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- [TERMINÉ] { monsieur Spinoza } › La première impression est souvent la bonne. -

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Graziella Casabelle10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [TERMINÉ] { monsieur Spinoza } › La première impression est souvent la bonne. ( le Mer 17 Oct 2018 - 0:33 )
La première impression est souvent
la bonne.
« Excellente secrétaire, efficace et discrète, désireuse d'accomplir son travail avec sérieux. » C'était une phrase que j'avais gardée en mémoire, par l'un de mes anciens patrons. À l'époque, je désirais rejoindre une autre société, où plutôt Enrico voulait que je change assez souvent de boite, afin que l'on ne me pose pas trop de questions, mais la véritable raison était toute autre. Il voulait s'assurer que je lui resterais fidèle, même si j'aurais pu ne pas l'être dès les premières semaines, mais je n'étais pas ainsi, à tromper l'homme que j'aime. D'ailleurs, avant Enrico, je n'avais jamais aimé un autre homme et depuis son décès, je n'en avais jamais aimé d'autres non plus.
Debout, alors que j'ai tendu mes impressions à mon nouveau potentiel patron, je reste silencieuse. Je ne sais pas encore si le travail que j'ai accompli pour ce premier dossier va lui convenir ou non. Enrico m'a toujours affirmé que si j'étais satisfaite de mon travail, c'est ce qui comptait le plus, seulement, étant une grande perfectionniste dans l'âme, je ne suis jamais satisfaite de ce que j'entreprends. Je ne sais pas s'il s'en est rendu compte et que c'était pour cette raison qu'il ne cessait de me le rabâcher, je ne le saurais jamais. Restant silencieuse, je regarde monsieur Spinoza parcourir mes impressions lorsque je me rends compte qu'il y en a sans doute trop. Il est vrai que j'ai désiré être rapide, pour lui prouver que je pouvais l'être, seulement, je pense avoir commis une erreur, qui me sera sans aucun doute défavorable. Alors qu'il parcourt toujours mes impressions, il s'amuse, taquin sans aucun doute ! Ai-je eu un problème avec le téléphone ultra moderne de mon bureau ? Oui, j'en ai eu un et il l'a forcément compris, étant donné que je lui ai téléphoné, alors que j'essayais d'appeler les héliports qu'il avait noté dans le dossier qu'il m'a demandé de traiter. Ne pipant mot, il continue, en m'expliquant que sa secrétaire précédente avait laissé un cahier, expliquant le fonctionnement du dit téléphone. Me pinçant les lèvres alors que j'essaye de ne pas trahir ma gêne, je m'empourpre légèrement, baissant les yeux. Heureusement pour moi, il me propose de m'asseoir face à lui, alors que je commence à avoir mal aux pieds, à cause de ses fichus douze centimètres de talons. Prenant place sur l'un de ses fauteuils très confortables, je réponds rapidement à sa proposition pour boire un café. « Non merci monsieur Spinoza. Je ne suis pas une grande amatrice de café. » Effectivement, je préfère de loin boire du thé vert, mon préféré, brûlant, sans sucre.
* * *
« Tu pourrais travailler pour moi. » Enrico me le répète, alors qu'il croise les bras, appuyé contre l'encadrement de la porte. Il m'a appris de nombreuses choses, s'était comme des leçons dans le fond, seulement, maintenant que je dois passer un nouvel entretien pour une société où je sais pertinemment qu'il a insisté pour que je puisse le passer, il me demande de travailler pour lui, afin qu'un fossé ne nous sépare pas, du moins, c'est ce que je suppose. « Enrico. Tu... » Il me coupe, s'approchant de moi, prenant avec tendresse mon visage entre ses mains. « Majbritt. S'il te plaît. » Il me souffle, alors que je me perds dans l'immensité de son regard bleu. « Tu as insisté pour que je passe cet entretien. » Je rétorque, alors que mon cœur frappe violemment dans ma poitrine. « Majbritt. » Il prononce seulement mon prénom, dans un souffle, avant de m'embrasser tendrement. Lorsqu'il rompt notre baiser, je me mordille la lèvre, m'empourprant. « Je ne peux pas me raviser comme ça, à une heure ou deux de mon premier entretien. Tu imagines ce que ce patron va penser de moi ? C'est bien toi qui m'a appris toutes ses règles, ces façons de faire. » Je le regarde, désespérer, avant d'attraper mon sac à main ainsi qu'un manteau noir, m'allant parfaitement. « Très bien. » Il devient froid et distant, comme lorsque nous nous sommes rencontrés, peinant à nous apprivoiser durant pas mal d'années. « Enrico, ne fais pas ça. » Il sait très bien de quoi je parle, puisqu'il se ferme chaque fois que je ne suis pas de son avis, alors que je préférerais qu'il se mette en colère, plutôt que ne plus m'adresser le moindre mot.

