Revenir en haut
Aller en bas


 

- { monsieur Tobi'choupi } › Parler, rire, se confier : tout ce qu'il faut pour passer une agréable soirée. -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: San Calisto
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Majbritt Bergman10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3920-majbritt-lisbeth-bergman-croir http://www.ciao-vecchio.com/t3927-majbritt-lisbeth-je-taime-une-fois-je-taime-deux-fois-je-taime-plus-que-le-riz-et-les-petits-pois#126299
ID : Je suis connue sous le pseudo de pitoquinha sur les forums, sinon je me prénomme Louise.
Faceclaim : J'ai beaucoup de chance puisque je joue la magnifique, sublime, parfaite Dianna Agron. + ©- paroles de "Murder Song" par AURORA + avatar signé Blondie
Multi-comptes : Je joue également Anabela Laranjeira, ayant pour célébrité Amber Heard, puis je joue aussi la très jolie Mila Clarizio ayant pour célébrité Jessica De Gouw.
Messages : 1687 - Points : 3454

Âge : Née à Göteborg le 24.12.1989, j'ai déjà trente ans.
Métier : Je suis actuellement la secrétaire personnelle (à l'essai) de monsieur Francesco Spinoza.
Sujet: { monsieur Tobi'choupi } › Parler, rire, se confier : tout ce qu'il faut pour passer une agréable soirée. ( le Lun 3 Sep 2018 - 2:33 )
Parler, rire, se confier : tout ce qu'il faut
pour passer une agréable soirée.
Nerveuse. Il me semble que c'est le mot juste pour qualifier l'état dans lequel je me suis trouvée lorsque je me suis réveillée ce matin. J'avais un rendez-vous important afin de changer de travail, et même si je suis sûre de moi, de mes qualifications, je me suis tout de même sentie fébrile. Le fait est que le rendez-vous s'est déroulé ce matin et une fois que j'ai quitté le lieu de rendez-vous, je me suis sentie beaucoup plus légère. J'ai eu la sensation de pouvoir voler et cela m'a fait beaucoup de bien. Cependant, je n'ai pas rencontré l'homme pour qui je devrais peut-être travailler, tout bonnement parce qu'il était très occupé. J'ai ressenti de la déception, car j'aurais préféré faire sa connaissance, afin d'avoir un ressenti positif ou non, mais cela ne s'est pas déroulé ainsi. Je me dis qu'ai pire, si je suis prise, je ferais sa connaissance, c'est le plus important. Grâce à l'homme qui m'a amené à Naples, j'ai appris à voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide et je lui en serais toujours reconnaissante.

J'ai voulu me vider la tête, afin de faire une pause, parce que j'en avais irrémédiablement besoin. De ce fait, j'ai erré dans les rues de Naples, profitant de la tranquillité, du brouhaha parfois, sans chercher à savoir où je voulais me rendre. J'ai toujours aimé marcher et lorsque j'ai pu enfin sortir, lorsque j'ai pu fouler les pavés à ses côtés le soir, j'étais heureuse. Je m'applique donc à le faire chaque jour que Dieu fait, imaginant qu'il se trouve non loin de moi, bien que cela soit le cas puisqu'il est dans mon cœur, quoi qu'il advienne. Je l'ai aimé, et je l'aimerais toujours, c'est une certitude. Penser ainsi à lui fait naître un doux sourire sur mon visage. J'aurais préféré qu'il reste à mes côtés, que l'on ne se quitte jamais, mais comme on dit : Dieu donne et Dieu reprend. Il semblerait qu'il dût me prendre cet homme dont j'étais amoureuse et avec le temps, je crois que j'ai réussi à l'accepter. Le fait est que je suis toujours prise de nostalgie lorsque je pense à lui, puis je lui voue un amour inconditionnel, car grâce à lui, je n'ai plus jamais été battu par mon géniteur. Aujourd'hui, je me sens plus italienne que suédoise, puisque je vis à Naples et que je ne veux pas quitter cette ville, MA ville. Je me sens ici chez moi, et pour rien au monde, je n'irais vivre ailleurs. La Suède ne me manque pas, d'autant que je n'ai personne là-bas, ce qui doit simplifier les choses dans le fond.

C'est après m'être arrêté afin de manger un petit quelque chose dans un fast-food, que je me rends au San Calisto. J'y ai rencontré de merveilleuses personnes, surtout une : Tobias. C'est un homme remarquable, que j'apprécie énormément et qui sait faire taire mes maux, bien qu'il ne le sache pas. Travailler, sortir, parler avec les autres, cela me permet de penser à autre chose qu'à la vie que j'ai vécu et j'en ai vraiment besoin. Je reste vague sur mon passé lorsque l'on ose me poser des questions. J'explique simplement que je suis Suédoise et que je suis arrivée à Naples relativement tôt, il y a bien de cela des années. J'ajoute que je n'ai pas de famille à ma connaissance, puis, j'essaye de changer de conversation, m'intéressant aux personnes avec qui je parle, leur faisant ainsi parler d'eux, afin d'oublier ma personne et l'enfance que j'ai eu. Heureusement, avec Tobias, c'est différent. Nous parlons de pas mal de choses, mais il ne s'aventure pas, puis il ne fait pas parti de ces personnes qui persistent afin de savoir coûte que coûte ce qu'ils veulent savoir, nous obligeant presque à tout raconter, simplement pour nourrir leur curiosité parfois malsaine.

« Bonsoir. » Je prononce alors que l'on m'accueille, m'offrant d'adorables sourires. Je suis une habituée, comme pas mal de personnes sans doute, seulement, je me fonds dans la masse, je suis à l'image d'un caméléon. Restant dans mon coin, à boire quelques verres en écoutant de la bonne musique, je ne crée aucun problème et je me vide la tête, tout simplement. Bien sûr, je suis sociable, je réponds toujours lorsque l'on aborde et il m'arrive aussi d'aller vers les autres, bien que je ne le fasse pas tout le temps. Pourtant, ce soir, j'attends Tobias. C'est une personne que je considère comme étant mon ami, puis je l'apprécie beaucoup, nous passons toujours de très bons moments ensemble, lorsque l'on se retrouve ici, au San Calisto. Nous avons prévu de nous voir et c'est donc très heureuse que j'attends, impatiente. Je souhaite lui parler de mon entretien, parce que malgré mes allures de femme forte, je doute, je ne suis pas aussi sûre de moi que je le laisse paraître. Alors que je suis assise à une table avec un Mojito devant moi, je l'aperçois finalement et naturellement, je me lève, agitant une de mes mains, afin qu'il m'aperçoit. Une fois qu'il croise mon regard, un large sourire fend mon visage et lorsqu'il arrive à ma hauteur, je dépose un baiser sur sa joue, avant de l'étreindre tendrement. « Bonsoir Tobias. » Je prononce, plus heureuse encore, oubliant même tous mes tracas. Retrouvant ma place, je prends l'une de ses mains dans les miennes et je lui presse tendrement. « Alors, comment vas-tu ? » Je demande, curieuse, désireuse de savoir comment il se sent, prêtant toujours une oreille attentive, s'il en a besoin.
Pando


GNURF GNURF — bla bla bla
bla bla bla
bla bla bla


Dernière édition par Majbritt Bergman le Lun 10 Sep 2018 - 16:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Tobias SpilsburyLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t545-i-may-be-drunk-miss-but- http://www.ciao-vecchio.com/t587-tobias-and-it-left-me-to-wonder-if-people-ever-know-each-other
ID : Sharky // Ingrid
Faceclaim : Eddie Redmayne ©RQ
Multi-comptes : Vera, Vittoria et Ban-Ryu
Messages : 504 - Points : 1417

