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- [terminé] Mauvaise équation. feat Loris -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: San Calisto
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Luna PrimaveraToujours frais après un litre de café
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Sujet: [terminé] Mauvaise équation. feat Loris ( le Mar 9 Oct 2018 - 11:08 )

Loris & Luna.

Les mots ne sont que les souffles du vent. Des instants volages qui fuient comme des enfants face aux bruits et à la rage. Parfois ils sonnent faux et sont emprunts de mensonge. Mais dans ces moments là c'est le regard de celui qui les dits qu'il faut écouter.




Luna elle brode et brode son passé. Elle s’invente des souvenirs pour oublier la douleur du vide. Dix années de perdues c’est si long à combler. Elle note tout Luna. Elle note par peur qu’à nouveau les ténèbres terrassent ses souvenirs fragiles. Elle note ses mensonges mais aussi ses vérités sur des cahiers cachés.
Que seul Loris connait.
Elle écrit qu’il fait beau et qui elle a rencontré. Elle parle aussi de ses parents de ces êtres qui ne sont que deux ombres floutées. Mais malgré cela, parfois, elle s’embrouille, elle s’enlise. Ce n’est pas de la faute de Luna si elle veut que sa vie soit parfaite. Un vrai conte de fée avec en prime un sourire charmant. Alors, quand sa tête est ailleurs sur un nuage plus bleu ou plus rose.
Elle aime les nuages Luna.
Et bien tout part un peu en vrille. Comme aujourd’hui.

Pourtant il lui semblait bien à Luna qu’elle avait dit que sa mère était russe et son père américain. A part que ce ne soit l’inverse ? Qu’elle avait deux petites sœurs qui étudiaient en France. Luna s’interroge. Luna interroge cet homme qu’elle voit pour la deuxième fois.
Elle met en doute ce qu’il lui avance et pas ce qu’elle lui a dit.
Ce n’est pas un rendez vous galant. Ce temps est résolu. C’est juste un rendez vous pour le plaisir de faire des rencontres.
Mais là tout capote.
En plus il s’énerve le bougre. Il l’a traite de nymphomane. Elle le regarde furibonde. « Non mais il ce croit où le pecnot. » Elle soupire alors qu’il part sans même régler l’addition des boissons qu’ils ont consommé. « Quel gougeât !! » Sa voix résonne dans le bar. Et pour retourner la situation en son avantage elle balance. « Il croyait que c’était du tout cuit et qu’il allait me mettre dans son lit. Franchement il y en a qui n’ont pas d’éducation. »
Et les clients présents se mettent à rire. Il y en a un qui lui dit même qu’elle a eu raison de le remballer. Alors elle sourit Luna. Et note dans son cahier sa journée. N’oubliant pas de mettre d’éviter ce mec.
Puis la solitude vient la caresser. Avec son gout amer et ses larmes acides. Elle n’a pas envie de rester seule la petite orpheline.

Alors Luna, elle envoie un sms à Loris. A cette part d’elle qui est à chaque fois là quand tout bascule. Loris c’est son phare dans sa nuit. C’est le seul à qui elle dit tout. Les vérités comme les mensonges. Le seul qui sait qu’elle note toute sa vie minutieusement sur des cahiers qu’elle cache. Elle l’appelle à l’aide parce qu’au fond cela l’a fait chier que cet idiot l’est traité de nymphomane.
Elle n’en est pas une.
Elle sait juste inventé une façon de survivre à son drame, Luna. Comme l’aurait fait tout enfant face à la peur. En l’attendant elle règle la première note et commande un sirop de fraise.
La fraise c’est pour les balaises.
Et puis Luna, elle aime le gout de fraise. Surtout quand il se dépose sur ses lèvres. Elle ne sait pas combien de temps, elle attend. A vrai dire elle s’en fout car elle sait que Loris viendra. Il tient toujours ses promesses et ses engagements envers elle. Enfin sauf un celui de remettre le couvert à chaque fois que l’envie charnelle les piège. Mais là aussi ils sont innocents. C’est plus fort qu’eux. Un peu comme s’ils étaient des aimants. Et puis c’est difficile de lutter contre la nature.  
Mais aujourd’hui ils seront surement sages, vu qu’ils sont dans un lieu public.
Même si Luna porte de jolis sous vêtements. D’ailleurs on peut voir la dentelle de son soutien gorge dépasser de son chemisier qu’elle a laissé entre ouvert. Et n’allait pas vous imaginer qu’elle cherche à provoquer. Non ce n’est pas le genre de Luna. Mais la nature lui a donné des atouts alors pourquoi les cacher.
Il doit râler le connard d’avoir loupé ça. Bien fait pour lui pense t-elle.

Et puis Loris arrive et avec sa présence le sourire de Luna se fait plus grand. Il lui mange presque toutes ses joues. Elle rayonne quand elle le voit. Elle ressemble plus au soleil qu’à la lune dans ces moments là. Et son regard vert émeraude s’éclaire d’étoile.
Comme elle l’aime son Loris.
Même s’il n’est pas tout à fait à elle. Il y a une part de lui, qui lui appartient toute entière. Et elle aime ça Luna. « Bonsoir toi. » Elle fait claquer deux bises sur ses joues qu’elle mordillerait bien. Son regard kidnappe le sien avec aisance et sans retenue. Elle sent son cœur vibrer dans sa poitrine. Il l’électrise à un point qu’elle pourrait se laisser couler sans peur. « Tu sauves ma soirée. Merci. » Loris c’est son champion, le gardien de son âme troublée, son chevalier. Elle le laisse s’installer. « Tu veux boire quoi ? C’est moi qui régale. »
Elle lui doit au moins ça. Pour le moment elle ne compte pas y parler de sa mésaventure. Mais elle sait qu’il va vite déceler le poteau rose. Il la connait par cœur Loris. Parfois Luna se dit qu’il la connait mieux qu’elle-même. Peut être parce qu’il peut voir au travers d’elle. Alors que c’est une chose qui effraie Luna.
En tout cas elle a toujours aimé passer du temps avec lui et de bien des façons.



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“A l'oubli succède l'indifférence de l'oubli comme un écho muet qui prolonge la durée et augmente l'espace de l'oubli.”