* * *
Mes paupières papillonnent alors que monsieur Spinoza reprend la parole. Lorsqu'il parle « d'éclaircissement », je me doute que mon travail n'est pas assez satisfaisant, je ravale difficilement ma salive. J'aurais préféré rendre un premier dossier irréprochable, c'est raté. Alors qu'il m'affirme que j'ai bien travaillé, je ne le crois pas, du moins, je ne pense pas mériter ses mots. Toutefois, il n'a pas besoin d'avoir mon ressenti, alors qu'il continue, désireux de m'expliquer comment travailler la prochaine fois, pour ne pas faire deux fois la même erreur. Seuls mes pincements de lèvres peuvent me trahir, alors que je me penche en avant pour regarder les deux devis sélectionnés, comprenant rapidement où il veut en venir. Lorsque je pose à nouveau mon regard sur monsieur Spinoza, il me demande les yeux dans les yeux, lequel des deux est le plus avantageux. « Celui-ci. » Je réponds, posant un doigt sur le devis en question, avant de poser mes mains sur mes genoux, mes jambes croisées. Alors qu'il reprend, m'expliquant davantage encore comment je dois travailler pour lui permettre d'être le plus rapide et efficace possible, j'acquiesce d'un signe de tête. « Je comprends monsieur Spinoza. » Je réponds, sans user de formules pour m'excuser, parce qu'Enrico m'a appris qu'il ne fallait pas le faire, que c'était un signe de faiblesse. « Cela ne se reproduira plus monsieur. » J'ajoute, comprenant qu'effectivement, le temps est précieux, plus encore dans ce nouveau travail, étant donné que monsieur Francesco Spinoza a une place importante et indéniable dans toute l'Italie. « Est-ce que je peux faire autre chose, rapport à ce dossier monsieur ? » Je lui demande, mon regard tenant le sien, comme Enrico me l'a appris. Cependant, à ses mots, je comprends rapidement que mon avis compte, que je dois faire des choix importants et judicieux, pour le bon fonctionnement de sa société.
Pando


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Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [TERMINÉ] { monsieur Spinoza } › La première impression est souvent la bonne. ( le Mer 17 Oct 2018 - 18:41 )
La première impression est souvent la bonne
A sa proposition de boire du café, elle refusa poliment, avec comme argument premier le fait que le café n'était pas réellement sa boisson favorite. Il ne releva pas. Chacun ses goûts, le seul problème étant qu'il n'avait pas d'autres boissons sous la main si ce n'était de l'alcool dont il préféra ne pas parler. Elle semblait en effet tellement coincé dans certains préjugés concernant les patrons, les entreprises, et puis surtout tellement strict que l'idée de lui proposer un bon verre de scotch ne l'effleura absolument pas. Il avait certes un peu de vin rouge, mais c'était pour les bonnes occasions. Un martini à la limite, mais là aussi, autant éviter. Il n'enchaîna donc pas, se contentant de demander simplement, curieux:
- Qu'est-ce que vous buvez en règle générale alors? Demanda-t-il pour que éventuellement, il puisse se préparer pour la prochaine fois. C'était plus fort que lui, il aimait offrir à boire à ceux qui étaient dans son bureau, employés comme clients, peu importait le statut et la fortune, il proposait. Sur cela, il est vrai que bien peu lui avait fait des reproches. Il n'allongea pas la conversation sur le sujet et se préoccupa des informations fournies. Beaucoup d'informations. Trop? Sans doute. Mais cela prouvait qu'elle était consciencieuse, sérieuse, et capable de prendre en compte toutes les informations. Il appréciait ces points là, bien que là aussi il n'en disait rien. Cependant, il devait bien admettre qu'il aurait pu tomber sur pire... Et sur mieux? Là, il avait des doutes. Elle travaillait bien, et elle était sérieuse. Bon sang, que demander de plus? L'expérience et la rapidité viendraient avec le temps. Cependant, il y avait des choses qu'il devait expliquer directement afin que ne subsiste aucun malentendu, aussi préféra-t-il s'y employer de suite. Elle avait un rôle à jouer, comme chacun, et il n'allait pas la négliger, ni même la ménager.

