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- [Terminé] Padma | La nuit des étoiles -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo
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Devraj MoreaLe vin est un puissant lubrifiant social
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Métier : écrivain, mais ne se cantonne pas à cette passion. Devraj se laisse aller à de courtes missions, qui ne vont jamais au-delà d'un mois. Egalement, il est architecte.
Sujet: Re: [Terminé] Padma | La nuit des étoiles ( le Sam 10 Nov 2018 - 2:39 )
L’appréhension, la crainte de se lancer dans l’inconnu. Devraj le comprend très bien pour être passé par là au début de sa carrière d’amateur écrivain. S’il n’avait aucun mal à conter des histoires aux fins toutes plus extraordinaires les unes que les autres, à quiconque voulait l’entendre, ses textes, eux, lui étaient très personnels. Son insatisfaction si grande qu’il désirait les garder secrets. L’avis encourageant de son professeur de littérature l’a poussé à se lancer dans un premier concours de nouvelles auquel il croyait à peine et il y a pris goût. Son assurance, déjà bien avancée, a augmenté et tout s’est enchaîné par la suite. Sans son enseignant, il se demande aujourd’hui s’il aurait pris ce chemin et la réponse lui semble évidente : oui. Peut-être aurait-il mis plus de temps, mais sa passion pour l’écriture n’est pas un simple loisir. C’est une vocation. Il souhaiterait que Padma trouve le courage, elle aussi et est prêt à jouer un rôle déterminant pour l’inciter à abandonner ce confort dans lequel elle se renferme, pour se confronter à cette vie qu’elle voudrait mener. Elle le mérite. Se lever le matin sans vouloir reposer son oreiller sur son visage en imaginant les dossiers peu motivants qui l’attendent, ou se dire simplement qu’elle arrive à s’accrocher, sans être convaincue d’y arriver indéfiniment. Il inspire à être ce quelqu’un qui arrive à la libérer de ses maux, de cette bâtisse qu’elle s’est construite autour d’elle, aussi bien dans sa vie professionnelle que dans ses activités privées. Ces illustrations qui portent un pseudonyme. D’un autre côté, il se sent flatté d’être mis dans la confidence. C’est une preuve de confiance et ça, ça le touche. « Tant que tu te dévoiles à moi… » murmure-t-il, les yeux rivés sur cette main qui reçoit des décharges électriques, dû aux dessins imaginaires qu’il tente de deviner. « Le reste peut s’apprendre avec le temps. » Et ils l’ont, ce temps. L’indien souhaite la débloquer, mais pas la bousculer comme un bourrin. Il a la sensation qu’elle en a bavé et préférerait donc être ces bras contre lesquels elle trouve la sécurité. Il se le promet intérieurement : rester toujours à ses côtés pour la soutenir, afin qu’elle ne soit plus jamais perdue. Sentiment qu’elle lui provoque. Ses lèvres pressées contre les siennes lui donnent un regain d’énergie, déclenchent un sourire non dissimulé, si bien qu’on pourrait le confondre avec un adolescent découvrant ses premiers émois. Bien que, même la première relation stable qui lui a fait découvrir son premier baiser, sa première fois, n’a rien de comparable avec ce qu’il partage avec Padma. C’était de la curiosité, l’envie de devenir un homme, une attirance, de l’attachement. Là, c’est du désir, une attraction intense, incontrôlable, et des sentiments naissants, qui lui donnent l’impression d’avoir toujours existés. Comme s’ils sommeillaient au fond de lui, prêts à ressurgir au moment opportun. Leur rencontre.

Ses doigts refermés autour des siens le rassurent. Ce passé qu’il a tenté vainement de retrouver, lui est douloureux. Il a essayé, y a mis toute son énergie, observant les archives concernant cet orphelinat parti en fumée, mais si ce n’est les faits relatant l’incendie et certains faits divers relatifs à des enfants d’une génération précédente, mais rien le concernant. Il a fini par baisser les bras en s’estimant heureux d’avoir un joli avenir et des parents adoptifs lui donnant de l’amour à revendre. Une fois dans l’an, lors de ce jour qui signifie son arrivée au sein de la famille Morea, l’indien y repense, se rappelle son identité perdue, ses repères disparus en même temps que son premier foyer dont il n’a aucun souvenir. Les flammes ont tout emporté avec elles, mais l’ont tout de même épargné. Son regard plongé dans le sien se veut rassurant, ont pour unique but de la tranquilliser, tandis qu’il acquiesce d’un signe de tête pour confirmer, l’air un peu confus. « Je te remercie. » De se sentir aussi concernée par son histoire, de ne pas faire semblant. « Oui, comme toi. Ca m’a fait le même effet quand tu m’as dit pour toi, tout à l’heure. Je trouve ça tellement dingue de se trouver, comme ça et d’avoir un départ similaire. » Durant l’écriture de son roman, il a fait la connaissance d’orphelins, s’est demandé si ça ne correspondait pas à un pan de sa vie, sans en avoir la certitude. Pourtant, il ne s’est jamais autant senti compris qu’avec celle qu’il dévore des yeux. « Ca m’a fait comme un choc. » avoue-t-il. « Je me dis que c’est dommage, toutes ces années, sans te voir… Surtout ces deux ans ici, sans croiser ta route. Naples est grande, mais il y a tellement d’événements annuels… Dont certains auxquels je n’ai pas pris part. » La culpabilité de ne pas être sorti lors de ces derniers s’installent. Padma y était peut-être. « Tu imagines, si ça se trouve, on s’est trouvé au même endroit, au même moment, sans se voir. » Cette possibilité le rend fou rien que d’y songer. Il a la sensation d’avoir perdu deux belles années à ses côtés, mais compte bien rattraper le temps que le hasard leur a volé. « Et pour te répondre, j’ai une très bonne mémoire. Je me souviendrai dans une semaine de ce que tu as porté aujourd’hui, de ce que tu as dessiné dans ma main, sans que je comprenne exactement quoi… De tes gestes, de tes yeux, de tes larmes. De ce prénom qui fait battre mon cœur. Ou encore de ton surnom littéraire… » Certains oublient rapidement. Lui aime croire qu’il emportera les événements les plus importants, les plus beaux, marquants, dans sa tombe. « Il y a eu un incident, lorsque j'étais gamin. A mon réveil, c’était le gros trou noir. J’ai tout oublié jusqu’à ma date de naissance. » Un élément qui a son importance pour lui qui ignore jusqu’à l’âge qu’il a réellement. A l’époque, on a supposé qu’il devait avoir cinq ans, six tout au plus. Ca, il ne s’en vante pas. Ca le rend fragile et bien qu’il admet avoir des failles, il n’apprécie pas de les dévoiler à la terre entière. Elle, c’est différent. Padma lui est particulière, nécessaire. « C’est pour ça, si je peux avancer que je n’ai pas eu mes parents auprès de moi, j’ignore si c’est dû à une perte ou un autre événement. Parfois, j’aime à croire qu’ils ne sont plus de ce monde. Ca voudrait dire que je ne me suis pas retrouvé seul pour le bon vouloir de ces gens-là. Tu comprends ? » C’est triste et ça peut choquer, mais ça le soulage de se dire qu’il a peut-être été voulu, que s’ils avaient eu le choix, ses géniteurs l’auraient gardé auprès d’eux.

Devraj pose sa main sur sa taille et la bascule en douceur sur le sable, gardant une main derrière sa tête afin d’amortir la chute. « Et toi ? Avant d’arriver ici, tu vivais où ça en Inde ? » Ce couple qui l’a élevé, loin de son pays natal, il devrait l’apprécier. Son père devait être quelqu’un de bien, qui, il l’espère, lui a apporté de la joie, du bonheur. Pourtant, il ne peut s’empêcher de leur en tenir rigueur. C’est comme si on l’avait privé d’elle pendant toutes ces années et qu’il avait parcouru la terre entière pour l’avoir dans sa vie. « Tu as connu tes parents biologiques, ou bien… ? » Etait-elle aussi seule et perdue que lui ? « Tu étais quel genre d’enfant ? » Imperturbable, dissipée, vive ? Ou au contraire, calme, réservée, introvertie ? « Tu as des souvenirs qu’il te reste de notre pays ? » A trois ans, il imagine qu’ils sont peu nombreux. L’Italie est ce lieu d’accueil qui l’a vu grandir, dans lequel elle s’est liée d’amitié avec d’autres personnes. Néanmoins, ils échangent en Tamil. Leur langue. Padma a forcément des restes, sans doute enfouis au fond d’elle.


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Sujet: Re: [Terminé] Padma | La nuit des étoiles ( le Sam 10 Nov 2018 - 4:21 )

« Exactement ! » S’exclama Padma d’une voix douce, pour confirmer les paroles de l’Indien. Son temps a été la première chose qu’elle lui avait offerte, sans se douter qu’au cours de la soirée elle en serait venue à vouloir lui offrir à la fois son cœur, et tout ce qui composait son existence. Peut-être était-elle tout simplement aveuglée par ces sensations nouvelles dans lesquelles elle prenait plaisir à se perdre, mais elle avait l’impression que même le temps avait trouvé une nouvelle façon de s’écouler. Son monde s’était soudainement accéléré en même temps que les sentiments qu’elle nourrissait déjà pour le jeune homme, et en même temps, elle sentait que du bout de ses lèvres, Devraj arrivait à suspendre le temps. A chaque fois qu’il déposait un baiser sur sa peau qui était toujours en demande de la douceur de sa bouche contre elle, son cœur qui ratait très souvent un battement, s’arrêtait parfois de battre sous le coup de l’émotion beaucoup trop forte pour un organe bien faible en présence de l’Indien. Mais ça lui plaisait. Et pour la première fois elle comprenait ce qu’entendaient les gens lorsqu’ils disaient avoir le souffle coupé. Dans le cas de Padma, lorsque ça lui arrivait, elle n’avait même pas besoin de penser à reprendre sa respiration parce qu’elle savait que quoi qu’il arrive elle était à présent en sécurité. Il était devenu son souffle, la personne qui arrivait à faire arrêter son cœur de battre avant de renvoyer une décharge électrique puissante qui redémarrait cet organe battant, pour l’obliger à se manifester d’autant plus fort dans sa poitrine. Si au cours de la soirée elle s’était sentie quelques fois vulnérable, à se dévoiler comme jamais elle ne l’avait fait auparavant, même pas avec sa petite sœur qui était quasiment sa seule confidente, l’Indienne était prête à lâcher prise. Elle était prête à faire tomber les barrières qui avaient protégés son cœur pendant ces longues années d’une autre peine de cœur, ne s’étant toujours pas remise de la première. En y pensant, c’était stupide de la compter comme une vraie peine de cœur alors qu’elle n’avait que trois ans au moment des faits, mais elle s’était rendue compte qu’il n’y avait pas d’âge limite pour découvrir ce qu’était un cœur brisé. Le sien avait survécu à l’abandon par ses parents dans un orphelinat alors qu’elle n’avait que quelques jours, mais avait voulu s’arrêter de battre définitivement lorsqu’on l’avait forcé à quitter la seule personne qui comptait pour elle. Padma le savait, Devraj n’arriverait jamais à remplacer l’ami qu’elle avait perdu, mais quelque chose dans ses paroles rassurantes, ses baisers, ses caresses et le regard protecteur qu’il posait sur elle, donnait l’impression à l’Indienne que si elle avait su trouver son étoile plus tôt, elle en serait là dans tous les cas. A ses côtés en train d’apprécier le son de son cœur qui battait dans sa poitrine, tandis que dans ses veines se mettraient à couler une passion dont elle ignorait l’existence.

