’à oublier leur nom et se battre dans la rue avec ceux qui se pensaient mieux qu’eux. Il était fini le temps de l’insouciance où Ban-Ryu n’avait qu’à prendre son portable et donner rendez-vous à Elio pour se calmer. La rage et la colère qui sommeillaient en lui le dévoreraient probablement vivant et il n’y aurait plus personne pour le calmer. C’était la triste réalité. Les sentiments néfastes qui se bataillaient en lui étaient un peu comme une drogue. Il voulait se sevrer mais il ne pouvait pas s’en passer. Il était tellement plus facile de s’emporter, d’être violent et sadique plutôt que d’être réfléchis et posé. En Corée, il n’aurait plus sa grand-mère comme tuteur pour le protéger de lui-même. Ban-Ryu regarda Elio prendre la bouteille de Whisky sans rien dire, il se contenta de reprendre sa bière et de se forcer à ne pas la vider d’une traite. Il arqua un sourcil en l’entendant et hocha négativement la tête en affichant un sourire désolé.

« Oh Elio. » Il baissa la tête et entrelaça ses doigts pour attraper par-derrière son crâne. Il souffla longuement et regarda le sol. Elio continuait d’expliquer son idée comme si cela était la seule et meilleure chose à faire. Comme il aurait aimé dire oui. Vivre avec ses deux amis : une vie simple et modeste ne le dérangeait pas. Quand bien même Agata n’était pas une bonne cuisinière : il s’en serait accommodé et aurait également mis la main à la pâte. Mais ce n’était pas sa destinée. Bouddha avait pris la vie de son aîné pour une raison. Rien n’était fait au hasard dans le jeu de la vie. Rien. Pourtant, viens à moment où cela devient ridicule et il se redressa pour reposer ses avant-bras sur la table. Les poings serrés : il se retenait de dire quelque chose qu’il allait regretter. Elio ne pensait pas à mal, il ne pensait jamais à mal. Comment le blâmer ? Il ne savait rien de sa culture, de sa famille. Il pensait juste faire ce qui lui semblait juste. Son meilleur ami se réinstalla, sans qu’il ait la force de le regarder.

« Tu sais bien qu’elle ne me chasserait jamais de la maison. Elle veut que j’y aille, elle ne m’oblige pas. Mais on sait tous les deux que si je résiste : c’est de force qu’il va m’emmener là-bas. » Et cela n’allait pas être joli à voir. « Et avant qu’il n’envoie ses hommes de main : il va demander à Hyun-Joong qui va cordialement lui dire d’aller se faire foutre et ça va mettre mon frère dans une position délicate. » Il tourna sa tête pour finalement regarder Elio : « Je n’ai pas besoin de lui, non, mais lui à besoin de moi. C'est un enfant capricieux qui me veux. De gré ou de force. Il est tellement arrogant qu’il s’est marié à une femme juste pour faire des enfants et avoir sous la main des donneurs potentiels. »

Ban-Ryu termina sa bière avant de reposer le verre sur le comptoir. Il se tut pendant quelques instants avant de reprendre en regardant à nouveau droit devant lui.

« Si je reste ici, si je reste avec vous : il le saura et il me fera chanter : cela vous mettra en danger pour que je puisse me plier à sa volonté. » Il haussa les épaules : « Il est capable de tout, le sous-estimer est l’erreur de ceux qu’il a enterré dans le monde du business mais pas que. » Il en avait appris des belles de la part de sa grand-mère. « Je n’ai pas le choix, Elio, crois-moi si je l’avais je resterai ici avec vous. Je viendrai tous les samedi manger les gâteaux d’Agata et on veillera ensemble avec une bonne bouteille à la main en continuant de faire des jobs merdiques pour tenter de vivre correctement. »

Tournant sa tête pour le regarder, il leva sa main pour remettre les cheveux d’Elio en place :