Elle prouva une fois de plus sa capacité à raisonner de manière efficace en choisissant le bon devis. Elle savait trier l'information. Parfait. Donc, elle avait amplement sa place. Il ne restait plus qu'elle en prenne l'habitude. Elle argua qu'elle comprenait, mais quand bien même son visage montrait qu'elle était désolée, elle ne prononça pas d'excuses. Il n'en attendait pas. Qu'elle comprenne était très bien. Il préférait cela plutôt que de plates excuses qui ne ferait rien d'autres qu'être... Des excuses, et qui ne régleraient pas le problème qui se reproduirait tôt ou tard. Il froissa le papier du devis"inutile" en boule et le jeta dans sa poubelle. Inutile de le conserver celui-ci. Finalement, elle reprit en déclarant que cela ne se reproduirait plus. Elle était désolé. Réellement. Il ne doutait pas de sa sincérité.
- Cela viendra avec le temps. Répondit-il simplement avant de reprendre. Je ne peux vous demander de tout savoir, d'autant que vous n'avez peut-être jamais travaillé au contact de certaines données plus spécifiques à un milieu qu'à un autre. Je sais également que certains chefs d'entreprises ne travaillent pas comme moi et n'attendent pas le même résultat. Ce qui était vrai, certains attendait de leur secrétaire qu'elle leur fasse simplement parvenir l'information, prise de rendez-vous et brushing, d'autres en revanche en demandait trop, déléguant quasiment tout à leur secrétaire. Et puis certains optaient pour un plus juste milieux. Francesco optait pour LE juste milieu. Elle allait chercher l'info, elle prenait le nécessaire et le lui donnait, le reste allant à la poubelle car elle savait que cela ne lui conviendrait pas. Avec le temps, vous saurez ce qui est bon ou pas. Que vous me posiez des questions ne me dérange pas Majbritt, mieux vaut poser des questions plutôt que de paraître sûr et de commettre une erreur. Ne vous en faîtes pas, en général... Tout cela vient assez rapidement.

Et comme si elle n'était pas rassasiée, elle demanda si elle pouvait faire autre chose. Il regarda la masse de papier sur le bureau, mais préféra immédiatement refouler la pensée de les lui faire trier. Il fallait qu'elle s'y habitue petit à petit. Elle ferait plus attention sur un autre dossier, mais il ne voulait pas lui confier un travail où elle pourrait stresser, commettre une erreur, ou simplement se dire qu'en fait elle n'était pas capable. Il ne voulait pas la décourager dés le premier jour. Car même si elle affichait une attitude forte, elle semblait plus fragile que ce qu'elle voulait bien le laisser entendre. Cela ne le regardait pas, et puis, il voulait être sûr que ce dossier là soit parfaitement traité, et comme le dit le proverbe "On est jamais mieux servi que par soi-même." Il ne tarda donc pas à répondre.
- Non... Je vais prendre le relais, vous m'avez déjà trouvé toutes les informations utiles, c'est déjà bien. Et puis ce n'est pas comme si ce dossier était urgent. il le serait d'ici une semaine. Mais pour l'heure il n'était pas encore au stade de l'urgence. Finalement il reprit en ouvrant son tiroir d'où il tira deux trois papiers. Vous allez me régler ce problème qui lui, pour le coup, est préoccupant. Nous devions recevoir des pièces pour deux de nos appareils de la part de Airbus. Elles ne sont pas arrivées, les délais s'allongent, et je ne suis pas satisfait. J'ai déjà passer un coup de fil ce matin, mais je crois avoir fait plus stresser l'employé au bout du fil que ce que je n'ai affolé l'immense machine administrative de cette entreprise. Je veux que vous preniez le relais. Cette fois, elle allait devoir faire preuve d’initiative. Il me faut les pièces au plus vite, je serais intraitable sur le sujet. Leur siège social est à Marignane, c'est même pas à trois heures de vol d'ici, alors ils n'ont aucune excuse. Trouvez ces foutus pièces et faîtes en sortes qu'on me les envoi Majbritt. Je perds assez mon temps sans que l'on m'ajoute ce genre de problème. Il la regarda. Vous avez les références des pièces, le prix que l'on a payé, et la date à laquelle j'aurais dû les recevoir, ainsi que quelconques informations complémentaires. Ce sera tout, je vous laisse gérer sur ce sujet. Sujet qui faisait monter la moutarde de minute en minutes... Mais il se contint. Au moment où elle allait quitter le bureau, il l'interpella.
- Ah, et Majbritt? Elle se retourna. Soyez intraitable. Et il eut un grand sourire. Elle devrait s'en tirer à ce jeu-là. Il ne se faisait pas réellement de soucis.   

