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- [abandonné] I need you, more than you'll ever know. Alessio -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Maria di Loreto Nuovo
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Vera VenezzioLe vin est un puissant lubrifiant social
Vera Venezzio
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Sujet: [abandonné] I need you, more than you'll ever know. Alessio ( le Mar 23 Oct 2018 - 22:21 )
Chaque séance la rapprochait de la guérison apparemment. C’est ce que répétaient les médecins qui s’occupaient d’elle. L’opération avait été un succès, sa voix ne devrait pas être trop endommagé. Elle était rentrée après seulement quelques jours à l’hôpital pour retrouver un fils bien impatient et un lit vide. Alessio avait mis des distances entre eux. Vera ne le blâmait pas : elle l’aimait bien trop pour cela. Si le corps médical était confiant sur son avenir dans le milieu de l’Opéra une fois la chimio terminée : elle ne voulait pas croire ça. Veronica était bien trop effrayée par l’idée de ne plus jamais pouvoir être en mesure de chanter pour croire des suppositions. On ne pouvait pas dire que le travail fait sur sa gorge n’avait pas été propre. Après un mois, il ne restait qu’une cicatrice de taille moyenne en dessous de sa carotide : celui qui s’occupe de son maquillage généralement avait blagué sur le fait qu’il savait déjà comment caché cela. La plupart de ses partenaires de jeu étaient venus la voir à l’hôpital ou bien chez elle pour prendre de ses nouvelles. Vera avait découvert qu’elle était plus populaire qu’elle ne le pensait. Quand les premières mèches ont commencé à tomber, quand elle a dût se raser la tête pour ne plus avoir à enlever des paquets entiers de cheveux : elle était seule. C’était quelque chose qu’elle voulait faire elle-même pour mieux accepter. Heureusement, l’argent achète tout, même des cheveux et elle avait réussis à camoufler son crâne chauve. Non pas qu’elle avait honte, elle n’était tout simplement pas à l’aise avec la pitié dans le regard des gens qu’elle rencontrait. Winston savait, un garçon intelligent comme lui comprenait tout. Il faisait son possible pour aider sa maman tout en continuant de bien travailler à l’école. La maladie de Vera avait considérablement assagi celui qui devenait de jour en jours un petit homme.
Il pleuvait à torrent dehors. Assise dans le fauteuil, la perfusion dans le bras : cela était devenu son rendez-vous quotidien. Un traitement agressif pour ne pas laisser des cellules cancéreuses dans son organisme. Elle avait l’habitude maintenant. Tellement qu’elle ne sentait même plus cette odeur si particulière dans les hôpitaux. Les infirmières étaient adorables avec elle, s’asseyant parfois à leur pause pour parler et demander un autographe quand ils la reconnaissaient. Les autres personnes dans la salle étaient charmantes également : ils se soutenaient par des petits regards ; des sourires tristes et remplies de compassions. Au moins, ils ne se prenaient pas en pitié. Ce qui était le plus important dans leur cas.

« Seniora Venezzio. » Le docteur Lombardi arriva en souriant et vérifia les constantes de sa patiente : « Je suis de plus en plus confiant vous savez ? » Vera souffla longuement : « Et vous savez que malgré votre beau sourire je ne vous crois pas. » Ernesto rigola : « Je le sais bien. Le fait que vous doutiez me donne encore plus de raisons de vous prouver le contraire. » La cantatrice se força à sourire. « Je vois que vous êtes venus encore seule aujourd’hui. » La trentenaire perdit immédiatement son sourire. « Désolé, je ne devrais pas faire ce genre de commentaires. » Elle hocha négativement la tête pour approuver ces paroles. « Votre traitement est bientôt fini, je vais demander à une infirmière de venir vous libérer et demander à l’accueil de vous appeler un taxi. » Vera le remercia avant de le laisser partir.

Pourquoi devait-il lui rappeler que personnes ne venaient avec elle à ces séances ? Son majordome lui avait proposé de l’accompagner, mais ce n’était pas de lui dont elle avait besoin. La chanteuse voulait Alessio. Lui et rien que lui. Il lui manquait affreusement. Pourtant, ses distances étaient normales : il ne voulait pas souffrir et elle ne voulait pas le faire souffrir non plus. Un homme habillé de bleu foncé arriva et après un beau sourire charmeur enleva avec délicatesse la perfusion.

