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- [Terminé] We only said goodbye with words ▼ Ditlev -

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Leah De LucaLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: [Terminé] We only said goodbye with words ▼ Ditlev ( le Lun 27 Aoû 2018 - 18:57 )
Ditlev & Leah
“ We only said goodbye with words ”


Installée sur son fauteuil, Leah sourit en regardant l’écran de son portable. Malgré le fait que leur relation soit plus compliquée que jamais, malgré la peur qu’elle a pu ressentir ces derniers mois, Leah ne peut s’empêcher d’être heureuse à la pensée de le voir d’ici quelques heures. Elle qui pensait avoir réussi à refaire sa vie en allant de l’avant réalise bien que, finalement, elle n’a jamais vraiment tourné la page sur Ditlev. Quelque part, au fond d’elle, elle a toujours eu l’espoir de le retrouver un jour. Ces dernières semaines n’ont pas été de tout repos, et si elle avait eu le choix, elle aurait préféré que les circonstances soient bien différentes. Mais justement, elle n’avait aucun choix. Ditlev était réapparu dans sa vie aussi subitement qu’il en était disparu, et elle ne pouvait tout simplement pas ignorer la vérité – elle ne pouvait tout simplement pas vivre sans lui.

Pour passer le temps, elle s’installe face à son ordinateur pour travailler un peu. Elle a de toute façon demandé à ses supérieurs de travailler de la maison cette semaine, et compte bien trouver tous les prétextes inimaginables pour continuer ainsi le temps que ses nausées se calment. Par chance, Gabriela l’aidait en rencontrant certains de ses clients lorsque nécessaire, et Leah savait qu’elle pouvait avoir confiance en elle pour garder son secret face à leurs collègues. Mais bientôt, son secret n’en serait plus un, elle commençait déjà à voir un petit ventre se former. Elle pouvait toujours prétexter pour l’instant avoir pris un peu de poids, mais d’ici quelques semaines, il deviendrait évident qu’elle était enceinte. En admettant qu’elle ne fasse pas une fausse-couche, comme la dernière fois…

Dix-neuf heures. Ça fait déjà un quart d’heure que Leah jette des coups d’œil fréquents à la fenêtre, d’un coup qu’il serait en avance. Elle le voit finalement qui se gare devant la maison, et elle marche tranquillement vers la porte, ouvrant celle-ci pour le voir le bras légèrement levé, prêt à sonner. Elle l’accueille d’un sourire et le laisse entrer avant de refermer la porte, s’approchant finalement de lui, se dressant sur la pointe des pieds pour effleurer sa joue d’un baiser. Elle meurt d’envie de l’embrasser, mais recule tout de même d’un pas, mordant sa lèvre inférieure en le fixant sans un mot. « Merci d’être venu. », souffle-t-elle en souriant. « Tu veux quelque chose à boire? » Sans trop attendre sa réponse, elle se met à marcher vers la cuisine, l’encourageant d’un petit geste de la main à le suivre. « J’ai de la bière, du vin, du scotch… Ou de la vodka. » Elle lui adresse un clin d’œil, se rappelant trop bien cette bouteille entamée ensemble dans son bureau, il y a trois mois de ça. Et ce souvenir lui rappelle trop bien ce qu’elle doit lui avouer, une boule de stress se formant dans sa gorge.




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Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] We only said goodbye with words ▼ Ditlev ( le Lun 27 Aoû 2018 - 19:55 )
Une simple vibration au fond d’une poche qui pouvait changer le cours d’une vie. Ou plutôt d’une soirée. En voyant de qui il émanait, je ne pus m’empêcher de sourire. M’accoudant contre un établi, je me passais une main dans les cheveux, sans oublier de poser une cigarette entre mes lèvres. Je m’empressais de lui répondre. Effectivement, j’étais déjà occupé le soir même, un peu comme tous les soirs, à vrai dire, parce que même si je l’avais retrouvée après tout ce temps, je ne m’empêchais pas pour autant de sortir et il était hors de question que je me fasse prête. Merde après tout. Je vivais tout simplement ma vie, avant que la faucheuse vienne la prendre. Certes, j’avais encore plusieurs années devant moi, mais on ne savait jamais de quoi demain serait fait. Après quelques échanges de texto, je confirmais donc que je serais chez elle aux alentours de 19h. Une fois dans mon bureau, je sortis un autre téléphone de mon tiroir, éteint. Je l’allumais, écrivit un autre sms, avant de le ranger à sa place, loin des regards malveillants. Les heures qui suivirent furent assez calmes. Journée de travail normale tout compte fait. Il fallait juste que j’avertisse un très bon ami que je ne pouvais pas le rejoindre. Une fois de retour chez moi, je pris bien mon temps pour me préparer. Je passais plus de temps sous la douche, histoire de bien me décrasser. Je n’étais pas sûr que le cambouis fût son délire. Tout beau tout propre, je mis également un certain temps pour choisir mes vêtements. Limite pire qu’une fille. Pour, au final, revoir juste Leah. Ce n’était pas comme si elle m’avait déjà vu dans tous les états. Même les pires. Toutefois, inconsciemment, je voulais faire un effort pour elle. Finalement, ne trouvant rien de bien et le costard étant hors de question, trop formel, j’optais tout simplement pour un habillement de tous les jours. Simple jeans et t-shirt. Avant de sortir, je fis un crochet à la salle de bain, me parfumer un coup. Blouson en cuir enfilé, casque en main, je quittais mon chez moi direction la luxueuse maison de Leah. Ou plutôt celle d’Adamo. Machinalement, je tâtais l’intérieur de ma poche. L’appareil était là. En sûreté. Brûlant.