« La question maintenant qu’on doit se poser est : qu'est-ce ce qu’on va faire avec le temps qui nous reste hm ? »
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Elio Benucci10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Break me down and build me up [Ban-Ryu] ( le Mar 21 Aoû 2018 - 23:45 )
La journée d’Elio avait déjà été médiocre. Il s’était réveillé avec l’appel de la compagnie de gaz, lui rappelant que sa facture était impayée et qu’il devait régulariser sa situation au plus vite avant que le service ne soit coupé. Ensuite il y a eu ces clients hautains qui l’avait remis à sa place sous prétexte qu’il n’était qu’un simple serveur, qu’ils allaient se plaindre au manager pour un service inacceptable. Cela avait donc amené à une heure de remontrance du patron, directement dans son bureau, pour lui faire comprendre que le client était roi. Elio savait qu’il devait travailler, mais il avait un minimum de fierté, et quand on lui parlait comme un chien, il répondait de la sorte. Finalement, cet entretien fort déplaisant l’avait mis en retard pour son deuxième travail, celui du bar. Et bien que les dernières heures derrière le comptoir s’étaient relativement bien passées et que la soirée avait été calme, Elio espérait une bonne nouvelle à la venue de son meilleur ami. Parce que malgré son air grincheux, il arrivait toujours à faire rire le barman. Et ce pouvoir, il l’avait depuis des années. Même quand les journées des Benucci étaient bien plus grises et moroses, quand Elio avait peur de rentrer chez lui, Ban-Ryu lui tirait toujours un dernier sourire avant qu’il ne pousse la porte de son appartement. Cette risette disparaissait à la seconde même où le brun refermait le verrou, mais ça n’avait aucune importance. Parce que même si Ban-Ryu savait que ce maigre sourire ne restait qu’une seconde, il faisait toujours l’effort de le faire apparaître.

Tournant le whisky doucement dans son verre, le regard plongé sur les mouvements du liquide dorée, Elio tenta de trouver une solution. C’est stupide, il sait déjà que Ban-Ryu va refuser. Mais il se sentirait trop coupable s’il n’essayait pas de le retenir un minimum. « Oh Elio » Ces deux mots lui font relever la tête, fronçant un peu plus les sourcils. Il voit l’air désolé de son ami, il remarque qu’il n’a absolument pas envie de partir. Alors comment lui en vouloir s'il qu’il n’a aucun pouvoir sur la situation ?

Le barman termine par se taire, un peu confus lui-même. Il écouta attentivement chaque parole de l’Asiatique, ne le lâchant pas une seconde du regard. Parce que si Ban-Ryu évitait le contact de ses yeux, Elio le cherchait au contraire. Il tenait de se raccrocher à quelque chose, aussi futile soit-elle.

L’abandon a toujours été un sujet sensible pour le brun. Depuis la mort de sa mère, il refusait de lâcher prise sur une personne qui lui était importante. Et Ban-Ryu l’était. « Ce n’est pas juste… » Il soupira de frustration « Tu as réussis à nous sortir des griffes de notre père et je suis incapable de faire la même chose ». Cela le peinait vraiment. Il se sentait impuissant quant à la situation, et il n’avait pas ressentit ce sentiment depuis plusieurs mois maintenant.

Terminant son verre, Elio sourit cependant à la dernière phrase du brun. Des images de lui-même et Ban Ryu trop alcoolisés lui venait à l’esprit. « Ouais, j’aimerais ça ouais. Tu me dirais d’arrêter après plusieurs verres, que je vais encore faire n’importe quoi. Puis j’te répondrais que j’vais bien, que t’as pas à t’inquiéter » Un petit rire nerveux vint accompagner sa phrase « Puis je finirais dans un état pas possible, à chanter dans la rue à 3h du matin, à moitié avachi contre toi alors que tu grognerais que t’es pas ma baby-sitter » Ouais, même si ça impliquait des jobs merdiques et des factures impayées, ça lui allait.

Un peu surpris par le geste de Ban-Ryu, il laissa cependant son ami remettre ses cheveux en place. Son cœur sembla s’accélérer et il refoula la tonne de sentiments pour les faire disparaître aussi rapidement qu’ils étaient arrivés. Pourquoi Ban-Ryu arrivait-il à remettre en question toutes les paroles et les coups de son père ? Elio serra les dents, il détestait cela : toutes ses remises en question qui n’avaient pas lieu d’être. Il fronça le nez et secoua rapidement sa tête de droite à gauche pour tenter de les ajuster lui-même. Impossible, sa tignasse était indomptable.

« Le temps qu’il nous reste … ? » Il repoussa son verre vide « Arrête de parler comme ça, on dirait que tu vas jamais revenir » Le doute s’installa alors doucement, jusqu’à le faire paniquer. Il arrêta soudainement son geste « Attends. Tu vas revenir n’est-ce pas ? Tu vas pas rester en Corée pour le reste de ta vie ? » Non, parce que là ce serait différent. Si c’était le cas, il ne le laisserait pas partir. Tant pis si ça engendrait la colère de son père, ce si puissant homme d’affaires.

