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CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Voyager dans le passé
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Elio Benucci10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Elio Benucci
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Sujet: Re: |TERMINE]Break me down and build me up [Ban-Ryu] ( le Dim 21 Oct 2018 - 16:47 )
Elio était loin de penser que l’alcool était la solution à tous les problèmes non. De son point de vue, il en amenait plutôt de nouveaux. Mais dans certain cas – comme celui d’oublier une personne pour passer la nuit dans les bras d’une autre – cela semblait nécessaire. « Qu’importe comment elles sont, j’espère simplement que tu trouveras quelqu’un qui sera capable de canaliser tes…excès » Elio n’était pas dupe, il savait très bien qu’il calmait son ami même s’il n’avait aucune idée de comment ou bien pourquoi. Ce n’est pas comme s’il essayait éperdument de le mener vers le droit chemin, au contraire. C’est un équilibre entre eux qui s’étaient crée au fur et à mesure des années, comme une évidence. « Que ce soit sérieux ou non, tant que ça t’aide à garder les pieds sur terre c’est le plus important non ? » Question dont il connaissait déjà la réponse « J’dis pas que t’es pas capable de t’en sortir seul hein. Juste qu’un petit coup de pouce peut toujours être bénéfique ». Pourtant, l’idée que Ban-Ryu trouve une autre personne pour le canaliser engendrait un sentiment des plus étrange chez le jeune Benucci. Une sorte de jalousie mêlée de de la possessivité qu’il mit sur le coup de la boisson qui remplissait encore son verre. Il décida d’ignorer ce sentiment en attrapant le menton de son ami du bout des doigts en riant « Ne dis pas de bêtises, avec cette gueule de lover tu les auras toutes les Coréennes. Tu me piques suffisamment de conquêtes pour que je sache ça ! » Ses doigts quittèrent le visage du brun pour reprendre place sur le comptoir. Voilà, un peu d’humour pour enfouir tout le reste, ça allait mieux.

Après les femmes, ils parlèrent d’enfants. Elio était catégorique, il n’en voulait pas. La réflexion de son ami lui décrocha cependant un sourire en coin. « Je ne serais jamais mal léché Ban-Ryu… » Cela le fit d’ailleurs rire, c’était même trop facile. « Mais si tu veux, tu auras ta place dans ma tanière oui » Parce qu’il savait que le Coréen reviendrait. Que ce soit dans 2 mois ou 2 ans, il serait de retour en Italie. Le regard d’Elio dériva sur le bar et la salle du café. « Tu sais, ça me va comme ça. J’ai jamais été des plus ambitieux de toute manière. J’aspire pas à une vie de château. Ici, on me fait pas chier et je peux payer mon loyer à la fin du mois » Il ne cherchait rien de plus que ça.

Les numéros dans son téléphone, Elio rendit l’objet à son propriétaire. Il leva les yeux au ciel « Et en quoi t’es si différent des blancs dis-moi ? » Le reste lui fit pratiquement recracher la boisson qu’il venait de porter à ses lèvres. « Ryu ! » Il éclata cependant de rire en regardant son ami. « Les croyances populaires ne viennent jamais de nulle part… Enfin moi je dis ça…Je dis rien » Il haussa deux fois les sourcils avant de rire à nouveau. L’atmosphère semblait s’être détendue depuis l’annonce du Coréen. Mais voilà que Ban-Ryu tirait encore sur la corde sensible. Il semblait même se délecter de la réaction de son ami. Il laissa d’ailleurs le brun parler tout en terminant son verre, jouant parfois à faire tourner le liquide. « Intouchable avec lui peut-être. Mais les autres Ban-Ryu ? » Voilà qu’il s’imaginait maintenant le pire. Dans un pays aussi conformiste et traditionnel que la Corée, il avait peur pour la sécurité de son meilleur ami. « J’ai juste peur qu’il t’arrive quelque chose. C’est stupide, je sais que tu es assez grand pour te défendre mais… » C’était plus fort que lui. S’il y avait bien une chose qu’il savait faire, c’était s’inquiéter pour les personnes qui comptaient à ses yeux. Et Ban-Ryu en faisait évidemment parti.

