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- [Terminé] Magda | Un verre de trop -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: San Calisto
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: [Terminé] Magda | Un verre de trop ( le Dim 7 Oct 2018 - 23:34 )
Une sensation de vide le consume au fil des jours, heures, secondes. Un gouffre s’est formé, plus tenace que la première rupture qui l’a laissé dans l’incompréhension, plus douloureuse également. Sans l’avoir vu sur le moment, Magda a réussi à faire ce qu’il n’a pas su faire tout au long d’une vie : lui donner un peu de bonheur qui n’existe plus à présent que ses yeux ne croisent plus les siens, que ses lèvres ne se pressent plus sur les siennes. Sa peau est chaude, mais loin d’elle, son corps reste froid, son cœur ne bat plus aussi vivement. Il se resserre, l’alerte du mal qu’il subit à cause d’un choix qui n’est visiblement pas le bon, mais qu’il s’obstine à suivre pour une raison délirante : laisser une chance à une histoire inachevée, qui l’est peut-être depuis longtemps. Les doigts de Charlotte s’accrochent à son bras, le caressent avec tendresse, tandis qu’elle cherche dans son regard éteint une réponse à la question qu’elle finit par murmurer au creux de son oreille : « Tu veux en parler ? » Ce n’est pas un homme qui montre ses émotions. Il les cache grâce à un visage fermé, son manque de sourire, mais il y a encore quelques semaines, il existait une étincelle dans ses prunelles et celle-ci a disparu. Au début, elle a pensé que son soutien lui ferait du bien, mais le problème persiste, si bien qu’elle s’inquiète, s’interroge, se demande si ça ne vient pas de son père. Elle est très loin de s’imaginer que le souci porte un prénom féminin qui tourne en boucle dans sa tête, à chaque fois qu’il a une pause pour songer. Ca arrive bien plus souvent qu’il ne le voudrait ; elle le hante pendant ses réunions, ses trajets et surtout avant de s’endormir. Le pire, ce sont ces rares fois où Charlotte le rejoint la nuit, où son corps se blottit contre le sien, alors qu’il aimerait que ses bras emprisonnent une autre. C’est injuste pour elle. « J’aimerais, oui. » Et il est incapable de garder ça pour lui plus longtemps. Les échanges textuels avec Teobaldo le travaillent, sa forte envie de revoir Magda d’autant plus. « Je crois qu’on doit se parler. » souffle-t-il, pour qu’elle seule entende, en posant sa main sur la sienne. « Je crois aussi. » Une confirmation prouvant qu’elle ressent son mal-être. « Plus tard dans la soirée, si tu veux bien. » Après cette soirée qui a débuté chez un de leurs amis en commun et qui se termine au San Calisto. Un endroit qu’il côtoie de temps en temps, lorsqu’il se trouve avec la bande. Avec Franklin qui les attend sur place. « Il faudrait que tu parles aussi à Rowtag. Autrement que par message. » Il se rappelle l’agacement de son ami, son besoin d’avoir autre chose que des textos comme reprise de contact et il le comprend tout à fait. Demetrio ne fera plus l’intermédiaire, ne le souhaite pas.

L’un pousse la porte du bar et en pénétrant à l’intérieur, son corps se tend instantanément, son cœur rate un battement, puis reprend sur un rythme effréné. Ses yeux clairs se posent sur une silhouette qu’il reconnaitrait entre mille. Elle. C’est Elle avec un verre d’alcool. Elle avec Dafne à ses côtés. Elle qui s’éloigne en même temps que lui qui se dirige vers une table, poussé par les pas de sa petite amie. Et tout se bouscule dans sa tête. Il est effrayé à l’idée d’être installé auprès de ses amis, pendant que celle qu’il a dans la peau discute avec son ancienne fausse compagne, appréhendant ce qu’elles pourraient se dire. Sont-elles amies ? Proches dans la vie ? Ce serait le comble. Se raclant la gorge, Demetrio dégage son cou comme s’il avait une cravate qu’il ne porte pas et qui l’étouffait bien trop. Son envie de cigarettes reprend de plus belle et alors qu’il a tenu toute la journée, qu’il aurait pu vider son paquet et qu’il ne l’a pas fait, il aimerait y remédier sur le champ. Il peine à suivre la conversation, comprendre le bon déroulement de la soirée, jaugeant de temps en temps le bar, observant les verres qu’elle boit, qui défilent et c’est finalement la vue d’un homme qui s’approche d’un peu trop près qui le fait réagir. « Je reviens. » Pas d’excuse, ils ont tous à boire. Il se dégage et se fraye un chemin jusqu’au comptoir où il lance un regard sévère à Dafne. Qu’elle soit coupable ou non de sa descente alcoolisée, il lui en veut de l’avoir aidée à se jeter dans la gueule de Madame Ivresse. « Non, ça ira. » dit-il, sèchement et fermement, face au barman qui lui sert un énième verre. « Vous avez assez bu, vous ne pensez pas ? » Bien sûr que non, elle ne le pense pas et il est fort possible qu’elle s’offusque de son comportement ; cette façon qu’il a de se permettre des choses sans avoir une place dans sa vie. Cette place qu’il aurait pu avoir, s’il n’avait pas choisi de reprendre son ancienne histoire.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Un verre de trop ( le Lun 8 Oct 2018 - 10:13 )
Ce n’est pas possible d’avoir des étoiles dans les yeux mais des bleus au cœur qui ne semblent pas s’estomper avec le temps. Pas plus que la douleur qui reste bien présente, trop présente. Qui ne la quitte pas quoique qu’elle fasse, où qu’elle soit. Magda ne parvient même pas à se réconforter devant son film préféré de tout les temps, lui aussi devenu un souvenir imprégné de Demetrio, de leur dernier jour ensemble qui lui semble être hier. Pourtant, dix jours se sont écoulés. Une éternité, une longue et douloureuse torture où le souvenir de ce jour vient la happer. Se souvenir de l’excitation ressentie en voyant le Moutain Lake Lodge qu’elle a reconnu de suite, même de très loin. Puis de son cœur qui s’emballe à pénétrer dans la fameuse salle d’une des scènes mythiques du film. Marcher là où Baby et Johnny ont dansé. Se souvenir des papillons virevoltant dans son ventre en se trouvant dans les bras de Demetrio en parfaite Baby et lui en Johnny, les premières notes de « Time of my life » qui résonne dans la pièce. Un rêve de gamine qui se réalise sous ses yeux et avec Demetrio, une perfection si on en oublie le lendemain où tout finira, où vers une autre, il s’en retournera. Magda s’accroche à cet instant hors du temps, à ce souhait cher à son cœur qui s’est réalisé malgré la douleur qui s’y mêle aujourd’hui au bonheur ressenti ce jour là. C’est avec amertume qu’elle se souvient de la discussion avec Sahar, celle où elles se disaient que celui qui les feraient danser comme Baby serait le bon, l’unique à qui elles donneraient corps et âme. Pensée un peu fleur bleue et sûrement la seule qu’elle a mais elle s’y accrochait Magda, comme une promesse. Cet être unique, qu’on ne trouve parfois pas dans toute une vie, Magda l’avait trouvé et l’avait aussi perdu au même moment. Son cœur se serre à cette pensée, ne se soutient plus et part brouiller la solitude abrupte qui l’envahit hors des murs de sa forteresse. Se mêler dans une masse d’inconnus au San Calisto, avec l’intention ferme de malmener son foi à défaut de pouvoir s’arracher le cœur pour quelque minute de répit. Se saouler pour oublier, quitte à le faire seule. Pourtant seule, ce n’est pas ce que le destin semble vouloir lui réserver. « Bonsoir, je suis Dafne » Son attention se téléporte à peine sur la jeune femme qui l’accoste avant qu’elle n’aie pu s’asseoir. Elle s’enfout de cette inconnue, Magda. « Vous êtes Magda Saddler, non ? » Un soupir s’échappe de ses lèvres. Encore une enragée de la fusillade ? C’est bien ce qu’il lui fallait. « Nous connaissons une personne toute les deux » « Qui donc ? » « Demetrio Clarizio » Et là, cette parfaite inconnue a toute son attention. « Dans ce cas, on peut se tutoyer non ? Allons nous asseoir, cette tournée est pour moi. Shoot de tequila, ça te va ? » Autant commencer fort et vu les informations que Magda découvrira, c’est le mieux à faire.