Codage par Libella sur Graphiorum



J'suis malade... D'Amour
Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue, elle a tiré la première
M'a touché, c'est foutu!
Elle a les yeux revolver - Marc Lavoine


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Graziella Casabelle10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [TERMINÉ] { monsieur Spinoza } › La première impression est souvent la bonne. ( le Sam 10 Nov 2018 - 18:37 )
la première impression est souvent la bonne

 francesco spinoza ⊹ majbritt bergman  


Peut-être donnons-nous tout le meilleur de nous-mêmes à ceux qui de leur côté, ne nous accordent que rarement une de leurs pensées.
« Hum… » Une grimace est présente sur mon visage. Je ne sais pas comment lui dire que je déteste le café, surtout lorsqu'il est fort et noir, sans la moindre trace de sucre. « Je ne pourrais pas... » Je prononce timidement, alors qu'Enrico me fixe avec froideur. Il s'agit d'une de nos premières sorties ensemble et plutôt que regarder au travers de la vitre, je me sens rougir, confuse, parce que je ne sais pas comment lui dire que je n'aime pas le café, ce qui est idiot, je le conçois. « Majbritt. » Son regard reste planter sur moi, je le sens. N'osant pas relever la tête, je sens qu'il perd patience. « Maj… » Il soupire, alors que j'ose redresser la tête. « Je sais que vous n'aimez pas le café noir, serré, court. Nous vivons ensemble depuis pas mal d'années à présent. Je ne vous vois boire que du thé et des tisanes à l'appartement. Cependant, vous pourriez boire autre chose, avec du café. Un long, moins serré ou avec du sucre. Ce que vous désirez, mais rapidement. » Le souci premier étant la rapidité lorsque je suis paralysée comme à cet instant, avec Enrico, parce qu'il m'impressionne. « Un moka peut-être… » Il se demande à lui-même, sans doute, alors qu'il se lève pour rejoindre le comptoir, me laissant seul dans un endroit bondé de monde. « Enrico... » Je souffle, sachant qu'il ne peut m'entendre. Je n'ai quitté son immense appartement que peu de fois, restant le plus souvent enfermé dans sa tour d'ivoire, alors je me sens « en danger », me repliant sur moi-même, postant mes coudes sur la table et couvrant mes oreilles de mes deux mains, fermant les yeux…
* * *
C'est confuse que j'émerge de ce souvenir alors que j'avale avec peine ma salive. Qu'est-ce que je bois en règle générale ? Des cappuccinos, des thés et tisanes et bien évidemment, des mokas. Réprimant un sourire, je me contente de hausser les épaules dans un premier temps. « Du thé, des cappuccinos à l'occasion. » Je ne parle pas de mon amour pour les mokas puisqu'effectivement, c'est Enrico qui m'a fait les aimer, mais pas n'importe où. Il s'agit de ceux que l'on sert au Starbucks Coffee, avec supplément de chantilly et poudre de cacao au-dessus de celui-ci. Tapotant sur mes cuisses, étant gênée, je l'écoute et fort heureusement, nous parlons à nouveau boulot. C'est sans aucun doute ce qui me met le plus à l'aise, ce qui peut sembler étrange. Je ne suis bien qu'en travaillant, ce qui peut sembler navrant, je le reconnais. Reprenant notre échange à propos du premier dossier qu'il m'a confié, je désire faire mes preuves, comprendre pour ne plus faire la même boulette. Je dois non seulement lire toutes les informations que je débusque, mais je dois également les trier, ce qui se révèle être assez nouveau pour moi, puisque mes précédents patrons me le demandaient peu. Acquiesçant en silence, monsieur Spinoza se veut rassurant, du moins c'est ce que je suppose. Il m'explique que ce qu'il me demande deviendra automatique pour moi avec le temps, ce que j'espère, s'il me garde bien sûr, puisque je dois faire mes preuves. À la suite de cela, il m'annonce prendre le relais, ce qui fait naître un rictus qui déforme mon visage en forme de cœur. S'il préfère se charger du dossier, c'est qu'il n'a pas été satisfait, du moins, c'est ainsi que je le prends. Me mordant l'intérieure de la joue, je baisse le regard pour le poser sur mes mains plaquées sur mes cuisses. Je suis déçue par moi-même, étant extrêmement exigeante, mais je ne dois pas le lui montrer ; jamais.
L'entendant ouvrir l'un de ses tiroirs, je reste silencieuse lorsqu'il reprend la parole. Il souhaite me confier un autre dossier, bien plus préoccupant ainsi qu'urgent. Redressant la tête à l'image d'un suricate, je l'écoute attentivement, vidant mon esprit de toutes ses pensées négatives qui se bousculent dans ma tête. Mon potentiel et futur patron, je l'espère, à un souci avec Airbus, ce qui me surprend, bien que je ne le montre pas. Il a besoin de quelques pièces pour deux de ses appareils et malheureusement, il perd du temps et de l'argent en les appelant, sans que cela entraîne de réels succès. Me pinçant les lèvres alors que je m'empare des quelques feuilles qu'il me présente, je comprends qu'il nous les faut pour hier. Autant dire que je suis d'ores et déjà en retard, mais cela ne va pas perdurer bien longtemps. Je me dis qu'il nous les faut pour au plus tard à la fin de la semaine et encore, du moins c'est ce qu'il se passera dans le pire des cas. Il est hors de question de perdre davantage de temps, ainsi que de l'argent. Sentant l'atmosphère changer dans l'immense bureau de monsieur Spinoza, je comprends que la situation l'irrite et il me le confirme en m'avouant qu'il a déjà appelé Airbus, mais que cela n'a rien donné, hormis stressé la personne qu'il avait eu au bout du fil. « Je vois… » Je me souffle à moi-même, lisant à nouveau les quelques feuilles puisque j'ai la chance de lire très rapidement et que j'assimile vite, du moins la plupart du temps. « Je m'en occupe immédiatement monsieur. » Je prononce, mon regard rencontrant le sien. Il semble contenir une certaine tension parfaitement palpable à présent, mais je ne me démonte pas. J'ai connu les colères d'Enrico et personne ne peut prétendre lui arriver à la cheville, du moins, je n'ai jamais connu une personne égalant ses crises de nerfs et ces « pétage » de plomb. Me redressant en prenant le temps de lisser ma tenue, je poste de nouveau les quelques documents que j'ai en possession contre ma poitrine. « Je vais faire au mieux monsieur. » Je prononce, ajoutant rapidement : « Je vous tiens immédiatement informer lorsque je raccroche monsieur Spinoza. » Sur ces dernières paroles, je rejoins sa porte lorsqu'il m'interpèle et que je me stoppe nette, me retournant afin de lui faire face. Ses propos me font sourire, il ne peut que le constater. « Je le serai monsieur. » Je lui assure, postant ma main sur la poignée de sa porte, avant de rejoindre mon bureau.