Ban-Ryu avança son tabouret mais Elio ne bougea pas. Le contact de la main du Coréen l’électrisa. Cette fois c’était différent, Ban-Ryu ne l’avait jamais touché de la sorte. Et alors que la main du brun migra dans sa nuque, le barman ferma instinctivement les yeux. Pourtant prit de court, il ne mit pas de temps à répondre au baiser. C’était interdit, mais bien trop bon. Il y avait cette dualité – autant dans son corps que dans son cœur ou dans sa tête – qui l’empêchait de réfléchir correctement. Pourtant, quand Ban-Ryu lui proposa de le frapper, Elio su instantanément que ce n’était pas ce qu’il voulait faire.  Non, il avait envie de sentir la douceur des lèvres du Coréen sur les siennes, de frissonner sous le contact de ses doigts. Elio retrouvait des sensations qu’il n’avait pas ressentit depuis des années, des sentiments qui lui faisaient autant de mal que de bien. Alors le silence s’installa, les paupières toujours closes. Quand le regard d’Elio se posa finalement sur son ami, il y avait une lueur nouvelle dans ses yeux. L’alcool et les rideaux fermés aidant, il descendit du tabouret pour se rapprocher à son tour du Coréen. Son cœur battait à toute allure, mais Elio était décidé, comme une revanche inavouée contre son père qui avait gâché un moment similaire il y a de nombreuses années. Il posa sa main sur la chemise de Ban-Ryu afin de le faire descendre à son tour. Ses gestes étaient lents, mais avec assez de fermeté pour lui faire comprendre ses intentions. Qu’est-ce qu’il lui prenait ? Depuis quand avait-il autant de confidence pour ce genre de chose ? A croire que le premier pas de Ban-Ryu venait de lui donner des ailes. « Je ne suis pas désolé non plus » Mots soufflés à l’oreille alors qu’un jeu de séduction nouveau venait de prendre place. Peut-être faisait-il cela parce qu’il savait que Ban-Ryu quitterait le pays dans quelques heures ? Que rien n’aurait de conséquences dans leur vie ? Ou alors l’alcool l’empêchait de repenser aux phrases de son géniteur. « Penser par moi-même c’est compliqué… » Cela malgré le fait que son père n’était plus là pour lui faire regretter ses actes et paroles « Mais là, c’est pas vraiment mon cerveau qui dirige mes actions » Non, il y avait cette chaleur qu’il connaissait si bien, celle qu’il avait eu du mal a ressentir avec ses conquêtes féminines depuis le départ de Frederico. Elio posa sa main sur la hanche de Ban-Ryu avant de l’embrasser de nouveau, se collant à lui pour le faire reculer contre le bar. « T’as aucune idée de ce que tu as commencé Ryu …»
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Sujet: Re: |TERMINE]Break me down and build me up [Ban-Ryu] ( le Lun 22 Oct 2018 - 21:28 )
A de nombreuses reprises, Ban-Ryu avait abusé de la bouteille. Il n’avait jamais eut besoin de tuteur pour prendre le vice de l’alcool. La vie l’avait poussé dans les bras de Dionysos sans même qu’il ne s’en rend pas compte. Sans sa famille, il aurait probablement terminé la tête la première dans l’égout. Sa grand-mère le tenait d’une main de faire, Ryu l’entendait prier tous les jours Bouddha pour qu’elle voie ses petits-fils s’épanouir. Eux qui ne sont venus au monde que pour être des stocks d’organes. Le jeune homme croyait en ce dieu dont les statues dorées font encore l’émerveillement des occidentaux. Cependant, il avait compris qu’il n’était pas aussi puissant qu’on le disait. A de bien nombreuses reprises il est resté insensible à ses demandes. Alors, il avait brisé quelques nez, avait envoyé des gens à l’hôpital : pour la bienséance. Pour provoquer que ce Dieu, tant adoré par Mei n’était en réalité qu’un subterfuge. Qui avait le temps aujourd’hui d’invoquer une déité pour les aider alors qu’un coup de chirurgie, du silicone sous la peau et les vœux de la plupart étaient exhaussés. Ban-Ryu ne désirait pas tant. Lui ce qu’il voulait : s’était de rester à Naples avec Elio, Agatha, Hyun-Joong et sa grand-mère. Il n’avait nullement l’envie de rentrer dans la fosse aux lions. Il préférait encore dormir dans une tente sans moustiquaire pour laisser un, ou plusieurs, tireur isolé sucer son sang. Il était même prêt à donner du jambon à un chat errant pour faire sa BA quotidienne. Malgré tout, il savait bien que rien ne pouvait changer la destiné qui se dessinait devant lui. Il ne pouvait pas refuser plus longtemps l’évidence : il était l’hériter. Même s’il ne l’était pas : il se ferait passer pour Hyun-Joong plutôt que de le laisser souffrir des mains de leur père. Parce que Ban-Ryu savait déjà que ce qui l’attendait n’allait pas être une partie de plaisir.
En attendant que l’avion ne décolle demain, il comptait bien boire pour oublier ; brûler son gosier pour enfin avoir le courage avant de partir de déclarer son amour à un homme qui déteste l’idée que deux personnes du même sexe peuvent avoir une relation. C’est peut-être parce qu’il partait dans moins de douze heures que le coréen avait l’impression de ne plus rien avoir à perdre ? Qu’importe ce qui se passe ce soir : il avait tout à gagner non ? Dans le pire des cas, si le malaise s’installait, ils auraient tous les deux le temps de réfléchir et quand il reviendrait à Naples : ils se retrouveront pour en rire.

« Je ne vois pas DU TOUT de quoi tu parles. » Il accentua les deux mots en rigolant : « Je suis une personne calme, qui sait se contrôler. Il y a juste des gens qui méritent une bonne branlée de temps à autre. » Cela sonnait comme une évidence. « Tu n’as jamais lu de comics ou quoi ? C’est comme ça que les supers héros fonctionnent : ils sont imbus d’eux-mêmes parce qu’ils savent qu’ils peuvent sauver le monde. Fais-toi à l’idée que je suis le justicier des bas-fonds. » Ban-Ryu rigola en terminant son verre. Pourtant, cela n’avait rien de drôle. Il savait très bien que sans Elio : sa colère et sa rage seraient incontrôlables. « Avec la chance que j’ai, ça va se finir en mariage arrangé tout ça sans que j’ai mon mot à dire. » La rigolade fut brève, son sourire disparu et il se contenta de soupirer longuement en se resservant.

Les mots d’Elio ne mirent pas de baume à son cœur. Toutes les relations qu’il avait eut n’étaient qu’un passe-temps. Cela faisait depuis longtemps que son cœur appartenait à Elio sans qu’il n’ait le courage de l’avouer. Parce que le concerné était dans le déni total. Ban-Ryu avait soigné les blessures causées par le connard qui avait aidé à la conception d’Elio et d’Agatha. Il avait vu le mal-être de son ami qui répétait de temps à autre des paroles complètement idiotes que son père avait forcé dans son esprit par la force des poings. Le genre de réflexion complètement ridicule qui exaspérait Ban-Ryu comme son commentaire sur les enfants.

« Bah c’est sûr que si tu te fais lécher et que la nénette avale : tu ne risques pas d’avoir des enfants ! Je savais bien que tu dormais en biologie ! » Le Coréen avait de la répartit, il en profitait : à Naples il avait tous les droits. Il se permettait tout, ne se refusait rien. Ah cette douce liberté qu’il appréciait tant. « Je te préviens direct : je prends le lit. Hors de questions que je dors par terre. »

Voilà quelques verres dans le nez et sa langue se déliait. C’est qu’il ne fallait pas grand chose quand il était avec les bonnes personnes pour pouvoir parler et s’exprimer. Le problème étant qu’il n’y avait que quelques membres dans ce club privé. Pas assez pour être commun. Comme il enviait Elio en cet instant, c’était bien la première fois de sa vie. Parce qu’il allait pouvoir rester ici et vivre sa petite vie pépère. Resservant un énième verre de whisky, vient le fameux sujet des numéros. Sans hésitations, il donna son portable à Elio pour le laisser prendre ce qu’il voulait : sachant pertinemment que ces dames lui claqueraient la porte au nez. D’ailleurs, il fit un commentaire qui les fit rire tous les deux. Ban-Ryu bu tout de même tranquillement en gardant son sourire. Continuant de le pousser, marchant sur une route absolument pas glissante pour sa part : il regarda Elio tout en continuant de boire.

« Les autres, je les emmerde. J’ai prouvé tellement de fois que je sais utiliser mes poings qu’on a arrêté de me faire chier dans la plupart des quartiers de Naples. Qu’ils viennent me voir s'ils veulent que je leur explique la vie. Cela ne me fait pas peur. »

Cela était malheureusement vrai. Il n’avait pas froid aux yeux, il n’avait pas peur de prendre des coups mais surtout d’en donner. Ban-Ryu était ce genre d’homme entier qui ne supportait pas faire des concessions si ce n’était pas pour la bonne cause.