 
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Dernière édition par Luna Primavera le Ven 9 Nov 2018 - 23:44, édité 1 fois
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Loris VeraciToujours frais après un litre de café
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Métier : anciennement artiste peintre qui tient depuis 2005, ses vingt-trois ans, une galerie d'art et photographie contemporain. Il organise des expositions et assure la promotion des artistes qu'il met en avant, les accompagnant jusqu'à ce qu'ils prennent des chemins différents. Egalement, il est photographe à ses heures perdues et propose des séances shooting pour ceux qui manquent de confiance en soi.
Sujet: Re: [terminé] Mauvaise équation. feat Loris ( le Dim 14 Oct 2018 - 15:21 )
Luna. Son regard se pose instantanément sur son nom qui s’affiche, puis sur le film qui défile sous ses yeux. C’est la première sortie qu’ils s’autorisent avec Elsa depuis de longues semaines. Un moyen de se rapprocher, d’hisser le drapeau blanc et ainsi faire la paix. Il a souhaité faire des efforts en la laissant choisir l’un de ces films à l’eau de rose. Une comédie romantique avec un type parfait et une relation idyllique, loin de la leur et jusque-là, il le suivait sans se poser de questions, jusqu’à ce que son téléphone vibre dans sa poche et qu’il ait la curiosité d’observer de qui le message provenait. Sans doute ne devrait-il pas, mais il ne peut s’empêcher de le lire et de comprendre aux mots qu’elle utilise qu’elle est dans le besoin. Sa femme aussi l’est et le lui rappelle en pressant sa main sur sa cuisse, tandis qu’elle lui adresse un sourire crispé. Elle a bien vu la lumière de son téléphone, peut-être même le prénom de l’orpheline. Elle sait que trop bien que tous les deux sont proches, que Loris lui est loyal, comme il l’est de Sacha et de ses autres camarades. C’est sa famille de cœur, les seuls à ne l’avoir jamais laissés et évidemment, il est à deux doigts de faire un choix qu’il ne devrait pas. Depuis quand fait-on passer les autres avant celle qui partage sa vie ? Celle qui a signé un registre important : un morceau de papier signifiant leur union supposée être à vie. Loris ferme les yeux, lui rend sa poigne avec tendresse et regrette d’ores et déjà ce qu’il va faire : « Elsa. » Elle entrouvre la bouche, comprenant dans ses yeux qu’il va la blesser. Encore une fois. « Il faut que je bouge. » Il sait la délicatesse de la chose, qu’il ne se comporte pas bien avec elle qui en bave depuis de longs mois. Si on devait l’affubler d’un nom, sans doute que ce serait « connard » et probablement que les amis d’Elsa l’ont déjà surnommé ainsi. « Non Loris, non. Pas maintenant. Elle peut attendre. » « Justement, non. » Il dépose un baiser sur sa tempe et saisit sa veste. « Tu me raconteras. » dit-il, sans lui laisser le temps de répondre. Il s’éclipse rapidement, une boule au ventre ; ses agissements sont minables et même ses efforts se transforment en exploits ratés de rattraper le coup.

Alors qu’il pense à la vaisselle brisée qu’il retrouvera chez lui, ou à la scène à venir, Loris pousse la porte du San Calisto et repère aussitôt la table où elle se trouve. Une main posée sur son épaule, l’autre sur le dossier du siège qu’il tire pour s’installer. « Salut. » dit-il, déposant un baiser sur sa joue. « Et tu pourris la mienne. J’étais au ciné avec Elsa. Attends-toi à ce qu’elle te le fasse ressentir la prochaine fois. » Juste par un regard noir, par rancœur, bien que la première personne à qui elle en tiendra indéfiniment rigueur, c’est lui. Et c’est normal. Il a conscience qu’on n’abandonne pas son épouse au beau milieu d’une salle de projection. « OK, la prochaine tournée est pour moi. Une bière, ça me va bien. » Avant même qu’elle ne s’en occupe, il fait signe au serveur de s’approcher. Une fois le signal reçu, Loris lui prête son entière attention. « Alors, il s’est passé quoi ? » Pour qu’elle soit seule à cette table, il a bien dû se passer quelque chose. Avec une ou un ami ? Pis, avec un gars qu’elle aurait rencontré par hasard ? Luna est une belle femme, ne laisse pas indifférent les hommes qui croisent sa route et il ne le prend pas toujours très bien. Elle mérite beaucoup plus que ce qu’ils lui donnent : c’est-à-dire le strict minimum selon Loris et ce n’est pas suffisant.


Loris & Mica
J'veux des problèmes, j'veux qu'tes galères deviennent les miennes. J'veux qu'tu m'balances au visage tes orages, tes peines pour des nuits diluviennes. J'veux qu'on s'apprenne, j'veux partager tes joies, tes migraines. Ton corps me donne le vertige et tes mains me mènent où rien ne nous gêne.
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Sujet: Re: [terminé] Mauvaise équation. feat Loris ( le Dim 14 Oct 2018 - 21:51 )

Loris & Luna.

Les mots ne sont que les souffles du vent. Des instants volages qui fuient comme des enfants face aux bruits et à la rage. Parfois ils sonnent faux et sont emprunts de mensonge. Mais dans ces moments là c'est le regard de celui qui les dits qu'il faut écouter.




Elle ne pense pas Luna quand elle envoie le sms à Loris qu’elle peut y foutre en l’air sa soirée. Elle ne se dit pas qu’il peut être en compagnie de sa femme et qu’ils ont besoin d’un moment à eux. Elle pense juste au besoin qu’elle a d’être rassurée. D’avoir son ami, son amant à ses côtés. Et peu importe si ce besoin fait souffrir quelqu’un. Elle n’est pas mauvaise Luna. C’est juste qu’elle n’a que Loris comme repère, quand autour d’elle, le monde s’écroule. Ce mec il n’avait pas d’importance. Il n’y avait rien de sérieux entre eux. D’ailleurs il n’y a jamais rien de sérieux entre les mecs et Luna.
Il y a juste Loris qui au final, marque sa vie de sa présence depuis son enfance.
Et même quand ils se disent c’est la dernière fois. Il y a cette alchimie plus forte que leurs raisons qui vient les faire basculer jusqu’à la déraison. Ce besoin de sentir leur peau se frôlait quitte à se bruler. Elle n’y peut rien Luna si Loris c’est un peu comme sa drogue à elle. Une drogue suave et sensuelle qui l’enivre et l’envoute.
Et à cet instant elle a besoin de lui, et que de lui.
Parce que ce faire traiter de nymphomane, elle ne supporte pas Luna. Elle préfèrerait avoir un passé bien à elle. Plutôt qu’un vide qu’elle comble à sa manière. Avec des mensonges qui changent en fonction de ses envies. Elle n’en a rien à foutre si cela ne lui a pas plus, à cet abruti. Elle n’est pas responsable. Tout ce qu’elle cherche Luna c’est à ce protéger de cette chienne de vie. Et pour ça elle s’arme des armes qu’on lui a donné. Et peut importe si dans toute cette histoire, il y a des dommages collatéraux.
Enfin elle sirote son eau à la cerise en attendant Loris.

