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- { monsieur Spinoza } › La première impression est souvent la bonne. -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Autres quartiers
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Majbritt Bergman10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: { monsieur Spinoza } › La première impression est souvent la bonne. ( le Mar 21 Aoû 2018 - 16:24 )
La première impression est souvent
la bonne.
Le soleil se lève alors que je suis assise sur l'un des tabourets de ma cuisine, une tasse de café chaud à la main. Aujourd'hui, je commence un nouveau travail, celui de secrétaire à l'essai pour un homme d'affaires connu hors des limites de Naples monsieur Francesco Spinoza. Je ne connais pas cet homme, mais bientôt, je travaillerais pour lui. Combien de temps ? Je ne sais pas encore, mais j'espère pour un bon bout de temps. J'ai fait pas mal de petits boulots tout en continuant d'étudier à domicile et aujourd'hui, après toutes ses années d'acharnements, j'espère qu'enfin, je vais pouvoir me poser. Je désire rester dans cette entreprise pour de nombreuses années, seulement, je ne sais pas encore si sa secrétaire permanente va revenir ou non. Malgré tout, si je me montre rapide et efficace, je peux imaginer qu'il me recommandera à l'un de ses contacts, sait-on jamais. Comme on dit, l'espoir fait vivre et j'espère que tout se déroulera pour le mieux. En attendant, alors que je regarde le soleil qui se lève sur les maisons voisines, je souris. Le silence qui règne dans cette maison atypique me convient parfaitement, je me sens bien dans ce quartier que je prends plaisir à découvrir lorsque j'ai le temps. Après plusieurs minutes de silence absolu, je pose ma tasse dans l'évier et, alors que je saisis mon téléphone, je sais qu'il me reste encore deux bonnes petites heures afin de me préparer pour mon tout premier jour à l'entreprise de monsieur Spinoza.

L'eau de la douche est brûlante, mais c'est ainsi que je l'apprécie. Alors que l'eau s'écoule sur mon visage, je me pose de nombreuses questions quant à ce qu'il m'attend. Bien sûr, je suis qualifiée, sinon, je ne serais pas prise à l'essai. Puis, j'ai été la secrétaire de plusieurs personnes résidents et travaillant sur Naples, ce qui n'est pas négligeable. Je me sens prête et déterminer, mais je ne peux pas partager tout ce qu'il m'arrive avec qui que ce soit. Je vis seule depuis le décès de l'homme qui a partagé ma vie durant de nombreuses années, et même si quatre années se sont écoulées, le manque que j'ai ressenti à sa perte est toujours omniprésent. Je voudrais pouvoir combler ce vide en moi, toutefois, je n'y parviens pas. C'est pour cela que je me donne à cent pour-cent lorsque je travaille, ainsi, j'évite d'y penser. Monsieur Spinoza se rendra compte que je pourrais être H 24 dans sa société s'il le faut, j'imagine qu'ainsi, il se rendra compte dans la durée que je lui deviendrais indispensable. Déterminée, assidue, présente, silencieuse, efficace, je serais la secrétaire idéale et il s'en rendra compte, j'en suis persuadée. Sortant de sous l'eau chaude, je file me préparer afin d'être présentable. L'homme avec qui je vivais me faisait de nombreux présents et grâce à cela, j'ai de très jolis vêtements, des tailleurs ou encore des robes qui conviendront parfaitement, du moins je l'espère. Mordillant ma lèvre inférieure, je me demande si je dois m'attacher les cheveux en chignon, bien que cela ne doit pas être important, du moins, j'espère.

Roulant en direction de l'aéroport de Naples-Capodichino, je m'insère facilement dans la circulation, prenant toujours plaisir à conduire. J'ai immédiatement aimé cela, à la seconde où je me suis mise derrière le volant. De ce fait, conduire est un plaisir et si je reste toujours prudente, lorsque je suis seule sur des grandes routes désertes, je prends plaisir à appuyer sur la pédale d'accélérateur. Aujourd'hui, c'est impossible, mais cela m'est égal. Je suis bien trop focalisée sur ce qu'il va se passer durant les prochaines heures et alors qu'aucune musique ne résonne dans ma voiture, j'émerge enfin devant l'entreprise de mon nouveau boss. Me garant avec aisance et rapidité, je remplis mes poumons afin de les vider, et je détache ma ceinture. Attrapant mon sac et descendant de mon véhicule, je le verrouille pour passer une nouvelle fois les portes vitrées, sauf que ce coup-ci, ce n'est pas pour passer un entretien. Après m'être présenté à l'accueil, on m'autorise à prendre l'ascenseur pour m'entretenir avec mon nouveau patron, et on me fait signe de rejoindre son bureau. Frappant trois coups sur sa porte, j'entre enfin et marchant d'un pas sûr, je serre sa main avec fermeté. Malgré ma frêle silhouette, je suis une femme forte, indépendante et déterminer. « Bonjour monsieur Spinoza. Je suis Majbritt Bergman, votre nouvelle secrétaire... À l'essai. » Je prononce, esquissant un sourire, me doutant en croisant son regard que ma première journée dans sa compagnie risque d'être mouvementé.
Pando


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Dernière édition par Majbritt Bergman le Lun 27 Aoû 2018 - 22:49, édité 1 fois
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Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: { monsieur Spinoza } › La première impression est souvent la bonne. ( le Ven 24 Aoû 2018 - 14:16 )
La première impression est souvent la bonne
Le téléphone sonne. Une nouvelle fois. Depuis ce matin, tôt, les appels pleuvent, et les bureaux de la société de Francesco sont débordés. Il croule sous le poids de l'effort et du travail administratif. C'est une guerre à outrance qu'il mène contre ses fournisseurs, contre ceux qui l'empêche de bien fonctionner aujourd'hui. Avec deux hélicoptères cloués au sol pour problèmes mécanique, le PDG a donc dû aussi annuler deux gros chantiers. Chance inouïe, il s'en tire avec les honneurs. Aucun remboursement. L'un des chantiers dans le sud de l'Italie, en Calabre, est de toute manière arrêtée en raison du mauvais temps, l'autre peut se passer de l'appareil pour la journée. Or, une journée, c'est trop peu. Les pièces à changer n'arriveront que dans 48 heures. C'est une catastrophe tout bonnement. Le stress qui règne dans les bureaux de verre, en partis dû au PDG lui-même est palpable. Il sort de son bureau, en sueur presque, le téléphone dans une main et des papiers dans l'autre, se précipitant vers la salle des plans de vols de ses appareils. Lorsqu'il vient si tôt le matin, c'est pour deux raisons: Soit il n'a pu dormir et a décidé de commencer en avance, soit il a une tonne de problèmes à gérer, et pour l'heure, la seconde raison est celle qui s'applique. Francesco se donne à corps perdu dans son entreprise, il le sait, et c'est pour la bonne cause.

