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- [Terminé] Vengeance I Dante -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Chiaia :: Résidences
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Leila Mancini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: [Terminé] Vengeance I Dante ( le Dim 21 Oct 2018 - 14:44 )
Citation :
Un charmant bar qui s'appelle "Dans ton cul". Pfiou ce genre de blague minable commence à me faire rire ça fonctionne ! Et ça devient difficile d'écrire. Allez salut !

Sur ces derniers mots charmants, Leila verrouille son téléphone, le range dans sa poche et descend cul sec un dixième shot de vodka pure. Le liquide lui brûle de moins en moins la gorge alors qu’il lui procure petit à petit une sensation d’apaisement. Remplacer une addiction par une autre, c’est la seule solution qu’elle a trouvé pour le moment le temps de se faire un peu d’argent et de pouvoir reprendre ses bonnes vieilles habitudes de poudre blanche. Demain, elle est censée attaquée un boulot dans un bar minable pour pouvoir se payer ses doses mais, ce soir, elle profite de ses derniers instants de chômeuse assumée. Une loque humaine, voilà ce qu’elle est. Elle en a conscience, de plus en plus, et la vérité révélée à Dante n’a fait qu’accentuer son déclin. Elle l’a vu, dans son regard. A quel point elle pouvait le décevoir, à quel point il la jugeait pire qu’une moins que rien. Et si Leila s’est habituée à ce genre de considération de la part de son entourage, il faut dire que venant de Dante, cela lui fait plus mal qu’elle ne voudrait l’avouer. Parce que c’est lui. Parce que ce lien si bizarre et merveilleux à la fois semble s’être envolé en une fraction de seconde et c’est un ultime coup dur auquel elle peine à faire face. Noyant ses problèmes dans des énièmes verres d’alcool, l’apaisement temporaire de Leila fait vite place à la colère alors que ses pensées sur son aviateur. Elle a essayé. De lui demander de l’aider à s’en sortir, de ravaler sa fierté mais quand elle s’est pointée il y a deux jours devant sa maison c’est pour en voir sortir une magnifique blonde à vous en déboîter les orbites. Cette blonde, Leila la revoit en boucle soudainement, alors qu’elle commande un énième verre qui lui est cette fois-ci refusé par le barman. Okay pour se faire du fric sur son dos, mais il ne voudrait pas être responsable d’un coma éthylique dans son établissement. « Connard. » Lâche-t-elle avant de se lever sans demander son reste, payant le peu de verres qu’elle n’a pas réussi à se faire offrir par des types plus libidineux les uns que les autres. Il faut croire que se pointer dans un bar à la fin des horaires de boulot vêtue d’une courte jupe et d’un décolleté plongeant a ses avantages pour boire gratuitement. Refermant son manteau autour de sa taille par cette froide soirée d’octobre, Leila avance alors que ses pas la mènent presque sans le vouloir vers le quartier de Chiaia, celui où vit Dante. Comme si un fil invisible la ramenait toujours sur son chemin mais, ce soir, aucune chance de demander de l’aide. Non, place plutôt à la colère qui fait entrer Leila soudainement dans un de ses petits supermarché de quartier où elle ressort quelques minutes plus tard en trombe, cachant une boîte d’une douzaine d’œuf sous sa veste. La petite peste qu’elle peut-être parfois s’est transformée en voleuse pour l’occasion et c’est avec vitesse qu’elle tourne au coin de la rue pour arriver devant chez Dante au bout de quelques minutes. « Espèce d’enfoiré. » Crie-t-elle, vociférant sa colère autant envers lui que celle qu’elle peut avoir envers elle-même. Posant la boîte d’œuf sur le muret près de l’entrée de sa maison, Leila balance rapidement un œuf en direction de la porte qui achève lamentablement sa course à plusieurs mètres de son objectif. Continuant à pester des paroles de plus en plus incompréhensibles à cause de l’alcool, elle doit s’y prendre à trois fois pour réussir son objectif, réitérant quelques fois l’opération jusqu’à ce que la porte s’ouvre alors qu’elle vient juste de réaliser son septième lancé. « Mais qu’est-ce que… » La fameuse magnifique blonde apparaît sur le pas de la porte, se prenant en plein ventre le petit cadeau de Leila qui, après être rester figée un instant, part dans un violent éclat de rire. Bien fait pour elle.