Une fois devant chez elle, je garais la moto un peu en retrait. Ne sait-on jamais, avec les voisins. Il suffisait que … surtout dans le monde où l’on vivait. Chacun se mêlait des affaires des autres. Je recoiffais mes cheveux une fois mon casque enlevé, m’approchant de la porte d’entrée. Je n’eus même pas le temps d’appuyer sur la sonnette qu’elle s’ouvrit. Leah se trouvait là. Resplendissante. J’avais fait le bon choix, d’annuler la soirée au dernier moment et de changer mes plans. Je ne pus m’empêcher de sourire, me mordillant la lèvre. Un frisson parcourut tout mon corps quand elle déposa un léger baiser sur ma joue. J’avais envie de faire de même, lui poser la main dans le dos et l’attirer à moi. Chaque chose en son temps. « De rien », répondis-je simplement, ne sachant toujours pas de quoi elle voulait me parler. J’avais réussi à ne plus y penser, mais maintenant que j’étais là, toutes les questions fusaient à nouveau dans mon cerveau. Même si j’avais ma petite idée en tête. Rien que d’y penser, un sourire taquin se dessina au coin de mes lèvres. J’avais juste haussé les épaules, sans pouvoir répondre qu’elle se dirigeait déjà dans la cuisine. Sur ses pas, je la suivis docilement, m’appuyant à un des comptoirs. « Du non alcool, tu as ? » lui demandais-je. Ma première vraie phrase depuis que j’avais pénétré dans ces lieux. « Je suis venu en moto alors … » essayais-je de me justifier. Alors qu’elle me tournait le dos, cherchant certainement un verre pour s’en servir à elle-même, je ne pus me retenir. Je réduisis la distance qui nous séparait, passant mes bras autour d’elle, me collant contre son dos et la poussant doucement contre le mur. Mes mains partirent à l’exploration de son corps. Son cou, son ventre, ses seins. Je me penchais vers elle, lui chuchotant à l’oreille. « Tu ne sais pas à quel point tu m’as manqué ». C’était dit presque dans un murmure, tandis que je ramenais une de ses mèches dernière une de ses oreilles, mon autre main toujours posée sur son sein. Je fronçais les sourcils, la retournant d’un simple geste. Je posais mon regard dans le sien. « Tu as pris du poids ? » C’était sorti tout seul. Me rendant compte des mots qui avaient franchis mes lèvres, je me rattrapais in extremis « Tu es ravissante comme ça et … », ma main caressa délicatement sa poitrine par-dessus ses habits « … je ne suis pas contre ». Je me penchais à nouveau vers elle, mordillant cette fois-ci sa lèvre. « J’les aime bien tes seins comme ça » Je détachais mon visage du sien, le laissant à seulement quelques centimètres. « Qu’est-ce qui était si important pour que ça ne pouvait pas attendre ? Dis-moi pas que c’est vraiment le manque quand même ? Quoique, pour ça … je peux y remédier » Et au diable Adamo. De là où il était, de toute façon, il n’avait plus son mot à dire. Je levai la tête vers elle, le regard joueur, enfiévré. « Alors ? »


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Sujet: Re: [Terminé] We only said goodbye with words ▼ Ditlev ( le Lun 27 Aoû 2018 - 22:32 )
Ditlev & Leah
“ We only said goodbye with words ”


