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- Beauty and the Beast. Who is the Beast? [Padma] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Alexandre LecomteLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Beauty and the Beast. Who is the Beast? [Padma] ( le Mer 19 Sep 2018 - 12:38 )
Beauty and the Beast. Who is the Beast?
Alexandre posa les papiers d'archives sur sa table. Il avait les yeux éclatés à force de regarder ses documents vieux de quelques années. Plongé dans la lecture de ces documents de 1944, il regardait, éclairé par la seule lampe de son bureau, ces lettres parfaitement alignés, tapés via la machine à écrire. Il lisait. Se nourrissait de l'information sans s'apercevoir que dehors, déjà, la nuit tombait. Le soleil napolitain cédait place, petit à petit à la nuit, claire, agréable. le centre ville s'illuminait de ses lumières des lampadaires et des panneaux publicitaires. Et, la fenêtre ouverte, l'air frais rentrant dans son appartement du troisième étage du vieux centre, Alexandre pouvait entendre le son des moteurs, le bruit des voitures circulants juste sous son appartement. Parfois c'était le rire de quelques personnes qui venait le troublait, de temps à autres il s'agissait de personnes s'interpellant, puis, soudain, le calme revenait, comme si le monde s'arrêtait. Le bruit d'une voiture, le son d'un klaxon, indiquaient de temps à autres que la vie continuait d'avancer. Pour lui, la vie était restée bloquée en Mars 2018. Les derniers mois qu'il avait vécu n'était pas une vie mais... Une sorte de vie en léthargie, un truc du genre. La soirée bien avancée, Alexandre ne put continuer à lire les lignes à l'écriture fine et ridiculement petite. Depuis trois heures de l'après-midi qu'il s'adonnait à cette activité, il était désormais fatigué. Et le stylo qu'il tenait dans sa main tomba sur son bureau, sur la feuille où il avait écrit toutes les informations importantes. Et là il était bloqué dans ses recherches. Il regarda sa montre. 19 h 57. Peut-être que préparer à manger pourrait être une bonne idée.

Il se leva, sortit de son bureau, s'empara de sa boite d'allumettes au passage et se saisit d'un cigare avant de le reposer. Le mieux était de préparer à manger avant de fumer un peu. Le grand blond alla donc dans sa cuisine. Il ouvrit son frigo cherchant si il n'avait pas un plat rapide qui irait bien pour ce soir, le genre de trucs qu'on met au micro-ondes et qui mets 5 min à chauffer et ensuite y a plus qu'à manger. Mais non. Il allait devoir cuisiner un peu. Puisqu'il devait faire de la cuisine, autant s'y mettre convenablement. Il se saisit de ce dont il avait besoin, un plat, des légumes, des patates. Il manquait quelque chose... Du boeuf. Il fallait du boeuf. Tant pis pour les vegans. Il trouva rapidement ce qu'il cherchait, et fit mijoter le boeuf avec les légumes. Il rajouta quelques olives, des feuilles de lauriers pour relever un peu le tout. Quand il voulait, il pouvait faire quelques bons plats. Il mit le tout au four avant de mettre le minuteur et s'octroya une petite pause alors qu'une agréable odeur se répandait déjà dans l'appartement. Il alla vers son vieux buffet et en sortit sa bouteille de scotch ainsi qu'un verre. Il en avait besoin après cette après-midi au travail. Enfin, de travail plutôt parce qu'aujourd'hui il n'avait pas eu à aller à l'Université. Il se laissa aller donc à un fond de whisky, deux glaçons, et sortit son cigare. Il craqua une allumette et alluma son cigare tranquillement. Bientôt il se détendit, appréciant en même temps la boisson forte qui venait lui réchauffer le corps.

On sonna soudain à sa porte. Il regarda l'heure. 20 h 35. Qui pouvait sonner à une heure pareille? Il se leva, son cigare en main, prêt à faire fuir l'importun, ne désirant nullement être dérangé en cette soirée agréable. Il ouvrit la porte brusquement.
- Si c'est pour une pub ou les témoins de je sais quoi mon cul vous pouvez aller vous faire... Il s'arrêta net. Padma. C'était son nom. Le prénom plutôt de cette femme, brune, qui se tenait devant lui. Ou plutôt devant sa porte. Il n'en revenait pas. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien venir foutre ici après tout ce temps? Padma était l'une des grandes amies de Céline... Amie qu'il n'appréciait pas. une profiteuse selon lui. Elle n'avait jamais rien profité d'eux, mais le simple fait qu'elle soit avocate avait donné à Alexandre une bonne raison pour éprouver envers elle une certaine aversion.
- Que me vaut le plaisir de ton agréable visite ici? Fit-il alors sarcastique, usant des termes "agréable" et "plaisir" pour bien souligner que ce n'était pas vraiment le cas. Il faut dire qu'il ne l'avait jamais vraiment côtoyé quand on regardait bien. Il s'était toujours tenu à l'écart de l'indienne et cela ne l'avait pas fait se porter moins bien... Ni mieux. Il planta son regard bleu dans celui de la brune. pas bleu du tout lui. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien lui vouloir? Il se demandait réellement la raison de sa présence ici. Après tout, Céline partie, il avait cru qu'elle ne reviendrait pas, mais elle se tenait là, devant lui, après environ cinq mois de silence radio des plus totale ce qui n'avait rien d'étrange vu leur relation. Non. Ce qui était étrange c'est qu'elle se pointe chez lui comme ça. Heureusement... Elle n'avait as l'air de venir la fleur au fusil... Quoique... Ecoutez la réponse.        
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Padma AlestraLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Beauty and the Beast. Who is the Beast? [Padma] ( le Jeu 20 Sep 2018 - 14:30 )

Beauty and the beast
Assise au volant de sa voiture, Padma hésita un instant à faire demi-tour. Avant qu’elle ne se décide à se garer quelque part, la jeune femme avait fait plusieurs fois le tour du quartier, se trouvant n’importe quel prétexte pour ne pas avoir à s’arrêter. Ce qui était pourtant ridicule. C’était elle qui avait pris la décision de prendre cette direction alors qu’elle roulait sans but précis dans la ville Napolitaine. C’était elle qui s’était laissé submerger par sa tristesse au point de se laisser guider. Personne ne l’attendait alors elle pouvait tout aussi bien faire marche arrière et rentrer chez elle, que cela ne faisait aucune différence. Pourtant, les deux mains sur le volant, elle se sentait comme bloquée. Une force supérieure sur laquelle elle n’avait aucun contrôle, l’avait guidé jusque là et même si elle n’était pas croyante et estimait qu’après la mort il n’y avait rien, une partie d’elle osait croire que c’était son amie qui avait guidé ses pas jusqu’ici. Mais alors, pourquoi ne la poussait-elle pas à aller jusqu’au bout ? Maintenant qu’elle était là, autant lui donner la force d’affronter ce qu’elle avait fuit pendant ces cinq derniers mois. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Un ricanement remonta le long de sa gorge lorsqu’elle croisa son regard dans le reflet du rétroviseur intérieur. «  Ridicule. » Souffla la jeune brune qui laissa échapper un soupire. Tout ceci était tout simplement ridicule, elle le pensait. Alors pourquoi était-elle toujours là ?

Dans un autre soupir comme pour se donner de la force, Padma se décida à sortir de son véhicule pour prendre la direction de la porte d’entrée. Chaque pas qu’elle faisait était d’une telle lourdeur qu’elle trainait des pieds, tandis que son rythme cardiaque s’accélérait. Une fois devant la porte en question, elle s’arrêta quelques secondes pour prendre à nouveau une profonde respiration, et leva le poing pour toquer à la porte. Elle s’arrêta en plein milieu de son geste, interpellée par le cadran de sa montre qui affichait une heure déjà bien tardive. Avec un peu de chance, il n’était même pas, essayait de se rassurer Padma comme elle le pouvait. Elle rassembla une fois de plus son courage en réajustant son sac sur son bras, et opta pour la sonnette qui serait sûrement plus efficace si elle voulait faire savoir qu’elle était là. Les yeux fermés bien forts, elle laissa son index appuyer sur la sonnette, lâchant au passage un autre soupire. Voilà, elle l’avait fait. Non seulement elle n’avait pas fuit comme elle l’avait envisagé à plusieurs reprises, mais en plus elle avait finalement trouvé la force de sonner. «  Ah, il n’est pas là ! » S’exclama l’avocate qui tira cette conclusion au bout de cinq secondes, ne laissant même pas le temps à Alexandre de se manifester, ou pas. Elle haussa doucement les épaules – pour se convaincre qu’elle avait tout essayé et que là ce n’était pas de son ressort – et commença même à tourner les talons pour rentrer chez elle, le cœur léger. Mais lorsqu’elle entendit du mouvement derrière la porte, son cœur rata un battement, la faisant presque tomber à la renverse. Une éventualité qu’elle n’avait pas envisagé – ce qui était stupide. Aller chez quelqu’un qui avait de fortes chances d’être présent, sonner pour avertir qu’on est là, et s’attendre à ne pas le trouver.

Bien qu’elle s’attendait à ce qu’il ouvre la porte sèchement, elle ne pu empêcher le sursaut que provoqua le geste brusque du jeune blond. Il est toujours aussi grognon, Céline, pensa Padma dés le moment où ses yeux se posèrent sur Alexandre.  Et même si dans sa tête la petite voix avait une pointe d’amusement dans son commentaire, le visage de l’Indienne n’en avait pas décroché un, affichant toujours cette expression de surprise. Au moment où la voix du jeune homme fut perçue par la brunette, elle vacilla légèrement, se rappelant que c’était elle qui était venue le trouver et qu’elle devait donc justifier sa présence. L’avocate aurait voulu user de son répondant avec autant de rapidité que lui, rien que pour lui faire une piqûre de rappel qu’elle ne l’aimait pas, mais tous les mots qu’elle aurait voulu employé étaient coincés dans sa gorge. Et au lieu de l’agacement qu’elle ressentait en général lorsqu’elle était en sa présence, elle ne voyait à présent que le souvenir lointain de son amie, à travers l’homme qu’elle avait aimé.