« Et voilà Bella, à la semaine prochaine. »

Elle lui sourit et se leva doucement avant de marcher vers la sortie. S’emmitouflant dans son long manteau, elle mit correctement son écharpe avant d’ouvrir le parapluie pour sortir dehors et chercher du regard le taxi. Les contre coups du traitement ne tarderaient pas à faire effet et elle n’avait pas envie que tout le monde la voit si impotente. C’est alors qu’elle cherchait la voiture de son chauffeur qu’elle croisa son regard. Alessio se tenait à quelques mètres d’elle. Pensant d’abord halluciner, elle ne réagit pas tout de suite. Il lui fallu quelques longues minutes pour finalement mettre un pas devant l’autre et arriver à uteur.

« Je ne m’attendais pas à te voir ici. »
Sa voix n’est pas froide, elle n’est pas en colère. Elle est calme et posée, pour ne pas dire épuisée. « Quelque chose ne va pas ? Victoria est à l’hôpital ? Tu ne vas pas bien ? »


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Dernière édition par Vera Venezzio le Mar 13 Aoû 2019 - 22:59, édité 1 fois
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Sujet: Re: [abandonné] I need you, more than you'll ever know. Alessio ( le Dim 18 Nov 2018 - 17:27 )
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Vessio
Alessio n’était pas doué pour accompagner les gens dans la peine ou la douleur. Généralement il s’en moquait royalement, mais parfois ses proches étaient touchés. Il ne pouvait pas l’ignorer et il ne pouvait pas se protéger. Il s’éloignait pour ne pas devoir affronter la mort de ses proches, il ne supportait pas de voir les gens qu’il aimait mourir.


Déjà qu’il n’aimait pas grand monde, donc s’il en perdait un, il n’allait lui rester plus personne à la fin. Lorsque Vera lui avait appris son cancer, son monde s’était écroulé. Il avait l’impression que la vie lui faisait un coup de pute pour le punir d’avoir été trop heureux. Il avait enfin la vie que l’on attendait de lui, il était heureux avec Vera, avec sa sœur et voilà que l’une des femmes de sa vie avait une maladie compliquée à soigner.


Elle pouvait même mourir et cette idée était intolérable pour lui. Il ne pouvait pas être présent en permanence à côté de Vera sinon il aurait finit par devenir fou et surtout il n’aurait pas été capable de maîtriser sa souffrance si elle venait à mourir. Il s’était donc éloigné d’elle, se contentant de livrer des fleurs dans sa chambre d’hôpital ou chez elle.


Il faisait aussi en sorte de lui apporter de petite chose en plus lorsqu’elle devait manger à l’hôpital, il savait que les plateaux étaient une vraie infection alors il lui rajoutait des petits trucs. Comme ses chocolats favoris ou une frite solitaire pour la faire rire.


Il n’était pas souvent présent physiquement en face d’elle, il n’en avait pas la force. Mais grâce à ses petites attentions, elle savait qu’il pensait à elle. Enfin il espérait, il avait un peu honte de son comportement. Il était peut-être un vrai gland lorsqu’il s’agissait des relations humaines, mais il savait que l’on ne se comportait pas comme ça avec un proche atteint d’un cancer.

Il avait des nouvelles régulièrement de Vera et des personnes travaillant pour elle, lui passait son temps devant son piano. Le seul endroit où il pouvait oublier toute cette situation. Mais aujourd’hui il avait décidé d’être présent physiquement pour elle, il l’avait donc attendu à la sortie de l’hôpital. Il n’était absolument pas prêt à franchir les portes de cet hôpital maudit pour lui.


Il avait pensé à lui offrir une boîte de chocolats. C’était mieux que rien, mieux que son absence silencieuse. Il ne faisait pas le fier, il ne l’était pas, mais il ne pouvait pas s’en empêcher. Alors il attendait comme un con sur le parking, attendant que Vera sorte. Il avait prévu de l’emmener manger un morceau, sauf si elle était fatiguée. Dans ce cas, il irait la ramener chez elle avant de la mettre au lit.