Et quand elle retrouve son sourire. Quand elle sent la chaleur de sa main sur son épaule. La douceur de sa peau au travers du baiser. Et bien elle revit Luna. Elle oublie ce connard et ses mots idiots.
Loris et elle contre le monde entier encore une fois.
Et les autres et bien ils se contenteront des restes que les deux amis voudront bien leurs donner. Elle le remercie d’être là. En retour elle saisit que cela n’a pas été sans fracas. « Désolée. Déjà que Stella ne me porte pas spécialement dans son cœur. » Elle soupire. « Mais c’est toi qui va encore prendre le plus gros. Et je vais plus me sentir coupable de ce que tu vas subir, que de supporter un regard noir de ta femme. » Elle s’en veut parfois Luna de cette relation qu’elle partage avec Loris. De ce lien qu’ils ont tissé depuis l’enfance et qui frôle souvent l’insolence et l’indécence. De ce lien si puissant qui les caresse et les enchaine.
Et dans ce tourbillon il y a la femme de Loris. Stella.
Luna a parfois du mal à la regarder en face. Mais lutter contre le besoin de le voir. Comme le désir qu’elle éprouve pour Loris est un combat perdu d’avance. Enfin il l’a choisi elle. Alors elle verra plus tard pour le reste. « Pas de souci pour la prochaine tournée, de toute façon j’ai toute ma soirée. » Un indice au cas où il ne veuille pas rentrer. Même si elle va se battre pour ne pas glisser vers cette pente charnelle trop sucrée, trop douce.
Trop tout.
Une fois la commande passée, Loris ouvre le bal pour savoir ce qui a suscité le sms de Luna. Cette porte ouverte à une future crise avec sa femme. Luna elle plante son regard dans les yeux de son ami. Après avoir bu une bonne gorgée de son sirop. Ce qui donne à ses lèvres une couleur plus brillante. Un peu comme si elle avait mis du gloss. Couleur qu'elle effleure du bout de sa langue.

« Est-ce que tu penses que je suis une nymphomane ? » Sa voix est un mélange de colère et de tristesse. Elle a encore la rage qui bat contre son torse. Comment a-t-il osé ? Il ne connait rien d’elle. Et ne connaitra jamais rien.
Elle attend la réponse de Loris.
Un peu comme si sa vie dépendait des mots qu’il allait prononcer. C’est comme si elle était en équilibre sur un fil, et que la vérité pouvait être un coup de ciseaux. Elle tremble légèrement à cette idée avec la peur de tomber qui vient la prendre aux tripes. « Sois franc s’il te plait. Même si ça fait mal. » Elle sait que Loris ne lui fera jamais de mal. Ni dans ses mots. Ni dans ses gestes. Il est trop tendre. Trop proche d’elle. « Pourtant j’avais tout noté comme à chaque fois … mais .. » Luna qui cherche à ne plus rien oublié depuis l'âge de dix ans. « Enfin il n’en valait surement pas la peine. »
Une évidence.
Beaucoup des hommes qui croisent sa route, voudraient échouer entre ses bras. Entre ses draps. Elle ne cumule pas les conquêtes et les aventures, Luna. Elle se donne à ceux qui la méritent. Mais ce n’est pas toujours facile de voir l’évidence.
Sauf quand elle est avec Loris.
Mais avec Loris c’est une autre histoire. Avec lui elle est vraie. Elle ne ment pas. Elle ne se cache pas. Mais Loris il n’est pas à elle. Il y a Stella. Pourtant quand son regard vient percuter le sien alors qu’elle l’écoute. Elle a la sensation qu’ils sont seuls au monde. Elle a l’impression qu’elle est tout pour lui. Comme il est tout pour elle. Difficile de défaire ce qui a été assemblé et lié dans le regard de deux enfants abandonnés.
Une puissance déroutante qui pourrait faire exploser les murs les plus solides. Ils sont comme ça Loris et Luna. Plus puissant que la souffrance que la vie entraine. Et qui écorche Luna à cet instant.



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Loris VeraciToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [terminé] Mauvaise équation. feat Loris ( le Lun 15 Oct 2018 - 1:41 )
Blondes, rousses, brunes, typées ou non, aux yeux d’Elsa, elles sont toutes dangereuses. Néanmoins, la jalousie s’intensifie pour celles qui fréquentent plus régulièrement son mari. Luna fait partie de ces dernières, d’autant plus à cause de ce lien indestructible qui les lie l’un à l’autre. Une amitié impossible à briser. Sa femme se serait bien risquée à lui demander de ne plus la voir, s’il n’y avait pas un passé commun, mais c’est le cas. Alors, à défaut de pouvoir faire barrage, elle laisse sa colère s’exprimer, sa rancœur et tous les reproches qui peuvent en découler. « Elsa s’en remettra. » Comme toujours. Du moins, après avoir brisé tout ce qui se trouvait sur son passage, ou l’avoir gentiment convié à finir sa nuit sur le canapé, elle se calmera. Ca ne devrait pas lui passer au-dessus, ça devrait même l’inquiéter, mais le fait est qu’elle reste auprès de lui tout en sachant ses travers ne l’aide pas à changer de comportement. C’est comme si tout était acquis. Tant qu’Elsa ne le confrontera pas à la réalité, tant qu’elle ne le mettra pas au pied du mur, il continuera d’agir comme l’opposé de ce qu’elle attend de lui. Encore une fois, pas pour la blesser, parce qu’il est très attaché à elle, mais parce qu’il ne peut s’en empêcher. Loris ne souhaite pas ouvrir les yeux sur une évidence : ça fait bien longtemps qu’ils ont arrêté de s’aimer, mais c’est bien plus facile de rester, de garder cette vie bien confortable, plutôt que de se risquer à plonger tête baissée vers l’inconnu. C’est effrayant. Alors, certes, c’est perdre du temps, c’est ne pas être malheureux, mais il le serait bien plus en étant seul. Autrement dit, c’est égoïste. « Laisse, ça me regarde. C’est moi qui me suis barré. » Et donc, c’est lui qui a fait le choix de la rejoindre. Il assume les conséquences d’un choix dramatique pour Elsa qui finira par ramener le sujet sur le tapis. La future conversation sera houleuse, il le sent déjà, mais il balaye d’un geste de la main le sujet pour ne plus s’y attarder. Pas que ça n’ait pas d’importance, mais Luna l’a appelé pour une raison.