Y émergeant et m'installant rapidement, postant les informations que j'ai en ma possession sous mon nez, j'appelle le numéro inscrit sur l'une des feuilles. Après de longues minutes interminables, ainsi que des mises en attente, une voix s'élève enfin du combiné. « Bonjour. Majbritt Bergman. Secrétaire personnelle de monsieur Francesco Spinoza, de la SSEN. Je vous appelle à propos de pièces que nous aurions dû recevoir depuis un certain temps déjà. Il s'avère que monsieur Spinoza vous a appelé ce matin. » J'écoute mon interlocuteur, prenant des notes sur ce qu'il me dit, le visage fermé. « Écoutez monsieur, je n'irais pas par quatre chemins. Les pièces en question ont déjà été payées et vous nous les devez pour hier. La situation est bien simple : les pièces se trouvent à Marignane, c'est à moins de trois heures de Naples, ce que vous devez savoir. Nous voulons les réceptionner au plus tard dans quarante-huit heures et encore, nous sommes généreux. » Ma voix est égale, posée, mais autoritaire, comme Enrico me l'avait appris. L'homme au bout du fil me donne des explications et il s'apprête même à me faire attendre de nouveau ; grossière erreur. « Monsieur, soyons claire. Je ne compte pas attendre encore un bon quart d'heure. Les pièces ont été payées, deux hélicoptères ne peuvent pas décoller. Nous avons besoin de NOS pièces. » J'insiste sur le « nos », alors qu'il s'adresse à l'un de ses employés, du moins, c'est ce que je suppose. La conversation s'éternise alors que je reste camper sur mes positions : intraitable comme monsieur Spinoza me l'a demandé. Après deux bonnes grosses heures et demi, nous parvenons à un accord : l'envoi des pièces sous quarante-huit heures, c'est du moins ce qu'il termine de me dire. Demandant un e-mail nous le certifiant, je finis par raccrocher, poussant un long soupire. Je crois ne m'être jamais autant battu pour quoi que ce soit en ce qui concerne mon travail, ce qui me ravit, je suis satisfaite. Lorsqu'un « ding » se fait entendre, je lis rapidement le mail qui a été envoyé sur mon adresse de la société, ainsi que sur celle de mon patron monsieur Spinoza. J'espère qu'il sera satisfait alors qu'un mince sourire s'inscrit sur mon visage. Me levant de mon fauteuil, j'enfile mes escarpins pour rejoindre son bureau. Frappant à sa porte, j'attends qu'il me demande d'entrer, nerveuse. Au pire, s'ils nous font encore attendre, malgré leur mail, je me dis que je pourrais m'y rendre. « Monsieur Spinoza ? » Je prononce tout bas, alors que je suis de nouveau dans son bureau. « Avez-vous reçu le mail d'Airbus ? Je me suis dit que s'ils prolongent le délai malgré le mail, je pourrais me rendre sur place. » Je me sens rougir, mais je dois prendre des initiatives, puis je dois lui démontrer que j'ai des ressources afin de faire au mieux pour sa société ou plutôt notre société, du moins c'est ainsi qu'il veut que je raisonne, je crois.
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Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [TERMINÉ] { monsieur Spinoza } › La première impression est souvent la bonne. ( le Jeu 15 Nov 2018 - 12:27 )
La première impression est souvent la bonne
A sa question sur ce qu'elle aime boire, elle répond par des éléments auxquels il s'attendait. En fait, il n'attendait aucune surprise, juste une affirmation, histoire d'être sûr. Si il pouvait être tyran parfois, mécontent de temps à autres, grincheux dans de rares occasions, et stressant en permanence, il conservait tout de même quelques atouts. Jeune patron, il bénéficiait d'une formation intense, et de la meilleure, pour diriger une entreprise. Or, entre pratiques et théories, il fallait le dire, le fossé était à la fois surprenant et immense. Et si il avait appris que entre employés et patron devait se maintenir une distance pour le respect de chacun et surtout celui de la hiérarchie, il avait rapidement appris qu'il ne fallait pas non plus négliger ceux qui travaillaient pour lui. Aussi, il souhaitait qu'elle se sente à l'aise. Un employé à l'aise, qui se sentait bien dans son environnement de travail, c'était un employé performant qui viendrait ajouter son expérience à l'entreprise et aiderait à la fédération de cette petite société dans le monde du travail. C'était un raisonnement relativement typique, mais pas toujours appliqué, et il était bien placé pour le savoir. Alors si elle aimait le thé, le cappuccino, il s'arrangerait pour qu'elle les obtienne. En effet, il aimait que ses employés se sentent bien dans son entreprise, d'autant qu'il se savait pleins de défauts, alors autant ne pas rajouter à cela l'inconfort du milieu de travail.
- Bien, répondit-il finalement. Je ferais en sorte que vous obteniez cela. Ajouter en plus à cela la bonne éducation italienne de Francesco qui savait recevoir hôtes et employés correctement, et vous comprendrez l'équation parfaite, mais peut-être trop audacieuse.