Il n’eut pas à attendre longtemps, elle arriva bien rapidement et s’empressa de lui poser des questions. Elle ne lui adressait aucun reproche, elle lui demandait même s’il était malade ou si Vic était malade.

Ce qui fit culpabiliser Al encore plus, il avait vraiment été minable et malgré qu’il s’en rende compte, il allait continuer à l’être. Parce qu’il ne savait pas faire autrement, parce qu’il avait trop peur de souffrir et qu’il ne supporterait pas de la voir mourir. Non, je suis venue te chercher. Je ne suis pas rentrée dans l’hôpital, je ne supporte pas. Alessio sous-entendait qu’il ne supportait pas de la voir à l’intérieur de cet hôpital, encore une fois, cela rendrait les choses tellement plus vraies.


Il lui tendit la main pour qu’elle vienne lui faire un câlin. J’avais dans l’idée de t’emmener au restaurant, mais tu dois être fatiguée. Alors que dis-tu de faire venir le restaurant chez toi pendant que le gnome et toi attendez sur le canapé. J’ai failli l’emmener, puis je me suis dit qu’il allait salir les sièges donc il attend à la maison. Il termina sa phrase en lui déposant un baiser sur le front avant de lui ouvrir la porte passage voulant fuir ce lieu.  

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Dernière édition par Alessio Valentini le Mer 2 Jan 2019 - 21:04, édité 1 fois
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Sujet: Re: [abandonné] I need you, more than you'll ever know. Alessio ( le Sam 1 Déc 2018 - 21:25 )
Vera ne s’offusquait pas de la distance que mettaient les gens avec elle depuis qu’elle avait annoncée à son entourage sa maladie. Chacun avait sa façon pour se protéger : comment leur en vouloir ? Ce n’était pas son genre de garder de la rancœur envers son prochain, mais surtout elle n’avait pas la force de faire une telle chose. Prétendre que tout allait bien, notamment pour que Winston ne s’inquiète pas plus qu’il ne l’est déjà, lui prenait toute son énergie. Les adultes, eux pouvaient voir son état mais elle se refusait à montrer l’étendue de sa faiblesse à son fils qui était déjà terrorisé à l’idée qu’un jour elle ne revienne pas de l’hôpital. Si elle avait accepté l’opération, c’est qu’elle était prête à se battre et tout semblait facile quand elle était assise dans la chaise avec la perfusion dans le bras. La tâche était bien plus compliquée quand elle subissait les contres-coups du traitement. Elle ne prenait pas l’habitude et ne voulait pas la prendre, ce n’était que temporaire et dès qu’elle n’en avait plus besoin : elle ne remettrait pas les pieds à l’hôpital de ci-tôt.
En sortant de ce lieu, elle respira à nouveau avant de sentir un vertige qui manqua de la faire tanguer. Cherchant son taxi, sa surprise fut grande quand son regard croisa celui d’Alessio. Le pianiste n’avait pas cessé de lui envoyer des petites attentions, des petits cadeaux qui la faisaient sourire et lui permettait d’oublier pendant quelques minutes sa maladie. Ces moments de paix n’étaient jamais bien loin : la réalité attendait toujours dans l’ombre. Celle où il n’est pas à ses côtés. Comme elle aurait aimé être égoïste et le supplier de ne plus la quitter, mais elle n’en avait pas le courage. Vera ne supportait pas d’imposer quoique ce soit aux autres. La première chose qui lui vient à l’esprit n’est pas qu’il est là pour la voir. Quelque chose avait dû arriver à Victoria ou même à lui ? Alors, elle coupa le suspens et demanda rapidement pourquoi il était ici : lui qui ne supportait pas les hôpitaux. Pendus à ses lèvres, elle attendait sa réponse. Un sourire se dessina sur son visage fatigué en apprenant qu’il était venu la chercher. Bien sûr qu’elle était contente et touchée de le voir devant elle. Son cœur

