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- Padma | La nuit des étoiles -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo
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Devraj MoreaLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Padma | La nuit des étoiles ( le Lun 22 Oct 2018 - 1:43 )
Les sourires de sa tablée s’estompent. Certains laissent l’angoisse du lendemain s’installer. Nouvelle journée qui annonce une longue semaine, avant de pouvoir se retrouver dans cette discothèque cubaine, qui ressemble plus à un bar-dansant où l’on peut se retrouver entre amis. C’est leur lieu de rendez-vous de la semaine, afin de se tenir à jour, d’obtenir quelques potins, mais c’est surtout pour eux l’occasion de lâcher prise. En les observant, Devraj est ravi de sa situation. Etre indépendant et vivre de courtes missions n’est pas au goût de tous, mais c’est ce qu’il sait faire de mieux. Débrouillard et tenace, il n’a jamais souffert du chômage qu’il connait à peine, mais il peut comprendre que l’on ne saisisse pas son mode de vie, ou qu’on puisse en avoir peur, comme l’une de ses amies qui en bave depuis des semaines pour une promotion qu’elle ne souhaite pas. L’argent est son leitmotiv’. Le sien, c’est sa soif d’apprendre, de découvrir et ne pas se cantonner à un seul univers. « Tant pis pour mes yeux cernés. Je me shooterai au café et à la vitamine C. » La portugaise se lève d’un coup, embarquant sa voisine de droite à se rendre sur la piste de danse avec elle. Très vite, elles sont rejoint par deux hommes qu’elles ne connaissent ni d’Eve, ni d’Adam, sous le regard ébahi d’Antonio. Son attention se pose alors sur sa montre qui le rappelle à l’ordre, ainsi que la nuit qui commence doucement à tomber. D’une seule traite, il termine sa pinte et s’appuie de sa main sur le dossier de sa chaise pour se lever. « Toi et tes étoiles… Tu ne peux pas les oublier deux minutes ? Ce n’est pas comme si elles allaient partir. » Certes. Elles seront là demain, puis après demain et tous les jours qui suivront, mais ce soir n’est pas un jour ordinaire de l’année et il aura beau le lui expliquer, qu’il ne le comprendrait pas. Pour Tonio, ce ne sont que des boules blanches perdues dans le ciel, sans aucune signification. Pour lui, elles en ont. Sans en connaître la raison, Devraj se sent lié à elles. Il lui est donc impossible de louper les Orionides qui apparaissent en octobre et en particulier le vingt-et-un du mois, soir du gros pic. « Elles me fascinent autant que ta brune. La différence est qu’elles m’ont donné rendez-vous et qu’il n’est pas question de rater le coche. » Une histoire d’amour qui le pousse à refuser n’importe quelle sortie lors des grandes nuits étoilées. D’un signe de la tête, il désigne Carisa qui glisse ses bras le long de son corps, dansant au rythme de la musique. Si lui souhaite passer à côté d’une telle occasion, grand bien lui fasse. Devraj enfile sa veste marron et après avoir salué le petit groupe, rejoint sa moto pour se rendre sur la plage.

L’événement attise la curiosité des amateurs et exalte les plus passionnés. Les constellations ont tellement de secrets et bien qu’il se soit intéressé de près à elles, il est loin de tous les connaître, n’a pas la prétention de l’affirmer. Se frayant un chemin parmi les personnes présentes et qui ont choisi, tout comme lui, d’observer le ciel sur le sable, Devraj s’arrête un instant, les yeux rivés sur le soleil qui continue sa course, entouré de plusieurs nuances de rouge, ou d’orange, saumon pour d’autres. Un spectacle que certains immortalisent en photo, ou que d’autres ratent. Comme lui qui a soudainement les yeux figés sur une silhouette. Une femme qu’il aperçoit de profil et qui semble s’agacer pour une raison qu’il ignore et qui, au fond, n’est pas son problème. Pourtant ça le devient lorsqu’elle se tourne dans sa direction. Qu’elle l’ait aperçu ou non ne change rien à ce battement de cœur qui a sauté. Et il a beau vouloir retrouver contenance, se détourner d’elle en s’enfonçant à l’opposé de sa position, il y a quelque chose d’indéfinissable, qu’il n’exprime pas, qui le pousse à la chercher dans la foule. Et il sent, il sait à la manière dont elle est positionnée qu’elle risquerait de s’en aller, qu’il pourrait également être pris de remords. C’est à cet instant précis qu’il étouffe la boule au creux de son estomac pour s’en approcher. « Bonsoir. Tu comptais partir ? » Comment un regard peut-il lui faire perdre autant les moyens ? Comment de simples prunelles encore jamais vues, peuvent avoir le pouvoir de remettre en doute ses premières approches ? Les mots, c'est son point fort, alors il lui est inconcevable de laisser des ressentis incompréhensibles prendre l’avantage. « Avant même d’avoir vu le plus intéressant ? » Le plus intriguant. Là, en l'occurrence, ce qui l'intrigue, lui ce n'est plus tant les Orionides, mais cette femme perdue qui l'aimante.


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Padma AlestraLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Padma | La nuit des étoiles ( le Lun 22 Oct 2018 - 3:44 )

Les yeux tournés vers le ciel, Padma regardait le soleil se coucher au même titre que son cœur qui s’égrainait dans sa poitrine, amenant avec lui cette douleur sourde quotidienne qui ne se manifestait qu’une fois la nuit tombée. Pour l’instant, elle se contentait de s’installer en lui rappelant par moment qu’elle est toujours présente, mais une fois que la lune serait hissée complètement et que les étoiles viendraient habiller le ciel noir de leur éclat, chaque battement de son cœur serait accompagné de cette douleur de plus en plus vive à mesure que s’écoulaient les années. Chaque soir c’était la même chose, dés le moment où elle se risquait à lever le nez vers le ciel, elle finissait par faire un voyage dans le temps qui la brisait un peu plus à chaque fois. Encore aujourd’hui elle avait du mal à comprendre comment cette immensité céleste qui la recouvrait et dans laquelle autrefois elle avait su y trouver du réconfort, avait pu se transformer en cette chose douloureuse qui amenait avec elle son lot de souffrances à chaque fois qu’elle se permettait ne serait-ce qu’un regard.