Habillé classe, tenu strict exigé chez lui lorsqu'il passe sa matinée au bureau, il se pose devant la carte détaillée de la région. Les autorités, visiblement, n'ont pas le même plan de vol que ce qu'il a envoyé lui-même. Encore des incompétents, tous des incompétents. Mais pour une fois, rare et unique, il garde son calme. Mieux vaut ne pas s'attirer des ennuis avec les autorités et les avoir dans la poche. Il faut cependant un peu plus de quarante-cinq minutes pour que tout soit réglé. Quarante cinq minutes de trop pour lui. Il sort de la salle en trombe et fait signe à l'un de ses pilotes de lancer les décollages. Marco se bouge de sortir, comprenant que son patron est visiblement pressé de voir ses appareils en plein air... Pour ceux qui peuvent décoller. Bientôt, les appareils démarrent. Déjà sortis et parés à décoller, ils n'attendaient que le signal de leur directeur. Signal donné; lumière verte allumé, ce sont cinq appareil qui se mettent en marche alors que Francesco file reprendre place dans son splendide bureau. Il range rapidement quelques papiers, checkant sa montre de temps en temps pour voir quelle heure il est. Il doit en effet recevoir une postulante pour le poste de secrétaire. Des secrétaires, il en a plusieurs, mais sa secrétaire personnelle, Marie, a dû partir pour Milan où sa mère se porte malheureusement mal. Elle a déménagé là-bas, et a fini par trouver du travail, grâce à quelques recommandations du PDG qui, déçu cependant de perdre sa plus proche collaboratrice, n'a pu que se résoudre à la laisser partir. Un dernier coup de fil avant le rendez-vous, et Francesco parvient à résoudre un premier problème de livraison sur les délais. On vient de réduire le fossé du problème.

Bientôt, trois coups à la porte, et Francesco a tout juste le temps de lisser quelques peu sa veste et de la réajuster sur ses épaules avant de permettre à la jeune femme, car il sait que c'est elle, de rentrer. Une démarche sûre, élégante également, un tailleur classique, mais non moins professionnel, elle vient serrer sa main d'une poigne ferme et sûre. Elle indique ainsi, rien que dans ce geste, sa volonté, et sa capacité à être sûre d'elle. Tant mieux, elle va en avoir besoin. Elle se présente rapidement. Francesco lui fait signe de s'asseoir dans l'un des deux sièges de cuir et s'assoit à son tour une fois qu'elle est assise. Il sort alors le dossier de la jeune femme qu'il pose sur son bureau encombré seulement de son ordinateur portable fermé, sur le côté droit de son bureau, d'une lampe et d'une boite de stylos, de crayons et diverses merdes utiles à la paperasse.
- Mademoiselle Brittman... Bergam... La fatigue en plus d'un nom suédois... Super. Il se masse les tempes avant de reprendre. Bergman. Mademoiselle Bergman, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Si vous êtes là, c'est que votre profil et vos capacités correspondent. Votre entretient a été positif, cela ne signifie pas que vous êtes engagé. Il pose les bases de suite, histoire qu'elle ne se sente pas pousser des ailes. Mais ça vous le savez déjà. Il passe ce premier problème, se lève et lui fait signe de le suivre. Autant faire une petite visite rapide des bureaux. Alors qu'il sort de son bureau et qu'elle le suit, il continue. Vous n'avez à vous soucier que du deuxième et du troisième étage. Le premier et le rez-de-chaussée ne sont pas des lieux où je vous enverrai et vous devrez aller. Il s'arrête devant un grand bureau, juste devant la porte du sien, séparé par une barrière de verre afin de laisser un espace de travail tranquille. Ceci sera votre bureau. Vous disposez de tout le nécessaire. Vous êtes libre de le décorer comme bon vous semble, d'y mettre des photos ou des dessins de vos enfants, je m'en fiche, en revanche, je veux qu'il soit tenu rangé. Au moins, c'est dit.

Il continue de marcher, lui indiquant plusieurs salles, comme celles d'où l'on organise les plans de vols, et où l'on trouve toutes les cartes de vols du pays, la salle des archives, ou encore les divers bureaux en relations avec les fournisseurs ou les hangars d'hélicoptères.
- il y a divers services au sein de l'entreprise. Votre rôle sera principalement de m'aider dans ma tâche. Vous serez en charge de la boîte mail de l'entreprise, et c'est vous qui assurerez la prise de mes divers rendez-vous. Je vous confierai également certains dossiers à gérer, et je vous détaillerez les attentes que j'en ai. C'est compris? Un peu speed, il tient à ne pas trop perdre de temps. Au plus vite ils se mettront au travail, au mieux ce sera. Vous disposez sur votre bureau d'un interphone relié à mon bureau, ne l'utilisez que lorsque je reçois des visites. Compris? Là aussi, sans attendre, il ouvre une nouvelle porte, celle-ci donnant sur une petite terrasse fleurie, agréable. C'est la terrasse des employés. Vous êtes libre de venir y fumer ou prendre votre café ici lors de vos pauses. La vue n'y était pas si mal. Les hangars des hélicoptères et derrière, la plaine avec au loin le Vésuve. Il y avait pire. Il se tourne alors vers elle, lui faisant réellement face pour la première fois. Large, puissant, autoritaire même, elle est sans doute toute l'inverse. Petite, frêle, on aurait pu croire qu'une pichenette la mettrait à terre. Mais son CV bien rempli montrait qu'elle était plus forte que ce que les apparences le laissait croire. En tout les cas, peu importait, du moment qu'elle faisait son travail. Je suis parfois chiant, parfois je gueule un peu, il faudra vous y habituer. N'hésitez pas à prendre contact avec Marie si nécessaire. Elle sembla ne pas comprendre. Mon ancienne secrétaire. Précisa-t-il devant le regard ahurie de la suédoise. Elle me connait... Plutôt bien. Je pense qu'elle pourra vous préparer. Il s'accoude à la rambarde de la terrasse un instant avant de déclarer, contemplant la vue. Je ne vous cache pas que votre CV parle en votre faveur Madame brigtt... Il allait se tromper. Majbritt. Il se permettait d'utiliser son prénom. Cela réduirait la distance. Soyez à la hauteur. Termina-t-il. Stressant oui... Et il l'était depuis ce matin quatre heure. Des questions?     

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Majbritt Bergman10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: { monsieur Spinoza } › La première impression est souvent la bonne. ( le Lun 27 Aoû 2018 - 22:36 )
La première impression est souvent
la bonne.
« L'assurance Majbritt. C'est la clef, crois-moi. Si tu veux que l'on te prenne au sérieux, si tu veux que l'on te pense sûre de toi, il faut que tu démontres que tu en as de l'assurance. Compris ? » Nous sommes en Italie depuis peu et je reçois des premiers cours, afin que je sois apte à sortir par la suite, ce qui apparemment n'est pas gagné. « Une femme est toujours plus attirante quand on a la sensation qu'elle est sûre d'elle, de ses charmes également. Une femme doit être sexy, mais pas vulgaire. » Il s'arrête, me détaillant, puis ajoute : « Avec toi, ça ne risque pas d'arriver. Tu es précieuse, tu as de l'allure… Bref. » Il reprend, m'expliquant que si je ne veux pas paraître comme une adolescente qui s'empourpre et se confond en excuse, il va y avoir du travail. Il désire me révéler à moi-même et c'est ce qu'il essaye de faire, alors que je l'écoute, me pinçant les lèvres…