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Dante GaleoneLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Vengeance I Dante ( le Jeu 25 Oct 2018 - 0:35 )
« Fais chier. » Violence verbale, alors que son téléphone portable atterrit brusquement sur la table basse, dérangeant instantanément Natalina de sa lecture. Celle-ci relève les yeux vers un Dante qui, à bout de nerfs, quitte le canapé pour faire les cent pas. Les échanges avec Leila sont houleux. Le contact est quasi rompu, il le sait, le sent et son comportement n’y est pas pour rien. Depuis que son addiction a été révélée, que ses yeux ont aperçu les traces sombres délaissées par des piqûres, il n’a eu de cesse de la dénigrer. Pourtant, c’est une femme à qui il tient, mais de par son expérience, il n’a pu s’empêcher de la traîner plus bas que terre avec des remarques blessantes, loin du soutien qu’il pouvait autrefois lui apporter. Confronté à des souvenirs insoutenables, il lui est difficile d’avoir des mots tendres à son égard. Affirmer que tout se passera bien, avoir la patience de lui tendre la main, c’est compliqué. Ce serait lui mentir, mais également se considérer comme le dernier des abrutis. Il doute. De sa volonté, mais également de l’affection qu’elle a pour lui, ou qu’elle n’a peut-être pas. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il ne souhaite pas repasser par les mêmes épreuves et de nouveau figurer au second plan. La drogue est bien plus importante, plus sympa, donne l’impression de s’envoler et pousse à oublier les problèmes. Il connait tout ça et ça ne s’est pas terminé de la meilleure des façons. Le plus simple serait qu’il ne s’obstine plus et qu’il la laisse décider de ce qu’elle veut faire de sa vie… Seulement, c’est plus fort que lui. Son cœur qui se resserre, son mal-être en pensant à ce gouffre dans lequel elle s’enfonce lui fait mal. Ils se côtoient depuis suffisamment longtemps pour ne pas avoir envie de l’abandonner au bord de la route. Au moins le temps qu’elle accepte les solutions qu’il peut lui donner… Si encore elle l’écoutait, parce que visiblement, ce n’est pas dans ses plans. Sans aucun doute, il ne s’y prend pas de la bonne manière, peinant à avoir le recul nécessaire. Trop concerné.  « Je la déteste. Nom de Dieu, je la déteste. » Ca sort sous la colère, mais également parce que sur le moment, c’est le cas. Il la déteste. Quand elle est comme ça, elle l’insupporte, le met hors de lui. Ce n’est pas cette facette qui lui a plu, lors de leur rencontre et il se passerait bien de cette grande découverte. « Il n’y a pas que toi qui détestes quelqu’un on dirait. » dit-elle, en se levant à son tour, posant son livre près du Smartphone, entendant des bruits provenant de l’entrée. Dante glisse sa main sur son visage afin de se calmer, mais ignore comment s’y prendre. L’idée même qu’elle soit en train de se mettre la tête à l’envers, ou encore accepter tout et n’importe quoi pour une dose, ça l’horripile. A deux doigts de récupérer sa veste pour faire la tournée des bars, il est interpellé par l’étonnement de son ex. Il s’en approche, constate les dégâts sur ses vêtements. Un œuf. Un œuf qu’Elle a lancé. La colère prenant le dessus, il sort de la maison et tout en se dirigeant vers elle, hausse le ton : « Mais c’est quoi ton problème ? » Sa main entoure son poignet avec une férocité qu’il ne connaissait pas. « Je te propose mon aide, à la limite du harcèlement et en réponse, tu décides de me pourrir ? » Il ne saisit plus, peine à la comprendre, sans doute parce qu’il n’a pas envie de chercher plus loin. « Ca te plaît de faire ça ? Ou tu es si malheureuse que tu prends plaisir à vouloir rendre la vie des autres tout aussi infernale qu’est la tienne ? » Ne comptant pas la laisser partir, il fait un pas vers la maison, la traînant de force derrière lui. Il déteste ce qu’elle est devenue, c’est un fait, mais croire qu’il ne va pas bouger le petit doigt, c’est mal le connaître.


Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.


Dernière édition par Dante Galeone le Sam 27 Oct 2018 - 13:26, édité 1 fois
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Leila Mancini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Vengeance I Dante ( le Ven 26 Oct 2018 - 23:04 )
Oups. Son œuf atteint une autre cible que celle initialement prévue mais une fois passées les quelques millisecondes d’étonnement, Leila se rend compte que c’est finalement pour le mieux. Parachevant de la manière la plus grotesque et grandiose sa vengeance puérile, l’Italienne est hilare mais son instant de gloire n’est que de courte durée lorsqu’elle voit Dante arriver sur le pas de la porte. Immédiatement, à l’image d’un enfant qu’on vient de prendre en train de faire une bêtise, Leila se redresse et croise ses mains derrière son dos. La seule différence entre elle et une gamine qui se ferait prendre la main dans le sac reste son petit sourire au coin des lèvres, provocant au possible. « Mais c’est quoi ton problème ? » Répète-t-elle d’une voix haut perchée, tout en faisant de grandes grimaces ostentatoires. Leila est loin de se défiler, cherche à faire monter la pression, à le mettre hors de lui sans trop savoir ce qu’elle gagnera dans tout ça. La colère, il faut dire, c’est tout ce qu’elle connaît depuis trop longtemps déjà alors peut-être cherche-t-elle vainement à imposer ce seul mode de fonctionnement à tout son entourage, à commencer par lui. Lui, lui, toujours lui qui hante chaque coin de son esprit alors même qu’elle voudrait simplement l’oublier parce qu’il est tout ce qui la rattache – la rattachait ? – encore un peu au bonheur. Et elle n’a pas le droit d’être heureuse, n’est-ce pas ? Pas après tout ce qu’elle a fait, pas après Falco. Alors elle se venge, prend tous les prétextes à déverser son fiel sur l’aviateur qui ne tarde d’ailleurs pas à répliquer, à son plus grand bonheur. C’est tordu, peut-être, mais ça a au moins le mérite de lui faire encore ressentir quelque chose, là où tout le reste n’est plus que fade. « Non mais ça va pas, lâches-moi, tu me fais mal ! » Crie-t-elle, secouant son poignet comme pour se défaire de son étreinte mais aussi pour ressentir encore plus la vigueur de son emprise. Parce qu’avoir mal, au fond, c’est tout ce qu’elle mérite. « Je ne suis pas malheureuse ! » Menteuse. Bien sûr qu’elle est malheureuse et bien sûr que Dante a tout compris à son petit manège. Oui, elle voudrait que tout le monde puisse ressentir son malheur et, plus que tout, le partage. Comment le monde peut-il continuer de tourner après ça ? Comment Francesco a-t-il pu reprendre le cours de sa vie, faire comme si de rien n’était, recommencer à sourire alors qu’il était là aussi dans la voiture ? Leila ne comprend pas. Alors elle se venge, sur l’homme en face d’elle, qui n’a finalement le moins à voir avec cette histoire pour la simple et bonne raison qu’il ne la connaît pas parce qu’il n’était pas là. Pour cette absence aussi, Leila se venge, aussi injuste soit-elle. Elle est en colère contre le monde entier. « Mais si tu veux tout savoir, oui ça me plaît beaucoup tout ça. C’est très distrayant, tu devrais essayer. » Lâche-t-elle, alors que Dante la traîne en direction de sa maison, bien qu’elle freine des quatre fers. Une fois arrivée sur le pas de celle-ci et faisant face à la blonde inconnue, elle ne manque pourtant pas de remettre de l’huile sur le feu. « Vraiment, Madame, je suis désolée. Vous n’êtes déjà pas très agréable à regarder, je ne voulais pas aggraver la situation. C’était la porte que je visais. » Un énième sourire énervant pointe le bout de son nez sur son visage alors qu’elle observe les traits de la jeune femme qui est tout le contraire de ce qu’elle a dit. Magnifique, pleine de vie. Tout ce qu’elle n’est plus depuis longtemps, en fait.