Il regarda autour de lui, l’endroit serait vide jusqu’au lendemain. Son patron lui faisait suffisamment confiance pour lui laisser fermer le bar sans intervenir. Alors Elio retrouva un petit sourire avant de regarder Ban-Ryu « Si j’te fais suffisamment boire, peut-être que tu vas rater ton avion demain » Pour accompagner ses mots il ouvrit de nouveau la bouteille de Whisky « Sauf si tu veux rester à la bière, mais ça ne m’arrangerait pas du tout. Premièrement, ça va prendre plus de temps pour te saouler. Et deuzio… Ça va aussi prendre plus d’alcool » Son sourire s’étira avant que ses doigts viennent se poser sur l’épaule de Ban-Ryu pour la lui secouer un peu « Allez, j’aurais pas un Ryu qui tire la tronche ce soir. Puis si tu dois partir, autant qu’on s’amuse non ? Demain on aura tout le temps d’être responsable,ennuyeux et sobre » Il versa le liquide dans les deux verres, ne lui laissant pas vraiment le choix « Mais tu dois me promettre une chose. Une fois là bas, devient pas comme ton père. Reste le bon vieux stupide Ban-Ryu grincheux hein? »
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Sujet: Re: Break me down and build me up [Ban-Ryu] ( le Sam 25 Aoû 2018 - 19:34 )
Être porteur de mauvaises nouvelles était probablement le destin de Ban-Ryu. Il n’avait aucun mal à passer pour le dernier des connards. La vie n’était pas une partie de plaisirs et il était souvent celui qui était là pour le rappeler. Pourtant, la chose était différente quand il était question d’Elio ou bien d’Agata. En dehors de sa famille : ils faisaient parties des peu de personnes pour qu’il serait prêts à faire n’importe quoi. Alors, devoir annoncer à son meilleur ami qu’il allait partir ne s’annonçait pas comme un moment joyeux. Bien au contraire. Le fait qu’il est plus envie de se pendre que de monter dans l’avion demain matin n’arrangeait probablement la chose. Il ne pouvait pas convaincre le barman que cela était une bonne chose : ne sachant pas lui-même comment cette histoire allait terminée. Connaissant son père : probablement pas bien mais il n’avait pas le choix. Aller de l’avant, il ne pouvait faire que cela. La pression qui pourrait se mettre sur ses proches serait bien trop forte pour qu’il laisse une telle chose arrivée. Son père était un connard, ni plus, ni moins. Tous les moyens étaient bons pour rendre les gens malheureux si cela voulait dire obtenir ce qu’il désirait.
Elio, comme suspecté, se mit à chercher une solution : énumérant de possibilités qu’il savait futile. Ban-Ryu ne pouvait rien faire contre le monstre qu’était son géniteur. Il n’était pas encore assez puissant. Un jour cependant, il se faisait la promesse d’être bien plus influant que lui et montrer de quel bois il se chauffait ! Oui, si jamais il allait en Corée du Sud c’était pour écraser cet homme qui ne se prenait pas pour n’importe qui. Il était temps que sa tyrannie se termine. En attendant, il n’était qu’un pion sur l’échiquier et il ne pouvait rien faire pour aller contre le souhait de son père.

« Non, ça ne l’est pas. » Il haussa les épaules : « Il était facile pour moi de faire quelque chose concernant ton père. Le mien à bien trop de pouvoirs pour le détrôner comme ça. » Il souffla longuement : « Il vaut mieux que tu ne le rencontres jamais, Elio. » Les dangers étaient trop grands.

Pour rendre la situation moins pesante : Ban-Ryu décida de partir sur une note un peu plus joyeuse en se mettant à rêver d’une vie où ils pourraient être ensemble. Devenir vieux et aigrit, faire mille et une conneries avant que le glas ne sonne. Comme le Coréen aurait aimé avoir cette vie. Qu’importe qu’il n’est pas d’argent, qu’il finisse sa vie derrière un comptoir de bar : tant qu’il pouvait être avec sa famille et les gens qu’il aimait ; peu importait.