« Je sais… » Souffla-t-elle. Quand il lui tendit sa main, elle ne se fit pas prier pour venir se glisser dans les bras du pianiste : relevant son visage pour nicher son nez dans son cou et respirer son odeur. Les yeux fermés, son corps se détendit pendant quelques secondes. « Je ne veux pas que Winston vienne de toute façon. La place d’un petit garçon n’est pas dans un hôpital. » Elle s’éloigna pour pouvoir le regarder et détailler son visage. « Mais je suis partante pour le restaurant, dois aller à un anniversaire aujourd'hui, on aura la maison pour nous. »

Vera lui vola un chaste baiser avant de monter dans la voiture et de s’attacher. Cela lui rappelait le jour où ils ont arrêté de se mentir à l’un et à l’autre mais surtout à eux même. Le jour où ils s’étaient embrassés : ou la cantatrice avait fait le premier pas pour franchir l’interdit quitte à le perdre. Son coup de bluff avait marché, elle n’avait qu’à tourner la tête pour le voir à côté d’elle. Au fond, rien n’avait changé entre eux, dans leur quotidien : probablement parce que les sentiments avaient été sous leurs nez pendant si longtemps qu’ils s’étaient installés par la force des choses. Alessio maintenant installé, elle glissa sa main sur la sienne qui tenait le levier de vitesse :

« Merci d’être venue me chercher. » Elle sourit à nouveau, sincèrement heureuse de l’avoir près d’elle. « Ca fait du bien de voir ton visage en chair et en os. Tu sais quand je montre des photos de toi aux infirmières : elles sont toutes sous ton charme. » Vera rigola doucement : « Il y a en a même une qui est une grande fan, je lui ai promis que je te demanderai un autographe. » Elle reporta son attention sur la route sans enlever sa main de celle d’Alessio, elle avait peur que tout ceci ne soit qu’un rêve : qu’il ne soit pas là et qu’au final elle allait se réveiller seule dans la salle de traitement. « Alors, qu’est-ce que tu veux commander ? On commande asiatique ? » Vera avait dû mal à manger ces derniers temps alors n’avait aucune idée de quoi commander mais Alessio saurait : il savait toujours. « Plus tard, tu pourras jouer pour moi ? » Elle tourna sa tête pour le regarder à nouveau : « Comme une berceuse ? Promis je ne te demanderai pas de chanter. »


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Sujet: Re: [abandonné] I need you, more than you'll ever know. Alessio ( le Mer 2 Jan 2019 - 21:11 )
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Alessio était heureux de passer du temps avec Vera, elle était très importante pour lui. Elle était en quelque sorte sa petite amie, malgré qu’il ne lui ait pas demandé. Il n’était pas ce genre d’homme, parler de ses sentiments le m’état mal à l’aise. Puis il ne voyait pas l’intérêt de demandée à Vera d’être sa petite amie comme un puceau de quinze ans. Certaines choses ne s’expliquaient pas entre eux et il n’avait pas besoin d’un titre pour se sentir rassuré sur sa relation avec Vera.


La relation qu’ils avaient n’était pas conventionnel, la preuve, Al n’était même pas présent lors de ses traitements. Il ne supportait pas de voir Vera diminuer dans son fauteuil comme une pauvre âme en peine. Elle comptait trop pour lui puis il avait tendance à dire tout ce qu’il pensait.


Donc dire au médecin traitant de Vera qu’il n’était qu’un con qui abusait de la faiblesse de Vera ne servirait à rien. Il espérait juste que ce cauchemar allait vite se terminer pour qu’ils puissent reprendre une vie la plus normale possible. Il allait partir en tournée, revenir auprès de Vera, rester quelque temps puis repartir à nouveau comme il l’avait toujours fait.


Il aimait le voyage et il adorait son métier, il n’était pas certain de pouvoir s’arrêter de bouger. Il gagnait suffisamment sa vie juste en composant pour les autres, mais son piano restait son premier amour. Il éprouvait une joie incommensurable lorsqu’il pouvait jouer, une joie que personne ne pouvait remplacer et il ne se voyait pas y mettre fin.


Il avait hâte que cette mauvaise période soit derrière eux, mais pour le moment, il devait s’occuper de Vera. Elle venait de sortir de l’hôpital et trouva naturellement sa place dans ses bras.