Magda a un sourire terne et totalement falsifié sur le visage pour ne pas perdre pied, pour ne pas perdre la face. Ce qu’elle entend, ce qu’elle apprend ne lui plaît guère. Alors comme ça, elle n’est qu’un second acte d’une pièce déjà joué. Un plat réchauffé. Contrat numéro deux avec le même résultat : laissée comme une vieille chaussette. Elles ont  ça en commun les deux brunes ce soir, en plus de s’être manifestement amourachée du même homme. Magda oscille entre l’envie de vider son sac à Dafne et de lui arracher les yeux, jalousie maladive qu’elle ressent malgré elle. Dafne est la première quand elle, elle n’est qu’une seconde main d’une entourloupe déjà connue. Mais ce soir, c’est la seule alliée qu’elle a. « Demetrio est là avec ses amis » Lui souffle-t-elle. « Elle est là, aussi ? » « Oui » Merveilleux ! D’un signe de la main, Magda recommande un verre, vidant d’une traite celui qu’elle a entre les mains et si son voisin de siège qui lui faisait du gringe l’agaçait, la métisse se dit que finalement, répondre à son flirt ne lui ferait pas de mal. Pas le temps de mettre son plan du désespoir en marche que Dafne lui fait des signes discret du regard. Oh ! Oh ! Cela voudrait dire que Monsieur Clarizio est en approche ? La voix qui s’élève dans son dos le confirme et cette façon bien à lui de vouloir prendre le contrôler lui hérisse le poil d’emblée. Y’a plus de contrat, plus rien entre eux alors ce droit à faire comme il lui plaît est lui aussi, perdu. Ce n’est pas comme si elle ne lui avait pas proposé de garder ce droit, de lui offrir une place dans sa vie. Il n’en a pas voulu, l’a refusé. Ses doigts glissent sur le comptoir la somme pour régler sa boisson alors qu’elle plante son regard dans celui du serveur « Je règle donc j’ai le droit d’être servie. Le client est roi, non ? » S’il ne la sert pas, c’est elle qui lui servira un scandale monumental. Ses yeux se lèvent au ciel, agacement sur le faciès quand le cœur s’embourbe à le savoir si près d’elle, à le sentir à quelque mètre d’elle après dix jours de manque, de larmes versées sur son absence. « Et vous ? » Ses mains se posent sur le comptoir pour faire tourner son siège, lui faisant enfin face. Son regard se plante dans le sien, son cœur tambourinant, lui hurlant son amour meurtri mais son corps, lui, se raidit de colère. « Vous ne pensez pas avoir contracté assez de contrat ? Dites-moi, il y en aura un troisième ? Un quatrième ? C’est votre petit plaisir de les collectionner ? » La fureur l’anime, durcit ses traits, son regard. Plus que s’en vouloir à elle-même, Magda se met à lui en vouloir. Pour toutes ces belles phrases dites, pour ce dernier jour magnifique qui n’a su qu’amplifier ses sentiments, pour l’avoir fait tomber amoureuse de lui. Follement. Éperdument. Douloureusement. Pour la faire souffrir de son absence, de sa décision. Pour ne pas l’avoir choisi, elle. De toute façon, selon Dafne, Demetrio n’est pas prêt à être en couple mais avec sa blonde, si, visiblement. Se parant dans son orgueil, Magda part à la guerre : elle ne sera pas la seule à être blessée et comme à son habitude quand elle se retrouve heurtée, son objectif n’est nul autre que de blesser celui qui l’a blessé. « Au faite, Demetrio, y’a-t-il une prime dans ce contrat si on s’est attaché à vous ? Une petite compensation ? Dafne, t’en as eu une, toi ? » Son visage se détourne vers Dafne qui reste silencieuse comme si elle ne voulait pas se mêler à ce qui ressemble, à ne pas s’y méprendre, à un règlement de compte. « Tout compte fait, je crois que je n’en veux pas de cette compensation. Je ne veux plus rien de vous, vous non plus, ca a eu le mérite d’être clair » Un rire sarcastique s’échappe de ses lèvres. Un rire morne qui voudrait pleurer tout son saoule. « J'aimerais passer une bonne soirée alors retournez à votre table, voulez-vous » Déverser sa colère ne l’apaise pas, pas plus que la réconforter. Ca empire tout, met du sel sur les plaies mais pas de retour en arrière possible alors Magda choisit le chemin de la colère et de la rancoeur, l'alcool l'y poussant. Sa main se lève dans les airs, lui fait signe de tourner les talons et s'en aller comme on chasserait un animal égaré. De toute façon, elle n'a pas à lui apprendre comment s'en aller ? Il sait bien le faire de lui-même, non ?