C’était ce qu’elle avait essayé d’expliquer à Nori lorsqu’elle proposa de l’accompagner à la soirée des étoiles. Plus ou moins. A chaque fois qu’elle essayait d’expliquer à quelqu’un qu’elle n’était pas à son aise à chaque fois qu’il s’agissait d’étoiles, les mots se bloquaient au fond de sa gorge. Donc, ou bien elle évitait d’aborder le sujet ou bien elle acceptait pour ne pas avoir à se justifier. Avec beaucoup de lassitude, elle avait finit par accepter d’accompagner sa jeune sœur, avec qui elle avait vraiment envie de passer du temps rien que toutes les deux. Mais ça, c’était sans compter sur l’emploie du temps de cette dernière qui réservait souvent des surprises aux deux jeunes femmes à chaque fois qu’elles prévoyaient quelque chose. Après de longues minutes à chercher la métisse du regard, Padma dû se rendre à l’évidence qu’elle ne viendrait pas ce soir et un coup d’œil sur son téléphone confirma ce qu’elle savait déjà. Agacée, elle s’était mise à taper un roman pour expliquer à Nori qu’elle aurait dû lui dire plus tôt qu’elle ne pouvait pas venir parce que maintenant elle se retrouvait seule, et qu’elle devait savoir qu’elle n’était pas à l’aise avec les étoiles parce que… C’est là qu’elle s’était arrêtée, bloquée à nouveau. Comme une porte du passé qu’elle tenait entre les mains alors que dans le reflet de son téléphone elle rencontrait le même regard presque vitreux et triste que les années passées avaient marquées, elle avait préféré lever la tête vers le ciel.

Au bout de longues secondes de contemplation, elle se contenta de pousser un soupir avant d’envoyer un simple « Je comprends, je rentre à la maison je t’aime. » à sa sœur. Un dernier regard vers le ciel qui s’assombrissait lentement, un dernier soupir, et elle était prête à s’en aller, lorsqu’une voix inconnue la stoppa alors qu’elle n’avait fait qu’un pas. Sa curiosité piquée, elle suivit la direction d’où provenait la voix pour se tourner vers elle, juste pour s’assurer qu’on s’adressait bien à elle. Un sourire automatique plaqué sur le visage alors qu’elle s’apprêtait à inviter poliment la personne à la laisser tranquille, il finit par se faner au moment où ses yeux se posèrent sur le jeune homme. Son cœur qui s’emballa  se mis à battre pour la première fois, avec une telle intensité que la douleur physique en était presque insoutenable à Padma. Les cicatrices dont elle n’avait jamais vraiment guéries quant à elles, s’embrasèrent pour envoyer une chaleur à la fois douce et effrayante à chaque fois que se soulevait sa poitrine. Et au moment où le son de sa voix arriva à ses oreilles pour la seconde fois, elle sentit vibrer chaque fibre de son corps  qui s’attelait presque à reconstruire une âme en peine. Et la première pensée qui lui traversa l’esprit était que le son de sa voix était la plus belle qu’elle avait entendue jusqu’ici. La deuxième était qu’elle était sûrement en train de mourir vu toutes les sensations inconnues qu’elle ressentait. Mais dans l’optique où elle n’était pas en train de rendre l’âme, elle se reprit. « Je… » Balbutia l’avocate qui cherchait ses mots. « Je crois que je vais faire un malaise. » A peine les mots prononcés qu’elle sentit sa tête tourner et son corps tanguer vers l’avant.
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Sujet: Re: Padma | La nuit des étoiles ( le Mer 24 Oct 2018 - 3:11 )
Son sourire éphémère lui laisse un arrière-goût étrange ; celle d’une déception de n’avoir pu le contempler plus longtemps. Le monde cesse soudainement de tourner à l’instant même où ses yeux rencontrent les siens, tandis que la sensation de s’y être déjà noyé dans le passé s’installe. Si une voix intérieure lui souffle que cette inconnue n’en est pas une, la raison le ramène à une réalité : impossible d’avoir croisé cette femme sans avoir fait attention à elle. S’il l’avait aperçue au détour d’une ruelle, il se serait forcément arrêté, figé par tout ce qu’elle dégage, mais surtout à cause de ce cocktail d’émotions qu’elle fait naître en lui et auquel il n’a, jusqu’alors, jamais été confronté. L’effet qu’elle provoque est si intense, bien trop fort, arrive à ruiner les nombreux ressentis qu’il a essayé de retranscrire sur papier et qui ne semblent plus à la hauteur. Les battements de son cœur qui s’accélère à un rythme effréné ne laissent aucun doute ; il est inenvisageable qu’il lui ait tourné, quand bien même ils se seraient bousculés lors d’une soirée alcoolisée. Son esprit l’aurait mémorisé jusqu’à le hanter la nuit, lui remémorant cette impression d’avoir été rassuré en sa présence. N’arrivant pas à s’en défaire, Devraj s’efforce d’afficher un sourire afin de la mettre en confiance. A défaut d’avoir réussi une meilleure approche, il espère également ne pas être le seul témoin de ces montagnes russes entre eux. Bien plus fort qu’un courant électrique, ou d’une simple alchimie. Et bien que ce soit la plus belle créature qu’il ait rencontrée, ce qui se passe va au-delà d’une attirance physique. Son inconnue n’a rien à voir avec ces femmes qu’il voit de temps en temps, dans sa discothèque fétiche et qui arrivent à le séduire avec un signe particulier, tout en écoutant ses belles phrases. C’est unique. La seule chose qu’il désire là, c’est qu’elle lui accorde quelques minutes, qui se transformeront en heures. Jamais encore il ne s’était senti aussi… peu sûr de lui. Les rejets, il n’en a jamais été effrayé et pour cause, il a toujours su tourner les mots en sa faveur afin de ne pas se prendre une veste, mais le sien, il le craint.