Devant son premier dossier, elle n'avait pas non plus commis de grandes erreurs. Mais il prenait conscience d'une chose simple: Elle ne connaissait ni l'entreprise, ni les méthodes de celui qui l'employait, et forcément, le travail qu'on avait pu lui demander de faire auparavant ne ressemblerait pas en tous points à celui qu'elle avait effectué juste là. De plus, un autre mauvais point, c'était le départ prématuré de Marie qui n'avait donc pu dispenser aucune formation à celle qui allait lui succéder. Majbritt ne disposait donc ni des informations nécessaires concernant l'entreprise, ni même d'une formation adéquate pour le poste qu'elle venait de prendre. En revanche, si il lut la déception dans son regard sur le fait qu'elle ne continue pas sur ce dossier, elle semblait en plus d'être travailleuse, prête à apprendre. Elle promettait. Et en fait, si il ne le disait pas, il l'admettait au fond de lui même: Le premier test auquel il l'avait soumise n'était pas un échec contrairement à ce qu'elle pensait. Elle s'en était très bien tirée. Réellement. Certaines n'auraient pas fait le tiers du boulot attendu. Elle avait réalisé son travail de manière professionnel. Il aimait cela. Maintenant, il attendait simplement qu'elle aille plus loin. Il ne voyait pas l'employé comme un "petit robot" devant simplement faire ce qu'on lui disait, non. L'employé devait être réactif, prêt à se servir de son sens critique et de son jugement pour faire face à certaines situations et prendre des décisions lorsqu'il le pouvait parce que cela concernait son échelle. Au-delà, il pouvait soit en référer à son patron, soit lui en déléguer toute la responsabilité. C'était là une chose assez complexe, certes, mais c'est bien comme ça qu'il voyait les choses. Et comme elle n'avait pas véritablement failli dans sa tâche, il prit l'option de lui donner un second dossier, non moins important. Elle écouta attentivement, notant sans doute dans sa petite tête toutes les informations qu'il lui demande d'assimiler en peu de temps. Et finalement, elle prend le dossier, et elle se lève, prête à en découdre à son tour. Quand à sa remarque sur le fait qu'elle devrait se montrer intraitable, elle répond d'une manière qui laisse entendre qu'elle le sera. Et c'est satisfait qu'il la regarde s'éclipser avec la nette impression qu'elle peut faire bouger les choses.