Ses doigts entremêlés dans ceux de l’écrivain, elle apprenait à écouter le récit d’une vie dont elle ne faisait pas partie. Et à mesure qu’il parlait, elle se rendait compte qu’ils se ressemblaient sur beaucoup de points. Lorsqu’il parla du choc qu’il a eut en découvrant qu’elle était elle aussi adoptée, elle ne pu s’empêcher d’esquisser un mince sourire. D’une certaine façon, c’était drôle de penser qu’il avait écrit un livre sur deux orphelins, pour finalement se retrouver ici, en compagnie d’une autre orpheline. Même si elle le savait, le livre n’avait aucun rapport avec elle, Padma se disait qu’on écrivait que sur les choses qu’on connaissait le mieux. Et malheureusement pour Devraj, le sujet qu’il devait le mieux maîtriser rimait avec abandon. « On arrivera à les rattraper. » Assura l’avocate d’une voix douce, qui refusait de penser au temps qu’ils avaient déjà perdus loin l’un de l’autre. « Peut-être bien. Mais je me plais à penser que tout est une question de temps. Et qu’on a dû se perdre tous les deux, pour mieux se retrouver. » Certes, ça n’enlevait rien au poids des années écoulées et à la solitude avec laquelle ils vivaient tous les deux avant que finalement ils ne se rencontrent, mais c’était là tout le but de la manœuvre. Elle savait quel goût avait l’absence de Devraj dans sa vie, et maintenant qu’il était là, elle était capable d’apprécier la saveur que prenait son existence avec l’Indien à ses côtés. Et même si quelque part elle aurait préféré que ça arrive plus tôt, elle n’était pas sûre que ce qu’elle ressentait aujourd’hui pour lui, aurait été aussi fort si la rencontre s’était passée des mois voire des années plus tôt. Un sourire dessiné sur le visage, elle lança un regard vers le ciel à la recherche de Cassiopée et lorsqu’elle la repéra, poussa un soupir de soulagement. Elle était toujours là, toujours aussi brillante, cette étoile qui l’avait ramené vers son Devraj. Son Devraj, une pensée qui réchauffait encore plus son cœur. « Oh ? » S’étonna Padma qui coupa court au fil de ses pensées. Elle avait envie de lui dire que ça ne comptait pas, parce qu’un moment magique comme ils étaient en train de vivre ne pourrait de toute façon jamais s’oublier, mais elle aimait l’entendre parler d’elle en ces termes. A vrai dire, elle l’aimait entendre parler tout court. « Oh. » Un ‘oh’ triste cette fois. « Un incident ? Quel genre ? » Osa demander l’Indienne avec appréhension. Et comme si elle ressentait à nouveau sa peine, son cœur se brisait en pensant au garçon perdu, seul et apeuré dans une chambre d’hôpital avec plus aucun souvenir ou quelque chose du passé auquel se raccrocher. « Oui, je comprends. » A genoux devant lui, sa main toujours dans la sienne, elle y déposa un baiser avant de planter ses yeux dans les siens. « Mais je suis là, maintenant. Et à deux on va pouvoir créer encore plus de souvenirs que même le temps ne pourra pas effacer. » Et ça, c’était une promesse qu’elle se faisait.

Elle laissa s’échapper un hoquet de surprise en se sentant basculée sur le sable, mais se laissa faire. Au contraire, après la surprise son geste provoqua un petit rire chez la jeune femme qui se cala confortablement contre lui. Même le sable qu’elle aurait trouvé inconfortable en temps normal, avait la même douceur qu’un matelas sur lequel ils se seraient allongé tous les deux, avec lui à ses côtés. Le regard fuyant à sa première question alors qu’ils étaient à nouveau sur le point d’évoquer son passé,  elle laissa ses yeux se poser sur une étoile au hasard, qui ne brillait pas autant que la leur, mais qui avait au moins le don de capter son attention pendant quelques secondes. « Dans un vieil orphelinat à Chennai. » Répondit Padma d’une façon détachée avant de finalement reporter son regard sur lui. De sa main libre, elle se mit à caresser doucement du bout des doigts les traits que composaient le visage de l’Indien, tout écoutant ses questions. « Non, je ne les ai jamais connu. Je suppose qu’eux non plus n’ont jamais eu envie de me connaître. » Un rire sans humour traversa ses lèvres sans qu’elle ne s’arrête de faire bouger le bout de ses doigts contre la peau de Devraj. Elle commença par son menton qu’elle traça avant de remonter le long de sa joue, puis le front où elle s’arrêta au milieu pour y laisser descendre son doigt le long de son nez parfaitement dessiné et sur lequel elle avait envie de déposer un bisou mais se retint. « J’étais une enfant plutôt calme. Enfin, si on oublie les premiers mois où je suis arrivée. » Comme plus tôt, elle se concentra sur ses lèvres où elle y dessina les contours encore, et encore, et encore, sachant très bien qu’elle ne se lasserait jamais. « Tous les soirs je mettais mon vieux sac à dos sur les épaules, et j’allais m’asseoir devant le portail de ma famille adoptive en attendant qu’on vienne me chercher. Parce que je pensais bêtement qu’il était impossible qu’on puisse expédier une enfant de trois loin de ses repères, sans rien lui expliquer. » Ce souvenir dit à voix haute pour la première fois, resserra le cœur de l’avocate, mais elle préféra esquisser un sourire. « Tous les soirs j’ai demandé aux étoiles de me ramener chez moi. Et tout me pousse à croire qu’elles ont fait les sourdes pendant toutes ces années pour que je puisse te trouver toi à la place. Mon chez moi. Chez nous. » Elle poussa un soupir et suspendit son geste pour glisser sa main dans le cou de l’Indien. « Je me souviens de poudre de couleurs, principalement. C’est étrange comme souvenir mais c’est le seul souvenir concret qu’il me reste de l’Inde. La seule chose que j’ai réellement gardée de cette ancienne vie, c’est mon prénom. C’était celui de ma mère biologique. » Un détail qui ne semblait pas important mais dont elle trouvait nécessaire de préciser. « J’ai tout laissé là-bas. Du moins on m’y a forcé… même le pendentif, qui me venait aussi de ma mère lui aussi, à croire qu’ils voulaient vraiment que j’oublie cette vie. » Et à nouveau, un rire sans humour franchit ses lèvres.   


Deewani ho gayi
the sirens were dangerous creatures, who lured nearby sailors with their enchanting music and voices to shipwreck on the rocky coast of their island



JE SUIS AMOUREUSE, NE ME POSEZ PLUS DE QUESTIONS.
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Devraj MoreaLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Padma | La nuit des étoiles ( le Dim 11 Nov 2018 - 3:27 )
Un hochement de tête en guise de réponse, ne pouvant que l’affirmer également. Le temps, il ne court généralement pas après. S’il pense que vingt-quatre heures passent vite, il n’en a jamais souffert, ne s’en est jamais plaint, sauf peut-être lors de ces journées où les mots ne glissaient pas assez rapidement sur le papier, jusqu’à finir rayés, offrant une vision brouillon de ses idées à quiconque osait jeter un œil sur ses écrits, par-dessus son épaule. Seulement, là, ça lui semble si… juste pour profiter d’elle, apprendre à la connaître et rattraper ce qu’ils n’ont pu partager avant aujourd’hui. Néanmoins, la promesse d’une vie entière à ses côtés le rassure, lui souffle qu’ils n’ont nullement besoin de se précipiter et que les occasions seront dorénavant nombreuses. « C’est ce qui s’appelle voir le verre à moitié plein, plutôt qu’à moitié vide. » déclare-t-il, un sourire amusé formé sur son visage, alors qu’il reprend son sérieux pour ajouter : « Tu penses que ce n’était pas le bon moment pour se trouver ? » Et c’est possible. Il avait soif de découverte, ne se posait pas dans un endroit, sans penser à ses futures aventures. Une journée ne ressemblait à aucune autre et s’il s’est parfois perdu, les soirs de solitude, dans les bras de femmes dont il se rappelle vaguement les prénoms, il n’a jamais ressenti un tel déclic qui le pousse à s’arrêter définitivement dans une ville. Il se plaît à croire que si son regard avait croisé le sien plus tôt, Padma aurait réussi à changer la donne, comme elle le fait à l’instant. Pas besoin de lui demander de ne pas s’envoler dans son Inde natale. Il suffit qu’elle entrelace ses doigts avec les siens, que sa voix brise le silence, ou la sentir plus simplement dans ses bras. Tout son être suffise à son bonheur. Devraj sait qu’il ne pourra ni se passer d’elle, ni de leurs échanges, encore moins de sa chair, de son odeur. Durant ses périples, il a rencontré des drogués, incapables de passer une soirée sans leur poudre blanche. Une dépendance qui lui a été proposé, juste pour essayer, pour rendre la nuit meilleure et de nature indépendante et libre, il a refusé, aussi parce que ça ne le tentait pas, mais il est convaincu de goûter à une drogue plus douce, mais plus forte encore. C’est elle, son addiction dont l’effet est si fou qu’il a constamment l’impression de planer, sans une seconde de répit. « Comment veux-tu que j’oublie ça… ? Tu m’as tapé dans l’œil. » Ca ne lui arrive pas tous les quatre matins. Il est certain que ça ne se vivra qu’une seule fois, alors il en profite, apprécie cette proximité qui lui donne tant de possibilité. Celle d’embrasser sa peau à chaque fois que la tentation se fait trop forte, ou encore se perdre sur ses traits qu’il fixe intensément, comme s’il craignait de se réveiller le lendemain et de n’avoir comme seul souvenir de cette nuit avec elle, ces images créées de toute pièce, tant ça lui paraît irréel.

A sa question, Devraj hausse les épaules. Parler de cet incident grave lui est difficile. Non pas parce que ça provoque une douleur intenable, mais parce qu’il ne s’en rappelle pas et c’est ce qui le blesse. A force de se renseigner sur les troubles de la mémoire, il en est venu à la conclusion que son esprit s’était fermé, envoyant dans un coffre verrouillé par de nombreux cadenas, les détails de cette nuit qui a bouleversé sa vie entière. Il a également pensé à une thérapie hypnotique… Mais laisser un psychiatre voir en lui, sans qu’il n’ait conscience de rien, sans qu’il ne contrôle ses propres réactions l’ont effrayé, si bien qu’il a laissé de côté cette solution, en espérant un déclic. Il l’attend toujours. « Un incendie. Je suis resté bloqué sous les gravats. Apparemment, j’ai eu une sacrée chance. » L’infirmière devenue sa mère adoptive n’a pas eu le courage de lui parler des blessés et surtout les morts que ça avait provoqué pour ne pas le brusquer ou le déprimer. Le sortir de cette spirale infernale, l’aider à se relever, c’était l’objectif, alors le silence était d’or et son mutisme arrangeait bien l’affaire. Il a eu conscience de ça lorsqu’il a été en âge de comprendre comment fonctionnait la recherche à la bibliothèque municipale. « Mais se réveiller sans savoir qui l’on est… J’ignore si c’en est vraiment une. » C’est du moins son état d’esprit, lorsqu’il se perd dans ses doutes. « Je suis tombé sur des gens bien, qui m’ont aidé à me reconstruire. Je ne dis pas que ça été évident… Mais je n’en serai probablement pas là, aujourd’hui, s’ils n’avaient pas été là. » Son besoin de voyager, sans doute n’aurait-il pas été aussi indispensable et son chemin ne se serait pas arrêté dans cette ville italienne. « Avec toi. » Rien que pour ça, il veut bien repasser par les mêmes moments douloureux. Le final en vaut la peine ; c’est l’effet d’un feu d’artifice, une pluie d’étoiles. « Ca commence plutôt fort. » dit-il, en prenant un faux air arrogant, avant d’en rire.