Ses lèvres s’entrouvrent, soufflent un mot, le laisse sur sa fin. Et alors qu’il s’apprête à reprendre, ayant pour objectif de l’encourager à parler, une annonce à laquelle il ne s’attendait pas tombe. La surprise n’a pas le temps de passer, qu’il a le réflexe de tendre un bras vers elle pour la réceptionner. Sa main gauche appuyée sur son bras, l’autre sur son dos, Devraj lâche un rire, nerveux, peu serein. « On me l’avait encore jamais faite celle-là. » souffle-t-il, pour lui-même, en la plaçant aussitôt sur le sable. Tout en gardant son bras derrière sa tête qu’il bascule doucement en arrière, il la positionne latéralement. « Hé. » Glissant ses doigts sur son visage, son cœur s’emballe de nouveau. La situation ne s’y prête pas et il ne devrait pas s’autoriser à prêter tant d’attention à sa main qui effleure son visage. Bien que ce soit une tentative de la faire réagir, de voir si elle l’entend, il a comme l’impression d’abuser, d’en profiter. Et sans doute ne devrait-il pas penser ainsi, mais bon sang que cette proximité lui fait du bien. « Tu m’entends ? » Là, il relève la tête vers un couple qui se tient en face d’eux, les yeux rivés sur l’indienne, avec cet air inquiet qu’il ne montre pas, mais qui, de son côté, le ronge de l’intérieur. Si ça se trouve, elle a des soucis de santé. Ne voulant prendre aucun risque supplémentaire, il leur demande d’appeler les secours. Parce qu’il n’est pas médecin et même si elle respire bien, il n’est pas question de ne pas tirer la sonnette d’alarme. « Reste avec moi. » Requête murmurée, alors qu’il se permet de tirer sur le col de son pull, l’éloignant un peu de son cou, comme si ça pouvait l’aider à mieux respirer, à reprendre connaissance.


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Sujet: Re: Padma | La nuit des étoiles ( le Mer 24 Oct 2018 - 15:55 )

Comme une poudre à laquelle on y met le feu, le cœur de Padma explosa dans sa poitrine pour la plonger dans une inconscience à la fois douce et rassurante. Cette voix, ces yeux, ces traits… Elle ne les avait jamais vues sinon elle s’en serait souvenue. Elle n’était pas du genre à oublier le visage des gens et encore moins ceux qui réussissaient à faire battre son cœur avec autant d’intensité dés le moment où ses yeux se posaient sur eux. Pourtant quelque chose dans ce sourire qu’elle pourrait admirer pendant des heures, il y avait ce quelque chose qui lui disait qu’il était tout ce dont elle aurait besoin à partir de maintenant.

Pour la première fois depuis longtemps, elle voyait clairement les étoiles qui s’éclairaient une à une pour lui frayer un chemin dans les bras de ce jeune homme. Peut-être était-ce parce qu’elle était à demi-consciente et sentait qu’elle n’avait pas touché le sable, et en faisait une déduction. Ou alors, elle venait tout simplement de trouver celui qui allait briller pour que plus jamais elle ne se retrouve plongée dans l’obscurité de la nuit. Sans bouger, lorsqu’elle sentit qu’elle commençait à immerger peu à peu de son malaise, Padma décida de rester immobile pour profiter de ses bras. Ses doigts sur son visage provoquèrent un frisson que l’Indienne dû réprimer ; chaque caresse elle en était sûre, laissait derrière elle une traînée de poussière d’étoiles pour la marquer à vie de leur douceur. Ou alors c’était seulement le sable qu’elle sentait à cause de l’endroit où elle se trouvait, et de l’air marin qui en envoyait sur son visage.

Reste avec moi. Des mots qui eurent le don de provoquer une nouvelle vague de chaleur plus intense que la précédente, faisant gonfler son cœur au passage qui explosa à nouveau. Sans savoir pourquoi, elle sentit les larmes lui monter tandis que les mots qu’il venait de prononcer se répétaient en boucle dans sa tête, cognant contre les parois de son crâne où ils réveillaient la même douleur qui empoisonnait sa vie depuis bien trop longtemps. Des images défilaient sous le ciel noir de ses paupières où elle se revoyait à l’âge de trois ans, le jour où on lui annonça qu’elle partait pour l’Italie. Une avance rapide la renvoya à sa toute première nuit quand dans le ciel elle s’était mise à chercher le chemin qui la ramènerait à son Inde natale, et surtout à lui. En vain. Tous les soirs ça avait été la même chose ; Padma choisissait une étoile sur laquelle se concentrer au point de finir en larmes à chaque fois au portail des Alestra en voyant que ses appels de détresse ne la sauveraient pas ce soir. Et le lendemain soir, la même chose. Jusqu’au jour où elle eut une crise de panique en voyant qu’il n’y avait pas d’étoiles dans le ciel et que de gros nuages s’y étaient installés. Il l’avait abandonné lui aussi, et bientôt il finirait par oublier Padma comme tous les autres avant lui, avait-elle pensé dans les bras de celui qu’elle a appris à appeler Papa et qui aura été pendant longtemps la seule personne à qui elle a accordé sa confiance.

Une larme roula le long de ses joues alors qu’elle ouvrait doucement les yeux, battant des cils pour que sa vue s’adapte à la lumière du jour qui touchait à sa fin. Hésitante, elle posa une main sur celle de l’inconnu pour la bloquer dans la sienne, et lui offrit un sourire rassurant. « Je vais bien. » Arriva à articuler l’Indienne. Elle se fichait que les gens se soient arrêtés autour d’eux pour les observer, elle se fichait également des secours qui n’allaient pas tarder à arriver. Pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait si bien qu’elle avait l’impression de flotter sur un nuage et qu’elle ne tomberait jamais parce qu’elle se trouvait dans les bras de celui qui ne la laisserait jamais toucher le sol et se faire mal. « On s’éclipse avant que les secours n’arrivent ? » Proposa la jeune femme, le même sourire heureux qui lui étirait les lèvres. « Ca ira mieux à partir de maintenant, je pense. » Ajouta Padma qui commençait déjà se mettre debout en affichant une petite grimace lorsqu’elle se sentit se décoller de lui. Lui, dont elle ignorait toujours l’identité, mais dont la seule présence était suffisante pour qu’elle connaisse tout ce qu’elle avait besoin de savoir.


