Revenir en haut
Aller en bas


 

- Drunk night ▼ Lorenzo -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Commissariat de police
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aurora LupiniToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4120-you-will-be-found-aurora http://www.ciao-vecchio.com/t4128-and-i-will-try-to-fix-you-aurora
ID : Caro, Redvelvet
Faceclaim : Imogen Poots + ©avengeinchains
Multi-comptes : Isadora, Leah, Natascia.
Messages : 201 - Points : 134

Âge : 29 ans.
Métier : Agente de réinsertion sociale et de probation.
Sujet: Drunk night ▼ Lorenzo ( le Lun 8 Oct 2018 - 5:50 )
Lorenzo & Aurora
“ Drunk night ”


« Merde! Elles sont où ces foutues clés… », marmonne la jeune femme en fouillant frénétiquement dans son sac à main. C’est con, plus le sac est gros, moins on trouve ses trucs. Elle avait pourtant pensé faire un bon coup en s’achetant un sac à main démesurément large, pouvant y fourrer tout ce dont elle avait besoin. Tout ça pour passer la moitié de sa vie à la recherche de son téléphone, de ses clés, de son badge pour la prison. Une belle connerie, oui. À l’heure actuelle (c’est-à-dire, environ vingt-trois heures trente), elle était à la recherche de ce qui lui permettrait de rentrer dans son appartement. Son plan pour les prochaines minutes (si elle réussissait à ouvrir cette foutue porte), c’était d’aller boire quelques verres d’eau, d’avaler deux cachets contre le mal de tête et de comater jusqu’au lendemain matin en espérant ne pas se lever avec la pire gueule de bois de l’histoire de l’humanité. C’était un bon plan, presque infaillible. Mais voilà, il persistait le petit souci qu’elle était pour l’instant équivalente à une clocharde. Découragée, la jeune femme s’assoit à même le sol et entreprend de vider le contenu intégral de son sac. Aucun porte clé en vue, mais elle trouve un vieux sac en papier contenant la moitié d’un muffin acheté la veille, qu’elle entreprend de manger sans plus de cérémonie. Puis, prise d’une soudaine inspiration, elle attrape une roche qui traîne à ses côtés, bien décidée à briser l’un des carreaux de la porte pour pouvoir entrer. Il est à noter que ses colocataires sont sans doute à l’intérieur, peut-être encore réveillées à cette heure, mais qu’elle est trop ivre pour seulement penser à signaler leurs numéros de téléphone afin de régler toute l’histoire.

Habituellement, Aurora n’est pas du genre à boire autant. Enfin… la dernière phrase est sans doute un mensonge – c’est juste que normalement, elle ne se fout pas dans des situations pareilles. Malgré son âge, c’est une jeune femme très responsable. Mais ce soir, elle est sortie avec des collègues pour célébrer la retraite d’un agent correctionnel, et ce qui se voulait une célébration bien tranquille juste après le travail s’est rapidement transformée en une fête particulièrement animée. La jeune femme ne s’est pas fait prier pour participer à de nombreuses tournées de shooters, et s’est amusée comme une petite folle jusqu’à ce qu’elle décide de sauter dans un taxi. Elle regrettera sans doute ses excès dans quelques heures, mais pour l’instant tout ce qui compte c’est l’obstacle entre elle et son lit qui semble la narguer. Cette fichue porte verrouillée. Sans trop hésiter, elle lance la roche qui rebondit bruyamment contre le cadre de la porte avant de retomber sur le sol, arrachant un soupir à la jeune femme qui se penche pour répéter l’expérience. Deux fois, puis trois, toujours sans succès. « Mademoiselle? » Aurora sursaute violemment en faisant un demi-tour sur elle-même, tenant toujours sa roche dans sa main. Arme qu’elle cache aussitôt derrière son dos en affichant un large sourire lorsqu’elle reconnaît deux policiers qui se trouvent face à elle. « C’est chez moi, j’ai perdu mes clés… », bredouille-t-elle alors que les policiers secouent la tête.