***
Déterminée, chic et classe, j'attends qu'il m'invite à m'asseoir. De coutume, je prends le temps de tout analyser, mais pour l'heure, je dois mettre en application les cours que m'a donnés l'homme que j'ai aimé, l'homme qui s'est toujours montré mystérieux, mais rassurant. Croisant les jambes, le dos droit contre celui de mon siège en cuir, je l'écoute, croisant même mes mains alors que je le fixe, sans trahir la moindre émotion. Lorsqu'il bute sur mon nom de famille, un léger sourire s'inscrit sur mon visage, mais je me reprends rapidement. Alors qu'il commence son monologue, je l'écoute avec attention. J'assimile tout ce qu'il me dit, alors qu'il se montre ferme, ce qui m'impressionne peu pour le moment. Ce qui me saute toutefois aux yeux, c'est que cet homme est jeune, très jeune. Peut-être a-t-il mon âge ? Je me pose la question quand il m'affirme que je ne suis pas encore engagée, je suppose que ma période d'essai va se jouer sur plusieurs semaines. Ne répondant rien, je me contente d'acquiescer, quand finalement, il me fait signe de le suivre. Sans le moindre mot, je me relève avec grâce et il me met directement dans le bain. Le second et le troisième étage, ce sont les espaces que je vais devoir occupé lorsqu'il me le demandera. Je le note dans ma tête, ayant une mémoire d'éléphant, puis prendre des notes montre que l'on est peu sûr de tout assimiler et cela entraîne par conséquent, une sensation de non-assurance que je ne me permets pas. Mes talons claquent sur le sol alors que nous nous arrêtons et qu'il me fait découvrir mon poste de travail. Le bureau qu'il m'assigne est vaste, seulement, il me sépare du sien par un immense mur de verre. Ma mâchoire se décroche légèrement alors que je reprends contenance rapidement, heureusement, je suis dans son dos, puisqu'il me précède depuis que nous sommes sortis de son bureau. Il m'annonce que je peux le décorer à ma guise, seulement, il doit être perpétuellement rangé, bien tenu. « Très bien. » Je souffle, de toute façon, je n'ai aucune photo à poser sur celui-ci, vu que je n'ai plus de famille depuis bien longtemps à présent.

Monsieur Spinoza continue ma visite accélérer alors qu'il me montre de nombreuses portes, il est certain que je ne vais pas arriver à tout mémoriser d'un coup d'un seul cette fois-ci, mais je serais me débrouiller, j'en suis intimement convaincu. Le suivant toujours, il m'explique que je vais devoir m'occuper de sa boite mail, mais également de ses rendez-vous, ce que je sais déjà faire, puisque j'ai été l'assistante de nombreux hommes d'importance de la ville de Naples. Seulement, cet homme détient à mon sens plus de responsabilités, ce qui me motive réellement. J'esquisse un sourire alors qu'il me demande si j'ai bien tout compris, et sur un ton assuré, bien que ma voix soit douce, je lui réponds sans ciller : « Oui monsieur. » Reprenant ses explications, je comprends rapidement que je ne devrais pas me déplacer pour ses rendez-vous. Alors que je l'écoute toujours, je me pince les lèvres, n'étant pas habituée à cette pratique, mais je serais faire avec, évidemment. « Très bien monsieur. » Je réponds, bien que je sois curieuse quant à cet interphone, mais nous en reparlerons pas la suite, j'en suis certaine. Le suivant toujours, il ouvre une porte donnant sur une terrasse, dont je sais que je n'irais certainement jamais. Je n'aime pas les coins où se retrouvent tous les employés, surtout dans ce genre de travail. Je préfère de loin rester à mon bureau, ne désirant pas faire parti des commérages, puisqu'il y en a toujours de toute manière. Croisant les bras alors qu'un léger frisson me parcourt, monsieur Spinoza me fait à présent face. Je le regarde, alors qu'il m'explique être chiant. « Autoritaire aussi. » Je souffle sans m'en rendre compte sur l'instant. Espérant qu'il ne m'ait pas entendu, il me parle d'une certaine Marie, que je ne connais pas. Perdue, il m'explique qu'il s'agit de son ancienne secrétaire et qu'elle le connaît bien. Je me questionne alors sur la raison de son départ. S'ils s'entendaient si bien quelque chose doit clocher, ou alors elle est partie en retraite allez savoir… Esquissant un sourire alors qu'il parle de mon CV bien garni, il essaye à nouveau de prononcer mon nom de famille, ce qui se révèle être difficile pour cet homme d'affaires qui aime avoir son contrôle sur tout. Cela me fait sourire davantage et restant distante, je lui dis : « Appelez moi Majbritt ou Maj, si cela vous convient mieux. » Évidemment, je n'en viendrais pas à lui demander de l'appeler par son prénom, je pense qu'il faut toujours instaurer une certaine distance avec les personnes que l'on côtoie, surtout au travail. Quand il me demande d'être à la hauteur, je hoche la tête positivement et alors qu'il continue afin de savoir si j'ai de quelconques questions, je lui dis, d'un ton assuré : « Peut-on s'y mettre ? » Poussant la porte qui mène aux bureaux, je la lui tiens poliment alors que ressentir davantage de chaleur me fait le plus grand bien. « Concernant l'interphone, je dois vous appeler avec celui-ci uniquement pour vos rendez-vous afin que vous sachiez qui entre dans votre bureau sans accueillir les dites personnes monsieur Spinoza ? » Je demande, afin de comprendre, d'être certaine de comment ça fonctionne, pour ne faire aucune bourde dès mes premiers jours.
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Sujet: Re: { monsieur Spinoza } › La première impression est souvent la bonne. ( le Ven 31 Aoû 2018 - 19:45 )
La première impression est souvent la bonne
Elle s'était montrée poli, ça aucun doute, et attentive. C'était déjà une bonne chose. Toute information qu'il donnait, il ne tenait pas à la répéter. C'était évident pour lui, un peu moins pour ses employés en règle général. Parfois dur, toujours rapide, et très peu patient, Francesco affichait parfois le profil du patron type. Celui qu'on déteste. Celui qui fais chier. Celui qui prend toujours les mauvaises décisions. Bref, celui que l'on conteste, qu'on ne croit pas capable du métier de ses employés. Mais Francesco avait sut changer son image rapidement. Les mains dans la mécanique, dans le moteur de ses appareils, il savait montrer qu'il pouvait travailler de ses mains, et même si certaines connaissances lui échappaient, il était clairement respecté par tous parce que les gens savaient de quoi il pouvait être capable. Il savait rester des heures, le soir, dans ses hangars, pour terminer, avec ses mécanos, la pose d'une pièce importante sur l'un de ses appareils, il savait rester à l'écoute de ses pilotes quand ceux-ci avaient un problème sur un vol, et surtout, il défendait ses employés dans des cas délicats. Même si il n'hésitait pas à les remettre en place dans une petite réunion personnelle afin que les choses se passent mieux par la suite auprès des divers clients de l'entreprise. Bref, toujours est-il qu'il ne préférait pas montrer un visage différent, autant qu'elle soit prévenue de suite. Il lui fait rapidement visiter les différents lieu de son entreprise pour qu'elle s'y retrouve et qu'elle sache à quoi sert chaque salle, et ce qu'elle doit y faire. Les "Oui Monsieur" ou les "Très bien" fusent. A croire qu'elle ne sait dire que ça, mais au moins, elle ne le coupe pas, et c'est toujours une indication pour montrer qu'elle suit, qu'elle tient le rythme effréné d'un PDG voulant toujours aller plus vite.