You're a sky full of stars
Got a tattoo and the pain's alright. Just wanted a way to keep you inside. All I know, all I know is that I'm lost in your fire below. (...) I see the road begin to climb. I see your stars begin to shine. I see your colors and I'm dying of thirst.  ▬ Feels like there's something broke inside.
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Sujet: Re: Padma | La nuit des étoiles ( le Ven 26 Oct 2018 - 1:56 )
Une perle salée roule, s’écrase en douceur sur son pouce. Un choc pour son cœur qui se resserre et s’alourdit face à ce qu’il suppose être de la tristesse. Son corps se fige, se tend comme impuissant. Son nom lui est inconnu, la vie qu’elle mène également. Peut-être est-elle loin de son quotidien, et ses valeurs sont, si ça se trouve, à l’opposé de ce qu’il défend. Pourtant, au fond de lui, l’indien est convaincu de la beauté qui réside en elle et aimerait la délivrer, l’aider à porter ce poids qui l’affaisse. Après quelques secondes, de son doigt qu’il glisse sur sa joue, il efface la légère traînée d’eau et plante ses yeux dans les siens à présent ouverts. Un battement raté en sentant sa main s’accrocher à lui, puis un fin sourire se dessinant sur son visage au son de sa voix qui le rassure instantanément. « Tu as de ces méthodes pour l’affirmer… » Ce malaise lui a pris si soudainement que ça le marque encore, mais à moins d’être bonne comédienne, sa sincérité se lit aisément dans son regard. Ses lèvres étirées ne font qu’appuyer sa vérité. Elle va mieux. « Si tu me promets de ne pas t’évanouir à ma prochaine tentative d’approche. » lance-t-il, un brin taquin, en l’aidant à se relever. Comme s’il craignait que sa tête ne tourne de nouveau, sa main reste pressée contre son bras. La vérité, c’est qu’un contact physique lui est presque indispensable. Devraj se sent comme le métal face à l’aimant qu’il tente désespérément de résister. Il tente de comprendre la raison de cette attirance, en vain. C’est peine perdue. Se faisant violence pour ne pas écouter sa nouvelle nécessité, il quitte sa peau, cette douce chaleur qui lui manque, laisse un gros vide, si bien qu’il est pris aussitôt de remords. L’idée de paraître comme un type collant, lourd, et dont elle voudrait impérativement se débarrasser le pousse à plonger une main dans la poche de sa veste, tirant sur un fil à l’intérieur pour s’occuper les doigts et sans doute l’esprit, mais comment s’y prendre lorsqu’à ses côtés se trouve la plus intrigante des créatures qu’il ait pu rencontrer jusque-là ? Et Dieu sait à quel point il en a croisé durant ses longs voyages. Des françaises, américaines, australiennes, thaïlandaises… C’est une jeune femme qui ressemble de très près à ses origines qui, finalement, attise sa curiosité et il la rencontre en Italie. S’il croyait au destin, il pourrait penser que son installation à Naples n’est pas hasardeuse, mais bien qu’un brin utopique sur certains aspects, ça ne fait pas partie de ses croyances. Le destin, il n’y croit pas ; à ses yeux, on choisit son propre chemin. Il pourrait très bien ne plus croiser sa route à partir de demain… Sauf qu’il n’en a clairement pas l’envie. Rien que l’idée le rend affreusement mal. « Tu fais souvent des malaises comme ça ? » Ou comment lui demander subtilement s’il n’y a pas un souci. Se mordant les lèvres, il reprend : « Et donc… Tu comptais vraiment partir ? » Il se plaît à croire que oui et que sa simple présence l’ait fait changé d’avis. Se plaçant juste en face d’elle, Devraj marche à reculons sur le sable. « Tu aurais raté un sacré moment. » Quand bien même elle connaîtrait déjà ce que c’est, il a tendance à penser qu’on ne peut pas s’en lasser, mais ça, c’est un passionné manquant d’objectivité qui le dit. « Les étoiles filantes, tu aimes ça ou c'était par curiosité ? » Là, il s’arrête, réduit la distance et place son index sous son menton en l’obligeant à relever les yeux vers le ciel à présent obscur. Il ignore si elles se sont réveillées, ces étoiles, s'il y a de quoi faire des vœux comme le souhaite la tradition à cette heure, mais il l’incite à l’observer, quand lui n’en a plus l’envie. Une étoile, il en a une juste sous ses yeux et elle est de loin la plus intéressante. « J'aimerais bien qu'on reste en contact. » C'est dit si sérieusement, avec une spontanéité qui lui correspond bien. Ce lien si fort, Devraj ne souhaite pas le perdre. Il est persuadé qu'une personne comme ça, on la rencontre une seule fois dans sa vie.


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Sujet: Re: Padma | La nuit des étoiles ( le Ven 26 Oct 2018 - 4:39 )

Toute sa mélancolie n’était plus que secondaire face à la tranquillité de son âme, qui pour la première fois avait arrêté de traîner ce souvenir lointain qui avait pesé lourd sur son cœur jusqu’à présent. Pourquoi ? Ca elle ne saurait le dire. Ce qu’elle savait en revanche, c’était que dans ses bras, malgré que l’instant ait été court, elle avait trouvé cette paix tant recherché qui lui donnait l’impression qu’elle apprenait à nouveau à respirer. Que cette rencontre  qui avait amenée avec elle ce nouveau souffle, faisait à présent battre son cœur et remplissait ses poumons d’un sentiment nouveau qui lui faisait du bien.

