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- Padma | La nuit des étoiles -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo
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Devraj MoreaLe vin est un puissant lubrifiant social
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Métier : écrivain, mais ne se cantonne pas à cette passion. Devraj se laisse aller à de courtes missions, qui ne vont jamais au-delà d'un mois. Egalement, il est architecte.
Sujet: Re: Padma | La nuit des étoiles ( le Sam 10 Nov 2018 - 2:39 )
L’appréhension, la crainte de se lancer dans l’inconnu. Devraj le comprend très bien pour être passé par là au début de sa carrière d’amateur écrivain. S’il n’avait aucun mal à conter des histoires aux fins toutes plus extraordinaires les unes que les autres, à quiconque voulait l’entendre, ses textes, eux, lui étaient très personnels. Son insatisfaction si grande qu’il désirait les garder secrets. L’avis encourageant de son professeur de littérature l’a poussé à se lancer dans un premier concours de nouvelles auquel il croyait à peine et il y a pris goût. Son assurance, déjà bien avancée, a augmenté et tout s’est enchaîné par la suite. Sans son enseignant, il se demande aujourd’hui s’il aurait pris ce chemin et la réponse lui semble évidente : oui. Peut-être aurait-il mis plus de temps, mais sa passion pour l’écriture n’est pas un simple loisir. C’est une vocation. Il souhaiterait que Padma trouve le courage, elle aussi et est prêt à jouer un rôle déterminant pour l’inciter à abandonner ce confort dans lequel elle se renferme, pour se confronter à cette vie qu’elle voudrait mener. Elle le mérite. Se lever le matin sans vouloir reposer son oreiller sur son visage en imaginant les dossiers peu motivants qui l’attendent, ou se dire simplement qu’elle arrive à s’accrocher, sans être convaincue d’y arriver indéfiniment. Il inspire à être ce quelqu’un qui arrive à la libérer de ses maux, de cette bâtisse qu’elle s’est construite autour d’elle, aussi bien dans sa vie professionnelle que dans ses activités privées. Ces illustrations qui portent un pseudonyme. D’un autre côté, il se sent flatté d’être mis dans la confidence. C’est une preuve de confiance et ça, ça le touche. « Tant que tu te dévoiles à moi… » murmure-t-il, les yeux rivés sur cette main qui reçoit des décharges électriques, dû aux dessins imaginaires qu’il tente de deviner. « Le reste peut s’apprendre avec le temps. » Et ils l’ont, ce temps. L’indien souhaite la débloquer, mais pas la bousculer comme un bourrin. Il a la sensation qu’elle en a bavé et préférerait donc être ces bras contre lesquels elle trouve la sécurité. Il se le promet intérieurement : rester toujours à ses côtés pour la soutenir, afin qu’elle ne soit plus jamais perdue. Sentiment qu’elle lui provoque. Ses lèvres pressées contre les siennes lui donnent un regain d’énergie, déclenchent un sourire non dissimulé, si bien qu’on pourrait le confondre avec un adolescent découvrant ses premiers émois. Bien que, même la première relation stable qui lui a fait découvrir son premier baiser, sa première fois, n’a rien de comparable avec ce qu’il partage avec Padma. C’était de la curiosité, l’envie de devenir un homme, une attirance, de l’attachement. Là, c’est du désir, une attraction intense, incontrôlable, et des sentiments naissants, qui lui donnent l’impression d’avoir toujours existés. Comme s’ils sommeillaient au fond de lui, prêts à ressurgir au moment opportun. Leur rencontre.