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Sujet: Re: [Terminé] Vengeance I Dante ( le Sam 27 Oct 2018 - 13:25 )
« Si tu te montrais docile pour une fois, tu aurais moins mal. » S’avançant vivement vers la maison, il croise le regard d’une Natalina dépitée par le spectacle qui se joue sous ses yeux. Egalement, elle est surprise par la férocité de son collègue qu’elle n’a encore jamais vu dans un état pareil. Il fait preuve d’une telle hargne qu’elle en vient à s’interroger sur les raisons qui le poussent à ouvrir sa porte, plutôt que la fermer à double tour. Il est évident qu’elle ne saisit pas l’importance de leur relation. « A qui veux-tu faire croire ça ? » Certainement pas à lui. Sa souffrance se lit sans peine dans son attitude. Ces œufs, s’ils ont atterrit sur sa porte, laissant une odeur désagréable au passage, ce n’est pas seulement pour le plaisir. Un moyen de se faire remarquer ? D’appuyer à travers des actes, qu’elle est mécontente ? De quoi exactement ? Il s’arrête soudainement à ce conseil mal avisé. Vraiment, en plus d’être insolente, Leila n’en a juste rien à faire de le blesser. « Tu es aussi stupide que ma mère. » C’est si soudain qu’il en est lui-même mal à l’aise. La dernière fois qu’il a évoqué cette femme, c’était il y a des années de ça, plusieurs mois après son arrivée sur Naples. Orazio avait réussi à le mettre en confiance et il s’était confié à lui pour ne plus jamais en reparler ensuite, comme s’il cherchait à enterrer cette histoire bien au fond de sa tête. Leila fait ressortir tout ça et il déteste ça. La bouche entrouverte, Natalina le jauge, surprise de l’entendre parler d’une personne qu’elle aurait tant voulu connaître ; durant les deux années à se côtoyer, jamais elle n’a réussi à lui soutirer des informations, ou au minimum mener à bien une conversation sans qu’il ne s’emporte. La blonde se racle la gorge, fronce le nez. « Vous devriez vous regarder dans un miroir. » Sous-entendant qu’elle n’est pas plus agréable qu’elle, l’hôtesse de l’air la scrute de haut en bas et sans contrôler ses propos, se permet : « Et c’est pour ça que tu m’as quittée ? Une teigne alcoolique au teint aussi pâle qu’une morte ? » Là, elle pose ses mains sur sa taille, puis tourne les talons vers l’intérieur de la maison, se dirigeant aussitôt vers la chambre afin de récupérer une nouvelle tenue. « Nat’. » l’interpelle-t-il, en poussant Leila à le suivre, les doigts posés sur le bas de son dos, tandis que son ex penche la tête sur le côté. « Tu peux lui prêter quelque chose pour la nuit ? » « Et puis quoi encore ? Ca lui donnera une trop bonne occasion de foutre en l’air mes affaires. Et de toute façon, elle est trop maigre pour mes fringues. On ne la verra même plus tant elle n’a aucune forme. » Coup de massue. Paroles violentes, exagérées, à cause de la rancœur du moment. Il ne cherche même pas à la défendre. « Débrouille-toi. » Là, elle disparaît dans la pièce. « Suis-moi et tais-toi. » Ton blasé, soupir témoignant de sa lassitude. Dante la pousse vers l’avant en se dirigeant vers sa chambre où il cherche une chemise dans sa penderie. Ils ont au moins quinze centimètres de différence ; son vêtement sera assez grand. « Tu as réfléchi à ce que je t’ai dit ou pas ? » Cette main qu’il propose de lui tendre. Cette aide qu’il est prêt à lui donner, oubliant un instant son histoire malheureuse avec la drogue. Après avoir sorti une chemise qu’il pose sur son épaule, Dante se tourne enfin vers elle. Son regard se fait plus doux, mais est plus proche de l’indifférence que de la tendresse. Natalina a raison : son visage pourrait se retrouver dans The Walking Dead, dans le rôle figurant d’un rôdeur. « A force de me mettre des bâtons dans les roues, je vais finir par être dans une impasse avec toi. Alors évitons de passer par quatre chemins. C’est ta drogue que tu veux ou mon aide ? » Ses yeux se plantent dans les siens, sans les fuir une seconde. Il a l’impression d’être dans une rue sans issue et ça, il ignore comment le gérer.


