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- Mila | Comme au bon vieux temps ? -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Port de Santa Lucia
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Âge : trente-deux ans.
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Sujet: Mila | Comme au bon vieux temps ? ( le Dim 7 Oct 2018 - 21:56 )
Le manque se fait ressentir, si bien que lorsque ses doigts ont emprisonné son téléphone, Demetrio n’a pas résisté à l’envie de lui envoyer un message, lui faisant part de ses ressentis en quelques mots, s’efforçant de ne pas se lancer dans un long discours. Si elle lui avait répondu dans la minute, il aurait probablement laissé ses failles prendre le dessus, lui aurait proposé de boire un verre pour prendre de ses nouvelles, mais il s’est passé quelques heures avant de recevoir un texto, suffisant à calmer ses ardeurs, à prendre le contrôle sur son envie de la surprendre, ou de lui proposer une visite nocturne, comme il l’a déjà fait dans le passé. Et puis, il y a aussi son histoire avec Charlotte qui le pousse à ne pas faire n’importe quoi. Les doigts de cette dernière s’enroulent autour de sa cravate qu'elle défait et ses yeux plongés dans les siens, elle affiche un joli sourire. C’est la première fois depuis leur rupture qu’ils se sont affichés ensemble. Il ne pensait d’ailleurs pas que ça se ferait aussi rapidement, mais l'inauguration de l'après-midi était important et il lui a simplement demandé si ça l’intéressait de l’accompagner. Proposition qui lui a fait chaud au cœur et qu’elle ne se voyait pas refuser, même si elle sent qu’entre eux, c’est différent. Aussi bien du côté de Demetrio que du sien. « Je n’ai pas donné l’enveloppe à mon père. » Pas encore. Il s’apprêtait à le faire, à la lui rendre, tout en lui demandant des explications, mais il sent que c’est à son amie de les lui donner. « Charlotte… Pourquoi ça s’est terminé, entre nous ? Réellement. » A l’époque, elle lui avait dit qu’elle ne l’aimait pas, qu’elle ne l’avait jamais aimé même, mais avec le recul, cette justification ne lui convient pas, parce qu’il est convaincu à présent que c’était des mensonges. « Tu étais en pleine ascension de ton affaire… Tu voyais souvent par ta carrière et j’avais l’impression d’être dans ton ombre, de n’avoir aucune place. Tu m’as laissé croire que je ne comptais pas. » Il l’a laissé de côté et ça l’a bouffée, elle, puis lui. Il l’a longtemps regretté et peut-être aurait-il dû moins travailler, plus penser à elle, à eux. « Je suis désolé. » C’est dit avec sincérité. Demetrio est navré de l’avoir blessée, que ça ce soit terminé de la sorte. « Et ton père… Ton père. » Un soupir sort d’entre ses lèvres, alors qu’elle reprend : « Ton père aurait fini par tout ficher par terre, de toute façon. Et c’est ce qu’il a fait. » Son corps se tend alors qu’elle s’attaque à un homme pour qui il a beaucoup d’estime. Elle le sait, mais ne prend aucune pincette pour lui annoncer la couleur : « Je suis coupable d’avoir accepté la somme qu’il m’a proposé, mais il l’est bien plus d’avoir acheté mon départ. » Elle s’excuse aussitôt, est consciente qu’elle n’a pas fait le bon choix, mais à l’époque, ça lui semblait être la seule option possible. Elle se sentait à côté de la plaque, manquait d’attention, avait besoin d’autre chose qu’elle a l’impression de trouver aujourd’hui auprès de lui. Du moins, elle le retrouve, lui, comme avant et ça leur fait du bien à tous les deux, même s'il a constamment l'impression qu'un vide s'est créé en lui. Il est profond.