Âge : 36 ans
Métier : Historien et Conservateur au Musée Nationale d'Archéologie.
Sujet: Re: { monsieur Tobi'choupi } › Parler, rire, se confier : tout ce qu'il faut pour passer une agréable soirée. ( le Jeu 6 Sep 2018 - 20:32 )
Tobias était assis dans le couloir de l’hôpital. La tête dans les mains, le regard perdu sur une des dalles du sol blanc. Ses yeux étaient secs : comme si dans sa vie il avait connu trop de tragédie pour avoir encore des larmes à verser. Les docteurs et infirmières passaient devant lui sans venir lui demander pourquoi il était comme ça. Même lui n’aurait pas été en mesure de répondre. Derrière le mur qui le séparait de la chambre : il y avait Angèle qui avait perdu leur bébé. Le choc de l’annonce de la mort de Gianluca avait eut raison de la petite… C’était une petite fille oui. Il avait eut le malheur d’entendre une aide-soignante en parler. Il avait perdu son bébé… Son enfant : celui qui avait été conçu en une froide et humide journée en Ecosse. Celui-là même qu’il pensait être une sorte de réincarnation de son père. Ces espoirs s’envolaient. Il avait accouru à l’hôpital avec le faible espoir de recevoir une bonne nouvelle : mais à chaque fois qu’il était dans ces lieux une mauvaise nouvelle l’accablait. Angèle se reposait, elle était encore sous le choc : comment la blâmer ? S’il venait de perdre sa fille : elle la portait dans son sein. Tobias n’était pas le genre d’homme égoïste qui se mettait au centre de tout : en cet instant il souffrait pour Angèle et pour lui-même. Leur amour était maudit. Il commençait à le comprendre petit à petit. Peut-être était-ce parce qu’ils s’aimaient trop et qu’aujourd’hui ils n’arrivent plus à le témoigner ? Quelque chose avait dû changer… Tobias savait la raison derrière cet échec amoureux : son emprisonnement l’avait changé. Il se souvenait en revenant qu’on lui avait déconseillé de renouer avec Angèle : mais comment oublier cette longue chevelure blonde ? Ces yeux pétillants qui vous vont chavirer ? Ne parlons même pas de son doux rire qui le sortait toujours de sa mélancolie maladive. Pourquoi ne pouvaient-ils plus être ensemble ? Il ne le savait pas en réalité. Il cherchait des excuses, des justifications à ce fiasco affectif. Tobias arrivait toujours à la même conclusion : il aurait dû rester mort. Mieux encore : il aurait dû mourir dans ces geôles.
Lorsque son portable vibra dans la poche de sa veste en jean, il le sortit et lu rapidement sur l’écran le mémo qu’il s’était mis. Rendez-vous avec la belle Maj. Un long soupire traversa ses lèvres. Il se leva et rentra dans la chambre où Angèle dormait encore. Il déposa un baiser sur son front, lui laissa un mot en lui disant qu’il revenait avant de sortir pour se diriger vers le San Callisto. Il fut un temps où il passait le plus clair de son temps. L’époque où il était revenu à Naples, où il ne savait plus trop bien quoi faire de sa vie après être sortis des enfers. C’est durant une de ces soirées pour se raccrocher à une vie perdue qu’il avait rencontré Majbritt. Une jeune femme au sourire éclatant, au regard remplis de vie mais qui possède sa propre part d’ombre. La même qui accablait presque quotidiennement l’Historien. C’est bien parce qu’il a vu sa réflexion dans les yeux de la belle qu’il n’a jamais osé lui demander ce qui la tracassait. Il ne parlait jamais de ces quatre années d’emprisonnement : ce n’était pas pour mettre son nez dans les affaires des autres. Il ne mangeait pas de ce pain-là. Les mains dans les poches, il arpentait les rues de Naples comme un zombie. Le visage pâle, des poches sous les yeux en seuls témoins de son manque de sommeil : il n’avait clairement pas bonne mine. Mais cela importait peu. Maj trouverait les mots pour le tirer de son spleen. Et Safiya terminerait le travail, sa belle Egyptienne devenue maintenant seul pilier de sa vie il le savait. Il lui glissa d’ailleurs un sms pour ne pas qu’elle s’inquiète. Il y aurait un temps pour lui parler de la fausse-couche d’Angèle. En attendant, il voulait juste boire un verre. Peut-être même deux voir trois… Il ne mettrait pas de limites ce soir.

Poussant la porte du bar, il salua les habitués et le barman qu’il commençait à connaître maintenant après le temps qu’il a passé ici. « La même chose que d’habitude ? » Tobias ne répondit pas, il se contenta de lever son pouce en l’air avant de s’approcher de la belle qui l’attendait. Trouvant la force de lui sourire, il glissa son bras autour d’elle pour répondre à l’embrassade. Il faut dire qu’elle avait été adorable à faire des grands gestes pour attirer son attention. Comment rester impassible face à cela ?

« Bonsoir Maj. » Dit-il en la serrant doucement avant de s’éloigner. Il enleva sa veste et la posa sur la chaise avant de s’asseoir. Il la laisse prendre ses mains, il rendit l’étreinte en souriant tristement cette fois-ci. « Disons que… J’ai connu mieux. Disons ça comme ça. Oui. » Il prit une longue inspiration : « Et même si ce n’est pas totalement le cas, cela est bien trop triste pour en parler. Pas alors que cela fait longtemps que je n’ai pas eu la chance de passer une soirée avec toi. » Tom, le barman, apporta sa commande. Il le remercia et libéra une de ses mains pour lever son verre : « A ton job hein ? » Il sourit plus franchement cette fois-ci. « Ton futur patron ne sait pas encore la chance qu’il à de t’avoir ! » Il trinqua avec elle avant de prendre une gorgée de son Whisky sec. Il reposa son verre et reporta son attention sur elle : « Tu commences quand ? »


L'agréable sentiment d'avoir quelque chose à faire, un but à poursuivre.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Majbritt Bergman10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3920-majbritt-lisbeth-bergman-croir http://www.ciao-vecchio.com/t3927-majbritt-lisbeth-je-taime-une-fois-je-taime-deux-fois-je-taime-plus-que-le-riz-et-les-petits-pois#126299
ID : Je suis connue sous le pseudo de pitoquinha sur les forums, sinon je me prénomme Louise.
Faceclaim : J'ai beaucoup de chance puisque je joue la magnifique, sublime, parfaite Dianna Agron. + ©- paroles de "Murder Song" par AURORA + avatar signé Blondie
Multi-comptes : Je joue également Anabela Laranjeira, ayant pour célébrité Amber Heard, puis je joue aussi la très jolie Mila Clarizio ayant pour célébrité Jessica De Gouw.
Messages : 1687 - Points : 3454

Âge : Née à Göteborg le 24.12.1989, j'ai déjà trente ans.
Métier : Je suis actuellement la secrétaire personnelle (à l'essai) de monsieur Francesco Spinoza.
Sujet: Re: { monsieur Tobi'choupi } › Parler, rire, se confier : tout ce qu'il faut pour passer une agréable soirée. ( le Mar 11 Sep 2018 - 17:50 )
Parler, rire, se confier : tout ce qu'il faut
pour passer une agréable soirée.
Alors que Toby me sert tout contre lui pour répondre à mon étreinte, je ressens une sensation étrange. Je ne sais pour quelle raison un frisson me parcourt quand je croise son regard bleu, d'habitude rieur et scintillant. À cet instant, en le croisant, je constate une immense tristesse, mais également une douleur effroyable. Le voir ainsi me fait énormément de peine et je voudrais par la seule force de mon regard le vider de toute cette souffrance, seulement, j'en suis incapable. Je l'écoute alors qu'il m'annonce qu'il a connu mieux pour ajouter par la suite que ce qui lui arrive est bien trop triste pour en parler. Totalement bouleversée, je ressers ma prise sur l'une de ses mains alors qu'il désire trinquer pour mon futur travail, du moins, si je suis prise. Je ne sais plus réellement à quoi lever mon verre, étant donné qu'il est dans un sale état, un état qui me peine énormément, parce que je ne l'ai jamais vu ainsi. Je voudrais l'aider, seulement, je ne sais pas comment. Je ne sais pas ce qui vient de lui arriver et je ne veux pas lui tirer les verres du nez. « À de jours meilleurs. » Je finis par prononcer, alors que j'esquisse un sourire que je veux rassurant. « Concernant le job, je ne sais pas encore si je l'ai obtenu. » Je hausse les épaules, faisant mine que ce n'est pas grave, ce qui est le cas puisqu'à présent je ne fais que penser au chagrin de mon ami. « De plus, je n'ai pas rencontré mon futur potentiel employeur. Il était trop occupé, il avait beaucoup de choses à faire à la fois étant donné que sa secrétaire personnelle a dû s'en aller. » Je ne connais pas les raisons de ce départ, à croire que c'est un secret connu seulement par cette femme et son ancien employeur qui, d'après ce que j'ai pu entendre, l'a recommandé à bons nombres d'hommes d'affaires, afin qu'elle trouve un travail à l'endroit où elle a dû se rendre. « En tout cas, tu es adorable, merci beaucoup pour tes encouragements. » Je lui offre à nouveau un sourire, avant de boire une gorgée de mon Mojito. « En tout cas, tu as parfaitement raison, si je suis prise, il aura beaucoup de chance de m'avoir ! » Évidemment, je plaisante, étant loin d'avoir les chevilles qui enflent, puisque je ne suis pas ainsi, d'ailleurs Toby le sait très bien. « J'aimerais commencer rapidement si je suis prise. Je n'aime pas rester sans rien faire. » Ce qui est vrai, j'aime être occupé en permanence, afin de ne pas ressasser mon passé auprès de cet homme que j'aimais éperdument. « Malgré tout Tobias, je veux dire, malgré le fait que je ne sache pas ce qu'il en est pour mon travail, je suis contente d'être en ta compagnie. Je veux dire d'être là avec toi, parce que je t'apprécie beaucoup. » J'hésite sur les mots que j'emploie, préférant regarder mon verre en les prononçant pour ne pas affronter l'immense tristesse qui noie les yeux de mon cher ami. « Toby... » Je commence, ravalant avec difficulté ma salive, puisque la douleur qu'il ressent fait écho à celle que j'ai longtemps dû supporter et que je porte encore, parfois…

***
« Enrico, j'essaye de te joindre depuis plusieurs heures… Je t'en prie, rappelle-moi. » Je dis sur la messagerie de son téléphone, puisqu'il ne me répond pas et qu'un sentiment d'inquiétude se fait de plus en plus présent à chaque seconde qui passe. Les heures s'écoulent avec lenteur sans que je ne parvienne à le joindre et je sais au plus profond de moi que quelque chose cloche. Je ressens un malaise que je n'ai jamais plus ressenti depuis le soir où j'ai eu la force de quitter le domicile pour ne pas mourir sous les coups que m'assénait mon géniteur. Heureusement pour moi, Enrico m'avait trouvé, il m'avait sauvé… « Enrico. » Je souffle, alors que je me sens soudainement nauséeuse et que je me rends dans la salle de bain pour me vider de tout ce que j'ai avalé durant la journée. Après un certain laps de temps, que je ne pourrais pas quantifier, alors que je ne fais plus que rendre ma bile, mon téléphone sonne. Mes prunelles s'emplissent de larmes alors que je me doute déjà qu'il lui ait arrivé quelque chose de terriblement grave…

Poussant les portes de l'hôpital de Naples, j'ai la sensation que tout se déroule au ralenti. Je ne perçois aucun son, me focalisant sur l'idée que je dois voir Enrico, que je dois être près de lui afin de l'aider au mieux à s'en sortir. Je ne veux pas croire que je ne verrais jamais plus son doux sourire énigmatique, ni même son regard qui a toujours transpercé mon âme. Enrico pouvait lire en moi comme dans un livre ouvert et je désire qu'il continue encore, durant de belles et longues années, jusqu'à notre mort à tous deux, très vieux. Je me suis efforcée de rester dans notre bulle protectrice durant toutes les années que nous avons partagé et je refuse qu'elle éclate, je refuse que l'on m'en prive, je refuse qu'Enrico m'abandonne, je ne veux pas qu'il me laisse seule dans un monde où je ne pourrais pas exciter sans lui.