Ses doigts refermés autour des siens le rassurent. Ce passé qu’il a tenté vainement de retrouver, lui est douloureux. Il a essayé, y a mis toute son énergie, observant les archives concernant cet orphelinat parti en fumée, mais si ce n’est les faits relatant l’incendie et certains faits divers relatifs à des enfants d’une génération précédente, mais rien le concernant. Il a fini par baisser les bras en s’estimant heureux d’avoir un joli avenir et des parents adoptifs lui donnant de l’amour à revendre. Une fois dans l’an, lors de ce jour qui signifie son arrivée au sein de la famille Morea, l’indien y repense, se rappelle son identité perdue, ses repères disparus en même temps que son premier foyer dont il n’a aucun souvenir. Les flammes ont tout emporté avec elles, mais l’ont tout de même épargné. Son regard plongé dans le sien se veut rassurant, ont pour unique but de la tranquilliser, tandis qu’il acquiesce d’un signe de tête pour confirmer, l’air un peu confus. « Je te remercie. » De se sentir aussi concernée par son histoire, de ne pas faire semblant. « Oui, comme toi. Ca m’a fait le même effet quand tu m’as dit pour toi, tout à l’heure. Je trouve ça tellement dingue de se trouver, comme ça et d’avoir un départ similaire. » Durant l’écriture de son roman, il a fait la connaissance d’orphelins, s’est demandé si ça ne correspondait pas à un pan de sa vie, sans en avoir la certitude. Pourtant, il ne s’est jamais autant senti compris qu’avec celle qu’il dévore des yeux. « Ca m’a fait comme un choc. » avoue-t-il. « Je me dis que c’est dommage, toutes ces années, sans te voir… Surtout ces deux ans ici, sans croiser ta route. Naples est grande, mais il y a tellement d’événements annuels… Dont certains auxquels je n’ai pas pris part. » La culpabilité de ne pas être sorti lors de ces derniers s’installent. Padma y était peut-être. « Tu imagines, si ça se trouve, on s’est trouvé au même endroit, au même moment, sans se voir. » Cette possibilité le rend fou rien que d’y songer. Il a la sensation d’avoir perdu deux belles années à ses côtés, mais compte bien rattraper le temps que le hasard leur a volé. « Et pour te répondre, j’ai une très bonne mémoire. Je me souviendrai dans une semaine de ce que tu as porté aujourd’hui, de ce que tu as dessiné dans ma main, sans que je comprenne exactement quoi… De tes gestes, de tes yeux, de tes larmes. De ce prénom qui fait battre mon cœur. Ou encore de ton surnom littéraire… » Certains oublient rapidement. Lui aime croire qu’il emportera les événements les plus importants, les plus beaux, marquants, dans sa tombe. « Il y a eu un incident, lorsque j'étais gamin. A mon réveil, c’était le gros trou noir. J’ai tout oublié jusqu’à ma date de naissance. » Un élément qui a son importance pour lui qui ignore jusqu’à l’âge qu’il a réellement. A l’époque, on a supposé qu’il devait avoir cinq ans, six tout au plus. Ca, il ne s’en vante pas. Ca le rend fragile et bien qu’il admet avoir des failles, il n’apprécie pas de les dévoiler à la terre entière. Elle, c’est différent. Padma lui est particulière, nécessaire. « C’est pour ça, si je peux avancer que je n’ai pas eu mes parents auprès de moi, j’ignore si c’est dû à une perte ou un autre événement. Parfois, j’aime à croire qu’ils ne sont plus de ce monde. Ca voudrait dire que je ne me suis pas retrouvé seul pour le bon vouloir de ces gens-là. Tu comprends ? » C’est triste et ça peut choquer, mais ça le soulage de se dire qu’il a peut-être été voulu, que s’ils avaient eu le choix, ses géniteurs l’auraient gardé auprès d’eux.

Devraj pose sa main sur sa taille et la bascule en douceur sur le sable, gardant une main derrière sa tête afin d’amortir la chute. « Et toi ? Avant d’arriver ici, tu vivais où ça en Inde ? » Ce couple qui l’a élevé, loin de son pays natal, il devrait l’apprécier. Son père devait être quelqu’un de bien, qui, il l’espère, lui a apporté de la joie, du bonheur. Pourtant, il ne peut s’empêcher de leur en tenir rigueur. C’est comme si on l’avait privé d’elle pendant toutes ces années et qu’il avait parcouru la terre entière pour l’avoir dans sa vie. « Tu as connu tes parents biologiques, ou bien… ? » Etait-elle aussi seule et perdue que lui ? « Tu étais quel genre d’enfant ? » Imperturbable, dissipée, vive ? Ou au contraire, calme, réservée, introvertie ? « Tu as des souvenirs qu’il te reste de notre pays ? » A trois ans, il imagine qu’ils sont peu nombreux. L’Italie est ce lieu d’accueil qui l’a vu grandir, dans lequel elle s’est liée d’amitié avec d’autres personnes. Néanmoins, ils échangent en Tamil. Leur langue. Padma a forcément des restes, sans doute enfouis au fond d’elle.