« Ouais… Cela me semble être le plan parfait. » Il souffla longuement : « Un jour il deviendra peut-être réalité. Je vais me raccrocher à ça quand je serai là-bas. » Loin de tout, dans un pays qui la vue naître mais pas grandir. « Je te l’ai dit de toute façon : toi et moi… Ce ne sont pas les kilomètres qui vont nous séparer hein ? » Ban-Ryu le regarda dans les yeux : « On se l’est promis. »

Passant sa main dans ses cheveux, il sourit en coin tout en passant sa main dans les cheveux d’Elio. Profitant de ce moment de paix, laissant le silence les enlacer tous les deux. Il hocha la tête à sa question. Le temps leur était compté. Il sourit tristement :

« J’aimerai pouvoir te dire que je vais revenir, mais je ne sais rien. Encore ce matin, je pensais juste aller à mon travail ce soir et je me suis retrouvé à devoir faire ma valise. » Il était peiné. « Une fois là-bas : je ne sais pas ce qui m’attends. Probablement pas la joie. » Retourner un jour à Naples, il espérait, mais : « Je ne peux pas promettre que je vais revenir et si un jour c’est le cas : je ne sais pas combien d’années auront passé. Peut-être qu’on aura tous les deux des marmots, qu’on sera bien casé et… Heureux ? » Il avala sa salive : « Je ne sais pas. »

La seule chose qu’il savait était que le temps leur était imparti, alors il était temps de ne plus s’apitoyer sur leur sort et de faire quelque chose de leur dix doigts. Les possibilités étaient infinies et Ban-Ryu comptait bien en profiter jusqu’au dernier moment.

« Haha j’aimerai, mais même ivre mort : les hommes de mon père vont me trouver et me jeter dans l’avion. De gré ou de force, je partirai. » Et cela le faisait chier. Il ne supportait pas cette idée. Mais le choix : il ne l’avait pas. Il sourit et attrapa le verre de Whisky avant de trinquer puis de le vider d’une seule traite. Sa bière ne tarda pas à son tour de finir dans son estomac.

Il reposa sa pinte et soupira longuement. Ils allaient finir ivre ce soir, ce n’était pas un problème en soit bien qu’il était toujours plus dur pour Ban-Ryu de se contrôler quant à ses sentiments concernant Elio.

« Tu sais que si je bois trop… Je ne réponds plus de rien hein ? Tu es prévenu. Ne vient pas me sermonner si je fais quelque chose que tu ne vas pas aimer. » Un clin d’œil ponctua sa phrase alors qu’il se resservit. La question d’Elio était étrange et pourtant légitime, il avait tout fait pour l’éviter mais répondit finalement.

« Je ne peux pas te promettre ça Elio. Je ne suis pas un menteur. Je ne veux pas que tu te fasses des faux espoirs. J’aimerais pouvoir te rassurer, mais moi-même je n’en ai aucune idée. Je te promets cependant de faire mon possible pour ne pas changer du tout au tout. » Cela allait être difficile, il n’y aurait plus personnes pour contrôler sa rage et sa colère. « Mais tu me connais hein ? Sans toi je risque de rapidement péter un câble. »

Il tira son tabouret pour être plus proche d’Elio. « Si je te donne un chèque de 1000€ pour payer l’alcool on peut rester ici ? Je n’ai pas envie de bouger. »
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Sujet: Re: Break me down and build me up [Ban-Ryu] ( le Mer 5 Sep 2018 - 21:32 )
Pour dire vrai, Elio ne savait pas grand-chose des géniteurs de Ban-Ryu. Il connaissait leur nom, ainsi que le métier de celui qui rappelait maintenant son fils. Mais à part ça, il ne connaissait ni leur âge, ni leur apparence ou encore moins leur caractère. Bien que Ban-Ryu et lui-même soient meilleurs amis depuis des années, il y avait une tonne de choses dont le barman était incertain le concernant. De part sa propre situation familiale, Elio a appris à ne pas poser trop de questions, à ne pas mettre son nez dans les affaires des autres. Il écoute, observe et a parfois des jugements hâtifs…Mais il ne demande jamais. Pourquoi ? Parce qu’il connaît la douleur et surtout la honte quand on doit mentir sur sa propre famille pour dresser un tableau un peu plus rose, plus acceptable.