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Sujet: Re: [Terminé] Vengeance I Dante ( le Dim 28 Oct 2018 - 0:17 )
Le problème est là : Leila n’a pas la moindre envie de se montrer docile. La douce torture de ses mains qui se resserre sur ses poignets. Qui sait, peut-être que la fermeté avec laquelle Dante la traîne vers la maison lui laissera quelques marques sur sa peau mais Leila s’en fiche, savoure l’instant. Elle sait pourtant qu’elle dépasse les limites, encore une fois, et prends le risque que Dante finisse par en avoir définitivement marre de ses frasques d’adolescente perturbée mais c’est le seul chemin qu’elle semble voir pour elle. Celui de s’enfoncer, encore et toujours mais aussi peut-être d’attirer l’attention, que quelqu’un lui vienne en elle malgré elle. Que quelqu’un soit assez fort pour lui tenir tête et la sortir de ce marasme dans lequel elle s’est laissé couler. Et il n’y a qu’une personne pour faire ça. Qu’une seule assez forte pour la faire sortir de ses gonds, pour la pousser à réagir et cette personne se trouve en face d’elle. Et elle est loin d’être dupe sur son état. « A tout le monde. Parce que c’est le cas : je pète la forme. Je vis merde, je me lâche un peu ! » Faire croire que son addiction n’est que le fruit d’une expérience est l’ultime parade qu’elle a pu trouver pour cacher ce chagrin qui la bouffe un peu plus chaque jour, à un point où elle laisse toute sa vie se consumer. Elle a perdu son job qu’elle adorait, la plupart de ses amies, sa famille qu’elle a mis à l’écart et quelques fois, oui quelques fois seulement, il lui en ai venu à l’idée de perdre la vie. Se dire que le néant lui enlèverait toue cette colère en elle avait quelque chose d’agréable mais elle a fini par y renoncer, sans doute trop lâche pour faire en sorte de se débarrasser d’un déchet pour le monde : elle. « Quoi, ta mère aussi balançait des œufs sur les portes des gens, c’est ça ? » Sa remarque se veut ironique mais Leila s’arrête immédiatement après, remarquant l’étrange mal aise soudain de Dante mais aussi l’attitude de la blonde qui semble circonspecte. « Quoi ? » Peut-être que si elle n’était pas aussi alcoolisé, elle se rendrait compte que, jusqu’ici, Dante ne lui a jamais parlé de sa mère. Peut-être qu’il lui viendrait à l’idée d’en savoir plus, de s’intéresser à cette partie de sa vie qui reste encore un point d’interrogation pour elle. Mais, pour le moment, la Leila alcoolisée ne pense pas à ça mais plutôt à faire le maximum de bordel, en s’attaquant à l’inconnue dont elle est si jalouse à l’intérieur. Et, enfin de compte, c’est même pire que ce qu’elle pensait. « Alors c’est elle. » La femme qui l’a éloigné plus de deux ans loin d’elle, à cause de qui un silence radio s’est installé, seulement brisé temporairement par son appel au secours. « Mais tu m’avais dit qu’elle était mince. » Célèbre réplique de la maîtresse de Hugh Grant à Bridget Jones dans le film – et oui, que croyez-vous, Leila connaît ses classiques. A savoir que pour le coup, la réplique tombe un peu à plat car si Renée Zellweger est un peu enrobée dans le film, « Nat’ » a une ligne parfaite. « Non mais merci bien de toute façon, je ne porte pas de guenilles de seconde zone achetée par une obèse. » Après tout, autant ne pas y aller de main morte puisque celle-ci l’attaque également sur son poids. L’échange musclé, Leila y prendrait plus que goût mais il se retrouve finalement stopper par Dante qui l’attire en direction de sa chambre. Déçue, Lana fait la moue telle une gamine, bien qu’elle ne puisse pas s’empêcher de lancer un clin d’œil à l’ex petite-copine de Dante juste avant qu’ils n’entrent dans sa chambre, comme pour la narguer sur ce qu’ils pourraient y faire. Autant dire rien, étant donné la manière dont Dante a été très claire la dernière fois sur le niveau de dégoût qu’elle provoque chez lui. Une fois entrée dans la pièce, Leila ne se gêne pas pour y prendre ses quartiers et s’assoit sur son lit, soufflant profondément alors qu’il relance l’éternelle question. « Ni l’un, ni l’autre. » Lâche-t-elle, finalement, après une hésitation. Son aide, elle persiste à le croire, elle n’en a pas besoin. Quant aux sirènes de la drogue, elles semblent s’être éloignés, du moins pour la soirée. Dante est peut-être la drogue qu’il lui faut. « J’veux juste qu’on me foute la paix. » Avoue-t-elle avant de se laisser tomber sur le lit comme un poids morte, totalement saoule. Oui, c’est tout ce qu’elle demande Leila : qu’on lui foute la paix, qu’on la laisse se détruire. Même si son comportement semble crier le contraire. « T’façon, t’as l’air déjà bien occupé, hein. » Ne peut-elle pas s’empêcher de cracher par la suite. La présence de cette nana dans son appartement semble être le seul enjeu qui a de l’importance pour elle ce soir.


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Sujet: Re: [Terminé] Vengeance I Dante ( le Mar 30 Oct 2018 - 1:52 )
Silencieux, Dante la dévisage un instant, sans tenter de la raisonner. Dans ses prunelles, ce n’est autre qu’une femme perdue qu’il voit, dans le déni le plus total et qui préfère croire que son monde tourne bien, plutôt qu’assumer la vérité. A la place de vivre, elle se détruit. La voix la plus hargneuse résonne dans son esprit, lui souffle que des choix, il y en avait des milliers et qu’elle a préféré prendre la mauvaise direction au lien de confier ses maux à des personnes de confiance. Durant ces trois jours où il a délaissé Natalina pour la retrouver, il aurait pu être cette oreille attentive. Il ignore s’il aurait pu changer quelque chose, mais il aurait pu essayer. Lorsqu’il y repense, l’italien se sent responsable. Ca se voyait comme le nez au beau milieu de la figure qu’elle se portait mal et qu’elle avait besoin de lui. Au lieu de rester plus longtemps, il est simplement parti, comme il le fait toujours. Le coche, il l’a raté et aujourd’hui, il aimerait être en mesure de rattraper le coup, la relever vers le haut. Alors, il étouffe sa rancœur et observe la scène qui se joue sous ses yeux, tel un spectateur blasé devant une pièce de théâtre qui l’ennuie profondément. Cette tension palpable entre les deux jeunes femmes l’agace, si bien qu’il décide de les laisser se déchirer et s’envoyer des piques sans prendre parti pour l’une ou l’autre. La dernière répartie de Leila le fait cependant réagir. « C’est toujours mieux que tes vêtements qui sentent l’alcool. » rétorque-t-il, ne pouvant se retenir de l’enfoncer.