Finalement, ils ne tardent pas à arriver sur la petite terrasse réservée aux employés. Il en profite pour admirer la vue et finit par se dévoiler un peu, histoire qu'elle ne soit nullement surprise par la suite. Cette fois, une petite remarque lui échappe. "Autoritaire". Oui il l'est. Et il sait qu'il a intérêt. de plus, de par nature, il est autoritaire. ce n'est pas quelque chose qu'il doit travailler ou pour lequel il a travailler. Il a toujours été ainsi en réalité. Sûr d elui, autoritaire avec ses subordonnées, non pour les humilier ou les rabaisser, quoique jeune cela lui est arrivé, mais surtout pour ne pas que quelqu'un vienne saper son autorité et que tout se déroule comme prévu. Il décide donc de répondre sur un ton plutôt sec:
- Votre avis sur ma personne, vous le gardez pour vous Madame. Des qualificatifs vous m'en trouverez, je n'en doute pas. En ma présence, merci de ne pas les énoncer. Au moins c'est clair. Bon sang... Marie va lui manquer. il s'en rends compte. Changer de secrétaire, c'est comme vouloir changer de voiture, on sait ce qu'on perd, mais pas ce qu'on gagne. Et là c'est pire encore. Par chance, elle semble relativement sympathique et sérieuse. Le deuxième élément est celui qui lui importe le plus. Voyant qu'il bute sur son nom, elle lui laisse le loisir de l'appeler par son prénom, ou son surnom. Il la remercie d'un signe de tête et finalement, elle demande si ils peuvent s'y mettre. Elle ne rechigne pas à la tâche, et cela lui plaît. Il rentre donc à nouveau suivi par elle-même qui lui a tenu la porte.

Ils reviennent vers son bureau rapidement et elle pose une question concernant l'utilisation de l'interphone. Il s'arrête devant la porte de son bureau et finit par déclarer en se retournant:
- Vous n'aurez à vous en servir que lorsque j'attendrais des personnes dont je vous aurais communiqué la venue. C'est une mesure qui n'a pour but que de m'éviter de faire entrer dans mon bureau certaines personnes lorsque je suis en affaire par exemple, ou déjà en rendez-vous. En revanche, toute personne se présentant devant mon bureau devra passer devant le votre avant tout, donc vous aurez à accueillir n'importe qui se présentant devant le bureau. Il allait rentrer dans son bureau avant de reprendre. Si c'est un employé, inutile de l'annoncer, mais si je suis en rendez-vous, il devra attendre. Certains vous laisseront peut-être des messages à mon attention, alors merci de me les communiquer. Il finit par rentrer dans son bureau en faisant signe à Majbritt de le suivre. L'avantage du bureau de Francesco était d'être séparé par une cloison de verre fumé. Ce qui signifiait qu'il voyait l'extérieur, mais qu'on ne voyait pas l'intérieur de son bureau depuis l'extérieur. Il alla reprendre place à son bureau et sortit divers papiers. Ils allaient bientôt commencer, mais Francesco tenait à mettre au clair certains points.
- Avant de commencer, sachez que je ne rémunère les heures supplémentaires que lorsqu'elles sont justifiées. Vous avez des horaires, merci de vous y tenir. Si vous souhaitez rester plus longtemps sans m'en avoir fait part, c'est votre souci. Suis-je clair? Ce n'était pas par un souci seulement d'économie, mais aussi de législation. Peu de gens savaient que à force de faire trop d'heures supplémentaires, les taux horaires légaux n'étaient alors plus respectés et le patron pouvait être mis en examen. De plus, cela éviterait aussi d'autres problèmes d'ordres sociaux et personnels pour les employés que Francesco préférait éviter. Il savait que tous n'étaient pas comme lui, sans familles, sans enfants, aussi comprenait-il que certains demandent leurs repos et des vacances. Tant que le travail était fait.

- Un autre point aussi. Vous avez sans doute remarqué que la cloison qui sépare mon bureau du votre ne vous permets pas de me voir mais que l'inverse ne s'applique pas. Il eut un petit sourire amusé. Rassurez-vous, cela n'a pas pour but de vous faire peur ou de vous surveiller incognito, c'est plus une mesure de précaution pour moi-même. Je pars du principe que mes employés sont fiables, donc je leur fais confiance. Vous êtes libre d'aller vous chercher un café quand bon vous semble, ou un verre d'eau, ou même n'importe quoi qui se boit, sauf de l'alcool bien sûr, je ne dirais rien. De même si vous souhaitez prendre l'air cinq minutes alors même que ce n'est pas l'heure de pause "officielle" on dira, c'est possible. Il se montrait en effet plutôt "light" sur certains points. En revanche, il peut y avoir des moments où je vous demanderais de régler des dossiers en urgence. dans ce cas-là, évitez les pauses à répétitions si je suis pressé. Il s'arrêta finalement avant de reprendre tout en cherchant quelques papiers dont il allait avoir besoin. Il y a des jours où je vous laisserais quelques dossiers non urgents on dira, du moment que le travail est achevé en fin de journée, vous disposez de votre temps de travail comme bon vous semble. Il avait à peu près tout dit, du moins le plus important. Il reprit alors en levant un doigt pour souligner l'importance de ce qu'il allait dire. Ah! Une dernière chose. Je tiens à avoir une bonne ambiance dans l'équipe et je veux une équipe soudée. Vous serez amené à travailler avec divers services, alors je vous prierais, en plus de vous faire connaître d'eux, de bien vouloir faire en sorte que vos relations soient stables et positives. je vous demande pas de devenir les meilleurs amis du monde. Mais essayez de me produire du positif. Cela aide la rentabilité de toute l'équipe, et, plus que cela, l'ambiance est bien meilleure. Là, il avait à peu près tout dit. C'est bon, ça va aller? demande-t-il alors qu'il vient de délivrer une belle masse d'informations.       

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Sujet: Re: { monsieur Spinoza } › La première impression est souvent la bonne. ( le Ven 7 Sep 2018 - 3:38 )
La première impression est souvent
la bonne.
Monsieur Spinoza n'a pas peur d'exposer ses défauts. Il joue cartes sur table et j'apprécie cela. C'est toujours mieux qu'un patron qui se montre mielleux et qui se révèle ensuite être un sale con. Malheureusement, cela arrive et j'en ai même vécu l'expérience. C'est sans aucun doute pour cette raison que j'apprécie d'ores et déjà l'homme qui se tient devant moi. Seulement, alors que nous nous trouvons sur la terrasse et qu'il expose ses défauts, je laisse échapper le mot « autoritaire » sans même m'en rendre compte sur l'instant. Cela me vaut un ton sec, ainsi qu'un regard glacial et des paroles on ne peut plus claires. Le fait d'être autoritaire n'est pas un défaut à mon sens, seulement, il me fait comprendre que je dois garder mes réflexions pour moi. L'un de mes sourcils se lève alors que j'ai les bras croisé, mais je ne pipe mot. S'il préfère que ses employés parlent dans son dos, grand bien lui fasse. Je me contente donc de hocher la tête positivement pour toute réponse. Il comprend ainsi que je ne laisserais plus échapper le moindre mot, du moins, j'essayerais. J'ai bien entendu ses paroles, il a été on ne peut plus claire et je n'ai rien à ajouter. Lui tenant la porte afin que l'on pénètre à nouveau à l'étage de son bureau, je désire plus amples explications. Heureusement pour moi, il ne se montre pas avare en paroles. Il répond à mon interrogation, m'expliquant en détails ce que je désire savoir, occultant sans doute l'instant précédant, où il m'a remise à ma place. Je l'écoute avec application, me pinçant les lèvres alors que je réfléchis à ce qu'il est en train de me dire. Je dois utiliser l'interphone uniquement pour les personnes dont il m'a communiqué la venue et je dois accueillir toutes les autres à mon bureau, avant de leur permettre d'entrer dans son bureau ou non. Je pense avoir saisi, alors qu'il m'invite à entrer une seconde fois dans celui-ci, s'arrêtant toutefois, pour ajouter un nouveau point à son explication. Les employés peuvent entrer sans être annoncé, uniquement lorsqu'il n'est pas en rendez-vous, je pense que j'ai tout saisi finalement, ce qui m'arrange. Toutefois, je ne me gênerais pas de lui demander d'autres explications en cas de besoin, parce qu'il vaut mieux montrer que l'on a un doute, plutôt que de faire une bourde. C'est du moins ce que m'avait expliqué cet homme avec qui je vivais et qui m'interdisait d'affronter le monde, sans savoir où je mettais les pieds. « Je pense avoir saisi monsieur Spinoza. Merci pour vos explications. » Je lui offre un mince sourire alors que nous pénétrons finalement dans son immense espace de travail, parfaitement ranger. Je reste debout, puisqu'il ne m'a pas fait signe de m'asseoir. Je ne montre aucun signe de faiblesse, même pas un léger tremblement, parce que je suis rodée, si je puis dire, avec tout ce que l'homme que j'aimais m'a appris. Sûre de moi, de mes capacités, je reste droite, le visage relevé, sans ciller. Alors qu'il cherche des papiers dans son bureau, il continue son laïus. Monsieur Spinoza me fait part des règles qu'il applique concernant les heures supplémentaires, ce qui me convient parfaitement. Je me fiche de ne pas être payé si je décide de partir assez tard le soir, parce que je préfère travailler plutôt que de réfléchir et de ressasser de nombreux souvenirs. Quand il me demande s'il est clair, je hoche à nouveau la tête, prenant tout de même la parole afin de bien lui faire comprendre que j'ai bien tout assimilé. « C'est très clair monsieur Spinoza. » Je réponds donc, simplement.