Magda & Demetrio
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Un verre de trop ( le Mar 9 Oct 2018 - 3:19 )
L’employé sort un verre, s’exécute en versant un liquide doré. De la tequila qu’il s’apprête à glisser sur le comptoir, avant que la voix de Demetrio ne le ramène à l’ordre et le fasse déchanter : « Le barman a également le devoir et la responsabilité de ne pas servir une quantité d’alcool trop élevée. » De s’arrêter avant que les clients ne se confrontent à l’ivresse. Bien souvent, cette règle est jetée aux oubliettes, mais si chacun prenait le temps de la respecter, si les consommations étaient plus raisonnables, il y aurait moins de soucis. « Et de s’assurer de la protection de ceux qui fréquentent les lieux. » Lui ne l’ignore pas, principalement grâce au Dolce Vita dans lequel il a instauré des mesures sévères en termes de service. La clientèle désirant se mettre la tête à l’envers ne trouvera pas satisfaction là-bas, mais ceux qui sont à la recherche d’un endroit sympathique où passer un bon moment, sans trop de travers, y séjournent avec plaisir. « N’est-ce pas ? » Son regard insistant le jauge et son ton confiant termine de convaincre l’homme qui ramène le verre vers lui en acquiesçant d’un signe de tête. « Nous avons de très bons cocktails sans alcool. » lance-t-il, avec un enthousiasme forcé, espérant ne pas recevoir une réflexion désagréable de celle qui tient tant à noyer son chagrin dans ce qu’il lui offre depuis le début. Soulagé, Demetrio pose à présent son attention sur la femme aux mille reproches. Sa colère se lit aisément dans ses prunelles qui, autrefois, dégageaient une infime tendresse, mélangée à de la tristesse qu’il n’arrive plus à percevoir. Il se sent attaqué et instantanément, il se tourne vers Dafne qu’il observe durement. « Dois-je vous rappeler notre accord de confidentialité ? » Qu’importe qu’ils aient cessé de se côtoyer, que leur contrat ait pris fin. Sa profession qui la rend si honteuse et le moindre de ses secrets n’ont jamais été aux oreilles de ceux à qui elle tient tant. Ses parents, ses amis, Teobaldo. Impossible donc, de contenir sa déception : il s’attendait à mieux, avait assez d’estime pour penser qu’elle ne répéterait rien, mais il faut croire que la rancœur ou l’envie de discuter de son expérience avec Magda a étouffé le respect qu’elle ressentait à son égard. Dafne parle bien trop. Ca a toujours été l’un de ses défauts. Il peinait à la suivre, était obligé de mémoriser chaque question, mot, afin de répondre au mieux, mais ce serait mentir que de dire qu’il n’a pas galéré. « Qu’êtes-vous en train d’insinuer ? Que c’est un jeu ? Que je me joue de vous ? » Doigts crispés sur le comptoir, il s’avance, pose son autre main sur le tabouret afin qu’elle ne se détourne pas de lui. « Est-ce vraiment ce que vous souhaitez entendre ? Est-ce que ça vous ferait plaisir ? » La vérité est ailleurs. Les contrats sont rares et récents. Une idée prise sur un coup de tête et qui s’est avérée être efficace pour une durée d’un an avec une femme qu’il a su tenir à distance sans aucune difficulté ; Dafne et lui se parlaient à peine, seulement lors des événements professionnels. Il a fallu qu’elle se rende à l’un d’eux avec un trop plein d’alcool dans le sang pour qu’ils aient une première discussion plus profonde, personnelle. Loin d’être hors du temps, l’ambiguïté est pourtant née ici et il est prêt à le lui expliquer, mais n’en a pas la possibilité. Magda se lance dans une tirade, furieuse et au fur et à mesure de ses mots, il sent son corps se raidir, sa mâchoire se crispée et la colère prendre le dessus, alors qu’elle met un terme à leur échange. Cette conversation est bien trop intime pour la continuer ici, sous les regards des curieux, de celui de son ancienne partenaire qui scrute la scène du coin de l’œil, alors sans crier gare, il saisit son poignet, l’oblige à se lever de son tabouret de force et la guide vers l’extérieur. Là, il pose sa main sur sa taille et la plaque contre le mur, s’efforçant de ne pas y aller trop brusquement. « Vous êtes injuste. Blessante, odieuse. Vous me prêter des intentions qui ne sont pas les miennes et avec tous les instants que nous avons partagé ensemble, avec toutes nos confidences, j’aurais au moins espéré que ce soit différent. » Qu’elle le pense vrai, sincère, ne doute ni de ses dires, ni de ses sentiments et ça le blesse que ce soit le cas. « Que ce soit avec vous ou avec elle… L’objectif n’était pas de vous séduire. Vous savez à quel point j’ai essayé de tout contrôler. J’ai tenté vainement de garder des limites. J’étais à mille lieux d’imaginer que ça pourrait aller aussi loin entre nous. » Toutes ses pensées s’embrouillent, tandis qu’il repense à ce premier contrat, aux raisons qui l’ont poussées à se lancer dans cette aventure rocambolesque. « Il était question de faire taire des rumeurs. Simplement. Ce qui s’est passé avec Dafne… » Depuis Rowtag, il n’en a jamais reparlé. Ca l’avait bouffé. Il s’en était rendu malade, le vivait comme un nouvel échec et se sentait bloqué face à ses propres réactions. « … n’était pas prémédité. Ca n’a pas été au-delà parce que je n’étais pas apte à lui offrir ce qu’elle attendait de moi. Nous n’étions pas sur la même longueur d’ondes. » Il se sentait incompris, beaucoup trop bousculé dans ses retranchements et n’avait pas le temps de penser, qu’elle faisait un pas vers lui, prenait les devants. Tout allait bien trop vite. Il y était attaché, pas au point de baisser sa garde entièrement, d’en avoir envie. Il lui fallait du temps et elle n’était pas en mesure de le lui donner. Ou elle le faisait, d’une manière qu’il ne l’attendait pas : en prenant ses distances, coupant le contact. Et elle, elle avait besoin qu'il s'investisse, qu'il s'engage auprès d'elle, laissant une chance à un couple qui, dans sa tête, peinait à exister. « Vous et moi, ce n’était pas qu’un contrat. C’est plus fort que ça, vous le savez très bien. » Il pose index sous son menton, appuie son pouce dessus, l’obligeant à relever les yeux vers lui. « Il n’y a d’ailleurs jamais eu de contrat, puisque nous n’avons pas respecté les clauses une seule fois. » Même cette première soirée officielle s’est terminée chez lui. Il se souvient encore de ses doigts glissant le long de son dos, en même temps qu’il défaisant sa fermeture. « Vous êtes parvenue à faire des choses qu’aucune autre avant vous n’avait réussi à faire. » Magda est particulière et il ignore comment le lui prouver, mais il se risque à le dire, espérant chasser cette rancœur installée suite à des secrets dévoilés. « Dites-moi ce qui vous passe par la tête, j’y répondrai. » A toutes ses interrogations, ce qui peut la blesser, ces raisons dont il est responsable. Il est prêt à faire tomber le masque sur une tonne de choses, ce soir, probablement parce qu’il a l’impression de la perdre et qu’il déteste l’idée.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Un verre de trop ( le Jeu 11 Oct 2018 - 10:48 )
Magda se perd entre la joie de revoir Demetrio, de confronter sa vie à la sienne à nouveau et la colère qui grimpe, s’empare d’elle. Sûrement que cette colère avait débuté son ascension dès les premiers mots que Dafne lui confia, avec des bonnes intentions peut-être mais bonnes ou pas, la brune avait tout pris mal. Des interprétations qu’elle avait fait siennes, courant aux conclusions qui dévisageaient le portrait de Demetrio. Offusquée, vexée, blessée. Un cocktail bien plus dangereux que ceux que le barman lui sert à outrance depuis le début de la soirée. Magda serre les dents à voir Demetrio s’interposer entre elle et son objectif : se malmener le foie, oublier jusqu'à ce « nous » éphémère et surtout terminé. Ce qui l’agace encore plus c’est que cet imbécile de barman se range aux cotés de son ancien partenaire et lui propose un cocktail sans alcool. La seule chose pour laquelle elle était là ce soir. « Vos saloperies sans alcool, vous pouvez pour les garder ou vous les mettre où je pense » Son regard lance des éclairs et sa façon de parler trahit bien la colère folle dans laquelle Magda s’enrôle. Ce n’est plus à elle ni à sa consommation d’alcool qu’il s’en prend mais à celle qui a tout divulgué d’un bloc. La métisse s’interpose, descend de son siège, le corps tanguant sous les effets de l’alcool ingurgité et se place entre les deux ex partenaires. Rien que ce terme lui hérisse le poil mais ce n’est que vérité après tout. « Mais foutez-lui la paix ! Elle a très bien fait de venir me parler et exposer des vérités que je ne connaissais pas » Le coupable n’est pas Dafne, pas aux yeux de Magda. Le coupable, c’est celui qui se tient devant elle, celui qui l’empêche de se saouler tranquillement, celui qui a volé son cœur puis l’a piétiné en retournant vers un passé bancale, du moins, de sa façon de voir les choses. « C’est parfaitement ce que je suis entrain d’insinuer. Oui, oui et oui ! C’est ce que je veux entendre ! C’est ce qui me ferait plaisir ! » Parce que ça lui donnerai une raison de le détester, de le haïr. D’inverser la vapeur et donner des coups de couteaux à ces sentiments de plus en plus forts qu’elle ressent pour lui. Ca serait tout briser, tout faire dégringoler. C’est plus facile d’en vouloir à une personne plutôt que de se languir d’elle, de pleurer son absence après l’avoir perdu misérablement. Il y a quelque chose de lamentable et de désespérant dans tout cela, être lamentable, ça n’a jamais été une chose que la Saddler appréciait être.