Pour se donner de la contenance, elle racla doucement sa gorge pour effacer toute trace de tristesse, et toisa le jeune homme du regard de haut en bas. «  T’entendre râler m’aurait presque manqué. » Fut la seule réponse que donna Padma. Sans même attendre qu’elle se fasse inviter, elle fit un pas dans la direction du jeune homme qu’elle poussa légèrement, pour se frayer un chemin. «  Tu sais, au lieu d’insulter les témoins de Jéhovah à travers la porte, tu devrais prendre le temps de leur parler. Au bout de cinq minutes de conversation, je suis persuadée que tu arriveras à leur prouver que l’Antéchrist est parmi nous. » Pendant qu’elle parlait, elle s’était permise de s’avancer en faisant comme chez elle, le regard balayant la pièce sans pour autant toucher à quoi que ce soit. «  Tu cuisines ? » S’enquit Padma, attirée par l’odeur. « Si tu essaies de te rendre malade, y a d’autres moyens pour y arriver. »  
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Sujet: Re: Beauty and the Beast. Who is the Beast? [Padma] ( le Ven 21 Sep 2018 - 18:40 )
Beauty and the Beast. Who is the Beast?
Il y avait des dizaines de personnes susceptibles de venir le trouver là. Pardon. Des centaines plutôt. Mais sur toutes ces personnes, il avait fallu que ce soit elle. C'était à la fois une surprise... Mais attention hein! Pas le genre de surprise que l'on obtient pour son anniversaire. Plutôt celle d'Halloween. Et encore même les bonbons offraient un super lot de consolation. Là, le lot de consolation en était réduit à... Rien, tout simplement. Elle était visiblement surprise, sans doute la porte s'étant ouverte trop rapidement pour son coeur qui avait manqué de lâcher, pourtant... Elle devait avoir à peu près le même âge non? Et contrairement à lui, si Alexandre avait bonne mémoire, elle ne fumait pas, donc aucune raison que son coeur ne s’affole pour un rien. Quoique, le stress, la fatigue, ça aidait parfois, non? Par contre, il avait beau cherché la raison de sa venue ici, et dieu sait qu'il faisait des efforts pour trouver, mais non, aucune réponse évidente ne lui vint à l'esprit. La brune se reprit soudainement. Elle le toisa et finit par lui lancer une légère pique, mais au vue de ce qu'il avait dit juste auparavant elle était restée polie, presque courtoise... Contrairement à lui. Et comme si cela suffisait, elle fit un pas dans sa direction et le poussa légèrement pour rentrer chez lui. Il manqua lâcher son cigare et grommela quelques jurons alors qu'il fermait la porte. Non mais quelle... Oh la garce! Elle se permettait vraiment tout celle-là. En cela elle n'avait pas vraiment changé, toujours ce comportement un peu je m'en foutiste.  Puis, finalement, elle ne tarde pas à enchaîner, parlant des témoins de Jéhovah. Il tire un coup sur son cigare.

Pour le coup, l'antéchrist est dans son salon avec sa gueule d'ange et son sourire carnassier. Quoique pour l'heure, nul sourire sur son beau visage, juste ses lèvres qui lui font l'argumentation de sa bêtise. Or, en homme cultivé, et avec du répondant, Alexandre n'en reste pas là:
- Vrai, mais je risque de les voir revenir en nombre et je n'en ai pas envie. Aussi je me suis dit qu'un bon coup de batte dans la gueule pouvait les dissuader de revenir m'emmerder. Il manque de rajouter qu'il se serait bien défouler sur elle, cependant c'est aller un peu loin, elle n'en mérite pas tant. Quoique son foutu caractère de merde, à elle, pourrait l'y pousser. Ou alors je leur donne ton adresse en te dénonçant comme l'antéchrist. Fait-il après avoir tiré une bouffée de son cigare. Il hausse les épaules comme pour appuyer ses dires alors qu'il vient récupérer son verre de Whisky posé sur la table basse. Je suis sûr que cela pourrait être crédible. Rajoute-t-il alors qu'elle sent l'odeur qui s'est répandue dans l'appartement. Son repas est bientôt prêt visiblement, et elle arrive au bon moment c'est le cas de le dire. Elle lui demande alors si il cuisine avant d'ajouter que si il tente de se rendre malade, il y a bien d'autres moyens. Il ne peut s'empêcher de répliquer du tac au tac:
- Non je faisais le ménage juste avant que tu n'arrives... J'avais peur que tu salisses tes magnifiques habits de diva. Bien évidemment qu'il cuisine, or, c'est un talent qu'il ne met pas régulièrement en avant. Pour ne pas dire jamais. Peu de gens ont eut la chance de goûter à sa cuisine, variée certes, mais surtout française. Quand à me rendre malade, je t'aurais appelé si j'avais eu besoin d'un conseil. Je suis sûr que tu dois tout connaître sur le sujet fait-il alors qu'il termine son cigare qu'il vient écraser dans son cendrier.

Il prends son verre de Whisky et se laisse aller à deux gorgées avant de finalement noter qu'il n'est peut-être pas partie du bon pied avec elle. Il ne sait toujours pas pourquoi elle est là soit dit en passant, et il faut dire qu'il s'est plus préoccupé de lui chercher quelques embrouilles que d'en apprendre plus sur la raison de sa venue. Finalement, il ouvre le buffet et souffle légèrement. Il a beaucoup de défauts, c'est vrai, mais il n'est pas mauvais hôte, aussi ne peut-il s'empêcher de lui proposer quelque chose à boire.
- Qu'est-ce que je peux t'offrir à boire? Fait-il alors tentant de mettre de côté sa mauvaise humeur qui semble ne plus le quitter ces-derniers temps. Whisky? Porto? Martini? Suze? J'ai un peu de rosé au frais et je crois qu'il me reste un peu de rouge... Sinon j'ai des sirops. déclare-t-il à l'attention de l'indienne qui a pris le temps de bien observer la pièce. Entre le canapé moderne et la table basse en bois, un peu plus ancienne, le grand tapis de style ottoman sur le sol et les multiples meubles en bois du salon dont l'un d'eux abrite la télé et tout le matériel high-tech pour la musique et les films, il y a pas mal de choses à voir. Des petites statuts de chevaliers ou de soldats du premier empire démontraient l'amour pour l'Histoire d'Alexandre. Que dire alors de la vitrine dans laquelle étaient entreposée les splendides maquettes de divers navires de combats , allant des cuirassés de la seconde guerre mondiale aux grands vaisseaux de combats à voile tel que le HMS Victory et tant d'autres. Heureusement qu'il avait pris soin de déplacer tous les papiers éparses dans son bureau.

- Alors?
Fait-il en allant vers la cuisine pour stopper le four qui va terminer la cuisson. Il tourne les boutons pour tout remettre à zéro et, tout en sortant son plat, il demande. Qu'est-ce que tu veux? Il se permets de la tutoyer, après tout, inutile de faire semblant, ils se connaissent. Tout en écoutant, il ne tarde guère à entendre le bruit des pas de l'indienne qui se déplace. Sans doute fait-elle sa petite visite avant de le rejoindre. Il n'y prête pas trop attention, rajoutant quelques herbes de provence dans son plat ainsi que d'autres herbes aromatiques histoire de rehaussé le goût. Cependant, il manque encore un peu de cuisson et il décide de remettre le plat au four pour pouvoir manger quelque chose d'appréciable. Il va lui falloir attendre encore quelques minutes. Et il se tourne vers l'avocate. D'ailleurs, tu ne m'as toujours pas répondu. Tu entres chez moi comme dans ton palais personnel là... Mais qu'est-ce que tu viens faire ici? T'avais oublié des affaires ou quoi? Pour un peu, un voisin qui passerait dans le coin penserez que c'est une dispute entre deux ex parce que là, Oui, Alexandre relance un peu le hostilités. En même temps elle fait comme chez elle... Alors qu'elle n'a même pas été invitée!      
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Sujet: Re: Beauty and the Beast. Who is the Beast? [Padma] ( le Ven 21 Sep 2018 - 22:04 )

Beauty and the beast
La jeune femme se montrait peut-être impolie en imposant sa présence de la sorte, mais elle n’allait pas attendre qu’on l’invite, parce qu’elle savait que cela n’arriverait pas. Même s’il ne l’avait pas insulté en ouvrant la porte, une pointe d’animosité se faisait entendre dans la voix du jeune homme. Ils ne se détestaient pas – du moins, Padma ne le détestait pas – mais elle ne l’aimait juste pas. Il n’y avait pourtant aucune raison particulière, il avait l’air d’être quelqu’un de bien et pour les quelques fois où elle l’avait vu en présence de son amie, il semblait être quelqu’un de bien. Pourtant, l’avocate ne pouvait s’empêcher de ressentir de l’agacement à chaque fois qu’il ouvrait la bouche, se retenant de grincer des dents à chaque fois qu’elle entendait le son de sa voix. Cela dit, elle lui était reconnaissant pour une chose : il faisait naître en elle un sentiment qu’elle ne connaissait pas et dont elle ne savait pas identifier la nature. Elle sait juste que ce n’est pas positif et qu’à chaque fois qu’il s’adresse à elle, elle a envie de plonger sa main au fond de sa gorge pour lui arracher les cordes vocales, pour qu’elle n’ait plus à l’entendre. Que de l’amour, donc.

Et pourtant, elle était là. En plus de s’être présentée à sa porte, elle était entrée sans même qu’on ne l’invite à l’intérieur. « Si je suis aussi crédible, c’est sûrement parce que j’ai eu un bon modèle pendant toutes ces années. Rassure-toi, je ne suis qu’une pâle copie de toi, tu le sais bien. » Répondit l’avocate sur le même ton qu’Alexandre, un mince sourire étirant ses lèvres. La tristesse qui l’avait envahit lorsqu’elle avait découvert le visage du jeune blond derrière la porte, avait fini par s’évanouir dés le moment où il ouvrit la bouche. De la  vraie magie.    

Elle reporta son attention sur l’odeur qui embaumé la pièce, ne se privant bien sûr pas d’un commentaire au passage. Et sans surprise, Alexandre lui répondit sur le même ton, faisant lever les yeux de l’Indienne au ciel. « Etonnamment, non je ne m’y connais pas en poison. Par contre, je m’y connais en ménage et je quand bien même tu as  voulu faire un effort pour moi» Elle accentua le ‘moi’, posant même une main sur son cœur comme si le geste la touchait. « … c’est raté. Tu peux mieux faire. » Padma passa un doigt sur un meuble à côté d’elle pour prélever la poussière qu’il n’y avait  pas, avant de balancer doucement la tête de gauche à droite. Méchante ? Oui, elle l’était. Mais il le cherchait. Et même si elle ne savait pas en quoi exactement il méritait chaque pique qu’elle lui lançait, elle savait juste qu’il le méritait et ça lui suffisait comme explication. Son regard curieux balaya la pièce, examinant chaque recoin, du centre de la pièce. La première chose qu’elle remarqua après un rapide examen, fut le manque de féminité de l’endroit. Elle n’était pas très étonnée de ce constat – le contraire l’aurait sûrement surprise – mais cela mena à une question dont elle n’était pas certaine de vouloir la réponse : qu’avait-il fait des affaires de Céline ? En pensant à son amie morte, à nouveau une vague de tristesse la submergea tandis que ses yeux se mirent à chercher dans toute la pièce quelque chose qui pourrait lui rappeler son passage sur terre. Et ironiquement, ce fut la voix d’Alexandre qu’elle entendit, alors qu’elle était déjà très loin dans ses pensées, qui enleva le poids qui s’était petit à petit installé sur son cœur. Elle allait devoir se contenter du jeune homme, il serait pour le moment, le souvenir le plus proche qu’elle pouvait avoir que son amie avait existée et comptée pour quelqu’un. Elle aurait pensé qu’il l’aurait laissé se déshydrater sur place parce qu’elle n’était pas digne de son alcool, elle en tout cas aurait raisonné de la sorte si la situation avait été inversée. « Hum. » Fut la seule réponse de l’Indienne qui s’accorda le temps d’une réflexion tandis qu’elle se cherchait un endroit pour y déposer son sac. S’il lui proposait quelque chose à boire c’était qu’il n’avait pas pour projet de la mettre à la porte de si tôt, alors autant en profiter. « La même chose que toi. » Répondit Padma qui se doutait bien qu’il n’allait pas lui servir son fameux rosé ou les sirops qu’il pouvait garder pour lui.