Il s’excusa à demi-mot de ne pas être présent pour elle et lui parla de son fils sur qui il veillait lors des absences de sa mère. Ta place n’est pas non plus dans un hôpital. Pourtant tu y es et tu sais que ton gnome devient grand ? Bientôt tu pourras le larguer en pleine forêt. Alessio n’était pas sérieux, il savait que Vera ne se séparerait jamais de son fils. Lui n’était pas contre cette idée, mais il allait s’abstenir d’exprimer réellement sa pensée s’il ne voulait pas finir découpée en petit morceau. Vera pouvait être assez terrifiante lorsqu’elle s’y mettait.


Il laissa Vera monter dans la voiture après lui avoir proposé un petit restaurant. Il ne savait pas que le gamin avait un anniversaire, mais au final ça lui importait peu. Vera allait certainement se rendormir rapidement de toute manière.

Il l’embrassa sur la joue lorsqu’elle le remercia d’être venue et il leva les yeux lorsqu’elle parla des infirmières. Parce que tu as des photos de moi ? Et je sais que je suis irrésistible, mais je sais aussi qu’elles sont toutes connes. Et tu sais que je n’aime pas signer des autographes ou ce genre de débilités, mais tu as promis et je ferais n’importe quoi pour toi.


Il continua de rouler hochant la tête lorsqu’elle lui parla de commander asiatique. Ce que tu veux, on commande à la maison ? On ne s’embête pas et on se fait livrer à domicile. Et je jouerais, mais crois-moi tu ne veux pas m’entendre chanter. Je ne sais pas faire ça, le piano est suffisamment sublime sans chant.

D’ailleurs il me manque, même si je passe mes journées dessus quand je ne m’occupe pas de ton gnome. Tu sais qu’il m’a demandé de lui apprendre à utiliser un studio d’enregistrement ? Il me prend pour mère Theresa. J’ai une tête de mère Theresa ?
Il se tourna vers Vera en se garant dans le garage de cette dernière attendant sa réponse.

B-Ever


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Dernière édition par Alessio Valentini le Dim 27 Jan 2019 - 16:24, édité 1 fois
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Sujet: Re: [abandonné] I need you, more than you'll ever know. Alessio ( le Mar 15 Jan 2019 - 12:08 )
Il valait toujours mieux se rendre compte tard que jamais des sentiments qu’on pouvait ressentir pour quelqu’un. Dire que le bonheur était sous son nez tout du long… Vera n’aurait jamais cru à une telle chose : encore moins embrassé un jour Alessio et plus que cela. Elle l’avait toujours vu comme un ami fort, sur lequel elle pouvait se reposer quand elle en avait besoin. Elle avait probablement nié l’évidence de peur de le perdre un jour. Une chose impensable pour elle. Étrangement, elle avait l’impression que le pianiste avait toujours fait partit de sa vie. Le fait est indéniable : si Veronica se bat aujourd’hui comme une lionne pour venir à bout de son cancer, cela était pour Winston mais également pour Alessio. Elle voulait continuer de faire couler l’encre entre eux, elle voulait ouvrir mille et un chapitre et savourer tous les plaisirs que la vie pouvait offrir avec lui à ses côtés. Il la rendait heureuse avec une simplicité déconcertante. La simple vue d’un sms suffisait à illuminer le visage émacié de la cantatrice. Ils étaient ensemble sans avoir besoin de définir leur relation. Cela serait une chose bien trop compliquée de toute façon : le vocabulaire Italien et Anglais ne suffiraient pas à exprimer l’indescriptible.
Retrouvant la chaleur de ses bras, elle se laissa bercer par la mélodie de son cœur en souriant doucement en entendant que ce dernier battait fort. Un signe explicite que l’homme se portait bien, qu’il continuait lui aussi de vivre. Elle savait qu’il n’aimait pas les hôpitaux et la vue de sa silhouette affaiblie ne devait pas être le spectacle le plus joyeux : alors voir qu’il avait fait tout de même le premier pas pour venir la chercher était très important pour elle. Vera en était reconnaissante. Plus qu’elle ne pourrait l’exprimer.