Ce même son s’intensifie à la résonnance du sien, puis s’efface, laissant place à un silence pesant. Pour l’encourager, il effleure du bout du nez, sa joue, descend sur son menton qu’il s’apprête à embrasser, lorsque la réponse lui fait l’effet d’un choc, si bien qu’il relève soudainement la tête. Son cœur s’est accéléré, part dans une course folle, comme s’il cherchait à rattraper le premier coureur d’un marathon. C’est une coïncidence. Alors pourquoi sent-il une boule s’installer au creux de sa gorge ? Les mots lui manquent, tandis qu’il imagine une petite fille dans un orphelinat de Chennai. Il y en a tellement là-bas qu’elle peut avoir séjourné dans n’importe lequel, mais les points en commun vont au-delà d’une simple similitude. Il tente de se reprendre, retrouve une certaine contenance tandis qu’elle se laisse aller à répondre à sa curiosité. Celle-ci est attisée à chaque détail ajouté. Intérieurement, il sent quelque chose se produire, bouillonner. « Ils ont eu tort. » arrive-t-il à articuler. « Tu es un joyau, ils ont eu tort. » Comment peut-on abandonner une fille pareille ? Elle est tout ce que lui a espéré. Elle aurait pu faire la joie de ses géniteurs, mais pour une raison qu’il ignore, elle a été délaissée. Comme lui. Devraj ferme les yeux et se détend au contact de ses doigts sur sa peau. « Qu’est-ce que tu fais ? Tu apprends mon visage par cœur ? » Et ça lui plaît. Ses gestes sont délicats, tendres. Il saisit sa main à présent posée sur ses lèvres pour y déposer un baiser, puis un deuxième et la guide vers le bas de son menton, la laissant à cet endroit afin de visiter sa peau à son tour. Avec tendresse, il glisse ses doigts sur son bras, son épaule, redescend sur le côté gauche de son buste, jusqu’à longer sa taille. Attentif, l’indien ne perd pas une miette de son histoire qui le trouve davantage. « Et tu as appris pourquoi, par la suite ? » Pourquoi ce départ si précipité. Un frisson s’empare de lui dès que les étoiles se retrouvent au beau milieu de la conversation. A nouveau, il quitte momentanément le chemin de ses doigts qui se sont stoppés sur son ventre. « Les étoiles ont une annotation particulière ? » Ils ne sont pas les seuls à prier la bonne étoile, mais c’est spécial. Beaucoup préfèrent se tourner vers leur Dieu. Le sien s’appelle Cassiopée. « Elles ne font pas toujours correctement leur travail. Un peu maladroitement parfois, mais elles ne nous abandonnent jamais. Il faut continuer d’y croire. J’aime penser qu’elles veillent sur nous. » C’est seulement lorsque le ciel est trop nuageux pour les visualiser qu’il se sent un peu perdu, maussade. « Ca aura pris le temps qu’il faut… Mais si tu penses bien, il fallait peut-être ça pour la transmission entre Naples et Chennai. Je me suis rapproché au fil des années. J’aurais aimé être là plus tôt. » Pour la soutenir, la prendre dans ses bras, comme il est en train de le faire à l’instant. Devraj s’allonge à ses côtés, passe son bras autour de son corps qu’il rapproche du sien, la serrant tout contre lui dans une délicate étreinte. « Holi. » Cette fête qu’il aime tant et à laquelle il prenait part chaque année. « On t’a embarqué dedans ? Tu te souviens de l’effet que ça fait ? » Cette poudre de couleur jetée. La première qu’il était habitué à lancer, c’était le vert, pour l’harmonie. « Peut-être que c’était une façon à elle de te prouver son amour. » Et ce pendentif aussi. Une lourde signification. Padma a été abandonnée, mais cette femme qui l’a portée a l’air d’avoir souhaité lui transmettre un message. Message qui lui reste à peine, ayant perdu un bien précieux. « Pourquoi ? » Il ne comprend pas. Ca la définissait, ça faisait partie de son histoire. De ses doigts, il capture son menton, tourne sa tête en sa direction et presse ses lèvres contre les siennes, de longues secondes, s’enivrant de son odeur, de la sensation que ça lui procure, mais c’est surtout pour qu’elle ne se sente pas seule. « Tu te souviens d’autre chose ? » murmure-t-il, front contre le sien.


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Sujet: Re: [Terminé] Padma | La nuit des étoiles ( le Dim 11 Nov 2018 - 23:05 )

« Je pense qu’après avoir passé autant de temps loin de toi, je serai capable d’apprécier encore plus ta présence à mes côtés. » C’était la façon dont elle préférait voir les choses. Elle se refusait de penser que leur chemin auraient pu se croiser plus tôt parce qu’ils auraient été au même endroit, au même moment. Et la puissance des sentiments qu’elle ressentait alors qu’elle ne connaissait le jeune homme depuis une heure tout au plus, confortait Padma dans l’idée qu’ils n’auraient jamais pu se retrouver dans une même pièce ou un même endroit sans qu’ils ne ressentent la présence de l’autre. Ce n’était pas les yeux de Padma qui avait repéré Devraj en premier, mais son cœur. C’était lui qui s’était mis à battre avec intensité dans sa poitrine, lui qui avait voulu bondir de sa cage thoracique pour rejoindre celui avec qui il était destiné à battre depuis le début. C’était lui qui faisait savoir à l’Indienne qu’elle avait passé ses trente-deux dernières années sans lui, mais qu’elle était prête à passer les trente-deux prochaines à ses côtés, si ce n’est plus. « Normal, tu m’as regardé ? Comment oublier un visage comme le mien ? » Plaisanta Padma qui dégagea son propre visage de quelques mèches folles pour qu’il puisse admirer un peu plus son visage, avant de pouffer doucement de rire. Elle se laissa quelques secondes à son tour pour le contempler, comme si elle essayait de mémoriser à la perfection ce qu’ils étaient en train de vivre tous les deux. Padma savait comment fonctionnait la mémoire et savait déjà que d’ici quelques années voire mois, elle ne se souviendrait pas en détail du moment qu’ils étaient en train de vivre. Elle se souviendrait uniquement de la chaleur que dégageait son corps à chaque fois qu’il se collait contre elle, de la douceur de ses lèvres contre les siennes et de la sensation de picotement qu’elle avait au bout des doigts à chaque fois qu’elle touchait sa peau. Son cœur lui, se rappellerait de chaque détail jusque son dernier battement, rendant presque la mémoire de Padma jalouse de ne pas pouvoir en dire autant.

Sa main dans celle de Devraj, l’Indienne commença à dessiner des arabesques sur la peau de ce dernier, de son pouce juste pour l’encourager à parler. En voyant ses épaules se soulever comme pour se donner un air détaché, Padma se concentra aussitôt sur les yeux de l’écrivain qui eux ne mentaient pas. Elle resta silencieuse et préféra garder toute réflexion pour elle, mais pendant un court instant elle avait cette impression qu’il lui échappait. Et pas seulement parce qu’il se plongeait dans un souvenir dont elle ne faisait pas partie, mais parce que la tristesse et la douleur qu’elle pouvait déceler dans ses prunelles étaient d’une telle profondeur, qu’elle n’était pas sûre de pouvoir l’aider à guérir de ses blessures un jour. Pourtant, elle voulait vraiment croire que sa seule présence dans sa vie suffirait à effacer sa peine. Alors qu’elle s’apprêtait à poser sa main contre sa joue pour qu’il revienne à elle, elle suspendit son geste à la mention d’un incendie. Son cœur tressaillit dans la poitrine au point qu’une petite douleur ne naisse. La bouche de l’Indienne s’assécha aussitôt tandis que l’air lui manquait presque sans qu’elle ne sache pourquoi. Sa raison lui soufflait de se calmer parce que ce n’était qu’une coïncidence, mais son cœur lui n’entendait pas de cette oreille et se mettait à tambouriner d’autant plus fort dans sa poitrine. Par curiosité Padma avait fait des recherches pour savoir ce qu’était devenu l’orphelinat dans lequel elle avait vécu quelques années, et en apprenant qu’il avait été détruit par les flammes, elle n’avait pas osé aller plus loin. Elle ne voulait pas savoir ce qui était arrivé ses camarades avec lesquels elle avait grandit, mais surtout à lui. Et comme si ça ne suffisait pas, sa douleur s’intensifia lorsqu’elle entendit le court récit de Devraj sur sa vie après son réveil. Parfois elle-même avait souhaité perdre la mémoire, que ses souvenirs désagréables disparaissent, parce qu’elle pensait que ça ferait disparaître la douleur également. Mais elle avait appris à ses dépends que même si les souvenirs s’effaçaient, la peine et la douleur elle, non. Pire, s’ajoutait à ça l’incompréhension avec laquelle on devait vivre. Elle imaginait que c’était ce qu’avait connu l’Indien jusqu’à présent, et même si elle n’avait pas la prétention de penser qu’elle pourrait régler tous ses problèmes, elle se promettait d’essayer de l’alléger de ceux déjà présents. « Merci à ces gens de t’avoir mené jusqu’à moi. » Elle esquissa un petit sourire avant de déposer un baiser sur ses doigts, gardant quelques instants sa main contre sa joue. « Et dis toi que ce n’est rien comparé aux autres souvenirs à venir. J’espère que t’es prêt. » Plaisanta à moitié Padma.