Alors qu'elle se met immédiatement au travail, il se lance dans la suite du dossier qu'elle a déjà commencé à traiter. Et étrangement, il se retrouve quelques années en arrière, lorsque Marie débutait, lorsqu'il montait sa société au fur et à mesure et qu'il déléguait beaucoup moins que aujourd'hui. Et le simple fait de chercher, de fouiller, d'étaler des feuilles sur son bureau lui fait du bien. Un bien fou. Il est même obligé d'aller se faire un café, se replongeant dans sa paperasse avec un stylo entre les lèvres. Bon sang, il avait oublié combien il adorait son job. Et il trie. Il classe. Il ne s'ennuie pas. Le téléphone sonne de temps à autres, mais c'est son téléphone personnel. Il décroche de temps en temps, pas pour sa mère. Elle va encore le saouler pour les fêtes de familles. Il aura le temps d'être saoulé ce soir. Mais pas maintenant. Et finalement, au bout de deux heures, il finit par faire son choix, passe lui-même les coups de fil pour avoir deux trois détails jusqu'à ce que l'un des héliports, un héliport privé, réponde parfaitement à sa demande. Il doit cependant faire quelques concessions, mais il parvient à gagner une marge sur le prix de base pour la concession qu'il vient de faire, ce même argent économisé étant utile si jamais le chantier devrait se prolonger. Et alors qu'il s'accorde une petite pause, et que son bureau est dans le plus grand des désordre, c'est la petite voix de sa secrétaire qui lui fait lever la tête. Elle semble avoir terminée.
- Je n'ai pas regardé là de suite Majbritt, mais je pense que oui si vous l'avez reçu... Fait-il pour répondre à sa question. Il ouvre rapidement la session de son ordinateur portable et sa boîte mail. Quelques secondes plus tard, il a ce qu'il voulait. Il n'en revient quasiment pas.

Alors qu'elle continue, lui proposant une solution alternative si cela ne convient pas, il l'écoute en réalité d'une oreille distraite, lisant le document envoyé par Airbus. Bon sang. Ce qu'il pensait ne pas obtenir avant quelques jours, elle vient de résoudre ça en... Deux heures? Trois grand maximum. Il se cale au fond de son siège, la regarde alors que finalement, la pause du déjeuner vient de passer. Ils se sont laissé absorber l'un et l'autre et il a cette impression de se retrouver avec Marie qui terminait toujours ses dossiers avant d'aller manger. Il finit par reprendre la parole.
- C'est du très bon travail Majbritt. Je pense qu'il n'y aura pas de problème désormais. Lorsqu'ils envoient ce genre de documents, c'est que les pièces seront délivrés. Si problème il y a nous en reparlerons en temps voulu. Il pose ses mains sur son bureau, ne sachant trop quoi ajouter. Il lève les yeux vers elle et reprends finalement. La pause déjeuner est passée. Je vous propose d'aller manger. Il est 12 h 45, je vous propose de nous retrouver ici à 14 h 30. Cela vous convient? Elle a donné du bon résultat et si elle est engagée, il est désormais sûr d'avoir trouvé la bonne secrétaire. Elle lui a fait une bonne impression dés le premier coup, ce qui est un bon point pour elle. Même si elle ne sera jamais Marie, il sait qu'en termes de travail et de compétences, il ne sera pas déçu. Et il sait qu'il va falloir qu'il arrête de la comparer à Marie. Elle n'est pas Marie. Elle est Majbritt. Nouvelle secrétaire du PDG de la SSEN.     

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J'suis malade... D'Amour
Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue, elle a tiré la première
M'a touché, c'est foutu!
Elle a les yeux revolver - Marc Lavoine


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Âge : 32 ANS + NÉE À FLORENCE LE 21.08.1986.
Métier : SECRÉTAIRE PERSONNELLE DE MONSIEUR FRANCESCO SPINOZA.
Sujet: Re: [TERMINÉ] { monsieur Spinoza } › La première impression est souvent la bonne. ( le Mar 27 Nov 2018 - 22:56 )
la première impression est souvent la bonne