« Il est justement trop grand… Si je tente de l’abandonner dans la forêt il trouvera le chemin. » Une taquinerie, des petits commentaires qui n’étaient absolument pas sérieux mais qu’ils continuaient de faire. « Bientôt, je n’aurais plus à venir. » Ici. Dans cet endroit qu’elle devait visiter presque quotidiennement.

Montant dans la voiture, elle s’installa confortablement et une fois entachée s’emmitoufla dans son long châle. La baiser sur sa joue réchauffa un peu plus son cœur et elle se mit à sourire bêtement. Les seuls contacts physiques qu’elle avait étaient de la part des docteurs ou quelques fois de son fils mais sans plus alors il était agréable de sentir ce genre de petites attentions. Encore plus quand elles venaient d’Alessio.

« Bien sûr que j’ai des photos de toi ! » Elle fouilla dans son sac et sortit la protection de son passeport où il y avait une photo d’eux deux prise l’année dernière. « Regarde. » Elle en était fière oui. Elle était peut-être cheesy, mais au moins elle avait toujours le pianiste avec elle d’une certaine façon. « Elles ne sont pas connes, comme tu dis si bien, il n’y a pas de mal à être fan des talents des autres. » C’était ce qui faisait une carrière après tout. « Merci. » Même s’il le faisait à contre cœur : au moins il avait accepté de le faire et Vera n’en demandait pas tant. « Au pire, je n’ai qu’à m’entraîner pour copier ta signature et le tour est joué. » Une idée qu’elle suggérait à demie-sérieuse.

Elle n’avait jamais vraiment faim, mais elle trouvait toujours la force de manger le moment venu. Sinon, elle ne pourrait pas tenir le reste du chemin qui semblait interminable. Et puis si Alessio l’accompagnait : alors les plats auront une toute autre saveur.

« Oui, commander me semble parfait. » Elle sourit : « Il est vrai que tu risques de dénaturer la beauté du piano. Il vaut mieux que tu ne chantes pas. » Vera le taquinait bien évidemment, mais pas besoin de le préciser. C’était devenue une habitude entre eux.

La chanteuse regarda la route, savourant la simplicité de ce moment de partage. Un peu plus et elle en oublierait sa maladie, ses problèmes, tout. Elle continuait de sourire en l’écoutant parlée de son fils. Alessio prétendait ne pas aimer Winston, mais Vera savait que ce n’était qu’une façade. Le petit garçon n’avouerait jamais également qu’il appréciait le pianiste plus que de raison.

« Il est précoce ce petit, il ira loin c’est moi qui te le dis. Tss... Mère Theresa peut-être pas mais le Père Fouettard pourquoi pas ! » Elle rigola doucement avant de s’arrêter et de se tourner en posant sa main sur l’avant-bras de son compagnon. Elle avait une révélation à lui faire. « D’ailleurs, tu ne sais pas la dernière ? J’ai trouvé des objets… Pour adulte dans sa table de chevet ! » Elle souffla longuement : « Je dois trouver le courage de le confronter… Enfin… Je crois. Je ne sais pas en vrai. J’aimerais que mon frère soit là pour me conseiller. » Un long soupire traversa ses lèvres : « Enfin… C’est une autre histoire. »

Vera retrouva son sourire et ouvrit la portière pour sortir et refermer la porte du garage. Elle attrapa la rambarde et commença à monter les marches :

« On commande asiat alors ? T’es sûr ? C’est ton dernier mot ? »


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Sujet: Re: [abandonné] I need you, more than you'll ever know. Alessio ( le Dim 27 Jan 2019 - 16:26 )
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Alessio n’avait pas vraiment songé à l’âge du fils de Vera, il l’avait vu grandir sans vraiment s’en rendre compte. Il connaissait Vera depuis des années déjà, elle était l’élément central de sa vie. Sa sœur avait aussi une place importante, mais dans un sens, Vera le comprenait mieux que Vic. Elle l’acceptait mieux aussi, enfin c’était l’impression d’Alessio. Il avait parfois la sensation de ne pas être compris par sa propre sœur, le seul membre de sa famille normal.