« Tu le dis toi-même : je suis assez grand pour me défendre. T’en fais donc pas ok ? »


Il lui fit un clin d’œil pour terminer de rassurer son ami. Il ne voulait pas l’inquiéter plus que cela. Et puis, il n’avait pas envie de s’attarder sur ce sujet, il avait en tête d’autres idées. L’aimer. Voilà ce qu’il avait envie. L’alcool était à blâmé. Demain, il ne regretterait rien. S’avançant pour être plus proche d’Elio, son cerveau s’éteignit pour ne laisser place qu’à l’instinct primaire de la luxure. Depuis combien de temps il avait rêvé de ce moment ? Combien de nuits avait terminé en petit manuel en s’imaginant au côté de son meilleur ami dans des positions à faire rougir les bonnes sœurs de la Cathédrale de Naples. Sans réellement attendre une invitation, il posa ses lèvres sur celle d’Elio et sentit immédiatement le feu du désir brûler ses entrailles. Il se savait foutu. Il savait que plus jamais il ne pourrait enlever ce sentiment. C’était trop bon pour être vrai. Alors, il mit un peu plus de vigueur et accentua cet échange sans honte. Sans gêne. Il assumait pleinement ce geste. C’est pourquoi en s’éloignant, il proposa à Elio de le frapper s’il le voulait. Le nez plongé dans son verre, il ne réalisa même pas le nouvel éclat dans les yeux de son ami. C’est en sentant sa main sur sa chemise qu’il reposa son verre et comprit. Les quelques mots soufflés au creux de son oreille emportèrent les dernières barrières. Reposant le verre sur le zinc, il se tourna pour faire pleinement face à Elio. Le laissant parler, n’osant pas le couper, il l’admire en souriant comme un con.



Dernière édition par Ban-Ryu Kim le Ven 26 Oct 2018 - 18:27, édité 1 fois
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Sujet: Re: |TERMINE]Break me down and build me up [Ban-Ryu] ( le Mar 23 Oct 2018 - 14:05 )
Ban-Ryu, une personne calme ? Elio se retient de rire en entendant l’affirmation de son meilleur ami. En voilà une bonne tiens, une phrase que le barman n’oubliera pas de ressortir quand son ami aura le poing un peu trop facile. « Tu sais que celle-là a été enregistrée n’est-ce pas ? Je saurais te la ressortir en temps voulu ! » Et Elio savait qu’il aurait juste besoin d’un peu de patience pour prouver son point. Même si les semaines allaient probablement se transformer en années à cause du rapatriement de son ami. Le barman avait du mal à imaginer comment il réagirait si un homme qu’il connaissait à peine l’obligeait à quitter tout ce qu’il avait. Il serait incapable de laisser Agatha derrière. Bien que sa vie en Italie ne soit pas seulement tintée de rose, il avait une routine qui lui convenait. Des amis sur qui il pouvait compter, des jeunes femmes à appeler quand il s’ennuyait et une petite sœur qu’il aimait plus que tout. Alors oui il y avait les problèmes quotidiens de la vie et des loisirs parfois inexistants à cause des factures à payer mais finalement ce n’était pas si terrible. Elio n’avait jamais été attiré par les grandes fortunes, il n’avait jamais connu la richesse et bien que cela semblait parfois féerique, il savait aussi que les faux-amis et les codes venaient avec. Non, il ne rêvait pas de dormir sur des paquets de billets à ne plus savoir quoi en faire. Il était conscient qu’on n'a pas rien sans rien, alors il travaillait pour gagner sa croûte, comme tout le monde. « Super-héros ou non, j’avoue que je n’aurais jamais ta force » Il parlait de la force mentale, pas celle physique. « Je crois pas que je serais capable de tout quitter comme ça ». Bien que son meilleur ami n’ait pas le choix, Elio se devait de lui dire.


Quand Ban-Ryu parla de mariage arrangé, Elio n’eu pas la force de rire avec lui. Il grimaça plutôt, espérant que son ami n’était pas sérieux. Mais même en jouant les naïfs, il savait qu’il y avait une part de vérité dans les paroles du Coréen. « Dis pas de bêtises. Ton père te veut là-bas pour bosser. Une femme ne ferait que te distraire. Il serait bien plus avantageux pour lui que tu te concentres sur la compagnie » Sa réflexion ne semblait pas si idiote que ça après tout.

Le pire dans tout ça, c’est qu’Elio se voyait totalement dans l’image de l’ours mal léché. Une fois qu’Agatha aura un bon travail, un jeune homme qui prenait soin d’elle à son bras… Le boulot d’Elio était terminé. Il sourit en coin avant de faire un clin d’œil à son ami « Où alors c’est parce que j’ai bien écouté en cours de biologie au contraire ». Le barman n’avait jamais été bon élève. S’asseoir des heures durant à écouter un prof parler… Très peu pour lui. La seule matière dans laquelle il n’était pas trop mauvais, c’était la technologie et la chimie. En somme, s’il devait faire plus qu’écrire dans un cahier. « Déjà je t’accueille et en plus tu veux me piquer mon lit ! T’auras le canap’ et ce sera déjà un très bon deal ! »

Le barman ne put s’empêcher d’exprimer ses craintes quant à la sécurité de Ban-Ryu. Il ne connaissait pas la Corée tant que ça, et bien qu’il sache que la Corée du Sud soit totalement différente de celle du Nord, il ne pouvait s’empêcher de voir les images qu’on voyait dans les documentaires télévisés. Le moindre faux pas pouvait amener à une sanction bien plus sévère que dans les pays occidentaux, et cela l’effrayait. Surtout quand Ban-Ryu parlait aussi ouvertement de l’homosexualité. Mais quand ce dernier lui somma de ne pas s’en faire, Elio leva les mains en l’air « D’accord, t’as gagné » Bien que ses craintes ne partiraient pas aussi facilement.

Elio était comme un volcan éteint. Ou plutôt qu’on avait forcé à s’éteindre à coup de ceinturon et de propagande personnalisée. Mais Ban-Ryu avait réveillé bien trop de sensations avec un seul baiser. La surprise avait empêché Elio de monter ses barrières, l’alcool faisait tomber la bienséance. Il retrouvait tellement d’envies du passé qu’il lui était impossible de repousser son meilleur ami. Il s’était plusieurs fois attardé sur son corps musclé pour se détester plus tard, se demandant encore et encore pourquoi il agissait de la sorte. Il avait pensé à aller voir un médecin comme son père le lui avait tellement de fois répétée, mais il avait toujours eu trop honte pour passer à l’acte.

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Sujet: Re: |TERMINE]Break me down and build me up [Ban-Ryu] ( le Jeu 25 Oct 2018 - 21:51 )
« Tu le saurais si tous tes proches étaient menacés. Quand tu sais que la personne qui veut que tu rentres a le bras plus long que toi et qui peut détruire ta vie en un coup de fils. » Ban-Ryu avait déjà tout pensé, tenter de trouver un moyen d’échapper à ce funeste destin : mais il était impuissant. « Un jour, les rôles vont changer et je serais celui qui à le pouvoir. » Voilà son plan. Prendre la place de son père et ne plus jamais être forcé à faire quoique ce soit. En attendant, il devait hocher la tête et serrer les dents. Ce qu’il savait faire de mieux probablement suivis de près par sa profession de briseur d’os.