Dés l’instant où elle bloqua sa main dans la sienne, bien qu’elle ignore encore comment ni pourquoi, Padma eut l’impression de lier son passé et son présent dans les paumes de sa main. Et cette pensée étira encore un peu plus le sourire qu’elle offrait à cet inconnu qu’elle ne connaissait ni d’Eve, ni d’Adam. « J’aime que les premières impressions soient inoubliables. » Rétorqua l’Indienne, un sourire dans la voix. En tout cas, elle pouvait être rassurée parce qu’on ne pourrait pas faire mieux question première impression inoubliable. « Promis. » Elle pouffa doucement de rire avant d’accepter la main qu’il lui tendait pour l’aider à se relever. Et pendant les quelques secondes où sa main se retrouva dans la sienne, Padma en profita pour s’attarder plus longtemps que nécessaire parce qu’elle ne voulait pas rompre le contact. En d’autres termes, elle ne voulait plus lâcher cette main qui s’emboîtait parfaitement dans la sienne au point de la rassurer, par sa simple présence. Pour se donner de la contenance lorsqu’il rompit le contact entre eux, la jeune femme se passa une main dans les cheveux, un sourire au coin des lèvres, et ouvrit la marche pour qu’ils s’éloignent du groupe de personnes qui les regardait toujours.

A sa question concernant les malaises, elle ne put s’empêcher de partir d’un petit rire avant de répondre. « Non, c’est la première fois en réalité. » Elle avait envie de rajouter que si faire des malaises lui donnait l’occasion de tomber plus souvent dans ses bras, alors elle avait hâte du prochain. Mais non, elle préféra ne rien dire. Déjà parce que c’était le genre de phrase qu’elle ne se voyait pas dire à voix haute, mais surtout parce que toute cette situation était quelque chose qu’elle avait encore du mal à expliquer. Jamais ce genre de chose ne s’était produit auparavant et pourtant, lorsqu’en marchant à ses côtés elle jetait des coups d’œil rapide dans sa direction sans qu’il ne la remarque… Il était son évidence. Cette certitude qu’elle tachait de ses doutes et de ses peurs, parce qu’elle n’arrivait pas à trouver une explication logique pour justifier ce cœur fou qui cognait contre sa poitrine comme s’il voulait aller rejoindre le sien pour y battre à tout jamais à l’unisson. Son regard se reporta sur le sable lorsqu’il reprit la parole, lui fournissant pour toute réponse un petit ‘oui’ accompagné d’un haussement d’épaules qui se voulait détachée. Un air malicieux dans les yeux, elle accéléra légèrement la vitesse de ses pas lorsqu’il se mit à avancer à reculons en face d’elle. « C’est vrai que j’aurais raté quelque chose. » Avoua-t-elle après plusieurs secondes de réflexion, sans pour autant parler des étoiles. Ce dont elle faisait référence, c’était cette rencontre et ce moment précis qu’ils étaient en train de partager, même s’il ne se passait rien. Sa curiosité l’amusait au point qu’elle se laisse prendre au jeu. Et alors qu’elle s’apprêtait à lui répondre à sa question sur les étoiles filantes, elle manqua de se cogner à lui lorsqu’il s’arrêta net en face d’elle. Surprise, elle eut un mouvement de recul pour laisser une certaine distance entre eux, mais en le voyant la réduire, son cœur rata un battement. Son regard planté dans le sien, elle vit son doigt s’approcher de son visage mais ne se décala pas pour le laisser faire... Réticente au début, elle capitula pour finalement lever son regard vers le ciel à présent recouvert d’étoiles. Et son souffle en fut coupée.

« Eclairé à la seule lueur de la lune, j’ai continué à crier son nom jusqu’à ce qu’elle me réponde, implorant les étoiles de me la ramener. » Cette phrase qu’elle avait lue dans ce livre qu’elle n’avait plus jamais osé toucher, lui revint en écho dans son crâne pour appuyer un peu plus là où son chagrin s’était logé. Et confrontée pour la première fois à ces étoiles depuis longtemps, elle avait envie de hurler de douleur contre ces lumières célestes qu’elle détestait. Elle avait envie de leur demander pourquoi est-ce qu’elles n’avaient pas été aussi brillantes les soirs où elle avait cherché le chemin qui la ramènerait à lui. Pourquoi est-ce que même elles avaient décidé de l’abandonner. Sans qu’elle ne s’en rende compte, des larmes s’étaient mises à rouler le long de ses joues à la fois de tristesse et de rage. Son regard triste se posa sur l’inconnu à qui elle retira la main de sous son menton, avant de secouer lentement la tête. « Je pense qu’il ne vaut mieux pas. » Articula Padma, chaque mot prononcé renforçant son chagrin. « Désolée… » A ces mots, elle lâcha la main de l’inconnu qu’elle avait gardé dans la sienne, et tourna les talons dans la direction opposée pour ne plus lui faire face. Et dés le premier pas, son cœur se déchira dans sa poitrine au point qu’une douleur vive ne traverse la jeune femme qui se retrouvait pliée en deux, sur le sable. La même douleur, les mêmes mots coincés au fond de sa gorge, la même vague à l’âme, la même panique que lorsqu’on l’enleva à lui. Elle le revivait presque trente ans plus tard, sur une plage Napolitaine à côté d’un inconnu.  