Toujours autant attirée par l’odeur de ce qui cuisinait dans la cuisine, elle finit par aller le rejoindre – toujours sans être invitée. Elle resta quelques secondes sur le pas de la porte, toujours observatrice, jouant même aux devinettes avec elle-même pour essayer de déterminer ce qui cuisait. Mais de là où elle se tenait elle ne voyait pas grand-chose si ce n’était lui, en train de s’activer. « Mon palais personnel ? Non, une chambre de bonne tout au plus. » Rétorqua Padma qui s’était suffisamment approchée pour voir par-dessus l’épaule du jeune blond. « Et je ne me souviens pas avoir été mise à la porte, donc… ma présence t’es sûrement plus agréable que tu ne le laisses entendre. Tu peux l’avouer tu sais, on est entre nous. » Elle posa une main sur son épaule, ne sachant pas si elle dépassait une limite ou pas, et préféra donc reprendre sa main aussi rapidement qu’elle l’avait posé. « Je suis venue pour voir comment ça allait, si tu n’avais besoin de rien. » Nonchalamment, elle haussa les épaules tandis qu’elle avait détourné le regard pour ne pas que ses yeux rencontrent les siens.
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Sujet: Re: Beauty and the Beast. Who is the Beast? [Padma] ( le Sam 22 Sep 2018 - 13:53 )
Beauty and the Beast. Who is the Beast?
Elle ne tarda guère à ouvrir la bouche pour répondre à ses mots. Il n'en attendait pas moins... Pour une avocate. Et elle se montra aussi sarcastique que lui, répliquant sur le même ton, sans montrer une envie de calmer le jeu. Parfait alors, il pouvait continuer. Dire qu'elle était une pâle copie de lui était un euphémisme. Elle ne lui arrivait pas à la cheville. C'était sûr. Du moins pas dans tous les domaines. Pour ce qui était d'être crédible... Non, elle ne lui arrivait pas à la cheville. Elle était avocate non? C'était précisément son job de tromper à tout bout de champ après tout. Qui avait confiance en un avocat? Pas grand monde, sauf si on le payait bien. Or, mieux que de l'avoir payé, il ne lui avait jamais rien donné. Céline peut-être. Alors quoi? Elle voulait un héritage là à se présenter comme ça devant lui, rentrant chez lui comme si il s'était agi de sa propre maison. La gêne procuré par le fait de rentrer chez quelqu'un sans y avoir été invité au préalable, elle ne connaissait pas visiblement. Et elle ne se cacha pas lorsqu'elle détailla l'intérieur. La décoration resterait telle quelle pour l'heure.

Quand à ce qui est du poison, après avoir levé les yeux au ciel, elle réponds là aussi, elle ne s'y connait pas. Étonnamment... Comme elle le souligne si bien. Il en aurait presque mis sa main à couper. Heureusement qu'il ne l'a pas fait... Oh mais elle doit bien avoir quelques notions, il en est sûr au fond de lui. Finalement, voyant que de toute manière, elle est entrée et qu'il n'aura pas la force de perdre son énergie à la chasser vite fait bien fait, il lui propose quelque chose à boire. La moindre des choses diraient certains, mais pour elle ce sera amplement suffisant. Elle semble légèrement surprise, mais si elle l'est elle ne le montre pas plus que cela alors qu'elle pose ses affaires dans un coin. Elle désire la même chose que lui. Cette fois, c'est à son tour d'être surpris. En général les femmes ne sont guère tenté par le Whisky, boisson trop forte à leur goût, et trop rude. Mais visiblement, elle est décidée. Qu'à cela ne tienne. Il sort donc sa bouteille, un bon whisky car il ne boit jamais ce qu'il appelle du "petit whisky", le truc bas de gamme que tout le monde peut se procurer. En réalité, c'est justement ces genres de bouteilles qui donne au Whisky sa triste réputation d'un alcool fort, rude, et sans atouts, alors qu'en réalité, les grandes maisons le savent bien elles... Le whisky peut se révéler plus délicieux dans un palais averti qu'un grand cru sorti tout droit de Bordeaux. Il lui sert donc un verre, y ajoute deux glaçons qu'il prend dans un récipient réservé à cet effet et lui file le verre. Aussitôt qu'elle l'a en main, il le lâche, comme si prolonger un éventuel contact pourrait le contaminer. C'est qu'il ne sait pas si sa maladie d'être chiante pourrait l'attaquer à lui, pourtant grand et fort. Mais les microbes sont parfois très envahissant, autant prendre toutes les précautions possibles non.

Mais il dût bientôt s'activer en cuisine, pour éviter que son plat ne finisse à la poubelle à cause d'une trop longue cuisson. Hors, il dût quand même le remettre un peu au four alors qu'elle lui répondait, l'ayant suivi jusque dans la cuisine. Elle se permit de le reprendre sur l'expression qu'il venait d'utiliser pour désigner sa maison. Elle la qualifia comme une "chambre de bonne". Il dût admettre que l'expression était fort bien trouvée et qu'il ignorait si elle réduisait ainsi son statut dans l'objectif de le faire passer pour un homme méchant et vicieux, et tous les petits qualificatifs qui vont bien, où si elle réduisait le statut de la maison. Il joua donc à ce petit jeu en répondant.
- C'est vrai... On a pas tous les moyens d'une avocate, et forcément, le coin est un peu plus... Il laissa un temps de silence, sa formidable rengaine retrouvée. Rustique oui, c'est le mot. Il remit son plat au four. J'avais oublié les écarts de richesses au sein même d'une population, honte à moi! Cela dit, si tu veux prendre le rôle attitrée à al chambre, je t'en prie... Ma maison à besoin d'un coup de ménage d'après "certaines". Il accentua volontairement le "certaines" alors qu'elle l'avait critiqué sur le ménage tandis que la pièce était... Bon, peut-être pas impeccable, mais propre. Il avait horreur de vivre dans la saleté qui plus est. Elle continua cependant, arguant qu'il ne l'avait pas viré. Elle marquait un point. Lorsqu'elle ajouta que sa présence devait lui convenir plus qu'il ne l'admettait, il manqua s'arrêter de faire ce qu'il était en train de faire, c'est à dire de régler son four, pour la ramener sur terre. Elle posa sa main sur son épaule alors qu'il ne pouvait s'empêcher de répondre.
- Ta présence... Parlons-en tiens. Tu t'es légèrement imposé non? Il s'arrêta pour se relever et se massa les tempes. Et je n'ai ni le temps, ni l'énergie, ni même l'envie de me prendre la tête avec toi... Surtout qu'on sait que j'ai raison. C'était pourtant ce qu'il faisait, mais enfin, passons, le cœur du problème n'était pas là. Finalement, nonchalante, elle déclara qu'elle était passée pour voir si il allait bien, si il n'avait besoin de rien, comme elle le disait si bien. Il s'arrêta de nettoyer son couteau, l'eau du robinet coulant toujours dans l'évier, surpris par la déclaration de l'indienne. Il se tourna légèrement vers elle alors qu'elle fuyait son regard. Il découvrait d'un seul coup une autre personne. C'était peut-être la chose la plus censée, mais surtout la plus vraie qu'elle avait prononcé depuis le début de leur échange. Il arrêta l'eau, ne sachant trop que faire en réalité. Elle venait de le perturber. Il s'empara de son verre de Whisky... mais n'eut droit qu'à une dernière gorgée.
- Ça va. Lâcha-t-il finalement.
Non, ça n'allait pas, mais là, de suite, il avait besoin d'un autre verre de whisky. Il contourna donc la brune et se rendit dans le salon pour récupérer la bouteille et se servit un verre. Un bon verre cette fois. Et sans glaces.

Pourquoi sans glace? Elle venait de le refroidir soudainement. Et si elle avait fait la personne nonchalante, le simple fait qu'elle soit venue prendre de ses nouvelles le mettait... Mal à l'aise. En effet, comme il l'avait dit, plusieurs personnes auraient pu venir le voir, et il avait dallu que ce soit elle. Où plutôt, il n'y avait eu qu'elle. Certes certains de se sproches amis s'étaient manifestés, mais certains, qui auraient pu le faire, n'avaient pas daigné sortir de chez eux. Alexandre ne leur en voulait pas, mais il réalisait soudainement qu'il s'était mal comporté avec Padma. Il l'avait accueilli avec un fusil braqué sur elle en guise de bienvenue, et s'était enfermé dans ses tranchées sans se soucier d'elle. Il but une gorgée. Après tout, elle avait été amie de Céline non? Une autre gorgée. La perte de la jeune femme avait dû lui faire quelque chose également. Encore une gorgée. Et finalement, il n'était peut-être pas le seul type meurtri de l'Histoire. Et une autre gorgée, encore et toujours. Il fallait qu'il évacue. Cela dit, peut-être qu'elle venait juste parce qu'elle avait elle aussi besoin de réconfort? Une nouvelle gorgée pour ne pas changer. Non, c'était stupide, elle allait très bien elle. Non? Une gorgée... Non. Il sentit qu'elle était là, qu'elle l'observait. Les mains posées sur son buffet, la tête rentrée dans ses larges épaules, le blond n'avait même plus la force de la regarder. Il chercha dans sa poche sa boîte d'allumettes de sa main libre et s'en saisit, réflexe plutôt vieux qui arrivait lorsqu'il stressait ou qu'il était mal à l'aise. Finalement, il se tourna et la regarda, elle avait aussi son verre à la main, comme si elle lui renvoyait son image.
- Comme tu vois, je me porte plutôt bien... J'ai à manger, un salaire qui tombe et j'ai pas encore été renvoyé de mon travail, donc pour l'heure... Je dirais que tout baigne. "Pas encore". Il ne savait pas trop où allait mener cette histoire de travail, mais il ne se faisait pas trop de soucis de ce côté. Si il allait bien... Oui, physiquement il était en forme, et sa pratique régulière du sport lui permettait de conserver une belle allure. En revanche... mentalement... Ce n'était pas pour rien qu'il consultait un psy. La perte de Céline l'avait marquée au fer rouge. Une blessure qui ne se refermait pas. Il avait eu beau ranger les affaire de l'être aimée, les mettre dans des cartons, placarder ses habits dans un placard dont il ne se servait pas, ranger les photos, les livres, tout... Rien n'y faisait, le passé s'accrochait à lui comme un mauvais parasite sur la peau d'un animal. Il préféra éviter le regard de la brune à son tour, lui d'habitude si sûr de lui, si fort... Il ne l'était plus.      
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Sujet: Re: Beauty and the Beast. Who is the Beast? [Padma] ( le Dim 23 Sep 2018 - 22:28 )

Beauty and the beast
La surprise qu’elle nota chez Alexandre lorsqu’elle répondit pour le verre, eut pour effet de faire sourire la jeune femme. Un mince sourire étira ses lèvres tandis qu’un sentiment de satisfaction l’envahit sans qu’elle ne sache pourquoi. Vouloir impressionner les gens absolument, n’était pas dans son caractère. Mais pour être tout à fait honnête, elle  appréciait de voir quelques sourcils se lever sur son passage, lorsqu’elle prenait des décisions inattendues. Elle voulait faire un commentaire à ce moment-là, mais pour ne pas ruiner son sentiment de satisfaction avec un commentaire d’Alexandre – qui lui répondrait forcément, elle en était sûre – elle préféra se taire pour cette fois. Elle se contenta de prendre le verre qu’il lui tendait, en lui gratifiant d’un simple merci qui dépassa à peine la barrière de ses lèvres. Malgré tout, elle restait polie.