Et celle-ci tombe, comme ça, le surprenant au passage. « Quoi ? » C’est quoi, cette… question ? Loris entrouvre la bouche, penche la tête sur le côté en la dévisageant, espérant trouver dans son regard des réponses, avant qu’il ne formule la sienne, mais Luna insiste, semble avoir besoin d’un avis. Celui d’un homme très attaché à elle et qui manque parfois d’objectivité. « Le jour où tu m’appelleras toutes les heures pour qu’on couche ensemble, ma réponse sera oui. » Mais ce n’est pas le cas. C’est une femme attirante, qui plaît naturellement, sans devoir forcer sur le maquillage ou autres accessoires. Il suffit qu’elle entre dans un lieu pour qu’on la repère. « Non. Non, je ne pense pas que tu sois une nymphomane. Tu n’es pas une fille facile qui se laisse aller aux bras de n’importe qui. » Il a vu des hommes tenter et se faire refouler. Elle est belle, précieuse et ne laisse pas la flatterie lui étourdir l’esprit. Un bras croisé, l’autre appuyé sur la table, tandis que ses doigts effleurent le verre qu’il amène jusqu’à ses lèvres. Celles-ci arborent un sourire amusé. « C’est quoi cette nouvelle remise en question ? » Bien loin de ce que les apparences peuvent montrer, Luna a ce côté sensible et fragile qui se reflètent dans ses prunelles et qu’il apprécie tant. « Tu lui as dit quoi ? » Même s’il arrive à saisir pourquoi elle s’embarque dans des histoires tout aussi crédibles, mais qui sont bien loin de la vérité, de ce qu’elle est, cette orpheline aux souvenirs lointains, il se dit également qu’elle ferme la porte à ceux qui souhaitent l’apprivoiser. Au fond, en a-t-elle réellement besoin ? Les orphelins sont une grande famille, ne se lâchent pas, s’entourent et Luna, il aimerait la préserver de toutes ces têtes mal intentionnées. « Si cet idiot t’a insulté de nympho, c’est évident qu’il n’en valait pas la peine… Où est-ce que tu l’as rencontré celui-là, dis-moi ? » Une main posée sur la sienne, qui remonte jusqu’à son visage, cherchant à la réconforter, apaiser ses maux.


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Sujet: Re: [terminé] Mauvaise équation. feat Loris ( le Mar 16 Oct 2018 - 11:20 )

Loris & Luna.

Les mots ne sont que les souffles du vent. Des instants volages qui fuient comme des enfants face aux bruits et à la rage. Parfois ils sonnent faux et sont emprunts de mensonge. Mais dans ces moments là c'est le regard de celui qui les dits qu'il faut écouter.




Luna elle sait qu’il y a des choses contre lesquelles Loris et elle ne peuvent pas lutter. Ce besoin d’être ensemble. D’accourir au moindre SOS, aussi minime soit-il. C’est vital pour les deux orphelins. Depuis que le destin les a mis sur la route l’un de l’autre c’est ainsi. Peut être une compensation à la douleur de se retrouver seul pour affronter la vie.
Luna elle ne cherche pas à faire souffrir.
Elle a trop de souffrance en elle, pour vouloir l’infliger aux autres. Mais elle est consciente que Stella subit cette situation dans la douleur. Loris aussi. Même si parfois il semble imperméable à la douleur que cela entraine dans son couple. Il cache bien son jeu de ce côté-là, il préserve Luna. Préférant souffrir lui que de lui faire subir une absence au moment ou elle l’appelle au secours.
C’est plus fort qu’un code d’honneur.
C’est une manière de rester en vie. C’est leur oxygène et l’échappatoire qui leur a permet de vivre et de survivre dans les moments les plus difficiles. Alors elle sourit Luna pour lui apporter le réconfort donc il a besoin.
Pour lui témoigner sa reconnaissance et tout l’amour qu’elle lui porte. Imaginant très bien comment le retour chez lui se passera. Dans les cris et les pleurs.
Pourquoi la vie leurs impose tant de chaos ?
Alors qu’ils demandent juste un brin de bonheur. Une étincelle nouvelle ou tout sera plus facile. Mais elle sait Luna que ce n’est qu’un rêve éphémère. Le bonheur est fragile et on a cassé le leur alors qu’ils n’étaient que des petits bourgeons fébriles. Même s’ils font tout pour se reconstruire, une part d’eux est brisée à jamais.
Pauvres oisillons tombés du nid.
Et même si Luna elle s’invente des enfances rien ne leurs rendra ce donc on les a privé volontairement. Ils resteront orphelins toute leur vie et surement incompris dans ce besoin d’être là l’un pour l’autre comme aujourd’hui.

Et puis Luna elle envoie le pavé dans la marre. Elle ose poser cette question se demandant encore pourquoi ce mec qu’elle a peine vu deux fois lui a balancé, au travers du visage, ce mot là.
Nymphomane.
D’ailleurs elle n’est pas la seule à rester sur le cul. Elle voit bien le trouble de Loris à la prononciation de ce mot. Elle voit bien que lui aussi cherche le pourquoi du comment. Elle pourrait en rire si pour elle ce n’était pas si grave. Cela la perturbe et la chamboule.
Petite fille fragile qui retient ses larmes.
Mais elle insiste, elle a besoin de savoir. D’être rassurée. Seul Loris le peut. Parce qu’il la connait par cœur. Elle se met toujours à nu devant lui et ce depuis le premier jour. Il essaie de comprendre, elle le sent. Elle-même elle est perdue. Et son regard de femme caresse son enfance et toutes ses faiblesses. « Ce n’est pas une remise en question c’est le mec qui m’a traité de ce mot là. Je n’ai pas compris sur le coup. Mais je te jure que je l’ai envoyé chier. Ou alors il m’a vu avec un autre mec entre nos deux rendez vous. »
Elle ne sait pas Luna.
Tout ce qu’elle sait c’est que ce mot lui a fait mal. Qui l’a rendu amère et en colère. En colère contre elle et contre la terre entière. « Rien de spécial, on ne sait vu que deux fois et on a même pas couché ensemble la première fois. A croire que c’est à cause de ça. J’en sais rien cela me soule. J’ai du me planter dans le récit de mon enfance mais .. » Elle soupire, ne sachant pas si elle doit pleurer ou bien rire. Elle n’est pas du genre à s’apitoyer sur son sort Luna. Mais là elle est déroutée.

