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- |terminé| Le début de l'histoire. feat Tobias -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Voyager dans le passé
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Safiya RahotepLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: |terminé| Le début de l'histoire. feat Tobias ( le Ven 31 Aoû 2018 - 12:33 )


C'est comme si le vent avait soufflé son nom.
Tobias & Safiya


Même si l’homme ne croit pas en Dieu, et qu’importe le nom qu’il porte. Il croit en la terre qu’il l’a vu naitre. Il croit en chaque grain de poussière que le vent balaye. Il croit en ce bleu qui drape son ciel de palettes insaisissables. Il croit en cette eau limpide qui coule tel son sang dans ses veines. Il croit au soleil qui réchauffe son corps maltraité par les pluies. Il croit en ce qu’il voit. En ce paysage qui chante les louanges de ses ancêtres. Qui raconte dans ses pierres l’histoire de son passé. Safiya fait parti de ces hommes. Elle croit en sa terre. Elle croit en son Dieu, et même en ceux qui ont bercé jadis les racines de son peuple. C’est une femme fière, rebelle qui ne supporte pas que l’on traite la terre comme une poubelle. Qui respecte chaque parcelle de celle qui forge sa force alors que le feu ardant de Râ vient caresser sa peau dorée. Elle a le regard noir Safiya comme l’ébène. Comme le charbon et ses cheveux sont de jais. Elle arpente sa terre toujours à la recherche de son passé. De ce brin d’histoire qui l’embrasera et qui l’emportera sur les berges du Nil ou au creux des pyramides. Elle a la passion au fond des tripes. Et dans son corps comme dans ses veines l’Égypte coule avec rage. Elle n'a peur de rien la belle à la peau dorée. Et surtout pas de la poussière qui recouvre sa peau et caresse ses lèvres. Sa voix résonne parfois de mots anciens, elle aime ses dialectes oubliés et qui pour elles sont autant présent que l’année qui s’écoule doucement. Elle creuse sa terre avec respect et dignité remerciant les Dieux pour chaque nouvelle découverte et priant pour que la suivante soit plus belle. Elle est là au milieu de sa terre éventrée mais elle fait attention que les blessures occasionnées par son travail soient toujours refermées. Elle passe des heures à chercher. A s’émouvoir devant un artéfact, une relique de son passé. Elle est comme ça. A fleur de peau. Parfois fragile. Parfois sauvage. Il ne faut pas chercher à la dompter. Elle ne s’offre que si vous en valez la peine. Que si votre regard est fait de bonté pure.

Safiya s’affaire autour de cette nouvelle trouvaille. Ce moquant du temps qui passe. Ce moquant de la soif qui vient titiller sa gorge. La poussière recouvre sa peau d’un voile exquis. Elle grimpe plus haut comme une petite chèvre libre. Ses pieds glissent et ses mains s’accrochent dans les entrailles de son pays. Elle parle plus fort pour demander de l’aide suite à la pierre qu’elle vient de trouver. Cela semble être une pierre tombale, qui est loin d’être à sa place. On lui a dit plus tôt dans la matinée qu’un jeune historien devrait la rejoindre. Elle a acquiescé d’un mouvement de tête sans se formaliser plus, elle verra le moment venu. Puis une voix s’élève. « Safiya monsieur Spilsbury vient d’arriver. Je t’en ai parlé ce matin. » Elle stabilise son équilibre et soulève les yeux vers sa collègue. Elle quitte son chapeau et ses cheveux tombent en cascade sur ses épaules. Elle essuie d’un revers de main son visage. Elle quitte ses gants puis se tourner vers le nouvel arrivant. Son regard se pose sur sa silhouette. La couleur de sa peau dénote d’avec la sienne. Il est si pâle. Elle remarque les tâches de rousseur et le vert de ses yeux doux. Elle plonge sans aucune peur son regard dans le sien comme pour sonder son âme. Elle sourit et lui tend la main. « Bonjour monsieur Spilsbury, je suis Safiya Rahotep. Ravie de vous rencontrer. » L’égyptienne humecte ses lèvres, la poussière les a complètement asséchées. A cet instant elle ne délivre qu’une image bien terreuse mais c’est une image sincère et vraie. Elle secoue légèrement ses vêtements. Une chemise kaki attachée à la taille et entrouverte sur son décolleté, et un bermuda en toile de la même couleur qui lui va à merveille. Pas qu’elle veut être séduisante elle aime juste être à son aise. « Est-ce qu’on vous a fait un topo sur les fouilles ou pas ? Si vous voulez je peux vous faire visiter le chantier. Une vraie merveille quand on est un passionné. » Et Safiya est une passionnée pas besoin de s’y connaitre pour le sentir dans sa voix. Et elle espère que ce visage pâle le sera tout autant qu’elle, vu que la collaboration est prévue pour plusieurs semaines. De quoi façon s’il ne l’est pas, elle saura lui donner le vice. Éveiller sa curiosité. Elle a un don pour ça.



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Dernière édition par Safiya Rahotep le Jeu 1 Nov 2018 - 10:53, édité 1 fois
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Sujet: Re: |terminé| Le début de l'histoire. feat Tobias ( le Sam 1 Sep 2018 - 18:45 )


C'est comme si le vent avait soufflé son nom.
Tobias & Safiya


« Tobias, on va être en retard. » L’Historien remit bien ses cheveux en place avant d’attraper son chapeau pour sortir. Son père le serra contre lui sur le perron de leur maison au cœur de Londres puis il monta dans le taxi. Il vit Angèle au coin de la rue alors, il lui lança un baiser et un sourire avant de s’installer à son tour dans la voiture pour l’Aéroport. Sa mère n’avait pas longtemps hésité à accepter les invitations pour elle et son fils par le directeur du Musée du Caire. Tobias devait, de toute façon, retrouver d’autres chercheurs Anglais à Louxor pour des fouilles. Excitée à l’idée de fouler le sol Egyptien : il n’avait jamais encore visité ce pays qui le fascine depuis sa plus tendre enfance. On ne compte plus les fois où il a regardé le Prince d’Egypte puis tous les reportages possibles et imaginables. Il avait l’Histoire dans le sang par sa mère et la passion des vieilles choses dans son cœur. Tobias avait toujours été un petit garçon curieux et intéressé pour tout ce qui touche de près, ou de loin, au passé. Il était comme ça et il ne comptait pas changer. Ne disait-on pas de toute façon que chasser le naturel et il revient au grand galop ? Il était fini le temps de l’Université, il était maintenant l’heure pour lui de vivre ses propres expériences. Il se savait déjà condamner, il était bien trop passionné pour son propre bien. Son cheval de bataille était déjà tout décidé : il voulait protéger l’histoire des affres du présent. Combien de conflits ont détruit des musées ? Des œuvres uniques qui ne pourront jamais être refait ? Inutile de feindre sa nonchalance à ce sujet : il croyait dur comme fer à ses convictions et ne comptait pas faire un pas en dehors du sentier imposé par sa conscience.

Après plusieurs heures, ils arrivèrent finalement sur ce qu’il fut un jour la terre des Pharaon. Bien différent de la Suisse ou des autres pays du Nord, Nord-Est : Tobias avait toujours aimé la chaleur même si sa peau de roux n’était absolument pas d’accord avec cela. Qu’à cela ne tienne. Quand on était accro comme lui à son métier, il n’y avait rien d’impossible pour avoir son fixe de drogue. Après quelques jours dans la capitaine Egyptienne, il prit la route de Louxor pour retrouver le chef des fouilles archéologiques du National Brisith Museum. Si les Allemands avaient la main mise sur plusieurs sites en Egypte : certains restaient tout de même sous la ‘domination’ anglaise. Tobias n’aimait pas ces termes, mais la triste vérité était là. Beaucoup d’Européen s’appropriaient des recherches, des objets d’autres pays. A ses yeux, cela était du pillage. Légale qui plus est. Il s’était juré de ne pas être ces archéologues qui fouillent au nom d’une nation. Ils voulaient faire partie de ceux qui travaillent en l’honneur de l’Histoire, pour éduquer et rendre la race humaine moins idiote que la génération passée. Une tâche titanesque, à laquelle il échouerait probablement mais jusqu’à son dernier souffle il tenterait de faire en sorte que l’Humanité est un futur moins dramatique que ce que les prévisions occurrent. Arrivé dans la ville de Louxor, il prit à peine le temps de poser ses bagages à l’hôtel avant de sauter dans un taxi pour rejoindre la rive du Nil. Un bateau plus tard et le voilà sur le dos d’un dromadaire pour faire les derniers kilomètres. Pieds à terre, il réalisa que ses muscles ne supportaient pas ce genre de transport. Il dut à plusieurs reprises de faire craquer le dos, à contre cœur, pour pouvoir marcher correctement.