***

Recouvrant mes esprits avec lenteur, j'ose à nouveau poser mon regard sur mon ami, qui me semble tout aussi perdu que moi. Par chance, si je puis dire, il n'a pas remarqué mon absence et d'un geste rapide, j'essuie une larme qui a osé commencer sa course sur l'une de mes joues. Reprenant mon souffle et pressant à nouveau sa main afin qu'il émerge lui aussi, je lui dis tout bas : « On devrait décompresser, faire des choses folles... Comme... Comme des gosses. » L'insouciance. Je pense qu'elle nous est nécessaire, autant pour lui que pour moi à cet instant, car nous avons un besoin vital de pouvoir prendre une nouvelle bouffée d'air, étant donné que nous sommes depuis trop longtemps rester en apnée. Prenant mon courage à deux mains, j'ose me lever et je l'entraîne avec moi, afin que l'on danse comme bon nous semble, nous moquant de toutes les personnes présentent. Alors que j'ose émettre un rire, je me lance, le fixant en lui faisant signe de me rejoindre à l'aide de l'un de mes doigts. Nous avons besoin de nous amuser comme des enfants, chose que je n'ai jamais réellement faite, puisque mon géniteur m'a privé de celle-ci, m'obligeant à entrer trop rapidement dans le monde souvent très cruel des adultes.
Pando


GNURF GNURF — bla bla bla
bla bla bla
bla bla bla
Revenir en haut Aller en bas
Tobias SpilsburyLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t545-i-may-be-drunk-miss-but- http://www.ciao-vecchio.com/t587-tobias-and-it-left-me-to-wonder-if-people-ever-know-each-other
ID : Sharky // Ingrid
Faceclaim : Eddie Redmayne ©RQ
Multi-comptes : Vera, Vittoria et Ban-Ryu
Messages : 504 - Points : 1417

Âge : 36 ans
Métier : Historien et Conservateur au Musée Nationale d'Archéologie.
Sujet: Re: { monsieur Tobi'choupi } › Parler, rire, se confier : tout ce qu'il faut pour passer une agréable soirée. ( le Sam 6 Oct 2018 - 19:42 )
Que dire, quoi faire pour ne pas avoir de la pitié de la part des autres ? En cet instant, ce n’était pas ce don il avait besoin. Son deuil, sa peine était sa croix : pas celle d’un autre. Tobias devait apprendre à vivre avec ce poids sur le cœur et dans ses tripes. Comme son psychologue lui disait : il ne pouvait pas être déchiré toute sa vie ; continuer d’avancer comme un écorché vif. Cependant, il fallait rappeler les faits : la vie n’avait eut de cesse ces dix dernières de le mettre à l’épreuve et l’Historien était là. De tout. De se battre ; de continuer à respirer ; de vivre tout simplement. Et pourtant, le choix il ne l’avait pas. Il devait continuer de faire les petites choses du quotidien pour ne pas se noyer totalement dans le désarroi de sa vie. Au côté de Majbritt, il pensait pouvoir se forcer et lui offrir son plus beau sourire ; mais même le regard de la belle plante devant lui n’arrivait pas à dérider son visage. Lui, qui avait attendu ce moment, se retrouvait prisonnier de ses sentiments et incapable de se réjouir de retrouver cette amie. Son emprise resserrée, il étire une maigre risette pour tout remerciement : incapable de faire plus. Trinquer à des jours meilleurs, voilà ce qu’ils pouvaient faire. Il porta son verre à ses lèvres avant de le reposer doucement non sans expirer longuement et tristement. Partant rapidement sur un autre sujet, Tobias s’enquerra de demander à Majbritt comment s’était passé l’interview qu’elle avait eut. Il se battait contre son propre mal être pour son amie. Elle ne méritait pas de souffrir en même temps que lui bien qu’il savait déjà qu’elle absorbait petit à petit sa peine.

« Je suis un piètre ami ces derniers temps, mais je serais toujours là pour toi : qu’importe l’heure de la journée ou bien de la nuit. » Il était bien trop loyal pour faire autrement. « Tu me tiendras au courant hein ? » Il avait un bon pressentiment concernant cet entretien. « Je t’inviterai au restaurant dans les deux cas ok ? » Faire des projets était un moyen comme un autre de prouver que la vie continuait malgré les épreuves.

Ce que Majbritt ajouta par la suite le fit sourire plus sincèrement et chaleureusement. Ces mots mettaient du baume sur son cœur meurtris. Il était chanceux, il le savait, pourtant Tobias n’arrivait pas à savourer cela. Pas après la mort de sa fille… Cet enfant qu’il désirait par dessus tout, qu’il aurait aimé éperdument.

« Je sais… Sans le savoir : ce rendez-vous me fait du bien et je pense qu’il était nécessaire. Je dois juste reprendre le courage de continuer à ramer sur le fleuve de la vie et je sais que tu feras partie de ces personnes qui peuvent m’aider. »

Parce que sa chère et tendre amie avait également connu des chagrins et pas des moindres : elle avait perdu l’homme de sa vie tragiquement. Angèle était en vie, sa Safiya avait survécu également à ses côtés : Tobias aimerait qu’Enrico soit encore aux côtés de Majbritt pour la soutenir. En le voyant perdu dans ses pensées, il prit une gorgée de son verre avant de poser sa main sur son avant-bras. Sans rien dire. Sans la perturber : se contentant d’être là silencieusement pour elle. Ce regard… Il avait l’impression d’avoir un miroir devant lui. Quand elle émergea en affirmant qu’ils devaient faire des choses folles : Tobias fronça les sourcils. Il ne savait pas en toute honnêteté s’il avait le cœur à faire cela. Il n’avait l’envie d’être un gosse… Probablement parce que sa fille ne pourrait jamais connaître ces petits plaisirs.

Enlevant sa main de son avant-bras puis de la sienne, il but cul-sec son verre d’alcool avant de le reposer. Qu’à cela ne tienne, il ne faut pas longtemps à Maj pour se lever et aller danser. A une distance respectable, elle le pointa du doigt pour lui ordonner de le rejoindre. Tobias prit une longue inspiration, contempla son verre vide avant de se lever : non sans se retourner vers le bar pour demander à l’employé de le resservir. Les mains dans les poches, il s’approcha de la belle. Planté comme un piquet alors que les autres autour déhanchaient : il s’approcha de l’oreille de son amie pour murmurer ces quelques mots.

« C’est vraiment parce que je t’apprécie… » Une risette triste en coin, il enleva ses mains de ses poches et commença à danser. Il n’était pas un grand danseur : préférant laisser cela à sa douce Safiya ; mais il avait quelques mouvements dignes de John Travolta pour Patrick Swayne. Pourtant, quand un bébé se mit à pleurer dans le bar il s’arrêta. Ses yeux se remplirent à nouveau de larmes. « Je… Je ne peux pas… Je ne peux pas… Je suis désolé… Pas ce soir. » Il tourna les talons pour sortir du bar et s’asseoir sur une des tables de jardin. Il attrapa sa tête dans ses mains et fonda en larmes. En attendant la porte s’ouvrir peu après lui ; il se redressa et regarda Maj dans les yeux : « Angèle… Elle a perdu notre bébé… Elle était enceinte de moi et… » Les mots ne passent plus dans sa gorge bien trop obstruée par les sanglots. « Et… Et… Je la voulais tellement cette petite princesse… Elle… Elle était parfaite en tout point… Je n’ai juste pas su… Prendre soin de sa mère… » Son cœur se déchirait à cette idée. Posant sa main sur sa poitrine comme pour serrer son palpitant : il grogna de douleurs en continuant de pleurer. « Je suis désolé… » Répétait-il quand il reprenait sa respiration. « Je suis tellement désolé… Je gâche tout… »


L'agréable sentiment d'avoir quelque chose à faire, un but à poursuivre.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Majbritt Bergman10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3920-majbritt-lisbeth-bergman-croir http://www.ciao-vecchio.com/t3927-majbritt-lisbeth-je-taime-une-fois-je-taime-deux-fois-je-taime-plus-que-le-riz-et-les-petits-pois#126299
ID : Je suis connue sous le pseudo de pitoquinha sur les forums, sinon je me prénomme Louise.
Faceclaim : J'ai beaucoup de chance puisque je joue la magnifique, sublime, parfaite Dianna Agron. + ©- paroles de "Murder Song" par AURORA + avatar signé Blondie
Multi-comptes : Je joue également Anabela Laranjeira, ayant pour célébrité Amber Heard, puis je joue aussi la très jolie Mila Clarizio ayant pour célébrité Jessica De Gouw.
Messages : 1687 - Points : 3454