D’un geste de la main, il balaye cette guerre qui a assez duré et l’accompagne dans sa chambre, où la réponse à sa question tue un petit espoir. L’impasse, elle est là. Leila s’enferme dans sa prison, laquelle il est compliqué d’entrer sans se heurter à un mur. La brutalité, la force ne fonctionnent pas. Quant à la tendresse… Son état ne lui donne pas l’envie de l’être. Las, il se reprend tout de même très vite. « C’est faux. Tu sais très bien que c’est faux. Si c’était vraiment le cas, tu ne serais pas venue jusqu’à ma porte pour balancer des œufs. » Se plaçant en bout de lit, il défait les chaussures de Leila qu’il lance près de son armoire, puis tire sur son bras afin de la redresser. « J’héberge Natalina lorsqu’elle est de passage sur Naples. J’ai un moyen d’hébergement, je lui en fais profiter. C’est ce qu’on fait avec ses amis, les gens qui nous sont proches. On ne les laisse pas tomber. » Ces mots sont plus pour lui que pour elle. Il s’efforce de se donner du courage pour ne pas baisser les bras, conscient que Leila a besoin de quelqu’un de suffisamment fort pour l’épauler, capable de lui tenir tête. Alors il se fait violence, enfouit des souvenirs douloureux afin de se concentrer exclusivement sur elle. « Et toi, tu es jalouse. » Il saisit le bas de son haut, le hisse au-dessus de sa tête et le jette par terre. « Tu sais, au lieu de pourrir mon entrée, tu aurais simplement pu me demander qui c’était, ce qu’elle fichait là. Je ne t’aurais pas répondu, mais au moins, j’aurais compris plus tôt l’objet de ta colère. » Injustifiée selon lui. Il est célibataire, ne flirte avec personne, même s’il aime l’idée qu’elle pense le contraire, afin de lui rendre la monnaie de sa pièce. Ses yeux glissent des siens à cette poitrine enfermée dans un soutien-gorge, ce buste qui l’attire toujours autant et qui le repousse en même temps : elle transpire l’alcool, sent l’héroïne à travers ses marques noires sur le bras. La déception, puis la peine prend le dessus sur les émotions négatives. Dante retire ses chaussures et après avoir lancé sa chemise sur un carton dans l’angle de la pièce, éteint la lumière. « Chut. Tais-toi. » murmure-t-il, en la soulevant dans ses bras. Là, il la pose sur le lit, s’allonge à ses côtés et rabat la couverture sur eux. « Approche-toi. » Sans même lui laisser le choix, il appuie sa main sur son bras et la ramène tout contre lui. « Repose-toi au lieu de dire des bêtises. » Et par là, il entend tout ce qu’elle peut sortir dès lors qu’elle ouvre la bouche.


Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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Sujet: Re: [Terminé] Vengeance I Dante ( le Mar 30 Oct 2018 - 14:42 )
Fatiguée, lassée, épuisée… Les effets secondaires commencent à prendre possession de Leila alors qu’elle s’affale sur le lit, sentant ses forces qui s’épuisent chaque minute un peu plus. Le regain d’énergie dont elle disposait seulement quelques minutes auparavant, son corps blindé par la colère, semble se liquéfier à la manière d’un soufflé qui n’aurait finalement pas si bien pris. « Rien à voir, j’avais juste envie de m’amuser un peu. » Faux, entièrement faux. Sa parade justicière n’est bien entendu qu’un ultime cri au secours à l’homme qui a fini par être son repère depuis plus de dix ans maintenant. Une manière de le faire réagir, de trouver une excuse pour se retrouver en sa présence même si le regard qui porte sur elle s’avère toujours aussi douloureux. Elle pensait avoir exagéré dans ses souvenirs mais le constat est plus qu’alarmant : il la déteste, elle le sent, elle le sait. Et le pire, dans tout ça, c’est qu’elle est bien trop épuisée pour se lever et prendre ses jambes à son cou avec le peu de dignité qu’il puisse encore lui rester. Au lieu de ça, elle se contente d’être une poupée de chiffon qui se laisse déshabiller, le regard fixé au plafond, à écouter des justifications qui ne la satisfont pas. « Mais oui c’est ça, des amis. Ca se voit que ses yeux crient « braguette » à chaque fois qu’elle te regarde. » Ultime soupçon de provocation mais le fait est qu’il devient de plus en plus difficile à Leila de parler alors que ses yeux se ferment légèrement. Ils se réouvrent néanmoins à la seconde suivante, alors que Dante la hisse pour la forcer à se rassoir. Leila n’évite pas une vilaine moue, sentant son estomac se brasser suite à la manœuvre. « Je te l’ai dit, je te signale. Je t’ai écris. » Ses mots exactes étaient « Occupes-toi de ta blonde », d’ailleurs. Alors non, elle ne lui a pas demandé explicitement la raison de la présence de cette fille ni son identité mais avoir les réponses est finalement plus douloureux que de rester dans l’ignorance. Cette femme, Natalina, elle la hait. Parce qu’elle est celle qui l’a tenu éloigné d’elle pendant si longtemps, parce qu’elle est celle qui a réussi là où elle a toujours échoué : vivre une vraie relation avec l’homme qu’elle aime. Pas une en pointillé mais remplie de passion mais bel et bien une de celle que l’on voit tous les jours, une de celle qu’elle a pu vivre au début avec Francesco. Et en même temps, est-ce vraiment ce qu’elle a souhaité un jour pour eux ? « Mais t’étais bien trop occupée à me faire ta morale à la con. » Leila referme ses bras su sa poitrine, sentant le froid prendre possession de sa peau. Une manière de se protéger aussi, peut-être inconsciemment, face à Dante devant lequel elle se montre dans une position des plus vulnérables. Très vite, cependant, elle sent ses bras prendre possession de son petit corps frêle et elle n’a pas d’autres choix que de se laisser faire, se retrouvant tout contre lui quelques secondes plus tard. « Tu peux te casser, hein. Je pue l’alcool, je sais. » Ne peut-elle s’empêcher de pester, comme si lutter contre tout et tout le monde était devenu le seul moyen de communication qu’elle connaît. Ses gestes trahissent pourtant une nouvelle fois ses pensées, alors qu’elle ne peut pas s’empêcher de refermer ses doigts gelés sur sa chemise, au cas où que l’idée lui vienne de l’écouter et de partir. Un instant, ses pensées divaguent vers des souvenirs passés, vers ce qu’était leur étreinte le soir autrefois, avant tout ça. Malgré leur proximité physique, la froideur empeste la pièce et Leila ne retient pas ses pensées qui vagabondent dans le passé, l’amenant à revivre l’accident et sa descente aux enfers qui l’a amené ici, ce soir, dans un état dont elle aurait eu honte il y a quatre ans. Silencieusement, sans bouger d’un copec, une larme vient pointer le bout de son nez, puis deux, puis trois. Leila jugerait que ces dernières finissent sur la chemise de Dante, peut-être même sur sa peau pour celle tombant dans l’échancrure de son col, étant donné qu’elle lui ait impossible de lâcher son emprise sur le jeune homme pour les essuyer. « Tais-toi. » Demande-t-elle, par précaution, au cas où l’envie de poser des questions lui reviendraient. Le fait est qu’elle n’a pas envie d’en parler et qu’elle n’en parlera jamais. Poser des mots sur ce qui est arrivé à Falco est trop douloureux. Alors elle reste là, dans le silence, à laisser aller comme rarement son chagrin pendant quelques minutes avant que la fatigue déjà présente ne prenne le dessus et qu’elle se sente partir. « J’espère que ça va, pour ton père. » Murmure-t-elle, avant de sombrer et de se mettre à ronfler bruyamment, comme les rares fois où elle exagère sur l’alcool.