Elle savoura la première gorgée comme on lui avait appris, avant de se remettre en marche pour continuer son inspection des lieux. Très vite, ses pas la guidèrent dans la cuisine où le jeune homme s’activait aux fourneaux sans lui prêter attention. Elle avait d’ailleurs envie de soulever le fait qu’il se montrait impoli d’abandonner ses invités pour aller vaquer à ses occupations, elle se savait sur la sellette. Elle était déjà chanceuse qu’il ne l’ait pas mis à la porte ou pire encore, qu’il ne se soit pas mis à lui donner des coups de chaussure comme pour se débarrasser d’un cafard.

Appuyée contre le chambranle de la porte de la cuisine, son verre à la main, Padma se perdit un court instant dans ses pensées. Alexandre cuisinait. Quelque chose qu’elle n’avait jamais vu faire et dont elle ne lui aurait pas accordé le bénéfice du doute si on lui avait dit qu’il possédait cet atout. C’était peut-être cette facette de cette personnalité qui lui était encore à ce jour étrangère, qui avait poussé son amie dans ses bras. Ce qu’elle comprenait. La jeune avocate ne s’était jamais assez intéressée à lui pour savoir s’il savait cuisiner ou pas, elle était restée sur une première mauvaise impression sans chercher à voir plus loin. Pire encore, son animosité envers lui n’avait fait que s’accroître après l’annonce de la mort de Céline. Aveuglée par sa tristesse, au lieu de s’entourer des gens qui partageaient sa peine, Padma n’avait fait qu’accuser Alexandre de la perte de son amie. Elle le tenait responsable de sa mort, parce qu’elle avait longtemps estimé qu’il était celui qui était supposé la protéger. Il était celui qui avait la responsabilité de faire d’elle une femme heureuse jusque la fin de ses jours. Quelque part, ça avait peut-être était le cas. Au moment de sa mort, elle était toujours éperdument amoureuse de lui – et pour lui avoir parlé la  veille, elle pouvait le confirmer encore et encore qu’elle était bien amoureuse de lui – et elle était persuadée que sa dernière pensée avant de s’endormir pour toujours, avait été pour lui. Un nouveau sourire étira ses lèvres au souvenir de son amie, rayonnante à cause de l’amour qui avait trouvé sa place dans sa vie. Pendant un court instant, Padma pouvait même ressentir la présence de la jeune femme qui n’était pas morte, mais qui se trouvait dans la pièce d’à côté et qui n’allait pas tarder à les rejoindre pour éviter qu’ils ne s’entretuent. Mais lorsqu’elle tourna la tête et qu’elle vit le vide à côté d’elle, son cœur se brisa tandis qu’un sanglot qu’elle arriva à contenir, se coinça dans sa gorge. Pour faire passer ce sentiment désagréable, elle descendit son verre d’un seul trait, fermant les yeux quelques secondes, non pas pour savourer cette fois, mais pour noyer son chagrin. Et ainsi, la joute verbale était repartie.

« Certaines. » Elle pouffa doucement, en relevant le mot qu’il avait décidé d’accentuer. « Si seulement ta mauvaise foi pouvait se nettoyer… Ce n’est pas une question d’écarts de richesse mais d’efficacité. Tu es nul en ménage, un triste fait que tu ne devrais pas nier. » Elle avait envie d’ajouter qu’elle espérait qu’il soit plus doué en cuisine qu’en ménage, mais dévia le sujet de conversation pour faire remarquer qu’elle était toujours là malgré ce qu’il pouvait dire. « Et raison à quel sujet exactement ? » Insignifiante, elle se posta à côté de lui, les bras croisés sur la poitrine, son verre vide toujours dans sa main. « Si tu voulais vraiment me virer, tu l’aurais fait. Et tu sais que j’ai raison. » Elle insista sur la dernière partie de sa phrase, un sourire moqueur étirant ses lèvres. « Tu m’apprécies plus que tu ne l’avoueras jamais, ce que je comprends, après tout qui ne m’apprécierait pas. Mais ça me va, continue de nier et de faire semblant. » Elle haussa les épaules avant de reculer d’un pas, et commença l’inspection de la cuisine cette fois. Non pas parce qu’elle était tellement curieuse, mais parce qu’elle voulait fuir son regard maintenant qu’ils attaquaient le vif du sujet.

Lorsqu’elle eut fini de tourner la tête dans tous les sens pour éviter de croiser le regard d’Alexandre, Padma finit par poser les yeux sur le corps à présent figé, du jeune homme. Elle comprenait sa surprise et lui laissait le temps réagir comme il le souhaitait face à la réponse à sa question. Alors qu’elle avait finalement baissé la tête pour fixer le sol, elle fut cette fois celle qui fut surprise par sa réponse. Ca va. C’était tout ce qu’il allait lui donner comme réponse ? « Oh ? » S’enquit Padma qui n’attendait pas  vraiment de réaction à ce « oh ». Sans dire un mot et sans bouger de là où elle était, la brunette le regarda s’activer mécaniquement dans la cuisine. C’était lui à présent qui fuyait son regard. Hésitante, l’avocate entreprit de faire un pas dans sa direction pour lui poser une main sur l’épaule, mais elle s’arrêta au dernier moment et laissa tomber sa main le long de son flanc. Pour quelqu’un qui allait bien, il semblait plus affecté que ce qu’il laissait entendre. Ce qu’elle comprenait également.  Peut-être que venir ici était une mauvaise idée. Peut-être qu’elle devrait s’excuser du dérangement et s’en aller.

Au moment où elle allait ouvrir la bouche, elle le vit se retourner et s’abstint de dire quoi que ce soit. Elle se risqua même à croiser son regard qui s’était soudainement durcit. « Oui, je le vois. » Une pointe d’amertume ponctua sa phrase sans qu’elle ne s’en rende compte. « Je vois même beaucoup de chose. » Continua l’Indienne qui ne pu retenir un petit rire jaune. Elle voyait qu’il allait bien. Elle voyait qu’il avait repris sa vie en main. Il t’a déjà oublié, pensa Padma dont le sentiment de tristesse et d’amertume ne cessait de grandir. « Il ne t’aura pas fallut longtemps pour te remettre de la mort de Céline, c’est ce que je vois. » C’était la première fois qu’elle prononçait le nom de son amie depuis sa mort, ce qui lui arracha une petite grimace ainsi qu’un pincement au cœur. « Je suis ravie de voir que tout baigne pour toi. Vraiment. » Elle commençait à s’emporter et désigna toute la cuisine, comme le signe que tout allait effectivement bien. « Je t’aime encore moins que lorsque je suis arrivée, qui aurait pensé ça possible. » Pas elle en tout cas.
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Sujet: Re: Beauty and the Beast. Who is the Beast? [Padma] ( le Lun 24 Sep 2018 - 23:07 )
Beauty and the Beast. Who is the Beast?
Insupportable. C'était le mot qui pouvait la désigner. Le mot qui lui correspondait alors qu'elle l'avait suivi jusque dans la cuisine. Et alors qu'il lui répondait, elle ne pouvait s'empêcher, son verre à la main, de le regarder, et de répondre, elle aussi. A chaque fois qu'il répondait, elle y allait plus fort. Elle argua que ce soit dommage que sa mauvaise foi à lui ne puisse être nettoyée. Disons plutôt qu'il n'en avait pas envie. Tout simplement. Et comme elle était elle aussi de bien mauvaise foi, autant dire qu'ils seraient deux dans ce cas. Sur la question d'efficacité, il ne releva pas. Nul en ménage, peut-être plus qu'elle, il ne disposait pas de tout le temps libre d'une avocate, il avait un travail. Parce que avocat ne l'était pas ? Non, c'était un art. L'art du mensonge et de la tromperie, alors oubliez de suite l'idée que ce soit un travail. Un avocat, c'est un banquier, avec en plus l'assurance qu'il peut vous faire aller ou non en prison. Le genre de banquiers qu'il vaut mieux éviter en tout les cas. Quand il ajouta qu'il ne se disputerais pas et qu'il aurait de toute manière raison, elle demanda sur quel sujet. Il se retourna et lui adressa un rapide regard.
- Sur le fait que quand bien même je te demanderais partir tu me sortirais tous les arguments du monde pour me justifier ta présence et le fait que tu ai le droit de rester. Répondit-il du tac au tac sans plus se poser de question. C'est qu'elle commençait à l'agacer. Et visiblement ce n'était pas terminé. Le blabala qu'elle lui servit ensuite parvint cependant à l'épuiser, qualité rare quand on pensait qu'il aimait à discuter avec les autres en général, et qu'il aimer répondre. Mais là, répondre il n'en avait pas envie. Il continuerait à faire semblant oui. Ce serait mieux. Quand à dire qu'il l'apprécier… Il l'ignorait en fait. Mais lorsqu'elle aborda la raison de sa venue, la donne changea. Désormais, c'était lui qui était en mauvaise posture.