Peut-être qu’il était mieux pour le brun de ne jamais rencontrer le père de Ban-Ryu en effet, il n’aimait pas vraiment les figures paternelles de toute manière. « Alors je ferais en sorte de ne pas le croiser, si ça te rassure » Il tenta de lui lancer un petit sourire, afin de décrisper son visage bien trop sérieux. Evidemment que la situation l’était, mais si Ban-Ryu devait partir le lendemain matin, le barman ne voulait pas d’une dernière soirée lugubre et sans un rire. Alors quand son meilleur ami parla d’un avenir plus joyeux – bien qu’alternatif - Elio sauta sur l’occasion pour ré-enchérir sur le sujet. Il se mit rapidement à divaguer à des soirées toutes plus folles les unes que les autres, il faut dire que les aventures ne manquaient jamais lorsque les deux jeunes hommes se trouvaient ensembles. Le Coréen était bien l’une des seules personnes qui arrivait à le faire sourire sans effort en dehors de sa petite sœur.

Elio se souvenait encore de la journée où Ban-Ryu et lui-même s’étaient fait cette promesse. La distance, les kilomètres, rien ne mettrait fin à leur amitié. Elio était parti de chez son père en courant, apeuré que ce dernier tape trop fort de nouveau. Alors il avait parcouru plusieurs quartiers pour trouver la maison de Ban-Ryu. Il avait frappé à la porte encore et encore, ses mains écorchées étaient décorées de la couleur carmin. Mais il n’avait eu que le silence pour réponse. Et à ce moment il avait eu peur, peur que son meilleur ami soit parti sans le lui dire. Il s’était imaginé que le Coréen l’avait abandonné et finalement il avait éclaté en sanglots devant la porte de la maisonnette. Ce n’était que de longues minutes plus tard que son ami est arrivé, le regard inquiet en voyant l’état d’Elio. Et ainsi, entre la douleur et les larmes, Elio lui avait demandé de promettre de ne jamais tirer un trait sur leur amitié, qu’importe ce qui les sépare. Mais maintenant, tout devenait trop réel. Parce qu’il faut avouer qu’Elio n’avait jamais imaginé quitter cette ville. Pas qu’il en soit particulièrement amoureux, bien que les rues de Naples lui donnent parfois des frissons grâce aux souvenirs, mais plutôt parce qu’il n’en aurait probablement pas la possibilité. « Je me souviens oui » Il soupira en se passant la main dans les cheveux « J’aurais simplement préféré qu’on n’ai jamais à tester cette promesse » Il ne servait pourtant à rien de s’accrocher à cette idée, Ban-Ryu allait quitter l’Italie, et Elio ne pouvait absolument rien y faire. « Tu sais quoi ? Je t’appellerais. » Un sourire sincère vient décorer son visage « Je t’appellerais et ce sera comme si tu étais là. Peut-être même que je serais en train de vider une pinte en même temps, ou que je rangerais le bar » L’idée lui plaisait bien oui, alors il termina son verre comme pour prouver ses mots « Et comme je suis généreux, tu n’auras presque pas à parler. Comme maintenant, je ferais la conversation et tu n’auras qu’à écouter » Elio haussa les épaules comme si c’était la chose la plus évidente du monde « Tu vois, ce sera comme si tu étais là » Qui essayait-il de convaincre et rassurer ainsi ? Lui-même plutôt que Ban-Ryu, il le savait au fond. Et le coréen aussi devait voir la supercherie.

Pourtant, son optimisme sembla disparaître d’un coup quand Ban-Ryu révéla qu’il n’était pas certain de revenir. Tout semblait différent à présent. Elio rigola cependant devant l’absurdité de sa supposition. « Je ne sais pas ce qui est le plus impossible la dedans Ban-Ryu. Que j’ai un marmot, que je sois casé ou bien que je sois heureux » Dans tous les cas, le Coréen devrait partir pour de trop longues années avant que cela ne se produise. « Je ne pense que je serais un bon père. J’ai pas eu le bon exemple et je ne ruinerais pas l’enfance d’un gamin qui n’a rien demandé. Puis moi, me caser ? » Il lui poussa doucement l’épaule en souriant « Nah, tu sais que je passe de femmes en femmes hein ! J’suis un sédentaire sans goût fixe. Brune, rousse, blonde… Il y a bien trop de femmes à aimer pour s’arrêter sur une seule » Si une chose était sûre, c’est qu’Elio serait toujours le même quand Ban-Ryu reviendrait.