Son sommeil se fait profond mais bien sombre. Comme souvent, depuis l’accident, l’inconscient de Leila revient vers cette nuit-là et c’est presque impuissante qu’elle assiste au début de la scène. Francesco et elle discutent, ou plutôt se disputent sur l’état de Francesco ayant poussé Leila à conduire. Le corps de la jeune femme commence à gesticuler alors que le moment fatidique approche avant de véritablement bouger dans les tous les sens en même temps que le choc des deux voitures se fait sentir. « Non… non… » Se met-elle à marmonner alors que, comme chaque fois dans son cauchemar, la suite diffère de la réalité. Leila ne fait pas un malaise comme ça lui est arrivé mais sort du véhicule pour foncer vers la voiture accidentée et trouver le petit garçon bien amoché. « Falco… J’voulais pas… J’voulais pas… Je suis désolée… » Ses paroles sont plus ou moins compréhensibles alors que le cauchemar se poursuit… Et que l’enfant meure dans ses bras, comme à chaque fois, tirant des larmes à une Leila inconsciente. « J’voulais pas… » Oh ça non.


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Sujet: Re: [Terminé] Vengeance I Dante ( le Mar 30 Oct 2018 - 23:36 )
« Et toi t’étais trop occupée à faire ta tête de mule. » A le repousser, sans lui laisser la moindre chance de l’épauler. Si elle lui avait écrit le nom du bar, Dante n’aurait pas hésité une seconde à s’y rendre. C’est sans doute ce qu’elle cherchait à éviter, préférant ses verres à un sauvetage. Son ton sec clôture la discussion qu’il ne souhaite pas prolonger. Cette blonde dont elle parlait, c’est Natalina et sur le moment, il n’y a pas songé. Le fait est qu’entre eux, il ne se passe plus rien depuis leur rupture, aucun rapprochement. Leila a beau croire que son ex le voit encore comme son casse-croûte, un amant potentiel qu’elle pourrait retrouver de temps en temps, lui, il pense le contraire. Ils ont passé des heures à discuter, pour finalement arriver à la conclusion qu’une séparation était la meilleure solution. L’hôtesse de l’air a besoin d’un homme qui fasse d’elle sa priorité, ce qu’il n’était pas en mesure de lui offrir. La sienne se trouve sous ses yeux, dans ses bras en train de s’agripper à sa chemise. Impossible pour lui de partir, ne serait-ce qu’y penser. Quoi qu’elle dise, Leila a besoin de lui et le prouve à sa manière de se blottir tout contre lui. Caressant de sa main son dos, il pose soudainement son attention sur la brune qu’il ne voit pas dans l’obscurité, mais il sent ses larmes rouler, atterrir sur sa peau. Et alors qu’il entrouvre ses lèvres, prêt à briser le silence, c’est elle qui le devance, lui coupant l’herbe sur le pied en lui demandant une faveur. Il cale alors son menton sur sa tête, ne pipe un mot, même pas lorsqu’elle mentionne un être qui lui est cher. Son cœur s’alourdit, sa mâchoire se crispe. Avec sa situation, il ne s’attendait pas à ce qu’elle se souvienne de ce détail qui lui importe beaucoup, mais elle n’a pas oublié. Comment peut-il détester au plus haut point une femme et apprécier autant ce genre de petites phrases ? Ca compte, pour lui. Dante ferme ses yeux, tente de s’endormir, mais les ronflements de Leila le ramène aussitôt sur Terre. « C’est pas vrai… » Même dans son sommeil, elle vient l’emmerder. Au bout d’une heure, il arrive à s’endormir. Mal, avec des bruits incessants qui le font parfois grimacer.