Voici comment, un quart d’heures plus tard, elle se trouve en route vers le poste de police. Elle devrait sans doute être paniquée, des accusations de tentative d’entrée par infraction et d’ivresse sur la voie publique pourraient sans doute lui coûter son travail, ou du moins entacher sérieusement son dossier. Mais en ce moment, la seule chose qui l’inquiète, c’est de savoir si elle aura un lit dans sa cellule de dégrisement. Parce qu’elle est morte de fatigue, la petite. Une fois arrivés sur place, l’un des policiers l’aide à se diriger vers l’intérieur, promettant de lui emporter un café. Il ne s’attire ainsi qu’un gémissement maussade, ne comprend-il pas qu’elle veut dormir? Enfin arrivée dans la cellule qu’elle partage dans l’immédiat avec deux autres femmes aux allures un peu plus rebelles qu’elle, Aurora s’assoit dans un coin, appuyant sa tête contre le mur en fermant les paupières. Elle sommeille sans doute un moment, jusqu’à ce qu’une voix familière la tire de sa rêverie, la jeune femme entrouvrant les paupières. « Lorenzo? », demande-t-elle d’une petite voix, pas certaine d’avoir envie d’être sermonnée par son grand frère.




AVENGEDINCHAINS


+FIX YOU+
Lights will guide you home and ignite your bones and I will try to fix you.


Dernière édition par Aurora Lupini le Ven 12 Oct 2018 - 1:30, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lorenzo Lupini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3864-lorenzo-don-t-come-too-close-i http://www.ciao-vecchio.com/t3906-lorenzo-don-t-come-too-close-it-s-dark-inside
ID : Bellätrix (V.)
Faceclaim : T. Hardy © consequences + crack in time (signature)
Multi-comptes : Ditlev, Matteo, Giovanni.
Messages : 968 - Points : 695

Âge : 41 ans (16.o6..77)
Métier : Inspecteur à la criminelle.
Sujet: Re: Drunk night ▼ Lorenzo ( le Lun 8 Oct 2018 - 22:56 )
Et ça continue, encore et encore […] C’est toujours le même film qui passe. Je pense que je n’ai pas besoin de préciser que j’étais à nouveau le dernier au bureau, à cette heure tardive, très tardive même. Les douze coups de minuit venaient de sonner à la cathédrale de Naples alors que les deux aiguilles de ma montre étaient sur le douze. Je me passais une main dans les cheveux, avant de replonger dans l’étude de mon dossier. Toujours le même. Celui dont je n’arrivais pas à me décrocher tant que l’affaire ne sera pas bouclée. La petite fille retrouvée. Après presque une année et des milliers de pistes explorées, c’était le néant. Le vide complet. Cette histoire était en train de me bouffer à petit feu. J’en avais connu des enquêtes, résolues ou non, qui hantaient mes rêves, mais celle-ci était spéciale. J’avais beau faire partie des forces de l’ordre depuis une vingtaine d’années et un peu moins à la crim, dès qu’il s’agissait des enfants, ça faisait toujours un pincement au cœur. On ne s’y faisait jamais. Pourtant, malgré les statistiques, j’y retournais chaque soir, après mes heures de service. Jour après jour. Nuit après nuit. Ma santé en ramassant un coup au passage. Surtout mon état de fatigue, qui augmentait à vue d’œil. Il suffisait de voir les cernes que je me payais …