Ne sachant plus quoi dire, ni que répondre, il préféra détourner le regard, la fuir, arguer bien rapidement que tout allait bien. En général, les gens vous demandaient cela, et vous répondiez que ça allait, et eux, ils savaient que ça n'allait pas fort, mais il vous laissaient en paix, comprenant qu'il valait mieux éviter le sujet. Mais elle, après un bref moment de silence reprit qu'elle voyait. Il la regarda, comme si elle le comprenait. Ce ne fût en réalité pas le cas. La suite de ses mots l'intrigua lorsqu'elle déclara qu'elle voyait beaucoup de choses. Elle déclara qu'il ne lui avait pas fallu longtemps pour se remettre de la mort de Céline. Le simple fait de prononcer le nom de celle qu'il avait aimé eut le don de le faire se crisper. Chacun de ses muscles se tendit et ses doigts se resserrèrent sur son verre de Whisky dont il ne restait qu'un fond.
- Arrêtes de dire des conneries s'il te plaît… Déclara-t-il en grinçant des dents. Mais elle continua. Plus sèche. Plus violente. Elle déclara être ravie pour lui, humour noir bien sûr. La dernière phrase qu'elle prononça acheva de le tuer pour la soirée. Il ne répondit rien. Puis, soudain, il jeta son verre au sol. Le verre éclata en mille morceaux, le peu de whisky restant éclaboussa le sol alors qu'il hurlait d'un coup :
- Assez!!! Assez Bordel! Tu crois que c'est simple pour moi?!! tu crois que la vie est belle pour moi?!! Tu penses que tout roule?!! Tu le penses sincèrement? Réfléchis trois putain de secondes Padma! Il reprit son souffle et avança vers elle, bougeant ses mains pour accentuer ses dires. J'l'ai perdu! J'l'ai perdu!! Tu comprends ça? En moins de cinq secondes... Il regarda ses mains alors que ses yeux s'embuaient. Il retint difficilement un sanglot avant de frapper un grand coup dans le mur se faisant saigner les jointures des doigts. Mais bordel!! Et il regarda la brune qu'il avait bien envie de jeter par la fenêtre. Tu crois que c'est simple d'aller voir un psy chaque semaine parce qu'on arrive pas à se remettre?!! Hein?!! De parler à un pauvre con qui comprend pas pourquoi j'suis dans cet état?!! Tu crois que c'était simple?!! La voir allongée à mes pieds, sachant très bien que j'la sauverais pas?!! Et que la seule chose que je pouvais faire c'était lui dire que ça allait bien se passer?!! Hein?!! Mais vous êtes tous les mêmes bon sang! Il s'éloigna, apeuré soudain de lever la main sur elle. La seule chose qu'on ma demandé deux mois plus tard, c'était quand est-ce que je pensais pouvoir reprendre le boulot. Il serra les poings. Si t'es venu pour des reproches comme ça Padma, va te faire foutre.


Il avait les mains tremblantes après ce soudain accès de colère. Il prit un cigare, sa boîte d'allumettes étaient dans la poche. Il se tourna vers elle, les yeux en larme, ne cherchant même plus à les empêcher de couler.
- Tu vois Padma, j'ai... J'ai essayé de refaire ma vie. J'ai pas réussi. Je survis. Tout simplement. C'est bien pire. Et il sortit sur son petit balcon, claquant la porte fenêtre au passage. Tremblant, il mit cinq bonne minutes à allumer son cigare avant de pouvoir enfin en tirer une bonne bouchée. Il s'appuya sur la rambarde, regardant les lumières de la ville, les toits de Naples, et finalement... Il pleura amèrement. On lui avait pris. C'était sa vie qu'il fallait prendre, pas celle de Céline. Il ne l'avait jamais oublié, mais il avait mises toutes les affaires de Céline dans son bureau ou dans un placard.Toutes les photos, tous les souvenirs... Tout ce qui lui rappelait celle qu'il avait aimé... Celle qu'il avait perdu. Padma avait sut le mettre à vif, il ignorait comment, mais depuis plusieurs mois il n'avait plus pleuré, se renfermant sur lui-même, mais là... Il n'avait pu retenir cette haine, cette colère, cette amère tristesse qui s'était emparée de son être et qui le rendait si faible en cet instant. Seul son cigare parvenait à l'aider à sa calmer. Padma? Elle le mettait hors de lui, c'était sûr. Le mieux pour elle serait peut-être d'ailleurs de rester à l'intérieur histoire d'éviter qu'il la jette par-dessus le balcon. Il s'assit alors sur le petit banc du balcon, banc sur lequel lui et Céline s'asseyait très souvent pour contempler le centre-ville. Et il regarda la ville, tirant sur son cigare, ne se posant plus de questions, essayant d'oublier colère et tristesse, quoiqu'il lui manquait son fidèle Whisky...     
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Sujet: Re: Beauty and the Beast. Who is the Beast? [Padma] ( le Jeu 27 Sep 2018 - 1:51 )

Beauty and the beast
A mesure que s’écoulaient les secondes, Padma avait la confirmation qu’elle aurait mieux fait de ne pas venir. Après tout, à quoi est-ce qu’elle s’attendait ? Pendant un court instant, elle avait voulu croire qu’il était en train de mentir, et à juste titre. Ils n’étaient pas proche et à part Céline, n’avaient rien en commun – du moins elle espérait le croire, qu’elle n’avait aucun point commun avec ce casse pieds d’Alexandre. Il n’avait aucune réelle raison de se confier à lui, et ce n’était pas parce qu’ils partageaient à présent la perte d’une personne en commun, que ça allait les rapprocher. Pourtant, c’était ce qu’avait bêtement cru l’Indienne qui avait pris sur elle, et s’était rendue chez lui pour prendre de ses nouvelles. Non, ça c’était un mensonge. Elle se fichait de savoir s’il allait bien, s’il mangeait bien ou s’il  n’était pas au chômage. Ce qu’elle voulait, elle, c’était de voir à quel point Alexandre était misérable depuis la mort de Céline. Voilà, elle l’avouait enfin. Elle voulait savoir qu’elle avait compté dans sa vie au point qu’il ne puisse pas s’en relever, parce que c’est la moindre des choses. Elle ne s’attend pas non plus à ce qu’il devienne un dépressif à tendance suicidaire, mais qu’il montre un peu plus de… un peu moins de… Qu’il se comporte comme Padma l’aurait voulu. Mais après quelques secondes, son cerveau fit la différence entre  ce qu’elle voulait voir et ce qu’elle voyait réellement. Ce qu’elle voulait voir : un homme meurtri par la perte de celle qu’il était supposé aimer. Ce qu’elle voyait : un homme qui se portait un peu trop bien, et qui vivait dans un monde où toute trace de l’existence de Céline, avait disparu. Comme si elle n’avait jamais existé. Elle avait passé de longues minutes à observer l’intérieur des lieux et le verdict était sans appel, il l’avait complètement effacé.

« Que je m’arrête pourquoi ? Parce que je dis la vérité ? » S’enquit l’avocate sur un ton sec voire agressif. La colère sourde qui grondait en elle depuis beaucoup trop longtemps était sur le point d’éclater, et le fait qu’il lui demande de se taire ne faisait que l’attiser encore plus. Il n’y avait que la vérité qui pouvait faire aussi mal, et vu la réaction d’Alexandre, elle en concluait qu’elle avait tapé juste. Et elle n’avait absolument aucun regret à cela. Son verre toujours en main, Padma s’en servait comme de canalisateur. Elle préférait cent fois l’exploser en le serrant trop fort ou le lancer en pleine tête du blond, plutôt que de se salir la main en le touchant. Il ne le méritait pas. Et il confirmait d’ailleurs qu’il ne méritait pas non plus Céline. « La seule bonne chose qu’aura amené sa mort, et qu’au moins elle ne t’a plus dans sa vie. Tu ne la mérites… méritais pas. » Se corrigea l’Indienne juste à temps, ses phalanges à présent devenues blanches, toujours autour du verre qui menaçait d’exploser. Mais à la place, ce fut un autre éclat de verre qui vint perturber sa colère qui se transforma en surprise.

Gagné par une violente colère, il avait balancé le verre à pour qu’il éclate à ses pieds, l’obligeant à reculer d’un pas en même temps que son cœur ratait un battement. Les yeux rivés sur le sol, elle n’avait pas eu le temps de suivre des yeux le mouvement, mais ne regardait que le résultat de ce geste agressif. Un autre éclat l’obligea à quitter le sol des yeux, celui de la voix du jeune blond qui s’était élevé dans toute la cuisine au point que son cœur en rata un autre battement. L’air hébété, elle mima son geste en regardant elle aussi ses mains pourtant vides mais qui représentait bien le vide qu’avait laissé la jeune femme après sa mort. « Je… » Essaya de dire l’avocate du bout des lèvres, sans qu’aucun son ne sorte réellement de sa bouche. Mais elle abandonna toute tentative, laissant sa colère s’exprimer sans intervenir. Hop, un autre battement que son cœur rata au moment où son poing alla rencontrer le mur. Lorsqu’il hurla à nouveau, elle osa lever les yeux pour croiser son regard et ce qu’elle y vit la noya sous une vague de tristesse. Il était aussi malheureux qu’elle. Est-ce qu’elle était satisfaite de ça ? Elle satisfaite qu’il réagisse, oui. Est-ce qu’elle était heureuse de le voir comme ça ? Bien sûr que non. Ce qu’il était en train de vivre elle ne le souhaiterait à personne, même pas à son pire ennemi. « Alexandre… » Souffla-t-elle au bord des larmes, imaginant les derniers instants de son amie. Une part d’elle avait aussi envie de jeter son verre avant de se jeter sur le blond pour lui dire que oui, c’était facile et qu’il aurait dû la sauver. Qu’il aurait même dû prendre la balle à sa place. Mais ce n’était que la douleur qui s’exprimait par la colère et le blâme, parce qu’il était plus facile de pointer du doigt et d’accuser, que d’affronter réellement le problème.

Des larmes finirent par rouler le long des joues de l’Indienne pour accompagner celles d’Alexandre, qu’elle n’aurait jamais vu pleurer un jour. La bouche à présent pâteuse, elle l’ouvrit une première fois pour répondre au jeune homme, mais préféra se taire. Elle en avait déjà trop fait. Il lui avait dit d’aller se faire foutre, et elle ne pouvait pas lui en vouloir de ça. Elle l’avait cherché.