C’est au beau milieu de la nuit qu’il ouvre un œil, dérangé par le corps de Leila qui bouge un peu trop, mais surtout sa voix qui résonne. Un prénom qu’il n’a encore jamais entendu sort comme un indice à toutes ses questions restées jusqu’alors sans réponse. Dante se redresse doucement, caresse de sa paume, son bras qu’il longe de bas en haut, avant de la poser sur le visage de l’endormie aux traits tirés par son mauvais rêve. « Leila. » murmure-t-il, voyant la douleur grâce à la lune qui se reflète dans la pièce. Il sent sur ses doigts les larmes naissantes, roulant sur le long de ses joues. « Leila. » Se tournant d’un quart, Dante glisse sa main dans ses cheveux, tente vainement de l’apaiser. « Réveille-toi, tu fais un cauchemar. » dit-il, doucement, tandis qu’il approche ses lèvres du coin des siennes pour y déposer un baiser. Il ignore qui est ce Falco, et ce que veulent dire ses paroles, mais elles sont ancrées en lui. Il n’oublie pas, il aimerait comprendre, lui venir en aide, mais a conscience de la difficulté des choses, puisqu’elle s’oppose totalement à lui. Et au fond, il s’en fiche bien. Il s’accroche à elle tel un homard sur un rocher. « Juste un cauchemar. » Là, ses bras se referment autour d’elle pour la serrer tout contre lui, s’efforçant de la protéger de tout. Du monde extérieur, mais surtout d’elle, de ses tentations, de ses démons qu’il aimerait pouvoir chasser. « Je suis là, maintenant. Je suis là. » Aussi difficile que ça puisse paraître, il n’a pas l’intention de partir et s’il l’a eu à un moment donné, cette idée est bien loin à présent. Dante n’en oublie pas pour autant sa rancœur, cette colère qu’il étouffe, cette déception qui ne le quitte pas. Celle d’un homme qui a espéré, un jour, que leur relation si étrange, intense, passionnée, prenne un autre tournant et qui se voit heurter par une nouvelle réalité. Celle-ci est bien moche.


Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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Leila Mancini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Vengeance I Dante ( le Mer 31 Oct 2018 - 0:28 )
Bêtement, elle avait espéré. Que la quantité d’alcool soit suffisante pour l’endormir jusqu’à l’hébètement le plus extrême pour que son cauchemar la laisse tranquille. La poudre banche dont elle a pris l’habitude a depuis longtemps cessé cet effet bénéfique, laissant à ses pensées les plus noires le bénéfice de pouvoir jouer avec ses nerfs, l’épuisant chaque fois un peu plus. Ce soir ne fait donc pas exception à la règle, son subconscient trahissant de la pire des manières son mal-être enfouie. Elle se retrouve là, faible, pleurant une deuxième fois dans la soirée devant cet homme pour qui elle voudrait être une autre, celle qu’il voyait en lui, sans avoir le moindre contrôle sur ses faits et gestes, sur les paroles qu’elle prononce. Falco. Ce prénom qu’elle aurait voulu taire, garder pour elle au point qu’elle interdit même à Francesco de le prononcer désormais, comme s’il n’appartenait qu’à elle seule. Une Leila consciente se maudirait sans doute d’avoir laissé échapper ses syllabes d’entre ses lèvres mais pour le moment, l’esprit de Leila a bien d’autres préoccupations, notamment celle de lutter contre le passé qui se répète. Est-ce que cela lui arrivera, au moins une fois ? De rêver qu’elle va vers ce pauvre gamin apeuré pour le rassurer, le sortir de là et le sauver ? Est-ce qu’au moins une fois l’histoire pourrait bien se terminer, au moins dans sa tête ? Non, bien sûr que non, car le lourd poids de la réalité, Leila le porte tous les jours : elle a tué un gosse. Une mère. Deux êtres innocents qui auraient peut-être apportés au monde bien plus que ce qu’elle n’aurait jamais été capable de faire, même avant ça. Avant qu’elle ne devienne cette loque humaine qui se donne envie de vomir rien qu’à voir son reflet dans le miroir le matin. « Falco… » Répète-t-elle, une nouvelle fois, perturbée alors qu’une voix inconnue et familière se fait entendre dans son rêve, perturbant un instant sa vision du visage ensanglanté de l’enfant. Cette voix, c’est celle de Dante qui la ramène petit à petit à un état de conscience, malgré la profondeur de son sommeil. Sentant des bras se refermer autour d’elle, le corps de Leila encore à moitié endormi répond instinctivement en gesticulant de plus belle, tentant de s’éloigner de l’emprise qu’elle ressent avant de finalement émerger, difficilement, âprement. Un goût de métal s’invite dans sa bouche alors qu’elle ouvre les yeux, se rendant compte qu’elle a mordu sa joue jusqu’au sang pour faire face à la douleur de ses rêveries. A moitié dans les vapes, les joues remplies de larmes, elle se laisse un instant guidé par la voix rassurante de Dante alors qu’elle hoquette encore difficilement, se remettant de ses émotions. Sa tête se niche volontairement au creux de son cou, s’imprègne de son odeur si familière et rassurante pour finalement reprendre possession de tous ses moyens et de se rendre compte de la situation. Elle se retrouve là, à moitié nue, vulnérable pour la deuxième fois de la soirée et tout ceci est loin d’être agréable. Sachant pertinemment qu’elle parle quand elle dort, surtout depuis l’année dernière à vrai dire, Leila se pose tout de suite la question de ce qui a pu sortir de sa bouche puisqu’elle se rappelle avec certitude de ce vers quoi son esprit s’est tourné pendant son sommeil. Elle se rappelle encore des yeux exorbités et sans vie de Falco qui la fixait sans vaciller. « Faut que je parte. » Lâche-t-elle d’un seul coup alors qu’elle se faufile avec une rapidité déconcertante d’entre ses bras pour allumer la lumière, à la recherche de son haut. Leila ne sait pas très bien si elle tremble du fait du froid qu’elle ressent sans son vêtement ou bien si elle se trouve encore dans une sorte de transe post cauchemardesque. « Faut que je parte, Dante, faut que je parte ! » Sa voix s’élève alors que ses yeux embrouillés par les larmes peinent à s’habituer à la nouvelle lueur dans la pièce et à trouver son vêtement par la même occasion. Fort heureusement, elle y parvient une petite seconde plus tard et l’enfile rapidement « J’ai besoin d’une dose. » Murmure-t-elle d’une manière presque inaudible en se dirigeant vers la porte de la chambre, signe qu’elle reste encore perturbée par ce qui vient de se passer. Une Leila avec un peu de jugeote n’aurait jamais dit ça à voix haute, bien que cela soit tout à fait vrai : l’appel de la drogue, elle le ressent de nouveau. C’est la seule manière qu’elle connaît à présent pour gérer ses angoisses.