« Lorenzo ? ». Je sursautais, clignant des yeux, essayant de me rappeler où je me trouvais, ne sentant plus mon bras gauche. Je me relevai, dans le brouillard, avant de recaser les pièces du puzzle. Le commissariat. Un coup d’œil me permit de savoir qu’une demi-heure était passée. J’avais certainement dû m’endormir, ce qui expliquait mon bras engourdi, ma chemise froissée et les touches du clavier imprimées sur ma joue. Manquait plus que ça. Je portais mon attention sur le garde de nuit. « Oui ? », demandais-je, d’une voix plus qu’ensommeillée. « Je suis désolé de vous déranger mais je voulais vous avertir. J’ai croisé les agents Josi et Berra dans le couloir. Ils parlaient d’une interpellation qu’ils venaient d’effectuer, suivi d’une arrestation. Je ne connais pas tous les détails mais j’ai cru entendre le nom Aurora Lupini », il haussa les épaules, alors que j’étais en train d’enregistrer tout ce qu’il disait et d’essayer d’en trouver un sens. « Je voulais juste vous avertir, vu que vous portez le même nom de famille » et il s’en alla. Aurora ? Je plissais les yeux, avant de m’étirer, tout en bâillant au point de m’en décrocher la mâchoire. Aurora ? Non. Je secouais la tête. Cela ne pouvait pas être possible. Aurora ? Sérieusement ? Toutefois, les Lupini ne courant pas les rues de Naples et encore moins les Aurora Lupini, il fallait que je vérifie par moi-même.  Je pris mon trousseau de clé avant de sortir de mon bureau, dégringolant les marches quatre à quatre jusqu’au sous-sol. Je fis signe au garde des cellules d’un signe de tête, parant à la recherche de ma sœur avant de faire demi-tour. « Dans quelle cellule se trouve la personne amenée par Josi et Berra ? », demandais-je, trop épuisé pour inspecter cellules par cellules. Le garde me répondit et je repartis en avant, comptant le numéro des cellules. Cinq. La voilà. La petite ampoule qui pendait au plafond m’informa que trois personnes se trouvaient à l’intérieur. Deux prostituées ainsi que … ma sœur. D’au moins, d’où j’étais, elle y ressemblait. Combien y avait-il de chance que pour que ma sœur ait une jumelle, portant également le même nom ? Zéro. À l’aide de mon trousseau de clé, je l’enfonçais dans la serrure avant de l’ouvrir. « Aurora ? » appelais-je, voyant qu’elle réagissait à son nom. Je fis un pas à l’intérieur, tout en étant sur mes gardes. « Viens », dis-je, me rendant soudainement compte que nous n’étions pas seuls et que les gens allaient se poser des questions. « Mademoiselle Lupini, veuillez me suivre, svp » Je lui fis signe de s’approcher, avant de prendre ses bras dans mes mains, les ramenant dans son dos et fermant des menottes à ses poignets. Je me penchais légèrement vers elle, murmurant à son oreille. « Désolé ». Finalement, je repris mon rôle, lui récitant ses droits « Vous avez le droit de garder le silence. Si vous renoncez à ce droit, tout ce que vous direz pourra être et sera utilisé contre vous devant une cour de justice. [...] » et toujours le même blabla. Je lançais un regard noir aux deux autres, entraînant la jeune femme en dehors de la cellule. Avant de sortir, je jetais un dernier coup d’œil aux deux loques. « Continuez d’espérer les filles, peut-être que quelqu’un viendra également vous chercher … » En repassant devant le garde, je lui résumais la situation brièvement. J’étais chargé de son interrogatoire et j’étais venue la chercher, ne voulant pas déranger les autres.  

Le trajet des cellules de garde à vue / dégrisement à mon bureau se passa dans le silence le plus total. Une fois dans mon bureau, je fermai la porte derrière moi, baissant même les stores donnant sur le couloir. je libérais Aurora de ses menottes et vint me poser sur le coin d’un bureau, les bras croisés. « Tu m’expliques ? » furent les seuls mots que je prononçais.


she's like the wind
Revenir en haut Aller en bas
Aurora LupiniToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4120-you-will-be-found-aurora http://www.ciao-vecchio.com/t4128-and-i-will-try-to-fix-you-aurora
ID : Caro, Redvelvet
Faceclaim : Imogen Poots + ©avengeinchains
Multi-comptes : Isadora, Leah, Natascia.
Messages : 201 - Points : 134