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Sujet: Re: Padma | La nuit des étoiles ( le Sam 10 Nov 2018 - 4:21 )

« Exactement ! » S’exclama Padma d’une voix douce, pour confirmer les paroles de l’Indien. Son temps a été la première chose qu’elle lui avait offerte, sans se douter qu’au cours de la soirée elle en serait venue à vouloir lui offrir à la fois son cœur, et tout ce qui composait son existence. Peut-être était-elle tout simplement aveuglée par ces sensations nouvelles dans lesquelles elle prenait plaisir à se perdre, mais elle avait l’impression que même le temps avait trouvé une nouvelle façon de s’écouler. Son monde s’était soudainement accéléré en même temps que les sentiments qu’elle nourrissait déjà pour le jeune homme, et en même temps, elle sentait que du bout de ses lèvres, Devraj arrivait à suspendre le temps. A chaque fois qu’il déposait un baiser sur sa peau qui était toujours en demande de la douceur de sa bouche contre elle, son cœur qui ratait très souvent un battement, s’arrêtait parfois de battre sous le coup de l’émotion beaucoup trop forte pour un organe bien faible en présence de l’Indien. Mais ça lui plaisait. Et pour la première fois elle comprenait ce qu’entendaient les gens lorsqu’ils disaient avoir le souffle coupé. Dans le cas de Padma, lorsque ça lui arrivait, elle n’avait même pas besoin de penser à reprendre sa respiration parce qu’elle savait que quoi qu’il arrive elle était à présent en sécurité. Il était devenu son souffle, la personne qui arrivait à faire arrêter son cœur de battre avant de renvoyer une décharge électrique puissante qui redémarrait cet organe battant, pour l’obliger à se manifester d’autant plus fort dans sa poitrine. Si au cours de la soirée elle s’était sentie quelques fois vulnérable, à se dévoiler comme jamais elle ne l’avait fait auparavant, même pas avec sa petite sœur qui était quasiment sa seule confidente, l’Indienne était prête à lâcher prise. Elle était prête à faire tomber les barrières qui avaient protégés son cœur pendant ces longues années d’une autre peine de cœur, ne s’étant toujours pas remise de la première. En y pensant, c’était stupide de la compter comme une vraie peine de cœur alors qu’elle n’avait que trois ans au moment des faits, mais elle s’était rendue compte qu’il n’y avait pas d’âge limite pour découvrir ce qu’était un cœur brisé. Le sien avait survécu à l’abandon par ses parents dans un orphelinat alors qu’elle n’avait que quelques jours, mais avait voulu s’arrêter de battre définitivement lorsqu’on l’avait forcé à quitter la seule personne qui comptait pour elle. Padma le savait, Devraj n’arriverait jamais à remplacer l’ami qu’elle avait perdu, mais quelque chose dans ses paroles rassurantes, ses baisers, ses caresses et le regard protecteur qu’il posait sur elle, donnait l’impression à l’Indienne que si elle avait su trouver son étoile plus tôt, elle en serait là dans tous les cas. A ses côtés en train d’apprécier le son de son cœur qui battait dans sa poitrine, tandis que dans ses veines se mettraient à couler une passion dont elle ignorait l’existence.

Ses doigts entremêlés dans ceux de l’écrivain, elle apprenait à écouter le récit d’une vie dont elle ne faisait pas partie. Et à mesure qu’il parlait, elle se rendait compte qu’ils se ressemblaient sur beaucoup de points. Lorsqu’il parla du choc qu’il a eut en découvrant qu’elle était elle aussi adoptée, elle ne pu s’empêcher d’esquisser un mince sourire. D’une certaine façon, c’était drôle de penser qu’il avait écrit un livre sur deux orphelins, pour finalement se retrouver ici, en compagnie d’une autre orpheline. Même si elle le savait, le livre n’avait aucun rapport avec elle, Padma se disait qu’on écrivait que sur les choses qu’on connaissait le mieux. Et malheureusement pour Devraj, le sujet qu’il devait le mieux maîtriser rimait avec abandon. « On arrivera à les rattraper. » Assura l’avocate d’une voix douce, qui refusait de penser au temps qu’ils avaient déjà perdus loin l’un de l’autre. « Peut-être bien. Mais je me plais à penser que tout est une question de temps. Et qu’on a dû se perdre tous les deux, pour mieux se retrouver. » Certes, ça n’enlevait rien au poids des années écoulées et à la solitude avec laquelle ils vivaient tous les deux avant que finalement ils ne se rencontrent, mais c’était là tout le but de la manœuvre. Elle savait quel goût avait l’absence de Devraj dans sa vie, et maintenant qu’il était là, elle était capable d’apprécier la saveur que prenait son existence avec l’Indien à ses côtés. Et même si quelque part elle aurait préféré que ça arrive plus tôt, elle n’était pas sûre que ce qu’elle ressentait aujourd’hui pour lui, aurait été aussi fort si la rencontre s’était passée des mois voire des années plus tôt. Un sourire dessiné sur le visage, elle lança un regard vers le ciel à la recherche de Cassiopée et lorsqu’elle la repéra, poussa un soupir de soulagement. Elle était toujours là, toujours aussi brillante, cette étoile qui l’avait ramené vers son Devraj. Son Devraj, une pensée qui réchauffait encore plus son cœur. « Oh ? » S’étonna Padma qui coupa court au fil de ses pensées. Elle avait envie de lui dire que ça ne comptait pas, parce qu’un moment magique comme ils étaient en train de vivre ne pourrait de toute façon jamais s’oublier, mais elle aimait l’entendre parler d’elle en ces termes. A vrai dire, elle l’aimait entendre parler tout court. « Oh. » Un ‘oh’ triste cette fois. « Un incident ? Quel genre ? » Osa demander l’Indienne avec appréhension. Et comme si elle ressentait à nouveau sa peine, son cœur se brisait en pensant au garçon perdu, seul et apeuré dans une chambre d’hôpital avec plus aucun souvenir ou quelque chose du passé auquel se raccrocher. « Oui, je comprends. » A genoux devant lui, sa main toujours dans la sienne, elle y déposa un baiser avant de planter ses yeux dans les siens. « Mais je suis là, maintenant. Et à deux on va pouvoir créer encore plus de souvenirs que même le temps ne pourra pas effacer. » Et ça, c’était une promesse qu’elle se faisait.