Âge : Née à Göteborg le 24.12.1989, j'ai déjà trente ans.
Métier : Je suis actuellement la secrétaire personnelle (à l'essai) de monsieur Francesco Spinoza.
Sujet: Re: { monsieur Tobi'choupi } › Parler, rire, se confier : tout ce qu'il faut pour passer une agréable soirée. ( le Mar 16 Oct 2018 - 23:20 )
Parler, rire, se confier : tout ce qu'il faut
pour passer une agréable soirée.
Je voudrais avoir le pouvoir de rendre heureux mon ami, je voudrais avoir la possibilité d'effacer tous les instants difficiles qu'il a vécu, seulement, je ne peux pas. Sa peine me rappelle la mienne, lorsque j'ai appris le décès d'Enrico, l'homme qui m'a sauvé de nombreux coups que me portait mon « géniteur » puisque je n'ai jamais plus prononcé le mot « père » lorsqu'il a commencé à frapper ma mère devant moi. J'ai été privé de mon enfance alors que je n'avais que neuf ans et à partir de cet âge, j'ai compris que la vie était rude et bien loin d'être belle, comme on l'entend trop souvent. Par ailleurs, il me semble avoir lu ou entendu que l'être humain n'est heureux que durant trente années de sa vie, ce qui est plus rare encore qu'on ne puisse l'imaginer. Certains enfants n'ont pas la chance de vivre beaucoup de temps, décédant à l'hôpital à cause de pathologies impossibles à véritablement traiter, puis, il y a aussi les enlèvements, les meurtres, les accidents de la route, la liste est interminable. Cela me rappelle une fois encore le décès d'Enrico, cet homme qui m'a permis de devenir la femme que je suis aujourd'hui, même si j'ai la sensation qu'une partie de moi s'en est allée avec lui, lorsque j'ai appris son décès. Ne pipant mot, alors que mon regard est empli d'une tristesse intense, j'écoute Tobias. Il affirme être un « piètre ami » ces derniers temps, ce qui sonne faux à mon oreille. Tobias est toujours présent pour les personnes qu'il aime, se mettant même de côté afin d'aider les autres, malgré tous ses problèmes. « Tu sais très bien que c'est faux. » Je lui affirme, alors que nos regards s'accrochent et qu'il reprend, me disant que nous irons au restaurant, que je sois prise ou non, dans la société où j'ai postulé, passant d'ailleurs mon entretien aujourd'hui, plus tôt dans la journée. « C'est d'accord pour le restaurant. » Je lui dis, ne pouvant cesser de regarder mon ami.
Perdu dans mes pensées alors que je revois défiler devant mes yeux l'enterrement d'Enrico, je sens la compassion de Tobias, puisqu'effectivement, il a délicatement posé sa main sur mon avant-bras, alors que je ne m'en rends compte que lorsque j'émerge de mes dites pensées. Nous restons silencieux un temps, sans doute parce que nous en avons besoin, lorsque je décide de me lever, désireuse que nous nous amusions comme des enfants, même si mon enfance me semble bien lointaine, comme une sorte de rêve qui c'est finalement transformé en cauchemar. Pourtant, malgré cette pensée, je suis à présent sur la piste et je lui fais signe de me rejoindre, ne sachant pas encore pourquoi mon ami semble aussi malheureux. Son regard trahi une souffrance épouvantable, seulement, il est là, présent, debout. Sa force et son courage m'ont toujours fasciné ainsi qu'impressionner alors que j'esquisse un sourire lorsqu'il me rejoint, les mains dans les poches, gêné. Cela provoque un petit rire qui s'extirpe d'entre mes lèvres, alors qu'il vient me murmurer à l'oreille que s'il me rejoint, s'il se met à danser, c'est parce qu'il m'apprécie, la réciproque est vraie. « Merci. » Je lui souffle, mes prunelles scintillantes, alors que nous dansons peu de temps, puisqu'à un moment, je ne sais pour quelles raisons, ses prunelles s'emplissent de larmes. S'excusant, ma bouche forme un « O » alors qu'il quitte la piste, mais également le bar, puisque je le suis, interdite, ne comprenant pas ce qu'il vient de se passer. Avançant d'un pas rapide, je le retrouve dehors, poussant péniblement la lourde porte d'entrée du bar. « Tobias… » Je n'ai pas le temps d'ajouter quoi que ce soit, parce que je suis saisie par sa souffrance, sa peine immense qui me semble épouvantable. Mes prunelles s'emplissent rapidement de larmes, parce que je ne supporte pas de voir mon ami ainsi et m'approchant avec lenteur, il m'explique la raison pour laquelle il est ainsi. Posant une main sur ma bouche suite à ses propos, je comprends maintenant pourquoi il souffre ainsi, alors que des larmes roulent sur mes joues. « Tobias. » Je souffle, ne sachant pas quoi dire, alors qu'il ne peut plus contenir toute la peine qu'il ressent, ainsi que la douleur qui le ronge depuis l'annonce du décès de sa petite princesse. « Mon dieu, Tobias… » Je prononce, alors que je ne sais pas comment l'approcher, ayant peur qu'en le touchant, il souffre davantage encore. « Je suis tellement désolée. » Je lui souffle, alors qu'il ne peut retenir des cris de douleur à présent, ce qui me fend le cœur. « Ne dis pas de bêtises. » Je réponds, quand il dit qu'il gâche tout et que finalement, il me laisse l'étreindre, postant une main sur son dos alors que la seconde caresse avec tendresse ses cheveux, afin de l'aider à se calmer, mais également, afin de le soutenir, comme je peux.
Pando


GNURF GNURF — bla bla bla
bla bla bla
bla bla bla
Revenir en haut Aller en bas
Tobias SpilsburyLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t545-i-may-be-drunk-miss-but- http://www.ciao-vecchio.com/t587-tobias-and-it-left-me-to-wonder-if-people-ever-know-each-other
ID : Sharky // Ingrid
Faceclaim : Eddie Redmayne ©RQ
Multi-comptes : Vera, Vittoria et Ban-Ryu
Messages : 504 - Points : 1417

Âge : 36 ans
Métier : Historien et Conservateur au Musée Nationale d'Archéologie.
Sujet: Re: { monsieur Tobi'choupi } › Parler, rire, se confier : tout ce qu'il faut pour passer une agréable soirée. ( le Lun 22 Oct 2018 - 21:40 )
Sa grand-mère disait souvent qu’il y avait des personnes dans le monde qui étaient faites pour s’entendre ; pour être sur la même route. Tobias croyait en ces paroles. Il était difficile de nier l’évidence parfois : le courant passait mieux avec certains qu’avec d’autres et il ne fallait pas toujours chercher une explication rationnelle à ce genre de relations. Bien au contraire, il fallait savoir les embrasser, profiter de l’instant. Alors quand les grands yeux bleus de Majbritt ont croisé les siens : il a succombé. Elle a su le prendre en quelques œillades, elle a sût trouver les mots pour apaiser tant de douleurs qu’aujourd’hui elle était une amie chère à son cœur ; envers qui sa loyauté était infinie. Qu’importent les batailles, les chagrins, les bonheurs à venir : il savait que Maj ne serait jamais loin. L’inverse était vrai, c’est probablement pour cela que Tobias avait accepté de la voir ce soir malgré son désespoir. Dans le pire des cas, s’il craquait : elle serait là pour éponger ses larmes et trouver les mots pour le réconforter. Il ne demandait pas grand chose en vrai : juste qu’on lui arrache ce cœur si lourd à porter. Trop de deuils, trop de souffrances pour son organisme qui avait déjà tant connu les affres d’une vie houleuse. Le fleuve n’avait jamais été tranquille, même si certaine période ont été plus calme que l’autre : tôt ou tard il se retrouvait jeter dans le tourbillon implacable de la vie. Avec ses aléas, ses hauts et ses bas. Que faire cependant quant au final, en faisant le calcul, il y avait plus de mésaventures que d’aventures ? Telle était la question dont il n’aurait probablement jamais la réponse. Et alors qu’il se jetait la pierre en affirmant ne pas être un bon ami : elle le rassure à nouveau. Majbritt le fit sourire, une risette triste : mais au moins il y avait une autre émotion sur son visage que l’accablement.

« J’aime bien avoir rendez-vous Mademoiselle, vous êtes charmante et nos conversations sont toujours délectables. » Sa voix, plus légère pendant quelques instants, sonnait terriblement anglais. Il avait fait exprès de son accent posh juste pour faire sourire la belle devant lui.