Le brun termina à son tour son verre de whisky, en servant un second à chacun. Le barman regarda autour avant de répondre à son ami. « Nous sommes seuls dans un bar fermé, je ne vois pas ce que tu pourrais faire de si terrible » A part peut-être briser un verre, ce qui n’était pas un si gros problème finalement. « Puis je serais probablement dans le même état, donc je ne pourrais rien te dire »

Une question le taraudait pourtant, quelque chose qu’il devait demander avant de commencer les festivités. Ban-Ryu parlait toujours mal de son père, et Elio avait peur qu’il perde pied et devienne similaire en passant tout son temps avec lui. « Je te l’ai dit Ryu, je t’appellerais. Quand tu seras énervé ou frustré, tu auras qu’à tout me dire » Le barman regarda son ami « 1000€ ? Nan mais c’est pratiquement ma paye tu sais ? » Pourtant il n’allait pas dépouiller son meilleur ami avant que celui-ci ne s’envole pour l’autre bout du monde. « Je ne comptais pas bouger. Ce ne sont pas quelques verres de whisky et 4 pintes de bière qui vont faire couler le bar Ryu, t’en fais pas » Il offrait souvent des verres à ses amis, et son patron laissait couler. Il était le seul employé et aussi celui qui vérifiait les réserves de toute manière« Ne parlons plus de demain d’accord ? Buvons jusqu’à en oublier notre nom. » Il trinqua à l’idée avant de terminer son whisky d’une traite de nouveau. Elio attrapa la télécommande afin de changer la chaîne et mettre les clips. Le choix musical n’était pas toujours le meilleur mais c’était bien mieux que les informations. « Dis-moi, t’as revu cette fille ? Tu sais celle qui te tournait autour la dernière fois ? » Il réfléchit tout en jouant avec son verre « Eva n’est-ce pas ? T’as passé la nuit avec ? Tu peux me passer son numéro ? C’est pas comme si t’allais t’en servir prochainement, faut se refiler les bons plans ! »
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Sujet: Re: Break me down and build me up [Ban-Ryu] ( le Mer 12 Sep 2018 - 22:37 )
Garder le secret sur sa vie était devenu une fâcheuse habitude qu’il avait prise. Il faut dire qu’il n’était pas facile d’amener le sujet de sa naissance sur le tapis. A l’instar d’Elio : lui avait été créé pour sauver un autre enfant. Ce même gamin qui est mort maintenant pour laisser la place à son cadet. Ban-Ryu ne l’avait jamais connu, il n’avait vu qu’une seule photo de lui : rien de plus. Cela ne le chagrinait pas. Avec le temps, il s’était construit une carapace imperméable qui était bien difficile à briser pour tous ceux qui voudraient s’approcher de lui. Certes, cela le protégeait des gens qui lui voudraient du mal, mais par le fait même : il se coupait également des personnes qui ne voulaient que son bien. Tant pis. Les autres pouvaient souffrir : lui avait ses propres problèmes. On le pensait sans cœur, oui il l’était en un sens et il ne se cherchait pas des excuses. Aucun doute que certains, dans son cas, mettrait ce manque cruelle de manière et d’émotions sur le compte de l’abandon mais pas lui. Ban-Ryu ne mangeait pas de ce pain-là. Il assumait son caractère difficile à vivre et n’avait aucun mal à dormir le soir. Dans la société actuelle : il devait y avoir des méchants. Il était le vilain des histoires pour enfants et cela lui convenait. S’il l’était, cela empêchait que les autres ne le soient. Notamment Elio et Agatha: ces deux personnes qui comptent plus que tout pour lui. Si pour qu’ils soient heureux et en paix, il devait jouer les gros bras : qu’il en soit ainsi. Lui qui pensait ne pas savoir aimer ne se rendait pas compte que c’était ça justement l’amour. Mettre le bonheur de quelqu’un avant le sien. Ban-Ryu n’était pas heureux de partir : mais il n’avait pas le choix. Il n’avait nullement envie de voir son géniteur débarquer en Italie pour ruiner sa vie. Elio le rassura en affirmant qu’il ferait son possible pour ne pas le croiser. Cela n’apaisait pas son cœur. Il aurait tué de ses propres mains son père plutôt que de le voir toucher un seul cheveu de ceux qui ont été comme sa famille. Alors, oui, il préférait partir plutôt que laisser quelqu’un gâcher sa vie qui lui convenait parfaitement. Un jour… Il reviendrait. Il le savait. Quand était probablement la plus grosse question. Évidemment qu’Elio lui demanda. Il était égal à lui-même : son petit côté naïf et idéaliste qui l’exaspérait autant qu’il l’aimait. Il était conscient qu’en lui annonçant qu’il allait partir : il réveillait la pire peur possible et imaginable pour son meilleur ami. Le choix n’était pas sien. Il aurait aimé être en paix, ne plus avoir de compte à rendre à son père mais quand on était l’héritier : il n’y avait pas d’autres choix.