Elle laissa s’échapper un hoquet de surprise en se sentant basculée sur le sable, mais se laissa faire. Au contraire, après la surprise son geste provoqua un petit rire chez la jeune femme qui se cala confortablement contre lui. Même le sable qu’elle aurait trouvé inconfortable en temps normal, avait la même douceur qu’un matelas sur lequel ils se seraient allongé tous les deux, avec lui à ses côtés. Le regard fuyant à sa première question alors qu’ils étaient à nouveau sur le point d’évoquer son passé,  elle laissa ses yeux se poser sur une étoile au hasard, qui ne brillait pas autant que la leur, mais qui avait au moins le don de capter son attention pendant quelques secondes. « Dans un vieil orphelinat à Chennai. » Répondit Padma d’une façon détachée avant de finalement reporter son regard sur lui. De sa main libre, elle se mit à caresser doucement du bout des doigts les traits que composaient le visage de l’Indien, tout écoutant ses questions. « Non, je ne les ai jamais connu. Je suppose qu’eux non plus n’ont jamais eu envie de me connaître. » Un rire sans humour traversa ses lèvres sans qu’elle ne s’arrête de faire bouger le bout de ses doigts contre la peau de Devraj. Elle commença par son menton qu’elle traça avant de remonter le long de sa joue, puis le front où elle s’arrêta au milieu pour y laisser descendre son doigt le long de son nez parfaitement dessiné et sur lequel elle avait envie de déposer un bisou mais se retint. « J’étais une enfant plutôt calme. Enfin, si on oublie les premiers mois où je suis arrivée. » Comme plus tôt, elle se concentra sur ses lèvres où elle y dessina les contours encore, et encore, et encore, sachant très bien qu’elle ne se lasserait jamais. « Tous les soirs je mettais mon vieux sac à dos sur les épaules, et j’allais m’asseoir devant le portail de ma famille adoptive en attendant qu’on vienne me chercher. Parce que je pensais bêtement qu’il était impossible qu’on puisse expédier une enfant de trois loin de ses repères, sans rien lui expliquer. » Ce souvenir dit à voix haute pour la première fois, resserra le cœur de l’avocate, mais elle préféra esquisser un sourire. « Tous les soirs j’ai demandé aux étoiles de me ramener chez moi. Et tout me pousse à croire qu’elles ont fait les sourdes pendant toutes ces années pour que je puisse te trouver toi à la place. Mon chez moi. Chez nous. » Elle poussa un soupir et suspendit son geste pour glisser sa main dans le cou de l’Indien. « Je me souviens de poudre de couleurs, principalement. C’est étrange comme souvenir mais c’est le seul souvenir concret qu’il me reste de l’Inde. La seule chose que j’ai réellement gardée de cette ancienne vie, c’est mon prénom. C’était celui de ma mère biologique. » Un détail qui ne semblait pas important mais dont elle trouvait nécessaire de préciser. « J’ai tout laissé là-bas. Du moins on m’y a forcé… même le pendentif, qui me venait aussi de ma mère lui aussi, à croire qu’ils voulaient vraiment que j’oublie cette vie. » Et à nouveau, un rire sans humour franchit ses lèvres.   


You're a sky full of stars
Got a tattoo and the pain's alright. Just wanted a way to keep you inside. All I know, all I know is that I'm lost in your fire below. (...) I see the road begin to climb. I see your stars begin to shine. I see your colors and I'm dying of thirst.  ▬ Feels like there's something broke inside.