Mettre le bonheur des autres avant le sien, voilà ce qu’il aimait de faire. Tobias n’était qu’un être humain : en faisant ça il tentait de ne pas penser à son propre malheur qui rongeait tout dans son être. Jusqu’où le cerveau humain pouvait aller ? Quelle était la limite des hommes quand il était question de douleurs psychologiques ? Il semblerait que même le plus brillant des psychologues ne peut répondre à cette question. Il n’y a pas de remèdes miracle malheureusement. C’est pourquoi il n’eut pas le cœur à la sortir de ses songes alors que son regard se perdit au loin. Dans un autre monde. Dans une réalité dont seul Majbritt possède la clé. Cet endroit si particulier où on se croit à l’abri de tout alors qu’on est à couvert de rien. Ce genre d’ellipse dans le temps est quelque chose qui a toujours fait mal à Tobias. Parce que le temps ne s’arrêtait pas et quand il reprenait sa course : tout vous tombait dessus. Il faisait son possible pour éviter ce genre de situation, mais force était d’avouer que parfois cela était un mal nécessaire. Malheureusement.
La dance proposée par son ami n’allait pas arranger la situation, mais comme sur beaucoup de choses : il était incapable de dire non, Toby. Parce que cela semble faire plaisir à son amie et rien n’est trop beau pour elle. Rien. Alors, il se laisse entraîner : les mains dans les poches comme le grand timide qu’il est ; n’ayant jamais été à l’aise avec ce corps qu’il détestait encore plus depuis qu’il avait été amoché par des mains malveillantes. Malgré tout, la musique l’entraîne et il commence seulement à bouger ses jambes avant que le poids du spleen ne soit trop lourd. Avant qu’il ne craque et fonds en larmes comme une gamine de quinze ans qui aurait trop bu avec ses amis. Alors, l’Historien fuit. C’était ce qu’il savait faire de mieux, c’était ce qui avait coûté la vie de son enfant après tout non ?

Dehors, le vent frais lui fait un peu de bien, pourtant un torrent de larmes continuent de creuser de longs sillons sur ses joues. Tobias est dans un tel état qu’il est tout simplement incapable de se calmer. Le poids sur sa poitrine est si imposant que l’air lui manque ; qu’il à l’impression d’étouffer tant il souffre. Majbritt prononce plusieurs fois son prénom, mais cela ne l’arrête pas. Il avoue. Il impose son mal-être à son ami comme un parfait égoïste. Quel homme exécrable il était. Bientôt, la culpabilité se fit encore plus lourde : puisque maintenant il se blâmait d’emporter dans sa descente aux enfers cet ange qui se tenait devant lui. Cette personne qui aurait été allée chercher la lune si cela pouvait dire qu’il allait sourire à nouveau. Tobias se sentait mal et pourtant il savait qu’il avait besoin d’en parler. Il y avait tellement de choses qui allaient devoir affronter dans les prochains jours que son esprit décidé pour lui de lâcher prise maintenant ; dans l’espoir d’être plus endurcis pour l’enterrement, pour en parler à Safiya, pour affronter le regard d’Angèle… Bon sang ce qu’il avait envie de mourir en cet instant. Tout. Il était prêt à tout accepter tant qu’il ne souffrait plus. Son amie près de lui, il se laissa faire et posa presque instinctivement sa tête dans son cou pour continuer de pleurer dans sa belle chevelure brune.

« Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour souffrir de la sorte ? Pourquoi je ne peux pas être heureux ? »
Il passa ses bras autour de Majbritt pour la serrer contre lui : « C’est de ma faute… Je suis puni parce que j’ai eut une relation avec Safiya alors qu’Angèle était enceinte de mon enfant. » Lui qui pensait que son Dieu le laisserait être heureux quelques instants sans lui faire payer. Il s’était fourvoyé. « Je ne sais même pas comment je vais pouvoir affronter le regard d’Angèle… Ce que je peux faire pour la soutenir alors que si le bébé est mort c’est en partie de ma faute… Elle m’a reproché de ne pas m’être assez battue mais voilà : je ne voulais pas la forcer à quitter sa vie, à quitter son mari… Parce que je ne suis pas un connard… Parce que je ne suis pas un homme qui impose, je suis celui qui propose. » Tobias tentait de respirer entre ces paroles, mais l’air continuait de lui manquer. « Et aujourd’hui… J’ai l’impression que j’ai tellement mal que je vais couler. Que je vais me noyer et que personne ne peut me sauver… Je vais devoir rentrer ce soir et affronter Safiya et j’ai peur… De sa réaction… De la perdre… Comme j’ai perdu Angèle, comme j’ai perdu tant de personnes. Je ne suis pas un homme fort… Je ne suis pas quelqu’un qui montre les crocs … Lève les poings… Je ne suis pas un sportif : je ne suis qu’un Historien qui aime les petites choses simples et qui n’est pas valeureux… »


L'agréable sentiment d'avoir quelque chose à faire, un but à poursuivre.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Majbritt Bergman10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3920-majbritt-lisbeth-bergman-croir http://www.ciao-vecchio.com/t3927-majbritt-lisbeth-je-taime-une-fois-je-taime-deux-fois-je-taime-plus-que-le-riz-et-les-petits-pois#126299
ID : Je suis connue sous le pseudo de pitoquinha sur les forums, sinon je me prénomme Louise.
Faceclaim : J'ai beaucoup de chance puisque je joue la magnifique, sublime, parfaite Dianna Agron. + ©- paroles de "Murder Song" par AURORA + avatar signé Blondie
Multi-comptes : Je joue également Anabela Laranjeira, ayant pour célébrité Amber Heard, puis je joue aussi la très jolie Mila Clarizio ayant pour célébrité Jessica De Gouw.
Messages : 1687 - Points : 3454

Âge : Née à Göteborg le 24.12.1989, j'ai déjà trente ans.
Métier : Je suis actuellement la secrétaire personnelle (à l'essai) de monsieur Francesco Spinoza.
Sujet: Re: { monsieur Tobi'choupi } › Parler, rire, se confier : tout ce qu'il faut pour passer une agréable soirée. ( le Jeu 15 Nov 2018 - 16:34 )
parler, rire, se confier : tout ce qu'il faut pour passer une agréable soirée

 Tobias Splisbury ⊹ Majbritt Bergman  


ÇA DOIT ÊTRE ÇA LES VRAIS AMIS. CEUX QUI RESTENT MÊME QUAND ON PART, QU'ON RETROUVE EN REVENANT, UNE SEMAINE, UN MOIS, UN AN, CINQ ANS APRÈS.
Agnès Ledig
La douleur n'épargne personne. On ne peut pas prétendre ne pas la connaître, se serait un mensonge. J'ai connu la douleur, durant de très nombreuses années alors que je devais grandir en passant au-dessus de mon adolescence, devenant une adulte qui devait s'assumer seule, faire tout toute seule parce que ma mère en était incapable. Les coups que lui donnait mon géniteur – même devant moi – ne lui permettaient plus de faire quoi que ce soit, seulement pleurer et parfois, hurler sa douleur. Elle pouvait supporter des atrocités, mais elle était incapable de le quitter… Je n'en ai jamais compris la raison et je ne la comprendrais sans doute jamais, puisqu'elle n'est plus là ainsi que lui. Des larmes perlant dans mon regard bleuté, je me rends compte qu'ils ont tous deux détruit ce passage où je devais me construire, pour m'obliger à devenir une femme beaucoup trop rapidement. C'est sans doute pour cette raison que j'ai laissé Enrico me formater afin que je devienne celle qu'il voulait que je sois. Aujourd'hui, lorsqu'y pense, lorsque j'ose me perdre dans mes pensées sans revoir des images du passé, je me demande si je sais qui je suis réellement. Aurais-je mal fini si Enrico n'était pas intervenu ? Oui. Serais-je en vie à l'heure actuelle ? Je ne pense pas. Cet homme m'a sauvé d'un avenir funeste alors que je n'avais que seize ans seulement. Il m'a sauvé et je lui serais éternellement reconnaissante.
Une larme roule sur ma joue alors que j'ai du mal à distinguer ce qu'il se trouve autour de Tobias et moi. Nous sommes tous deux dans un terrible état, mais nous nous soutenons, par une étreinte, par des mots, sans se soucier des personnes alentours. À vrai dire, je ne sais pas vraiment si Tobias y fait attention, parce que cela n'est pas mon cas. Écoutant les propos de mon ami, je ne sais réellement pas quoi lui répondre. Qu'a-t-il fait à Dieu ? Je n'en ai aucune idée. Autrefois, je croyais en ce Dieu, lui avouant très souvent mon désir que mon géniteur disparaisse afin de pouvoir vivre en paix aux côtés de ma mère, mais ce n'est jamais arrivé, du moins, pas comme je l'aurai souhaité. Bien sûr, on ne peut pas demander à Dieu d'ôter la vie à qui que ce soit, puis il a bien d'autres choses à faire, seulement, à cet âge, je ne désirais que cela, recommencer une vie avec ma très chère mère. Seulement, à mes seize ans, après de terribles coups portés à mon égard, je me suis enfuie avec le peu de force qui me restait pour ne pas mourir, du moins, pas devant lui. Je ne désirais pas lui donner la satisfaction de me voir périr, puis je désirais m'enfuir parce qu'un espoir subsistait en moi : celui de m'en sortir.
« Je ne sais pas. » Je réponds à Tobias dans un murmure, alors que je prends le temps de lui caresser les cheveux avec une main, pour l'étreindre davantage avec la seconde, poster au bas de son dos. Qu'a-t-il pu faire ? Je n'en ai aucune idée. Tobias est un homme fabuleux qui a déjà beaucoup trop souffert à mon sens. Il devrait avoir le droit de goûter au bonheur, il devrait avoir le droit d'avoir une belle vie après tout ce qu'il a subi. On dit souvent – il me semble – que plus on souffre sur Terre, plus on a de chance d'aller au paradis. De ce fait, je suis certaine que mon ami y arrivera sans mal. Les portes seront grandes ouvertes, il n'y aura aucune discussion possible. Pleurant en silence alors que je l'écoute toujours, il me parle d'Angèle ainsi que de Safiya, deux femmes ayant une importance indéniable dans sa vie. Je ne connais pas toute l'histoire qui les concerne tous trois, seulement, je sais une chose importante : on ne peut revenir sur son passé. C'est ainsi que j'essaie moi-même d'avancer, bien que cela ne soit pas toujours évident, et même si je sais que mon très cher Toby fait tout pour avancer, pour continuer, pour se battre en ce qu'il croit, il se noie bien trop souvent dans le sien. « Ça va aller. » Je lui susurre à l'oreille, sans en être véritablement certaine. Je voudrais évidemment que tout aille mieux pour mon ami, je voudrais qu'il ait dès à présent une belle vie, seulement, je ne sais pas comment l'aider, hormis lui offrir une écoute attentive, ainsi que des instants comme celui que nous vivons, hors du temps, le laissant me faire par de toutes sa tristesse, de sa peine ainsi que de sa douleur. « Je suis là. » Je continue à lui murmurer, entre deux sanglots, tout en ayant la désagréable sensation que l'on presse mon cœur entre des mains, faisant ainsi tout pour qu'il explose, pour me faire davantage mal encore.
Écoutant toujours Tobias, alors qu'il peine à respirer, me racontant sa peur de perdre une fois encore des personnes qu'il aime, je saisis avec lenteur et douceur sa tête. Je comprends ses craintes, mais je veux qu'il sache que je serais toujours là pour lui, toujours présente ainsi que Safiya, je pense, s'ils s'aiment comme je l'imagine. « Tobias. » Je prononce son prénom, désireuse de capter son regard alors que je tiens fermement son visage entre mes mains. « Je ne peux pas prétendre que tout va s'arranger en une nuit et que demain au réveil, tout sera oublié, mais je suis certaine d'une chose. » Mon regard s'emplit de larmes que je laisse couler, alors que des trémolos sont perceptibles dans ma voix. « Toutes les personnes qui t'aiment, Safiya comme moi et encore bien d'autres seront toujours là. On ne te laissera pas tomber et si cela est trop difficile pour certains et qu'ils ne tiennent plus au point de ne pas pouvoir t'aider sache une chose importante, extrêmement importante : moi, moi, je serais toujours là. Je te tiendrais toujours la main, quoi qu'il se passe et s'il le faut, je me placerai devant toi pour recevoir les coups à ta place. Écoute bien, écoute moi, jamais tu ne me perdras. Jamais tu ne te retrouveras seul, jamais. » M'emparant de ses mains, je les sers fermement, mon regard restant planter dans le sien sans que je le soutienne à présent. « Je suis certaine que Safiya ne t'abandonnera pas, puis si tu n'étais pas un homme fort, après ce que tu as vécu, tu ne serais déjà plus là Tobias. Tu es un homme fort, tu restes debout malgré toutes les épreuves qui jonchent ta vie. Tu es un homme bien, un homme bon. Tu es un excellent historien et je te demande de ne plus dire que tu n'es pas valeureux, ne prétend plus que tu n'es pas fort, tu es bien plus que tout cela. » Relâchant l'une de ses mains, j'efface quelques-unes de mes larmes alors que j'espère qu'il va me croire, parce que je sais et que je suis persuadée d'être dans la vérité.
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 000 WORDS.