La naïveté en quelque sorte d’Elio le fit rire. Que pouvait-il faire d’autres ? « Une femme, reste une femme. Il me veut pour travailler, mais il veut également que je produise un héritier. Un mâle de préférence à n’en pas douter. » Il haussa les épaules : « S’il faut passer par-là… Je serais forcé d’accepter. S’il ne me laisse pas le choix dans mon retour : c’est que je n’aurais pas mon mot à dire dans cette situation non plus. »

Face à ce quotidien si morose, la meilleure arme est le rire n’est-ce pas ? Ban-Ryu voulait savourer ce dernier instant avec son ami. Alors, il coupa court au sujet sérieux pour partir sur quelque chose de plus léger en continuant de boire. Elio l’avait provoqué, il devrait assumer les dégâts. Un Ryu qui n’avait plus rien à perdre était dangereux. Bien trop probablement pour la sécurité publique. Pour sûr qu’en partant les rues de Naples seront un temps soit peu moins agitées.

« Tu dis ça maintenant, mais je sais que tu ne peux rien me refuser. »

Avait-il tort ? Probablement pas non. Mais l’inverse était vrai. Elio était sa faiblesse et il n’avait pas doute à avoir sur le fait que son père utiliserait les Benucci contre lui. C’était même une évidence. Rien que pour cela… Ban-Ryu se tiendrait à carreau et accepterait beaucoup de choses. Il serait mal connaître l’Asiatique, cependant, si on pouvait croire à un changement en profondeur du personnage. Il avait appris à être un véritable caméléon avec le temps : probablement parce qu’une part de lui savait que tôt ou tard il devrait traverser à nouveau la moitié du monde pour retourner en Corée du Sud et faire son devoir filial. C’est que contrairement à Elio : il n’y avait personne pour se débarrasser de son père. Sa bisexualité rendrait probablement folle son père, mais il s’en moquait. Que cela soit les courbes masculines ou féminines : son cœur ne se satisfaisait ni de l’un, ni de l’autre. S’il n’avait pas trouvé d’amour féminin, son amour masculin se trouvait devant lui. A quelques mètres pour tout dire. L’alcool enleva toutes les barrières. Rapidement, il s’approcha de lui pour l’embrasser sans savoir que son ami répondrait. Sans savoir que rapidement le zinc le bloquerait.
Allongeant Elio, savourant sa peau en faisant glisser ses lèvres sur lui : il respirait doucement son odeur avec l’espoir de se souvenir. Que cet instant le ferait tenir les nombreux périples qui allaient se mettre sur sa route. Celle que son père, ou plutôt sa naissance, avait prédestiné. Lui demandant dans un souffle s’il lui faisait confiance : la réponse le fit sourire.

« A qui veux-tu que je le dise… ? Je pars demain et si jamais on te demande des informations sur moi : il vaudra mieux que tu gardes le silence. »



« Tu sais que quoiqu’il arrive là-bas : mes sentiments pour toi ne changeront pas hein ? Qu’importe ce que tu entends, qu’importe que je sois marié ou que j’ai un gosse : tu possèdes une partie de moi là. » Ban-Ryu se redressa, il posa ses mains dans le dos de son ami et embrassa sa poitrine : à l’emplacement du cœur. Il remonta ses lèvres pour respirer l’odeur de son cou. « Demain, t’auras peut-être oublier, mais je t’aime. »

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Sujet: Re: |TERMINE]Break me down and build me up [Ban-Ryu] ( le Ven 26 Oct 2018 - 21:47 )
Peut-être que même si Elio disait ne pas vouloir d’enfant, il n’imaginait pas avoir une femme dans le seul but d’avoir un héritier. Il voyait une vie de famille venir avec le lot. Mais il était certain que dans un pays comme celui de la Corée du Sud – et avec un père tel que celui de Ban-Ryu – la possibilité de ne pas avoir le choix était grande. Qu’est ce qu’il aimerait pouvoir lui venir en aide. Après tout ce que son ami avait fait pour lui, Elio avait l’impression de ne pas pouvoir rendre la monnaie de la pièce. Il se sentait impuissant et détestait ce sentiment. Il aurait voulu s’excuser à haute voix, mais il savait qu’une autre discussion sérieuse s’en suivrait. Non, il avait envie de rire, de changer les idées à son ami qui s’en irait dans quelques heures pour un quotidien tout à fait différent. Alors il laissa les paroles de Ban-Ryu clôturer cette conversation des plus moroses. Parler de son avenir d’ours mal léché était bien plus drôle. Parce qu’il n’y avait aucune obligation, personne sur son dos pour l’empêcher de faire ce qu’il voulait. Puis si le Coréen décidait de le rejoindre dans sa tanière, ils finiraient à boire chaque soir devant un programme télévision qu’ils regarderaient à peine. Ils sortiraient probablement un jeu de cartes jusqu’à ce qu’ils ne soient plus capables de voir les chiffres correctement.

Rien lui refuser ? Elio leva les yeux au ciel, exagérant le geste pour que son ami n’en rate pas une goutte. « Et ben… ça va les chevilles ? » Pourtant il n’avait pas tort, mais Elio était trop fier pour l’avouer à haute voix. Il était d’ailleurs inconscient à cet instant qu’il allait lui prouver sa théorie. Parce que s’il y a bien une chose que Ban-Ryu n’avait probablement jamais pensé avoir, c’était le corps d’Elio. Le jeune Benucci n’aimait pas parler de relation homosexuelle, il évitait le sujet parce que ça le rendait mal à l’aise. Mais ce sentiment était justement bien plus profond, bien plus difficile à gérer qu’un simple dégoût. Il se battait tous les jours pour ne pas craquer de nouveau devant le corps taillé d’un homme. Mais cette soirée causerait sa perte. Un seul baiser de Ban-Ryu et sa volonté éclata en mille morceaux. Son verre de whisky terminé sur la table, il ne se concentrait que sur les gestes et les mots de celui qui était ce soir bien plus qu’un ami.