Leah retient un fou rire lorsqu’il demande un truc non alcoolisé. Elle s’attendait presque à devoir trouver un prétexte pour elle-même boire un truc sans alcool, est donc ravie de ne pas avoir à jongler avec la situation. « Hum, j’ai de la limonade, du coca, de l’eau plate et pétillante. » Elle lui lance un regard espiègle, complice. « Mais si jamais tu bois, tu peux toujours dormir ici. » Après tout, elle n’a pas menti dans leur échange de sms – elle est bel et bien victime de ses hormones, et de passer la nuit entre ses bras ne serait certainement pas de refus. Un petit sourire aux lèvres, elle se hisse sur la pointe des pieds pour sortir deux verres d’une armoire, puis sent Ditlev qui approche d’elle, passant ses bras autour de son corps. Elle ferme les yeux, appréciant la caresse de ses mains contre son corps, la chaleur de son torse contre son dos. C’est instantané, elle meurt d’envie de s’abandonner dans ses bras. « Tu m’as manqué aussi… », souffle-t-elle en frissonnant, sentant son souffle contre son cou. Elle se retourne face à lui et s’apprête à poser ses lèvres sur les siennes avant qu’il ne lui demande si elle a pris du poids. Elle hésite, partagée entre être offusquée, amusée, ou paniquée. Son regard s’agrandit alors qu’elle entrouvre la bouche, mais Ditlev a la bonne idée de rattraper ses paroles en laissant ses mains parcourir ces courbes nouvelles, arrachant un gémissement à la jeune femme qui pouffe finalement d’un petit rire nerveux. « Je pense qu’on a ici la seule et unique occasion où un homme dit à une femme qu’elle a pris du poids sans qu’une guerre mondiale ne soit déclarée… » Elle lui adresse un sourire mi-amusé, mi-moqueur, avant de finalement poser ses lèvres sur les siennes dans un baiser impatient, fougueux. « Le manque… Oui, j’aimerais bien que tu y remédies. Mais non, ce n’était pas ça. » Elle laisse tout de même une main descendre le long du dos de Ditlev, serrant une fesse. « Mais quand même, on peut faire d’une pierre deux coups.. » Fichues hormones. Elle secoue finalement la tête, se mordant la lèvre inférieure, réfléchissant à la meilleure manière d’aborder les choses. Il ne sert à rien de tourner autour du pot indéfiniment, mieux vaut y aller direct, sans détour.

« T’as raison, j’ai pris du poids. Parce que… parce que je suis enceinte. » Elle soutient son regard avec difficulté, mâchoires serrées. Instinctivement, elle pose une main sur son ventre à peine rebondi. « De toi. », ajoute-t-elle dans un souffle. On aurait pu croire qu’elle aurait été confuse face à la paternité de son enfant, mais la vérité est qu’il y a bien longtemps qu’elle n’ait pas couché avec Adamo. Même avant de retrouver Ditlev, la jeune femme était tellement prise par ses doutes face à son mariage à venir qu’elle se montrait de plus en plus distante. Mettant ça sur le compte de la fatigue accumulée au boulot, Adamo n’en faisait pas particulièrement de cas, et de toute manière il était souvent absent pour le travail. Bref, selon les dates possibles de conception confirmées par son médecin, Leah peut affirmer avec certitude que Ditlev est bel et bien le père. « Ça fait quelques semaines que je le sais. J’aurais dû t’en parler immédiatement, mais… j’avais besoin de réfléchir, avec tout ce qui s’est passé. Sache que, dans tous les cas, je veux ce bébé. » Des mots qui la surprennent elle-même, elle qui n’a jamais souhaité procréer avec Adamo. Elle a toujours maintenu qu’elle n’avait pas la fibre maternelle, et pourtant… « Pour le reste, c’est à toi de voir. Je ne te forcerai à rien, si tu veux un rôle dans sa vie ou non… Mais si tu décides d’être là, je veux que tu comprennes une chose. » Elle plante son regard dans le sien, bien décidée à ce qu’il saisisse ce qu’elle s’apprête à dire. Elle devrait sans doute attendre un peu, lui laisser le temps d’absorber le choc de la nouvelle. Mais Leah étant qui elle est, elle ne peut tout simplement pas se retenir. « Qu’on n’abandonne pas son enfant, jamais. Peu importe les circonstances. Moi je m’en fous, je peux survivre. Accepter le fait que, quand on se voit, c’est comme si on ne pouvait pas se passer de l’autre, et après on passe des jours entiers sans s’adresser la parole. C’est difficile, c’est compliqué, incompréhensible. Mais je peux survivre. Pas lui. » Déjà, elle se sent protectrice envers ce petit être qui grandit en elle.