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Sujet: Re: Padma | La nuit des étoiles ( le Ven 26 Oct 2018 - 21:23 )
Les étoiles le réconfortent, remplissent parfois le vide qui s’impose au fond de lui ; à travers elles, il a l’impression de se sentir moins seul, même s’il en ignore la raison, alors, lorsqu’il aperçoit les larmes noyer ses joues, Devraj culpabilise, s’interroge sur son initiative, également sur cette proposition directe qui trouve une réponse négative. La question est : pourquoi ? Le feeling est là, impossible de le nier. Ou alors il se créé des films et en marchant à ses côtés, elle a seulement voulu se montrer gentille, ne pas le vexer. Ca se tient… Pourtant, il n’y croit pas et cette situation ne lui convient pas. Habituellement, il n’est pas aussi insistant, mais s’il la laisse lui échapper, il se pourrait que ce soit la dernière fois qu’il la croise. Le risque est trop grand, important pour être pris. C’est donc sans une once d’hésitation qu’après avoir accusé le coup, il s’avance sans la quitter des yeux. « Attends. » Sa main saisit son poignet, l’incite à se tourner vers lui. Avec ce geste, c’est comme s’il provoquait sa chance et le pourcentage de réussite est plus proche de zéro que de cent, mais cette alchimie, il ne l’a pas inventée… Elle est bien là et il espère très fort que ça suffise à la faire changer d’avis. « J’ai dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? » S’est-il embourbé dans un terrain rocailleux ? Un mot de trop, maladroit ? Il se ressasse ses propos, ne les trouve pas si bancals que ça, mais difficile à affirmer face à une énigme. Cette inconnue l’est pour lui. Un vrai mystère qu’il souhaite percer… Encore faut-il qu’elle lui laisse l’opportunité de creuser un peu plus. Dans tous les cas, son état lui fait mal au cœur. « Ca ne t’engage à rien. » tente-t-il de la rassurer, avant de réduire de nouveau la distance. Ses doigts quittent son bras pour se loger sur son cou où des perles transparentes se sont échouées quelques secondes auparavant. Ne désirant pas la mettre mal à l’aise, il se contrôle, cesse tout contact en logeant définitivement ses mains dans les poches de sa veste. C’est la première fois qu’il n’arrive pas à tenir en place face à une femme. En temps normal, c’est même plutôt facile, mais avec elle, tout est différent. Il vit ça pour la première fois et c’est si surprenant que ça en devient déroutant. « Je ne te connais pas… Je ne sais même pas ton prénom et je ne saurais te l’expliquer, mais… Je sens que toi et moi, on est connectés. » Et la dernière chose qu’il souhaite, c’est perdre ce contact. Il aimerait en apprendre davantage sur elle, pouvoir poser un nom sur ce visage qu’il aime tant observer et qui lui resserre le cœur en même temps, causé par cette tristesse qu’elle ne peut cacher. Il ne le lui demande pas. Au contraire, il aimerait être une petite chose pour se faufiler dans sa tête et comprendre ce qui s’y passe, dans le seul but de la soulager de ses maux. C’est fou à quel point un simple regard peut bouleverser sa réalité. « Tu pourrais être surprise, trouver un allié à qui te confier… » Des termes forts, alors que leurs chemins viennent juste de se croiser, mais la voir si mal, sans savoir, ça le rendrait presque… dingue. Se mordant la lèvre, il se rend compte de la bizarrerie du moment et conscient que ça peut l’effrayer, il reprend aussitôt : « Laisse-moi une heure. Ma moto est là-bas. » D’un signe de la main, il désigne la bécane. « Et si après ça, t’as toujours pas envie de me revoir, alors… » Alors quoi, il baissera les bras ? « Alors je me contenterai de te laisser mon numéro, au cas où tu changes un jour d’avis… » Devoir attendre devant son téléphone portable un message de sa part, sans être certain qu’il sonnera, ne lui fait pas tant plaisir ; il joue avec le feu, mais après tout… La laisser prendre le contrôle est peut-être un moyen de la mettre en confiance. « S’il te plaît. » Pinçant l’arête de son nez, il soupire. « Je suis lourd, là, non ? » Juste un peu. C’est principalement la crainte de rater le coche et se perdre une nouvelle fois dans les rues de Naples sans elle qui l’incite à agir comme jamais il ne l’aurait fait.


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Sujet: Re: Padma | La nuit des étoiles ( le Ven 26 Oct 2018 - 23:42 )

En sentant son poignet être saisit, elle se figea sans essayer de se débattre et se retourna pour affronter son regard. Son chagrin doubla d’intensité quand dans ses yeux, elle décela cette peur panique d’avoir fait quelque chose de mal, alors que ce n’était pas le cas. Elle voulait le rassurer, se lover dans ses bras pour qu’il sache que le souci ne venait pas de lui mais d’elle, mais le sanglot qui secouait son corps fut la seule réponse qu’elle pouvait fournir pour le moment. Elle réussit à secouer la tête lorsqu’il demanda s’il avait dit quelque chose de mal, sans pour autant essuyer les larmes qui ruisselaient sur son visage.  En sentant sa main qui était passée de son bras à son cou, Padma avait voulu profiter de ce rapprochement pour se jeter dans ses bras – chose qu’elle ne ferait jamais en temps normal – mais elle réprima toute envie en poussant un simple soupir. Il ne comprenait pas. Et pour quelle raison le devrait-il ? Il ne savait rien de ce qui occupait l’esprit de l’avocate et encore moins des motivations qui la poussaient à vouloir s’éloigner de lui. Elle avait juste peur. La connexion qu’il évoquait, elle la sentait aussi et c’était exactement pour cette raison qu’elle voulait que tout ça s’arrête avant qu’il ne soit trop tard. Toutes les choses qu’elle ressentait et qui lui faisaient du bien, étaient comme des signaux d’alarme dans sa tête qui l’alertait qu’elle allait s’attacher plus que de raison à cet homme. Et qu’il risquait lui aussi de s’en aller en l’abandonnant, comme l’ont fait les autres avant lui. « Un allié ? » Répéta Padma comme pour se moquer de ses paroles, en secouant la tête. Elle ne cherchait pas d’allié, à vrai dire elle ne cherchait rien de particulier et à mesure que passait les secondes, elle commençait à détester le fait qu’elle ait l’impression qu’avec lui à ses côtés elle aurait l’impression qu’il ne lui manquerait plus jamais rien.