Pas de comité d’accueil, tant mieux. Il aurait été gêné de voir le Maire de la petite ville que devenaient les chantiers archéologiques avec le temps. Son guide Egyptien lui montra la tente du chef des lieux. Une fois remercier dans un arabe bancal, Tobias s’élança vers le dit lieu pour rencontrer Mister Powell. Après des salutations chaleureuses, il l’informa qu’il allait travailler avec la meilleure archéologue égyptienne de la région : Safiya Rahotep.

« Vous avez bien vous entendre, j’en suis certain. Elle sait parler Anglais donc tu n’auras pas à utiliser l’Arabe. – Je dois avouer que cela est un soulagement, je massacre leur langue avec mon accent. » Son collègue sourit : « T’en fais pas va. Au moins, toi tu fais l’effort. » Tobias sourit et hocha la tête tout en le suivant : regardant partout pour se souvenir du chemin. « Comment va ta mère ? – Vous la connaissez, toujours pleine d’énergie. Elle était encore plus excitée que moi de venir en Egypte. – Tu lui passeras le bonjour de ma part ? – Bien sûr Monsieur. » Après un sourire avisé, ils gardèrent tous les deux le silence.

Sur le chemin, il croisa un homme avec un respirateur, Tobias n’eut pas le temps de demander que Powell lui coupa l’herbe sous le pied :

« Certains ne réagissent pas vraiment bien à la poussière et la chaleur, ne t’en fais pas : on a des médecins sur place au cas où. » Rassurant. Pensa le jeune Anglais sans rien rajouter.

Quand finalement ils arrivèrent sur le site, il vit un petit bout de jeune femme en haut de la butte qu’il grimpa tout en gardant ses yeux fixés sur elle. Il lui sourit et enleva également son chapeau puis son gant avant de serrer sa main délicatement.

« Tout le bonheur est pour moi, Mademoiselle. » Décidant d’utiliser un arabe quelque peu hésitant, il réfléchit après avoir parlé pour être certain d’avoir utilisé les bons mots avant de sourire. Le responsable partit rapidement, les laissant tous les deux. Il remit son chapeau : « Brièvement, j’ai lu les derniers rapports dans l’avion mais il manque des éléments et j’ai un tas de questions. »

Il sortit de sa poche son carnet quand il vit au sol la stèle qu’avait déterré Safiya. Ni une, ni deux : il rangea son calepin et se mit à genoux. Son gant remit, il chassa le sable et passa son doigt sur les inscriptions. L’ornement était sans équivoque :

« Enfant de Ramsès Le Grand, que Set te protège dans le monde d’en bas… » Souffla-t-il en traduisant les hiéroglyphes. Il réfléchit : « En vu des décorations je dirais que cette stèle date de la dix-neuvième dynastie. » Après tout, ils étaient dans la Valée des Rois, plusieurs siècles s’étendaient sous leurs pieds et attendaient d’être découvert. Il regarda autour : « On est juste au-dessus du KV7, celui de Ramsès II… Un enfant mort-né ? » Il chuchotait plus pour lui-même que pour Safiya. Il réalisé alors cela. D’un raclement de gorge : il s’excusa. « Je suis désolé… » Il se releva et lui offrit un petit sourire : « C’est la première vraie fouille auquel je participe alors… Je suis tout excité. »
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Safiya RahotepLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: |terminé| Le début de l'histoire. feat Tobias ( le Lun 3 Sep 2018 - 15:39 )


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Safiya fouille sa terre aussi à son aise qu’un poisson dans l’eau. Elle s’émerveille à chaque fois de ce que l’Egypte recèle dans ses entrailles. Cela la grise et l’envoute. Elle éprouve toujours la même passion, passion nait depuis son enfant et qui a grandi au fil des années. Les histoires racontaient pas sa grand-mère a bercé sa vie de rêve de pharaons, de papyrus, de pyramides et de bien d’autres choses. Son choix de métier a été une évidence dés le début de son adolescence. Evidence renforcée par ses propres lectures et sa documentation. Elle est fière d’être là où elle est aujourd’hui. Elle ne se sent pas perdu loin de la civilisation, elle se sent chez elle. Pile à la place où elle doit être. Et quand ses mains frôlent la pierre. Quand ses yeux voient les hiéroglyphes. Et que son esprit comprend sa découverte elle a presque envie de crier, de sauter de joie, de danser. Elle est heureuse mais elle reste calme envouter par cette trouvaille. Séduite aussi. Et émue. Touchée comme à chaque fois que ses doigts glissent sur son passé. Elle éprouve du respect face à ce morceau d’histoire. Safiya sait qu’elle a mis le doigt sur quelque chose d’important. Que d’autres trésors doivent être là sous ses pieds à attendre avec impatience qu’on leur donne un nouveau souffle de vie. Elle est toute à ses découvertes prises par des frissons aussi enivrant que ceux que pourraient lui donner un homme lors d’une joute charnelle. Non ce coup là c’est même plus important, plus enflammant.  Elle est même prête à continuer quand une de ses collègues vient l’interpeller suite à la présence de monsieur Spilsbury. Une présence attendue et d’après ce que l’on a dit à l’égyptienne, l’historien est aussi un passionné mais ça elle compte juger par elle-même.

Safiya stoppe donc ce qu’elle est en train de faire. Laissant la pierre sous le regard de Tobias. Il la rejoint alors qu’elle se tient en équilibre sur la butte. La pierre à ses pieds. Elle sourit et lui tend la main. Elle le trouve touchant dans sa manière de lui répondre dans sa langue. Notant son accent anglais mais elle apprécie l’effort. C’est un bon point pour lui. « Ma langue natale chante joliment entre vos lèvres. » L’égyptienne utilise l’anglais avec aucune difficulté. Elle a toujours été douée en langue étrangère et elle met à profit cet atout dés qu’elle en a la possibilité. Elle lui laisse la possibilité d’utiliser sa langue, si ne se sent pas à son aise avec l’arabe. Elle lui demande ce qu’il sait par rapport au cite. « Un curieux j’adore. Alors n’hésitez pas à me poser toutes les questions que vous voulez. J’aime parler de mon pays et des trésors qu’il cache dans ses entrailles. » Sa voix est enjoué. La passion se sent autant dans son regard que dans sa façon d’être. Elle remonte ses cheveux dans un chignon décoiffé et remet son chapeau. Elle quitte sa chemise laissant apparaitre un débardeur beige et son tatouage par rapport à Râ. Safiya le regarde faire guettant son intérêt pour l’endroit. A-t-il remarqué la pierre ? A-t-il vu à quel point elle détient plein de mystère ? Et en un rien de temps ces questions trouvent leurs réponses dans les gestes de Tobias. Elle le laisse faire, se rapprochant de lui curieuse comme une enfant. Elle se baisse et se place à ses côtés. Laissant son regard glisser un peu plus sur sa silhouette et dans ses yeux joyeux et éclairé d’une lueur semblable à la sienne. Elle l’écoute estomaquée par ses connaissances sur les hiéroglyphes. Elle se met à utiliser l’anglais pour faciliter le dialogue. « Wahou vous me surprenez. Je ne m’attendais pas à tant de connaissances .. enfin c’est super de voir votre enthousiasme. » Et il est sur qu’il est difficile d’y passer à côté. Et cela ne fait qu’augmenter celui de Safiya. Qui se met à rire lors de la suite de ses paroles. « Désolée cela a été plus fort que moi. Mais cela m’enchante que ce soit vos premières fouilles. Et je comprends votre excitation moi je l’éprouve à chaque fois que mes doigts se perdent dans ma terre ou dans une terre étrangère. C’est tellement exaltant de pouvoir découvrir son passé, ses racines. Et vous allez voir qu’il y a à faire ici. » L’égyptienne quitte son autre gan et pousse la poussière encore restante. Elle a besoin d’avoir ce contant sur sa chair. Elle caresse la stèle avec respect et douceur. Comme si elle cherchait à s’imprégner des secrets qu'elle pourrait renfermer. Elle suit son contour. Et libère le reste des écritures. Laissant à son nouvel acolyte le loisir de les lire. « Je t’en prie. » Elle reprend sa langue natale dans un sourire, impatiente de voir comment il va traduire la suite. Impatiente de le sentir aussi enivrée qu’elle par cette découverte. Elle en oublie même le vous. Mais l’oublie de cette règle de bienséance a-t-elle de l’importance ?