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Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] We only said goodbye with words ▼ Ditlev ( le Lun 27 Aoû 2018 - 23:07 )
« J’avoue, j’ai été un peu maladroit avec mes mots. Désolé », dis-je, m’excusant presque, un sourire espiègle aux coins des lèvres, mes yeux plantés dans les siens, repoussant ses cheveux en arrière. A sa proposition, je me collais un peu plus à son corps, les yeux brillants, mes mains se postant dans le bas de son dos, surélevant légèrement son t-shirt, mes doigts entrant en contact avec sa peau. Je me mordis la lèvre, mon visage à juste quelques millimètres du sien. « Hum … c’est plus que faisable ». Je mordillais son lobe d’oreille, avant de venir emprisonner sa bouche avec la mienne. Sentant la chaleur prendre possession de tout mon corps. Devenir fébrile. Je coupai tout contact, attendant son accord d’aller plus loin. Après tout, elle était tout de même fiancée et moi … bah rien. Certes, le dérapage avait déjà eu lieu. L’erreur avait déjà été commisse une fois. Alors, avant de débuter quoique ce soit, je préférais avoir un accord, même tacite, de sa part. C’est elle qui risquait gros. Pas moi. Et je n’avais surtout aucun scrupule. Leah m’appartenait. Rien qu’à moi. Elle n’avait rien à faire avec Adamo. J’attendais donc bien sagement (ou pas) sa réponse quand mon cerveau se déconnecta. Mes bras retournèrent le long de mon corps, mon sourire disparu, mon teint devint pâle. Bug total. Mon cerveau avait juste retenu deux mots. Enceinte. De toi. Le reste n’existait plus. Était flou. J’avais l’impression de nager en eaux troubles. Je reculais instinctivement. Ce n’était pas possible. Je devais rêver. Avoir mal compris. Non non non. Je dus me tenir au comptoir. « Les bouteilles, sont où ? » furent les premières paroles que je réussis à prononcer, difficilement. Sans vraiment attendre sa réponse, je partis à leur recherche, ouvrant à la volée tous les placards. Rien dans la cuisine. Je la plantais là, dans la cuisine, explorant le salon. Je fus de retour quelques secondes plus tard, la bouteille de scotch en main. Je me laissais tomber comme un sac de patates sur une chaise, les jambes écartées, les bras le long de celles-ci, la bouteille sur la table. Le reste de ses paroles entrèrent dans une oreille pour en ressortir de l’autre. Mon cerveau n’était plus capable d’analyser quoique ce soit. Heure du décès : 19h10. RIP. J’ouvris la bouteille d’alcool qui me faisait de loin. Au diable. Tant pis, s’il le fallait, je laisserais ma moto ici et je rentrerais à pied. Je bus une longue gorgée, avant de me prendre le visage entre les mains. Je suffoquais, j’avais besoin d’air. Tout de suite. Toujours sans dire un mot, je me levai, bouteille à la main, avant de retourner dans le salon pour ensuite finir sur la terrasse. Les mots qu’elle avaient prononcés flottant dans ma tête. J’avais tout entendu. Il fallait juste que je veuille l’entendre. Je m’appuyais lourdement contre le mur, deuxième longue gorgée. Je sortis l’appareil se trouvant dans ma poche intérieure. Pianotait un rapide texto avant de l’envoyer et de ranger le tout. Il fallait qu’elle revienne sur terre. Tout de suite. Sachant pertinemment que cela ne servirait à rien.