Les pensées se bousculent dans sa tête, tandis qu’il la laisse derrière lui, pour rejoindre le port. Il pense à son père qui s’est immiscé dans sa vie et contre toute attente, il n’arrive même pas à lui en vouloir. Vêtu d'un jean et d'un pull fin, à manches longues, Demetrio s'attelle à la finition. Des lettres gravées sur l'avant de son bateau qu'il n'a jamais nommé auparavant, ne sachant pas quoi lui donner. Manque d'inspiration, peu doué pour donner des noms personnels. Ca lui est finalement venu comme ça et c’est spontanément qu’il a commencé le travail il y a quelques jours, pour le terminer aujourd’hui en peinture. « Iles et Ailes ». Est-ce hypocrite de sa part d’être en couple avec Charlotte et de baptiser son bateau en pensant à elle ? C’est d’autant plus culotté de glisser juste en-dessous un « Baby » en référence à son film favori, à ce personnage qui l’identifie à présent à la perfection. Il n’y aura qu’elle pour le comprendre. Il n’est pas loin de dix-neuf heures lorsqu’il donne un dernier coup de pinceau. Demetrio tourne la tête vers la jeune femme qui arrive à sa droite et lui adresse un simple hochement de tête pour la saluer. Mila, sa jumelle, une personne de qui il a longtemps été proche et qui est si loin de lui aujourd’hui. Ce n’est pas tant la distance prise il y a quelques années qui a creusé un fossé, mais bel et bien les relations familiales. Son choix d’être en contact avec leur mère, le fait de prendre parfois sa défense sans qu’il ne saisisse pourquoi. « Ta journée s’est bien passée ? » demande-t-il, en reposant le pinceau dans son pot, puis en se levant, les yeux rivés sur le nom de sa construction qui ne lui appartient plus seulement à lui, maintenant. « Je ne t'ai pas demandé, mais tu avais quelque chose à me dire tout à l'heure ? » Parce qu'il est évident que les moments qu'ils passent ensemble manque de ce quelque chose qu'ils avaient autrefois et qui s'appelle complicité, fusion. Demetrio le regrette, mais il prend rarement la peine de la solliciter pour passer une soirée entre jumeaux.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Mila ClarizioToujours frais après un litre de café
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Âge : Née à Naples le 2.12.1985, je vis un terrible drame puisque j'ai déjà trente-deux ans... Tous les matins, j'analyse ma chevelure pour débusquer le moindre cheveu blanc...
Métier : Après un joli tour de l'Europe, je suis revenue à Naples en étant décidé à y rester cette fois. Cela fait donc quelque temps que je travaille au Salone Di Té en tant que simple serveuse. Mon job me plaît, d'autant que je n'ai pas à gérer la pression de quoi que ce soit puisque je ne suis qu'une employée lambda.
Sujet: Re: Mila | Comme au bon vieux temps ? ( le Lun 8 Oct 2018 - 12:46 )
Comme au bon
vieux temps ?
Le soleil est levé depuis un moment alors que je dors toujours, à poings fermé. Étrangement, je rêve de tasses de thé et de pâtisseries, jusqu'à ce que le lapin « d'Alice au pays des merveilles » fasse son apparition. Il s'apprête à me parler quand finalement, un bruit me fait sortir de mon sommeil. Poussant un bruit de mécontentement, je cherche à tâtons mon téléphone portable, puisque c'est celui-ci qui sonne et qui me réveille. « Oui ? » Je souffle, ne sachant pas encore qui est la personne qui m'appelle. Entendant ses premiers mots, je sais de qui il s'agit : ma mère. « Je te réveille ? » Elle demande, alors que cela semble évidemment, mais je préfère ne pas le mentionner. « Qu'est-ce qu'il y a ? » Je préfère demander, alors qu'elle désire savoir si je souhaite passer dans la journée ou pourquoi pas dîner avec elle et son crétin de Marzio. « Non, je suis désolée, mais j'ai autre chose de prévu. » Ce qui n'ai pas le cas, du moins pour le moment. « J'ai la sensation que tu t'éloignes de moi. » Elle m'avoue, semblant peiner par la situation. Me pinçant les lèvres alors que je sais qu'elle a effectivement raison, je laisse passer quelques secondes avant de répondre : « Non… Je suis seulement fatiguée en ce moment. » Ce qui est vrai, bien que je ne lui avoue pas la vérité. « Je travaille pas mal au salon... » Je rétorque, alors qu'elle me coupe. « Si je venais te voir au salon pendant ta pause ? » Elle semble bien enjouée en me posant la question, seulement, je n'ai pas envie d'avoir de discussion mère fille, faisant mine que tout va très bien, sans que cela ne soit le cas. « Je sais pas à l'avance quand j'ai ma pause. Écoute, je te rappelle dans le courant de la semaine d'accord ? On se trouvera un moment pour se retrouver. » Il est certain que cela me semble plus simple ainsi, me disant que j'aurais le temps de m'en préoccuper plus tard. « Très bien ma chérie. J'attends ton appel. Passe un bon dimanche. » Ma mère semble déçue, c'est du moins ce que je conclus en percevant l'intonation de sa voix. « Merci, à toi aussi. » Je raccroche, sans davantage de mots, ne lui disant pas que je l'embrasse ou que je l'aime. Si elle en fait référence lorsque nous nous verrons, je pense lui dire que c'était parce que j'étais mal réveillée, quelque chose dans ce goût-là.