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Tobias SpilsburyLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: |terminé| Le début de l'histoire. feat Tobias ( le Jeu 6 Sep 2018 - 23:16 )


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Tobias était aussi exalté qu’anxieux à l’idée de faire ses premières fouilles. Non pas qu’il n’avait pas confiance à ses capacités et ses connaissances : mais il y avait beaucoup de choses qu’il ignorait. Depuis sa plus tendre enfance, sa plus grande hantise était de ne pas être à la hauteur. Probablement parce que son père avait toujours placé de grands espoirs en son seul et unique enfant. Son fils. Sa fierté, comme il le disait toujours. Alors, sur le chemin qui allait l’emmener à son premier chantier : il se sentait fébrile : inévitablement. Son arabe n’était pas le meilleur, mais au moins il connaissait les bases ce qui pouvait lui être d’une grande aide si jamais les égyptologues de la terre des Pharaons ne savaient pas parler sa langue natale. Comment les blâmer de ne pas parler anglais ? La plupart des archéologues ici n’étaient pas Egyptiens. Le pays avait été dépouillé de ses plus précieux artefacts. Un drame aux yeux de Tobias qui, d’une façon utopique, voulait que ce pays si riche en histoire puisse briller en présentant leurs trésors. Cela était une des raisons pour laquelle il voulait être archéologue. Évidemment, la passion de sa mère pour le passé avait beaucoup influencé le jeune adolescent qui s’était construit en buvant les paroles de cette illustre génitrice. Dans le même pays, Levia était restée au Caire pour faire de nombreuses conférences. Ponts entre l’Angleterre et l’Egypte : elle était appréciée de tous après tout. Tobias n’avait pas hérité de son éloquence. Bien au contraire, il n’avait jamais été une personne éloquente. Les mots ne viennent que rarement dans la bouche de ce faux roux. Évidemment, sur le papier cela est une toute autre histoire : sa plume était bien plus belle que son parler.

Arriver sur cette nouvelle cours de récréation pour le grand garçon qu’il était quand il était question de l’Histoire : Tobias était aux anges. S’il y avait eut que lui ; si sa mère ne lui avait pas autant donné de bonnes habitudes : il n’aurait même pas pris le temps de saluer le chef du chantier. Non. Lui ce qu’il voulait s’était se jeter à corps perdus dans le travail ; plonger ses doigts dans le sable ardent pour découvrir les beautés du passé. Mais avant de faire cela, il devait rencontrer une autre merveille de l’Egypte : celle qui allait être apparemment sa camarade de fouille. Lui, qui n’avait pas de préjugé sur le sexe féminin, était même satisfait de cela. Les femmes avaient ce petit quelque chose en plus, ce que les hommes n’avaient pas : la délicatesse et la patience. Alors, quand il grimpa pour rejoindre sa coéquipière : sa surprise fut grande alors que ses yeux contemplaient les traits fins de ce visage parfait. Dieu avait dû pleurer en la créant tant elle n’était que perfection. En se présentant, utilisant les quelques mots qu’il sait en arabe, il ne s’attendait pas à ce que Safiya le comprenne mais mieux encore : lui répond en anglais. Qu’à cela ne tienne : il était fatigué par le voyage et n’ayant plus le cœur à massacrer la langue ; l’anglais suffirait entre eux.

« Je n’hésiterais pas et puis… Je peux sentir que vous êtes passionné. Cela est une qualité qui est honorable et devrait être apprécié à sa juste valeur. » Sincère et honnête, Tobias ne cachait pas son soulagement de trouver quelqu’un qui semblait aussi passionné que lui. Cela était, à ses yeux, de faire avancer les choses. Deux âmes valaient mieux qu’une alors si elles pouvaient se correspondre : que pouvait-on demander de plus ?

Il ne s’attarde cependant pas trop sur l’archéologue natif d’Egypte. Ses yeux sont rapidement accaparés par la pierre qui se tenait à ses pieds. Se jetant presque sur cette découverte : il dessina du bout de ses doigts tremblants les détails. Rentrant dans un monde qui était sien : Tobias se perdit dans ses pensées et parla pour lui-même plus que pour Safiya qui le rejoignit rapidement dans le sable. Il l’entend à peine lui parler :

« Quand votre mère est une Egyptologue et conservatrice au musée nationale d’Histoire de Londres, je crains que cela soit un blasphème de ne pas être intéressé. » Sa voix distraite témoignait de sa concentration. Il avait répondu automatiquement, sans réfléchir : ce n’était pas la première fois qu’on le sous-estimait. Il faut dire qu’il n’avait pas la tête à l’emploi. « Ne vous excusez surtout pas. Pas avec moi en tout cas. Je vous comprends. J’espère pouvoir rendre à l’Egypte son histoire, ses trésors : apprendre le passé pour comprendre et prévoir l’avenir. » On l’insultait d’utopiste, mais il s’en moquait. Les rêveurs avaient écrit l’histoire. Celle avec un grand H.

Il la laissa découvrir le reste de la stèle, il prit quelques minutes à déchiffrer dans sa tête avant de suivre des doigts la lecture :

« Fils du Grand, tu ne connaîtras ni chagrin, ni manque. Osiris et Isis parents divins te protégeront et te guideront. » Il releva ses yeux vers Safiya en souriant : « Avec les nombres concubines que les pharaons avaient et les cas de pestes qu’il y a eut durant la dix neuvième dynastie : je ne serais pas surpris qu’il y est dans la vallée des rois un caveau, voir plusieurs, pour les enfants royaux. Tu en penses quoi ? Avez-vous trouvé des preuves qui étayeraient cela ? »
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Safiya RahotepLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: |terminé| Le début de l'histoire. feat Tobias ( le Sam 8 Sep 2018 - 19:06 )


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Safiya ne peut s’empêcher d’observer Tobias. Pas qu’elle mette en doute son savoir, sa passion, ou sa présence dans ce lieu. Mais elle a besoin de se faire sa propre opinion sur le jeune homme, qui dénote dans le paysage. Il semble à part, venu d’un ailleurs si loin du sien. Mais cette différence pourrait parfaitement faire leur force dans cette recherche sur le passé. Comme elle pourrait être un signe de mauvaise entente. Même si l’égyptienne est assez facile à vivre, elle reste une femme libre et rebelle. Enfin tant que l’on ne marche pas sur ses plates bandes, que l’on ne trahit pas sa confiance, ou que l’on ne cherche pas à démonter ce qu’elle dit. Le courant devrait pouvoir passer. Alors elle le regarde. Elle laisse ses yeux glisser dans les sien. Si clair. C’est comme si la nuit frôlait une douce prairie d’Irlande. Ou si le charbon s’unissait avec une émeraude précieuse. Elle n’éprouve aucun malaise à l’interroger de la sorte juste par son regard. Comme si son âme effleurait la sienne pour en puiser toute la sincérité, toute la pureté. Elle ne cherche pas à le mettre à mal, elle veut juste être sure qu’il mérite le droit de toucher de ses doigts sa terre sacrée. Bien entendu son chef d’opération lui a parlé de Tobias Spilsbury, même de sa mère. Sur le papier tout est beau, parfait. Mais l’homme parfait peut devenir imparfait quand il est mis devant tant de merveille. Elle ne veut pas prendre le risque d’un faux mouvement, d’une erreur qui pourrait remettre en cause son savoir. Ou le site et ses découvertes. Elle se montre courtoise. Même si c’est une sauvageonne, elle reste une jeune femme bien élevée. Loin de se douter que cette première rencontre va bouleverser sa vie entière. Mais Safiya n’est pas une femme qui pense à l’avenir trop attirée par le passé. Surtout celui de l’Egypte. Mais cette passion semble partagée et cela écarte quelques peurs, quelques doutes. « Merci. » Elle sourit frapper par son honnêteté et sa sincérité. Peut être qu’ils vont former une bonne équipe au final. Une équipe atypique. Mais qui peut faire des miracles.