Je ne saurais dire combien de temps passa. De retour à l’intérieur, je me dirigeais tout droit sur la jeune femme, posant le scotch au passage. À ce moment-là, je sentis un bip provenant de ma poche. Merde. Je grimaçais, n’y faisant pas attention. Je fonçais tout droit sur la jeune femme, mon teint toujours autant livide. Je posais mes deux mains sur ses épaules, la secouant presque. « C’est une blague là, Leah ? », je m’étais presque mis à crier. J’étais devenu incontrôlable. Je replaçais mes cheveux en place, reculant, prenant peur pour elle. Il fallait que je m’éloigne. « Désolé », murmurais-je. Je retournais m’asseoir, loin d’elle. Je levai la tête vers elle, voulant l’affrontant. Mon regard s’était fait noir. Il fallait encore que je digère le tout. « T’es sûre que tu comptais me le dire un jour ? Vraiment ? » Je ne la lâchais pas, mes yeux ancrés dans les siens. Je me mis à compter mentalement. Ça ne pouvait être qu’au garage. La première fois que je l’avais revue. Au chalet, même si nous avions passé plusieurs jours ensemble, il ne s’était rien passé. Je le lui avais toujours interdit. Je fis un rapide calcul mental. Je me levai, ne tenant plus en place. « Avoue, ça t’arrange bien hein ? Trois putain de mois. Trois. Juste ce qu’il fallait pour que je n’ai pas mon mot à dire » Je devenais fou. « Depuis combien de temps tu le sais ? », lui demandais-je, attendant une réponse de sa part, m’approchant de la jeune femme. « Non mais je rêve ! » J’essayais de me pincer, non. C’était bien la réalité. « Tu t’attends à quoi Leah ? Qu’avec ce gosse, tout allait changer, revenir comme avant, en un simple claquement de doigts ? » Je secouais la tête. « Tu veux quoi ? Le chien qui va avec aussi ? Que je te passe la bague au doigt ? Avoir la petite vie parfaite d’une famille banlieusarde ? » Je retournais prendre la bouteille. Définitivement, la moto ne bougera pas de là ce soir. Je sortis mon téléphone de ma poche de pantalon. Il fallait que je parle à quelqu’un. « Mais merde Leah. Regarde-toi. Regarde-nous ! T’es fiancée ! On a presque les deux 40 ans. Et tu veux que je te rappelle comment je gagne ma vie ? Tu crois que c’est sain cette situation pour un gamin ? » J’étais à nouveau en manque d’air. « Alors, désolé, mais ne compte pas sur moi pour que j’te donne une réponse là tout de suite ». La bouteille toujours en main, je lui tournais le dos, la plantant là pour la deuxième fois, murmurant pour moi-même qu'Adamo ne sera pas trop un problème. À nouveau sur la terrasse à l’arrière, je fis claquer la porte. Il fallait vraiment que je me calme. Tout de suite. Je ne savais pas de quoi j’étais capable. Je ne lui ferais pas de mal, je le savais au fond de moi mais là … Je me laissais tomber par terre, donnant un coup de poing dans le mur, enfouissant mon visage entre mes mains. Essayant de calmer ma respiration.


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Sujet: Re: [Terminé] We only said goodbye with words ▼ Ditlev ( le Lun 27 Aoû 2018 - 23:46 )
Ditlev & Leah
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En toute honnêteté, Leah ne savait pas à quoi s’attendre comme réaction de sa part. Sa grossesse étant loin d’être planifiée, elle ne s’attendait certainement à des larmes de joies et des exclamations de bonheur. Elle savait bien que la situation était déjà assez compliquée sans qu’on ajoute un bébé à venir dans l’équation, mais c’était comme ça, et elle n’y pouvait rien. Ce n’était d’ailleurs pas la première fois qu’elle attendait un enfant de Ditlev, et encore une fois, elle avait envie de s’accrocher à ce bébé comme personne, de le protéger coûte que coûte. Alors lorsqu’elle voit tout le sang disparaître du visage de Ditlev, lorsqu’elle l’entend lui demander où sont les bouteilles d’alcool, Leah n’est pas surprise. Elle devait bien s’y attendre, peut-être aurait-elle dû d’ailleurs mieux le préparer à cette annonce, le faire s’assoir, lui servir un truc fort. Elle s’apprête à lui répondre mais il disparaît déjà, revenant quelques instants plus tard avec une bouteille de scotch. Elle voudrait lui parler, trouver les mots pour le sortir de son mutisme, mais elle reste silencieuse, le fixant d’un regard incertain alors qu’il boit directement au goulot. En vrai, elle souhaiterait pouvoir l’imiter, si seulement elle le pouvait.

Ditlev se lève de nouveau, disparaît de sa vie, et Leah s’appuie sur le mur de la cuisine, passant ses mains sur son visage en soupirant profondément. Elle avait merdé, clairement. Mais elle ne regrettait rien. Elle pensait chacun des mots qu’elle avait dit – elle n’accepterait jamais que son enfant subisse ses soudaines disparitions. Si ce bébé devait grandir sans père, elle saurait compenser, mais elle ne voulait pas lui imposer un deuil en admettant que l’enfant s’attache à Ditlev. La sonnerie de son portable la fait sursauter, et elle a l’envie monstre de lancer son téléphone à l’autre bout de la pièce en voyant le nom d’Adamo apparaître, se contentant toutefois de lui envoyer un message bref. Elle doit absolument lui parler, mettre fin à leur relation. D’autres qu’elle pourraient profiter de la situation, annoncer la nouvelle à leur fiancé en soutenant qu’il est le père. Mais Leah ne pourrait jamais le supporter.