Se délectant de la vue qui s’offrait devant ses yeux, Elio passa ses mains sur le torse du Coréen, lui avouant qu’il allait lui manquer. Le sourire que lui lança Ban-Ryu lui réchauffa cependant le cœur. Le barman avala difficilement sa salive alors que le brun lui embrassait le torse. Il n’avait jamais connu une telle douceur, jamais les gestes d’une autre avait été si tendre. Comment Ryu pouvait-il être aussi doux d’un côté et aussi violent de l’autre ? Elio inspira profondément quand le nez du brun vint se caler contre son cou. Il aimait cette proximité, respirait cette odeur qu’il ne voulait surtout pas oublier. Sa main passa dans les cheveux ébène de son ami avant de glisser dans sa nuque pour le coller contre lui. Il nicha son visage dans la chevelure du brun avant de fermer les yeux. Ses doigts resserrèrent leur emprise alors qu’il déposa plusieurs baisers sur la tête de Ryu, chaque fois un peu plus intensément. C’était injuste, il ne voulait pas que le Coréen lui échappe. Pas maintenant. « Je n’ai jamais connu une telle douceur. Je ne pensais pas que ce serait toi qui me l’apporterais »

Elio arrêta cependant tout ses gestes en entendant la révélation de Ban-Ryu. Était-il sérieux ?  Il l’aimait ? Le barman décala sa tête pour que son regard vienne croiser celui de son ami. Oui, il était sérieux, il le voyait dans ses iris brunes. Il ne pu sortir aucun mot mais répondit au baiser avec passion. Il serait incapable d’oublier cet instant, même avec l’alcool et toute la volonté du monde. Il savait au fond que cela rendrait le départ de Ban-Ryu encore plus difficile.

Les vêtements au sol, les deux corps s’entremêlent pour ne faire plus qu’un. Les gémissements d’Elio joignirent ceux de Ban-Ryu jusqu’à ce qu’un grognement bien plus rauque marque la fin de l’acte charnel. Il retient cependant le Coréen contre lui quelques secondes, reprenant doucement sa respiration et jouant avec ses cheveux du bout des doigts. Un dernier baiser et Elio le lâcha finalement, ne réalisant pas vraiment ce qui venait de se passer.  « Normalement, je me réveille à peu près à ce moment-là »
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Sujet: Re: |TERMINE]Break me down and build me up [Ban-Ryu] ( le Dim 28 Oct 2018 - 14:06 )
La parfaite famille, Ban-Ryu n’avait jamais eu la chance de la connaître alors il ne ressentait pas vraiment le besoin de créer un cocon familial exemplaire. Comment sentir le manque de quelque chose que vous n’avez jamais vécu ? Il avait fait une croix que l’option de choisir celle qui allait partager sa vie. Son homosexualité mise au placard, il devra faire l’effort d’être le mari parfait dans l’espoir de donner un héritier à sa famille.

« Niquel, merci de demander. Autant que les tiennes probablement : la modestie n'a jamais été notre domaine de préi »

Ses chevilles étaient gonflées, cela n’était pas quelque chose de nouveau. Imbus de lui-même de temps à autre : c’est probablement dû au fait que la vie ne lui a jamais réellement fait de cadeaux. Il trouvait qu’il s’en était plutôt bien sortit pour un enfant qui a été créé comme banque d’organes. C’est probablement grâce à l’aide d’Elio que Ban-Ryu avait été capable d’imaginer un futur avec quelqu’un. En prenant soin des Benucci : il s’était prouvé à lui-même qu’il y avait une chance pour lui d’être heureux. Il était prêt à l’attraper si cela voulait dire pouvoir vivre normalement. Ce qu’il avait fait en embrassant son ami. S’il avait peur que ce dernier le repousse : il ne s’attendait certainement pas à se que ce dernier réponds à ses faits et gestes. Cela était quelque chose d’inespéré. Hors de questions de s’arrêter en si bon chemin et Ryu continua de faire monter le désir, le plaisir entre eux. Avec une tendresse infinie et une douceur encore inconnue pour beaucoup : il prit soin d’Elio. Lui montrant qu’il y avait autre chose sous ce masque terrifiant qu’il pouvait de temps en temps avoir. La dualité de sa personnalité était instable, à tout moment il se savait capable d’exploser. Mais certainement pas dans ce genre de moments.

« Je sais hein… Les gens n’imaginent même pas de quoi je suis capable. » Un avantage plus qu’un inconvénient à ses yeux mais il se garda bien de le dire.

Caressant sa peau avec ses lèvres, le coréen se redressa pour pouvoir le regarder dans les yeux. Avec une sincérité criante, il avoua qu’il l’aimerait qu’importe ce qui se passe dans sa vie. Un moyen comme un autre de lui demander sa confiance. Quand bien même il devait se marier, faire un enfant à une femme : elle ne pourra jamais se mettre entre eux. Ban-Ryu savait que cela était égoïste ou injuste, mais il regretterait de ne pas avoir eut l’occasion de dire à Elio la vraie teneur de ses sentiments. Ils ne savaient, après tout, pas ce que le destin leur réservait. L’embrassant fougueusement pour confirmer les paroles dites, il colla un peu plus son corps au sien et le guida dans des travers que le géniteur de son amant avait juré être interdit. Il était temps qu’Elio découvre des plaisirs encore jamais ressentit et Ryu était heureux de pouvoir partager son savoir avec lui. Il redoublait d’efforts pour rendre cet instant inoubliable ; pour que son ami ne l’oublie pas même s’il mettait des années à revenir. C’était un fol espoir, mais il voulait s’accrocher à l’idée qu’une fois de retour à Naples : ils pourraient reprendre là où ils s’étaient arrêtés.
Reprenant sa respiration, il sourit en gardant ses lèvres contre le cou d’Elio. Il sentait son cœur battre à tout rompt dans sa poitrine et dans ses tempes. Pendant quelques instants, il ferma les yeux et sourit en entendant son nouvel amant dire que c’était à cet instant qu’il se réveillait toujours.

« Ce n’est pas un rêve. » Il se décala pour pouvoir le regarder et l’embrasser. « Et si ça en était un, je suis prêt à le refaire quand tu es réveillé. » Ryu sourit et remit les cheveux rebelles d’Elio en place : « Ca va ? Je ne t’ai pas fait mal ? » Demanda-t-il tendrement dans un murmure, pour ne pas briser l’instant.

Ban-Ryu tourna la tête et regarda l’horloge en soupirant. L’heure approchait, il allait devoir rentrer pour faire ses valises et embarquer. Il reporta son attention sur son compagnon : le serrant contre lui pour ne pas laisser un seul centimètre entre eux.