Et Safiya se laisse guider par cette nouvelle confiance. Elle ne mettra pas Tobias à l’épreuve, de toute façon elle n’a en même pas le temps. Vu comme l’intérêt de l’archéologue se porte à présent sur la pierre posé à leurs pieds. Elle le laisse faire. Elle lui donne le champ libre pour apprivoiser sa terre. Et l’apprivoiser aussi. Si Tobias respecte l’Égypte il respectera ses fils et ses filles. Elle le regarde surprise par cette candeur et cette flamme qui illumine ses yeux. Son cœur se met à battre plus fort parce qu’elle comprend ce qu’il ressent. Elle comprend ce souffle qui glisse dans leurs veines au même moment. Elle le rejoint et le laisse faire. L’écoutant subjuguée par ce qu’il dévoile. Avant d’avouer sa surprise. Comme le ferait un enfant sans aucun voile. « Oui c’est sur. Cela aurait fait tâche. » Elle sourit heureuse de voir ce même intérêt ce lire dans leurs regards. Comme si une complicité était déjà en place, alors qu’ils viennent juste de se rencontrer. « J’ai la sensation de voir mon reflet sur ce point là. Je ne m’attendais pas à ce que vous soyez si lié à ce que je souhaite pour mon pays. » Elle est bouleversée, elle qui voulait sonder son âme se sent mise à nu. Et cette évidence la fait frissonner de délice. Le sentiment qu’elle ressent est exquis. Elle vient joindre ses mains aux siennes. Le trouble se fait plus grand, impatient face à ce qu’elle découvre en levant la terre encore bien présente. La première traduction a été parfaite, alors Safiya offre à Tobias l’opportunité de lire la suite. Tout en gardant sa curiosité au fond de ses yeux. Curiosité autant éveillé par la découverte que par son partenaire et sa façon de faire. Le son de sa voix quand il lit le message. Tant de promesse livrée sous ses hiéroglyphes à peine dévoilés. Et puis les mots de Tobias qui viennent la caresser.

Safiya s’assoit à même la terre, elle reste silencieuse un instant. Des larmes mouillent ses yeux. Elle relit en silence les inscriptions. Réalise qu’elle avait raison. Tobias vient de lui prouver qu’elle avait raison. Et elle n’arrive pas à y croire. Les larmes continues de couler laissant leurs marques dans la poussière de son visage. Puis elle se rend compte que sa réaction peut porter à confusion mais elle est encore sous le coup de l’émotion. Safiya attrape Tobias par le cou et l’embrasse. « Merci j’en étais sure .. si tu savais comme tes mots me rendent heureuses. » L’excitation se sent dans sa voix, même si son compagnon ne doit pas spécialement comprendre. Puis elle se lève et tend sa main à Tobias. « Viens. » Elle enserre ses doigts comme s’ils se connaissaient depuis toujours. Ne se posant pas de question sur les protocoles, sur la tenue à avoir. Et elle l’entraine vers une tente. Elle marche d’un bon rythme. « J’ai hâte de te montrer tout. Cette stèle est la pièce manquante du puzzle. J’espère que tu ne comptes pas partir d’ici de si tôt parce que je te réquisitionne. » Ils passent au travers du campement qui abrite les quelques fous qui passent leurs jours et leurs nuits dans ce lieu plein de souvenir. Ils sont peu mais ils sont tous passionnés comme la belle Safiya. Puis elle ouvre les pans de toile blanche d’une grande tente. Il n’y a personne. Tout le monde s’affaire sur le cite. « Entre. » Elle souffle plus qu’elle ne parle. Comme si elle ne voulait pas réveiller ses ancêtres couchaient là juste par la présence de diverses pierres. Elle lâche la main de son collègue qui a du s’engourdir sous la pression de la sienne. « Regarde. » Sa voix est douce, emprunt de respect. Tout est répertorié. L’endroit où les artéfacts ont été trouvés. Comment ils sont liés. Un travail de titan qui vient de prendre une autre dimension avec la trouvaille de cette stèle. A chaque fois que Safiya rentre dans ce lieu elle est happée par les émotions. Elle laisse le temps à Tobias de savourer ce pour quoi il est là. Le bonheur de toucher le passé. De faire vibrer les souvenirs et de comprendre l’avenir.

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Sujet: Re: |terminé| Le début de l'histoire. feat Tobias ( le Dim 16 Sep 2018 - 21:52 )
Avec sa peau aussi blanche qu’une merde de laitier : il tranchait radicalement avec les archéologues qui étaient là depuis plus longtemps que lui ou bien les natifs de la région qui aidaient aux fouilles. Pour sûr qu’il dénotait avec ses cheveux auburn et ses taches de rousseur. Tobias avait cependant appris à ne pas s’occuper des regards sur lui. Il ne pouvait rien y changer de toute façon. Bientôt : il deviendrait aussi rouge qu’un homard : sa peau n’étant clairement pas faite pour le soleil. Pourtant, il avait du sang israélien mais il semblerait que ses origines écossaises soient plus fortes. Son regard clair dans le sien si sombre le fait sourire. D’un point de vue physique : ils étaient aux opposés. Il espérait qu’ils soient sur la même longueur d’onde au niveau intellectuel sans quoi ce qui semblait être un rêve pourrait aisément tourner au cauchemar. Il n’avait pas envie de rentrer en conflit, de devoir s’imposer : il ne supportait pas ça. Tobias n’était pas le genre d’homme à lever la voix : préférant courber l’échine et baisser la tête plutôt que de se battre. Pourtant, à plusieurs reprises il avait montré qu’il était capable de montrer les crocs pour défendre ses opinions. Il serait pourtant mal avisé d’affirmer qu’il cherche constamment à avoir raison.
Son esprit arrêta immédiatement de tergiverser quand il vit au pied de Safiya ce qui semblait être une stèle funéraire. S’empressant de caresser du regard les inscriptions : le besoin de toucher cette pierre vieille de plusieurs milliers d’années était irrésistible. Tobias, perdu dans ses pensées et ses réflexions, trouve la force d’articuler et de répondre à sa nouvelle coéquipière. Avec une sincérité éclatante : il expliqua la raison de sa venue ; du choix de cette carrière que certains trouvaient ennuyante. Pas lui. Dans sa famille, on respectait l’histoire comme on respectait la vie humaine. Il aurait aimé pouvoir affirmer qu’un jour tout sera rendus à l’Egypte : mais il savait que cela ne serait jamais le cas. La cupidité des nations n’avait pas de limites et probablement pas de prix. Si l’Egypte récupérait la moitié des artefacts qui sont dispersés à travers le monde : peut-être que plus de personnes pourraient venir les voir. Est-ce que les momies entreposées dans les dépôts des plus grands musées ne méritaient pas de retourner sur leur terre natale ? Tobias était déchiré par l’idée de rendre à un pays son histoire mais d’un autre côté il savait qu’il était nécessaire d’avoir dans les musées une partie sur l’Egypte.

« Je pense que l’Egypte n’est qu’un exemple flagrant des pillages fait aux cours des années. Beaucoup de pays dans le monde sont victime de la même chose. C’est utopique mais… Enfin on n’en serait pas là si personnes avant nous n’avaient eut le désir de réaliser quelque chose d’impossible non ? »

Une simple interrogation qu’il posa en la regardant dans les yeux avant de lui sourire. Reportant son attention sur la découverte. Il traduisit les lignes : émettant à la fin des hypothèses. Toby ne se douta pas un seul instant qu’il chamboulerait autant Safiya qui était maintenant assise avec des larmes aux yeux. Fronçant les sourcils, il s’inquiéta immédiatement :

« Ca ne va pas ? Tu as soif peut-être ? » Passant immédiatement à une forme bien moins soutenue de discours : il étira son bras pour attraper sa bouteille et la lui tendre. Cependant, il est arrêté dans son geste alors qu’elle se jette à son cou pour l’embrasser sur la joue. Stoïc, il reste pantois : les bras écartés ne sachant pas quoi faire. « Je… Je… » Il se racla la gorge : « Je n’ai fait que traduire. » Il avala difficilement sa salive : poussant un léger soupire de soulagement quand elle se leva. Il n’avait jamais été friand des contacts physiques de la sorte.