De nombreuses autres explications me sont communiqués, ce qui me permet de ne pas le questionner par la suite, afin de savoir ce que je peux ou ce que je dois faire. Quand il en vient à la cloison, je suis dubitative. Le fait est qu'il peut me voir alors que la réciproque ne s'applique pas et cela me gêne quelque peu. Je me pince les lèvres et il doit le remarquer, puisqu'il s'exprime en m'affirmant qu'il ne passera pas son temps à regarder au travers de celle-ci. Effectivement, vu sa position dans sa société, je pense qu'il a bien d'autres choses à faire que de regarder en permanence au travers de la cloison pour scruter mes moindres faits et gestes. J'imagine qu'avec le temps, je m'y habituerais, pour finir par m'en moquer tout simplement. Le souci est surtout que je n'accorde pas ma confiance facilement, ce qu'une fois encore, mon défunt compagnon m'a fait assimiler, afin que je ne me fasse pas dévorer toute crue par je ne sais quelle personne malveillante. Il est donc très clair qu'il gagnera ma confiance avec le temps, bien qu'il ne le saura pas, puisque je ne compte pas aborder ce point avec lui. Concernant mes potentielles pauses à répétitions, il m'explique que je peux me déplacer lorsque je le désire, sauf cas de dossier urgent, ce que je comprends évidemment. C'était déjà le cas avec mon dernier employeur, bien qu'il y avait un mur entre nos bureaux et qu'ainsi, il ne pouvait pas jeter un coup d'œil pour savoir ce que je faisais ou non. De toute façon, je ne compte pas faire quoi que ce soit de gênant ou autre, puisque je suis toujours très concentrée ainsi que professionnelle. Je ne compte pas mettre mes pieds sur le bureau, ni même dévorer un paquet de chips en regardant je ne sais trop quoi sur mon ordinateur. Ce n'est pas le but de mon travail, puis je peux agir ainsi chez moi, loin de mon espace de travail. En somme, il désire me faire comprendre qu'il ne sera pas en permanence sur mon dos, tant que mon travail sera fait, ce que j'apprécie. C'est donc en esquissant un sourire que je l'écoute toujours, désireuse de prendre la parole. Cependant, avant que je ne puisse ouvrir la bouche, il lève un doigt pour ajouter autre chose, qui a l'évidence lui semble important. Me pinçant à nouveau les lèvres, je commence à l'écouter, avant de devenir livide. Les relations entre employés ce n'est vraiment pas mon fort. Bien entendu, je les saluerais, mais je n'ai pas envie de passer mes pauses avec un café en parlant à toutes personnes se présentant devant moi. Il y a toujours des commérages, des « on m'a dit » et cela ne m'intéresse absolument pas. Je suis de nature discrète et je ne compte pas révéler quoi que ce soit de ma vie, à toute personne désireuse d'en savoir un peu plus sur moi. J'imagine que c'est cela qui se révélera le plus compliqué pour moi, parce que faire des tâches administratives pour mon patron me semble bien plus « facile » si je puis dire, que de me mêler aux autres. C'est comme les fêtes de fin d'année au travail, je ne participe généralement pas. Finalement, après l'absorption de toutes ses explications, il me demande une dernière fois si « ça va aller » et je ne sais pas réellement quoi répondre, du moins, sur le dernier point qui me chiffonne. « Concernant la cloison, je pense que je m'y ferais avec le temps. Il est vrai que mes anciens patrons n'avaient pas ce système en place, mais je vais pouvoir m'adapter. Concernant la nourriture et les boissons, il n'y aura aucun souci, croyez-moi. Idem pour les dossiers urgents ou non. Je pars du principe que si je suis ici, c'est pour travailler et non pas pour me tourner les pouces ou ne rien faire. » J'esquisse à nouveau un sourire, gardant tout de même une distance de sécurité, comme je le fais toujours. Je ne dois pas être trop familière, que cela soit avec lui ou toute autre personne avec qui j'échangerais au travail. « En ce qui concerne la cohésion de l'équipe... » Je cherche les mots justes, afin de me faire comprendre au mieux. « Je ne suis pas une grande bavarde et je ne parlerais pas avec toutes les personnes présentes dans l'espace détente. Cela n'est pas dans ma nature, je suis discrète et efficace, mais cela ne m'empêchera pas de me montrer polie, courtoise, et je répondrais bien entendu aux personnes qui viendront me parler. Disons que je suis assez en retrait de coutume, mais je ferais un effort. » Ma voix est douce, mais mon intonation est ferme. Je ne veux pas lui « mentir » si je puis dire, désireuse de mettre cartes sur table, tout comme lui-même le fait. « Hormis cela, je pense avoir tout compris. Cependant, si j'occulte quelque chose, je viendrais vous en informer. Je pars du principe qu'il vaut mieux poser des questions plutôt que de rester silencieux et de douter pour finalement faire une bourde. » Une fois encore, je suis ferme, tout comme lui, nous avons au moins ce point en commun. Toujours, debout, devant lui, j'ajoute finalement : « Que puis-je faire pour vous, à présent, monsieur Spinoza ? » Il doit comprendre aisément que j'ai hâte de commencer, ce qui est effectivement le cas, puisque je préfère les actes aux paroles.
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Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: { monsieur Spinoza } › La première impression est souvent la bonne. ( le Ven 14 Sep 2018 - 13:29 )
La première impression est souvent la bonne
Francesco est rompu à l'exercice. Recevoir du personnel, le jauger, en connaître les capacités, l'évaluer, il sait faire tout cela. Mais c'est plus fort que lui, avec certaines personnes le courant ne passe pas. Et c'est d'ailleurs pourquoi il lui arrive de n'engager personne parfois, préférant attendre une personne avec qui le courant passe mieux. Pour l'heure, avec elle, si il dénote un fort caractère quoique discipliné, il ne sait pas vraiment en quoi s'en tenir. Elle semble à la fois comprendre tout ce qu'il lui dit, elle a cet aspect professionnel, cette image qu'elle renvoi d'elle, droite, fière, efficace. Est-ce réellement le cas? Pour la fierté et le droiture sans nul doute, son dossier est vierge de toute bavure. Pour l'efficacité, Francesco se réserve le droit d'en juger par lui-même. Cependant, le peu qu'elle a laissé échapper montre qu'elle n'en pense pas moins. Autoritaire il l'est, et il a plutôt intérêt dans ce milieu, quoique l'autorité soit en réalité quelque chose qui fasse parti de lui. Il préfère ne pas s'arrêter à ce simple écart cependant. Une erreur de jeunesse, trop fougueuse, les mots lui sont venues rapidement. Cependant, c'est le genre d'erreurs à éviter, surtout pour un premier jour. malgré tout, le reste de la "visite" se passe bien. Elle écoute, hoche la tête, fait signe qu'elle comprend. Elle n'est pas idiote, et si elle a quelques hésitations avec l'interphone, il faudra qu'elle s'y fasse. Cela permets en réalité à Francesco de savoir qui il va recevoir. Elle devra donc annoncer la personne avant même qu'elle se soit présentée au bureau de Francesco, ainsi, si dossier il faut sortir, le PDG sera prêt. Et c'est sa grande force. Avoir tout en main, tout contrôler de manière parfaite et laisser croire au parti en face que depuis le départ on sait à peu près tout et qu'on a toutes les cartes en mains... Même si ce n'est pas le cas. Finalement, il retourne dans son bureau suivi de sa secrétaire qui ne s'assied pas. Il ne lui a pas demandé, mais c'est plus un oubli de sa part. C'est son côté un peu égoïste peut-être. Toujours est-il que finalement, elle lui réponds.