Ditlev revient dans la cuisine, lui criant à la tête, et Leah le dévisage du regard, le visage dur. « Je te le dis là, non? » Au fond d’elle, elle comprend sa colère. Mais il provoque quelque chose en elle, qui la fait bouillir de l’intérieur, et elle lui lance un regard noir, fronçant les sourcils, le défiant du regard. « Je le sais depuis deux.. non, trois semaines. Et non, je ne te l’ai pas dit immédiatement, parce que je devais moi-même digérer la nouvelle. Tu penses que c’est ce que je voulais? Que j’ai planifié ce qui arrive? » Elle sent les larmes lui monter aux yeux, ce qui lui arrive toujours lorsqu’elle se met en colère, et détourne le regard en se mordant la lèvre, tentant de retenir le flot verbal qui menace d’en sortir. « Tu penses que c’est ce que je veux? Que tout soit beau et rose, digne d’un film d’Hollywood? À quel point tu me connais mal? Tu sais très bien que tout ce que j’ai toujours voulu, c’est toi, uniquement toi, peu importe les circonstances! Je m’en fous d’Adamo, j’aurais dû terminer les choses entre nous depuis longtemps. Je m’en fous de notre âge, de ton métier. Je m’en fous! » Elle hurle, sa voix se brise légèrement. « Clairement, ta réaction consiste en une réponse! Tu ne veux pas de cet enfant. Dans ce cas, disparait de ma vie! Tu l’as déjà fait une fois, je ne vois pas ce qui t’en empêche! » Les larmes coulent sur ses joues, elle les essuie dans un geste rageur alors qu’il quitte de nouveau la pièce, et elle reprend difficilement son souffle, appuyée sur le plan de travail. Passant un peu d’eau dans son visage, elle tente de calmer la colère qui gronde en elle, et file vers la terrasse arrière, son cœur se serrant douloureusement en le voyant si misérable. « J’aurais dû te le dire dès que je l’ai su. », dit-elle d’une voix plus douce, mais néanmoins ferme, en s’approchant de lui, se laissant tomber à ses côtés. « Je pense que j’avais peur de ta réaction. Avec raison… » Elle soupire, posant son regard sur lui, résistant à la tentation de le toucher.




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Sujet: Re: [Terminé] We only said goodbye with words ▼ Ditlev ( le Ven 7 Sep 2018 - 16:40 )
Alors que je m’étais laissé tombé au sol, le dos appuyé contre le mur de sa terrasse, cigarette et bouteille d’alcool à la main, je n’arrêtais pas de me repasser sans cesse ses remarques. Qui, à chaque fois, agissaient comme un coup de poignard, qu’en retournait et retournait. Me maudissant. En même temps, je m’attendais à quoi ? À bientôt quarante ans, nous avions tous les deux refait notre vie. Rien ne pouvait être comme avant. Certes, dès nos retrouvailles nos corps ne firent plus qu’un et alors ? Cela ne voulait strictement rien dire. J’avais mis des distances, en tout état de cause. Et nous voilà. Perdu. Alors que je sentis sa présence à mes côtés, je levai mon visage, regardant droit devant moi. Un rictus mauvais s’afficha sur mon visage. « T’as peur de moi maintenant ? », raillais-je. C’était le monde à l’envers. Finalement, je tournais mon visage, plantant mon regard dans le sien. « Tu sais, je n’ai pas arrêté de réfléchir à ce que tu as dit, tout à l’heure ». Je m’interrompis, tirant sur ma cigarette, avant de poursuivre, lui intimant l’ordre de ne pas m’interrompre d’un geste de la main. « Je l’avais su. Mais maintenant ? Regarde autour de toi, merde ! » Je désignais le jardin qui s’étendait devant nous, la maison derrière. « T’es une grande avocate, t’es fiancée à un homme d’affaire. Tu vis dans le luxe. Tu sais très bien que je n’aurais jamais pu t’offrir ce genre de vie. Alors oui, peut-être qu’il y a vingt ans en arrière, tu n’en voulais pas. Plus aujourd’hui ». Je pris son visage entre mes mains. « Dis-moi franchement que, maintenant comme maintenant, tu pourrais te passer de tout ça » Ce qu’elle ne savait pas, par contre, était l’état de mon compte en banque. Que je pouvais lui offrir beaucoup plus, à elle et au bébé. Elle n’était pas encore obligée de le savoir. J’avais finalement les moyens de lui offrir la vie qu’elle souhaitait. Toutefois, je me retins de le lui faire savoir. « J’ai la réponse moi, tu n’y pourras pas. Une fois que tu fais partie de ce monde, que tu y as goûté, tu n’arriveras jamais à t’en sortir ». Je me mis ensuite à ricaner, énumérant tout ce qu’elle m’avait répondu, plus tôt, alors que nous étions encore à l’intérieur. Machinalement, je faisais tourner mon briquet entre mes doigts. « Mon métier, parlons-en. Lequel ? Celui où je gère une entreprise, ou je me salis les mains en retapant des voitures et des motos, ou l’autre, celui où je tue des gens ? Parce que t’as peut-être oublié  comment je gagnais honnêtement ma vie », finis-je par dire, sarcastiquement. Je me levai, m’éloignant par la même occasion d’elle. « Ha tiens, ma réaction consiste en une réponse ? Tu crois me connaître aussi bien que tu le penses ? » Je m’approchais d’elle, nos visages à seulement quelques centimètres l’un de l’autre. « Et tu voulais que je réagisse comment alors ? Et toi alors ? Ta réaction veut tout dire également » Je me tournais, contemplant un instant sa terrasse. Je me rallumais une cigarette. «Tu veux que je disparaisse, c’est ça ? Ok, message reçu à cent pour cent. Sache juste que, jamais tu ne pourras m’éloigner de la vie de mon enfant. Que tu le veuilles ou non » Je me penchais vers elle, prenant la bouteille, prenant une gorgée à même le goulot. « Soit. Continue ta petite vie tranquille si c’est que tu veux. À te comporter en catin et sauter sur tout ce qui bouge » Bon, j’y allais un peu fort. Beaucoup trop. « Avec un peu de chance Adamo te pardonnera et il croira que c’est le sien. Joyeux Noël », ricanais-je. « Je finis ma clope et je m’en vais. Pas besoin de me raccompagner, je connais le chemin ».