GNURF GNURF — bla bla bla
bla bla bla
bla bla bla
Revenir en haut Aller en bas
Tobias SpilsburyLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t545-i-may-be-drunk-miss-but- http://www.ciao-vecchio.com/t587-tobias-and-it-left-me-to-wonder-if-people-ever-know-each-other
ID : Sharky // Ingrid
Faceclaim : Eddie Redmayne ©RQ
Multi-comptes : Vera, Vittoria et Ban-Ryu
Messages : 504 - Points : 1417

Âge : 36 ans
Métier : Historien et Conservateur au Musée Nationale d'Archéologie.
Sujet: Re: { monsieur Tobi'choupi } › Parler, rire, se confier : tout ce qu'il faut pour passer une agréable soirée. ( le Mar 20 Nov 2018 - 22:50 )
Un jour, Tobias avait lu dans un livre que toutes les épreuves endurées ne rendaient que plus fort. Il n’avait trouvé aucune trace de celles qui laissent des séquelles tellement lourdes que la personne ne peut tout simplement pas se relever. Quelle est la limite de l’homme ? Qu’est-ce que ce dernier devait subir pour tomber dans les abysses de la dépression, pour couler dans les bas-fonds et ne plus jamais en ressortir ? C’est probablement pour répondre à ces questions que les psychiatres et les psychologues sortaient presque tous les mois de nouveaux livres à ce sujet. Le cerveau humain. Une entité qui contrôle non seulement le corps, mais également les émotions. A plusieurs reprises, Tobias avait remarqué que lorsque ce dernier le décidait : le corps ne fonctionnait plus. Comme à l’instant présent où même les beaux yeux de son ami ne l’extirpent pas de son mal-être. Il semble emprisonner dans cette cage de douleurs qui se rétrécit au fur et à mesure qu’il tente de résister. Une chose futile, mais de tout temps son corps ne semblait pas être prêt à baisser les armes, quand bien même son cerveau lui ordonnait de rester coucher : de ne plus bouger, de se laisser mourir. La vérité était qu’il commençait à être las, à vouloir devenir lâche et juste expirer son dernier souffle. Pourquoi s’acharner à avancer alors que tout dans sa vie semblait lui intimer de juste mourir. Là. Maintenant tout de suite. Sans drama, sans docteur, sans rabbin. Juste la grande faucheuse et lui.
Une fois dehors, une légère brise caressa son visage blême. Trouvant un siège libre, il s’effondra presque dessus : manquant à quelques centimètres prêts sa cible. Recroquevillé, le cœur sur sa poitrine : la culpabilité s’ajoutait maintenant à son spleen. Il venait de gâcher une soirée qui en temps normal aurait pu être tout simplement parfaite. Majbritt était ce genre de personnes qui ne faisait pas les choses à moitié. Elle donnait à ses amitiés une âme et une flamme intarissable. Tobias était chanceux de l’avoir et il regrettait en cet instant de ne pas être un ami à la hauteur de sa bienveillance, sa gentillesse et sa bonté. Certes, un entourage proche était là dans les bons comme dans les mauvais moments : il avait juste peur d’être un poids. Quelqu’un de toujours triste, déprimé : en proie à des démons qu’aucun docteur ou rabbin n’avaiten exorcisés. Il croyait en Dieu mais ce dernier était sourd à ses suppliques. Tout comme lorsqu’ils étaient enfermés dans le désert : il ne répondait pas à ses prières. Faire la sourde oreille, était-ce le conseil qu’il lui donnait ? Enfouir ses peines et ses chagrins pour construire des fondations qui ne seront jamais stables mais qui donneront un semblant de bonheur ? La vérité était qu’il ne savait pas. Il était perdu et tout dans sa gestuelle, dans ses expressions témoignait de ce désarroi. Tobias voulait pour une fois que quelqu’un lui dise les choses clairement, qu’on lui donne enfin des réponses nettes claires et précises. Majbritt n’était pas cette divine personne. Elle non plus ne savait pas.
Pourtant, malgré le fait qu’elle ne puisse pas l’aider, il ressent le besoin de mettre des mots sur cette douleur qui lacère ses entrailles. Il fallait accepter l’aigre réalité. Il n’y avait pas de mensonges qui pouvait camoufler le fait qu’il avait vu de ses propres yeux le corps de son enfant mort-né avant qu’elle ne soit emmitouflée dans une petite serviette.  
Le murmure de son amie n’apporte pas de réconfort à Tobias dont les sanglots redoublent. Non. Non ça n’allait pas aller. Il avait l’impression de n’avoir jamais été mal et pourtant cela était un mensonge. Le cerveau avait la faculté incroyable de faire oublier des douleurs quand cela était nécessaire. Évidemment, quand le même est propice : il n’avait aucun mal à les ressortir comme on va chercher une valise dans l’attique d’une vieille maison. Maj était là. L’Historien n’en avait jamais douté et n’en douterait jamais. Elle était une amie chère à ses yeux et c’est parce qu’il l’appréciait autant qu’il aimerait être fort et être le genre d’homme à pouvoir sécher d’un sourire toutes les peines des autres. Malheureusement, ce n’était pas son don. Sa mélancolie et sa propre détresse ne sauraient pas être enlevées si facilement. Ils s’étaient accommodés avec ces deux entités qui d’ordinaires se tenaient tranquille. Quand il entendit son prénom, il releva ses yeux vitreux et encore remplis de larmes pour regarder son amie dans les yeux. Émergeant progressivement de la bulle dans laquelle il s’était plongé pendant quelques instants : il se concentra pour comprendre ses mots, allant même jusqu’à espérer qu’elle sache le vocabulaire pour faire taire cette souffrance dans son cœur et qui s’étendait maintenant dans toutes les fibres de son être. Et contre toute attente, il trouve de la force dans ses mots, assez pour se redresser légèrement et retrouver une petite lueur dans le fond de son regard. Juste assez pour que l’espoir renaisse, pour espérer que ce n’est qu’une passade. Encore une. Une énième pour la route. Et pourtant, bien rapidement, ses épaules s’affaissèrent à nouveau. Tremblant, il leva sa main et essuya les joues de la belle : se sentant coupable de l’accabler de ses maux. Il la laissa continuer, n’osant pas l’arrêter. Rapidement, elle imita son geste et nettoya son visage pour enlever les sillons créés par les larmes. Ils étaient dans un bel état tous les deux : assis en face de l’autre tout en tentant de réconforter l’autre. Tobias passa ses bras autour d’elle et posa sa tête dans son cou avant de la serrer contre lui. La chaleur de son corps lui fit un bien fou, le ramena à une réalité qui n’était pas source de souffrance mais de douceur. Un simple geste et pourtant… Tobias tentait de puiser sa force dans l’énergie que Majbritt.