« Tu dors avec moi ce soir ? Je dois me réveiller tôt, mais je n’ai pas envie de te laisser partir… » Il ferma les yeux : « Reste avec moi cette nuit. Juste cette nuit. S’il te plaît. »

Une supplique ? Non, une demande sincère venant d’un homme qui avait besoin d’affection. Pas venant de n’importe qui : il avait besoin d’Elio. Il devait trouver un moyen de garder la tête haute pour pouvoir affronter les nombreuses épreuves et danger qui se profilaient déjà devant lui.
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Sujet: Re: |TERMINE]Break me down and build me up [Ban-Ryu] ( le Lun 29 Oct 2018 - 14:20 )
La vérité, c’est qu’Elio n’en pensait pas qu’il apprécierait autant le toucher d’un homme. Il avait laissé son père le convaincre qu’une femme était meilleure, plus douce, plus douée en tout point. Il avait passé de nombreuses nuits dans des bras différents, à tenter de ressentir ne serait-ce d’un quart de ce qu’il avait ressenti avec Frederico. Cela lui semblait impossible qu’un simple baiser soit mieux qu’une partie de jambe en l’air. Alors Elio avait fait des efforts, le problème venait forcément de lui. Il changeait de type de femme, passait de la blonde sulfureuse à la petite brune. Il avait tenté de passer des soirées avec des filles timides, des grandes gueules, des sportives ou des artistes. Si leurs compagnies étaient agréables, il manquait toujours quelque chose pour que la nuit atteigne ses attentes. Et voilà que Ban-Ryu venait de rétablir la vérité. Jamais personne ne l’avait rendu aussi dingue en quelques gestes bien calculés. Et maintenant, il se retrouvait dans ses bras, perdu dans des yeux qui ne lui ont jamais paru aussi expressifs. « Je n’ai jamais vraiment réfléchis à tes performances au lit il faut dire… » Il souffle ça entre deux baisers, souriant légèrement sous ses mots. Il avait déjà laissé traîner ses yeux sur le corps de son ami, il s’était détesté par la suite mais n’avait jamais poussé la réflexion aussi loin. Il y avait encore cette barrière qui avait dû l’en empêcher. Les doigts du brun glissèrent dans les cheveux du Coréen en se mordant la lèvre de plaisir. « Mais j’ai bien peur de ne plus pouvoir les oublier » Et pourtant, ils n’avaient pas encore fait grand-chose.

Les mots de Ban-Ryu gonflèrent son cœur d’une force nouvelle. Quelques femmes lui avaient déjà dit qu’elle l’aimait, des demoiselles qui par la suite l’avait insulté de salaud sous son manque d’investissement quant à leur couple.

Elio profita de chaque moment, comme s’il savait que cette fois serait la dernière. Le départ de Ban-Ryu l’autorisait à une telle folie : passer à l’acte avec un homme. Mais quand le Coréen reviendrait, Elio serait incapable de continuer. Il n’assumerait jamais, que ce soit pour sa sœur ou pour lui-même. Il n’avait pas la confidence de son ami, certaines choses étaient encore bien trop ancrées dans sa tête. Ayant Ban-Ryu tout contre lui, le barman resserra ses bras autour de lui en fermant les yeux. Il était bien là, le cœur battant à la chamade et le corps de futur exilé contre lui. La remarque sur le rêve partie toute seule, sans qu’il ne fasse attention. Ban-Ryu ne lui avait jamais redu visite dans ses songes, du moins pas ceux de ce genre, mais d’autres hommes l’avaient fait. Un sourire s’étira à la répondu du Coréen et Elio inspira de bonheur. « Deal… ». Pour simple réponse à la question de son amant, Elio hocha négativement la tête en gardant les yeux clos. Il chuchota presque plus pour lui-même que pour Ryu « Mais je le savais, tu m’as promis de ne jamais me faire de mal ». Il ouvrir ses paupières et caressa la mâchoire de son ami dans le silence le plus total.

En voyant Ban-Ryu soupirer Elio fronça les sourcils et tourna à son tour la tête vers l’horloge. La réalité le frappa en plein visage et en une demi-seconde, il perdit l’air heureux qui lui décorait le minois. Il laissa son partenaire le serrer contre lui en respirant son odeur. Sa question le surprit au plus haut point. Il mit d’ailleurs quelques secondes avant de lui répondre. Il voyait bien que le départ était une chose difficile pour Ban-Ryu alors il resterait avec lui jusqu’à la dernière minute. Et puis il fallait avouer que la compagnie était des plus agréable. « Tu l’as dit toi-même…Je ne peux rien te refuser » C’était sa manière à lui de dire oui. Il se redressa sur ses coudes avant de regarder son ami dans les yeux. Il lui vola un baiser pour tenter de lui redonner le sourire. Ses mains posées sur les hanches du Coréen, Elio le repoussa doucement pour pouvoir se lever. « Laisses-moi fermer le bar d’accord ? » Même si la plupart avait déjà était fait. Il enfila rapidement son caleçon, son pantalon et attrapa la télécommande pour éteindre la télévision. Il n’avait même pas réalisé qu’elle tournait toujours. Il faut dire que Ban-Ryu était bien plus captivant. Elio n’enfila pas directement son t-shirt et attrapa les deux verres pour les mettre dans le petit lave-vaisselle à l’arrière « J’te laisse le plaisir de regarder va » Bien qu’il se doute à présent que Ryu le faisait déjà avant, sans sa permission. Il reposa la dernière bouteille de whisky sur l’étagère et regarda son ami. Il était étrange de penser qu’il ne le reverrait plus pousser la porte de ce bar avant un long moment. Elio se mordit légèrement la lèvre inférieure avant de souffler « Merde, j’vais vraiment moisir ici sans toi ». Il s’approcha du brun avant de l’embrasser de nouveau, cette fois avec un peu plus d’émotion que les précédente. « Allons-y ». Enfilant son t’shirt, il ouvrit la porte pour laisser passer Ban-Ryu. Il fit tourner les clefs dans la serrure avant de suivre son ami, se frottant les mains pour se réchauffer quelques peu. Le chemin jusqu’à l’appartement du Coréen n’était pas long, mais Elio ne pu attendre pour exprimer l’une de ses craintes. Parlant tout doucement pour que personne ne puisse les entendre, il n’était pas difficile de voir l’inquiétude dans ses mots. « Évites de te taper tout les types que tu croises pour faire chier ton père hein… » Il tourna le regard vers lui « Faudrait pas que tu ais envie de rester en Corée au final… »
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Sujet: Re: |TERMINE]Break me down and build me up [Ban-Ryu] ( le Sam 3 Nov 2018 - 16:57 )
« Alors ne les oublie pas. » Dit-il en souriant : « Tu n’as qu’à les garder dans un coin de ta tête quand tu seras avec des femmes ou des hommes. » Il savait malheureusement que ce bonheur était temporaire et il n’était donc pas prêt à laisser glisser cet instant entre ses mains. Tant pis, demain était un autre jour pour lui : celui où il devait partir alors ; il avait réellement l’impression de ne rien avoir à perdre en se donnant à des plaisirs que le père de Cobain criait défendu et contre nature.