La première chose qu'elle évoque est cette baie vitrée en verre fumée. Francesco sourit. Marie n'avait pas été mal à l'aise, mais elle avait souligné que la démarche n'était pas des plus rassurante, et comme il l'avait dit à Marie, Francesco se hâta de rassurer Majbritt.
- Dîtes-vous surtout que cette immense mur de verre est surtout là dans un objectif de goût architectural, peut-être un peu artistique aussi. Mais je reconnais que la démarche peut ne pas être des plus... Rassurante. Cela dit, il tût que bientôt il ferait des travaux pour aménager cela et que son bureau ne garderait de partie vitrée que celle qui donnait sur l'extérieur. Pour le début en tout cas, elle devrait faire avec, et c'est ce qu'elle comptait faire, ce dont il fût satisfait. Elle le rassura bien rapidement en ce qui concernait les boissons et les dossiers urgents. Il hocha la tête, ravi de voir que celle qui lui faisait face semblait être une acharnée du travail prête à tout pour satisfaire les demandes du patron. Cela lui plut. Vint ensuite la question de la cohésion de l'équipe. Il croisa ses mains devant lui pour l'écouter attentivement. Il comprenait qu'elle soit peut-être de nature un peu timide, et donc en retrait, cela dit, il ne demandait pas non plus à ce qu'elle participe aux soirées organisées par les employées. Du moment qu'elle restait "courtoise et polie" comme elle le disait si bien, cela était déjà bien. Il crut bon de lui répondre quand à cet avis.
- Je vois. Fit-il alors qu'il avait parfaitement analysé ces propos et la personne qu'elle était. Je n'attends pas de vous que vous participiez à tout ce qu'ils organisent ou que vos meilleurs amis fassent partis de ces bureaux. Comme vous l'avez dit, du moment que vous êtes polis et courtoise, cela suffira. Prenez cependant le temps d'échanger quelques petites conversations de temps à autres avec les gens, vous verrez qu'ils sont parfois... Surprenants. Francesco sentait qu'il avait à faire à une femme droite, certes, mais également réservée, timide, qui semblait penser que la relation avec les autres et les éventuels potins risquaient d’entacher son travail. Si Seulement elle savait... Cependant il ne lui demanderait pas de changer sa personne. Elle demanda alors à se mettre au travail, preuve de sa détermination et de sa motivation. Bon... Il allait falloir qu'il mette deux trois choses au clair.
- Bien. Je note votre formidable envie de travailler Maj, et j'en suis ravi. Cela dit... Détendez-vous un peu bon sang. C'était lui qui craquait finalement. Vous êtes rigide, tendu comme un arc prêt à se briser. On est pas chez l'armée américaine là, les commandos et les Marines vous les oubliez. En fait, il ne le disait qu'à demi-mot, il regrettait cette relation perdue avec Marie. Ils étaient complices au point que sans un mot, elle savait ce qu'il désirait. Il crut bon, là aussi, de lui dire ce qu'il pensait.
- Ecouter Maj, ne m'en voulez pas, mais celle qui vous a précédé... Est restée pendant un temps non négligeable. Elle était là depuis le début, et j'avais avec elle une relation complice. On se comprenait, et sans les mots parfois. Et elle était détendue. Vous... ne le prenez pas mal, mais vous êtes trop strict. Il se redressa et s'approcha d'elle, elle ne bougea pas d'un iota. J'aime votre attitude professionnelle. En revanche, je travaille de manière décontractée et professionnelle. Même si parfois je gueule et qu'il faut que ça speed. Détendez-vous un peu, j'vais pas vous manger... Il eut un petit sourire. Vous me stressez. En temps normal, c'était l'inverse. Cela dit, peut-être qu'elle était justement coincée et rigide parce que lui-même la stressait un peu. Et il nota dans son regard qu'il fallait qu'il lui donne du boulot. Il alla donc vers son bureau et en ouvrit un tiroir. Bon, je ne vais pas vous faire patienter plus longtemps... Mais essayez de vous détendre un peu.    

Il se saisit d'un dossier et le feuilleta rapidement pour être sûr d'y avoir mis tous les éléments. Et tout y était, alors il le lui tendit avant de lui expliquer calmement, sur un ton posé:
- Ceci est le dossier qui m'est parvenu hier d'une entreprise en Toscane. Inutile de dire que c'était grâce à son petit frère que cette entreprise reconnue là-bas le contactait. Il ont un gros chantier dans les appenins, un peu plus au nord de Florence. Ils ont envoyés toutes leurs demandes, ainsi qu'un plan géographique des lieux. Vous avez donc tout ce qui concerne la topographie des lieux et le climat. Ce n'est pas vraiment la partie qui vous intéressera, mais vous devrez en tenir compte malgré tout. Ce que je veux que vous voyez surtout, c'est si il est possible d'obtenir les autorisations de vol pour accéder à ces régions. Voyez avec l'administration locale, nationale si il le faut. Le client est prêt à mettre le paquet pour ce projet, il ne faut pas le laisser filer. Il faudrait avoir terminé cela avant ce soir. Je vous ai également fourni une liste des divers héliport de la région. Voyez lesquelles sont les plus avantageux pour le ravitaillement de l'appareil et pour son stockage. Il lui avait donné les informations principales, et elle avait du taff, autant le dire, elle était mise dans le bain directement. Cependant, il ne doutait pas qu'en cas de péin ou de question, elle viendrait le voir.     