Soudainement, Demetrio saisit son poignet et l’embarque dans son sillon. Tout se passe trop vite pour émettre une résistance, son corps se concentre surtout à ne pas sombrer vers le sol et garder son équilibre. Sa tête lui tourne bien trop pour qu’elle puisse râler et lui dire de la lâcher. Plaquée contre le mur, il lui faut un instant pour se remettre en place, pour que l’horizon arrête de tanguer. La voix de Demetrio et ses mots lui paraissent lointains comme un écho mais ce qui la ramène illico presto, c’est la pression de sa main contre sa taille et l’autre encore enroulée autour de son poignet. Brusquement, Magda se défait de son emprise, se libère, repoussant un peu trop violemment sa main de sa taille et récupérant son poignet comme si le contact de sa peau avec celle de Demetrio la brûlait soudainement. « Vous aurez espéré ? » Un rire cynique s’échappe de sa gorge. « Vous n'êtes pas le seul à avoir espérer et au final se retrouver déçu » Amertume entre les mots, Magda l’a mauvaise et si, lors de leur dernière journée, elle a voulu se montrer raisonnable, compréhensible, tout cela s’envole en fumée. « Aller aussi loin entre nous ? Il ne s’est rien passé de majeur. Rien d’important entre nous. Ce n'est que du vent ! » De la mauvaise foi pour se convaincre que tout ce qui a été ressenti, l’intensité des moments passé ensemble n’ont pas existé ou du moins que dans sa tête à elle. Un rictus s’empare de ses traits, entre tristesse et colère alors que ses yeux se détournent du visage de Demetrio, se rassurent dans le vague d’une nuit bien fade. « Ce qui s’est passé avec Dafne, ça s’est aussi déroulé avec le contrat numéro 2. Pas apte à offrir ce qu’il attendait de vous. Pas apte ou pas l’envie » Parce elle aussi avait souhaité un bout d’histoire avec Demetrio, un bout de chemin mais s’était butée à un non. Les raisons étaient peut-être différentes mais sur l’instant T et l’alcool y aidant, Magda ne s’y attarde pas. Peu importe la façon, le résultat est le même pour elle. Ses yeux se ferment avec force pour rouvrir quand l’index de Demetrio se pose sous son menton, la force à relever le visage vers lui mais son regard le fuit, ne veut pas croiser le sien. Encore une fois, il lui dit les mots qui atteignent son cœur en plein dans le mille mais qu’elle interprète comme du vent, se refuse à y croire. Parce que si c’était vrai, il serait resté. Parce que si c’était vrai. C’est elle qu’il aurait choisi. Comme une explosion soudaine, ses mains se posent sur son torse et le repoussent de toute ses forces comme pour l’éloigner d’elle, pour ne pas laisser leur proximité prendre le dessus. « Menteur ! Menteur » Eclat de voix qui résonne. « Vous mentez ! » Il lui avait demandé de lui dire ce qui lui passait par la tête et elle s’exécutait dans le plus grand bordel. « Tous ces mots, toutes ces belles phrases que vous me dites, que vous m’avez dites ne valent rien. Si elles étaient vraies, nous n’en serions pas là aujourd’hui ! » Alors que c’était pourtant elle qui l’avait repoussé, Magda réduit la distance entre eux pour le pousser à nouveau une fois leurs corps se frôlant. Sa colère s’exprime physiquement, combien même cela pourrait être dangereux pour son cœur de laisser ses émotions sortir de leurs cages. « Si elles étaient sincères, ce n’est pas avec elle que vous seriez ! » Un retour en arrière n’est plus possible, maintenant que les torrents avaient percé le barrage, Magda ne pouvait que se laisser porter par le courant violent de ses sentiments. « Qu’est ce qu’elle vous fait ressentir de plus que moi ? Pourquoi elle et pas moi ? Qu’est ce qu’elle a plus que  moi ? Qu’est ce qu’elle a que moi, je n’ai pas ? » Ses poings se serrent de rage, des larmes de fureur au coin des yeux, la jalousie la possédant complètement. « Elle n’est même pas si belle que ça ! » L'alcool délit sa langue à moins que ce soit cette jalousie mal placée parce que sa blonde est belle, plus qu’elle mais il n’est pas difficile d’être plus belle que Magda selon la jeune femme. « Je pensais être spéciale. J’y ai cru dans vos bras mais je ne suis qu’une seconde Dafne. Même Camillo l’aimait bien, Dafne. Pour tout votre petit monde, je ne suis qu’une seconde Dafne. Un pâle et triste second contrat » Passer de Charlotte à Dafne sans aucune cohésion mais rien n’a d’ordre dans ses pensées, dans son cœur. Tout part en vrille, elle la première.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Un verre de trop ( le Dim 14 Oct 2018 - 10:23 )
« Que vous ne me preniez pas pour ce que je ne suis pas, oui. » Réponse soufflée tandis que son regard fuit le sien quelques secondes. Sa déception est compréhensible. Leur relation est suffisamment importante pour l’être suite à une séparation prévue, mais brutale. D’autant qu’il ne s’est pas contenté de la complimenter sur sa tenue du jour. Il a fait naître l’espoir en elle, lui a montré à quel point la vie pouvait valoir le coup, mériter une nouvelle chance. Celle qu’elle lui aurait donnée en acceptant une opération. Pour autant, même avec ses erreurs commises, il aurait aimé que ses doutes le concernant n’existent pas, qu’elle écoute son instinct et ce que son cœur lui dit. Lui parle-t-il ? Visiblement, ce n’est pas assez fort, puisqu’elle remet tout en cause. Demetrio déglutit, accuse le coup, tente désespérément de se dire que ses propos sont prononcés sous l’amertume de la situation, mais c’est douloureux de l’entendre affirmer que leur histoire n’est que du vent. C’est faux. C’est se mentir. Bien plus facile de réfuter la vérité, que de l’accepter, alors qu’elle prend une tournure qui ne lui plaît pas ; elle, loin de lui qui est dans les bras d’une autre, mais à l’instant T, il arrive à lui en vouloir de vouloir le blesser, puisqu’il s’agit de ça également. L’alcool ne serait qu’une raison minable de lui trouver des excuses. Néanmoins, il tente de rattraper les choses, de communiquer, sentant une cassure lui étant insupportable et qui serait insurmontable s’il laisse le gouffre se creuser. D’abord repoussé, il laisse ses bras tomber le