On ne pouvait pas dire que ses géniteurs soient un modèle d’amour et de normalité. Il ne les considérait même pas comme faisant partie de sa famille Vic était sa seule famille, même s’ils avaient des divergences d’opinions assez importantes. Al ne pouvait pas comprendre le lien qui unissait Vera à son fils n’ayant jamais connu ça. Il trouvait ça mignon, malgré qu’il ne s’en occupait pas trop pour être honnête. La relation que Vera partageait avec son fils ne le regardait pas.


Ce n’est pas parce qu’il sortait maintenant avec elle qu’il était devenue un beau-père pour le gamin. De toute façon, Vera ne lui demandait pas de prendre ce rôle. Et il était bien content de ça, il ne demandait rien et il n’avait pas signé pour ça. D’ailleurs il tiqua lorsqu’elle lui dit que son idée était impossible.


Dommage, on pourrait vivre la belle vie, sinon on l’attache à un arbre. C’est une bonne idée non ? Il lui jeta un coup d’œil surpris par sa remarque. Il ne voulait pas être enthousiaste, il savait que le cancer était une vraie pourriture. Ce dernier pouvait revenir de façon subite et achever Vera en quelques semaines.

Il espérait de toutes ses forces qu’elle allait survivre à cette maladie. Il ne voulait pas qu’elle disparaisse parce qu’il ne savait pas comment faire sans elle. Alors il ne posa aucune question se contentant de poursuivre sa route en direction de sa maison ou celle de Vera.


Les deux maisons étaient les mêmes, elles étaient justes séparé par une route et Al passait son temps là-bas. Ce qui n’avait pas l’air de déranger Vera, mais les dernières paroles de sa sœur l’avaient fait réfléchir. Quoi que ce connaissant, il n’allait rien changer à ses habitudes. On ne changeait pas un ours si facilement puis Vera l’aimait non ? La preuve, elle se promenait avec une photo de lui dans son passeport.


On devrait refaire une photo, j’ai une tête atroce. Moi au moins tu n’as pas à t’inquiéter de ta tête, j’ai fait plus sobre. Il profita d’un feu pour lui montrer le tatouage qu’il avait en son honneur. Son simple prénom, qui avait tellement de valeur pour lui. Il ne rajouta rien sur les infirmières, il n’arrivait pas à comprendre comment on pouvait être fan de lui. Il n’avait pas créé un remède contre le cancer non plus, il était un simple musicien.


Il reprit la route se rapprochant de plus en plus de son domicile. Je te signerais tous les autographes dont tu as besoin, tu sais très bien que je ferais tout pour toi. Vera savait gérer la bête, elle savait le rendre docile et faire ce qu’elle voulait de lui. Ce qui ne dérangeait pas Al qui tira la langue comme un gamin lorsque Vera parla de ses prestations en chant. Tu aimes ce père Fouettard et ton gosse à ta beauté et ton intelligence. Après ça reste un gosse donc il risque de faire des conneries vu qu’ils sont cons à cet âge-là après il t’a comme mère donc avec un peu de chance.


Il éclata de rire en l’entendant parler d’objet pour adultes dans la chambre de son fils. Tu ne devrais pas le confronter, mais tu peux commencer une discussion sur le sexe. Lui expliquer les trucs qu’on explique à son gosse quoi.


Il sortit de la voiture avant de la fermer puis de monter les marches derrière Vera. Tu sauras quoi lui dire, ça viendra naturellement. Et oui, c’est mon dernier mot. Il acheva sa phrase en la déposant sur le canapé avant d’aller dans la cuisine. Il revient avec le téléphone fixe et le prospectus dans les mains. Tu veux quoi ? Il se posa à côté d’elle attendant son choix.