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Devraj MoreaLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Padma | La nuit des étoiles ( le Dim 11 Nov 2018 - 3:27 )
Un hochement de tête en guise de réponse, ne pouvant que l’affirmer également. Le temps, il ne court généralement pas après. S’il pense que vingt-quatre heures passent vite, il n’en a jamais souffert, ne s’en est jamais plaint, sauf peut-être lors de ces journées où les mots ne glissaient pas assez rapidement sur le papier, jusqu’à finir rayés, offrant une vision brouillon de ses idées à quiconque osait jeter un œil sur ses écrits, par-dessus son épaule. Seulement, là, ça lui semble si… juste pour profiter d’elle, apprendre à la connaître et rattraper ce qu’ils n’ont pu partager avant aujourd’hui. Néanmoins, la promesse d’une vie entière à ses côtés le rassure, lui souffle qu’ils n’ont nullement besoin de se précipiter et que les occasions seront dorénavant nombreuses. « C’est ce qui s’appelle voir le verre à moitié plein, plutôt qu’à moitié vide. » déclare-t-il, un sourire amusé formé sur son visage, alors qu’il reprend son sérieux pour ajouter : « Tu penses que ce n’était pas le bon moment pour se trouver ? » Et c’est possible. Il avait soif de découverte, ne se posait pas dans un endroit, sans penser à ses futures aventures. Une journée ne ressemblait à aucune autre et s’il s’est parfois perdu, les soirs de solitude, dans les bras de femmes dont il se rappelle vaguement les prénoms, il n’a jamais ressenti un tel déclic qui le pousse à s’arrêter définitivement dans une ville. Il se plaît à croire que si son regard avait croisé le sien plus tôt, Padma aurait réussi à changer la donne, comme elle le fait à l’instant. Pas besoin de lui demander de ne pas s’envoler dans son Inde natale. Il suffit qu’elle entrelace ses doigts avec les siens, que sa voix brise le silence, ou la sentir plus simplement dans ses bras. Tout son être suffise à son bonheur. Devraj sait qu’il ne pourra ni se passer d’elle, ni de leurs échanges, encore moins de sa chair, de son odeur. Durant ses périples, il a rencontré des drogués, incapables de passer une soirée sans leur poudre blanche. Une dépendance qui lui a été proposé, juste pour essayer, pour rendre la nuit meilleure et de nature indépendante et libre, il a refusé, aussi parce que ça ne le tentait pas, mais il est convaincu de goûter à une drogue plus douce, mais plus forte encore. C’est elle, son addiction dont l’effet est si fou qu’il a constamment l’impression de planer, sans une seconde de répit. « Comment veux-tu que j’oublie ça… ? Tu m’as tapé dans l’œil. » Ca ne lui arrive pas tous les quatre matins. Il est certain que ça ne se vivra qu’une seule fois, alors il en profite, apprécie cette proximité qui lui donne tant de possibilité. Celle d’embrasser sa peau à chaque fois que la tentation se fait trop forte, ou encore se perdre sur ses traits qu’il fixe intensément, comme s’il craignait de se réveiller le lendemain et de n’avoir comme seul souvenir de cette nuit avec elle, ces images créées de toute pièce, tant ça lui paraît irréel.

A sa question, Devraj hausse les épaules. Parler de cet incident grave lui est difficile. Non pas parce que ça provoque une douleur intenable, mais parce qu’il ne s’en rappelle pas et c’est ce qui le blesse. A force de se renseigner sur les troubles de la mémoire, il en est venu à la conclusion que son esprit s’était fermé, envoyant dans un coffre verrouillé par de nombreux cadenas, les détails de cette nuit qui a bouleversé sa vie entière. Il a également pensé à une thérapie hypnotique… Mais laisser un psychiatre voir en lui, sans qu’il n’ait conscience de rien, sans qu’il ne contrôle ses propres réactions l’ont effrayé, si bien qu’il a laissé de côté cette solution, en espérant un déclic. Il l’attend toujours. « Un incendie. Je suis resté bloqué sous les gravats. Apparemment, j’ai eu une sacrée chance. » L’infirmière devenue sa mère adoptive n’a pas eu le courage de lui parler des blessés et surtout les morts que ça avait provoqué pour ne pas le brusquer ou le déprimer. Le sortir de cette spirale infernale, l’aider à se relever, c’était l’objectif, alors le silence était d’or et son mutisme arrangeait bien l’affaire. Il a eu conscience de ça lorsqu’il a été en âge de comprendre comment fonctionnait la recherche à la bibliothèque municipale. « Mais se réveiller sans savoir qui l’on est… J’ignore si c’en est vraiment une. » C’est du moins son état d’esprit, lorsqu’il se perd dans ses doutes. « Je suis tombé sur des gens bien, qui m’ont aidé à me reconstruire. Je ne dis pas que ça été évident… Mais je n’en serai probablement pas là, aujourd’hui, s’ils n’avaient pas été là. » Son besoin de voyager, sans doute n’aurait-il pas été aussi indispensable et son chemin ne se serait pas arrêté dans cette ville italienne. « Avec toi. » Rien que pour ça, il veut bien repasser par les mêmes moments douloureux. Le final en vaut la peine ; c’est l’effet d’un feu d’artifice, une pluie d’étoiles. « Ca commence plutôt fort. » dit-il, en prenant un faux air arrogant, avant d’en rire.