 francesco spinoza ⊹ majbritt bergman  


Peut-être donnons-nous tout le meilleur de nous-mêmes à ceux qui de leur côté, ne nous accordent que rarement une de leurs pensées.
Je tente de garder un ton égal, neutre, alors que je bouillonne intérieurement. Je désire me rattraper, puisqu'à mon sens, je n'ai pas su gérer comme il fallait le premier dossier que monsieur Spinoza m'a confié, ce qui m'a conduit à donner davantage encore de ma personne pour qu'il soit satisfait ce coup-ci, pour qu'il soit étonné, impressionné peut-être bien que cela soit un grand mot. Du coup, même si je reste droite comme un « i », mes mains sont moites, puis surtout, mon cœur n'a qu'une envie, s'extirper de ma poitrine. Évidemment, de l'endroit où je me trouve, mon nouveau patron ne peut s'en rendre compte, quoi qu'on sait jamais. Le fait est que mes joues se font plus rouge encore, puisque je sens le « feu » qui y afflue, avant que mon cœur n'ait un raté. Je n'ai jamais autant paniqué pour un travail, ou alors, cela égal mon premier jour dans une grande société, puisque j'ai fait de nombreux petits boulots avant de vouloir viser plus haut en commençant par stagiaire pour être à présent secrétaire personnelle de l'homme se trouvant devant moi. Muni de ma petite voix, je remarque qu'il travaille sur un dossier, puisqu'il y a un tas de feuilles étalé sur son bureau. Je lui demanderai bien s'il désire que je trie le tout, par ordre d'importance, ou par ordre de dates et autres, seulement, pour le moment, je désire savoir s'il a effectivement reçu le mail que j'ai obtenu après de nombreuses heures de communication. Je sais que deux appareils au sol pour une telle société à un coût, un coût qui peut très rapidement engendrer des pertes d'argent pour la société de monsieur Spinoza. De très grosses pertes d'argent même. Soucieuse, alors que d'une main, je joue avec l'une des bagues que je porte, je l'écoute, retenant par ailleurs ma respiration. Semblant préoccupé par ce qu'il a sous ses yeux, je me mords l'intérieur de la joue, je tombe apparemment au mauvais moment. Le fait est que ce dossier qu'il m'a confié est très important, d'où le fait que je reste dans son bureau, puis, heureusement, il se rend rapidement dans sa boite mail professionnelle.
Les lèvres pincées, je scrute son visage alors qu'il parcourt l'écran de son ordinateur, signe qu'il lit le mail, ou autre chose, peut-être, allez savoir. Le fait est que je reste anxieuse, soucieuse, ainsi que stresser, puisque je ne veux pas le « décevoir » si je puis dire ainsi, mais surtout, parce que je ne désire pas me décevoir MOI, en ayant ensuite une remise en question sur mon travail dès que j'aurais verrouillé la porte de mon bureau. J'ai conscience d'être extrêmement exigeante avec moi-même, ce qui est déjà un bon point de le reconnaître, puis j'ai également conscience que je désire toujours viser l'excellence, ce qui peut jouer en ma saveur ou non, selon les circonstances, mais nous n'en sommes pas là, où du moins, nous n'y sommes pas encore à mon sens, même si, une fois encore, je veux qu'il soit impressionné par le travail que je fournis. Ravalant difficilement ma salive, alors que je manque de me tordre la cheville, je me redresse rapidement, avant de me rendre compte qu'il n'a rien vu, merci le mail qu'il semble lire une nouvelle fois encore. Je me demande si quelque chose cloche, si on lui a adressé une phrase, un mot de plus que le mail que j'ai moi-même reçu quand finalement, après tout ce temps qui m'a semblé interminable, il m'annonce que j'ai fait du bon travail. Respirant pleinement à présent, je laisse échapper un soupire de soulagement d'entre mes lèvres, puis je m'octroie également le droit d'esquisser un maigre sourire. À cet instant, je me demande si Enrico serait fier de moi, seulement, je ne pourrais jamais le savoir. Je peux supposer que « oui », mais je n'en aurai jamais la certitude, ce qui laisse disparaître ce mince sourire, peu remarquable de toute façon. Lorsque monsieur Spinoza me signale que la pause déjeuner est passée, je jette un rapide coup d'œil à ma montre, avant de poser de nouveau mon regard sur celui-ci. Il est midi quarante-cinq, il me propose de nous retrouver ici à son bureau à quatorze heures trente, ce qui est beaucoup trop de temps à mon sens, mais qui s'en plaindrait ? Personne. « Très bien monsieur Spinoza. » Je réponds, alors que j'ai la sensation de percevoir la voix d'une enfant apeurée, ce qui ne me plaît pas. Je vais devoir retrouver ma contenance, et cela, rapidement, puisque je dois être droite comme un « i », comme me l'a appris Enrico. Postant une main sur ma gorge, recouvrant - je l'espère - ma voix sûre, je reprends : « Je serais à quatorze heures trente devant votre bureau monsieur. » Après un signe de tête, je tourne les talons afin de rejoindre le mien. Émergeant dans celui-ci, je me colle contre le dos de ma porte avant de souffler. Une bonne minute s'écoule quand je change de chaussures, sachant que j'enfilerais de nouveau mes escarpins après ma pause. M'emparant de mon sac à main, je verrouille ma porte, rejoignant l'espace de « détente » si je puis dire, pour avaler ce que j'ai préparé pour ma pause déjeuner. Mes premiers pas au sein de la société se sont assez bien passés, seulement, je désire faire mieux, encore et toujours. Toutefois, pour le moment, il faut que je me détende et c'est ce que je fais alors que je suis assise seule pour dévorer mon repas. Cette quiétude qui règne me fait du bien, ainsi que la vue qui change en permanence sous mes yeux. Par ailleurs, celle-ci a le don de m'émerveiller, mais surtout elle me permet de faire le vide avant d'être à nouveau au taquet pour retourner travailler.
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Et voilà, c'est fini... Fin du RP.



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