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- { monsieur Loris } › Entre étonnement et ravissement. -

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Anabela LaranjeiraLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: { monsieur Loris } › Entre étonnement et ravissement. ( le Lun 3 Sep 2018 - 4:15 )
Entre étonnement
et ravissement.
Insomnie. Je n'ai pas réussi à fermer l'œil de la nuit, à cause de toutes ses pensées qui se bousculent dans ma tête depuis quelque temps déjà. Mon divorce a été plus difficile que je ne l'ai laissé paraître puisque nous avons fait croire que tout s'était bien déroulé mon ex époux et moi, alors que cela n'a pas été le cas. Il y a également mon problème de stérilité, puisque sans traitement, il m'est impossible d'avoir des enfants, puis je ne sais même pas si avec un ou plusieurs traitements, cela serait possible un jour. Bien sûr, personne n'est au courant, hormis ma meilleure amie Leah, parce que le poids de mon secret était beaucoup trop lourd à porter. Enfin, la fusillade. J'y ai perdu une amie, chère à mon cœur, même si nous nous étions perdues de vue. Je tenais énormément à Cécilia et son décès sous mes yeux a été la goûte qui a fait déborder le vase.

Cinq heures trente. Je me lève, sachant pertinemment que je n'arriverais pas à m'endormir à cette heure, et de ce fait, je me faufile dans mon dressing. J'y cherche des vêtements afin de courir, il faut que je respire, que je m'évade et si mes souvenirs sont exacts, faire du jogging m'a aidé durant un temps. C'est donc déterminée que je cherche et finalement, après quelques minutes seulement, je trouve ce qu'il me faut. J'enfile le tout, ajustant mes baskets et faisant mes lacets avant de me lancer. Mon iPhone en poche, mes oreillettes en place, je lance ma playlist, jetant un coup d'œil rapide à la villa voisine, celle où vit un homme qui fait bien plus que me troubler. Il est absent pour quelques jours, ce qui me peine dans le fond, mais je ne le révélerais pas. Après un dernier coup d'œil, je commence quelques petites foulées, un peu d'échauffement et finalement, après un bon gros quart d'heure, je me décide à courir sur la plage. Je ne choisis pas de rejoindre un parc, désireuse de ne pas m'aventurer trop loin, sait-on jamais, comme j'ai arrêté le sport durant un temps, bien que je prenne des cours de boxe avec Stefan. C'est un homme renfermé, un homme qui semble à mon sens, aussi perdu que moi. Le fait est que je l'apprécie, puis, c'est un excellent professeur. Songer à Stefan me fait sourire, puis finalement, je me concentre sur ma respiration, gardant toutefois mes écouteurs dans mes oreilles.

Après ma course, je m'occupe, mes lunettes de vue sur le bout de mon nez, faisant des croquis de vêtements, ce que je fais depuis que j'arrive à tenir un crayon à papier entre les doigts. Personne ne sait que j'ai énormément de cahiers rempli jusqu'à la dernière page de créations que j'ai moi-même imaginé. C'est sans aucun doute idiot de ne les garder que pour moi, seulement, j'ai peur d'avis négatifs puisque j'en fais depuis toujours. Puis, il est clair que je n'ai pas confiance en moi de toute façon, alors il est exclu que je les montre à qui que ce soit. Le temps s'écoule, il défile, alors que je suis perdue. Je sais que je dois arrêter de boire et reprendre ma vie en main, seulement, je ne sais pas comment m'y prendre. Mordillant mon crayon, je me dis qu'étant seule, je dois faire face à mes problèmes. Je dois dépasser cette addiction à l'alcool, même si je dois en souffrir. La raison ? Celui-ci anesthésie cette douleur que je ressens depuis la fusillade. Cet atroce et terrible mal être qui me paralyse, qui me met KO avant même que je ne monte sur le ring. Malgré tout, je vais devoir essayer de m'en relever comme je peux. Il faut que j'y parvienne, non seulement pour moi, mais également pour toutes ses personnes qui tiennent à moi et qui s'inquiètent pour moi. C'est sans aucun doute pour cette raison que je me relève, me rendant une nouvelle fois dans mon dressing afin de me vêtir et de sortir.

D'habitude, je me rends dans les rues du centre de la ville pour rejoindre de nombreux bars, mais cette fois, je préfère me rendre à un endroit que je fréquente très peu. Je ne pense pas être venue plus de cinq fois à cet endroit, ce qui est idéal, compte tenu de ce que je désire faire. Je dois être en terrain neutre, afin de ne pas rechuter. Évidemment, je me sens fébrile quand le taxi qui m'a amené jusqu'au Dolce Vita s'arrête et que je règle le chauffeur. Les jambes en coton, j'avance avec lenteur, ayant mis des mocassins, au cas où… Le fait est que j'entre rapidement, sans doute parce qu'il est encore tôt et puis, je vais en direction de la terrasse. Je sais que je vais avoir besoin d'air, puis, si mes souvenirs sont bons, la vue depuis celle-ci est absolument magnifique. Lorsque je pousse la porte, très peu de personnes s'y trouve. Je décide donc de me mettre en retrait alors qu'un serveur me rejoint. « Bonjour madame. Que désirez-vous boire ? » Je me pince les lèvres, avant de répondre : « Bonjour. Je voudrais un Mojito. Sans alcool, s'il vous plaît. » Alors qu'il s'éclipse, me promettant de revenir rapidement avec mon cocktail, la terrasse commence à se remplir. Je ne fais pas attention aux personnes qui m'entourent, attendant toujours ma boisson quand finalement je croise le regard d'un homme que je connais depuis plusieurs années. « Loris ! » Je l'interpelle, alors que nous nous rejoignons. « Comment vas-tu ? » Je lui demande, quand le serveur nous rejoint, mon cocktail sans alcool en main. « Merci. » Je lui souffle, alors qu'il nous laisse tous deux. Je suis surprise de le croiser ici, mais je sus également ravi, ainsi, je ne serais pas seule pour affronter ce souci que j'ai avec les boissons alcoolisées, bien que je me souvienne qu'il sait être un véritable « diable » quand il s'y met.
Pando


is big, big love
'Cause all that we are All that we're made of Is big, big love Big, big love And all that we have All that we're made of Is big, big love Big, big love That's all that we are
Big Love - The Black Eyed Peas

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