Pour se donner de la contenance, elle essuya les larmes qui continuaient de rouler le long de ses joues, et se concentra sur sa respiration pour arrêter de pleurer devant cet inconnu. Elle suivit d’un regard le geste sa main, peu convaincue par ce qu’il proposait. Son regard s’attarda sur l’engin, pesant les pours et les contres dans sa tête devant un homme qui ne comptait pas lâcher l’affaire. Elle pouffa doucement de rire lorsqu’il suggéra de lui donner son numéro si elle ne désirait plus le voir, mais c’était surtout pour masquer sa peine qu’elle avait rit. Elle était tout simplement perdue. L’éventualité de s’attacher à cet inconnu l’effrayait. Mais la pensée de s’éloigner de lui et de le perdre, l’effrayait encore plus. Dans un soupir, elle secoua doucement la tête et lui adressa un petit sourire qui se voulait sincère bien que teinté de beaucoup de tristesse. « Non, pas lourd, non. » Le rassura Padma qui reporta à nouveau son attention sur la moto qu’elle voyait de loin. Il n’était pas lourd, il voulait juste la garder dans sa vie alors qu’il n’avait aucune idée de qui elle était. Tandis que son cœur se gonflait de gratitude parce que c’était la première fois que quelqu’un était prêt à se battre pour elle, elle laissa s’échapper un sanglot. Et poussée par la même force inconnue qui faisait battre son cœur ce soir et guérissait peu à peu les cicatrices à nouveau ouvertes, elle lui saisit la main qu’elle emboîta dans la sienne.  « Une heure… » Souffla l’avocate qui regardait sa main à présent jointe à la sienne. « Fais moi changer d’avis, et je t’accorderai toute une vie. » A ces mots, elle pressa sa paume contre la sienne et prenant les devants, elle le tira vers elle pour qu’ils se dirigent vers la moto. Cette soirée n’avait rien de normale, et quitte à vivre des choses uniques, autant accepter pour ne pas être prise de regrets. Et aux côtés de cet inconnu, bien qu’effrayée elle se sentait prête à tout affronter. 


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Sujet: Re: Padma | La nuit des étoiles ( le Dim 28 Oct 2018 - 11:58 )
Un allié, oui. Une épaule sur qui poser sa tête lors des moments difficiles comme celui qu’elle semble vivre à l’instant, comme le témoignent ces nombreuses larmes qui perlent le long de ses joues. Il aimerait les effacer d’un revers de main, lui murmurer au creux de l’oreille qu’elle n’est pas seule. Le désir de la prendre au creux de ses bras lui effleure l’esprit, avant qu’un son ne résonne ; un rire dont la signification lui échappe. Sa proposition est-elle si ridicule ? Son espoir également ? Ou l’envie de le revoir ne la tente peut-être absolument pas ? Non, il sent bien qu’il ne s’agit pas de ça et ce sourire sincère le lui prouve, cette main qui lie à présent la sienne aussi. Son rythme cardiaque s’accélère, la chaleur de son corps augmente, tandis qu’il presse le pas vers sa moto, saisissant l’importance de l’heure à venir, mais surtout de ses futurs choix. L’idée de lui offrir un verre dans un bar et prendre le temps de faire connaissance à l’intérieur s’installe, mais disparaît aussi vite qu’elle est apparut : paie ton originalité. En même temps, il n’a pas envie d’en faire trop et s’il en fait peu… Il craint qu’elle passe une soirée banale, à la limite du médiocre. Au contraire de ça, il souhaite lui montrer qu’elle pourrait bien apprécier passer du temps en sa compagnie, qu’il pourrait également lui apporter quelque chose. Après avoir retiré un casque du coffre, il se tourne vers son inconnue en lui adressant un sourire. « Une vie entière, rien que ça… » souffle-t-il, amusé, bien que ce soit la folie en lui. C’est un gros enjeu. Lui qui d’habitude est si confiant, est pris de trac, se sent écrasé par la pression ; à la moindre erreur, il reviendra à la case départ en se mordant les doigts d’avoir fait fausse route. Parce que s’il ignore ce qui se passe dans sa tête, si elle est tout aussi dépendante de lui que lui d’elle, Devraj est convaincu de la nécessité de cette femme dans sa vie. Une chose étrange, inexplicable, mais qu’il ne cherche pas à fuir. Cependant, ses doutes s’estompent ; dans son regard, il sent que quoiqu’il fasse, où qu’il la mène, ça suffira à la faire changer d’avis. « Il me suffira juste de quelques minutes pour ça. » Haussant un sourcil, avec un air sûr de lui, Devraj laisse un rire s’échapper, tandis qu’il place le casque sur sa tête, puis un second sur la sienne. Il monte sur sa bécane et après l’avoir attiré derrière lui, ses deux mains s’accrochent sur les siennes, les positionne autour de sa taille. La proximité l’enchante, le souffle qu’il sent sur sa peau le trouble au point d’en oublier son latin. Son sang bat dans ses tempes, son cœur va si vite qu’il s’attend à le voir courir dans les rues de Naples dans la seconde. Pour se donner contenance, il souffle et démarre d’un coup sec. « Accroche-toi. » Si à l’époque de son achat, la sensation de liberté avait été la principale motivation de son choix, à présent, il voit bien la bonne opportunité que ça lui offre. Que c’est bon de la sentir près de lui. A ses côtés, il se sentirait presque complet. Si on oublie ses souvenirs oubliés, il l’est même. Il a l’impression de l’avoir attendue toute sa vie, de l’avoir cherchée à chaque coin de rue. Si ces derniers mois, il se demandait encore s’il resterait à Naples, il a trouvé une raison pour faire perdurer son séjour. En quittant Naples pour rejoindre l’autoroute, il ne peut s’empêcher de profiter d’un dernier feu rouge pour effleurer sa main. Un contact froid à cause des températures et du vent, mais qui lui brûle pourtant la peau. Prenant la direction de Pouzzoles, il s’engage vers le nord-ouest de la ville où se trouvent deux lacs. Lucrino et celui d’Averne. C’est proche de ce dernier qu’il ralentit, s’arrêtant juste en face. Avec ce ciel dégagé, les étoiles se voient encore mieux, mais ce qui le rend plus léger, c’est elle à laquelle il s’accroche en gardant un bras autour de sa taille, emprisonnant les siens pour ne pas qu’elle se dégage de lui. De sa main libre, il retire son casque qu’il laisse sur la poignée, puis se tourne d’un quart pour lui défaire le sien. « Tu as déjà eu cette sensation de connaître quelqu’un sans jamais l’avoir rencontré ? » C’est ce qui se passe pour lui. Peut-être a-t-il tout simplement rêvé de ces yeux qu’il aime tant. « C’est fou l’effet que tu me fais quand même. » Prenant son courage à deux mains, il quitte enfin la moto, range le casque dans le coffre sur lequel il s’appuie d’une main, alors que l’autre se perd dans ses cheveux. Son pouce glisse sur sa joue, descend sur son cou. « C’est quoi ton nom ? » Ce mystère autour d’elle lui plaît, mais le besoin de poser une identité sur ce visage est encore plus grand et en même temps. « Et tu viens d’où ? Pas de Naples. » Impossible. Même si elle parle parfaitement italien, il y a cet accent, moins présent que lui, qui s’est peut-être perdu à force de côtoyer les italiens, qui vient d’un coin qu’il connait bien. « Tu viens de chez moi. » murmure-t-il, les yeux ancrés dans les siens, de son tamil qui lui manque parfois, se demandant si elle le comprendrait.