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Sujet: Re: [Terminé] We only said goodbye with words ▼ Ditlev ( le Dim 30 Sep 2018 - 3:41 )
Ditlev & Leah
“ We only said goodbye with words ”


Une fois à l’extérieur, ce n’est plus la rage qui l’anime, mais bien une terreur absolue. Malgré ce qu’elle vient de dire, elle aurait beaucoup de mal à supporter que Ditlev disparaisse de sa vie à nouveau. Revivre à nouveau la douleur de son départ additionné à une grossesse, ce serait carrément de faire un pas de vingt ans en arrière. Mais s’il ne veut pas d’elle, d’eux… que pourrait-elle y faire pour y changer quoi que ce soit? Ce n’est pas parce que ses propres sentiments sont plus forts que la raison qu’il en va nécessairement de même pour lui. Elle soupire, plongeant son regard dans le sien. Il lui est difficile de ne pas l’interrompre immédiatement, mais elle le laisse parler, se contentant de secouer la tête. Mais elle conserve le silence, contre toute attente, le laissant terminer son discours. Au fil de ses paroles, son ton se fait plus sarcastique, moqueur, méchant. « Je ne sais pas pour qui tu te prends, pour me dire une telle chose. Et, surtout, pour prétendre savoir ce que je veux, ou non. Tu crois que c’est Adamo qui m’offre toutes ces choses? Que sans un homme, je serais dans la rue? Je n’ai jamais eu besoin de qui que ce soit pour avoir la vie que je désirais, et ça ne changera pas. » Après le départ de Ditlev, Leah a bûché fort pendant des années pour obtenir son diplôme et se faire une place dans cet univers, et ça, personne ne pourra jamais le lui enlever. En rompant ses fiançailles, peut-être qu’elle devrait couper certains luxes auxquels elle a présentement droit, mais il ne s’agirait pas d’une si grande perte. « Et pourquoi ça ne te suffit pas, ton métier honnête? Ça te plait de tuer des gens? »

Ditlev s’approche d’elle, son visage à quelques centimètres du sien. Elle peut voir la rage qui anime son regard, et pourtant, elle se sent plus attirée que jamais par lui. Elle recule d’un pas, fronçant les sourcils lorsqu’il précise « son » enfant. Ah, parce que maintenant, il en veut? « Non, ce n’est pas ce que je veux. Ni la première fois, ni aujourd’hui. » Quand le comprendra-t-il? Elle lui appartient depuis ce premier jour, à l’adolescence, où son chemin a croisé le sien. Son commentaire sur le fait qu’elle soit une catin la pique directement là ou ça fait mal, provoquant un mouvement de recul chez la jeune femme qui lui envoie un regard noir. « Ouais au fond, qui te dit que c’est vraiment toi le père? T’as raison, j’ai tellement sauté tout ce qui bougeait, je fais sûrement erreur sur la personne. Parce que c’est tout à fait moi, être comme ça. », lance-t-elle d’un ton sarcastique, pour masquer sa blessure. « C’est ça, dégage. C’est tout ce que tu sais faire, de toute façon. »




