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- Lana | Des bouchons -

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Dante GaleoneLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Lana | Des bouchons ( le Dim 2 Sep 2018 - 11:31 )
« Tu me fais commencer par un long-courrier ? » Ses congés touchent à sa fin et en prenant compte de son nouvel emploi du temps qui change du jour au lendemain selon la météo et divers imprévus, Dante s’aperçoit de la durée du trajet de son premier vol. En temps normal, il n’aurait rechigné pour rien au monde, en sachant qu’être aux commandes d’un avion le passionne, que sa profession est une vocation, mais la santé de son père l’effraie au point de craindre ses longues absences. Ses supérieurs sont au courant de sa situation et se sont montré patients avec lui. Avec les nombreuses recommandations à son sujet, les « on dit » de sa hiérarchie à Rome qui était bien embêtée de le laisser filer à Naples, ils ont compris que Dante n’était pas un mauvais bougre et que ses requêtes n’étaient pas là parce qu’il ne souhaitait pas travailler, bien au contraire. « Ca me fait partir quatre jours. » regrette-t-il, alors qu’on lui explique qu’un pilote a eu un imprévu et qu’il ne pourra pas se charger de ce vol. Même après négociation, il est difficile de changer les plans, si bien qu’il récupère son emploi du temps en l’état, amer. Il aurait aimé reprendre le travail sans cette boule au ventre et ne pas avoir une telle responsabilité sur ses épaules avec ses soucis actuels, mais parce qu’on le sait apte à se vider la tête, à faire preuve de professionnalisme et surtout parce que les besoins sont là, on ne lui laisse visiblement pas le choix.

Quatre jours, c’est long, tout comme ce trajet de l’aéroport au centre-ville de Naples. Sept kilomètres le sépare de celui-ci, pas beaucoup plus de son logement à lui. Ce n’est pas la mer à boire, mais à en croire toutes les voitures qui ralentissent sur la voie et qui s’agglutinent sur le chemin du retour, ça s’avère être plus compliqué. Dans un soupir, le commandant de bord ralentit à son tour. C’est lent, trop lent. La minute d’après, le voilà à l’arrêt, enfoncé dans son siège confortable à former un cercle sur une feuille de papier pour s’occuper, tandis que le bouchon ne se décoince pas. L’homme se perd dans un dessin sans queue ni tête. Des traits qui ressemblent à un lion en train de surveiller de très près son trésor : un homard qu’il s’apprête à bouffer quand un chasseur s’apprête à lui tirer dessus avec son fusil de chasse. Il aurait pu continuer longtemps s’il n’avait pas senti une secousse. Dante relève immédiatement la tête et sort de son véhicule pour croiser le regard d’un blond qui lui tombe dessus. C’est lui qui devrait rugir, mais à l’écouter, on dirait que la victime n’est autre que celui qui vient de lui foncer dessus. « Vous ne pouviez pas avancer votre satanée bécane ? » Et en plus, ça accuse ? « Bien sûr. De quelques centimètres uniquement. C’est vrai qu’il n’y a même pas un fantôme qui circule sur la voie. » dit-il, avec beaucoup d’ironie, alors qu’il se tourne vers l’arrière de sa voiture, bien amochée par le choc. « Mais vous avez vu que ça n’avance pas au moins ? » Ou peut-être lui faut-il des lunettes ? Sans plus attendre, il cherche dans son véhicule le document afin d’établir un constat, sans le trouver. « Vous en avez un ? » « On peut faire ça à l’amiable. » « C’est ça. » lâche-t-il, alors qu’il s’avance vers la voiture d’en face, bloquée elle aussi. Et alors qu’il toque à la vitre, Dante affiche un faible sourire. La personne au volant, c'est Lana. « Bonjour. Avant de te demander comment tu vas, aurais-tu un constat sous la main ? » Il a tellement de choses à lui dire et qu'il souhaiterait éviter. Et pourtant, ça lui brûle les lèvres, tout comme la douleur de penser à son père. Lorsqu'il voit Lana, il le voit lui.


Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: Lana | Des bouchons ( le Ven 9 Nov 2018 - 14:50 )
Les bouchons. Le quotidien à Naples, comme dans de nombreuses villes. Aujourd’hui, Lan espérait pouvoir y échapper, étant en « congés », mais il faut croire qu’elle a un peu trop flânée chez l’amie à qui elle a rendu visite et n’a pas vu le temps passer. Résultat elle se retrouve là, en pleine heure de pointe, à n’avancer que de quelques centimètres par minute. Un accident se serait produit apparemment quelques mètres plus loin, bloquant temporairement le flux des nombreuses voitures présentes sur la voie. En tant que bonne Italienne au caractère de feu, Lana peste, s’agace toute seule dans sa voiture avant de finalement lâcher prise et de monter le son de l’autoradio. Elle l’augmente suffisamment pour pouvoir couvrir le bruit de sa propre voix et se met doucement à chanter sur la musique pop passant à la radio. Au fur et à mesure que les minutes passent, l’ancienne organisatrice de mariage se met à se lâcher de plus en plus, chantant à tue-tête, pour ne pas dire crier, et ajoutant même quelques pas de danse en bougeant ses bras dans tous les sens. Pas de doutes que le spectacle doit être plus qu’amusant pour les voitures alentours, qui doivent certainement la prendre pour une folle, mais Lana n’en a que cure, profite du moment pour lâcher prise. Depuis qu’elle est revenue à Naples, qu’elle a décidé de faire le ménage dans sa vie et surtout de ne plus porter le lourd fardeau qu’est devenue pour elle son entreprise d’organisation de mariage. Elle a conscience de laisser là un pan important de sa vie, qui a beaucoup compté pour elle, mais ce travail ne l’épanouit plus comme c’était le cas auparavant. Elle a grandi, évolué, et ne parvient plus à trouver suffisamment d’énergie pour passer au-dessus des demandes de plus en plus exigeantes des clients. Il n’empêche pas qu’elle trouve toujours une magie particulière au mariage et qu’elle connaît absolument tous les détails du sien, si cela lui arrive un jour, (Oui Sandrine, cela est une inception pour Erio) mais elle n’éprouve plus autant de plaisir à les organiser pour les autres. Si elle ne sait pas encore de quoi son avenir sera fait, la vente de sa boîte semble tout de même bien partie, ce qui pourra lui donner un peu d’oxygène pour prendre le temps de découvrir la nouvelle voie qui l’attends. Mais pour le moment, c’est la voie routière sur laquelle elle se trouve qui semble ne présenter aucun dégagé. « Ah. » Lana sursaute, extirpée de son show par un bruit provenant de sa vitre. Elle se tourne donc, arque un sourcil en voyant qui se trouve là, à la regarder, avant de se rendre compte qu’elle est en train de fixer Dante, comme si elle était en attente de l’entendre, mais sans avoir pris la peine de baisser la vitre. Elle s’exécute donc puis se jette sur son autoradio qui projette le son extrêmement fort à l’extérieur, avant de porter toute son attention sur ce jeune homme qui est en train petit à petit de devenir un ami. « Un constat ? Oui oui, bien sûr, j’en ai des tas. » Une blague de la part d’Erio, qui s’était amusé à lui en remplir sa boîte à gant avant de la traiter de danger public. Il est mauvaise langue, en soit, puisqu’elle n’a eu qu’à l’utiliser une toute petite fois depuis ça et elle n’était pas en tort. Enfin, un tout petit peu. Bon, elle a reculé dans une voiture en voulant sortir de sa place de parking, c’est vrai. « Tiens voilà. Rien de grave j’espère ? » Dit-elle en lui tendant un exemplaire de la petite dizaine qu’elle a gardé, au cas où. Alors que Dante retourne auprès de sa voiture, Lana ne peut s’empêcher de sortir de la sienne, curieuse. Elle observe alors un homme plus que mal luné et jette un rapide coup d’œil aux deux voitures cabossées : ça ne semble être heureusement que de la taule froissée. Restant à l’écart le temps que la situation se règle et que les papiers soient remplis, elle s’approche finalement de Dante une fois l’homme reparti dans sa voiture, visiblement en pétard. « Il a l’air très agréable, celui-là. Tu veux que je t’accompagne jusqu’à un garage pour la faire réparer ? Histoire que je te ramène chez toi ensuite ? Enfin, quand ce bazar sera terminé quoi. » Parce que pour le moment, ça file n’a pas bougé d’un pouce. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle s’est permise d’abandonner sa voiture l’espace de quelques instants.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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