Se levant à son tour, il n’a même pas le temps de demander pourquoi elle semblait si heureuse que déjà sa main était dans la sienne. D’un pas décidé, il la suivit : ne sachant pas vraiment à quoi s’attendre. Et pourtant, une partie de lui sentait l’adrénaline de Safy : elle était aussi passionnée que lui. Quelque chose lui disait qu’ils allaient probablement bien s’entendre et passer de longues heures à parler d’une passion qui est commune. Rapidement, l’Egyptienne donne une explication à cet empressement et il sourit presque bêtement :

« Je suis là pour quelques mois normalement, je n’ai pas fixé de date de départ. »

Devant la tente, il rentra sans rien dire et s’approcha de la table où étaient soigneusement rangés et consignés les objets. Il ne fait pas attention aux fourmillements dans sa main : bien trop happé par ces artefacts. Rapidement, il s’accroupit pour pouvoir regarder le travail de mois entiers de recherche : n’osant pas toucher.

« C’est juste incroyable… Ce sont des jouets n’est-ce pas ? Ca corrobore la théorie sur un tombeau d’enfants royaux hein ? » Une question rhétorique, bien sûr que cela pouvait être possible : « Même un enfant mort-né aurait eut le droit aux rites funéraire… Mais les momies de bébés ou d’enfants en bas âges sont rares. La plupart de cas retrouvés pour l’instant sont des momies Incas… » La curiosité grandissait en lui. Il se releva et croisa ses bras avant de se frotter le menton pour réfléchir. « Si on pouvait prouver qu’il y a une chambre funéraire pour les enfants royaux dans la vallée des rois ou des reines : on pourrait avoir de nouvelles autorisations pour excaver un peu plus. » Mais encore fallait-il monter un dossier solide et que ce dernier soit validé par les autorités Egyptiennes. « On devrait retourner auprès de la pierre, tenter de creuser autour : peut-être qu’elle marque l’emplacement d’un tombeau ? » Toutes les hypothèses étaient bonnes à émettre.


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Sujet: Re: |terminé| Le début de l'histoire. feat Tobias ( le Jeu 4 Oct 2018 - 11:51 )


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Safiya ne peut s’empêcher d’observer Tobias. Pas qu’il fait négliger ou trop hautain. C’est juste qu’elle se demande comment sa peau si claire va résister aux assauts du soleil de l’Egypte. Et en plus en étant sur le terrain. Dans le musée cela aurait été bien plus facile pour lui. Mais là. Enfin du moment qu’il est passionné comme elle et qu’il ne se plaint pas de la morsure de Râ cela ira parfaitement à l’égyptienne. Et cette passion dévorante est vite démontrée quand les yeux de Tobias se posent sur la stèle que la brune vient de déterrer. Elle le laisse faire et l’écoute. Surprise au départ par son savoir. Etonnée par son engouement. Envoutée par sa voix et tous les mots qu’elle prononce. Tobias est un cadeau du ciel pour Safiya. Un être comme elle, passionné jusqu’au plus profond de ses tripes. Un accro à l’histoire et au passé. Un fou prêt à défendre ce qui pour certain semble indéfendable. Tout son corps réagit aux idées qu’il prononce. Elle se sent envahie par tellement d’émotion qu’elle ne sait pas comment les stopper. Elle si sauvage et si rebelle, révèle face à cet inconnu toute ses faiblesses. Tout l’amour qu’elle a pour la terre de ses ancêtres. Elle s’assoit et ne retient nullement ses larmes. Mais ces larmes là, non rien à voir avec de la tristesse, elles sont un signe d’allégresse et d’un bonheur aussi pur que le diamant. L’égyptienne ne se rend pas compte à quel point elle perturbe l’anglais. Jusqu’à ce qu’il lui demande si tout va bien et lui propose de l’eau. « Oui je sais et c’était merveilleux. » Sa voix est encore emprunte de cette émotion puissante. Et sans même chercher plus loin ou lui donner une seule explication elle l’attrape par la main et l’entraine.

Safiya marche ivre de ce bonheur. Son cœur s’emballe. Son sang coule à grande vitesse dans ses veines. Elle ressent une liesse comme si elle attendait tout cela depuis la nuit des temps. Ce bonheur immense et intense. Le pauvre Tobias doit se demander ce qui se passe. Et encore plus quand elle lui dit qu’elle compte le garder. « Parfait alors parce que tu n’es pas prêt de partir. Enfin je ne suis pas prête à te laisser partir. » Pas de menace juste une évidence pour la belle à la peau dorée. « Et ne t’en fais pas je te donnerais un truc pour que tu ne finisses pas aussi rouge qu’un coquelicot. » Elle ne pense même pas à cet instant qu’il puisse avoir une vie privée, une femme qui l’attend ou même des enfants. Elle la solitaire qui donne tout son temps à sa terre. Elle qui n’a pour attache que l’Égypte et ses mystères. Ils arrivent à la tente et elle ouvre le pan de tissu. Le regard comme une enfant plein d’émotions diverses face à la plus divine des surprises. Et là une part plus grande du passé se dévoile aux yeux de Tobias. Quand à Safiya elle est toujours aussi émerveillée que lorsqu’elle a trouvé ces artéfacts. Son regard se pose sur son collègue guettant ses réactions. Guettant ce moment ou l’émotion submerge le corps et l’âme face à ce trésor. Encore une fois elle l’écoute faisant oui de la tête quand les demandes de Tobias sont en accord avec ses découvertes. Elle sent son cœur s’inonder de douceur, de bonheur. Son regard pétille mais celui du jeune homme pétille tout autant. Ils sont en harmonie dans les émotions qu’ils les enlacent. L’égyptienne ressent la même ivresse que son collègue. Un genre de tourbillon envoutant donc elle n’a jamais envie de sortir. Elle reste silencieuse même une fois qu’il a terminé. Son souffle est rapide comme la course de son cœur. Elle est prise d’assaut par des milliers de frisson. Et son regard pourtant noir brille d’une lueur presque irréelle. Comment un homme venu de si loin peut-il connaitre son pays avec tant de respect et de passion ? Elle en reste bouche bée. Émue et bouleversée. Bousculée par le bonheur de trouver quelqu’un avec qui partager ces moments précieux et exquis.

Puis Safiya se rend compte du silence qu’elle impose involontairement. Elle se rend compte du regard de Tobias brillant de mille étoiles. Mais aussi cet étonnement face à sa réaction. « Désolée. Je suis encore sous le choc de tes paroles. Et tellement heureuse que tu ailles dans mon sens. Jusqu’à présent on me disait que c’était une idée folle malgré nos diverses trouvailles. Mais là j’ai trouvé un allié et tu ne peux pas savoir combien je t’adore pour ça. » Elle revient lui faire une accolade posant même un baiser sur sa joue pas encore rosée. « Va falloir que je te donne mon truc pour que tu ne finisses pas cramoisi. » Elle se met à rire, un rire qui résonne d’éclat délicieux. « Avant de retourner vers la pierre je voudrais te montrer autre chose. » Ils ressortent de la tente et l’égyptienne l’entraine vers la sienne. Ils y sont en quelques pas. Rien de bien luxueux. Un lit de camp défait. Une table qui sert de bureau et deux malles. Donc une fermée avec un cadenas. Safiya attrape les deux chaines qu’elle porte. Une avec la clé et une avec le saphir que lui a offert sa grand-mère, sa pierre liée à son prénom. Deux biens précieux. Elle ouvre la malle et sort un tas de papier. Elle regarde Tobias. « Ce sont mes notes. Des plans. Des dessins. Tout ce que j’ai imaginé par rapport à ces fouilles. » Elle pose le tout sur la table. Elle quitte sa chemise laissant apparaitre son débardeur et le tatouage de son épaule. RÂ marqué jusque dans sa chair. Une fierté affichée sans aucune gêne. « Tiens c’est un plan que j’ai imaginé en fonction de tous les artéfacts que nous trouvé. La stèle est là. Et nous avons creusé ici et ici. De quoi prouvé que mes idées ne sont pas si folles. » Des notes qui ont bercé ses nuits sans sommeil. Elle lui laisse jeter un coup d’œil. « Ne t’inquiète pas tu auras le temps de toute lire. Je vais demander que l’on t’installe dans ma tente comme ça on pourra discuter de nos idées utopiques. » Ils seront à l’étroit mais elle s’en moque. Elle lui fait un clin d’œil, elle ne se pose pas la question si cette proposition le dérange. Pour elle il n'y a aucune ambiguïté dans cette proposition. Elle ouvre ensuite l'autre malle pour se saisir d'une boite ancienne qu'elle tend à Tobias. « Une recette de ma grand mère contre les morsures de Râ. J'espère que tu aimes l'odeur des épices. »