Un soupir traversa les lèvres de la jeune avocate alors que des larmes ruisselaient toujours sur ses joues, les derniers mots du chercheur finissant par l’achever. Elle préféra ne rien répondre et fixa un point invisible pour ne pas qu’elle le suive du regard en quittant la pièce. Et maintenant qu’elle était seule, elle se laissa aller à des sanglots qui secouèrent son petit corps. Tout était mélangé. Que ce soit ses pensées ou même ce qu’elle ressentait, elle ne savait pas quoi faire ou comment les exprimer. Elle ressentait de la tristesse et un profond chagrin, mais par la même occasion, elle avait toujours cette rage qui grondait au fond d’elle sans qu’elle ne puisse se défouler. Elle prit finalement le verre qu’elle tenait entre ses doigts, et le balança sur le sol pour qu’il éclate lui aussi en éclat, avant d’éclater elle-même en sanglots. Le dos appuyée contre le mur, elle se laissa glisser jusqu’au sol sans que ses yeux ne quittent l’endroit où son verre projectile avait atterrit, et se prit la tête entre les bras. La honte et les remords ne tardèrent pas à arriver, doublant les larmes qui coulaient déjà le long de ses joues. « Respire. Arrête de pleurer. » Se disait l’Indienne à elle-même, pour exiger que ses larmes s’arrêtent de couler. Sa respiration étant irrégulière, elle déplia les jambes et se tapa sur la poitrine en essayant de prendre de profondes respirations, et elle se mit à compter jusqu’à 10. Une profonde respiration. Puis elle recommençait à compter jusqu’à 10, le temps qu’elle finisse par se calmer. Au bout de ce qui lui parut comme de longues minutes, elle arriva enfin à arrêter le flot de larmes et à reprendre un souffle plus ou moins normal. Un dernier regard autour d’elle, et elle prit la décision de se lever pour rentrer chez elle. Assez d’histoires pour ce soir, elle avait eu sa dose.

Avec difficulté, elle se leva et se passa une main rapide sur le visage pour essuyer les dernières traces de larmes. Autre soupire. Elle finit par tourner les talons pour aller récupérer son sac, mais au moment où elle allait tendre le bras vers ses affaires personnelles, ses yeux se posèrent sur la silhouette d’Alexandre. Elle resta quelques secondes debout, là, sans rien faire, essayant de se persuader que la meilleure chose à faire était de partir. Mais la même voix qui l’avait poussé à venir en premier lieux, guidait doucement ses pas vers le balcon sans pour autant vraiment s’approcher du jeune homme. Silencieuse, elle profita du fait qu’il ne remarque pas sa présence pour l’observer. Le regard qu’elle posait sur lui était à présent totalement différent, et même si elle détestait se l’admettre, elle s’était peut-être trompée sur son compte. Peut-être que c’était elle l’idiote de l’histoire.

Au bout de quelques secondes à l’observer, elle se dirigea vers le balcon d’un pas hésitant. Arrivée à hauteur de l’entrée, elle s’arrêta un court instant et ferma les yeux pour se donner du courage, puis les rouvrit  pour aller le rejoindre. Sachant très bien que sa compagnie n’était pas désirée, elle passa outre son hésitation et alla s’asseoir à côté d’Alexandre sur le banc sur lequel il était assis. Silencieuse, cherchant ses mots, elle contempla le paysage qui s’étendait sous ses yeux avant de finalement rompre le silence. « Je suis désolée. » Dit-elle d’un ton neutre, sans même tourner la tête dans sa direction, se doutant bien que ça ne suffirait pas. « J’ai dit des choses blessantes, et fausses. Et je m’en excuse, je n’aurais pas dû. » Pause pour que son cerveau remette en place les mots dans sa tête. « Au final, c’est peut-être moi qui ne la méritait pas, vu comment j’ai fuit après son enterrement. » Sa voix se mit à trembler, ses souvenirs en boucle de ce jour sombre. Mais elle ne pleurerait pas. « C’est drôle, j’ai enterré beaucoup de personnes dans ma vie… mais elle est la seule à qui je n’arrive pas à dire au revoir. » Elle avait enterré seulement son père et son petit frère étant jeune, mais c’était déjà deux personnes de trop à enterrer. Et à l’époque, pour gérer son chagrin elle n’avait eut d’autres choix que de l’enfuir, ne se trouvant pas assez légitime pour pleurer la mort des membres de sa famille d’adoption, et encore moins de laisser tomber ceux qui restaient en se montrant faible à son tour. Une larme roula le long de sa joue et elle l’essuya aussitôt. « C’est pour ça que j’ai mis toute mon énergie à te détester après sa mort, parce que ça me donnait une raison, non, une bonne fausse excuse pour ne pas me confronter à ta douleur à toi. » Sur ces mots, elle tourna enfin la tête dans sa direction. « Tu es la personne qu’elle devait le plus aimer dans ce monde, et je ne saurais imaginer ce qu’elle représente… représentait pour toi. Et je suis désolée que les gens ne se soient pas montrés plus compréhensifs envers toi. Et je suis désolée d’avoir agit moi-même comme ces autres. » Le regard triste, elle tourna la tête devant elle pour essuyer discrètement ses larmes. « Même si je t’ai laissé penser le contraire, tu n’es pas seul. La peine que tu ressens, je la ressens aussi. Peut-être pas de la même manière, mais elle est bien. Le vide qu’elle a laissé derrière elle est bien là. » Un bien étrange constat; tout les séparait et les unissait à la fois.
AVENGEDINCHAINS


You're a sky full of stars
Got a tattoo and the pain's alright. Just wanted a way to keep you inside. All I know, all I know is that I'm lost in your fire below. (...) I see the road begin to climb. I see your stars begin to shine. I see your colors and I'm dying of thirst.  ▬ Feels like there's something broke inside.


Dernière édition par Padma Alestra le Jeu 27 Sep 2018 - 21:01, édité 1 fois
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Sujet: Re: Beauty and the Beast. Who is the Beast? [Padma] ( le Jeu 27 Sep 2018 - 19:05 )
Beauty and the Beast. Who is the Beast?
Elle avait continué, enfonçant un peu plus le clou de la culpabilité un peu plus profondément dans le coeur, dans la conscience du blond qui n'avait guère tardé à exploser sous les accusations, infondées, de la brune. Non pas qu'elle ne savait pas de quoi elle parlait, quoique la question se posait, mais plutôt qu'elle semblait légèrement aveuglé par son obsession à vouloir faire de lui un coupable, un moins que rien peut-être. Lui, il n'avait pu tenir plus, et il avait soudainement brisé son verre sur le sol, se fichant bien du ménage que cela allait engendrer après. Elle le mettait à bout, et il ne pouvait rester là, debout, sans répondre. Aussi, lorsqu'il s'emporta, elle ne put rien dire. Et les mots coulaient, il parlait, dénonçait, non pas pour se justifier, mais pour qu'elle réalise toute la tristesse, tout le mal qui l'habitait, le vide présent en lui et qui lui criait chaque jour d'arrêter de lutter. Comme si il n'y avait plus de raisons de vivre. Est-ce qu'il existait encore des raisons de s'accrocher à la vie? Certains matins, il en doutait parfaitement, d'autres, il était plus sûr et pensait que la vie n'avait pas de prix. Mais la douleur était présente, tenace, lancinante, ne le quittant pas. Aussi, cette femme qui venait l'accuser, chez lui, alors qu'elle ignorait tout avait sut frapper dans la blessure béante déjà laissée par la perte de l'être aimé.

Et il fallait qu'il se contrôle, qu'il vide sa colère. Il crut même qu'il allait lui en coller une, mais il avait encore assez de conscience pour en arriver à une telle extrémité. Frapper une femme, ça jamais, pourtant, elle lui avait tellement fait mal, qu'il aurait pu. Alors, plutôt que de tenter de s'expliquer encore et encore, sans être sûr qu'elle comprenne même si elle semblait prendre conscience de toute la douleur qui l'habitait, il choisit l'option de la fuite. Un repli stratégique opéré pour le bien de tous dira-t-on. Et il quitta l'ambiance lourde de la pièce pour retrouver l'air frais, vivifiant, agréable, du balcon, où il éclata en sanglot, regardant le ciel comme pour y trouver un certain réconfort, comme si là, soudainement, telle un ange, une apparition de Céline viendrait pour le consoler. Mais il n'en fût rien. Seul le bruit des voitures, un coup de klaxon et le rire de trois jeunes en bas répondirent à sa tristesse amère. Aussi, il préféra griller un cigare. Il en tira une bouffée et tenta de se détendre, le regard perdu dans le vide alors qu'il s'asseyait sur le petit banc à côté de la porte fenêtre. Son esprit vagabondait désormais, tentant de trouver une explication logique, mais il n'arrivait pas à réfléchir, ni à structurer ses pensées. Il tournait, passait, repassait les informations dans sa tête, les accusations qu'elle lui avait lancé, essayant de voir si c'était vrai... Ou faux. Mais il n'arrivait pas à tirer de conclusion, son cerveau était embrouillé, encore sous le coup d'une colère sourde, indomptable, et intérieurement, il bouillait. Il brûlait d'en découdre. Dans ces cas-là, souvent, il enfilait un jogging et il partait courir. Il partait le temps qu'il fallait, le temps que son corps, mis à mal, ne soit obligé de s'arrêter, et que son cerveau, vide de toute pensée et de toute émotion ne puisse plus l'amener à réfléchir au delà de comment préparer des pâtes. La perte d'un être, surtout celui que l'on aime plus que tout... Alexandre pourrait en parler des heures, mais à chaque fois qu'il avait à le faire avec son psy... Il n'y parvenait pas. Parce que au fond, il savait qu'il ne serait pas compris. Et plutôt que de l'aider à passer autre chose, on lui faisait ressasser le passé. Certes il ne fallait pas oublier le passé, ni l'effacer, il était bien placé pour le savoir. Mais cela ne signifiait pas qu'on avait plus le droit d'avancer.  

Perdu dans ses pensées, ailleurs, son regard perdu sur les toits de la ville, sur le ciel étoilé, il ne vit pas l'avocate le rejoindre, il finit par se rendre compte de sa présence seulement lorsqu'elle ouvrit la bouche pour s'excuser. Il eut un mince sourire et ne lui accorda même pas un regard. Il préféra tirer sur son cigare, ignorant la jeune femme. C'était facile de s'excuser après s'être acharné à le plomber hein? Il ne releva pas. Il n'en avait ni l'envie, ni même la force. A quoi bon? Une nouvelle prise de tête. Elle l'avait frappée en plein cœur. Anéanti. Si c'était ce qu'elle voulait, elle avait gagné. Lui d'habitude si combatif avait désormais cessé de se battre, et toute énergie de lutter l'avait quitté. Cette même énergie que Céline avait admiré, ce courage de continuer même quand tout semble perdu, il ne l'avait plus, du moins pas pour ce soir. Elle continua sur la même longueur, s'excusant des choses blessantes qu'elle avait pu dire, arguant qu'elle n'aurait pas dû.
- Tu n'aurais pas dû en effet. Fit-il sans relever d'avantage. Aurait-il fait mieux? Pour le coup, il se permettait de dire que oui, non parce qu'il avait vécu la même situation, mais plutôt parce que son caractère ne lui permettrait pas d'en arriver à dire de telles choses.