long de son corps, sans savoir s’il doit faire un nouveau geste vers elle, insister, ou ne plus rien tenter et c’est finalement pour la première option qu’il opte, ayant besoin de réduire la distance, d’arranger les choses. Parce que c’est elle, parce qu’il ne peut pas la laisser partir comme ça, parce qu’il a tant de choses à lui dire. Et alors qu’il fait un pas vers elle, Magda le repousse une nouvelle fois, puis, sans s’y attendre, lui assène de coups avec sa force de mouche, mais qu’il ressent tout de même ; toute la douleur ressentie est là, dans ses poings fermés s’écrasant sur son torse, le poussant à reculer de quelques pas, alors qu’elle continue dans sa lancée, lui témoignant toute sa rage. Ses mots sont si durs qu’il prend conscience de ses non-dits. Perdu, s’il s’est confié à Teobaldo, il n’a jamais été tout à fait honnête avec lui-même et encore moins avec les deux femmes qu’il côtoie, ou fréquentait. Les questions fusent et la réflexion sur Charlotte le fait détourner les yeux vers le bar, ainsi que la vitrine, à quelques mètres d’eux. Si des passants posent parfois leur attention sur eux, les gens à l’intérieur semblent bien plus préoccupés par les boissons consommés que par ce qui se passe ici. Et pour la première fois, le contraire ne l’aurait pas dérangé. Tout ce qui importe, c’est elle, elle, elle. Demetrio s’en approche, pose une main sur sa chevelure, efface quelques larmes de son pouce. « Pas pour moi. » Ni pour Camillo, il en est quasi certain. Il est le premier a avoir vu que ça voulait dire quelque chose, qu’il y avait véritablement anguille sous roche et que les questions qu’il se posait n’étaient pas anodines. « Vous n’êtes pas qu’un contrat. Vous êtes bien plus que ça. » Celle qui l’a réveillé, qui arrive à le comprendre, à le pousser dans ses retranchements sans qu’il se sente bousculé au point d’avoir envie de prendre la tangente. Avec elle, tout semble si… naturel, presque facile, que c’en est déconcertant. « Toutes ces choses que je vous ai dites sont réelles. Je ne vous ai pas menti. J’ai essayé d’être honnête, même si ça me coûtait de me dévoiler de la sorte. C’est une première. Une vraie première. » Aucune autre femme ne peut se vanter d’avoir eu de telles déclarations venant de lui. Ce qu’il ressentait n’était pas aussi puissant et il s’en rend compte à présent. S’il était très attaché, s’il a eu des sentiments à l’égard de Charlotte, ça n’a rien de comparable avec ce qu’il vit actuellement. Demetrio n’est plus que l’ombre de lui-même sans cette partie de lui qu’il a laissé lui échapper des mains et qui souffre tout autant que lui de son absence. « J’étais perdu. Ma relation avec Charlotte s’est terminée, alors qu’elle n’aurait pas dû. J’étais convaincu que j’avais besoin de reprendre là où l’on s’était arrêté. Ca résonnait comme quelque chose d’inachevé. » Une histoire qui a pris fin avec l’aide d’un père protecteur à l’extrême, qui a décidé de ce qui était le mieux pour lui, mais surtout parce qu’il la laissait de côté et qu’elle avait besoin d’exister. Chose qu’il ne lui a pas donné ; Charlotte existait, mais pas au point d’abandonner tous ses travaux pour lui proposer la folie d’un moment. Ca ne lui sautait pas aux yeux, parce qu’il n’en ressentait pas le besoin et il le comprend avec Magda, avec qui il a constamment envie d’être. Ce n’est la faute de personne, ça ne se commande pas. Ca se vit. « Vous n’avez rien à envier à personne. » Rien. Ni leur beauté physique, ni ce qu’elles ont, ou font. Le fait est qu’elle a tout ce qu’il faut. « La vraie question serait d’ailleurs… Qu’est-ce que vous avez qu’elles n’ont pas. » Elle a réussi là où les autres ont échoué. Dafne a essayé de se faire une place dans sa vie et il n’était pas prêt à la lui donner. Charlotte était suffisamment proche de lui et le mettait en confiance, mais ce n’était pas non plus ce dont il avait besoin. Il a fallu qu’elle arrive pour bousculer son monde, se faire une place dans son univers. Quelques mois seulement. Elle représente son évidence. « Vous me mettez en confiance. J’existe dans vos yeux. Je me sens un peu plus léger. » Moins douloureux. Il l’est toujours autant et il ignore si ça passera un jour, mais lorsqu’il l’a dans ses bras, quand elle pose ses mains sur lui, Demetrio se sent apaisé. Il ne s’est jamais autant senti lourd que depuis qu’elle ne fait plus partie de sa vie. « Je n’ai jamais autant pris d’initiative qu’avec vous. Je ne donne généralement pas de ma personne avec les femmes. Ce n’est pas naturel, je n’y pense pas. Mais vous… Vous avez toute mon attention. Vous me donnez envie d’autre chose. » Ses doigts se perdent dans ses cheveux, puis s’appuient sur sa nuque, tandis qu’il s’approche assez pour murmurer au creux de son oreille : « Vous n’êtes pas une seconde Dafne. Vous êtes spéciale. Vous m’avez redonné goût à tellement de choses. » Et il ne souhaite pas en profiter avec une autre qu’elle. « Cette séparation, c’était une erreur. » déclare-t-il alors, les yeux se plongeant dans les siens. « Je me suis trompé. » Lourde erreur de sa part. Un choix qu’il apprend cependant à ne pas regretter ; tout est clair à présent. Cette distance, cette perte de temps lui a ouvert les yeux sur ce qu’il ressentait réellement. « C’est avec vous que je me sens prêt. » A lui offrir le monde, à donner de sa personne pour ne plus voir une once de tristesse. Il glisse ses mains le long de ses épaules, les arrête à sa taille. « C’est toi mon nouveau vice, Magda. » Confession soufflée en la tutoyant, pour la rendre plus forte, plus sincère et qui fait référence à leur conversation sur la plage de Gênes.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Un verre de trop ( le Dim 21 Oct 2018 - 3:11 )