En attendant, ils parlaient d’un ton plus gai sur ce que pouvait être leur vie dans le cas où il pouvait rester. Un monde utopique où ils pourraient vieillir ensemble et mourir main dans la main probablement. A la vie à la mort non ? N’était-ce pas le pacte qu’ils avaient fait ? Quand ils étaient gamins, que la dure réalité ne les avait pas encore corrompus. Une des nombreuses promesses que l’Asiatique s’apprêtait à briser non à cœur joie.

« J’espère bien que tu m’appelleras. Je te répondrai : qu’importe le décalage horaire. » Ban-Ryu ne comptait pas couper les ponts avec Elio. Il ne le pouvait pas : tout simplement. « Je ne sais pas s’ils ont des bières aussi bonnes là-bas. J’espère. Je sais déjà cependant qu’ils n’ont pas de barman aussi séduisant qu’ici. »

Pour sûr qu’il avait déjà reluqué son ami. Sa bisexualité n’était un secret pour personne même s’il n’avait jamais ouvertement dit qu’il aimait Elio et ce plus que comme un simple ami. Pourtant, son regard le trahissait. Il en était conscient mais il s’en moquait en un sens. Cela prouvait qu’il n’était pas cette armoire à glace vide de tout sentiment.

« Bah en vu de tes conquêtes : à moins que tu es le malheur d’oublier de te protéger ou bien que tu sois ce 0,01% je pense que ce n’est pas si fou que ça de t’imaginer avec une gosse. »
Ban-Ryu n’était pas choqué non. « Dit pas de connerie s’il te plaît… Tu trouveras un moyen d’être heureux. C’est comme ça qu’on fonctionne toi et moi : on ne se laisse jamais abattre. On troue toujours un moyen de survivre et de voler à la vie ce qu’elle nous arrache si facilement. » Il haussa les épaules : « Tout ira bien, Elio. Agatha et toi : vous allez vous en sortir. » Ils étaient en sécurité. Leur père ne parlerait plus : il s’était occupé de ça. Il laissa son ami le resservir : « Et de toi à moi : je pense que tu serais un excellent père parce que justement tu as eu un connard en exemple. Puis tu ne seras pas seul : Agatha t’aidera. »

En regardant le liquide dans son verre : il hésita avant de boire. S’il continuait : il risquait de le regretter. Parce qu’il n’avait plus rien à perdre. Quoiqu’il arrive : il partirait demain. L’envie de jouer le tout pour le tout était plus que tentant.

« Je prends note… » Souffla-t-il en ayant pris sa décision. Il vida cul-sec son verre et le reposa doucement sur le comptoir. « On sait toi et moi que je ne ferais jamais ça. » Il ne partageait pas ses problèmes. Il était comme ça et ne comptait pas changer.

L’argent n’était pas un problème, il laisserait un petit pécule avant de partir. Il ne buvait pas gratuitement et il ne voulait pas qu’Elio ait des soucis. Il comptait boire plus que cela : mais ça son ami le verrait tôt ou tard. Il attrapa la bouteille et remit une tournée. Il arqua un sourcil et chercha son portable dans la poche de son costume. Il le tendit à Elio :

« Prends tous les numéros que tu veux. » Il sortit son paquet de cigarettes et s’en alluma une. « Mais la fille dont tu parles : elle aime que les Asiats. » Il prit une longue bouffée de nicotine et attrapa son verre : « Je crois que pendant quelque temps je vais me concentrer sur la gente masculine. Juste histoire de faire chier mon père quand je serais là-bas. »

Il leva son verre pour regarder à travers le Whisky la télévision avant de le porter à ses lèvres pour boire une gorgée.

« Enfin… Ce n’est pas tous les mecs que je veux me faire. Seulement lui. » Continuant de regarder les images : il n’avait pas encore posé son regard sur Elio. « Mais ça n’arrivera jamais. »
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