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Sujet: Re: [Terminé] Vengeance I Dante ( le Jeu 1 Nov 2018 - 23:59 )
Falco. Ce prénom murmuré deux fois a son importance et il aimerait lui en demander davantage, lorsqu’elle se réveillera, qu’elle sera bien plus consciente que maintenant, mais ses doigts caressant son dos tentent vainement de l’apaiser, la pousser à se calmer au creux de ses bras. Et s’il sent que ça mettra un peu de temps, Dante ne s’attend pas à la voir se redresser vivement. Alors, lorsqu’elle se hisse hors du lit, loin de lui, il s’appuie sur le matelas avec ses coudes, puis s’assoit, en mettant une jambe par terre, les yeux rivés sur elle qui s’habille à une vitesse grand V. Leila est malheureuse, perdue et au lieu de profiter de cette proximité avec lui, elle s’échappe. « Attends, s’il te plaît… » dit-il, en se levant à son tour, tandis qu’elle exprime un besoin qui l’arrête aussitôt dans sa lancée. Son corps se tend instantanément, sa mâchoire se resserre et sa gorge se noue, bloquant les mots rassurants qui auraient pu en sortir il y a quelques secondes encore. Une dose. Le voilà de nouveau confronter à une situation qu’il connait déjà. Comme le gamin qu’il était autrefois, Dante se retrouve dans l’ombre de l’addiction d’une femme qui compte et qui le met en second plan. Elle préfère retrouver cette chose qui la détruit, plutôt que se laisser aller dans ses bras, lui expliquer ce qui ne va pas. Il a conscience qu’elle n’est pas elle-même, qu’elle est prise par sa dépendance, que c’est plus fort qu’elle, mais ça le tue de l’intérieur. Son cœur souffre de se faire rejeter pour ce qui l’a poussé à partir de sa ville montagnarde. Se mordant l’intérieur de la joue, serrant les poings, il se fait violence pour ne pas rétorquer avec des mots blessants. « Sérieusement Leila ? Tu t’entends ? » Il s’avance, saisit son poignet afin qu’elle ne fasse plus un pas supplémentaire. « Je suis là bordel. Je suis là, merde et tu ne t’en aperçois même pas. Je suis là pour te venir en aide, dans le même lit que toi, à te prendre dans mes bras et toi, tu me repousses comme si je te brûlais la peau. » Son ton augmente, mais presque aussitôt, il se reprend, glisse sa main sur son visage en accusant le coup. « Bien. Puisque tu préfères ta drogue à moi. » Chose qui ne l’étonne finalement pas. Il est juste blasé, déçu, regrette que ce ne soit pas différent de son autre vie, qu’elle ne voit pas en lui quelqu’un qui est là pour lui tendre la main. Ou simplement, que ses sentiments à son égard ne soient pas assez puissants. « Je vais t’y accompagner. Je suppose que tu vas avoir besoin d’argent. » Il n’en peut plus. Il se pensait réellement assez fort pour supporter ça, mais ces mots qu’elle a sorti sans penser à lui, sans le voir une seconde, ou penser que ça pourrait le blesser, elle les a dit et ça le replonge dans ses tourments. Ca suffit à croire qu’il ne vaut rien pour elle. Sinon, elle se battrait un peu pour s’en sortir, ou alors elle le laisserait lui tenir la main pour la guider vers ce qui semble le plus juste, le plus adapté à son problème. Mais même ça, elle n’en veut pas. C’est juste un type disponible, là pour passer ses nerfs et qu’elle souhaite voir aussi malheureux qu’elle. C’est réussi. Il l’est déjà et l’est d’autant plus à présent qu’il se prend cette réalité en pleine figure. Dante récupère sa veste qu’il enfile, puis ses chaussures et ouvre la porte de sa chambre. « Tu n’as qu’à me donner l’adresse de ton dealer et je t’y conduis. Puisque c’est ce qui te fera le plus de bien. Puisque c’est ce qui semble le plus efficace comme remède… » Alors pourquoi l’en priver une énième fois ? Il pose ensuite sa main sur sa joue. « A moins de te rendre enfin compte que je suis là, près de toi. A moins que tu ouvres tes satanés yeux, pour une fois et que tu me laisses prendre soin de toi cette nuit. » Là, il désigne son lit au loin dans lequel ils pourraient se replonger, si elle le désirait. « Tu choisis quoi Leila ? L’obscurité ou un peu de lumière ? » Celle qu’il pourrait lui offrir. Dante appuie son autre main sur son bras qu’il remonte jusqu’à sa nuque. « Un peu de lumière ne te ferait pas de mal. » N’est-ce pas ?


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