En temps normal, à jeun surtout, Magda aurait pris sur elle. Du moins, autant que nécessaire pour préserver son image, conserver le peu de réputation qu’il lui reste mais ce soir, c’est bien en public qu’elle explose. Qu’elle se laisse aller à la divagation de ses émotions. Des cris, des poings qui s’abattent, l’alcool la libérant de ses chaînes. En temps normal, oui, rien ne se serait passé comme cela mais ce n’est plus un temps normal. Plus rien n’est normal… Plus rien. Le quotidien a complètement changé comme un espace temps qui s’étire en longueur et en douleur surtout. Magda se perd dans les méandres de ses pensées, de ses sentiments regrettant un temps lointain où ils étaient endormis, dans un coma confortable, anesthésiant tout. Le réveil est douloureux, abrupte, c’est se sentir à la fois incroyablement vivante et vide, creuse de l’intérieure. Perdre est une chose qu’elle avait que trop connu et dont elle avait payé le prix fort : Leo puis Sahar et enfin Demetrio. Demetrio qu’elle pensait perdu dans les bras d’une autre et qui pourtant se retrouve en face d’elle, ne lâchant pas l’affaire. Lui murmurant des mots qu’elle aurait voulu entendre mais qui, ce soir, sonnent faux, sonnent creux. Une part d’elle voudrait y croire, voudrait se laisser convaincre quand l’autre se crispe, s’endurcit pour ne pas se laisser adoucir, alimentant sa rage en lui susurrant que ce n’est que des mensonges. Son manque de confiance en elle ne joue pas en sa faveur et démantèle chaque phrase qu’il lui offre, la perdant un peu plus entre ses démons et son envie de s’émanciper de cette voix sourde qui l’accompagne depuis trop d’années. « J’aimerais pouvoir vous croire mais je n’y arrive pas … J’y arrive pas » Ses mains tremblantes se nichent à ses oreilles comme pour se rendre sourde. Ne plus entendre. Cette voix sournoise ou celle Demetrio ? Elle ne sait même pas, ne sait plus. « Je doute de tout… De tout » De ces mots, d’elle-même aussi, d’avoir pu être cette personne qu’il lui décrit, de pouvoir avoir quelque chose que les autres femmes n’ont pas comme il le lui dit. Ca serait beau, ça serait magnifique si c’était vrai. Si seulement c’était vrai. Pourtant tout ce que Demetrio lui avoue pourrait raconter ce qu’elle ressent elle aussi pour lui. Cette légèreté, cette soif de plus, toujours plus, cette envie de toucher les étoiles même du bout des doigts, même en sachant que leur éclat est beaucoup trop beau pour elle. Un pas vers un vide qu’elle avait initié des années plus tôt avec Leo, quelque semaines plus tôt avec Demetrio malgré la promesse qu’elle s’était faite de ne pas recommencer. Ses yeux se ferment alors que le souffle de Demetrio se pose dans le creux de son oreille lui donnant des frissons. Son odeur qui l’apaisait tant et qui aujourd’hui la tourmente aussi. Ses dents s’enfoncent dans la chair de sa lèvre inférieure, un combat se menant en son for intérieur : les mots de Demetrio qui percent une ouverture dans ce mur qui essaie tant bien que mal de se re-consolider à nouveau. Le chaud et le froid. Le doux et le violent. La tendresse et la douleur. Tout se mêle et s’entremêle, la perdant petit à petit. Pendant la zébrure d’un éclair, Magda pourrait presque y croire que oui, oui, elle est spéciale ou l’a été ou peu importe la conjugaison exacte. Peu importe. Qu’elle n’est pas qu’une seconde Dafne. Son regard trouve la force de se plonger dans le sien, malgré le flou de ses larmes y ayant élu domicile. « Vous vous êtes trompé ? » Dans son cœur rabougri, un élan d’espoir semble se réveiller. Petite flamme vacillante qu’un hiver toujours en elle tente d’éteindre mais petite flamme tient bon. Bataille férocement. « Prêt à quoi ? » Pour s’en assurer, pour être sûre de ne pas rêver, de ne pas mal comprendre. Juste pour l’entendre de sa bouche. Ses doigts glissent le long de ses bras puis se logent sur sa taille, sa tête lui hurle de s’en défaire, de prendre de la distance mais son corps ne bouge pas d’un millimètre, restant près de ce Soleil qui lui brûle la peau mais qui a su faire fondre toutes les barrières de glace ourlant l’essence même de ce qu’elle est : son cœur, emprisonné depuis tant d’années. C’est la surprise en premier qui se dessine sur son visage, ce tutoiement qui la surprend de plein fouet puis une larme qui s’échappe, roule sur ces joues. L’émotion qui se gonfle en elle, prenant toute la place, renversant tout sur son passage. Une phrase, une seule et unique phrase et le monde change de couleur, d’odeur. Son cœur s’emballe rapidement, peut-être un peu trop, fusillé par cette phrase dans laquelle elle entend toute les vérités de Demetrio. Ses vérités de lui à elle. En une phrase, cette voix sournoise perd de sa superbe, de ses forces et Magda n’entend plus qu’une seule. La seule qui résonne en elle à cet instant. La sienne. Celle de Demetrio. Celle qu’elle voudrait entendre encore et encore. Son visage s’enfonce dans son torse, ses épaules se secouant alors que ses mains s’accrochent à lui. Pour s’assurer de n’avoir pas rêvé, de ne pas s’être imaginé ces mots. « Je t’ai entendu » Juste pour lui dire que ses mots ont trouvé leur chemin en elle, ont su l’atteindre. Que sa voix prime au dessus de toutes celles qui la hantent. « Mais je ne veux plus souffrir » De son absence, du vide laissé. Une phrase qui peut tout dire et rien à la fois. « Et pourtant … c’est le cas quand je ne suis pas avec … toi. Quand je vous imagine ensemble à discuter, à rire … Tout ce qu’on faisait tous les deux … Tout ce que j’avais et que je n’ai plus » Parce que ça fait mal, que ça paralyse mais comment y remédier ? Quel chemin prendre après tous ces mots échangés ? Car ce qu’il lui revient à l’esprit, c’est que, même s’il est là en face d’elle à cet instant, que son cœur parle au sien,  il est en couple avec une autre, appartient officiellement à une autre. Magda se redresse, fait un pas en arrière, ne se sentait pas non plus grande gagnante malgré les aveux faits. « Vous devriez retourner à l'intérieur » Parce que sa place est plus là-bas, avec cette femme, qu'ici avec elle et pourtant, c'est ici que ça a plus de sens. Que ça résonne comme juste. « Je vais rentrer chez moi » Pour ne pas commettre l'irréparable, pour ne pas faire un geste qu'elle ne devrait pas mais qui la tente tellement par cette proximité. Retrouver ses bras, ses odeurs, ses lèvres ... Magda se retient, se fait violence.