Allongée sur le sable, elle n’avait d’yeux que pour lui. Même les étoiles qui s’étaient mises à briller plus fortes selon Padma, pour entrer en compétition avec la beauté de l’Indien, perdaient misérablement. Il n’y avait rien qui pouvait égaler ce doux visage, qui pourrait facilement rendre jalouse la lune. Tout comme il n’y avait rien ni personne qui arriverait un jour à faire battre son cœur avec cette telle puissance. Chaque baiser qu’il déposait sur sa peau lui donnait l’impression de découvrir ses lèvres pour la toute première fois, chaque caresse mettait en alerte chaque fibre de son corps qui en demandait toujours plus, et même son souffle qui ne faisait qu’effleurer sa peau arrivait à incendier son cœur qui s’affolait à la simple idée qu’il puisse encore la toucher. Et même le silence qui s’était installé entre eux momentanément lorsqu’ils abordèrent l’ancienne vie de Padma, n’arriva pas à briser la tension entre eux ; deux êtres attirés l’un par l’autre qui apprenait à se découvrir. « Un joyau, rien que ça. » S’amusa l’Indienne qui avait déjà entrepris de tracer le visage de l’écrivain du bout des doigts. « Non, ton visage je le connais déjà par cœur. Là je fais autre chose. » Un sourire malicieux écarta les lèvres de Padma qui s’amusait surtout de ses réactions. Bien qu’elle n’ait pas menti. Son visage elle l’avait mémorisé dés le moment où ses yeux s’étaient posés sur lui, mais elle avait envie de le sentir sous ses doigts pour que son cœur prenne sa forme. Même s’il lui appartenait déjà entièrement, elle se plaisait à le sculpter pour qu’il soit à l’image de celui qui lui donnait envie de battre. Lui de son côté ne se privait pas pour en faire de même en laissant sa main glisser le long du corps de Padma. Elle s’arrêta dans son geste pour secouer doucement la tête en guise de non. Elle ne savait pas pourquoi elle et pas une autre, et n’a jamais osé poser la question de toute façon. Mais elle imaginait qu’avoir beaucoup d’enfants à s’occuper ne devait pas être tous les jours faciles, alors dés qu’on demandait à en adopter un, ils ne perdaient pas de temps. Les lèvres tremblantes à l’évocation des étoiles, elle secoua à nouveau la tête. « Je les ai longtemps détesté pour ça. » Mais aujourd’hui elle avait envie de croire que c’était du passé et que son conflit avec elles étaient résolu. « Et j’aurais aimé que tu sois là plus tôt aussi… Tu fais confiance aux étoiles, à qui d’autre ? » S’intéressa l’avocate qui voulait savoir s’il était croyant ou pas. De son côté, elle avait décidé le jour de son départ pour l’Italie que personne n’était digne de sa confiance, que ce soit les étoiles ou les divinités, elles l’avaient toutes abandonnées quand elle en avait le plus besoin. Et même si aujourd’hui elle en voulait un peu moins aux étoiles, elle n’en restait pas moins persuadée que personne ne veillait sur elle. Aucune force cosmique ne lui était venue en aide, pas même les humains qui étaient supposés le faire. Son sourire se dessina un peu plus en sentant son corps se rapprocher de celui de Devraj, alors qu’elle passait une jambe entre les siennes pour se caler plus confortablement contre lui. « Oui c’est ça, Holi. Je ne me souviens pas de grand-chose, juste de la poudre de couleur partout, et de certains éclats de voix, surtout ceux d’enfants joyeux. » Au moins quelque chose de positif qu’elle gardait de son enfance. « Me prouver son amour ? J’en doute. Enfin, peut-être, je ne sais pas. J’aurais préféré qu’elle ne le fasse pas. » Avoua-t-elle avec un pincement au cœur. « Parce qu’on devait être des enfants qu’on a envie d’adopter. Quel parent aurait envie d’un enfant qui s’accroche encore à son passé ? » Un voile de tristesse recouvrit ses pensées qui s’étaient perdues très loin, mais que Devraj arriva à ramener à lui grâce à ses lèvres. Mais cette fois, il n’arriva pas à faire partir sa peine. L’inciter à parler de son passé qu’elle avait elle aussi finit par laisser derrière elle, ne faisait que rouvrir des blessures qui n’étaient pas encore cicatrisés. Une larme roula le long de sa joue qu’elle essaya de dissimuler en enfouissant sa tête le cou de l’Indien. « Tu sais ce que ça fait que d’avoir l’impression d’avoir perdu quelqu’un sans en être sûr ? Moi aussi, en quelques sortes. J’avais un… quelqu’un que j’ai laissé en Inde. » Elle avait hésité à donner un titre officiel à cette personne dont elle n’arrivait pas à se souvenir. Il était bien plus qu’un ami et même du haut de ses trois ans, elle avait su voir en lui le repère qu’il était devenu. « Mais en parler ne sert à rien, je ne me souviens même pas de lui. » Elle essuya une dernière larme et esquissa un mince sourire, avant de déposer un léger baiser sur le nez de Devraj. « Toi parle moi de ton enfance, quel genre d’enfant étais-tu. Tu as des frères et sœurs ? Et d’où t’es venu cette passion pour l’écriture ? »  S’intéressa la jeune femme qui avait hâte de tout savoir à son sujet. 


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Sujet: Re: [Terminé] Padma | La nuit des étoiles ( le Mer 5 Déc 2018 - 2:25 )
Pendu à ses lèvres, le temps semble s’être arrêté, alors qu’il prend connaissance de cette déclaration, la décortique mot par mot. Ses yeux, troublés, ne quittent pas les siens, tandis qu’il sent l’émotion monter. Il ignore précisément ce qui se passe dans son for intérieur, mais ça le bouleverse. Pas seulement de comprendre que son désir de rester auprès d’elle jusqu’à la fin de ses jours est partagé, mais également dû à cette impression que même un tremblement de terre ou la pire des catastrophes naturelles ne réussiraient pas à les séparer. L’idée même qu’on puisse l’éloigner de lui le met mal à l’aise. Et pourtant, bien que rêveur, il a ses souvenirs qui le rappellent à l’ordre et le poussent à redescendre sur terre. C’est possible. Un incendie a bien été suffisant pour le priver de souvenirs, douloureux ou mémorables. Une boule s’installe au creux de son estomac, campe, quand bien même il tente désespérément de la faire disparaître avec des pensées plus légères. C’est finalement sa boutade qui le déride, lui décochant un sourire au passage. Même s’il ne confirme pas, elle a raison ; jamais il ne pourrait oublier un visage pareil. Jamais. Il se plait à le croire. Tout comme il ne pourrait effacer le souvenir de ses doigts longeant sa peau. Ces sensations sont si nouvelles, l’apaisent alors qu’il songe à ce passé flou, qu’il peut simplement imaginer. Chaque fois avec des scénarios différents. Tantôt, ses parents ne souhaitaient tout simplement pas d’un enfant, tantôt ils sont décédés dans un accident de voiture. Parfois, il lui arrive de se dire que son père a manqué à ses responsabilités, que sa mère était trop jeune pour savoir comment gérer un enfant, qu’elle ne se sentait pas prête à devenir maman, mais toutes ces idées sont chassées dès lors que la réalité reprend place. La vérité, c’est qu’il peut élaborer tous les scénarii du monde, rien ne remplacera le vrai : Devraj est un gamin qui n’a aucune idée de qui il est, d’où il vient et qui doit vivre avec ce vide, qui, autrefois, le blessait au point d’avoir envie de se terrer pendant une journée entière ; celui de sa soi-disant naissance. Mais ce gouffre, elle le comble. La solitude n’est plus. « Je les remercierai pour toi. Pas tout de suite, mais je m’en chargerai. » Les connaissant, ils seraient capables de le harceler de questions jusqu’à ce qu’il crache son identité et ne cesseraient de lui mettre la pression pour rencontrer cette femme qui occupe une place importante. Ses parents adoptifs ont tellement envie qu’il trouve chaussure à son pied, qu’il cesse ses histoires bancales, des relations n’allant pas au-delà de trois mois, pour se stabiliser. Au-delà de vouloir des petits-enfants et une belle-fille à admirer, il souhaite surtout voir l’orphelin s’épanouir. Padma l’aide dans ce sens. « Prêt ? Tu en doutes ? » lance-t-il, avec une pointe d’amusement. Prêt à tout ça, il ne l’était pas, mais il s’attend à tout à présent.

« Puisque je te le dis. Tu devrais me croire sur parole. » Ces mots ne sont pas prononcés dans le vent, n’ont ni le but de la réconforter, ni de l’amadouer afin qu’elle tombe un peu plus sous son charme. C’est sincère. Si pour ces gens-là, l’abandonner a été la solution à tous les problèmes, s’ils n’ont pas su voir ce qu’elle représentait, lui en a conscience. Hors de question de la laisser filer entre ses doigts. Il y tient comme à la prunelle de ses yeux. Son cœur est attaché à celle qui a su, en un regard, lui provoquer des battements fous. C’est un joyau rare, un diamant qui n’a pas de prix, un aimant et lui le métal. Il est bien décidé à en prendre soin. « Tu le connais déjà par cœur, hm ? » L’a-t-elle observé comme lui n’a eu de cesse de s’attarder sur ses traits, au point d’en connaître le moindre recoin ? « Et tu fais quoi, alors ? » l’interroge-t-il, avec une once d’impatience. Impatient de savoir la réponse. Curieux d’en apprendre davantage sur son lien avec les étoiles qu’il sait maintenant tendu. « Pourquoi cette colère ? » C’est elles qui les ont réunis ce soir et il espère qu’à travers cette rencontre hasardeuse, ou qui relève du destin, elles ont pu se faire pardonner dans le cœur de l’indienne. Dans le sien, elles ont cette place increvable, particulière et qu’importe ce qu’on a bien pu lui raconter sur elles, il ne s’est ni laissé démonter, ni influencer. « Les étoiles sont celles vers qui je me tourne en premier, mais je crois également en nos Dieu hindous. Je suis croyant, si telle est ta question. » Il est passé par des instants peu sûr de lui, où il s’interrogeait sur l’existence de ces divinités, surtout lors de ses voyages où dans les rues, la pauvresse et la peine se reflétaient dans les iris de chaque habitant. Ca l’a effrayé. La question qui revenait le plus souvent, c’était ; si un être aussi puisant existait, pourquoi donc laissait-il le monde périr de la sorte ? Des gens perdent la foi pour ça, d’autres la laissent s’évanouir pour moins que ça encore. Les doigts crispés sur son bras, il reprend bien vite : « Tu sais… Dans des moments où tu es perdue, où tu as l’espoir s’essouffle, où tu as l’impression qu’on te tourne le dos, ça fait du bien de croire en quelque chose, de te raccrocher à ce que tu peux. Tu vois où je veux en venir ? Sans tout ça… Je ne sais pas comment j’aurais pu garder la tête haute. » Parce qu’il a ses faiblesses, qu’il a une force de caractère, mais qu’il a besoin des autres, d’une certaine manière. D’entités. « Tu ne crois pas en quelque chose, toi ? » Il saisit sa jambe entre les siennes et la cale contre sa hanche, entremêlant sa jambe à l’autre. Son visage enfouit au creux de son cou, Devraj y dépose quelques baisers, respirant son odeur, la mémorisant. « Rappelle-moi de te montrer ce que c’est, dans ce cas. » Certes, ils ne sont pas en Inde, mais la poudre de couleur, ça se trouve aisément. L’ambiance sera différente… Un jour viendra où il lui montrera la véritable. « Ce ne sont que des suppositions, mais… Tu penses qu’on donne un souvenir à son enfant qu’on abandonne sans l’aimer au moins un peu ? » Ou alors, c’est être masochiste. Ca peut être dû à la culpabilité également. « Les miens. » répond-il, du tac-au-tac, pour lui dire que c’est possible. « Et d’autres, je suppose. On n’adopte pas un gamin sans prendre en compte ses souffrances. J’ose croire qu’ils veulent nous sauver de nos maux, mais pas nous les effacer totalement. » Les siens ont respecté ses moments douloureux, ses instants de doute, ses nombreuses questions. Coupable de son état, l’écrivain caresse sa chevelure, puis embrasse sa tête, sa joue visible et humide. « Pardonne-moi. Je ne voulais pas te heurter. » Ni lui procurer des émotions négatives. « Tu es certaine de ne pas vouloir en parler ? » Parce qu’il pourrait tout à fait comprendre. Ce qu’elle ressent, il le partage au quotidien, mais ne saurait lui expliquer pourquoi. « Tu n’as aucun souvenir ? » Même pas un, totalement anodin, qui lui rappelle ce fameux quelqu’un ? Tendrement, il caresse son visage et du pouce, efface les traces laissées par les gouttes d’eau salée. « Eh bien… J’étais un peu perdu. J’ai grandi auprès du frère de l’infirmière qui a pris soin de moi, à mon arrivée à l’hôpital. C’est elle qui m’a donné mon prénom. Un peu turbulent au début, refermé… Mais ils m’ont aidé à m’ouvrir. Lui, surtout. J’ai eu l’impression d’avoir une relation privilégiée… Ca a créé quelques tensions avec sa fille. J’ai une sœur, donc, adoptive, mais je la considère comme telle. » Ils ont vécu ensemble depuis trop d’années pour qu’il la voit autrement. Même s’ils ne s’entendent pas toujours, au fil du temps, ils ont fini par tisser des liens. « Quant à l’écriture…Depuis toujours, je crois, mais je l’ai compris lors des nombreux voyages en famille. Ils m’inspiraient des personnages, des histoires. Je ne sais pas d’où je la tiens exactement, mais elle est là. » Cette passion le consume de l’intérieur. Sans écriture, il serait bien malheureux. Devraj en a besoin, si bien qu’il a toujours sur lui un crayon et une feuille de papier, pliée en quatre, ou en six, afin d’y noter des idées, par crainte que celles-ci s’effacent. « Et toi ? En plus de tes livres, il y a-t-il quelque chose qui te donne l’impression d’être vivante ? » Puisqu’il s’agit de ça. A travers ses écrits, il vit, Devraj.