Luna, elle sait qu’elle devrait arrêter de broder son enfance et être honnête. Elle n’éprouve pas de honte à être orpheline et puis elle a trouvé une belle famille. Mais elle a besoin des récits de son enfance même s’ils sont imaginés. Elle a besoin de parler de son père et sa mère, de ces deux êtres qu’elle n’a jamais vu. Elle a besoin de se dire que ses yeux verts sont l’héritage de son père et que son amour pour la danse vient de sa mère. Elle cherche des ressemblances improbables.
C’est idiot. Mais cela lui permet de ne pas couler.
La simplicité serait de garder le même discours à chaque fois. De raconter la même chose mais voilà Luna elle n’est pas comme ça. Elle rêve d’une famille russe ou bien américaine ou encore italienne. De frères et de sœurs ou alors elle se préfère enfant unique. Et elle entraine Loris dans ses récits dans le tourbillon éphémère de sa vie. D’ailleurs quand elle parle de frère c’est lui qu’elle décrit comme quand elle parle de sœur c’est Sacha qui lui vient à l’esprit.
Une part de réalité dans son délire.
« Surement. On c’est rencontré dans un bar. Il m’a offert un verre et on a parlé. On c’est laissé nos coordonnées et on a décidé de ce revoir. Je n’arrive pas encore à comprendre ou j’ai merdé. De toute façon je ne suis bonne qu’à ça. » Elle sent la main de Loris courir sur sa peau. Elle frissonne à ce contact délicieux et apaisant. « C’est surement pour ça que mes parents m’ont abandonné ils ont vu d’entré que j’étais une ratée. » Luna n’est pas du genre défaitiste, mais parfois elle se laisse porter par sa tristesse. Alors son regard prend les reflets mordorés. Et sa fragilité refait surface encore plus poignante. Comme si d’un coup elle redevenait cette petite fille paumé qui avait tout oublié. Et qui devait tout réapprendre.




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Loris VeraciToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [terminé] Mauvaise équation. feat Loris ( le Mar 16 Oct 2018 - 23:20 )
Sa mâchoire se resserre à l’idée qu’un homme quelconque, n’ayant pris aucun risque pour apprendre à la connaître, ait pu la blesser à travers un mot irrespectueux et qui est loin de la définir. Ce deuxième rendez-vous était sans doute un moyen de s’approprier sa plastique de rêve, de goûter sa chair jusqu’à s’en lasser, pour ne plus jamais la recontacter. Une porte fermée dès lors qu’il a compris que celle-ci ne lui a jamais été ouverte. A-t-il pris ça comme un jeu ? A-t-il vu des signes là où il n’y en avait pas ? Pour se sauver la face, il a choisi d’user de sa rancœur en lui balançant une remarque blessante. Et c’est tout ce qu’il voit en plantant ses yeux dans les siens ; le dénouement de ce rancard l’a presque achevée. Ses doigts se resserrent autour de sa main pour lui montrer ce qu’elle n’ignore pas, mais qu’elle a peut-être besoin de ressentir de nouveau ; que si les autres lui tournent le dos, lui ne l’abandonne pas, peu importe ce qu’on en dit, ou les événements de la vie. Leur lien est bien trop puissant. « Ce que j’en pense, c’est que t’as dû le vexer et qu’il t’a dit le seul truc qui lui passait par la tête. Insinuer que t’es la pire des garces, c’est bien plus sympa que de s’avouer qu’on s’est pris un râteau. » Ses récits incohérents n’expliquent pas un terme si rude. Entre nymphomane et mythomane, il y a un monde. Il s’est planté, simplement et au lieu de creuser, de voir ce qui se cachait sous cette carapace et ce sourire à en faire pâlir plus d’un, il a décidé de baisser les bras, à cause d’un manque d’intérêt certain. Le problème ne vient pas d’elle, mais bien de celui à qui elle donné une petite part d’elle, même infime, en lui contant un passé imaginé et des heures à ses côtés. « Luna… » murmure-t-il, en tirant sa chaise afin d’être plus proche d’elle encore. Ses doigts pianotent sur son bras, puis remontent sur sa joue qu’il caresse tendrement, avant de se perdre définitivement dans sa chevelure au doux parfum sucré. « Arrête de croire que tout vient de toi constamment. » C’est une personne qu’il estime, qui mérite à être connue et que l’on se doit de respecter également. Luna ne fait rien de mal. Tout ce qu’elle souhaite, c’est exister aux yeux du monde, aux siens aussi. « C’est juste un gros connard qui n’a pas eu ce qu’il voulait. Dès le départ, il avait pas l’intention d’aller plus loin, attendait de toi quelque chose de précis. Ca l’a frustré, c’est tout. Tu l’as vexé dans son orgueil. Il a vu qu’il perdait son temps et il s’est comporté comme le pire des enfoirés. » Lui aussi l’est, avec elle, avec sa femme également : c’est plus fort que lui, ressentant le besoin d’alléger le poids qu’elle porte sur ses épaules, il approche son visage du sien, effleure sa joue du bout de son nez, alors qu’il devrait respecter la promesse qu’ils se sont faites, qu’ils se refont indéfiniment. « J’déteste ces mecs que tu choisis. » Le résultat est loin d’être positif et la récupérer à la petite cuillère, comme ce soir, il n’aime pas ça. Pas parce que ça le dérange d’avoir ce rôle, au contraire, c’est même naturel, mais parce qu’il sent de là où il est son cœur meurtri. A cause d’inconnus, de gens qui ne comptent pas, mais qui ont un jugement éprouvant. « T’es intelligente, t’as réussi à rebondir. T’as un taf stable. T’es là où certains ne t’attendaient pas. » Ceux qui n’ont pas essayé de la retrouver, ou même de reprendre contact avec elle. Ca laisse un goût amer et il est à même de pouvoir le comprendre. Il capture son menton, cherchant ainsi à capter son attention. « J’appelle pas ça être une ratée. » finit-il, en déposant un baiser au coin de ses lèvres, souhaitant absolument lui apporter du réconfort.


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Luna PrimaveraToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [terminé] Mauvaise équation. feat Loris ( le Jeu 18 Oct 2018 - 17:20 )

Loris & Luna.

Les mots ne sont que les souffles du vent. Des instants volages qui fuient comme des enfants face aux bruits et à la rage. Parfois ils sonnent faux et sont emprunts de mensonge. Mais dans ces moments là c'est le regard de celui qui les dits qu'il faut écouter.




Luna ne comprend pas. Luna ne saisit pas. Elle a beau se repasser en boucle la première rencontre avec ce mec et puis les quelques instants qui ont précédé ses mots blessants. Elle ne voit pas où elle a fauté. Elle a peut être fait une erreur dans ses dires. Même si elle essaie de rester lucide un max, elle peut avoir trébuché sur un indice. Mais pas au point de mériter le fait d’être traiter de la sorte.
Alors les yeux plongés dans les yeux de Loris. Luna elle cherche des réponses.
Même si elle se doute que son ami ne les aura pas toutes. Un réconfort aussi car elle se sent mal la belle. Blessée dans son âme, et dans sa chair aussi. Pourtant il ne l’a pas touché et elle se dit que c’est tant mieux. Ou alors c’est ça qui a déclenché sa putain de crise débile. Le fait qu’elle ne soit pas tombée à genoux pour lui faire une gâterie. Mais à aucun moment elle a laissé son corps envoyer un message d’envie de luxure.
Cela la rend dingue.
Les paroles de Loris la confortent dans cette voix. "Je ne t’ai pas eu dans mon lit du coup je te tire dessus à bout pourtant". Certains mots peuvent faire l’effet d’une bombe quand ils sont envoyés au moment opportun. « Surement. » Elle remue la tête, sa voix est basse. « Pourtant à aucun moment je lui ai laissé entrevoir quoi que ce soit. Je voulais apprendre à le connaitre avant .. ou du moins essayer. » Luna n’est pas le genre de femme qui se jette dans les bras du premier venu. Bien entendu elle a parfois glissé sur cette pente. Sur un coup de tête. Ou simplement parce que le mec lui plaisait et lui faisait de l’effet. Enfin cela la secoue qu’il est pu penser cela d’elle. Même si ce mot il l’a balancé comme il aurait peut être balancé connasse ou pétasse ou sale pute. Il a voulu d’une certaine façon rester poli.
Quelle idiote !! En plus elle lui cherche des excuses.