Magda & Demetrio
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Un verre de trop ( le Jeu 1 Nov 2018 - 12:40 )
Un hochement de tête en guise de réponse. Il s’est trompé, sur toute la route. En se donnant une chance avec Charlotte, il a un instant pensé que ça le rendrait heureux, mais ce choix a provoqué tout le contraire, le torturant un peu plus à chaque seconde passée sans elle à ses côtés. Cette tentative n’aura eu effet que de confirmer la puissance de ses sentiments pour celle qu’il s’évertue de récupérer. Egalement de clôturer une histoire qu’il pensait jusqu’alors inachevée, mais qui l’est bel et bien depuis des années. Charlotte et lui n’aspirent pas aux mêmes choses, ont évolué différemment. Sa place n’est pas auprès d’elle, mais bien auprès de cette femme qu’il sent malheureuse. Un sourire se dessine alors qu’elle lui demande des précisions. Prêt à ça, à elle. Depuis sa rupture avec son ex, il ne l’a jamais été. Les femmes qui sont entrées dans sa vie, ont été présentes pour une durée éphémère, principalement pour se retrouver dans ses bras et disparaître peu après. Un moment charnel. Ce dont il avait besoin pour ne pas s’endormir seul. Une nécessité pour le solitaire qui n’a jamais apprécié ce statut. Etre célibataire, oui. Etre seul, non. Sentiment qui n’est plus dès lors qu’il plonge ses yeux dans les siens. Magda a tout pour elle. La beauté qui l’attire sans mal, la fragilité qui le rend vulnérable, l’intelligence qui le rend curieuse et le caractère qui l’agace parfois. Par-dessus tout, elle a réussi à se frayer un chemin jusque dans ce cœur de pierre. Cœur qui se resserre en voyant le silence s’installer, le peser. L’ingénieur est pendu à ses lèvres, attend avec impatience que les siennes s’entrouvrent, formulent quelques mots. Un instant, il pense n’avoir pas réussi à la convaincre, que son erreur de l’avoir laissée derrière lui, sans répondre favorablement à sa requête de ne pas l’abandonner lui est fatale, pour finalement se rendre compte que c’est uniquement la peur qui la possède. Celle de ressentir la douleur d’une nouvelle claque. Seulement, son discours a changé, du tout au tout. Il n’est plus question de savoir où sa relation avec Charlotte va le mener, mais bien d’eux. Il est dans l’incapacité de baisser les bras une deuxième fois. Alors il secoue la tête, bien décidé à ne pas retrouver sa place aux côtés de ses amis. « Magda. » murmure-t-il, en s’avançant d’un pas, réduisant la distance qu’elle vient de lui imposer en reculant. Comprend-elle à quel point il est déterminé ? La voir à ce bar, seule, accumuler les verres, puis être rejointe par Dafne… Et surtout, le regard un peu trop insistant de cet homme qui, il en est certain, ce serait rapproché d’elle pour la draguer s’il ne l’avait pas devancé. Il a vraiment eu peur de ce qu’il pourrait perdre. « Je ne ris plus depuis la fin de notre contrat. » Parfois, il arbore un furtif sourire, mais il ne dure jamais bien longtemps. Teo a raison de l’encourager à foncer vers un tout autre chemin. « C’est une déclaration que je viens de te faire. » Sa main se pose sur son bras, tandis que l’autre glisse sur sa joue. « Crois-tu sincèrement que je t’aurais dit toutes ces choses si mon intention était de rester auprès d’une autre femme ? » Ce qu’elle a perdu, elle peut le retrouver, si elle lui laisse l’opportunité d’être plus qu’un simple bras droit, ou une épaule sur qui se reposer. Il veut être celui qu’elle voit en premier le matin, en dernier le soir. Celui vers qui elle se tourne pour lui conter toutes ces belles choses qui lui sont arrivées dans la journée, ou celles qui lui resserrent le cœur à l’en rendre malade. Demetrio ne veut pas être ce PDG qui l’a embauchée en échange d’une promotion pour sa société. Il désire être sa moitié. Son pouce dessine le contour de ses lèvres, son front se cogne en douceur contre le sien. « C’est avec toi que je veux être. Je me sens prêt pour toi. Pour nous. » Il regrette juste de ne pas s’en être aperçu plus tôt. Alors que sa bouche est à quelques centimètres, prêt à mettre fin à sa torture, penser à sa situation le ramène à la réalité. Bien qu’il en meurt d’envie, il n’est pas encore disponible et a suffisamment fait d’écarts pour la soirée, alors il referme son bras autour de ses épaules. « Nous en rediscuterons demain. » S’il s’écoutait, il lui demanderait de l’attendre une petite heure dans sa voiture, le temps de tenir une conversation avec Charlotte, de mettre les choses au clair, mais l’état d’ébriété de la métisse le rappelle à l’ordre. « Lorsque tu auras décuvé. » Ton désapprobateur. Si c’est son truc, de boire pour oublier, qu’elle ne s’attende pas à ce qu’il la laisse faire. Bien qu’il puisse comprendre qu’on ait besoin de se détendre, lui le faisant avec ses cigarettes, Demetrio ne tient pas à ce qu’elle roule sous la table à chaque mauvais coup du sort. « Je te raccompagne. » Proposition non négociable ; il n’a aucune confiance en tous ces taxis qu’il pourrait contacter et l’idée même de déranger Camillo, si elle lui effleure l’esprit, le gêne tout de même. Ce soir, c’est son anniversaire de mariage.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Un verre de trop ( le Dim 18 Nov 2018 - 9:10 )
Son cœur tambourine dans sa poitrine, chaque pulsation résonnant dans sa tête. C’est peut-être juste l’alcool. C’est peut-être ce flot d’émotion qui la traverse de toute part. Son index se coince entre ses dents alors qu’elle relève la tête vers Demetrio murmurant son prénom. Rien que son prénom chuchoté par sa voix lui donne des frissons, lui rappelle tant cette proximité qu’ils partageaient des semaines plus tôt. Quand l’illusion de ce faux couple sonnait plus vrai que faux. Quand son quotidien était plus teinté de sourire. « Demetrio, même pendant notre contrat, vous ne riez pas non plus. je peux les compter sur les doigts d'une main les fois où vous avez ri » Un poing sur sa hanche, un sourcil relevé réfutant cette preuve qu’il lui offre. « Alors pour le coup, moi, je n’y crois pas du tout » C’est plus facile de ne pas croire. Bien trop difficile de se dire que sans elle, sa vie avait moins de saveur, doutant constamment d’elle, de la lueur qu’elle pourrait dégager quand elle a toujours cru ne pas en avoir. Demetrio bouscule tout sur son chemin, ses croyances et jusqu’à sa vision d’elle-même mais les doutes ne l’abandonnent toujours pas. « Je ne sais pas … Je ne sais pas. Vous m’avez dit beaucoup de jolies choses dans cet avion nous emmenant en Amérique. Vous m’avez dit que renoncer à moi vous était très pénible, que vous vouliez être l’homme qui me sauve de mes maux. Que vous vouliez être les bras qui m’enlacent durant mes nuits, l’épaule sur laquelle je pourrais me reposer, être rassurée et réconfortée. Ca sonne comme une déclaration, ça, aussi, non ? Et pourtant,  ce n’est pas à mes côtés que vous êtes resté. Ce soir, ça devrait être différent ? Je suis censée croire que ça le serait ? » Ses yeux lui lancent des éclairs, preuve d’une colère qui ne s’est pas envolée malgré tout. Une colère peut-être amplifiée par l’alcool et ses idées qui s’embrouillent. Une colère qui faiblit à son contact, à ce pouce qui épouse le contour de ses lèvres, son visage se rapprochant du sien. Ses yeux se ferment un instant, elle s’autorise un instant de se délecter de sa présence, de son contact puis des mots qui sortent de sa bouche. C’est avec elle qu’il veut être. Qu’il veut former un nous et si Magda n’était pas Magda, cette seule phrase suffirait à lui ouvrir les bras en oubliant tout mais Magda n’oublie jamais lorsqu’elle est blessée, la rancoeur qui ne passe jamais l'éponge facilement. « C’est avec toi que j’ai envie d’être aussi » Ses yeux se ré-ouvrent puis se plongent dans son regard, le vouvoiement voulant mettre de la distance se perdant . « Mais tu m’as laissé une fois. Qui me dit que tu ne changeras pas d’avis ? Que tu le referas pas ? » Sa main se pose sur son bras pour le faire glisser sans véhémence, pour qu’il la lâche. « J’étais prête pour un nous mais ce soir, je ne sais plus. Je ne veux plus souffrir. J’ai besoin de réfléchir » A tête reposée et a jeun surtout, oui mais Magda passe sur ce détail, voulant se faire passer pour plus sobre qu’elle ne l’est. Mais la peur de souffrir à nouveau la possède, la peur qu’il la laisse encore une fois. Elle ne le supporterait pas, elle avait eu du mal à se remettre de l’abandon de Leo, elle peinait à se relever de celui de Demetrio plus récent. C’était un sentiment qu’elle ne voulait plus ressentir, Magda. Son index se lève dans l’air, pointant Demetrio ou l’un des Demetrio qu’elle voit en double. « Oh ! Tu peux te garder ton petit air réprobateur ! N’ose même pas me faire une foutue leçon de morale ! Je suis pas si bourrée que ça » Son manque d’équilibre, son regard trouble pourtant, disent tout le contraire mais sa fierté la force à jouer à la petite maligne, à ne pas avouer que c’était une mauvaise idée et qu’elle se sent devenir malade par tout l’alcool ingurgité. « Non ! » Magda tape du pied contre le bitume du parking « Tu ne me raccompagne pas ! Je peux me débrouiller toute seule ! » Redressant la tête, petite orgueilleuse qu’elle est, Magda tangue tant bien que mal vers … en faite, elle ne sait pas trop … vers un endroit pour trouver un taxi ? Pourtant, dans sa lancée, elle s’arrête soudainement et tourne la tête vers Demetrio, le visage déconfit. « Je sais plus où est mon sac à main » Sans sac à main, pas de porte-feuille et sans argent, pas de taxi possible. Fatiguée, bouleversée par tout ce qui a été dit, trop alcoolisée surtout, Magda fond en larme à nouveau en tapant des pieds sur le sol. « Je veux rentrer chez moi. Je veux prendre une douche et dormir pendant deux jours d’affilés ! » Ca serait presque une demande de la raccompagner alors qu’il le lui avait proposé quelque minutes plus tôt mais Magda est ce qu’elle est, aussi se sent-t-elle obligée de rajouter un : « Mais j’ai pas besoin de toi » En faite, si. Et pas que ce soir. Depuis qu’elle l’a rencontré, elle a ressenti ce besoin de lui se renforcer de jours en jours.