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Sujet: Re: [Terminé] Padma | La nuit des étoiles ( le Mer 5 Déc 2018 - 17:02 )

Si son corps collé contre celui de l’Indien appartenait au présent, ses pensées quant à elles avaient fait un bond dans le temps de plusieurs années, pour se réfugier l’espace de quelques instants dans une vie tapissée de bribes de souvenirs. Tout ce qu’elle voyait c’était des formes sombres dans un brouillard qui ne lui permettaient pas d’identifier quoi que ce soit, tandis que la douleur elle, était d’une telle intensité qu’elle avait l’impression qu’à la place du sang qui coulait dans ses veines, se trouvaient des flammes qui allaient directement incendier son cœur. Pourquoi des flammes elle ne le savait pas, peut-être voulait-elle indirectement faire écho à l’histoire que lui racontait Devraj et dont elle ne faisait pas partie. Quoi qu’il en soit, c’était la première fois depuis des années qu’elle sentait que malgré la douleur, elle arriverait à se relever réellement pour pouvoir se projeter dans un avenir qu’elle s’interdisait jusque-là. « Pas une seule seconde. » Répondit Padma sur le même ton amusé que le jeune homme. Un changement s’était opéré en l’espace d’une soirée voire moins et les effets étaient immédiats. Même si le constater pouvait effrayer l’avocate, elle avait ce nouveau sentiment qui prenait le pas sur ses peurs et qui la poussaient à se lancer dans des aventures dont elle n’aurait jamais osé auparavant. Devraj était son aventure, son imprévu, son chamboulement. Il était la première et sûrement la dernière personne à qui Padma permettrait qu’on bouleverse son quotidien avec une telle puissance. Son arrivée dans sa vie ne remontait qu’à quelques heures, peut-être moins à cause de la notion du temps qui lui échappait, pourtant au creux de ses bras elle avait l’impression que sa place a toujours été à ses côtés mais qu’il n’attendait que le bon moment pour venir à elle. De sa vie toute entière, elle avait envie de l’abandonner entre ses mains et de synchroniser chaque seconde que lui offriraient les prochaines années, aux siennes, pour que plus jamais elle ne ressente son absence. Comment est-ce qu’en un battement de cils, Devraj était passé du statut d’inconnu, à la pièce manquante du puzzle que constituait son existence ? Elle n’en avait aucune idée, et même si elle savait qu’une fois la légèreté de la soirée passée, elle se repasserait en boucle ces moments pour essayer de trouver une explication logique aux sentiments qui grandissaient à vue d’œil à l’égard de l’écrivain, la certitude d’obtenir des réponses à ses questions restaient quasi nulles.

Avec le sol en guise de matelas, Padma s’était mise à se servir de son doigt comme d’un outil de modelage pour que le bout de ses doigts en contact avec la peau du jeune homme, aident son cœur à prendre la forme de son visage. « Par cœur. » Répéta l’avocate, un sourire aux lèvres. Il avait beau s’amuser de sa réponse, mais elle avait déjà mémorisé chaque millimètre de son visage à la lueur de la lune qui leur servait de lumière. Les étoiles elles, ne faisaient que mettre en valeur les petits détails qu’elle ne cessait de découvrir à chaque fois que ses yeux se posaient sur ce doux visage. « Je m’assure que tu es bien réel. » Sa réponse en disait trop comme pas assez. Mais elle avait du mal à mettre des mots sur son besoin de l’avoir sous ses doigts pour être sûre qu’elle n’était pas en train de rêver. Si elle avait laissé son cerveau marquer au fer rouge le prénom de l’Indien dans sa mémoire, son cœur gourmand lui, en réclamait toujours plus. Il voulait prendre la forme de ses traits en signe d’abandon. Il lui appartenait entièrement et dans toute la fierté qui l’habitait, il voulait le faire savoir à ses autres organes pour qu’ils apprennent la nouvelle ; ils n’étaient plus seuls. Tout comme ses poumons qui semblaient avoir trouvé une vraie bonne raison pour se remplir d’air, autre que la survie de Padma, son cœur, lui s’était déjà mis à battre au rythme de celui pour qui il avait déjà capitulé.

Ce fut à l’évocation des étoiles qu’elle suspendit son geste, un soupir traversant ses lèvres. « Parce que la petite fille que j’étais, les a longtemps tenues responsables de mon départ de cet orphelinat. On m’avait dit que si un jour je me sentais perdue, je n’avais qu’à lever la tête et… Je l’ai fait. Puis j’ai essayé de la baisser pour prier, mais toujours rien. » Elle ponctua sa phrase d’un petit rire sans humour, comme si ce qu’elle venait de dire ne la touchait pas, alors que chaque mot la renvoyait à une période de sa vie qui ne se résumaient qu’à des crises de larmes et à la peur d’une nouvelle vie qu’elle n’avait jamais demandée. Curieuse, elle le questionna sur ses autres croyances et sans surprise, il croyait en la religion. Chacune de ses paroles qu’elle écoutait attentivement la laissaient pensive. « Ma petite sœur. » Répondit Padma après de longues secondes. C’était stupide dit comme ça, mais elle avait été vers qui elle s’était tournée toutes ces années lorsqu’elle avait besoin de courage. « Ça a toujours était en elle que j’ai puisé ma force et pour elle que je ne suis jamais permise de baisser les bras. C’est différent de ce que tu décris et j’en ai parfaitement confiance. Mais c’est à elle et à un bonheur que je voulais lui offrir que je me suis raccrochée, parce qu’elle, au moins était là quand j’en avais besoin. » Et en disant ces paroles à voix haute pour la première fois, elle venait de réaliser quelque chose. « C’est épuisant, devoir jouer un rôle qui n’est pas le sien. » Mais n’ayant pas eux le choix, elle s’en était accommodée. Comme pour passer à une autre conversation, elle déposa ses lèvres contre les siennes pendant de longues secondes avant de le laisser glisser dans son cou, un rire étouffé s’échappant de sa bouche. Si son seul souvenir heureux d’une enfance lointaine était lié à ces poudres de couleur, elle avait déjà hâte de revivre ce moment d’insouciance et de pure joie en la présence de l’homme qu’elle venait de choisir pour passer une éternité de bonheur à ses côtés. « J’ai essayé de reprendre contact avec elle il y a quelques années, et… Rien. Si c’est sa façon d’aimer, alors je ne la comprends pas. » Elle ne s’était pourtant pas attendue à grand-chose en entamant cette démarche, mais elle a quand même fini par être déçue de la tournure qu’ont prises les choses. Mais elle aimait penser que c’était derrière elle, et qu’au moins elle avait essayé quelque chose. Surprise par sa rapidité à lui répondre, les paroles qui suivirent rappelèrent à Padma que tout le monde n’était pas pareil. Et que si les conditions de son adoption à elle, avaient voulues qu’elle laisse son passé derrière elle, ce n’était pas forcément le cas de tout le monde. Et malgré les larmes qui roulaient le long de ses joues, son cœur ne pu que battre d’apaisement en constatant que Devraj n’avait pas vécu ce qu’elle avait vécu. Il avait été plus chanceux qu’elle et même si quelque part elle ressentait une pointe d’envie à son égard, elle était surtout reconnaissante à ses parents d’avoir pris soin de lui jusqu’à ce qu’elle arrive dans sa vie pour prendre le relai. « Ce n’est rien. » Un sourire rassurant étirant ses lèvres, elle déposa un baiser sur le nez de l’Indien avant de descendre jusqu’à ses lèvres pour sentir sa présence. « Pas aucun. C’est étrange en réalité, si je n’en parle pas c’est surtout parce que je ne sais pas comment faire. Je sais qu’il y avait quelqu’un à une période de ma vie, mais pour une raison qui m’échappe, je n’en garde aucun souvenir clair. Juste son absence. » Une absence injustifiée qui arrivait tout de même à l’affecter, mais elle sentait bien que le trou béant qu’elle avait dans la poitrine commençait peu à peu à se refermer grâce à la seule présence de l’Indien. A son tour elle l’écouta lui parler de son enfance, la tête placée au creux de son cou elle y dispersait des baisers ici et là sans pour autant rater une seule information. Du bout de ses lèvres elle remonta jusque sa mâchoire qu’elle recouvrit de mille baisers, amusée par sa question. « Pas vraiment non, mais je me sens bien vivante là si tu veux tout savoir. » Et son cœur qui n’avait pas ralentit son allure en était la preuve. « Dis-moi quelque chose que ta page Wikipédia, éditée avec soin par tes fans, ne dit pas. N’importe quoi, un poisson rouge que tu aurais oublié de nourrir, une bêtise que tu n’as jamais osé avouer à tes parents, le nom de ton ami imaginaire… N’importe quoi. » Elle avait profité qu’il soit en train de parler pour rouler et faire en sorte qu’il se retrouve sur le dos, pour ensuite pouvoir se reposer contre son torse. « D’ailleurs, elle est grande comment ta communauté de fans ? Tu as déjà fait s’évanouir des gens ? Enfin, quelqu’un d’autre que moi je veux dire. » Ils passaient de sujets sérieux à quelque chose de beaucoup moins sérieux, mais elle avait besoin d’un moment de légèreté. Et surtout, Padma ne doutait pas qu’ils auraient toute leur vie devant pour s’apprendre et se connaître dans tous les sens du terme.