Soucieuse. C'est sans doute l'un des mots le plus juste qui dépeint l'état dans lequel je me trouve. Je pense à ma mère, ainsi qu'à DemDem, mon frère jumeau. Je veux qu'ils se reparlent, je désire qu'ils crèvent l'abcès, mais je ne sais pas comment m'y prendre pour que cela arrive. J'imagine que Demetrio, mon jumeau, voudrait des excuses, bien que je sache qu'il ne lui pardonnera jamais. Puis, notre mère est têtue, ne se rendant pas compte à quel point elle fait souffrir mon jumeau, ou alors elle en a conscience, ce qui me répugnerait pour être franche. Je soupire alors que je me fais une tasse de café chaud, peu désireuse de sortir et de voir qui que ce soit. Je ne suis pas en mesure de discuter, faisant mine que tout va bien alors que ce n'est véritablement pas le cas. Me posant derrière la fenêtre de mon appartement pour regarder dehors, j'y passe un moment, lorsque je porte ma tasse à mes lèvres et que mon café se révèle froid. « Merde. » Je souffle, réalisant que je suis restée un bon moment ainsi, à fixer un point loin de tout, loin de mes soucis. Le fait est que je ne souhaite plus prendre la fuite, désireuse d'affronter tout ce qui pourrait se produire, parce que j'ai honte tout bonnement. J'ai abandonné la personne que j'aime le plus au monde, mon DemDem chéri. Penser à lui fait naître des scintillements dans mon regard, signe que quelques larmes risquent de couler. Clignant des yeux, cela arrive rapidement alors que je les laisse trouver leur chemin sur mes joues, sans un mot ou sans le moindre geste pour les effacer. Je reste un instant ainsi, avant de m'installer sur mon canapé pour allumer la télévision et regarder les informations. Lorsque les coups de treize heures sonnent, j'attrape mon téléphone portable afin d'envoyer un SMS à mon frère.

Salut Demdem. Comment vas-tu ? On pourrait se voir ? XOXO

Il me répond bien rapidement alors que nous concluons, nous donnant rendez-vous ce soir, au port à dix-neuve heure. Me pinçant les lèvres, je me demande bien ce que je pourrais faire pour tuer le temps. Heureusement, alors que je me redresse pour prendre les DVDs d'une de mes séries préférées, je la recommence depuis le début, sachant que regarder celle-ci me permettra de moins réfléchir à ce que je pourrais dire à mon frère ce soir. Je sais que certains sujets sont à proscrire, comme notre mère et son crétin de mec, ce que je comprends évidemment. Mettant ma série en route, je rejoins le canapé afin de la regarder, tirant sur un plaid près de moi afin de me couvrir. Les épisodes se suivent quand je pose un regard sur ma montre, il est relativement tard. Je n'ai pas petit-déjeuné, je ne me suis même pas douchée, préférant rester en sécurité sous mon plaid. Alors que les coups de dix-huit heures sonnent, je me redresse, filant sous la douche. Je me hâte, passant comme un coup de vent dans ma chambre pour enfiler des vêtements et finalement, après n'avoir séché que mes cheveux, je m'empare de ma veste ainsi que de mes clefs, verrouillant la porte de mon petit appartement. Appelant un taxi, je demande au chauffeur de me laisser deux secondes devant une supérette pour y acheter des bonbons, ceux dont nous raffolions DemDem et moi-même lorsque nous étions jeunes. J'espère que ce clin d'œil le touchera, bien que je pense ne plus réellement le connaître à présent. Penser au fait que nous sommes des jumeaux, mais que nous sommes devenus des inconnus me peine, seulement, je n'ai pas le temps de penser à tous les regrets que j'ai quant à notre difficile séparation lorsque j'avais dix-huit ans.