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Les apparences sont trompeuses
Qu'est-ce que tu sais de moi? De mes rêves de femmes? Des moments où j'ai froid? Des secrets de mon âme?
Alors tu m'aimes les yeux fermés, sans regarder mon coeur de verre...
Mon Coeur de verre. - Hélène Ségara


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Majbritt Bergman10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: { monsieur Spinoza } › La première impression est souvent la bonne. ( le Mar 18 Sep 2018 - 23:52 )
La première impression est souvent
la bonne.
« Ce n'est pas peine perdue Majbritt. » Me dit Enrico, alors qu'il me scrute dans les moindres détails. « Tu dois rester droite et tu dois également ne pas baisser le regard. » J'essaye de m'appliquer, mais n'ayant aucune confiance en moi, cela s'avère très difficile. « Majbritt, tu ne dois pas trembler. » Son ton se fait plus sévère alors qu'il me jette un regard noir et que mes prunelles s'emplissent de larmes. « Majbritt… » Il soupire, peut être désespéré parce que je n'apprends pas aussi vite qu'il le voudrait. « Maj… Ne fonds pas en larmes s'il te plaît. » Il s'approche de moi, usant de douceur parce qu'il a compris comment je fonctionne. « Écoute, tu as une qualité que tout homme d'affaires recherche, tu es discrète. Puis tu es efficace Majbritt et ce sont tes points forts, des points forts qui plaisent énormément crois-moi sur parole. » Caressant ma joue, il me propose de faire une pause afin que je puisse souffler et finalement, il me dit, laissant paraître une sorte de sourire, ce qui n'arrive jamais : « Ensuite, tu vas mettre des escarpins et tu vas devoir apprendre à marcher avec douze centimètres de talons. » Ma mâchoire se décroche, pour former un « O » de surprise alors que je pense entendre un rire provenant d'Enrico.

***
Croisant les bras, j'écoute toujours avec attention monsieur Spinoza, qui a pris place derrière son bureau et qui semble amuser quant à l'immense mur de verre. Ses prunelles sont emplies de malices, alors qu'il se veut « rassurant » si je puis dire, et le sourire qu'il affiche démontre que cela l'amuse. Cependant, malgré tous ses signes qui prouvent qu'il est jeune et décontracter, je ne baisse pas ma garde. Je ne bouge pas, restant droite et fière comme Enrico me l'a apprit, sans baisser le regard. Il prétend que la présence du mur de verre est architecturale et artistique, peut-être, à vrai dire je ne sais pas et à cet instant, alors que nous venons à peine de nous rencontrer, je préfère ne rien dire, le laissant reprendre alors que je reste debout avec mes fameux escarpins de douze centimètres. Alors que nous abordons le sujet de la cohésion d'équipe, je me dis que finalement la hauteur de mes escarpins n'est pas aussi handicapante que je le pensais il y a quelques secondes, tout simplement parce que je ne suis pas réellement à l'aise avec les personnes que je dois côtoyer au travail. Mes précédents patrons l'ont remarqué assez rapidement, puis ils ne m'ont jamais fait de commentaires pour que je sois plus bavarde, étant donné que je faisais un excellent travail. Aujourd'hui, je ne sais pas si cela sera comme avec les prédécesseurs de monsieur Spinoza, puisque je ne saurais pas quoi dire, parce qu'au final mes potentiels collègues me demanderont des informations sur ma personne, ma vie, ce que je refuse d'évoquer, comme me l'a si bien apprit Enrico. Je ne peux pas dire que j'ai fui mon pays de naissance avec un homme beaucoup plus âgé que moi, en ajoutant que je n'ai pas eu le droit de sortir de ma prison dorée avant que je ne sois prête à affronter le monde. Quand il me dit d'échanger, je pince mes lèvres, avant de retrouver contenance, espérant qu'il n'a pas remarqué cette crispation dû à ma gêne de communiquer avec les autres. « Je ferais tout mon possible monsieur. » Je me contente de répondre, toujours debout, sans ciller.

Lorsqu'il reprend, je suis certaine qu'il me mettra au travail, me donnant de quoi m'occuper afin de faire mes preuves, seulement ce n'est pas le cas. Je suis surprise quand il choisit de m'appeler par mon diminutif, bien que je lui aie dit qu'il pouvait me nommer ainsi, mais je pensais qu'il m'appellerait seulement par mon prénom : Majbritt. Lorsqu'il me demande de me détendre, je ne sais pas s'il le fait pour m'évaluer afin de savoir si je vais rester professionnelle ou non. Le fait est que cela ne m'est jamais arrivé avec mes précédents patrons, alors je ne sais pas quoi dire ou faire ayant peur de tomber dans un piège qui se refermera sur moi. Pourtant, j'ai la sensation qu'il ne m'évalue pas, qu'il ne joue pas. Après tout, il doit avoir dans les environs de mon âge et puis il semble malicieux et joueur, c'est du moins ce que j'ai cru déceler dans son regard. Alors qu'il continue, me faisant part de sa relation particulière avec sa précédente secrétaire personnelle, Marie, je voudrais lui répondre qu'il ne pourra jamais retrouver ce qu'il avait avec elle puisqu'effectivement, elle est partie et puis je ne lui ressemble sans doute pas d'après ses dires, puisque je suis trop stricte, trop rigide, des qualificatifs qui apparemment, lui semble assez négatif. Quand il se lève pour me rejoindre en ajoutant que je le stresse, je ne peux m'empêcher d'ouvrir la bouche, surprise. Cela devrait être le cas contraire, puisqu'il est le patron et que je ne suis qu'une simple secrétaire à l'essai et pourtant, c'est ce qu'il m'affirme. Je ne trouve pas les mots alors qu'il va me chercher un dossier, afin que je puisse travailler, seulement, je me pose énormément de questions à présent…

Enrico doit bien rire s'il a la possibilité de me voir à cet instant, à moins qu'il soit surpris par la réaction de monsieur Spinoza. Le fait est que tout ce qu'il m'a appris ne semble pas convenir à cet homme qui va être mon nouveau patron durant quelque temps, s'il me garde, bien sûr. J'ai la nette sensation que je suis dans l'erreur depuis le début de notre rencontre et je me questionne de plus belle. Quand il reprend, en me faisant part d'un dossier urgent, je l'écoute, totalement déstabiliser par notre précédent échange. Seulement, je ne dois rien laisser paraître et si je doute intérieurement, rien ne le prouve dans mes gestes. Prenant le dossier qu'il me tend, j'y jette un coup d'œil rapide, en écoutant ses explications. Monsieur Spinoza me parle des appenins, chaîne de montagnes située idéalement dans le Nord de Florence, où, il me semble, le plus haut sommet culmine à plus de deux mille cent mètres d'altitude. À vrai dire, ce qui m'inquiète le plus dans ce dossier, ce sont toutes ses zones de forêts sauvages, mais heureusement, monsieur Spinoza a jugé bon de me donner une liste répertoriant les héliports de la région. « Je m'en charge monsieur. » Je réponds, concentrée sur la liste en question alors que je me pince les lèvres, sachant que je vais devoir passer de nombreux coups de fil…