Puis Safiya entraine Tobias à nouveau dehors encore sous l’élan de ses mots. Elle tient entre ses mains la carte dessinée. Elle est pire qu’une pile électrique. Lui qui vient juste d’arriver n’a même pas le temps de se poser. Elle appelle cinq personnes en renfort et présente Tobias tout en expliquant ce qu’elle vient de trouver. Et ils partent tous en direction de la stèle avec le matériel pour creuser un peu plus sans pour autant massacrer le site. Une fois sur place elle répartit les tâches. Il faut délimiter le lieu. Puis l’égyptienne regarde Tobias. « C’est précisément ici que je l’ai trouvé. A toi l’honneur. » Elle s’accroupit aux côtés de son collègue et c’est ensemble qu’ils plongent les mains dans cette terre précieuse. Les yeux remplis de rêve et d’envie de découverte. Lever le voile sur le passé. Donner au présent une nouvelle dimension. Un cadeau pour l’avenir et surtout pour les deux archéologues. Ils sont aussi heureux que des enfants à qui ont donne le droit de jouer dans la boue.  


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Dernière édition par Safiya Rahotep le Dim 14 Oct 2018 - 17:33, édité 1 fois
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Sujet: Re: |terminé| Le début de l'histoire. feat Tobias ( le Dim 14 Oct 2018 - 11:20 )
Ses yeux sur la stèle lui firent tout oublier. La chaleur du soleil ou bien encore la présence de l’Egyptienne à ses côtés. Il ne le faisait pas sciemment, il avait juste l’habitude de plonger dans un autre monde quand il travaillait. L’Histoire méritait toute l’attention des hommes et non la moitié. Tobias faisait un point d’honneur à lui rendre honneur de la meilleure façon qui soit : en se dévouant corps et âme à elle. Cela ne plaisait pas à tout le monde, pour sûr qu’Angèle aimerait qu’il ait un différent métier : mais il ne pouvait pas s’en empêcher. Cette passion dévorante lui avait été donnée par sa mère et rien ne pouvait changer cela. En entendant des sanglots, il se retourna et vit la belle Safiya assis dans le sable : sur ses joues de grosses larmes. N’importe quel être humain se serait jeter sur l’occasion et aurait fait des pieds et des mains pour savoir ce qu’il tracassait la jeune femme : mais pas Tobias. Sa timidité maladive avec les femmes était bien connue de tous. Il n’avait pas ressentit encore cette retenue avec l’Egyptienne car l’histoire s’était immédiatement installée entre eux. Elle était une collègue donc. Et puis, Tobias connaissait un peu la culture orientale et ne voulait pas s’attirer les foudres des hommes du camp. Il ne savait pas si la belle devant lui était mariée ou bien si son frère était dans le coin. Il n’avait pas envie de se faire frapper au milieu du désert. Quand elle se jette à son cou, un sourire idiot se dessine sur son visage. Non pas parce qu’il est heureux de cette étreinte : mais bien à cause des paroles de la belle. Elle venait de dire qu’il avait bien traduit et compris… Quel meilleur compliment elle pouvait lui faire ?
Entraîné dans une nouvelle danse, il la suivit sans résister : la laissant mener le chemin et le guider sur la terre de ses ancêtres. Si son côté réservé avec les femmes était parfois un problème, il n’avait aucun mal à laisser une femme le conseiller ou bien prendre les rênes de la situation. Il n’était pas ce genre d’homme qui pensait que le rôle des dames était dans la cuisine. En réalité, il préférait travailler avec des femmes : elles étaient plus douces, plus attentives aux détails et manquaient rarement de voir le petit plus qui faisait d’un objet la trouvaille du siècle. Sur le chemin, il rigola à sa boutade concernant sa peau :

« Je ressens déjà les effets, t’en fais pas : ça vaut la peine d’avoir la peau brûlé. » Dos a lui, il regarda les longs cheveux noirs de Safiya. « Tant que je me nourris d’histoire et qu’on peut faire avancer quelques recherches : je suis prêt à subir beaucoup de choses. »

Rentrant humblement dans la tante, il enleva son chapeau par respect avant de s’afférer à détailler les merveilles que l’égyptienne lui présentait. Posant des questions pour demander l’avis de la demoiselle à peau caramel : Tobias sentait des frissons parcourir son échine à l’idée qu’ils étaient peut-être sur la bonne voie pour faire une découverte que personnes ne pensaient possible. Un seul regard vers Safiya lui fit comprendre qu’elle était dans le même état d’euphorie que lui. Quel bonheur ! De trouver quelqu’un qui ne lève pas les yeux ou bien qui soupire avant de sourire pour ne pas froisser plus les sentiments. Tobias avait besoin de sincérité, d’être supporté dans ses recherches. Le silence s’installa, mais il ne le rompit pas. Si elle était comme lui : alors ces moments étaient propices aux idées. Safiya se justifia, il leva sa main pour l’arrêter, non sans l’écouter attentivement.

« Ne t’excuse pas, jamais avec moi. Tu n’as qu’à me montrer qui a mis en doute tes théories et j’irais lui faire comprendre qu’on ne doit jamais remettre en question une théorie tant qu’elle n’a pas été prouvée fausse. »

Rapidement, elle s’approcha de lui pour embrasser à nouveau sa joue : le faisant rougir à nouveau comme une gamine de 15 ans qui se fait smacker par son crush.

« Je veux bien oui. »
Il se racla la gorge : « Histoire que je ne devienne pas un homard avant la fin de la journée. » Tobias se joignit à son rire sans grand mal.

Une boutade comme une autre : typique des Anglais qui sont mal à l’aise et notamment Tobias qui utilisait l’humour depuis tout petit pour se protéger. Hochant la tête pour approuver les paroles de la belle, il la suivit à l’extérieur pour re rentrer dans une tente. À nouveau, il attend respectueusement et regarde le peu d’objets qui composent la chambre. Quand il entend le son si distinct de papiers froissés : il tourna immédiatement sa tête en souriant. Il n’y avait pas de sons plus agréables. Tobias s’approcha de la table : trop obnubilé par les notes de la jeune femme qu’il ne pense même pas à regarder son corps qui se dévoile. Il croisa ses bras, comme toujours quand il faisait travailler ses petites cellules grises et inspecta les traits tracés : hochant de la tête pour approuver le plan. Il la regarda cependant quand elle lui proposa de partager sa tente, il fronça les sourcils quelque peu : surpris de cette nonchalance mais surtout de son audace.

« A dire vrai… J’ai aperçu mon compagnon de chambre et ta compagnie me semble être bien plus agréable : rassure moi… Tu ne ronfles pas hein ? »

A nouveau il utilisait cette boutade pour cacher sa gêne, surtout sa timidité. Il n’est clairement pas habitué à ce qu’on lui propose aussi directement de rester sous le même toit. Encore moins une femme. Attrapant délicatement la boite, il sourit :

« J’adore. Merci beaucoup, tu la remercieras pour moi. » Il ouvrit le précieux cadeau et le respira en souriant un peu plus. Sans plus attendre, il en mit sur ses joues, son nez, son cou : sans oublier ses oreilles et ses bras.

Maintenant protégé, il suivit Safiya dehors en la suivant de près. Les mains derrière le dos, comme son père, il ne regardait pas les gens autour. Juste la carte et la jeune femme. Elle avait toute son attention après tout. Se présentant rapidement en saluant les ouvriers, il resta en retrait alors que la belle fleur du désert présentait son plan. Pelle et brosse avec in pinceau coincé dans la poche : il était fin prêt à mettre la main à la pâte.

Après plusieurs heures de fouilles, Tobias se redressa et fit craquer son dos endoloris. Il regarda les artefacts soigneusement posés sur la bâche. La nuit commençait à mettre son manteau et bientôt ils manqueraient de lumière. Il regarda Safiya :

« Le temps qu’ils installent les lumières, tu veux aller manger ? » Son ventre gargouilla pour répondre à la place de la belle : « Je n’ai pas avalé quelque chose depuis ce matin. » Il sourit en coin : « Les idées ne sont jamais claires quand on a faim, c’est ce que dit ma mère. Levia Spislbury. » Peut-être que Safiya la connaissait, de nom tout du moins.