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Sujet: Re: [Terminé] We only said goodbye with words ▼ Ditlev ( le Ven 19 Oct 2018 - 22:23 )
Tout se bousculait dans ma tête. Tout s’enchaînait beaucoup trop vite. Je n’arrivais tout simplement pas à y faire face. Inconsciemment, j’avais opté pour une position de repli, de défense. Les mots sortaient tous seuls, sans aucun filtre. Elle en faisait les frais. Alors que j’étais tout autant coupable qu’elle, si pas plus.  J’étais complètement perdu et dans la merde la plus totale. Et ce n’était que le début. Pourtant, à l’époque, c’était mon plus grand rêve. Fonder une famille avec elle. Vieillir à ses côtés. Depuis, l’eau avait coulé sous les ponts. Rien n’était comme auparavant et ne le sera jamais. En dehors des sentiments que j’éprouvais toujours.  Je tournais légèrement la tête vers elle, faisant balancer la bouteille que je tenais entre mes doigts, avant de me lever. « Écoute, je crois que tout ça », commençais-je, faisant des gestes avec mes bras lui faisant comprendre que je parlais de la situation « était une grossière erreur ». Les mots lâchés, mon cœur se serra. Impossible de faire marche arrière. Je m’approchais d’elle, effleurant sa joue. « Alors oui, ce bébé, je m’en occuperai. Je suis tout autant coupable que toi sur ce coup ». Je reculais, gardant une certaine distance avec elle. « J’en assume les conséquences mais je ne peux rien te promettre de plus ». Il y avait trop de variable. D’incertitude. Tout était à refaire. J’en mourrais d’envie mais je ne voulais pas non plus tout accélérer. Autant tout rependre à zéro ce qui, avec un bébé en route, était déjà couru d’avance.  Décidément, dès qu’il s’agissait de ma vie, j’étais incapable de faire quelque chose correctement. Tout un art. Je posais mon regard sur elle, triste. « Sur ce ». Je me retournai avant de lui faire un léger signe de tête, en guise de salutation, avant de m’avancer vers elle, brusquement, déposant mes lèvres sur les siennes. Violemment. Presque comme un appel à l’aide. Une question de vie et de mort. Les savourer une toute dernière fois. Je reculais à nouveau, la gorge serrée, me trouvant dans l’incapacité de prononcer un autre mot. De m’excuser pour mon comportement à la con. D’essayer de ramasser les pots cassés, dans la mesure du possible. Aucun son ne sortit. Je restai planté là comme un con pendant encore quelques secondes, avant que mon corps décide finalement de bouger. Ne la lâchant pas du regard, je revins sur mes pas, passant la porte vitrée donnant sur sa terrasse. Une fois à l’intérieur, je posai la bouteille que je tenais à la main sur une commode sur mon passage. M’arrêtant un instant, je posais à nouveau mon regard sur la jeune femme. En prenant une photographie mentale.  J’avais peur et, dans ces cas-là, j’étais lâche. Je fuyais, la queue entre les jambes. Ne voulant pas affronter la réalité en face. Et mon dieu qu’est-ce que j’en rêvais ! Ditlev, as en sabotage de soi-même.  Toutefois, je préférais rester les pieds sur terre. Elle avait sa vie. J’avais la mienne. Après vingt ans, on ne pouvait pas me refaire. Changer mes habitudes, du jour au lendemain. Je savais que j’en serai incapable, du moins, pour l’instant. Ce n’était pas simple de ranger au placard vingt ans de vie de célibataire. Sans oublier mon métier. Celui avec lequel je gagnais ma vie. Il fallait que je la tienne éloignée de ce milieu, des horreurs. De mes horreurs. J’essayais de me convaincre. Que j’avais pris la bonne décision. Pour sa propre sécurité. Tout en sachant pertinemment que je me mentais à moi-même. J’en étais là de mes réflexions, pensant avoir opté pour le meilleur choix, que je me retournais, quittant cette maison.

Terminé.


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Sujet: Re: [Terminé] We only said goodbye with words ▼ Ditlev ( le )
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