« Merci. » Finit-il par articuler en renforçant l’étreinte. « Je ne pourrais jamais assez te remercier. » Il ferma ses yeux quelques instants, prit une longue inspiration avant de s’éloigner et de la regarder : « Et si on se promettait quelque chose. » Sans aucune élégance, il renifla : « Et si on se promettait que la prochaine fois qu’on se voit… C’est pour rire et faire le point sur ce qu’il y a de bon dans la vie ok ? » Cela pouvait sembler futile et Tobias se sentit incroyablement idiot après avoir dit ces paroles, mais il s’en moquait. Ce n’était absolument pas le problème majeur. « Ce soir… C’est notre dernière chance pour pleurer, pour tout extérioriser. Demain… Demain on n’a plus le droit de verser une larme. » Cela allait être une chose fort difficile pour lui puisqu’il allait devoir dans les prochains jours organiser les funérailles de la petite mais cela était une autre histoire.

L’Historien se releva et glissa sa main dans celle de son amie. « Viens. » Il l’entraîna à l’intérieur pour récupérer leurs affaires et sortit de la boite de nuit pour faire signe à un taxi de s’arrêter. « J’ai pensé que le grand air pourrait nous faire du bien… Et… Je n’ai pas envie de rentrer. Pas encore. » Il ne se sentait pas assez fort. « Ca te dérange si on va un peu marcher sur la plage ? »


L'agréable sentiment d'avoir quelque chose à faire, un but à poursuivre.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Majbritt Bergman10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3920-majbritt-lisbeth-bergman-croir http://www.ciao-vecchio.com/t3927-majbritt-lisbeth-je-taime-une-fois-je-taime-deux-fois-je-taime-plus-que-le-riz-et-les-petits-pois#126299
ID : Je suis connue sous le pseudo de pitoquinha sur les forums, sinon je me prénomme Louise.
Faceclaim : J'ai beaucoup de chance puisque je joue la magnifique, sublime, parfaite Dianna Agron. + ©- paroles de "Murder Song" par AURORA + avatar signé Blondie
Multi-comptes : Je joue également Anabela Laranjeira, ayant pour célébrité Amber Heard, puis je joue aussi la très jolie Mila Clarizio ayant pour célébrité Jessica De Gouw.
Messages : 1687 - Points : 3454

Âge : Née à Göteborg le 24.12.1989, j'ai déjà trente ans.
Métier : Je suis actuellement la secrétaire personnelle (à l'essai) de monsieur Francesco Spinoza.
Sujet: Re: { monsieur Tobi'choupi } › Parler, rire, se confier : tout ce qu'il faut pour passer une agréable soirée. ( le Mer 28 Nov 2018 - 3:38 )
parler, rire, se confier : tout ce qu'il faut pour passer une agréable soirée

 Tobias Splisbury ⊹ Majbritt Bergman  


ÇA DOIT ÊTRE ÇA LES VRAIS AMIS. CEUX QUI RESTENT MÊME QUAND ON PART, QU'ON RETROUVE EN REVENANT, UNE SEMAINE, UN MOIS, UN AN, CINQ ANS APRÈS.
Agnès Ledig
Impuissante. C'est un bien triste mot, seulement, c'est ce que je ressens à cet instant. Je voudrais pouvoir ôter toute la peine de mon ami en un claquement de doigts, mais je ne le peux pas. Sa douleur, sa tristesse font écho aux miennes, puisque je n'ai pas non plus été épargné par la vie, malheureusement. Je n'ai jamais compris pourquoi l'être humain doit en passer par tant de peine, par tant d'épreuves qui jonchent le chemin de leur vie, mais c'est ainsi. On prétexte souvent que ses embûches sont nécessaires, pour que l'on puisse savoir ce qu'est véritablement le bonheur, puisqu'on ne peut jamais y goûter pleinement sans peine. Pourtant, je me dis qu'il vaut peut-être mieux ne pas y goûter, du moins pas pleinement pour ainsi ne pas souffrir, jamais. Poussant un soupire, mes prunelles emplis de nouveau de larmes, je pense à ma vie à Göteborg, mais également ici, bien que durant de nombreuses années, je ne suis pas sortie, puisque qu'Enrico me l'interdisait. Il m'a toujours affirmé que je ne pouvais pas affronter le monde, ce que je trouve relativement juste à présent.
* * *
Mes mains sont postées sur la baie-vitrée, alors que mon nez est écrasé contre celle-ci, parce que je désire en voir davantage. Je voudrais avoir la possibilité de me promener pour ainsi découvrir la ville de Naples, seulement, je ne peux pas. Enrico a été très clair à ce sujet : j'ai l'obligation de rester ici, dans sa cage dorée. « Enrico… » Je soupire, imaginant une possible conversation afin de pouvoir sortir, ne serait-ce qu'avec lui. Le fait est que lorsqu'il est présent, je n'ose pas en parler tant il m'impressionne, tant il m'intimide. Dès que je croise son regard, je me sens comme paralyser, mais également comme étant hypnotisé, comme happer par son regard, tout bonnement. La première fois que je l'ai croisé, alors que nous résidions encore en Suède, mon cœur a eu un raté et j'en ai même oublié de respirer. « Enrico, je veux sortir. Je ne peux pas passer ma vie ici, enfermer, c'est impossible. » Ma voix se fait plus grave, plus dure, seulement, je parle seule, puisque je suis toujours collé contre la baie-vitrée. « Enrico, je veux sortir s'il vous plaît. Je rêverais de découvrir la ville, tout ce qu'on y trouve. Je veux sentir l'air frais sur mon visage, je veux sentir les bruns d'herbes sous mes pieds nus, je veux découvrir chaque recoin de Naples pour m'en faire un chez-moi que je n'ai jamais eu à Göteborg. Je veux avoir la possibilité de m'épanouir et d'être moi, tout simplement. » Ma voix se brise alors que je pousse un nouveau soupire, emprunt de tristesse. Le silence règne à présent dans la pièce et durant quelques minutes, je me crois seule, bien que j'ai la sensation que l'on m'épie, cependant, j'ai cette sensation depuis toujours. « Sois courageuse Majbritt. » Je me souffle une première fois, avant de le dire à nouveau. Le fait est que je manque de courage, d'armes afin de faire part de mes désirs, des désirs on ne peut plus banals quand on y pense. Après tout, ce n'est pas comme si j'étais connue, puisque je ne suis que Majbritt Bergman. « Vous avez terminé ? » Je me crispe lorsque j'entends sa voix, ne sachant pas depuis combien de temps il est présent dans la pièce. Me pinçant les lèvres alors que je me sens honteuse, mes joues ont viré au rouge tomate tant j'ai honte. « Depuis quand êtes-vous ici ? » Je demande, les jambes en coton tant j'ai peur d'affronter son regard dur et froid, bien qu'il se fasse plus chaleureux depuis quelque temps déjà. « Quelle importance. » Il prononce, se rapprochant de moi. « Je… Heu… » J'aimerais qu'il n'ait rien entendu, mais le connaissant, il doit m'observer depuis un moment. « Majbritt, vous n'êtes pas prête à affronter le monde, croyez-moi. » Alors que je frissonne lorsqu'il pose ses mains sur mes épaules, il me demande, amusé, après une bonne minute : « Respirez Majbritt, respirez. »
* * *
Émergeant de mes pensées, je presse toujours avec amour Tobias, détestant le voir ainsi. Une fois encore, je me sens impuissante lorsqu'il ressert notre étreinte, avant de prononcer ses quelques mots qui atteignent immédiatement mon cœur. « Ne dis pas de bêtise. » Je réponds, un léger sourire s'inscrivant sur mon visage, bien que je sois gênée. Toby sait très bien qu'il n'a pas à me remercier, et cela, pour une simple raison : je l'aime, il est mon ami, il fait parti de ma famille, celle que je compose petit à petit, n'ayant plus de parents, n'en ayant jamais vraiment eu depuis mes neuf ans. « Tu n'as pas à me remercier. Tu es ma famille. » J'ajoute simplement, tout bas puisque nous sommes l'un contre l'autre. Défaisant notre étreinte, mon ami ayant séché ses larmes bien que sa douleur reste palpable, il désire que l'on se fasse une promesse, l'un, l'autre. « Je t'écoute. » Je prononce, alors qu'une ride se forme sur mon visage, puisque je suis une grande curieuse devant l'éternel. Lorsqu'il m'annonce notre « pacte » si je puis dire, je souris, gloussant même, les prunelles scintillantes. « C'est d'accord Toby. » Je prononce, heureuse, avant de reprendre : « Sauf gros coup dur ! » Je ne pourrais jamais rester à ses côtés sans agir si j'apprends qu'il va mal, même si je comprends évidemment ce qu'il désire dire par là. « Ne t'en fais pas, le message est passé. » J'ajoute, alors que je le laisse s'emparer de ma main. Après avoir récupéré mon sac ainsi que mon manteau, je garde précieusement sa dite main dans la mienne, avant de reprendre le sujet de notre conversation : « Je jure solennellement que je vais devenir optimiste et que je vais profiter de la vie en ne voyant que le bon côté des choses. Carpe Diem comme on dit ! » Je souris à mon ami, pressant de nouveau sa main. « C'est à toi ! » Lui offrant un franc sourire alors qu'il appelle un taxi pour que nous rejoignions la plage, puisque mon Toby n'est pas prêt à rentrer chez lui, je pénètre dans l'habitacle de celui-ci lorsqu'il arrive avant que Toby ne me rejoigne. « Harry Potter. » Je souffle, le fixant avec mes grosses billes scintillantes. « Je me suis inspirée de l'une des répliques. » C'est une saga que j'adore, je suis une grande fan. Lui offrant un joli clin d'œil, je parle de nouveau, étant une grande pipelette dans l'âme : « On devrait faire un feu. Tu sais, comme dans les séries américaines. Sauf qu'on a rien à brûler... Mais ce serait symbolique. » Je me mordille la lèvre, ne sachant pas vraiment si ce que j'essaye de dire est compréhensible. « On se dit tout ce qui ne va pas, comme tu l'as si judicieusement proposé. Sans jugement, sans garder de secrets. On parle de tout ce qui nous touche, nous atteint, puis on avance ensemble. » Lui offrant un doux sourire, je réalise que Tobias est plus qu'un simple ami, il est d'ailleurs plus que mon meilleur-ami, puisque je le considère comme un confident, comme le frère que je n'ai jamais eu. Il est un pilier sur lequel je peux me reposer lorsque je broie du noir ou encore lorsque j'ai besoin de réconfort. C'est un homme en or et chaque fois que nous passons du temps ensemble, je réalise à quel point j'ai de la chance qu'il fasse parti de ma vie.
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 000 WORDS.