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Padma AlestraLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Padma | La nuit des étoiles ( le Lun 29 Oct 2018 - 19:05 )

Arrivée à hauteur de l’engin, elle répondit au sourire du brun en lui en adressant un à son tour, avant d’acquiescer lorsqu’il reprit ses mots. Elle était prête à lui offrir une vie toute entière et plus encore. Et dans le sourire qu’elle lui offrait, il l’ignorait encore mais il possédait déjà son cœur. « Confiant. » Commenta l’Indienne d’une voix moqueuse, le casque placé sur sa tête par les plus grands soins du jeune homme. Sans dire un mot elle se laissa faire et enjamba la moto à son tour, encerclant la taille du brun de ses bras.

A peine installés qu’ils se mettaient déjà en route, les bras de Padma serrant la taille de l’inconnu sûrement plus que nécessaire. A l’arrière de la moto, l’Indienne avait fermé les yeux pour se laisser bercer par les mouvements de la moto, son corps collé contre l’inconnu. Malgré les couches de vêtements, d’épidermes, de muscles et autres qui séparaient leurs deux cœurs, l’avocate aurait juré que le sien s’était mis à battre au rythme de celui qui était à présent son inconnu. Oui son cœur battait à toute vitesse dans sa poitrine, mais c’était différent. Pendant des années, chaque battement avait été une bouteille envoyée à la mer où sur chaque page était écrit le nom de cet homme qu’elle tenait entre ses bras. Ses appels de détresses enfin entendus, il pouvait à présent se mettre à battre comme il était destiné à le faire depuis toujours ; pour lui. Mais une dépendance tellement forte était sûrement ce qui l’effrayait le plus.

Elle n’ouvrit les yeux que lorsqu’elle sentit leur allure se ralentir. Son sens de l’orientation n’étant pas très au point, il fallut plusieurs minutes à Padma pour reconnaître les lieux qu’elle n’avait vu qu’en photos seulement. Elle osa un regard vers le ciel et sans grande surprise, la vue encore plus dégagée que sur la plage, les étoiles y étaient encore plus visibles ici. Mais la vue n’était pas comparable à ce qu’elle avait elle, sous les yeux. Le corps toujours collé au sien, elle profita encore quelques secondes de cette étreinte avant de bouger elle aussi pour qu’il puisse être libre de tout mouvement à nouveau. « Oui. Une fois seulement. » Répondit Padma, sans préciser que la fois unique où s’était produit ce genre de chose, elle était en train de le vivre avec lui à ce moment même. « Et quel effet exactement ? » S’enquit Padma, de la malice dans la voix. Elle savait à qui il faisait référence, parce que les effets elle les ressentait elle aussi, mais elle voulait l’entendre le dire à voix haute, sans passer par la subtilité, pour que cet instant qui paraît encore irréel à l’avocate, prenne une dimension plus concrète et moins chimérique. Elle lui tendit le casque qu’il défit à sa place et à son tour, descendit de l’engin avant de se perdre une nouvelle fois dans son regard lorsque ses yeux croisèrent les siens. Eclairés par les étoiles qui étaient toutes de sorties ce soir, Padma discernait cet éclat dans ses yeux qu’elle n’avait pas remarqué lorsqu’ils étaient sur la plage. Seuls, sans le brouhaha de la plage, sa voix lui parvenait encore plus distinctement pour réchauffer son cœur en peine. Et sa main échouée dans le cou de l’Indienne ne la gênait pas, au contraire. « Padma. Et toi ? » Un sourire étirant ses lèvres, elle trouvait ça comique d’avoir l’impression de connaître tout à propos de lui, excepté son nom. Elle poussa un soupir lorsqu’il demanda d’où elle venait. Une de ses mains récupéra celle du jeune homme qu’elle serra contre la sienne, réfléchissant à une réponse à une question pourtant simple. Au début, elle se contenta d’hausser les épaules, et lorsqu’elle fut sur le point de donner une réponse plus élaborée, il reprit la parole en plantant son regard dans le sien dans une langue qui n’était pas de l’italien. Et aussitôt elle fut submergée par les mêmes émotions qui avaient fait couler ses larmes un peu plus tôt sur la plage. Un passé tellement proche mais dont elle n’avait pas accès parce qu’il était trop éloigné de qui elle était aujourd’hui. Comme si elle avait comprit la langue qui faisait écho un à souvenir oublié, elle laissa rouler une larme le long de sa joue, un sourire étirant ses lèvres, et hocha la tête. Et la même confiance qui l’avait poussé à accepter de monter à moto avec lui, poussa Padma à se loger dans ses bras. « Je suis rentrée. » Souffla-t-elle contre sa poitrine, dans un tamil maladroit, revivant les rêves qu’elle avait fait étant enfant en répétant la même phrase encore et encore jusqu’à ce qu’il se réalise. « Je suis enfin rentrée. » Et sur ces mots, elle resserra ses bras autour de sa taille. Et après toutes ces années, c’était la première fois qu’elle se sentait chez elle ; au creux de ses bras.  


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