Âge : 29 ans.
Métier : Agente de réinsertion sociale et de probation.
Sujet: Re: Drunk night ▼ Lorenzo ( le Ven 12 Oct 2018 - 1:51 )
Lorenzo & Aurora
“ Drunk night ”


Alors qu’elle commence à s’endormir, elle entend les deux jeunes femmes discuter à son sujet. « Tu penses vraiment qu’ils l’ont saisie pour ça, elle aussi? Elle n’est pas laide, mais elle semble bien trop… sage? Sainte nitouche? » « M’ouais. Peut-être qu’elle vend? Ils prennent vraiment n’importe qui maintenant, remarque ça doit être efficace, personne ne la soupçonnerait… » « Ils font chier quand même, je vais perdre au moins trois-cent euros juste pour cette nuit… » Elle retient un sourire amusé, déposant sa main sur son oreille pour faire taire leurs voix agaçantes. Une autre voix beaucoup plus familière la tire finalement de sa somnolence, et la jeune femme ouvre les paupières, levant un regard un peu béat vers son frère, lui adressant un petit sourire. Avant de se rappeler qu’il risque de lui faire passer un sale quart d’heure. Enfin, pas qu’elle ait peur de lui, mais disons que dans son état actuel elle n’est pas nécessairement partante pour se faire gronder. Elle se lève néanmoins, trainant légèrement des pieds vers l’entrée de la cellule pendant que les deux prostituées mettent en valeur leurs poitrines pour se faire remarquer par l’inspecteur, et Aurora retient un rire moqueur alors que son frère s’approche d’elle. Lorsqu’il lui prend les poignets pour lui passer les menottes, son réflexe premier serait de s’offusquer, mais elle reste silencieuse en sachant qu’il ne s’agit sans doute que d’une mascarade destinée à éviter des questionnements. Mais tout de même… Elle le suit en traînant des pieds, jusqu’à son bureau, puis se laisse lourdement tomber sur une chaise lorsqu’il la libère de ses menottes. « T’étais vraiment obligé de me mettre ça? », demande-t-elle d’une petite voix en soupirant, se passant une main sur son front.

Elle pose son regard sur lui, retient de pouffer de rire en le voyant si sérieux alors que la situation est on ne peut plus idiote. « J’ai perdu mes clés, c’tout… », souffle-t-elle en s’avançant légèrement vers le bureau, attrapant une bouteille d’eau à moitié entamée. Elle questionne Lorenzo du regard et, ne voyant pas d’objection, elle retire le bouchon et la boit d’une traite. « Ah, et j’ai tenté de casser une fenêtre pour entrer à l’intérieur. Je voulais juste dormir… » Elle lâche un petit gémissement en appuyant sa tête contre le bureau, sur le côté, afin de garder son regard posé sur lui. Elle sent déjà un début de migraine s’imposer, mélange de l’alcool qui commence à faire ses dommages et de la fatigue qui l’accable. « Je n’ai rien fait de mal! J’ai laissé ma voiture au bar, pris un taxi, je ne demandais rien à personne… Quand même, c’est rassurant de savoir que si quelqu’un essaie d’entrer chez moi par infraction, il risque de se faire prendre. C’est juste nul que ce soit tombé sur moi. » Le simple fait d’expliquer cette bien bête situation la fait pouffer d’un rire léger, et la jeune femme hausse les épaules. « Et toi? Tu m’expliques ce que tu fais encore au boulot à une heure pareille? Sauf pour sauver ta petite sœur, évidemment. » Le tout dit avec une pointe de légèreté, parce qu’elle n’aimerait pas tellement admettre qu’elle commence à être angoissée par la situation, et qu’elle espère bien que Lorenzo pourra la sortir de ce petit pétrin.




AVENGEDINCHAINS


+FIX YOU+
Lights will guide you home and ignite your bones and I will try to fix you.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: Drunk night ▼ Lorenzo ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- Drunk night ▼ Lorenzo -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Commissariat de police
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Commissariat de police