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Sujet: Re: [Terminé] Padma | La nuit des étoiles ( le Lun 10 Déc 2018 - 1:10 )
Touché. Les mots lui manquent, restent bloqués au fond de sa gorge, alors qu’il se remémore les siens. Une avalanche d’émotions se déclenche. Son cœur se resserre, devient plus étroit, puis les battements repartent si vite, si fort, qu’il en aurait presque mal ; l’indienne le bouleverse. A cet instant, le monde n’a aucune importance, ni même les problèmes qui le préoccupent tant, comme la famine et encore moins le manque des couleurs, des odeurs de son pays. L’unique inquiétude qui le martèle de l’intérieur, est la crainte de la perdre, qu’elle s’envole. Pis, qu’elle l’oublie une fois cette soirée passée, comme si ça n’avait jamais existé, comme si c’était un rêve éveillé. Il a peur, si bien qu’il pose soudainement sa main sur sa nuque pour rapprocher son visage du sien et presse brusquement sa bouche contre la sienne, l’épousant dans un baiser fou. Lui qui sentait un vide en lui, a la sensation que celui-ci ne se présentera plus jamais. Il l’espère. Il a besoin d’elle, d’écouter cette voix qui le charme, d’observer chacun de ses traits jusqu’à pouvoir les imaginer les yeux fermés, de toucher sa peau jusqu’à la réchauffer, jusqu’à les apprendre sur le bout des doigts. « Tu vois bien que je le suis. » murmure-t-il, le cœur battant, tandis qu’il effleure avec le bout de son nez, sa joue, jusqu’à son oreille où il susurre : « Crois-moi, je n’ai pas l’intention de partir loin de toi. » Tout ce qu’elle lui offre est bien trop puissant pour qu’il y songe. Ce qu’elle lui procure est aussi bon qu’effrayant, certes, mais il se sentirait bien trop blessé et perdu s’il prenait la fuite, comme un lâche. Toute sa vie, il n’a eu de cesse de marcher sans savoir précisément ce dont il avait besoin, mais en cherchant tout de même à faire taire son mal-être. Il a longtemps pensé qu’il suffirait de recouvrer la mémoire, de répondre à ses nombreuses interrogations, pour voir de la lumière, mais son petit rayon de soleil dans l’obscurité, c’est Elle. Padma est l’étoile étincelante qui fait briller son chemin. A présent, si la voie empruntée est toujours un peu bancale, il a au moins la certitude que ses doigts seront liés entre les siens et que tout ira pour le mieux. « Demain, tu te réveilleras et tu auras mon numéro en poche. » Peut-être même avec un message de la veille, lui assurant que la soirée qu’ils ont passée a été excellente. Un bien piètre texto, comparé à tout ce qu’il ressent à son égard.

Ses yeux se baissent un instant, non pas pour fuir l’expression de son regard quand elle lui dévoile son amertume envers les étoiles, mais bien parce qu’il a une impression de déjà-vu. Il ne saurait dire exactement pourquoi, ni quand ça a eu lieu, mais il a comme la sensation d’avoir été témoin d’une discussion similaire. Ou d’en avoir été l’initiateur. Les étoiles représentent tellement, sont une passion survenue en claquant des doigts, sans qu’il n’en comprenne le déclic, qu’il aurait pu souffler ça. Et puis il se souvient. Dans son livre, l’orphelin a prononcé quelques mots à sa petite protégée, lui affirmant que s’ils se perdaient de vue, les petits points scintillants dans la nuit l’aideraient à trouver son chemin, à le retrouver lui. Au final, la vie les a séparés et aucun Dieu n’a réussi à les rapprocher. Ce ne sont que des belles phrases… Pourtant, il y croit toujours, sans qu’il n’arrive à l’expliquer. Il ne croit pas aux miracles, mais pense que le destin existe, bien que les choix finissent par mettre le bazar. La vie est une succession de choix. Les siens l’ont mené ici. Il n’y a aucun regret à avoir. Ses doigts glissent sur sa peau, puis doucement, Devraj dépose un baiser sur sa tempe. Un geste protecteur, qui, silencieusement, veut dire qu’il comprend sa détresse. « Parfois, les choses prennent plus de temps… Et d’autres fois, une vie ne suffit malheureusement pas. Tu devrais peut-être voir les choses différemment, te dire que quelque part, quelqu’un les regarde en pensant à cette petite fille quelque part dans le monde. » Il ignore si c’est suffisant, si ça pourra atténuer la douleur en elle, mais il essaie de tourner les choses en avantage, tenter d’en tirer du positif. Ce n’est pas formidable, il en convient. C’est ce qu’elle a fini par faire grâce à sa sœur. « Quelqu’un de plus concret, je comprends. » Elle s’est raccrochée à ce qui était réel, ce qui l’aidait réellement à avancer et non à des choses inexistantes. « Je sais. » Oui, il sait ; toute sa vie, il n’a eu de cesse de jouer un rôle qui n’était pas le sien. Quelqu’un qui évolue, sans savoir exactement si c’est vraiment lui, alors d’une certaine manière, il sait. « J’ose imaginer qu’elle ne file pas un mauvais coton aujourd’hui. Et dans ce dernier cas, tu dois être fière de toi, même si ce n’est pas vraiment ce que tu souhaitais… Pour toi. » Sans doute aurait-elle aimé vivre autre chose. « Peut-être qu’il faut lâcher un peu de lest. » Et il est là pour ça, pour l’aider, la pousser à se reposer sur son épaule. Avec envie, et comprenant son besoin, Devraj répond à son baiser, tout en resserrant son étreinte autour d’elle. « Rien. Tu veux dire, rien, pas de réponse, ou rien, tu n’as rien trouvé ? » S’il a espoir que ce soit la dernière option, il se doute que ce soit la première. Lâchant un soupir d’exaspération en imaginant cette femme avoir l’opportunité de connaître sa fille et ne pas donner suite, l’indien s’agace, met tente de prendre sur lui. Raté. « Je ne comprends pas non plus. » Il y a plein de choses qui lui échappent, notamment les raisons qui poussent un parent à baisser les bras, à laisser la honte parler. Parce qu’il peut s’agir de ça ; la honte et la culpabilité d’avoir laissé son enfant derrière soi. Mais même, ça n’excuse rien. Et là, c’est l’orphelin qui sommeille en lui qui parle. « Tu lui as écrit ? » Ce sujet est délicat, il le sait, mais il ne peut s’empêcher d’ajouter : « Même si c’est pour ne pas envoyer la lettre. » Une solution que lui a adoptée, à la différence qu’il voulait réellement l’envoyer, mais qu’il n’avait aucune adresse vers lui, aucun moyen de savoir à qui s’adresser précisément. Il aimerait être en mesure de l’apaiser, de lui retirer ce chagrin qu’il remarque dans ses yeux, qui coule le long de ses joues. A défaut de pouvoir lui donner un miracle, Devraj se montre présent, tente d’être rassurant et ferme de courtes secondes ses yeux, au contact de ses lèvres sur les siennes. Il sait qu’il ne pourra plus jamais s’en passer. « Tu penses que… Si un jour, tu le revoyais, tu penses que ça irait mieux ? » Que ce vide disparaîtrait au moins un peu, qu’elle se sentirait mieux dans sa peau. Il se surprend à avoir envie de le rechercher, de le trouver pour elle, mais une part de lui est figée, apeurée à l’idée d’être mis de côté. C’est stupide. Tout ce qu’il souhaite, c’est son bonheur. Et il est soulagé d’être celui qui l’aide à se sentir vivante. « Je n’ai pas bien entendu, tu peux me répéter pour voir ? » demande-t-il, d’un air taquin, alors qu’il cherche juste à réentendre ce qu’il a aimé. « Hm. » Il scrute alors le ciel étoilé, partant à la recherche de souvenirs qu’il ne partage jamais vraiment. Son enfance, ou adolescence, il les a bien vécus, malgré le fait qu’il avait besoin de savoir qui il était. Surpris par son roulement, il laisse un « oh » sortir, avant de partir à rire. Tendrement, il pose sa main sur sa chevelure qu’il caresse. « Personne avant toi, non, mais certaines se sont présentés à moi en larmes. C’était déroutant. Tu sais, quand tu écris, tu ne penses pas forcément à ce que ça va engendrer chez les autres. J’ai de nombreux lecteurs, mais je n’ai pas vraiment conscience de combien ils sont. Il y a un moyen de le savoir ? » Internet, il connaît, évidemment, mais rares sont les fois où il a saisit son nom sur la toile. « Ceux qui me suivent sur Instagram ne sont pas tous des lecteurs, alors difficile de te donner un chiffre approximatif. » dit-il, en haussant les épaules. « On m’écrit parfois et je réponds… J’échange avec certains depuis longtemps. J’aime ça, pouvoir être en contact avec eux. Je leur ai laissé un contact via mon site. » Ils l’utilisent bien, d’ailleurs, même si souvent, c’est pour lui demander s’il y aura une suite à l’histoire des orphelins. Ce message revient si souvent qu’il a cru bon de préciser sur sa page que ce n’était pas prévu. « Quant à ce secret que tu me demandes… Est-ce que tu comptes l’utiliser contre moi ? » plaisante-t-il, la tête inclinée sur le côté.


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Sujet: Re: [Terminé] Padma | La nuit des étoiles ( le Mar 11 Déc 2018 - 22:13 )

A ses peurs déjà existantes, se rajoutait une nouvelle qu’elle n’avait pas vu venir, celle de le perdre lui. Elle ne le connaissait pourtant pas assez pour se soucier de lui à ce point, pourtant elle savait que si la vie l’enlevait à elle, elle n’était pas sûre de se relever. En l’espace d’une soirée il avait réussi à faire tomber les murs qu’elle avait érigé autour de son cœur et surtout, à faire en sorte qu’elle touche du bout des doigts un bonheur qu’elle se refusait jusqu’à présent. Avec lui à ses côtés, elle était prête à s’en saisir parce qu’elle prenait peu à peu conscience que le bonheur n’était qu’un synonyme du prénom de Devraj. Du moins pour elle, ça l’était. Et au creux de ses bras elle pouvait enfin affirmer qu’elle avait trouvé son bonheur, son Devraj. A l’inverse de l’Indienne qui s’appliquait à donner à son cœur la forme de son visage en se servant du bout de ses doigts, l’écrivain lui, la rassura de sa présence à ses côtés dans un baiser presque volé. Son geste se suspendit dans les airs tandis que tout son corps se mettait à se couvrir de milliers de frissons au contact de la bouche de l’Indien contre la sienne. Si les autres échanges avaient été plus doux, celui là était plus sauvage, plus urgent. S’embrasser était devenu un besoin vital pour qu’ils sentent la présence de l’autre. Mais quelque part pour Padma, ce n’était pas assez. Parce que dés le moment où se défaisaient leurs lèvres, elle se retrouvait avec cette peur de ne plus jamais les retrouver. Pire encore, qu’elle se rende compte à un moment que tout ça n’était qu’en fait que le fruit d’une imagination en manque d’amour. Il avait l’air tellement réel ; ses baisers l’étaient, ses caresses également, même son cœur qui battait à tout rompre dans sa poitrine à son simple contact ne pouvait pas la tromper. Pourtant l’entendre parler du lendemain fit rater un battement à l’Indienne qui était partagée entre l’envie d’y être, et son désir que cette soirée ne s’arrête jamais. Elle avait hâte de se réveiller le lendemain, de repenser à la soirée et d’imaginer l’avenir qui se dessinait devant elle, avec lui à ses côtés pour lui tenir la main à chaque nouvelle étape de cette vie qu’ils partageraient à deux. Mais il y avait toujours cette fine ligne entre l’imaginaire et la réalité que Padma n’était plus certaine de savoir discerner. Il faisait perdre la tête à l’Indienne alors que dans les faits, il n’avait pourtant rien fait mis à part entrer dans sa vie. Néanmoins, son existence et tout ce qui la constituait diffusait comme dans le corps de l’avocate, ce doux poison qui se propageait dans son sang jusqu’à atteindre son cœur, détruisant tout sur son passage pour n’y laisser que cette sensation nouvelle ; l’espoir. Cette vulnérabilité qu’elle était prête à lui offrir sur un plateau au même titre que sa vie qui lui appartenait déjà, ne faisait que rajouter une nouvelle inquiétude à Padma. Mais elle s’en soucierait plus tard. « Tant mieux. Je ne t’aurais pas laissé partir sans ça, de toute façon. » Répondit la brune sur un ton d’humour qui était pourtant sincère.