Ce même son s’intensifie à la résonnance du sien, puis s’efface, laissant place à un silence pesant. Pour l’encourager, il effleure du bout du nez, sa joue, descend sur son menton qu’il s’apprête à embrasser, lorsque la réponse lui fait l’effet d’un choc, si bien qu’il relève soudainement la tête. Son cœur s’est accéléré, part dans une course folle, comme s’il cherchait à rattraper le premier coureur d’un marathon. C’est une coïncidence. Alors pourquoi sent-il une boule s’installer au creux de sa gorge ? Les mots lui manquent, tandis qu’il imagine une petite fille dans un orphelinat de Chennai. Il y en a tellement là-bas qu’elle peut avoir séjourné dans n’importe lequel, mais les points en commun vont au-delà d’une simple similitude. Il tente de se reprendre, retrouve une certaine contenance tandis qu’elle se laisse aller à répondre à sa curiosité. Celle-ci est attisée à chaque détail ajouté. Intérieurement, il sent quelque chose se produire, bouillonner. « Ils ont eu tort. » arrive-t-il à articuler. « Tu es un joyau, ils ont eu tort. » Comment peut-on abandonner une fille pareille ? Elle est tout ce que lui a espéré. Elle aurait pu faire la joie de ses géniteurs, mais pour une raison qu’il ignore, elle a été délaissée. Comme lui. Devraj ferme les yeux et se détend au contact de ses doigts sur sa peau. « Qu’est-ce que tu fais ? Tu apprends mon visage par cœur ? » Et ça lui plaît. Ses gestes sont délicats, tendres. Il saisit sa main à présent posée sur ses lèvres pour y déposer un baiser, puis un deuxième et la guide vers le bas de son menton, la laissant à cet endroit afin de visiter sa peau à son tour. Avec tendresse, il glisse ses doigts sur son bras, son épaule, redescend sur le côté gauche de son buste, jusqu’à longer sa taille. Attentif, l’indien ne perd pas une miette de son histoire qui le trouve davantage. « Et tu as appris pourquoi, par la suite ? » Pourquoi ce départ si précipité. Un frisson s’empare de lui dès que les étoiles se retrouvent au beau milieu de la conversation. A nouveau, il quitte momentanément le chemin de ses doigts qui se sont stoppés sur son ventre. « Les étoiles ont une annotation particulière ? » Ils ne sont pas les seuls à prier la bonne étoile, mais c’est spécial. Beaucoup préfèrent se tourner vers leur Dieu. Le sien s’appelle Cassiopée. « Elles ne font pas toujours correctement leur travail. Un peu maladroitement parfois, mais elles ne nous abandonnent jamais. Il faut continuer d’y croire. J’aime penser qu’elles veillent sur nous. » C’est seulement lorsque le ciel est trop nuageux pour les visualiser qu’il se sent un peu perdu, maussade. « Ca aura pris le temps qu’il faut… Mais si tu penses bien, il fallait peut-être ça pour la transmission entre Naples et Chennai. Je me suis rapproché au fil des années. J’aurais aimé être là plus tôt. » Pour la soutenir, la prendre dans ses bras, comme il est en train de le faire à l’instant. Devraj s’allonge à ses côtés, passe son bras autour de son corps qu’il rapproche du sien, la serrant tout contre lui dans une délicate étreinte. « Holi. » Cette fête qu’il aime tant et à laquelle il prenait part chaque année. « On t’a embarqué dedans ? Tu te souviens de l’effet que ça fait ? » Cette poudre de couleur jetée. La première qu’il était habitué à lancer, c’était le vert, pour l’harmonie. « Peut-être que c’était une façon à elle de te prouver son amour. » Et ce pendentif aussi. Une lourde signification. Padma a été abandonnée, mais cette femme qui l’a portée a l’air d’avoir souhaité lui transmettre un message. Message qui lui reste à peine, ayant perdu un bien précieux. « Pourquoi ? » Il ne comprend pas. Ca la définissait, ça faisait partie de son histoire. De ses doigts, il capture son menton, tourne sa tête en sa direction et presse ses lèvres contre les siennes, de longues secondes, s’enivrant de son odeur, de la sensation que ça lui procure, mais c’est surtout pour qu’elle ne se sente pas seule. « Tu te souviens d’autre chose ? » murmure-t-il, front contre le sien.