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Âge : 38 ans née le 20 octobre 1979 à Louxor en Egypte.
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Sujet: Re: |terminé| Le début de l'histoire. feat Tobias ( le Mar 16 Oct 2018 - 16:58 )


C'est comme si le vent avait soufflé son nom.
Tobias & Safiya


Safiya aime l’histoire et tout ce qui s’y rapporte. Et encore plus l’histoire de son pays. Le passé de l’Égypte c’est un peu le Graal de la belle. Alors quand elle trouve quelqu’un d’aussi passionné qu’elle et bien elle se laisse emporter. Elle oublie les convenances et les règles. Même si pour une fille de l’orient elle n’a jamais eu trop de problème avec ses parents et sa famille. Ils ont vite compris que la belle était comme le vent qui souffle sur les dunes de sable indomptable et rebelle. Alors ils n’y ont jamais mis de barrière, ils lui ont juste dit de faire attention. Et c’est surement grâce à cette liberté que Safiya est où elle est. Et c’est surement pour ça qu’elle réagit de cette façon si emballer avec son collègue. Et tant pis pour le protocole et la bienséance. De toute manière si RÂ n’est pas content il sera lui faire comprendre à la lionne. Alors elle agit comme toujours avec franchise et sincérité. Sans se prendre la tête et sans se demander si cela peut le gêner lui. Elle-même la danse et n’en n’éprouve aucune honte, elle est même fière et cela se voit dans l’aura qu’elle dégage. Dans la force de son regard. Dans son sourire plein de franchise. La seule chose qui l’ennuie à cet instant c’est la morsure du soleil sur la peau laiteuse de l’historien. Si elle veut profiter de son savoir va falloir qu’elle en prenne soin. « Oui mais même si tu es prêt à subir beaucoup de chose, je me dois aussi de prendre soin de toi. Je m’en voudrais de te voir bruler. Et tu découvriras mieux les choses si ton corps ne te fait pas souffrir. » Et sait à quel point le soleil peut être ravageur. Il a aussi de bon côté et en étant prudent et consciencieux Tobias pourra pleinement en profiter. Et ce pour le plus grand bonheur de Safiya.

Et vu l’intérêt et le respect que Tobias porte à sa terre, Safiya lui ouvre les portes de son sanctuaire. Bon ne sont que deux pans de tissu mais ce qu’il renferme est un trésor précieux aux yeux de ceux qui recherchent dans le passé des réponses. Elle lui laisse le temps tout en étant caresser par les mots qu’il dit. Enfin elle trouve quelqu’un qui partage ses idées et ses points de vue. « Ah je vois il faut faire attention à l’image fragile que tu renvoies. Enfin fragile ce n’est peut être pas le bon mot. Mais tu es comme moi prêt à défendre tes idées quitte à y laisser des plumes. » Elle est heureuse car elle comprend que leur collaboration va être des plus enrichissantes. Et encore une fois elle se laisse aller à son enthousiasme. Avant de lui proposer un remède contre les coups de soleil. « Mais c’est délicieux le homard. » Elle dit ça sur le ton de la plaisanterie pour détendre l’atmosphère. « Et je suis assez tactile et franche pour une femme d’orient alors ne t’affoles pas. Mais tu ne risques rien. » Safiya se rend compte qu’il doit se poser pas mal de question sur sa façon de faire. Ici les femmes doivent, la plus part du temps, se tenir de façon respectable. Safiya est une exception. Mais elle l’assume et compte bien continuer à l’assumer. Elle n’a nullement envie de finir mariée avec une ribambelle d’enfant. Enfin pas pour le moment, elle a plein de chose à vivre et à découvrir avant. Puis elle l’entraine dans sa tente. Encore une fois elle est directe. Tout en cherchant divers papiers. « Je comprends j’avoue que moi je n’y réfléchirais pas à deux fois entre Mohamed et toi. Et ronfler non. Je suis une fille très sage et très disciplinée. » Elle se met à rire. « Et toi ? » A sa manière de faire Tobias doit mieux comprendre ce que Safiya lui a dit tout à l’heure. Mais bon elle n’a surement pas fini de le surprendre. Il applique la pommade qu’elle vient de lui donner. « Oui je sais j’adore en passer même si j’en ai pas besoin. C’est un peu comme Obélix avec sa potion magique. Tu connais ? Et je n’y manquerais pas et en retour tu devras venir manger à la maison. Ma mère aime bien connaitre les hommes que je fréquente .. » Elle le taquine comme si elle le connaissait depuis des années. « Et encore plus quand ils sont passionnés comme moi. » Puis ils sortent pour disons le passer aux choses sérieuses.

Une fois dehors Safiya donne les ordres dans sa langue natale tout en regardant Tobias pour voir s’il suit bien. Elle ne veut pas qu’il se sente écarter de cette entreprise. De toute façon la belle manie habillement l’anglais et elle jouera avec sa langue maternelle et cette dernière pour que personne ne se sente lésé. De toute façon elle sait au contact des gens du pays que Tobias finira par s’en sortir. Ils se mettent tous rapidement à l’ouvrage. Chacun exécutant sa tâche, tout le monde fait attention. Tous les grains de poussière sont retournés peu à peu. Tout est noté et rangé. Le temps passe à une vitesse folle, mais ils sont tellement absorbés qu’ils ne s’en rendent pas compte. Safiya reste agile comme une enfant. Son corps n’éprouve ni fatigue, ni courbature. Elle est juste heureuse les mains dans la terre. La poussière accrochée à sa peau. Puis son regard se pose sur Tobias qui se relève. C’est là qu’elle prend conscience que la lumière diminue. « Mais quelle idiote je suis !! Je n’ai même pas pensé que tu pouvais être affamé. » Elle tape le front avec sa main. « Tu aurais pu faire un malaise. » Elle ne réagit pas de suite au nom qu’il a prononcé. Son nom de famille. « On prend tous une pause. Ce qui rentre chez eux vous pouvez partir. Pour les autres et bien vous verrez si vous avez envie de revenir après avoir mangé. Mais ce n’est pas une obligation. De toute façon une pause cela ne fera de mal à personne. » Elle n’obligera personne à bosser jusqu’à point d’heure. Même si elle risque fort de passer sa nuit à fouiller le sol.  Et puis Safiya se retourne vers Tobias. « Au fait je n’ai pas réalisé tout de suite .. mais tu es le fils de Levia Spilsbury ?? L’historienne ? J’ai lu des articles sur ta mère, je me suis servie de ses écrits pour ma thèse. Je n’ai pas tilté sur le coup. Décidément cette journée est pleine de surprise. Ce sont les Dieux ont final qui t’envoient ici. » Elle s’approche de lui regardant le travail qu’il a accompli. « Allez vient on va manger. Le chef cuisinier est une perle, tu vas te régaler. Enfin j’espère que ton estomac supporte les épices et que tu aimes la cuisine de mon pays. » Et les voilà partis tous les deux vers la tente ou est installée la cantine du camp. Il y a de longue table, pas de distinction tout le monde est logé à la même enseigne. Safiya présente Tobias aux personnes qui n’ont pas encore eu le loisir de le rencontrer. Tout le monde le salue. Ils prennent place face à face. Le chef pose un grand plat sur la table ou se trouve des Dolma, du Konafa, des Bamiah, du Hoummos, du Tabboula et des Koffa. « Bon appétit. » Safiya espère que Tobias aimera ses saveurs parfumés et diverses autant qu’il aime l’histoire de son pays.