« Merci bien. » Je souffle au chauffeur de taxi qui m'a déposé au port. Mon cœur tambourinant dans ma poitrine, je reprends difficilement mon souffle avant de me décider à retrouver mon frère. Quand je l'aperçois et que lui-même pose son regard sur moi, il se contente d'un faible hochement de tête. Cela m'attriste, mais je ne peux rien y faire, méritant cette froideur, j'en ai conscience. Quand il me demande comme des formalités sans doute, comment c'est passé ma journée, je ne sais pas si je dois lui dire la vérité ou non. Où plutôt, je pourrais répondre évasivement, ce qui me semble être une bonne idée sur l'instant. « Oui merci. » Je reprends : « Et la tienne ? » Question banale, idiote peut-être, le fait est que ce n'est pas par politesse que je la lui pose, cela m'intéresse réellement. Lorsque je remarque les lettres sur son bateau, je fronce les sourcils, ne comprenant pas son choix. Une moue triste s'affichant sur mon visage, je tourne la tête pour le regarder, afin de répondre à sa nouvelle question. « Non, rien de bien spécial. » Je prononce, alors que j'ai en main les bonbons que je viens d'acheter quelques minutes plus tôt. « J'ai amené un petit quelque chose. » Je dis, rougissant légèrement alors que je secoue le paquet les contenant. « Je ne sais pas si tu t'en rappelles. » J'ose ajouter, alors que je suis à présent à sa hauteur, ne sachant pas comment le saluer, ce qui m'attriste, bien plus encore que ce que je laisse paraître.
Pando


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J'veux des problèmes J'veux qu'tes galères deviennent les miennes J'veux qu'tu m'balances au visage tes orages, tes peines Pour des nuits diluviennes J'veux qu'on s'apprenne J'veux partager tes joies, tes migraines Ton corps me donne le vertige et tes mains me mènent Où rien ne nous gêne ⊹ crédit - okinnel / PAROLES AMIR
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Mila | Comme au bon vieux temps ? ( le Dim 14 Oct 2018 - 15:20 )
« Hm hm. » se contente-t-il de faire, d’un hochement de tête. Demetrio pourrait lui en dire tellement plus. Autrefois, bien qu’il ne posait pas les mots sur ses maux, il leur suffisait d’un regard pour comprendre que ça n’allait pas, que ses bras lui étaient nécessaire pour le soutenir dans des épreuves difficiles. Aujourd’hui, il est perdu, ignore si le chemin pris est le bon, s’il ne devrait pas plutôt faire marche arrière, mais il ne lui vient pas à l’idée d’en toucher deux mots à sa jumelle. Le fait est que les conseils, il les trouve le plus souvent auprès d’un homme qui lui a ouvert une porte qu’il pensait à jamais fermée. Celle de l’espoir. Celui d’un lendemain meilleur, d’une vie douloureuse terminée. Teobaldo est plus qu’un prêtre vers qui il s’est tourné pour raconter son malheur, il est celui qui a sauvé son futur. Il trouve toujours les bons mots, n’essaie pas de lui souffler des paroles qu’il aimerait entendre, sachant pertinemment que ça ne lui rendrait pas service. C’est auprès de lui qu’il a su trouver un peu de sérénité. Le fait de l’avoir loin de lui ne change rien à ça ; même à dix milles kilomètres, il se montre présent, disponible, répondant à ses messages, à ses doutes. Alors que Mila s’approche avec la gourmandise à lui offrir, Demetrio essuie ses mains et observe le sachet de bonbons. Un fin sourire se glisse sur son visage alors qu’il se revoit avec Mila en train de dévorer des friandises, tandis que leur père tentait désespérément de leur faire comprendre que trop en manger n’était pas bon pour les dents, que s’ils s’en brisaient une, la petite souris ne serait pas contente. Cette excuse a cessé d’être dite dès l’âge de raison atteint. « Je m’en rappelle. » murmure-t-il, en lui montrant ses mains pleines de peinture. Impossible pour lui de les prendre sans les salir, alors il lui fait signe de le suivre. « C’était nos préférés. Je n’ai pas oublié. » Il a une bonne mémoire et aimerait parfois s’en passer. Demetrio est capable de se rappeler des mots exacts formulés lors d’une discussion qui lui importe beaucoup. Ou qui l’a traumatisé. « Je te remercie. » Un moment heureux, lors d’une période où tout allait pour le mieux, avant que des choses ne se passent, que le