Finalement, elle se jugea elle-même. Il haussa un sourcil, légèrement surpris par ce qu'elle venait de dire. Il était vrai que Padma était parti bien rapidement le jour de l'enterrement. C'était peut-être aussi pourquoi il lui en voulait un peu. Parce que sa meilleure ami n'avait pris que cinq minutes pour l'enterrement, et s'était tirée comme si la vie continuait, happée par les affaires, le fric et toutes ces merdes. Cependant, il ne l'accusa pas. Il la laissa réfléchir seule, car au fond, même si elle lui parlait, elle menait sa propre réflexion interne. Cependant, un rapide regard en coin lui montra qu'elle avait pleuré elle aussi, dépassée par ses mots, par ce qu'elle avait dit, peut-être. Et il lui semblait soudainement qu'elle était plus petite l'avocate, plus frêle. La top model de quelques défilés semblait moins sûre d'elle désormais, comme si elle avait appris autre chose, comme si toutes les conceptions qu'elle avait bâti s’effondraient. Elle admit alors que malgré qu'elle avait enterré beaucoup de personne, elle n'arrivait pas à dire au revoir à Céline, et c'était le seul cas où elle semblait ne pas y parvenir. Alexandre se laissa aller à une supposition, le regard perdu sur les toits.
- Peut-être parce qu'on avait pas à lui dire au revoir de suite et qu'elle est partie de manière un peu trop... Rapide. Termina-t-il alors qu'il sentait que les larmes remontaient. Cependant, il se reprit et finalement il parvint à contenir sa tristesse. Ecouter la brune ne lui faisait, en cet instant, ni chaud, ni froid. Il restait désormais neutre. Elle se montra alors honnête. Si elle avait déployée autant d'énergie à le détester lui, si elle y avait mis toute sa force et toute sa conviction, ce n'était pas pour une bonne raison, mais bien dans l'objectif de ne pas être confronté à sa douleur à lui, c'était pour éviter de voir son état, pour fuir ce mal, pour échapper à la malheureuse vérité des blessures encore ouvertes du chercheur. Il ne répondit pas, il n'en eut pas le temps en réalité.

Elle finit par reconnaître la triste réalité, le fait qu'il était la personne que Céline aimait le plus et qu'elle représentait pour lui quelque chose d'énorme. Elle ne représentait pas seulement une femme qu'il aimait, non, c'était bien plus que cela. C'était son souffle, sa moitié, c'était son coeur qui battait pour elle, c'était elle qui le faisait battre. Or, si l'on retirait le nécessaire au coeur pour qu'il fonctionne, qu'arrivait-il? Il cessait de battre. Il s'arrêtait. Et l'être en qui il était dépérissait. C'était en quelques sortes ce qui était arrivé à Alexandre. Mais encore quelques courageux - ou fous - se battaient pour qu'il reste en vie. On le maintenait sous oxygène, on tentait de continuer de le faire vivre, alors que lui avait perdu la vie sur cette maudite place. Alors oui... Elle représentait quelque chose d'important pour lui. Un avenir. Un amour fort. Mais le destin avait choisi de leur faire prendre un autre chemin. Et désormais, plus un jour ne passait sans que Alexandre regrette de n'avoir pas été à la place de Céline. Finalement, elle déclara qu'elle regrettait que les gens ne se montrent pas plus compréhensif envers lui, du moins qu'ils ne l'aient pas été lorsqu'il l'aurait fallu, et elle s'excusa d'avoir été de ceux-là. Il eut un mince sourire alors qu'il nota qu'elle le regardait du coin de l'oeil. Elle ne faisait pas semblant et était réellement sincère en disant cela. Elle continua finalement en déclarant que la peine qu'il ressentait, elle la comprenait puisqu'elle vivait, de manière différente oui, la même chose. Du moins ressentait-elle la même chose. Elle laissa s'installer le silence et il ne le rompit pas, n'ayant rien à déclarer de toute manière, faisant dans sa tête le triste constat qu'ils n'étaient pas si différents finalement. Son cigare à la bouche, il se leva finalement sans un mot et s'approcha de la porte fenêtre comme pour partir, mais au dernier moment, il se retourna pour reprendre:
- Je n'ai jamais oublié Céline. Je ne m'en suis pas remis, et je ne l'ai pas mis dans un carton contrairement à ce que tu peux croire. A l'avenir, je te demanderais de réfléchir avant de balancer des choses dont tu n'as pas idée et dont tu ignores tout. Et il s'éclipsa, la laissant seule sur le balcon, comme si il ne lui accordait ni pardon, ni autre solution que de s'en aller.

Mais c'était mieux pour filer dans son bureau et se saisir du gros album photos dans lequel il avait réuni la plupart de ses souvenirs avec Céline. Il souffla sur la couverture pleine de poussière et le prit avec lui, son cigare toujours à la bouche. Il s'arrêta à l'entrée du balcon alors que l'indienne n'avait pas bougée, interdite, peut-être attristée de ne pas avoir réussi à rattraper son coup. Finalement il déclara:
- Mais je te pardonne quand même. Et pour la première fois, alors qu'elle tournait la tête vers lui, il lui décrocha un petit sourire. Cette fois c'est lui qui vint prendre place aux côtés de la brune, réduisant même la distance, volontairement. Il ouvrit finalement l'album avant de déclarer:
- Il y a pas mal de choses que je garde. Je ne me suis débarrassé de rien en fait, et j'ai gardé les photos. Là c'est trois semaine après qu'on se soit rencontré, on était à la gare d'Austerlitz, juste avant qu'elle ne parte pour Vienne. Fit-il en désignant la photo où ils étaient tous les deux devant la gare, se tenant par la taille, leurs regards se croisant. Là, c'était juste avant qu'elle ne monte sur scène à Vienne... Bon sang les costumes qu'ils avaient ce soir là étaient magnifiques! Là c'est un court séjour à Pragues, on est vite parti parce qu'on comprenait pas un mot de tchèque! Déclara-t-il en souriant. Il continuait alors à faire découvrir quelques photos à Padma avant qu'ils n'arrivent sur les photos de Naples. Leurs premiers amis, les premières sortis, leur premier appartement... Celui qu'avait toujours Alexandre, mais vide encore de toute décoration. Puis les photos où Céline apparaissait avec Padma. Quelque chose me dit que je n'aurais pas dû les garder celles-là. Fit-il sur un ton enjoué, plus blagueur que sérieux. Il planta alors son regard dans celui de l'indienne. J'avais plus d'une raison de m'en débarrasser... Mais Céline était ton amie, et cela faisait partie de sa vie, et de la mienne également. Toutes ses photos... C'est... C'était nous. Voilà. Il s'arrêta un instant, laissa s'échapper la fumée du cigare de sa bouche et reprit. Je ne l'ai pas mise à la poubelle Padma. J'essai seulement de continuer à vivre... Parce que malheureusement, le monde ne s'est pas arrêté de tourner pour autant. Il se justifiait de ce qu'elle n'avait pas trouvé, mais il voulait qu'elle le comprenne tout simplement, il voulait lui montrer que ce qu'elle pensait... Oui, on pouvait le penser, mais que ce n'était en rien le cas. Il n'avait rien jeté de Céline, et au fond de lui, elle garderait toujours une place bien particulière. Il finit par reprendre, sans lâcher du regard l'indienne. J'ai gardé même ses habits... Bon, sauf que moi, je ne vais pas pouvoir les enfiler... Alors, plutôt qu'il soit bouffé par la mites... Il ne croyait pas qu'il allait dire ça. Et pourtant!... Comme vous faîtes à peu près la même taille je crois... Si tu veux en prendre... Je préfère que ce soit toi qui les porte plutôt que de les jeter ou de les donner sans savoir où ils iront. Il s'arrêta finalement. Il avait déjà beaucoup parlé, et cela faisait beaucoup d'émotions pour une soirée. Soudain, il eut une illumination. Enfin... Un rappel plutôt. Merde! Le repas! Et sans plus de cérémonies, il se bougea de retourner en cuisine. Il arriva à une vitesse folle, une énergie nouvelle retrouvée comme si après toutes ces émotions, il était soudainement léger. Il ouvrit rapidement le four et sortit le plat qui avait commencé déjà un peu à cramer. Par chance, seule la surface avait légèrement brûler, aussi se dépêcha-t-il de poser le plat et avec un grand couteau commença à retirer la surface brûlée, il assaisonnerait à nouveau par dessus, tant pis. Mais au moins il n'aurait pas le ventre vide. Et elle non plus puisqu'elle allait sans doute rester pour manger.      
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Sujet: Re: Beauty and the Beast. Who is the Beast? [Padma] ( le Ven 28 Sep 2018 - 2:21 )

Beauty and the beast
Elle ignorait si c’était parce que sa colère mal dirigée avait fini par exploser, ou si c’était à cause de l’air frais qui lui fouettait doucement le visage, mais elle avait l’impression de pouvoir respirer à nouveau. Hors de cette cuisine, elle était déjà loin de la violence qui avait guidé chacune de ses paroles et chacun de ses actes, sans pour autant effacer la douleur qu’elle avait amené avec elle. Au contraire, elle s’intensifiait à mesure que passaient les secondes, s’ajoutant au chagrin déjà présent avant qu’elle ne franchisse la porte de cet appartement. Un regard curieux dans la direction d’Alexandre dont elle ignorait s’il avait remarqué sa présence ou pas, et elle se concentra à nouveau sur le paysage que leur offrait la ville de Naples en cette nuit, pourtant douce. Lorsqu’elle prit la parole pour s’excuser, elle masqua une petite grimace en gardant un visage sérieux du mieux qu’elle pouvait. Pas parce qu’elle n’avait pas envie de s’excuser auprès du jeune blond, mais parce qu’elle avait tellement presque toujours raisons, que de se retrouver dans la position de l’idiote de service lui faisait bizarre. Sans parler de son envie de s’enterrer six pieds sous terre pour éviter la conversation qui allait suivre. Silencieuse, elle ne releva même pas le commentaire d’Alexandre ; l’heure n’était pas à la joute verbale, et la situation s’y prêtait encore moins.