Parler des étoiles ne lui était plus aussi pénible depuis qu’elle avait décidé de changer la signification négative qu’elles avaient. Pourtant elle ne pouvait s’empêcher de nourrir une certaine rancœur à l’égard de celles qui étaient supposées montre à la petite fille qu’elle était, le chemin retour vers son Inde natale et plus important encore, vers cet ami qu’elle avait laissé là-bas. Cependant, elle était prête à fournir l’effort nécessaire pour que ses ressentiments envers elles ne vienne pas teinter ce moment magnifique d’amertume. « Peut-être… mais je ne l’espère pas. Nourrir un espoir qui en restera à jamais à ce stade, c’est juste trop d’effort et je ne suis pas sûre que ça en vaille la peine. » Admit-elle tristement. De son côté, elle s’était depuis longtemps interdite de penser à cet ami, parce qu’elle avait comprit que leurs deux routes s’étaient séparées et ne se recroiseraient probablement plus jamais. Et si elle se souvient de la peine que ça lui avait causé de faire une croix sur ce garçon qui avait pourtant marqué sa vie, alors qu’elle n’était qu’une petite fille, elle n’osait pas imaginer ce que cela serait pour un adulte qui aurait espéré pendant presque trois décennies. « Certains au revoir sont plus difficiles que d’autres, pourtant ils sont nécessaires. » Conclut l’avocate d’une voix lasse. Son cœur se souleva d’une bouffée d’amour lorsqu’elle parla de sa petite sœur, et le sourire qu’elle affichait ne pouvait que la trahir. « De moi ? Non. D’elle. Je n’ai fait que mon devoir, mais c’est elle qui a tout fait. » Son devoir avait impliqué des responsabilités qui n’avaient pas été les siennes, mais si ça avait pu aider à ce que ça aboutisse à la réussite de Nori, alors elle était plus que contente de l’avoir accompli. « J’essaie mais ce n’est pas facile. Pendant longtemps elle a été la seule chose que je possédais, et m’en défaire… la lâcher un peu… » Elle grimaça, rien qu’à cette idée qui lui était inconcevable. Pourtant elle savait qu’elle allait devoir le faire un jour ou l’autre, mais elle avait juste peur d’être perdue sans elle, parce qu’elle avait sûrement plus besoin de Nori dans sa vie, que l’inverse. Elle était cette famille qui n’avait jamais voulu d’elle et le peu d’amour fraternel qu’on lui avait accordé. Alors sa sœur, elle y tenait comme le bijou le plus précieux qu’elle possédait. Et en parlant de famille. « Rien, je veux dire pas de réponse. » Répondit Padma en reprenant ses mots. « C’est stupide, mais… en n’obtenant aucune réponse de sa part, ça m’a donné l’impression de la perdre encore une fois, alors que… » Un soupir. Pourtant elle ne connaissait pas cette personne. Elle ne connaissait que son prénom parce qu’elle lui avait donné le même. Mais ce nouveau rejet ne faisait qu’accentuer la détresse de l’orpheline qu’elle restait, et qui se demandait sans cesse pourquoi sa propre mère n’avait pas voulu d’elle. Pourquoi elles, n’avaient pas voulu d’elle. « Les mamans ne veulent pas de moi, il doit y avoir quelque chose à ne pas aimer chez moi. Au bout du troisième rejet, je pense que le message est bien passé. » Elle rigola à sa phrase, sans humour. Mais elle préférait rire plutôt que pleurer, parce qu’elle l’avait déjà assez fait. Et pour faire disparaître complètement ce chagrin qui n’avait pas lieu d’être, elle s’abandonna une fois de plus à Devraj en pressant ses lèvres contre les siennes. « Je ne suis même pas certaine de le reconnaître, si je le voyais, pour être tout à fait honnête. » Ce qui lui brisait un peu plus le cœur. Oublier quelqu’un qui avait compté pour elle au point qu’il ne devienne un étranger qu’elle ne reconnaîtrait pas, si ses yeux se posaient sur lui. Mais ça n’avait plus vraiment d’importance aujourd’hui, son chagrin elle avait appris à vivre avec, et elle n’avait pas d’espoir quant à sa disparition.

« Tu as très bien entendu ce que j’ai dit. » Répondit Padma en riant doucement pour accompagner le ton taquin de Devraj. Elle en avait assez des discussions sérieuses et avait un soudain besoin de légèreté. « Je suis donc la première ? Je suis flattée. » S’amusa l’Indienne qui n’avait aucun mal à imaginer toutes les filles et les larmes. Surtout les files en fait. « Je suis sûre que si je m’infiltre dans ta communauté, je peux y trouver des statistiques intéressantes. Ou les dresser moi-même après une longue observation. » Ce qu’elle ne disait pas, était qu’il n’y avait pas de si. Elle allait le faire dés le moment où elle serait chez elle, à l’abri des regards curieux. Et comme la gamine qu’elle pouvait être parfois, elle avait déjà hâte de découvrir ce que les fans disaient à son sujet, et toutes les histoires et théories tordues qu’elle se ferait un plaisir de commenter en ligne parce que personne ne serait là pour l’en empêcher. Elle avait déjà hâte. « C’est adorable. » Commenta Padma. « Seulement si la situation m’y oblige. » Haussant les épaules, elle roula pour s’allonger à son tour sur son dos à ses côtés. « J’ai envie que cette soirée ne s’arrête jamais. » Murmura l’Indienne en faisant glisser doucement sa main en direction de l’écrivain pour aller la récupérer. Une fois qu’elle la trouva, elle y entremêla ses doigts et pressa doucement sa paume contre la sienne. Même si la fatigue commençait à se faire sentir, elle aimerait passer toute sa soirée éveillée à discuter de tout et de rien, rien que pour le plaisir de se laisser bercer par le son de sa douce voix. Si elle le pouvait, elle se serait blottie contre lui, pour se laisser gagner par le sommeil sous ses caresses et sa présence rassurante.


Deewani ho gayi
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Sujet: Re: [Terminé] Padma | La nuit des étoiles ( le Mar 18 Déc 2018 - 3:02 )
Là où elle semble s’être résignée, lui continue d’espérer. Padma a sans doute compris avant lui qu’à trop croire, à trop désirer l’impossible, l’on finit par se blesser. Pourtant, toute l’énergie qu’il dépense dans sa recherche de soi-même lui est nécessaire. Même s’il a trouvé auprès d’elle de la sérénité, il ressent le besoin de comprendre, de connaître son histoire, ce passé inexistant dans son esprit, qui persiste à se cacher, comme si les réponses à toutes ses questions pouvaient bouleverser toutes ses convictions, sa vie entière. Et c’est peut-être le cas, mais au-delà des peurs qu’il ressent, ça lui importe énormément. Il a besoin de faire face, retrouver ces personnes qui ont provoqué un vide bien trop immense pour oublier, tirer un trait dessus, tourner une page comme elle le souhaite avec ce garçon qu’elle ne retrouvera peut-être jamais. Devraj caresse tendrement sa joue, glisse ses doigts sur ses lèvres et se perd dans ses yeux. Il aimerait la convaincre que ce n’est jamais vain, mais ce serait pour se persuader lui-même que ses espoirs ne sont pas inutiles et que le voile pourrait bien se lever un jour. Une chose est sûre, c’est que si elle a raison sur les au revoir, il ne risque pas d’aller dans ce sens, de lui tourner le dos. Les adieux, avec elle, sont inimaginables. S’il a l’impression d’avoir dû laisser partir quelqu’un, par la force des choses, sans savoir exactement qui, et pourquoi, l’indien est incapable de surmonter une nouvelle fois une pareille épreuve, en étant cette fois-ci, bien éveillé. Il est bien trop attaché à ce brin de femme qui connaît déjà bien plus sur lui, que certains de ses amis. Si elle le lui demandait, il pourrait tout lui dévoiler et il aspire à la réciprocité. A présent qu’il connaît son visage par cœur, son âme appelle à en apprendre davantage. « Tu te trompes. Le rôle d’un enfant n’est pas de prendre celui de l’adulte. Ce que tu as fait, c’est bien plus qu’un devoir. » Et il le conçoit. Ca n’a pas dû être simple de se mêler à cette famille, de trouver un point d’accroche pour avancer sans être constamment tiraillée par les souvenirs d’un pays qui l’a vu naître. Lorsqu’elle a enfin réussi à en trouver un à travers sa sœur, elle ne l’a pas lâché. « Je pense qu’on ne devient pas qui on est sans l’aide des autres et ce que tu as fait, pour elle… Ca va au-delà d’une partie de petits chevaux. » Et il n’en démordra pas. Lui-même, s’il en est là aujourd’hui, c’est parce qu’il a bien été entouré. Qui sait ce qu’il serait devenu s’il n’avait pas eu ce couple pour le prendre sous son aile, pour l’aimer. Si ça se trouve, il serait en train de mendier dans les rues, ou voler. Devraj pose son index sous son menton, puis ajoute : « Et regarde ce que tu as accompli… » Même si cette profession ne lui procure pas autant de plaisir, ce n’est pas donné à tout le monde d’atteindre ce statue. Et ces livres… ! « A moins que tu me dises un jour que tu as défendu un pourri, je trouve que pour l’instant, ça frôle le respect. Enfin… Je me sens un peu aveugle, ce soir. » la taquine-t-il, en faisant référence à son propre état ; celui d’un homme épris et manquant clairement d’objectivité. Mais il s’en fiche bien. Tout ce qu’il voit lui plaît. « Ca t’effraie. » commente-t-il, à propos de se défaire de sa sœur. Avec tout ce qu’elles ont dû vivre ensemble, cette enfance, mêlée aux rires, aux larmes, c’est normal. L’orpheline qu’elle est a trouvé auprès d’elle bien plus qu’une alliée. Elle a comblé le vide laissé par les siens. C’est un repère. Un élément positif. « Padma… » murmure-t-il, alors que ses paroles le touchent au cœur. L’entendre dire que le problème vient d’elle lui est difficile, si bien que lorsqu’elle presse ses lèvres contre les siennes, il y met bien plus de vigueur. « Oh crois-moi, le problème ne vient pas de toi. » La chance n’a pas été au rendez-vous. Ces femmes n’ont pas vu ce qu’il y avait sous leurs yeux. Lui, il remarque tout et il refuse de la laisser croire le contraire. « Même s’il y a des vices de fabrication que je n’ai sans doute pas encore saisi. » Une nouvelle taquinerie, pour lui décrocher un sourire, pour l’embêter, et surtout l’emporter loin de ce mal qui la ronge.