temps, les événements, les éloigne. Alors qu’il descend à l’intérieur de son bateau, dans le petit salon, il passe derrière le comptoir et se lave les mains, retirant toute la peinture imprégnée. « Je te sers quelque chose ? » Presque aussitôt, il sort du bar deux verres, ainsi que sa fameuse bouteille de Whisky. « Tu prends toujours la même chose ? » Ou a-t-elle changé ses habitudes ? Au fond, est-il vraiment capable de dire sur le bout des doigts ce qu’elle consomme, ce qu’elle aime ? Il n’en est plus aussi certain. Mila est pourtant une personne qu’il estime énormément et pour qui il aurait pu décrocher la lune. C’est ce gouffre creusé à cause de la famille qui les sépare de loin. Il pardonne bien des choses, passe au-dessus de choses sans importance, ou qui devraient en avoir. Ce qu’il n’excuse pas, c’est sa relation avec leur mère. Alors oui, il la laisse agir comme bon lui semble, mais il aurait aimé qu’elle choisisse un camp. Le sien. Parce que l’histoire le mérite bien. Parce qu’elle était là, à le prendre dans ses bras, quand il était en souffrance. Et surtout parce qu’il n’aurait pas réfléchi avant d’agir de la sorte, si les rôles étaient inversés.


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Sujet: Re: Mila | Comme au bon vieux temps ? ( le Mar 16 Oct 2018 - 22:58 )
Comme au bon
vieux temps ?
Le visage fermé de Demetrio me fait mal, cependant, je n'ai que ce que je mérite. J'ai délaissé mon frère, ayant eu besoin d'un rapport plus complice avec notre mère, ce qui nous a éloigné. Lorsque j'y repense, je ne dis que je n'ai pas forcément fait les bons choix, mais je ne peux pas revenir en arrière malheureusement. Cependant, Demetrio ne sait pas ce qui se passait lorsque je partais durant une semaine sur deux chez elle, mais j'imagine qu'à présent cela ne sert strictement à rien de lui en parler : le mal est fait. Généralement, les jumeaux sont très proches, arborant leur propre langage incompris par leurs proches et c'était notre cas, lorsque nous étions jeunes jusqu'à la cassure, que j'ai provoqué sans imaginer les répercutions qui allaient malheureusement suivre par la suite. Alors que mon Demetrio se contente d'un hochement de tête pour répondre à ma question quant à savoir s'il va bien, mes prunelles trahissent ma tristesse. Me rapprochant malgré tout de lui, en mettant nos bonbons préférés sous son nez, j'esquisse un mince sourire quand il me répond qu'il s'en rappelle, puisqu'effectivement, il s'agissait de nos préférés. J'ai presque envie de lui répondre que je suis très contente qu'il reconnaisse qu'il s'en rappelle, seulement, ce n'est pas nécessaire, puis je n'ai pas le courage de recevoir une « gifle » lorsqu'il se montrera froid et distant envers moi. Quand il me fait signe de le suivre, puisque ses mains sont recouvertes de peinture, je ne me fais pas prier. Nous émergeons rapidement dans un petit salon où je prends place sur un canapé quand il me demande ce que je désire boire, avant de me demander si je bois toujours la même chose. « Plus vraiment non. » Je réponds, haussant les épaules, reprenant : « Tu as une bière ? » J'ose formuler, alors qu'il semble décider à boire du Whisky. « Qu'est-ce que signifient les mots que tu peignais sur l'avant de ton bateau lorsque je t'ai rejoint ? » En posant ma question, curieuse de nature, j'en ai oublié ce fossé qui nous sépare, alors que je baisse les yeux, me doutant qu'il ne réponde sans doute pas à ma question, trop intime sans aucun doute. « Excuse-moi. Ça ne me regarde pas. » C'est très certainement ce qu'il doit se dire alors que je me rends compte que j'anticipe ses propos, imaginant bien trop souvent qu'il va me faire comprendre que je n'ai plus le droit de lui poser des questions, ce qui me peine un peu plus encore, dans le fond. Je voudrais lui dire que nous nous sommes effectivement perdu de vu par ma faute, seulement, je ne pourrais jamais lui affirmer que je ne reverrais plus notre mère, cela est tout bonnement impossible. Puis, de toute façon, il ne comprend pas que je n'appartiens à aucun clan, désireuse d'être la Suisse, puisque je ne veux pas les abandonner, bien que je l'ai fait lorsque je suis partie lorsque j'avais dix-huit ans.