Pourtant, lorsqu’elle se mit à parler honnêtement en mettant enfin des mots sur toute la noirceur qui avait pourri son âme depuis déjà plusieurs mois, elle sentit comme un poids qui s’enlevait de ses épaules. Quant à son cœur déjà couvert de cicatrices, chaque phrase ne faisait que les ouvrir en amplifiant un peu plus la douleur, et par la même occasion, les guérissait. « Peut-être. » Se contenta de répondre Padma qui n’était pas tout à fait d’accord avec cette théorie, mais qui n’avait pas envie de s’étaler sur le sujet. Les deux personnes qu’elle avait perdues avaient elle aussi connues des fins rapides. Du haut de son jeune âge, elle a dû apprendre ce qu’était la mort et s’en accommoder parce qu’elle n’avait pas le droit de se montrer triste ou même de baisser les bras. Mais avec Céline, c’était différent. Comme l’impression que la vie lui avait volé quelque chose, elle estimait avoir plus de légitimité à la pleurer et à être en colère qu’on la lui enlève, que son père et son petit frère. Un sentiment de culpabilité étrange qui ne cessait de grandir, mais dont elle s’occuperait plus tard. Ou qu’elle refoulerait à jamais. Elle coupa court à ses pensées en reprenant la conversation, à présent transformée en monologue et finit par s’excuser à nouveau, avant de laisser un silence s’installer entre eux. Il n’était ni pénible, ni aussi désagréable que ce qu’il aurait été s’ils étaient restés dans la cuisine, et en était presque reposant. L’avocate ne s’attendait pas vraiment à une réaction du chercheur, elle s’était juste exprimée parce qu’elle voulait se montrer mature et gérer la situation de la façon la plus adulte possible. Mais elle ne s’attendait pas à ce qu’ils se sautent dans les bras et deviennent soudainement meilleurs amis. Pendant les longues secondes où aucun des deux ne dirent rien, elle osa un petit regard dans sa direction, avant de regarder à nouveau devant elle. Bon ok. Peut-être qu’elle attendait au moins une réaction de sa part. Ce qui ne tarda pas à arriver lorsqu’il se leva, toujours sans avoir décroché un seul mot, la laissant là comme une idiote sur son banc. Les sourcils légèrement froncés alors qu’elle avait finalement tourné la tête vers lui pour le suivre du regard, elle les défronça lorsqu’il rompit enfin le silence dans lequel ils s’étaient enlisés. «  A l’avenir. » Souffla la brunette avant de détourner à nouveau les yeux devant elle.

C’était peut-être le moment où elle aurait dû se lever et partir pour de vrai, mais ses pieds avaient l’air d’être cloués au sol. Son cerveau complètement déconnecté, avait choisi ce moment précis pour revivre la scène de la cuisine au lieu de la forcer à s’en aller d’ici. Une larme roula le long de sa joue, qu’elle essuya aussitôt avant que ne coule une deuxième, et qu’elle n’effectue le même geste. Maintenant elle était agacée sans savoir pourquoi. Est-ce qu’il avait accepté ses excuses ? Elle n’en était pas certaine, elle ne l’avait pas entendu dire ça à voix haute. Et puis il aurait tout intérêt à ne pas la pardonner, au moins là ils auraient une vraie bonne raison de ne pas se parler. Prise d’une soudaine panique à cause d’une nouvelle pensée qui germait dans son cerveau, elle se rendait compte que s’ils étaient réellement en froid, tout espoir qu’elle avait de garder le souvenir de son amie « vivant » était mort. Sans mauvais jeu de mots. Il était la porte d’accès aux effets personnels de la jeune femme et à des souvenirs qu’elle n’avait pas, ne plus lui parler incluait devoir se contenter du peu qu’elle avait partagé avec son amie et d’une mémoire qui finirait sûrement par oublier. Alors qu’elle s’apprêtait à se lever et à faire les cent pas sur le balcon, elle fut arrêtée avant même qu’elle ne bouge un muscle, par la voix d’Alexandre qui retentit dans son dos. Surprise, elle se tourna dans sa direction pour le dévisager et essayer de voir s’il plaisantait ou pas. Non, il avait l’air sérieux. Et il lui esquissait même un sourire maintenant ? Ok, ça c’était bizarre. D’aussi loin que remontaient ses souvenirs, Padma n’avait jamais vu Alexandre lui sourire. Il riait d’elle, ça oui. Mais avec elle ? Non. Impossible. Est-ce qu’elle était entrée dans une nouvelle dimension sans le savoir ? Comment est-ce qu’elle devait se comporter maintenant ? Est-ce qu’elle devait lui sourire en retour ? Ou lui demander quel était son problème au risque de ne déclencher une nouvelle dispute ? Elle qui pensait être dans un état de panique à la pensée de ne plus avoir accès à de nouvelles informations au sujet de Céline, s’était en fait tromper. La vraie panique, c’était de voir la bouche d’Alexandre faire quelque chose de bizarre – oui, son sourire lui était bizarre vu qu’elle n’avait droit qu’à des soupirs et à des roulements d’yeux en temps normal – sans savoir quoi faire. Elle se contenta d’hocher la tête d’un air entendu sans lui rendre la pareille, les sourcils légèrement froncés à cause de la surprise suscitée par un geste aussi étrange.

Et à sa grande surprise, elle s’était encore trompée ce soir. La vraie, vraie panique, c’était de voir le blond s’asseoir à côté d’elle et réduire la distance entre eux pour qu’ils soient réellement l’un à côté de l’autre. Paralysée par ce changement soudain d’attitude, la brunette ouvrit la bouche une première fois avant de la refermer. Et sa première pensée fut qu’elle allait finir comme ça. Voilà, c’en était fini pour elle. Elle l’avait tellement énervé ce soir qu’il allait la tuer, ou la séquestrer ici mais se montrait gentil avec elle pour ne pas avoir à mentir à la police lorsqu’ils viendront l’interroger sur    sa mystérieuse disparition. Un plan intelligent si elle devait être honnête, sois proche de tes amis mais encore plus de tes ennemis. Un adage qu’il prenait un peu trop au sérieux quand elle voyait que leurs genoux se touchaient presque, assis tous les deux sur le banc. Padma jeta à nouveau un regard devant elle, et se mis à se demander si elle pouvait sauter du balcon sans risque de se tuer, au cas où elle envisagerait de fuir. Bien que très franchement, vu la fatigue causée à cause de cette soirée, elle se laisserait sûrement faire. Coupant court au plan d’évasion qui se mettait en place dans sa tête, les yeux de l’Indienne s’écarquillèrent lorsqu’elle aperçu le gros album photos qu’il venait d’ouvrir devant elle. A nouveau, sa vue se troubla à cause de ses yeux qui commençaient à s’embuer. La première photo fit gonfler son cœur à la fois de joie et de tristesse, en voyant le visage de son amie pour la première fois depuis des mois. Le sourire qu’elle affichait et la bonne énergie qu’elle communiquait à travers le cliché renforça un peu plus le chagrin de l’avocate, qui se rappela qu’elle ne la reverrait plus. Se gardant de tout commentaire, elle laissa le jeune homme lui expliquer chaque histoire derrière chaque photo, prenant parfois les clichés entre ses mains pour l’observer de plus près. Mais lorsqu’ils tombèrent sur une photo de Céline en compagnie de l’avocate, elle ne pu s’empêcher d’étouffer un sanglot en posant une main sur sa bouche, les larmes se mettant enfin à couler le long de ses joues. Le commentaire d’Alexandre lui arracha un petit rire sincère, tandis qu’elle lui donna un petit coup de coude pour toute réponse. Elle avait aussi envie de faire comme lui, de prendre la parole et de raconter à voix haute le souvenir qu’avait figé dans le temps la photo sous leurs yeux, mais chaque mot bloqués dans sa gorge, semblaient plus douloureux les uns que les autres. Un soupir s’échappa de ses lèvres alors qu’elle essuyait ses larmes du mieux qu’elle pouvait, plongeant son regard à présent dans celui du jeune homme. Encore incapable de sortir quoi que ce soit, elle hocha la tête, ne pouvant qu’être d’accord avec ce qu’il disait. Même si elle ne le dirait jamais à voix haute, parce que Céline avait été avec Alexandre, il faisait aussi quelque part partie de sa  vie à elle. Et ça, même si elle avait voulu s’en débarrasser. Lorsque l’on parlerait de Céline, on parlerait d’Alexandre et de Padma également parce qu’ils faisaient partie de son histoire. « Il aurait dû. » Prononça enfin Padma. « Le monde aurait dû s’arrêter de tourner pour elle. J’aurais dû m’arrêter pour elle. » Elle laissa s’échapper un sanglot qu’elle arriva aussitôt à étouffer avant de reprendre. « Je n’ai plus envie de reprendre le cours de ma vie comme s’il ne s’était rien passé. Et je n’ai pas non plus envie que juste parce qu’elle n’est plus là, que les gens doivent… » Elle s’arrêta un moment, sentant qu’elle était en train de se perdre dans sa phrase, avant de reprendre. « Toute sa vie, ce qu’elle a accomplit se retrouve empilé au fond de boîtes de rangements ou dans un vieil album poussiéreux. Ce n’est pas juste ! » S’exclama l’avocate qui ressentait la colère pointer le bout de son nez. A nouveau son regard se reporta sur la photo qu’elle avait sous les yeux, l’air pensif.

Les yeux toujours concentrés sur l’album, elle leva la tête vers le jeune homme qui parlait des habits qu’il avait gardé. Un sourcil arqué, elle esquissa un sourire. Elle n’eut pas le temps de répondre qu’une sorte d’épiphanie pointa le bout de son nez chez Alexandre, qui l’abandonna pour retourner à son repas qu’il avait complètement oublié. A juste titre. Elle le regarda s’en aller et pris l’album sur ses genoux pour le feuilleter encore quelques secondes. Au bout de quelques secondes, elle se leva finalement pour se diriger vers la cuisine, l’album serré contre sa poitrine.  « Si tu m’empoisonnes, je te poursuis devant le tribunal. » Annonça Padma qui s’invitait à manger. Ils n’étaient plus à ça près. « On mange quoi d’ailleurs ? » S’enquit la brunette en s’approchant pour voir vraiment de plus près. « Du charbon. Original. Les plus grands chefs de ce pays sont actuellement en sueurs devant tant de talent. » Fit-elle en voyant la partie noire par-dessus la chose qu’ils allaient manger. Alors qu’elle s’apprêtait à lui demander s’il avait une table sur laquelle manger ou s’il comptait la faire s’asseoir par terre, elle sentit comme quelque chose sous son pied. Elle baissa immédiatement les yeux pour s’apercevoir qu’un éclat de verre s’était coincé sous sa semelle. Elle laissa s’échapper un soupir et sans dire un mot, parti à la recherche d’un balais et d’une serpillère pour nettoyer le sol, prenant soin au passage de déposer l’album qu’elle tenait en lieu sûr. Donc, à l’extérieur de la cuisine en soi. Une fois équipée, l’Indienne s’activa pour nettoyer le sol, intimant même le jeune blond à dégager de son chemin en donnant des coups de balai contre son pied pour qu’il comprenne qu’il gênait. Son vœu était exaucé, elle faisait le ménage chez lui. Et tout ça en ayant toujours un débris de verre coincé dans la semelle, ce qui l’obligeait à marcher avec un pied à plat, et l’autre sur le talon. « J’espère que t’es en train de prendre des notes sur comment on nettoie un sol. »  
AVENGEDINCHAINS


You're a sky full of stars
Got a tattoo and the pain's alright. Just wanted a way to keep you inside. All I know, all I know is that I'm lost in your fire below. (...) I see the road begin to climb. I see your stars begin to shine. I see your colors and I'm dying of thirst.  ▬ Feels like there's something broke inside.
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