AVENGEDINCHAINS




" Je vais t'aimer. Comme on ne t'a jamais aimée. Plus loin que tes rêves ont imaginé. Comme personne n'a osé t'aimer. Comme j'aurai tellement aimé être aimé. Je vais t'aimer. " M. Sardou


Dernière édition par Safiya Rahotep le Jeu 18 Oct 2018 - 20:54, édité 1 fois
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Tobias SpilsburyLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: |terminé| Le début de l'histoire. feat Tobias ( le Jeu 18 Oct 2018 - 20:22 )
Bercé par les histoires de sa mère, la voix de Tobias était tracée depuis son berceau. Depuis ses premiers mots : son père avait compris qu’il ne ferait pas de son seul et unique enfant un soldat comme lui. Il ressemblait bien trop à sa femme et il n’avait pas le cœur à briser cette âme innocente. Il ne voulait pas être comme son père. Alors il avait laissé son enfant faire ce qu’il aimait, explorer et découvrir sa passion pour devenir un homme aussi accomplis que Levia. N’était-ce pas le but de tout parent ? Tobias était reconnaissant envers cette figure paternelle et le respect pour lui n’avait d’égale que l’amour qu’il lui portait. Absent durant cette expédition, pour sûr qu’il allait appeler sa mère dans la soirée pour lui demander de leurs nouvelles. Levia devait arriver le lendemain sur le site : travailler avec sa mère sur le terrain était une grande première. Être dans son ombre ne dérangeait pas Tobias, il respectait les femmes et n’avait pas de honte à les laisser montrer le chemin. C’est pourquoi il laissait la belle Safiya prendre les rênes de l’expédition et lui donna carte blanche pour lui faire découvrir les trésors cachés de son pays. Qui était-il pour tenter de s’interposer et d’imposer ses connaissances ? Rien. Il avait tout à apprendre de cette passionnée qui semblait partager le même mode de fonctionnement que lui. L’Historien savait que ce genre de personnes était rare dans le milieu et il était plus qu’heureux et enjoué à l’idée de travailler avec l’Egyptienne. Même si cela voulait dire passer pour une personne timide pour ne pas dire prude.

« Tu prends le rôle de ma mère en son absence alors ? » Affirma-t-il en rigolant. « Pour sûre qu’elle saura te remercier de ne pas avoir laissé ma peau se faire brûler. » Levia était intarissable quand le sujet était son fils. « C’est sage ce que tu viens de dire, tu devrais le graver sur un morceau de bois ou bien sûr un papyrus et le cacher dans le sable pour les générations futures. »

Est-ce que leur profession à un avenir dans le monde du numérique ? Tobias avait assisté à une réunion à ce sujet à Havard et la réponse était non. Bientôt, avec la technologie, les sites pourront être fouillés sans avoir à abîmer la terre ; les machines pourront extraire les objets de terre sans les casser. Tobias faisait partit de ces optimistes qui voulaient croire que l’humain sera toujours indispensable. Mais en attendant que ce temps arrive : il devait découvrir le travail de Safiya. Avec un grand respect, il regarda ces objets : n’osant pas les toucher tant ils étaient beaux et émouvants. Penser que des enfants ont utilisé ces jouets avait quelque chose d’émotionnel oui. Un frisson courra sur son échine : comme toujours quand il se prenait à imaginer l’utilisation d’artefacts devant lui.

« Je n’ai jamais eut peur d’aller contre l’opinion des autres si je la pense fausse, non. Je pense que chaque idée mérite d’être étudiée même si cela mène à un cul-de-sac : il n’y a que comme ça qu’on peut avancer. L’Histoire est tellement vaste et dépend de la perception de chacun qui peut y avoir plusieurs théories sur un seul sujet sans que cela soit gênant. Ce n’est pas comme si on pouvait avoir une réponse nette, claire et précise hein ? »

Ils n’avaient pas de témoin direct : juste des vestiges que le temps avait protégé au lieu de les détruire. C’était cette histoire que Tobias voulait défendre par-dessus tout. Il rigola avec elle quand elle souligna que le homard était délicieux. Peut-être, mais s’il pouvait éviter de ressembler à ces derniers alors il serait bien content. Rigolant à nouveau à l’unisson avec elle : il ne voulait pas croire qu’elle était sage et disciplinée. Elle ne semblait pas être ce genre de personnes.

« Oh je sais que je ne risque rien, c’est juste… Enfin comme tu as dit : je ne peux pas avoir de problèmes si on dort sous la même tente toi et moi. » Disons qu’il comptait revenir en Egypte plus tard alors il ne voulait pas compromettre toutes ses chances. « Je suis pas chiant non plus, je parle la nuit mais en hébreux apparemment alors au pire tu ne comprendras pas ce que je dis. »

Il ne savait même pas si ce dernier fait était vrai ou non. Tobias ne s’était jamais enregistré et ne se souvenait pas le lendemain de ces moments. Appliquant la crème sur son visage : il respira doucement l’odeur et comprit immédiatement pourquoi Safiya en mettait même sans en avoir besoin.

« Eh bien laisse-moi te rassurer sur le fait que tu es bien plus jolie qu’Obélix ! » Il avait entendu parlé de ces irréductibles gaulois qui faisaient fasse aux Romains. Il les avait même étudié brièvement, enfin, les Gaulois : pas Obélix et Astérix. « Fait intéressant, les Gaulois n’ont pas été beaucoup à résister aux Romains. En réalité, les autorités n’avaient pas assez d’hommes pour couvrir tout l’Empire alors ils ont laissé en place les chefs : ils ont juste changé les déités et donnés de nouvelles choses à apprendre. Au bout de deux générations : l’acculturation était complète. »

Tobias avait préféré partir sur un autre sujet plutôt que de s’attarder sur celui où il devait rencontrer ses parents. C’est qu’il ne savait pas sur quels pieds danser avec cette belle fleur du désert. Elle mettait à mal toute la bienséance que sa mère lui a ordonné d’avoir avec les femmes. Pourtant, il savait que cela était malpoli de ne pas répondre alors il sourit en coin et prit son courage à deux mains pour articuler tout en la suivant :

« Je ne voudrais pas m’imposer pour ce repas avec ta famille. Je suis certain qu’il ne souhaiterait pas te voir avec quelqu’un comme moi. » Autrement dit, blanc.

Safiya ouvrit la marche, demandant à des ouvriers de les aider et en moins de temps qu’il ne leur avait fallu pour mettre au point le plan de la journée : les voilà à chercher dans le sable des indices pour étayer la théorie de la belle. Cependant, la fatigue et la faim finirent par rattraper Tobias qui se redressa et proposa de faire une pause. En voyant l’expression de la belle il sourit :

« Mais non, j’aurais moi-même oublié si mon ventre ne m’avait pas rappelé à l’ordre ! » Il rigola : « Je ne suis pas si frêle et fragile que ça, ne t’en fais pas. J’ai un peu de graisses sur les hanches pour survivre. »

En réalité, non. Il était grand et maigre : la peau sur les os comme disait sa grand-mère en Israël. Il essuya ses mains et la laissa congédier les autres ouvriers avant de la regarder : surpris.

« Sérieux ? » Il était étonné oui. « Elle est ma mère oui, elle était au Caire mais elle m’a promis de venir demain. Je suis certaine qu’elle sera plus que ravie de voir que tu as pris la tête de l’expédition ! Elle adore les nouvelles théories : alors tu auras un bon public. »

A nouveau, il la laissa prendre le rôle du guide. Les mains dans les poches, il réfléchit :

« J’ai habitué mon estomac avant de venir, mais j’ai mes limites. Enfin… Je suppose qu’elles peuvent être repoussées. » Même s’il n’avait pas envie d’être malade dès le premier jour de fouilles.

Tobias salue en arabe les gens autour de la table qui semblent enjoués de voir son visage pâle avoir des coups de soleil malgré la crème. Il rigola de bon cœur avec eux avant de s’asseoir timidement. Il regarda le plat, ouvrit grands ces yeux :

« Wow ! » Cela venait du cœur oui. Il respira les douces odeurs : « Ca sent tellement bon ! » Il regarda les autres faires et trempa ses mains dans l’eau, les essuya avant de se servir à même le plat comme les convives autour de lui. La première bouchée créée des étoiles dans les yeux : « Je n’ai jamais mangé des Koffas aussi bonnes ! »

Mangeant avec appétit, il tentait de suivre les conversations à côté : mais son arabe n’était pas aussi bon et à plusieurs reprises il fut perdu. Il décida donc de porter son attention sur Safiya qui aurait parler plus lentement : il en était convaincu.

« Tu veux continuer les fouilles alors après manger ? Il y a moyen d’avoir des projecteurs ? On peut attendre demain matin sinon hein : suffis qu’on se lève avant tout le monde et le tour est joué. »


L'agréable sentiment d'avoir quelque chose à faire, un but à poursuivre.
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