Prête à sortir pour rejoindre mon bureau, je m'arrête à quelques pas de sa porte avant de revenir en arrière. « Monsieur... » Je prononce, le dossier qu'il m'a confié contre ma poitrine, rougissante quelque peu. « Je sais que Marie a beaucoup compté pour vous et je suppose que vous la regretter déjà, ce que je comprends, seulement… » Je suis hésitante quant aux mots à employer, puisque finalement, tout ce que m'a apprit Enrico ne semble pas totalement convenir à mon potentiel futur patron. « Seulement, avec le temps, si vous décidez de me garder, nous ferons plus ample connaissance et… Ce que je veux que vous compreniez, c'est que je ne m'ouvre pas facilement. Ça viendra avec le temps, puis ce n'est que mon premier jour et nous venons de nous rencontrer alors, je peux sembler assez stricte, tendu également mais, nous ne nous connaissons pas et disons que… Je ne peux pas me montrer immédiatement à l'aise, je ne sais pas faire, parce que je ne suis pas comme ça. » Je termine, rougissant davantage encore, alors que je me demande si je dois prendre congé, afin de le laisser travailler et de me mettre moi-même au boulot.
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Sujet: Re: { monsieur Spinoza } › La première impression est souvent la bonne. ( le Hier à 10:36 )
La première impression est souvent la bonne
Francesco avait effectivement l'énorme talent de ne pas être comme la plupart des patrons. Il lui arrivait de venir au boulot de manière totalement décontracté, en short, avec des lunettes de soleil, un tee-shirt de marque, ou alors un polo. Il avait la classe, certes, du moins tentait-il toujours de la conserver, mais il est vrai qu'il lui arrivait de délaisser le costard cravate pour quelque chose de plus léger. Ses employés s'y étaient fait, et ils avaient appris que Francesco était le genre d'hommes qui sortait, qui s'amusait, et qui n'arrivait jamais à des horaires fixes. C'était l'avantages d'être le patron de sa propre boîte. En revanche, il était intransigeant et tenait à ce que ses employés arrivent à l'heure, en forme, et si la tenue de travail pour les pilotes et les mécaniciens étaient d'ores et déjà choisi pour des raisons des sécurité et de conditions de travail, celle des employés de bureau resté plus libre. Francesco avait connu les grands bureaux britanniques, et américains, il avait connu les couloirs des bureaux de la bourse de Londres, et celle de New-York, et autant dire qu'il savait que ce que c'était que de porter la cravate et la chemise toute la journée. Être présentable en tout temps, suivre un code vestimentaire adéquat à tous, et faire des gens de véritables "statues identiques", des "machines" en quelques sortes, il ne pouvait pas s'y résoudre. Alors si il exigeait une tenue correcte, disons que la mini-jupe était à proscrire, il n'était pas vraiment regardant sur ce que portait ses employés. Du moment qu'ils ne se présentaient pas à moitié nus. Pour ce qui était de la tenue, Majbritt marquait un bon point. Présentable, classe, professionnelle, elle faisait presque employée modèle.

Néanmoins, le seul problème risque d'avoir lieu dans la communication avec les autres employés. Il la jauge un instant du regard, notant sa gêne malgré qu'elle répond qu'elle fera son possible. Serait-elle renfermée? Une timide compulsive? Non, la timidité ne semble pas être la source principale de ce problème. Depuis le début elle est crispée, dans une attitude relativement... Froide? Peut-être pas à ce point, mais elle reste distante. C'est compréhensible, mais il espère qu'avec le temps, elle s’intégrera à l'équipe, et il donnera quelques consignes quand à son égard, histoire que les autres ne l'embêtent pas trop non plus. C'est fou ce que les gens pouvaient être chiants lorsqu'une personne nouvelle se présentait au travail. Aussi il voudrait éviter qu'elle soit gêné par les autres, du moins pour ses premiers jours. Cependant, il ne rajoute rien, autant lui laisser le bénéfice du doute et lui faire confiance. De toute façon il ne la changera sans doute pas. Mais il préfère lui laisser une chance. D'autant que son CV autant que les quelques coups de fils qu'il a passé à son sujet lui ont confirmé qu'elle était compétente, il préfère donc éviter de perdre la jeune femme qui pourrait être aussi compétente que celle qui l'a précédé. Finalement, il lui donne le travail qu'elle demande maintenant depuis quelques minutes. Des dossiers plutôt importants mais qui, dans le temps, ne présentent aucune urgence. Toujours est-il qu'il faut s'en occuper.

Si il lui demande de se détendre un peu, il préfère aborder le sujet du travail au plus vite pour qu'il ne devienne pas une source de malaise pour elle. Et visiblement, elle semble retrouver toute sa contenance dans le travail. Elle lui déclare qu'elle se charge de cela et tourne les talons. Or, avant de sortir, elle s'arrête, se retourne, et reprends la parole. Il s'appuie sur son bureau et l'écoute attentivement. Elle comprends que Marie manque à Francesco, pas dans le sens d'un lien sentimental, mais plutôt professionnel. Marie était une véritable "canne" sur laquelle pouvait s'appuyer Francesco. Il ignore ce que sera Majbritt... Et il espère qu'elle ne sera pas le "roseau brisé" qui risque de le faire chuter. Mais pour l'heure, elle démontre qu'elle est tout, sauf brisée. Elle reprends en déclarant que si elle reste, du moins si il la garde, ils feront sans doute plus ample connaissance, mais que pour l'heure, si elle semble stricte, tendu, c'est parce qu'elle ne sait pas faire autrement. Il réalise alors qu'elle semble brider dans une conception du travail, de SON travail, bien particulière. Une conception avec une dimension relativement strict. Il faut qu'elle soit parfaite en fait. Or, à trop vouloir être parfaite, elle risque d'en oublier d'être... Humaine. Il connait cela. Il l'a déjà vécu et elle lui rappelle lui-même lorsqu'il commençait il y a peu dans le milieu des affaires. Mais comment la blâmer? Finalement, après un petit sourire, il déclare:
- Je comprend tout à fait Maj'... J'étais un peu comme ça fût un temps. Il s'arrêta et finit par reprendre. Mais ça ne m'a pas apporté plus... Je crois même avoir perdu deux trois choses. Inutile de dire que ce n'avait pas été ses heures les plus glorieuses. Et si il état compétent dans son travail, même trop, il n'avait que peu de relation avec les autres, ce qui ne le rendait pas le plus apprécié, et il s'apercevait avec le temps qu'il n'avait peut-être pas agi comme il le fallait. Chacun à sa personnalité, fit-il alors. Mais sachez qu'ici ce n'est pas la mine... Alors ne stressez pas trop. Il planta son regard dans le sien. Je ne vais pas vous renvoyer sans raison ou pour une lettre mal formée Maj'.

Francesco avait beau parfois avoir un aspect de Tyran, il pouvait en réalité se rentrer plus doux que ce qu'il laissait penser en réalité. Et si il n'était pas fan des erreurs, il acceptait que chacun en fasse. Après tout, personne n'était infaillible. Finalement, il finit par dire alors qu'elle restait plantée là.
- Vous n'aviez pas un dossier? Fit-il dans un grand sourire. Elle sembla revenir sur terre et fila. Il eut un sourire avant de se remettre à son bureau. Il attendait de voir de quoi elle serait capable. Il s'occupa en attendant de ses quelques actions, pardon... Quelques. Bref, des actions qu'il avait un peu partout. L'aéronautique était décidément l'un des secteurs avec l'automobile qui lui rapportait ses plus gros revenus. Plus récemment, il avait investi dans l'immobilier en... Australie. Et si l'argent rentrait, Francesco prévoyait déjà un voyage là-bas pour voir de quoi il retournait. Parce qu'il restait un homme de terrain qui aimait voir dans quoi il investissait et parlait avec les directeurs de chantiers et d'agences. Bref, il allait falloir qu'il parte. En même temps, un petit saut aux States au retour pourrait lui être agréable autant qu'utile. Alors qu'il continuait de voir ses actions, son portable sonna. Il décrocha. L'un de ses amis qui investissait lui aussi dans l'aéronautique avait quelques nouvelles... Et visiblement des bonnes. La journée continuait sur une meilleure note que le début.     

Codage par Libella sur Graphiorum


Les apparences sont trompeuses
Qu'est-ce que tu sais de moi? De mes rêves de femmes? Des moments où j'ai froid? Des secrets de mon âme?
Alors tu m'aimes les yeux fermés, sans regarder mon coeur de verre...
Mon Coeur de verre. - Hélène Ségara


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