Depuis des années maintenant il se savait des deux bords mais avait toujours apprécié plus le contact d’un homme que les courbes gracieuses d’une femme. Il était un homme qui préférait être sur le même plan mentalement plutôt que de s’arrêter au physique. Ban-Ryu ne voulait pas être comme ces personnes qui jugeaient sans savoir, sans comprendre ; non, ce qu’il souhaitait être s’était un homme qui avait des valeurs. Si aux premiers abords on pourrait le croire connard, mais surtout violent : il y avait plus sous cette carapace. C’est que cela était maintenant bien connu dans la société que la violence n’arrangeait rien mais elle était bien plus facile à exprimer. Au même titre que la colère ou la rage. Elio n’avait jamais connu cette partie de son ami réellement, il avait toujours réussi à trouver LE mot pour le calmer et le rendre plus docile. Ce n’est certainement pas en cet instant que l’Asiatique allait blesser l’homme qui était à la merci de ses baisers. C’est qu’il l’aimait et si cela pouvait être difficile pour certain de dire ces quelques mots : Ryu avait assez confiance en lui pour pouvoir les dires sans rougir ou avoir honte. Probablement parce que cela était des sentiments normaux et qu’il n’avait pas été élevé dans une famille traditionaliste coréenne. Il savait déjà que son père n’aimerait pas cette attitude, mais il s’en moquait royalement. Cet homme n’avait pas et n’aurait jamais un contrôle sur lui. Il pouvait le menacer, faire de sa vie un enfer : mais Ban-Ryu ne courberait jamais l’échine pleinement comme avait dû le faire son frère aîné. Si ce couillon n’était pas mort, il aurait pût rester ici et vivre une vie tranquille. Mais ses parents n’avaient pas dû réussir à produire un héritier qui avait les bons gènes. Il est même étonnant que son connard de père n’ait pas changé de femme dans le but de sauver son premier-né. A croire que gâcher des vies était sur son CV.
Serrant contre lui le corps haletant d’Elio, Ban-Ryu embrassa son épaule et lui demanda s’il lui avait fait mal. Il sourit en entendant sa réponse : il était soulagé. La dernière chose qu’il souhaitait faire était de le blesser. D’une quelconque façon et pourtant : en ne sachant pas ce qu’il l’attendait en Corée, il ne pouvait pas lui promettre qu’il n’allait pas souffrir. Le Coréen se rendit compte qu’au final : ils n’auraient peut-être pas dû consommé de la sorte : cela allait rendre leur relation encore plus compliquée non ? Il tenta de balayer d’un geste de la main cette pensée pour se concentrer seulement sur la douceur de la peau qui était sous ses lèvres. Pourtant, le côté rationnel de Ban-Ryu revenait au grand galop et il regarda l’heure en soupirant longuement. La seule façon pour lui de profiter encore d’Elio était de lui proposer de venir chez lui, dormir dans ses bras ce soir. Juste cette nuit. Une dernière avant le grand saut dans l’inconnu : de quoi se donner des forces et arracher un peu plus son cœur à l’idée de partir. L’embrassant une dernière fois, il le regarda se lever sans perdre une seule miette du spectacle qui s’offrait à lui.

« Monsieur est trop aimable. » Ajouta-t-il en rigolant : « Ce n’est pas comme si j’avais besoin de ta permission anyway. Ce n’est pas la première que je te regarde sans que tu le remarques. »

Pourtant, il finit par enlever son regard du corps d’Elio pour se lever et remettre ses vêtements. Lissant par habitude les pans de son costume, il remit ses cheveux en arrière. Profitant qu’Elio ne regardait pas, il mit quelques billets près de la caisse avant de récupérer son manteau. Ce dernier à la main, il attendait sagement que son ami ait terminé à la porte.

« Mais non, Agatha ne te laissera pas croupir aussi. La connaissant, elle va te pousser à chercher un autre travail. » C’est qu’elle avait une volonté de fer la petite dame.

Dehors, il tendit son manteau à Eio sans ajouter de paroles, cela était explicite et il n’était pas du genre à parler pour ne rien dire. Il se dirigea vers sa voiture et l’ouvrit avant de monter derrière le siège passager.

« Je pensais que tu me connaissais mieux que ça. »
Il tourna sa tête pour le regarder : « Je ne toucherai pas un autre homme que toi. Je ne le pourrais plus. » Il lui fit un clin d’œil et démarra pour conduire jusqu’à son appartement. « Je ne sais pas ce qui m’attends en Corée, mais je ne pense pas avoir un jour l’envie d’y rester vit æternam. T’en fais pas va, je reviendrais te faire chier un jour. »

Ban-Ryu regarda la route, au feu rouge, il regarda à nouveau Elio : « Je vais te laisser ma voiture. Pour Agathe et toi. Comme ça tu pourras plus facilement te déplacer. Hyun-Joong à la sienne de toute façon donc au lieu qu’elle pourrisse dehors : vaux mieux que tu l’utilises. J’ai déjà appelé l’assurance pour te mettre comme conducteur. »

Il se gara devant l’immeuble et sortit de la voiture avant de traverser la route. En attendant l’ascenseur, il ne pouvait s’empêcher de regarder Elio : d’un jour nouveau en quelque sorte. Avoir avoué ses sentiments pour lui était probablement une des meilleures choses qu’il avait fait ces derniers temps. Un poids s’était clairement enlevé de sa poitrine. Il ne ressentit nullement le besoin de parler, juste le fait de l’avoir à ses côtés suffisait. Une fois dans l’ascenseur, il attendit que la porte se ferme et que ce dernier commence à monter pour embrasser fougueusement son ami : le plaquant sans vergogne contre la paroi.
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Elio Benucci10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: |TERMINE]Break me down and build me up [Ban-Ryu] ( le Dim 4 Nov 2018 - 21:23 )
Il y a à peine deux heures, Elio répétait les phrases prononcées par son géniteur sans accepter de penser par lui-même. Et maintenant, il se retrouvait dans les bras de son meilleur ami à parler de ses performances sexuelles. Jamais il n’aurait pensé avoir ce genre de conversation avec Ban-Ryu. Bien qu’ils aient souvent parlé de leurs conquêtes et des soirées passés avec elles - comme deux amis peuvent le faire – Elio n’avait jamais pensé à plus que cela. Il faut avouer qu’il ne s’était jamais autorisé à imaginer plus qu’une simple amitié avec Ban-Ryu. Les histoires avec les hommes n’avaient rien engendrés de bon dans le passé, le traumatisme des coups semblait plus fort que le reste. Du moins, avant ce soir. Il semblerait que les lèvres de Ryu avaient eu raison des mots d’un géniteur homophobe.