Magda & Demetrio
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Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Un verre de trop ( le Ven 23 Nov 2018 - 0:32 )
« C’est arrivé. » se défend-il aussitôt. Peut-être pas autant qu’elle ne l’aurait souhaité, mais c’est arrivé et pour lui, il s’agit d’un exploit. Une femme ne l’a jamais fait rire comme elle l’a fait la dernière fois, dans son pyjama de lapin. Il ne s’attendait pas à ça, avait été surpris par une telle tenue, si bien qu’il n’a pas su se contenir. Camillo lui-même avait été étonné ; il n’a jamais vu son patron dans cet état d’euphorie. Avec aucune personne. En revanche, il a été témoin de ses nombreux coups de blues, a croisé plus d’un regard vide, comme en ce moment, depuis qu’il n’a plus Magda auprès de lui. Cette dernière attend des preuves. Plus que ça. Elle le ramène à ces dernières heures ensemble, dans cet avion. Toutes ces paroles qu’il a prononcées, il les pensait. C’était sincère. Renoncer à ce qu’ils vivaient, à leur relation, ce lien si spécial… Ca a brisé quelque chose en lui qu’il essaie à présent de réparer. Tout ceci n’était qu’une erreur de parcours qu’il avait besoin de faire pour ouvrir les yeux, mais elle lui coûte cher. Elle lui vaut une perte de confiance. Néanmoins, ça ne suffit pas à le décourager ; toute sa vie il s’est battu pour ce qu’il voulait, sans baisser les bras face aux obstacles qu’il franchissait parfois avec difficultés. Et aujourd’hui, ce qu’il désire, c’est elle. Rien qu’elle, à lui seul. « C’en était une. Mais j’ai été clair avec toi sur mes intentions. Je t’ai fait part de ce que je ressentais à ton égard. Ce que je souhaitais devenir, être. » Il ne lui a pas menti, a été sincère du début à la fin, parce qu’il ressentait le besoin qu’elle le sache, qu’elle comprenne qu’il ne jouait pas avec elle et que cette séparation lui était difficile. « Je t’ai aussi dit que je renonçais à toi. Pour comprendre, pour répondre à mes questions. Je pensais en avoir besoin. J’avais tort. » Sur toute la ligne. Il s’est raccroché à un passé qui ne le fera jamais avancer. Sa relation avec Charlotte, cette ambiguïté, elle n’existe plus. Il se l’ait inventé en repensant à des moments clés de leur vie, mais tous les deux ont évolué différemment et aujourd’hui, sont juste incompatibles. « Ce soir, c’est différent. Je te le dis. Est-ce que la dernière fois, je te l’ai affirmé ? » Il pense avoir été honnête et là encore, en s’ouvrant à elle, Demetrio laisse parler ce cœur qui ne lui appartient pas et qui bat pour elle. Il pense d’ailleurs avoir gagné, l’avoir convaincue… Jusqu’à ce maisqu’il déteste plus que tout. « La dernière fois que j’ai été aussi sûr de moi, c’est lorsque j’ai décidé de devenir ingénieur en construction navale. » Autant dire que ça remonte à très longtemps. C’est un but qui ne l’a pas quitté, qu’il ne regrette pas. Il ne se voyait pas passer à côté de ça, tout comme il ne se voit pas vivre sans elle à ses côtés. Le monde lui semble bien trop fade, les couleurs plus pâles et bien qu’il pourrait encore argumenter longtemps, il acquiesce d’un signe de tête. Evidemment, il compte revenir à la charge plus tard, mais il sent que ce soir, c’est beaucoup d’informations à digérer, qu’elle a besoin de repos. Il arque un sourcil alors qu’elle affirme ne pas être ivre. « Ca se voit. Tu tiens bien sur tes deux jambes, en effet. » Ton sarcastique, railleur. Magda ne tient absolument pas en équilibre, si bien qu’il se rapproche d’elle, prêt à l’aider, mais s’arrête face à ce qu’il considère comme… un caprice. C’est bien ce qu’elle lui fait. « On dirait une enfant de trois ans qui n’a pas eu son jouet, enfin. » Jamais il ne l’a vue comme ça. Merci l’alcool. Demetrio croise les bras, se renfrogne, puis lâche un soupir à son aveu, avant de rester là, bouche bée, face à des larmes qui roulent d’un coup. Les nerfs. Elle craque. L’ivresse fait surgir toute sa peine. « Magda. » murmure-t-il, en s’avançant vers elle. Il pose sa main sur son épaule, une autre sur sa joue. « Ma puce. » ajoute-t-il, en effaçant quelques larmes. Ce surnom affectif témoigne de son attachement pour elle ; il déteste les pseudos, les petits noms, n’aime pas qu’on utilise des diminutifs à son prénom qu’il adore en entier, bien qu’il autorise ceux qui sont proches à prononcer « Dem », mais là, c’est différent… C’est affectueux. « J’aimerais te faire taire. » Pour ne plus entendre l’insolente qu’elle se trouve être. Il embrasse sa tempe et tire sur son bras pour l’inciter à se rapprocher de l’entrée. « Attends-moi ici. » Peu rassuré à l’idée de la laisser seule, il hésite un instant, puis finalement l’embarque avec lui jusqu’à la porte qu’il ouvre, la laisse quelques secondes devant, le temps de récupérer son sac qu’il trouve au pied d’une chaise ainsi que son manteau. Il jette un œil à sa table où ses amis discutent entre eux, puis sans une once d’hésitation, quitte les lieux. « Je te raccompagne, maintenant. » dit-il, en lui désignant la rue à prendre pour retrouver sa voiture.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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