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Sujet: Re: Padma | La nuit des étoiles ( le Dim 11 Nov 2018 - 23:05 )

« Je pense qu’après avoir passé autant de temps loin de toi, je serai capable d’apprécier encore plus ta présence à mes côtés. » C’était la façon dont elle préférait voir les choses. Elle se refusait de penser que leur chemin auraient pu se croiser plus tôt parce qu’ils auraient été au même endroit, au même moment. Et la puissance des sentiments qu’elle ressentait alors qu’elle ne connaissait le jeune homme depuis une heure tout au plus, confortait Padma dans l’idée qu’ils n’auraient jamais pu se retrouver dans une même pièce ou un même endroit sans qu’ils ne ressentent la présence de l’autre. Ce n’était pas les yeux de Padma qui avait repéré Devraj en premier, mais son cœur. C’était lui qui s’était mis à battre avec intensité dans sa poitrine, lui qui avait voulu bondir de sa cage thoracique pour rejoindre celui avec qui il était destiné à battre depuis le début. C’était lui qui faisait savoir à l’Indienne qu’elle avait passé ses trente-deux dernières années sans lui, mais qu’elle était prête à passer les trente-deux prochaines à ses côtés, si ce n’est plus. « Normal, tu m’as regardé ? Comment oublier un visage comme le mien ? » Plaisanta Padma qui dégagea son propre visage de quelques mèches folles pour qu’il puisse admirer un peu plus son visage, avant de pouffer doucement de rire. Elle se laissa quelques secondes à son tour pour le contempler, comme si elle essayait de mémoriser à la perfection ce qu’ils étaient en train de vivre tous les deux. Padma savait comment fonctionnait la mémoire et savait déjà que d’ici quelques années voire mois, elle ne se souviendrait pas en détail du moment qu’ils étaient en train de vivre. Elle se souviendrait uniquement de la chaleur que dégageait son corps à chaque fois qu’il se collait contre elle, de la douceur de ses lèvres contre les siennes et de la sensation de picotement qu’elle avait au bout des doigts à chaque fois qu’elle touchait sa peau. Son cœur lui, se rappellerait de chaque détail jusque son dernier battement, rendant presque la mémoire de Padma jalouse de ne pas pouvoir en dire autant.

Sa main dans celle de Devraj, l’Indienne commença à dessiner des arabesques sur la peau de ce dernier, de son pouce juste pour l’encourager à parler. En voyant ses épaules se soulever comme pour se donner un air détaché, Padma se concentra aussitôt sur les yeux de l’écrivain qui eux ne mentaient pas. Elle resta silencieuse et préféra garder toute réflexion pour elle, mais pendant un court instant elle avait cette impression qu’il lui échappait. Et pas seulement parce qu’il se plongeait dans un souvenir dont elle ne faisait pas partie, mais parce que la tristesse et la douleur qu’elle pouvait déceler dans ses prunelles étaient d’une telle profondeur, qu’elle n’était pas sûre de pouvoir l’aider à guérir de ses blessures un jour. Pourtant, elle voulait vraiment croire que sa seule présence dans sa vie suffirait à effacer sa peine. Alors qu’elle s’apprêtait à poser sa main contre sa joue pour qu’il revienne à elle, elle suspendit son geste à la mention d’un incendie. Son cœur tressaillit dans la poitrine au point qu’une petite douleur ne naisse. La bouche de l’Indienne s’assécha aussitôt tandis que l’air lui manquait presque sans qu’elle ne sache pourquoi. Sa raison lui soufflait de se calmer parce que ce n’était qu’une coïncidence, mais son cœur lui n’entendait pas de cette oreille et se mettait à tambouriner d’autant plus fort dans sa poitrine. Par curiosité Padma avait fait des recherches pour savoir ce qu’était devenu l’orphelinat dans lequel elle avait vécu quelques années, et en apprenant qu’il avait été détruit par les flammes, elle n’avait pas osé aller plus loin. Elle ne voulait pas savoir ce qui était arrivé ses camarades avec lesquels elle avait grandit, mais surtout à lui. Et comme si ça ne suffisait pas, sa douleur s’intensifia lorsqu’elle entendit le court récit de Devraj sur sa vie après son réveil. Parfois elle-même avait souhaité perdre la mémoire, que ses souvenirs désagréables disparaissent, parce qu’elle pensait que ça ferait disparaître la douleur également. Mais elle avait appris à ses dépends que même si les souvenirs s’effaçaient, la peine et la douleur elle, non. Pire, s’ajoutait à ça l’incompréhension avec laquelle on devait vivre. Elle imaginait que c’était ce qu’avait connu l’Indien jusqu’à présent, et même si elle n’avait pas la prétention de penser qu’elle pourrait régler tous ses problèmes, elle se promettait d’essayer de l’alléger de ceux déjà présents. « Merci à ces gens de t’avoir mené jusqu’à moi. » Elle esquissa un petit sourire avant de déposer un baiser sur ses doigts, gardant quelques instants sa main contre sa joue. « Et dis toi que ce n’est rien comparé aux autres souvenirs à venir. J’espère que t’es prêt. » Plaisanta à moitié Padma.