Luna revient dans la discussion au son de la voix de Loris. Une voix douce et apaisante. Il s’approche d’elle et cherche le contact. Ils ont toujours été tactiles ces deux là. Souvent bien au-delà de leur volonté. Parce que pour eux lutter reste un défi permanent face à la brulure charnelle. Et à peine elle sent la peau de Loris frôler la sienne qu’elle frissonne. Sa main glisse sur elle comme une délicieuse sucrerie avant qu’elle ne se perdre dans sa chevelure. Elle se mord la lèvre Luna, prise de ce désir qui lui titille les tripes comme à chaque fois qu’elle est à ses côtés. « Mais pourquoi cette fois cela m’a blessé autant. Parce qu’il n’est pas le seul tu sais à chercher à jouer ... »
Mais elle ne parle pas de lui et il le sait avec eux rien n’est pareil. Rien n’a jamais été pareil.
« Après tout n’est ce pas le propre de l’homme de vouloir nous faire perdre la tête. » La distance se fait plus friable. Elle ferme les yeux au contact que Loris initie.
A cet instant c’est le diable qui danse au creux de ses reins.
« Je sais Loris. » Leurs soufflent s’effleurent dangereusement. Luna elle sent son cœur cogner comme un digne dans sa poitrine. Du bout de son pouce elle caresse les lèvres de son amant. Brutalisant elle aussi les règles qu’ils se mettent à chaque fois que le désir brule leur chair de sa puissance.
Elle tremble.
Parfois elle voudrait jeter l’éponge Luna. Comme à cet instant ou les doutes sont plus fort que sa raison. Et s’il n’y avait pas Loris elle se serait laissée couler. Mais ses doigts qui viennent se positionner sous son menton pour qu’elle le regarde. Il veut qu’elle prenne conscience qu’elle doit se battre. Pour lui. Pour elle. Pour montrer à ces connards que malgré tout. Elle s’en est sortie. Entière et heureuse.
Même si ce bonheur cache un vide immense.

Luna ne lâche pas les yeux de Loris. Et puis il y a ce baiser au coin de ses lèvres. Ce frôlement qui l’électrise. Qui l’enlise. C’est à la fois doux, sucré, mais c’est aussi enivrant et envoutant. Elle sent le souffle lui manquer. Et son cœur toujours courir plus vite. Ses yeux verts brillent avec force. Brillent de cet éclat que seul Loris sait éveiller. Il a cette force presque insolente de la rendre à la fois fébrile, vulnérable mais aussi terriblement forte.
Elle le regard avec douceur, de ce regard qu’elle n’offre qu’à lui.
Dans des instants qui n’appartiennent qu’à eux. Elle lui rend le baiser essayant de ne pas gouter à ses lèvres. A ce fruit défendu dans lequel elle croque avec rage quand l’occasion se présente. « Je voudrais que tout soit différent parfois. Tout changer .. tout sauf toi .. sauf nous .. sans toi je ne sais pas ce que je serais devenue. Ni ce que je serais à présent. » Cette fois elle effleure les lèvres de Loris avec plus d’audace.
Tout en étant que douceur et tendresse.
« Désolé je ne devrais pas .. et pourtant j’en crève d’envie .. pas toi ? » Luna a juste envie qu’il l’entraine dans un tourbillon de folie. Qu’ils en oublient la vie et ses problèmes. Qu’il y est juste l’insouciance qui les caresse. Mais elle respectera ses désirs. Et s’ils sont de retrouver sa femme. Luna elle le laissera partir. Parce qu’elle sait qu’il ne lui appartient pas. Elle sait que Loris appartient à une autre.
Luna, elle est juste une voleuse, le temps d’un voyage fuguasse avec pour seule issue la solitude.





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Sujet: Re: [terminé] Mauvaise équation. feat Loris ( le Lun 29 Oct 2018 - 0:23 )
Comme si cet énergumène était encore dans le restaurant, Loris tourne la tête vers la porte. Il aurait aimé être là, à observer du coin de l’œil, à attendre de voir si son rendez-vous se passait comme elle le désirait, à pouvoir se lever au moindre pas de travers. Trop protecteur, dû à un lien soudé, fort, il ne peut s’empêcher de vouloir écarter les dangers. Et par ça, il entend ceux qui bavent littéralement sur elle, qui ne sont pas aptes à tenir une soirée sans se comporter de la plus mauvaise des manières. « Essaie de… prendre ça positivement. » Désespérément, il cherche un moyen d’effacer ses doutes et cette tristesse causés par un abruti. Luna est adorable, sensible, une femme comme on en fait rarement selon lui et ce gars, il ne mérite pas l’état dans lequel elle se met. « Au moins, ça t’évite de perdre ton temps une troisième fois. » Qui sait, peut-être se serait-elle attachée à lui, à ses belles paroles, ses beaux yeux, pour au final tomber encore plus de haut. Elle a le truc pour tomber sur ceux à éviter et au fond, elle n’y est pour rien. « Je ne sais pas Luna, j’en sais rien. » Une question à laquelle il cherche à trouver une solution, mais la réponse, ce n’est pas lui qui l’aura. C’est elle. S’il y a une raison, elle doit bien sommeiller quelque part. Loris ne fait que supposer : « Peut-être que c’est un tout. A force d’accumuler. C’était peut-être… trop. Parfois, c’est ce qui arrive, quand on n’en peut plus. On pète un plomb. Pas forcément pour cette raison en particulier. » Il sait de quoi il parle, mais peut-être que pour son amie, il s’agit bien de cet événement. Si ça se trouve, ça a dû provoquer un truc en elle, quelque chose qu’il aimerait comprendre également, pour lui venir en aide, mais s’il la connait depuis tellement longtemps, il n’est pas dans sa tête. En revanche, il tente d’apaiser ce qui s’y passe avec quelques caresses, un baiser qu’elle lui rend au même endroit. C’est tendre, c’est doux, ça répond à la souffrance installée au fond de son cœur et il espère que ça suffise à rattraper le coup de cette soirée désastreuse. A sa remarque, il baisse les yeux sur ses jambes, réfléchissant un instant à ce que ça ferait, si tout changeait, comme elle le dit. L’orphelin en lui aimerait parfois retourner en arrière, tirer sur la jupe de sa mère pour l’empêcher de passer le pas de la porte, bien qu’il sache très bien au fond de lui qu’elle serait partie quand même. Elle ne l’aimait pas. Et puis, il s’est ensuite trouvé une autre vie, loin des siens, mais avec de nouveaux liens tissés qui ont fait de lui ce qu’il est aujourd’hui. C’est la même chose pour Luna. Même si son passé est trouble, qu’elle ignore exactement ce qui s’est passé dans sa vie, la poussant à s’inventer des personnages. « Tu te fais du mal. » murmure-t-il, tout contre ses lèvres qu’il sent se presser sur les siennes. Un contact interdit, qu’il devrait empêcher, mais sentant qu’elle est dans le besoin, Loris ne cherche pas à l’arrêter. Il est à l’initiative des premiers pas, comment pourrait-il la repousser ? « Ecoute-moi. » dit-il, en appuyant sa main sur sa nuque, calant son front contre le sien. « On est tous ensemble. Toi, moi, notre petite bande d’enfants sauvages. » Surnoms affectifs. Sa nouvelle famille, ses repères. « Si les choses étaient différentes… Tout ça, t’aurais jamais connu. Qui est-ce qui nous aurait bercés avec des rôles inventés ? Des histoires insensées ? » Aujourd’hui, c’est ce qu’elle fait, même s’il sait à quel point ça peut être douloureux de ne pas pouvoir répondre à des interrogations. « Tu veux que je reste avec toi cette nuit ? » Il a déjà trouvé une porte fermée il y a peu, suite à l’une de ses soirées un peu trop tardives, alors il s’attend évidemment à recevoir la monnaie de sa pièce. Et ce serait incompréhensible qu’Elsa réagisse autrement après l’avoir laissée en plan au cinéma… Peut-être devrait-il penser à rattraper le coup, au lieu de vouloir découcher pour être auprès de son amie. « Et tant pis pour notre pacte. On verra demain. » Pour le renouveler, encore et encore…