GNURF GNURF — bla bla bla
bla bla bla
bla bla bla
Revenir en haut Aller en bas
Tobias SpilsburyLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t545-i-may-be-drunk-miss-but- http://www.ciao-vecchio.com/t587-tobias-and-it-left-me-to-wonder-if-people-ever-know-each-other
ID : Sharky // Ingrid
Faceclaim : Eddie Redmayne ©RQ
Multi-comptes : Vera, Vittoria et Ban-Ryu
Messages : 504 - Points : 1417

Âge : 36 ans
Métier : Historien et Conservateur au Musée Nationale d'Archéologie.
Sujet: Re: { monsieur Tobi'choupi } › Parler, rire, se confier : tout ce qu'il faut pour passer une agréable soirée. ( le Dim 2 Déc 2018 - 20:32 )
Deux âmes martyres qui se sont trouvés et tentaient de survivre aux horreurs mises dans leur quotidien. Tobias ne voulait pas être un poids pour ses amis : mais il devait avouer qu’il avait besoin d’aide. Cela n’avait jamais été un problème d’avouer ses faiblesses, il avait toujours été lucide sur la situation et savait que beaucoup de choses ne pouvaient pas être surmontées seules. Maj avait choisi le bon moment pour donner rendez-vous à Tobias : à croire qu’elle avait un sixième sens pour ce genre de choses. D’aussi loin qu’il se souvienne : elle avait toujours été là pour lui. Heureusement, l’inverse était vrai : jamais il la laisserait dans ses peines ou ses problèmes. Fut à un moment où il espérait que bientôt ils se retrouveraient pour célébrer quelque chose de joyeux : une bonne nouvelle. Il s’était royalement fourvoyé. La vie n’en avait pas encore fini avec eux. Mais tout finirait par rentrer dans l’ordre : car ils n’étaient pas seuls. Majbritt faisait partie de ces personnes dans son entourage proche qu’il considérait comme sa famille. Celle qui l’avait choisi. Lui qui était enfant unique avait toujours tenté de s’entourer de frères et de sœurs. Il avait réussis au moins cette partie de sa vie, quelque chose qui n’était pas fréquent bien qu’il se soit estimé pendant être un homme comblé et satisfait. Il avait effleuré du bout des doigts cette paix intérieure, il avait même été assez sot pour croire qu’il pourrait l’attraper avec ses deux mains pour la garder ; mais comme beaucoup de choses, elle avait glissé et s’était évaporée. Incapable de répondre à son amie, il se contenta de hocher la tête quand elle parlait de famille. Oui. Oui il ne serait jamais un poids pour elle… Tobias devait s’enlever cette idée de sa tête : peut-être que cela apaiserait son esprit.

Et puis, dans un élan désespéré : il tenta de relever sa tête. Alors il plongea ses iris dans ceux de son amie pour montrer au combien il était sérieux. Il était temps pour eux de faire un pacte, une promesse : celle de ne plus se lamenter sur leur sort qu’importe ce que la vie avait encore en réserve pour eux quand ils se retrouveront dans le futur. Un petit effort mais qui sait… Ce dernier allait un jour payer. Ils n’avaient rien à perdre à essayer. Une triste risette se dessina alors qu’elle accepta en précisant cependant l’exception. Les gros coups durs. Tobias était en plein milieu d’un : cela était suffisant. En attendant, il l’entraîna dehors : ayant l’impression de suffoquer dans ce bar. Maj parlait de Carpe Diem :

« Tu veux que je t’apporte une table pour que tu montes dessus ? Faire un remake du Cercle des Poètes Disparus. » Il fit signe à un taxi de s’arrêter et se tourna vers elle pour la regarder dans les yeux : « Je promets également de faire mon possible pour saisir le jour. »

Même s’il ne pourrait pas tenir cette promesse dans les jours à venir. Il le savait déjà, mais ce n’était pas le moment de penser à cela. Ils avaient autre chose de prévu tout du moins : il s’était mis en tête d’emmener Maj quelque part. Sur la plage. À cette heure-ci, ils seraient tranquilles.

« Je me disais bien que j’avais déjà entendu ça quelque part. » Il regarda la blonde : « Mais normalement c’est pour commettre des méfaits non qu’ils disent cela ? » Tobias avait lu les livres de la saga et il avait adoré le monde mais ses recherches, son travail avait enterré ses souvenirs sur ces derniers.

Majbritt entreprit par la suite de faire la conversation, ce qui n’était pas un mal : au moins cela lui permettait de penser à autre chose même si cela était l’espace de quelques instants. Il détourna son regard et glissa sa main dans sa poche : il avait des choses à brûler. Mais il se retient de le dire : après tout il ne pourrait le faire que devant le feu selon les dires de sa sœur de cœur. Ses yeux perdus sur les maisons et autres commerces dehors, il avala sa salive et hocha la tête pour accepter de faire ce fameux bûcher. Une fois arriver, il paya le taxi et sortit : tenant la porte pour laisser Maj sortir. Il n’y avait personne comme escompter. Il descendit les quelques marches et mena la marche : attrapant au passage quelques brindilles que le vent avait balayé sur la plage, il trouva même du bois flotté. Aussi tragique que cela pouvait être : il trouva des filets de pêches et autres combustibles sur le chemin.

« Je vais te montrer le Macgyver qui est en moi. »

Maintenant au milieu de la plage, ils avaient juste assez de lumière pour voir le bout de leur main. Tobias s’agenouilla et prépara le feu : faisant attention à toutes les règles de sécurité que lui avait apprise son géniteur.

« Je crois que mon père avait l’espoir quand j’étais enfant que je suivrais ses pas dans l’armée alors il m’emmenait tous les weekends dans les bois pour camper. C’est lui qui m’a apprit les bases de la survie en milieu naturel et donc à pouvoir faire un feu avec trois fois rien. » Il sortit son briquet : « Mais il ne m’en voudra pas si aujourd’hui j’utilise la technologie. » Tobias fit claquer le zippo et il alluma le feu. « Voilà Mademoiselle. »

Sur ces mots, il se laissa tomber dans le sable et souffla longuement. « Il manquerait plus qu’une bouteille d’alcool et des marshmallows à faire griller. Je suis certain qu’ils ont ça généralement dans les films américains. » Il glissa à nouveau ses mains dans ses poches et sortit un petit body ainsi qu’un bonnet : rose tous les deux. « Ce n’était pas une si mauvaise idée de faire un feu… » Il ferma les yeux et serra les petits vêtements. « Si ça peut aider à faire passer tout ça… » Sa gorge se serra à nouveau et il versa quelques larmes : il ne tentait même pas de se cacher. Il pria rapidement en hébreux avant de les jeter au feu. Les flammes ne tardèrent pas à dévorer le tissu que Tobias regarda impuissant. Puis il sortit une photo d’Angèle et lui, il prit une longue inspiration avant de la poser également dans le bûcher. Voilà. C’était fait. Parce que leur histoire s’était terminé en même temps que le dernier souffle de leur enfant.


L'agréable sentiment d'avoir quelque chose à faire, un but à poursuivre.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: { monsieur Tobi'choupi } › Parler, rire, se confier : tout ce qu'il faut pour passer une agréable soirée. ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- { monsieur Tobi'choupi } › Parler, rire, se confier : tout ce qu'il faut pour passer une agréable soirée. -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: San Calisto
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : 1, 2  Suivant