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Sujet: Re: Mila | Comme au bon vieux temps ? ( le Dim 4 Nov 2018 - 18:27 )
Fût un temps où ce genre de questions ne se serait pas posées. Sa réponse ne fait qu’appuyer le gouffre qui les sépare et il n’en est pas étonné. Triste, oui. Sa jumelle comptait énormément à ses yeux. Elle était celle à qui il se raccrochait, jusqu’à perdre le fil de leur relation. Son départ n’a fait qu’augmenter cette sensation que rien ne serait plus comme avant. En a-t-il seulement l’envie ? Une part de lui aimerait récupérer ce qu’ils avaient, pouvoir vivre de moments légers, partager des anecdotes, en rire, quand l’autre, la plus sombre, lui rappelle constamment des souvenirs douloureux. Ses bras autour de sa silhouette qui n’en pouvait plus, sa tête se cachant tout contre elle et les répercussions… Pas favorables à son sort. « Je dois avoir ça. » dit-il, en sortant une bouteille du réfrigérateur qu’il verse dans un verre. Il amène le tout, dépose le verre en face d’elle et s’appuie contre la paroi du bateau, en la dévisageant, alors qu’elle lui pose une interrogation personnelle. Son visage se ferme, tandis qu’elle répond d’elle-même. Mila a raison de le penser. Demetrio ne se serait jamais confié à elle sur ce pan de sa vie. Aborder Magda, alors qu’il n’a tout simplement pas l’envie d’exprimer ses ressentis à ses côtés, ce serait délicat. Il voit bien dans son regard, que sa sœur est attristée par la situation, qu’elle en est blessée, mais ce n’est pas lui qui a décidé pour elle. C’est Mila qui a fait des choix. Et il peine à les respecter. Il ne les comprend tout simplement pas. L’amertume est bien trop puissante ; ce n’est pas n’importe qui. « C’est toi qui as voulu que les choses soient ainsi. » Certes, la distance, c’est lui qui l’impose, mais il trouve ça justifié. Dans la bataille, il n’a pas seulement perdu une mère, il a également vu sa jumelle se détourner de lui en ne le défendant pas. « Je n’attendais pas à ce que tu lui cries dessus. J’osais espérer que tu me soutiennes. Et tu l’as fait, pendant des années, en me serrant contre toi. Comprends-moi. Comment aurais-tu réagis à ma place ? » Voir son frère rendre visite à une femme qui ne l’a pas préservé, qui a continué à voir un homme ayant fait du mal à son enfant. Et dans la colère, avec une froideur sans pareille, il ne peut s’empêcher de l’interroger : « Avec le temps, il te dégoûte moins ? » Regrettant aussitôt ses propos, Demetrio glisse sa main sur son visage et balaye la conversation d’un signe de la main. Il ne veut rien savoir, il ne veut pas en parler. Il a suffisamment la rage sans pour autant en rajouter, alors il pince l’arête de son nez et se tait, s’impose lui-même le silence, avant de le briser de nouveau, dans l’unique but de passer à autre chose. « On pourrait peut-être… Essayer de parler d’autre chose. » De n’importe quoi. Même de banalités.


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Sujet: Re: Mila | Comme au bon vieux temps ? ( le )
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