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Sujet: Re: [terminé] Mauvaise équation. feat Loris ( le Mer 31 Oct 2018 - 12:33 )

Loris & Luna.

Les mots ne sont que les souffles du vent. Des instants volages qui fuient comme des enfants face aux bruits et à la rage. Parfois ils sonnent faux et sont emprunts de mensonge. Mais dans ces moments là c'est le regard de celui qui les dits qu'il faut écouter.





Luna est perdue. Elle culpabilise pour cette faiblesse que le mensonge enrobe dans des promesses qui n’aboutissent pas. Elle sait au fond qu’elle est fautive. Mais d’entré de jeux on ne lui a pas donné les bonnes cartes. Comment gagner avec un jeu faussé dés le départ ? Ou les atouts maitres ne sont que des pièges. Sa seule certitude c’est son as de cœur. Loris. Il est toujours là à ses côtés quoi qu’elle fasse. C’est vers lui qu’elle se tourne dés que tout part en vrille. Quand elle a besoin de trouver le repos. Quand elle sent que ses attaches deviennent trop lourdes ou trop serrées.
Et il encore là ce soir à ses côtés.
Comme le preux chevalier qu’il a toujours été. Il l’aide dans sa croisade. Dans cette quête folle d’identité. Il la rassure. La fait sourire. Rire. Et l’enveloppe de cette douceur qui leur est propre. Intime et forte. Il n’y a que Loris qui dans ce cas peut éclairer le chemin sur lequel elle c’est égarée. Pauvre bateau échoué même si il n’y a pas eu de tempête. Loris est son phare, son rocher, cette amarre sans qui elle coulerait. Il la fait rire. Lui propose de voir les choses du bon côté. C’est un mal pour un bien. Une coupure de plus qui cicatrisera comme les autres. Faut juste qu’elle laisse le temps au temps Luna. « C’est sur. En plus il aurait surement demandé plus au troisième rendez vous. » Un plus qu’elle ne sait pas si elle aurait été apte à donner.
Peut être qu’au fond il ne la méritait pas.
C’est ce que semble penser Loris. Même si son objectivité est souvent faussée dans ce genre de situation. Leur lien les met en porte à faux autant l’un que l’autre. Ils mènent des combats qu’ils ne sont pas sur de gagner. Juste parce qu’il leur est compliqué de ne pas chuter. « Je devrais arrêter de m’inventer une enfance. Accepter que je n’aie pas été désirée ou aimée. Me dire que ma vie a juste commencé quand j’avais dix ans. Cela m’éviterait de m’enfoncer. De tomber toujours plus bas. » Mais elle a du mal avec cette évidence Luna. Avec cette réalité. Avec ce fait de tirer un trait sur son enfance effacée, balayée.

Elle sait Luna qu’elle se complique la vie avec toutes ses questions. Elle sait que Loris n’a pas toutes les réponses. Il a juste cette chaleur dans le regard qui vient se glisser sur les vertes pentes du sien. Cette chaleur qui s’écoule dans les veines de l’orpheline comme un cadeau délicat et sucré. Elle l’aime Loris. Comme un frère, un confident, un amant, une part d’elle secrète. Celui qui a eu ce qu’elle n’aurait donné à personne. Celui qui a ce qu’elle ne donne à personne par peur et par pudeur.
Mais ils ont aussi leur vie à côté.
Parfois cela lui fait peur à Luna, de ce dire qu’il faudra un jour qu’ils grandissent, et qu’ils arrêtent de jouer à ce jeu qu’ils s’interdisent. Mais dans lequel ils replongent avec la même ivresse que la première fois. Alors elle cherche à combler le vide par le mal. A apaiser le mal par le vide. A juste vivre. Alors qu’elle a la sensation de ne pas y avoir droit. De ne pas le mériter. Elle, la gamine rejetée.
Et encore une fois Loris la rassure.
Il met devant elle son armure. Parant son cœur de ses mots qui résonne comme une mélodie. Et il y ce contact à la fois prudent et pourtant tant désiré. Ce gout de baiser. Ce gout de promesse que sa nuit ne sera pas faite de noirceur. « Tu as toujours les mots pour réparer mes maux. Je te serais à jamais redevable et reconnaissante pour ça. Pour ce bleu que tu mets dans mon ciel de tempête. Pour ces vagues que tu rends plus calmes quand elles viennent effleurer le sable de ma plage. Tu sèmes des petits cailloux pour que jamais je ne me perde. Et je t’aime pour ça Loris. Pour cette part de moi que tu rends plus forte. »