Elio sourit quand le Coréen il lui dit de garder dans un coin de sa tête sa performance. Comment pourrait-il oublier ? La douceur de son nouvel amant était bien meilleure que celle qu’Elio pensait connaître avant cela. Les gestes plus fougueux et le regard bien plus sincère. Même si le Barman tenterait d’oublier cette soirée avec des jeunes femmes, il savait déjà qu’il n’arriverait pas à retrouver ce genre de sensation. Pourquoi Ban-Ryu avait-il été si compétent ? Le contraire aurait été bien plus simple pour le brun.  « On sait tous les deux qu’il n’y aura que des femmes… » Il n’était pas prêt à recommencer avec un autre. Elio faisait assez confiance à Ban-Ryu pour que le secret soit gardé. Parce qu’ils n’allaient pas continuer après son retour n’est-ce pas ? Le barman se surprit à espérer le contraire, juste quelques secondes, assez pour le déstabiliser. Ses yeux se perdirent sur le corps de son ami, probablement un peu trop intensément pour que ces questions ne se voient pas. Allait-il gérer le départ de Ban-Ryu après ce qui venait de se passer ? Pourrait-il oublier et continuer de vivre en fermant les yeux sur ses réelles envies ? Le jeune Benucci ferma les yeux pour ne pas penser à cela, pas encore.

Après avoir accepté la requête de son ami, Elio fit le nécessaire pour ranger le bar. Il resta d’ailleurs à moitié nu pour que Ban-Ryu puisse regarder à sa guise. Il lui devait bien ça après cette vague de plaisir non ? Un sourire fier se dessina sur son visage à la remarque du Coréen. « J’espère que t’as des photos . J’voudrais as que tu sois trop en manque de cet œuvre d’art » Il pointa du doigt son corps tout en parlant. La modestie n’avait jamais été de mise entre les deux hommes, il n’y en avait pas un pour rattraper l’autre. Sa phrase se termina d’ailleurs en un rire franc. Elio aimait la légèreté du moment, malgré les heures qui s’avançaient dangereusement vers un lendemain bien moins joyeux.

Manteau enfilé, il s’installa dans la voiture. Pris d’une inquiétude nouvelle, il demanda à Ban-Ryu de ne pas trop s’amuser en Corée. Était-il jaloux ? Non, il avait peur que son ami ne veille pas revenir, que celui-ci trouve une vie plaisante dans son pays d’origine. Bien entendu, Elio ne voulait pas que Ryu souffre dans une vie précaire ou difficile. Mais égoïstement, il préférait cela pour être certain que son ami revienne au plus vite. « Arrêtes tu vas me faire rougir… » Il reprit rapidement son sérieux et leva sa main pour la poser sur la nuque du Coréen, afin de caresser sa peau du pouce. Les routes étaient vides, il s’en était assuré avant ce geste. « Si l’envie d’y rester te prend, je saurais te faire changer d’avis de toute manière » Voilà qu’il prenait maintenant confiance en lui, il n’y avait que Ban-Ryu pour le faire sentir aussi important. Il lui rendit son clin d’œil avant d’enlever sa main.

« Ban-Ryu…Tu devrais la revendre. Je peux m’en occuper pour toi et t’envoyer l’argent ou le donner à ta grand-mère » C’est ce qui lui semblait le plus juste, son ami en avait déjà trop fait pour eux. « J’ai mis de l’argent de côté, si je n’en ai pas une en ce moment, c’est simplement parce que je n’en ai pas vraiment besoin » Le chemin jusqu’au bar n’était pas si long de chez lui. Mais lorsque le Coréen parla de l’assurance, Elio savait qu’il ne pourrait pas le faire changer d’avis. Il soupira longuement, heureux d’avoir une chose en moins à arranger et sourit « Merci Ryu, t’es vraiment un chef »

Dans le silence le plus total, Elio sortit de la voiture et suivit Ban-Ryu dans l’immeuble. Il fourra ses mains dans ses poches pour les protéger du froid et resta là, à attendre l’ascenseur. Si son ami voulait le surprendre avec ce baiser, ce fut réussi. Les portes à peine refermées qu’il se retrouvait plaqué contre le mur. Ban-Ryu était-il vraiment reparti pour un tour ? Elio sortit les mains de ses poches pour en passer une dans la chevelure du brun tout en répondant avec entrain à son baiser. C’est qu’il allait y prendre goût à force. Son autre main explora même le ventre de Ryu, glissant sous les pans de sa chemise sans honte.  Mais rapidement, l’ascenseur ralentit, signe qu’ils allaient arriver à l’étage où vivait le Coréen. Le barman se décala donc et se racla la gorge pour reprendre contenance. Il avait toujours cette crainte que quelqu’un puisse les surprendre. Il se passa les mains sur son manteau pour le remettre en place, mais il ne pouvait rien faire contre ses joues rosies.

C’est dans le couloir qu’Elio croisa un homme. Il baissa directement les yeux, comme un gamin qui vient de faire une bêtise ayant peur de se faire prendre. Stupide réaction que Ban-Ryu désapprouverait probablement. Elio attendit d’ailleurs de pouvoir entrer dans l’appartement pour souffler un bon coup. Il regardait les pièces sous un nouveau jour, imaginant tout ce qu’il aurait pu y faire avec son ami. Les idées étaient loin d’être chastes, mais il les garda pour lui. Ryu voulait-il faire ses valises maintenant ? Cela ne traversa pas l’esprit d’Elio qui attrapa plutôt la main de son ami pour l’attirer vers lui. Il connaissait par cœur cet appartement, y ayant passé de longues heures. Alors il entraîna le propriétaire des lieux jusqu’à sa chambre pour qu’ils tombent ensemble sur le lit. « On peut faire tes valises plus tard non … ? » Il voulait repousser l’inévitable, un départ qui semblait de plus en plus dur à encaisser. Elio enleva sa veste, puis couche par couche, se retrouva rapidement nu. L’obscurité de la chambre donnait une toute autre ambiance au spectacle. Il posa ses doigts sur la veste de costard de son ami pour la lui enlever. « On se réveillera tout les deux plus tôt demain, je t’aiderais à tout boucler » Avec le trajet en voiture, l’effet de l’alcool semblait avoir diminué. Et pourtant Elio était là, à déshabiller celui qui depuis quelques heures était don amant. « Mais on a dit que jusqu’au petit matin on oubliait tout…pas vrai ? » Il déposa la veste plus loin avant de s’attaquer à la chemise du Coréen « Pour le moment, je t’ai promis de dormir dans tes bras. Et je compte pas revenir sur ma parole » Une promesse était une promesse aux yeux de l'Italien. Les deux hommes nus, Elio se glissa dans les bras de son amant et ferma les yeux en respirant de bonheur. L'émotion et la fatigue jouant, il s'endormi rapidement, ne sachant pas qu'à son réveil : le coréen aurait disparu avec ses valises.
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Sujet: Re: |TERMINE]Break me down and build me up [Ban-Ryu] ( le )
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