« Non, non, vraiment, répète-moi. » Juste pour le plaisir de l’entendre une nouvelle fois, mais surtout, de percuter, de rendre plus réelle la chose. « Oui. C’était d’ailleurs très tordu. Tu sais, si tu souhaitais me faire rester, il te suffisait de me le demander… » s’amuse-t-il, en riant. Il plaisante, mais lorsqu’elle s’est évanouit, il s’est vraiment inquiété pour elle. « Ca t’intrigue à ce point ? Quel est le but de la manœuvre ? Compter le nombre d’hommes et de femmes en moyenne, voir la tranche d’âge des lecteurs ? Ou d’espionner ce qu’ils disent sur mon compte ? » Les critiques, il en a lu. Des bonnes, des mauvaises. Certains ne trouvent pas son compte, mais s’il en tient compte, tout en essayant de prendre de la distance, il peine à y arriver lorsqu’il s’agit des orphelins. Ce sujet le touche de près, si bien que lorsqu’il a lu un commentaire sur un soi-disant manque de logique, Devraj a vu rouge. Une réaction démesurée, qu’il n’explique pas, mais qui lui a pris les tripes. Ce jour-là, il a dû se faire violence pour ne pas répliquer ouvertement à l’internaute. Au lieu de ça, il l’a tout simplement ignoré. La voyant rouler sur le dos, il tourne la tête aussitôt vers elle, la scrute sans se lasser, puis s’appuie sur son coude, de sorte à ce que sa tête se place au-dessus de la sienne. « Je crois que… Je n’en suis pas certain, mais je crois que j’ai dû maltraiter un hamster, ou un cochon d’inde, quand j’étais gamin. » C’est vague et il n’est même pas certain que ce soit vrai, mais c’est un souvenir flou qu’il détient de l’avant incendie. Il ne saurait en dire plus, malheureusement ; les images lui viennent comme ça et repartent aussitôt. Ses doigts jouent avec les siens, entremêlés, puis il porte sa main à ses lèvres et y dépose un baiser. « Ce serait malvenu de te proposer dormir chez moi, pour le premier rendez-vous. » Il aimerait, pourtant, mais ce ne serait pas raisonnable, il le sait. Pourtant, il n’a pas la moindre envie de la quitter. « Mais je te kidnapperais une nouvelle fois. » dit-il, effleurant avec le bout de son nez, ses joues, son menton, puis son cou sur lequel il dépose une multitude de baisers, avant d’enfouir son visage au creux de celui-ci. Sa place, il ne la donnerait pour rien au monde.


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Sujet: Re: [Terminé] Padma | La nuit des étoiles ( le Mer 19 Déc 2018 - 2:06 )

Un sourire lui étirant doucement les lèvres lorsqu’elle mentionna sa sœur, elle ne pouvait s’empêcher de sentir son cœur se soulever à chaque fois qu’elle pensait à cette dernière tellement elle l’aimait. Elles ne partageaient peut-être pas le même ADN, mais la relation qu’elles avaient construite toutes les deux, était beaucoup plus importante et puissante que n’importe quel lien du sang qu’elle partagerait avec quelqu’un. Dés le moment où ses yeux s’étaient posés sur elle, Padma avait su que leur destin venait de se lier et pas seulement parce qu’elles étaient sur le point de partager le même nom de famille. A mesure que ce sont écoulées les années, l’Indienne s’était rendue compte qu’il ne suffisait pas de porter le même patronyme que quelqu’un ou de partager le même sang pour qu’un lien se crée. La relation qu’elle entretenait avec sa mère adoptive en était la preuve vivante « Un devoir que je me suis imposée alors. » Commenta Padma d’une petite voix sans vouloir entrer plus dans les détails parce qu’elle ne voulait pas passer pour une égoïste aux yeux de Devraj. La vérité était qu’elle s’était toujours souciée du bien être de sa sœur, mais elle avait surtout décidé de s’occuper d’elle pour ne pas qu’on l’enlève au seul semblant de famille qu’elle n’ait jamais connu à ce jour. Même si aujourd’hui elle pouvait affirmer qu’elle s’en était plutôt bien sortie avec Nori, il y avait des jours où elle se demandait si elle n’était pas en train de la tirer vers le fond, plutôt que d’une mère démissionnaire comme elle pensait le faire. Le regard à présent planté dans celui de l’Indien après qu’il l’oblige à le regarder, elle ne put s’empêcher de sourire face à ses propos. « Et je suis désolée de te l’apprendre mais je ne pense pas que tu vas la recouvrer de sitôt. » S’amusa à répondre Padma sur le même ton que celui de l’écrivain qui éprouvait une certaine satisfaction en voyant l’effet qu’elle avait sur l’Indien. Elle hocha la tête pour acquiescer à ses paroles qui lui arracha tout de même une petite grimace. Elle avait connu ce qu’était la vie avant Nori dans la sienne, et depuis qu’elle y était entrée elle n’osait pas l’imaginer sans elle à ses côtés. Et elle avait peur que si elle la lâchait ne serait-ce qu’un peu, elle prendrait goût à cette vie sans Padma et ça, elle ne pourrait pas le supporter. D’un regard triste, elle couva le jeune homme tout en essayant d’esquisser un sourire mais même les muscles de sa bouche ne voulaient pas faire semblant cette fois, ou alors très difficilement. Parler de sa mère biologique et de sa tentative de reprendre contact avec elle, ne faisait que renforcer la peine que ressentait l’Indienne qui n’avait pas l’habitude d’en parler. Très peu de personnes étaient au courant qu’elle avait essayé de reprendre contact avec cette dernière, parce qu’elle était devenue un sujet tabou. Les gens ne lui parlaient pas de la différence pourtant flagrante entre elle et sa famille adoptive pour ne pas créer de malaises, et l’avocate elle, faisait comme si cette dernière n’existait pas pour ne pas en créer non plus. Ça ne réduisait pas son chagrin et son sentiment de rejet, mais au moins ça lui évitait de les affronter. C’était là des blessures invisibles à l’œil nu qu’elle laissait se gangréner avec l’espoir qu’un jour, on lui ampute cette partie douloureuse de son histoire qui ne faisait que la plonger dans un cercle vicieux de doutes et de questionnement. « Toi on a déjà établi que tu serais aveugle toute ta vie, donc même les vices de fabrications tu ne les verras pas. » Un air taquin dans la voix, elle ramena son visage proche de celui de Devraj et frotta doucement son nez contre le sien avant de lui voler un baiser. A peine avait-elle pressé ses lèvres contre les siennes qu’elle sentait déjà son chagrin s’envoler petit à petit. Il y avait toujours cette douleur sourde qui subsistait, mais qui au contact de son corps contre le sien, lui était beaucoup plus supportable.

« Impossible, je ne me souviens plus de ce que j’ai dit. Ma mémoire est sélective. » Elle fit semblant de réfléchir aux dernières paroles qu’elle avait prononcé, mais étrangement elles ne lui revenaient pas. « Pourquoi faire ? J’ai économisé les mots et tu as compris le message, donc tordu ou pas, ça a marché. »  Elle faisait la maligne, mais au moment où elle avait senti son corps l’envoyer se faire voir et qu’elle était tombée dans ses bras, elle rigolait beaucoup moins. Elle espérait juste que ce genre de réaction ne serait pas récurrent parce qu’autrement elle ne donnait pas cher de sa peau. Elle pensait d’ailleurs que la seule raison pour laquelle elle était restée consciente toute la soirée, était parce qu’elle n’était pas restée debout très longtemps, autrement le même schéma se serait répété. « En gros… Oui. Je me dis que c’est une occasion qui ne se présentera pas deux fois, je ne connais pas assez de personnes connues pour me le permettre. » Elle haussa les épaules d’un air désinvolte. « Puis c’est un autre moyen pour toi d’être au contact de tes fans sans vraiment l’être. » Elle essayait de se justifier comme elle le pouvait, mais rien que sa volonté de s’infiltrer parmi ses fans était une excuse suffisante pour qu’elle le fasse. Allongée sur le dos, elle regardait le ciel étoilé en jetant parfois un regard en biais dans la direction de l’Indien, qu’elle voyait qui l’observait. « Tu as maltraité un cochon d’inde ? Je vais m’empresser de le raconter à tes fans en ligne. » Elle se moquait et ne le ferait sûrement pas, mais elle détenait au moins une information de plus que ces autres, avec qui elle devait le partager. Dans un soupir, elle sentait que la soirée touchait à sa fin et même si l’avocate aurait aimé qu’elle ne se termine jamais, la réalité commença doucement à s’installer pour les rappeler à l’ordre. Et la réalité était qu’il avait raison, dormir chez lui le premier soir ne serait pas raisonnable. L’Indienne l’encercla de ses bras et pressa un peu plus son corps contre le sien lorsque les lèvres de ce dernier trouvèrent leur place au creux de son cou, et elle le garda un instant. Dans un silence presque religieux où la nature reprenait ses droits en les plongeant dans les bruits d’une nuit étoilée, à peine perceptible, elle chercha une dernière fois Cassiopée. Et lorsque son regard se posa sur elle, elle se surpris à sourire à l’étoile ; elles venaient de passer un accord. Elle promettait d’arrêter de la détester, du moment qu’elle promettait à son tour de ne jamais lui enlever celui qui s’était mis à briller plus fort qu’elle ce soir, pour que plus jamais sa vie ne soit recouverte de ce voile obscur qui jusqu’à présent, n’avait cessé de s’épaissir. Son Devraj.

Un autre soupir traversa ses lèvres tandis qu’elle mettait doucement fin à l’étreinte qu’ils échangeaient avant de se lever et de l’entraîner avec elle. Main dans la sienne, c’était avec le cœur léger mais rempli d’amour qu’elle disait au revoir à ce lac, tout en le remerciant d’avoir été ce décor où s’est tenu le premier acte de cette histoire qui en comporterait encore beaucoup. Si entre le lac et chez l’Indienne, après qu’elle lui ait indiqué le chemin à prendre, presqu’aucun mot n’avait été échangé, le sourire de Padma et le regard qu’elle posait sur Devraj suffisait à traduire tout le bonheur qu’elle ressentait à ce moment-là. Et même si une fois devant son immeuble, son cœur se mis à tambouriner d’autant plus fort dans sa poitrine en sentant la peur de le quitter s’installer, le dernier baiser qu’ils échangèrent en même temps que leurs numéros, suffirent à la conforter dans l’idée que cette soirée serait la première d’une longue liste. Avant de passer définitivement la porte, elle lui adressa un dernier regard, un dernier sourire. Et dans celui qu’il lui renvoyait, elle pouvait affirmer que l’éternité commençait maintenant. A deux.

FIN.


Deewani ho gayi
the sirens were dangerous creatures, who lured nearby sailors with their enchanting music and voices to shipwreck on the rocky coast of their island



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