Et ce n’est plus l’enfant perdu qui regarde Loris à cet instant. Ni l’adolescente qui est devenue femme entre ses bras. Ni encore la femme anéantie par ce connard de bas étage. C’est l’amante. Celle qui le désire dans sa chair, dans ses tripes. Celle qu’il bouscule par ses baisers et ses caresses. Celle qui se donne quand tout l’abandonne. Sauf lui. Même si au fond d’elle, Luna sait qu’un jour ils finiront par se bruler et que cela laissera des cicatrices encore plus profondes que celles déjà présente.
Mais à cet instant tout ça lui est égal.
« Oui j’ai envie que tu restes avec moi cette nuit. » Une souffle plus qu'une demande. Elle vient glisser sa main sur son visage alors que Loris lui parle de pacte. De leur pacte. Mais là elle serait prête à le signer avec le diable juste pour un moment d’évasion en sa compagnie. « Oui demain sera un autre jour. » Ils ont besoin l’un de l’autre et c’est dans l’abandon de la chair qu’ils trouveront le repos de leurs âmes tourmentées de douleurs intenses et de cris incessants. Elle retrouve ses lèvres et le baiser ce fait plus fiévreux. Ses doigts se perdent dans la nuque de son amant.
Pour cette nuit il sera à elle et elle sera à lui.
Personne ne les privera des sensations qui s’éveillent au contact de leur peau. On ne leurs prendra pas ce qu’ils se sont donnés. C’est écrit dans les lignes du destin comme une prophétie. Même si la plupart mène à la destruction. Eux ils le sont déjà détruits. Luna se lève et attrape la main de Loris. Elle enlace leurs doigts impatients de frôler encore et encore leur chair en demande. « Viens. » Les mots vont laisser la place aux caresses. Elles seront d’abord sensuelles avant de se faire insolentes et indécentes.
Ils vont se perdre pour mieux se retrouver.
Demain sera un nouveau jour et avec demain il y aura un nouveau pacte. Qu’ils briseront peut être comme ils l’ont fait avec les autres. Mais là ils vont savourer l’instant présent et ce gorger de cette ivresse qui rongera l’acidité de leurs remords et de leurs regrets. Elsa lui en voudra surement à l’enfant de la lune. Mais ce n’est qu’un détail. Et les voilà fuyant la morosité de leur vie main dans la main. Prêts à couler dans un nouvel abime fait de confiance et d’amour.




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Métier : anciennement artiste peintre qui tient depuis 2005, ses vingt-trois ans, une galerie d'art et photographie contemporain. Il organise des expositions et assure la promotion des artistes qu'il met en avant, les accompagnant jusqu'à ce qu'ils prennent des chemins différents. Egalement, il est photographe à ses heures perdues et propose des séances shooting pour ceux qui manquent de confiance en soi.
Sujet: Re: [terminé] Mauvaise équation. feat Loris ( le Lun 5 Nov 2018 - 0:40 )
« Certainement. » Et il se plaît à croire qu’elle ne lui aurait jamais donné plus qu’un rendez-vous, une discussion, le laissant frustré de ne pas avoir pu goûter sa chair qui l’aurait tant motivé à faire perdurer les moments en sa présence. Puisque c’est tout ce qui semble l’intéresser. Ce corps qu’il ne mérite pas. Et c’est bien dommage de ne pas se rendre compte de ce qu’elle peut dégager. Luna a tant à offrir et a tant besoin qu’on lui donne également. Inutile de lui faire de belles promesses que l’on ne pourrait tenir, ou de lui jurer monts et merveilles. La prendre dans ses bras en la rassurant avec des mots murmurés au creux de son oreille serait déjà un bon début. Il aimerait tant pouvoir faire ça Loris. La soulager, lui dire que ses parents l’ont bel et bien désirée, qu’il ne pouvait en être autrement et que la vie a dû les séparer, que ce n’était pas ce qu’ils voulaient. Ca arrive. Il y a des mères qui pensent leur enfant mort à la naissance, alors que ce dernier est emporté par des inconnus. Il y a de nombreux scénarios pour justifier sa présence à l’orphelinat, mais il est bien trop terre à terre là-dessus pour alléger son cœur. Le fait est qu’il fait partie des enfants non désirés. S’il s’est contenté de dire que ses parents étaient morts et qu’il n’avait d’autre choix que de passer par la case orphelinat, Loris s’est toujours gardé de dévoiler un élément important : l’existence de ses grands-parents qui l’ont rejeté. Avoir connaissance de ça, c’est terrible pour un gamin. Luna, elle, se raccroche comme elle peut à ses récits, ses nombreuses vies. Tendrement, il caresse son visage. « Si ça peut te faire du bien, après tout… Pourquoi t’arrêter ? Celui qui comptera vraiment saura. En attendant, tu peux bien te permettre de rêvasser un peu. Ca fait pas de mal… » Si elle y arrive, alors qui serait-il pour l’en empêcher ? Elle est heureuse comme ça, n’est-ce pas ? Il craint qu’en se prenant la réalité en pleine figure, qu’elle peine à se relever. Alors il l’encourage à rester dans ce monde fascinant, modelé par ses soins, même si ce n’est peut-être pas la meilleure solution. En existe-t-il seulement une ? « Je fais ce que je peux… On est passé par les mêmes choses, toi et moi. » L’abandon. « Ce n’est pas assistante au ciné que t’aurais dû faire. C’est écrivaine, ou poète. Quelque chose dans ce goût-là. Tu manies bien les mots. » La formulation de ses phrases est magnifique et la ta tournure le touche beaucoup. Il a des amis, des proches, une épouse sur qui compter, mais les orphelins et lui, c’est une histoire particulière. Leur histoire est différente, mais le résultat est le même : ils ont tous terminés entre les murs d’un lieu où ils ne souhaitaient pas être. Ce petit groupe lui est nécessaire, important. Ils ont bien quelques embrouilles, mais il sait, sent, ou l’espère, que rien ne pourra se mettre en travers de leur route pour les séparer. C’est sa famille et Luna est l’un des membres les plus importants. « D’accord. » Après un nouveau baiser, Loris se lève à son tour et la suit hors du bar, pour prendre la direction de son immeuble, là où il le sait, son corps fusionnera avec le sien. Comme à chaque fois qu’ils se retrouvent seuls dedans. Et ce n’est pas à faire, mais tant pis. Il sent qu’elle a besoin de lui et lui n’est pas en position de faire marche arrière. Cette proximité, il l’apprécie. Ca lui fait du bien, à lui aussi.


Loris & Mica
J'veux des problèmes, j'veux qu'tes galères deviennent les miennes. J'veux qu'tu m'balances au visage tes orages, tes peines pour des nuits diluviennes. J'veux qu'on s'apprenne, j'veux partager tes joies, tes migraines. Ton corps me donne le vertige et tes mains me mènent où rien ne nous gêne.
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