Allongée sur le sable, elle n’avait d’yeux que pour lui. Même les étoiles qui s’étaient mises à briller plus fortes selon Padma, pour entrer en compétition avec la beauté de l’Indien, perdaient misérablement. Il n’y avait rien qui pouvait égaler ce doux visage, qui pourrait facilement rendre jalouse la lune. Tout comme il n’y avait rien ni personne qui arriverait un jour à faire battre son cœur avec cette telle puissance. Chaque baiser qu’il déposait sur sa peau lui donnait l’impression de découvrir ses lèvres pour la toute première fois, chaque caresse mettait en alerte chaque fibre de son corps qui en demandait toujours plus, et même son souffle qui ne faisait qu’effleurer sa peau arrivait à incendier son cœur qui s’affolait à la simple idée qu’il puisse encore la toucher. Et même le silence qui s’était installé entre eux momentanément lorsqu’ils abordèrent l’ancienne vie de Padma, n’arriva pas à briser la tension entre eux ; deux êtres attirés l’un par l’autre qui apprenait à se découvrir. « Un joyau, rien que ça. » S’amusa l’Indienne qui avait déjà entrepris de tracer le visage de l’écrivain du bout des doigts. « Non, ton visage je le connais déjà par cœur. Là je fais autre chose. » Un sourire malicieux écarta les lèvres de Padma qui s’amusait surtout de ses réactions. Bien qu’elle n’ait pas menti. Son visage elle l’avait mémorisé dés le moment où ses yeux s’étaient posés sur lui, mais elle avait envie de le sentir sous ses doigts pour que son cœur prenne sa forme. Même s’il lui appartenait déjà entièrement, elle se plaisait à le sculpter pour qu’il soit à l’image de celui qui lui donnait envie de battre. Lui de son côté ne se privait pas pour en faire de même en laissant sa main glisser le long du corps de Padma. Elle s’arrêta dans son geste pour secouer doucement la tête en guise de non. Elle ne savait pas pourquoi elle et pas une autre, et n’a jamais osé poser la question de toute façon. Mais elle imaginait qu’avoir beaucoup d’enfants à s’occuper ne devait pas être tous les jours faciles, alors dés qu’on demandait à en adopter un, ils ne perdaient pas de temps. Les lèvres tremblantes à l’évocation des étoiles, elle secoua à nouveau la tête. « Je les ai longtemps détesté pour ça. » Mais aujourd’hui elle avait envie de croire que c’était du passé et que son conflit avec elles étaient résolu. « Et j’aurais aimé que tu sois là plus tôt aussi… Tu fais confiance aux étoiles, à qui d’autre ? » S’intéressa l’avocate qui voulait savoir s’il était croyant ou pas. De son côté, elle avait décidé le jour de son départ pour l’Italie que personne n’était digne de sa confiance, que ce soit les étoiles ou les divinités, elles l’avaient toutes abandonnées quand elle en avait le plus besoin. Et même si aujourd’hui elle en voulait un peu moins aux étoiles, elle n’en restait pas moins persuadée que personne ne veillait sur elle. Aucune force cosmique ne lui était venue en aide, pas même les humains qui étaient supposés le faire. Son sourire se dessina un peu plus en sentant son corps se rapprocher de celui de Devraj, alors qu’elle passait une jambe entre les siennes pour se caler plus confortablement contre lui. « Oui c’est ça, Holi. Je ne me souviens pas de grand-chose, juste de la poudre de couleur partout, et de certains éclats de voix, surtout ceux d’enfants joyeux. » Au moins quelque chose de positif qu’elle gardait de son enfance. « Me prouver son amour ? J’en doute. Enfin, peut-être, je ne sais pas. J’aurais préféré qu’elle ne le fasse pas. » Avoua-t-elle avec un pincement au cœur. « Parce qu’on devait être des enfants qu’on a envie d’adopter. Quel parent aurait envie d’un enfant qui s’accroche encore à son passé ? » Un voile de tristesse recouvrit ses pensées qui s’étaient perdues très loin, mais que Devraj arriva à ramener à lui grâce à ses lèvres. Mais cette fois, il n’arriva pas à faire partir sa peine. L’inciter à parler de son passé qu’elle avait elle aussi finit par laisser derrière elle, ne faisait que rouvrir des blessures qui n’étaient pas encore cicatrisés. Une larme roula le long de sa joue qu’elle essaya de dissimuler en enfouissant sa tête le cou de l’Indien. « Tu sais ce que ça fait que d’avoir l’impression d’avoir perdu quelqu’un sans en être sûr ? Moi aussi, en quelques sortes. J’avais un… quelqu’un que j’ai laissé en Inde. » Elle avait hésité à donner un titre officiel à cette personne dont elle n’arrivait pas à se souvenir. Il était bien plus qu’un ami et même du haut de ses trois ans, elle avait su voir en lui le repère qu’il était devenu. « Mais en parler ne sert à rien, je ne me souviens même pas de lui. » Elle essuya une dernière larme et esquissa un mince sourire, avant de déposer un léger baiser sur le nez de Devraj. « Toi parle moi de ton enfance, quel genre d’enfant étais-tu. Tu as des frères et sœurs ? Et d’où t’es venu cette passion pour l’écriture ? »  S’intéressa la jeune femme qui avait hâte de tout savoir à son sujet. 


You're a sky full of stars
Got a tattoo and the pain's alright. Just wanted a way to keep you inside. All I know, all I know is that I'm lost in your fire below. (...) I see the road begin to climb. I see your stars begin to shine. I see your colors and I'm dying of thirst.  ▬ Feels like there's something broke inside.
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