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Sujet: Re: [abandonné] I need you, more than you'll ever know. Alessio ( le Mar 29 Jan 2019 - 22:37 )
Quand elle avait appris qu’elle était enceinte de Winston il y a des années de cela : elle n’avait jamais imaginé pouvoir un jour ressentir ce type d’amour pour ce petit être. Il n’avait rien à voir avec son père : il grandirait comme un homme respectable qui ne lève pas la main sur les femmes, ou sur les hommes d’ailleurs. Vera se l’était promis. Son enfant ne deviendrait pas un être violent. Maintenant qu’Alessio était plus intime, encore plus dans sa vie : cela faisait une figure masculine sur laquelle elle pouvait compter. Jamais, cependant, elle ne l’avouerait pas pour ne pas effrayer son compagnon. Ce n’est pas comme si elle avait besoin de faire ça de toute façon : son enfant avait l’habilité de se faire comprendre sans parler. Qu’importe ce que pouvait dire son chauffeur tatoué : il ne ferait pas une telle chose. Vera le savait et c’est pour cela qu’elle en rigolait aussi facilement. De toute façon, ce n’était pas ce qui la préoccupait en ce moment. La cantatrice s’accrochait désespérément à l’espoir de bientôt en avoir fini avec ces allées et venus et ces traitements. Demetrio l’avait prévenu que le combat serait long : mais il n’avait jamais failli à son devoir et continuait de supporter Vera constamment. Il lui avait ouvert des portes, mis en contact avec les meilleurs médecins et pour cela : elle en serait éternellement reconnaissante.
Montrant sans honte la photo qui traînait dans son passeport : elle adorait cette image d’eux. Cela lui rappelait dans les moments durs qu’Alessio serait là pour elle. Toujours. C’est parce qu’elle reçoit autant d’amour de lui qu’elle se sent capable de vaincre la maladie qui s’est installée dans son corps. Quand son homme affirmait vouloir reprendre une nouvelle photo : elle hocha la tête.

« Avec plaisir, mais seulement quand j’aurais repris des couleurs. Sinon on va croire que tu poses à côté de Casper : ça la fou mal non ? » Elle sourit doucement, mais cela était la vérité. Elle ne ressemblait plus à la grande artiste qui s’abreuvait des larmes de ses admirateurs quand elle était sur scène.

Elle n’eut pas le temps de rajouter quoique ce soit que déjà Alessio lui montrait son tatouage. Un immense sourire se dessina sur son visage fatigué :

« Awwweee je ne savais pas ! Tu ne me l’as jamais dit ! » Elle frappa énergiquement ses mains l’une dans l’autre : « Promis dès que je suis sortie de tout ça je tatoue ton prénom aussi. » Une promesse qui n’était pas un flan. Elle le ferait. Elle venait de donner sa parole.

Alessio affirma rapidement pouvoir lui signer tous les autographes qu’elle voulait. Elle posa sa main sur la sienne : incapable d’enlever la risette qui s’accrochait tant bien que mal. Il avait cet effet-là sur elle. Il rendait heureuse Veronica rien qu’en étant à ses côtés.

« Je le sais. » Elle rajouta rapidement : « Mais tu sais que je n’en abuse pas. » Jamais elle n’oserait.

Cependant, elle n’hésitait jamais à le taquiner : notamment quand il donnait le bâton pour se faire battre. Sa réaction la fit doucement rire.

« Je ne sais pas ce que je ferais sans lui. » C’était une réalité qu’elle ne cherchait même pas à cacher. « Il faut bien que je serve à quelque chose non ? Tant qu’il n’a pas hérité de la connerie de son père : cela me convient. » Après tout, cela était le point le plus important à ses yeux.

En entendant Alessio rire à l’anecdote, Vera soupira. Oui, oui il y avait de quoi rire : mais elle se retenait parce que cela lui prouvait que son fils devenait un homme. Avant même qu’elle s’en rends compte : son enfant partirait de la maison.

« Oh tu veux dire l’histoire de l’abeille qui va butiner avec son dard dans diverses fleurs ? » Elle croisa ses bras : « Je sens que ça ne va pas être facile, mais au moins je peux lui en parler… Qu’il ne soit pas désemparé et surtout montrer que je suis une bien meilleure mère que la mienne ! » Ce n’était pas une chose difficile, après tout, mais Vera voulait excéder dans son rôle. Hors de questions qu’elle ne soit que la génitrice.

Maintenant arrivés à bon port, il était temps pour eux de commander. Surprise, elle rigola en sentant Alessio la porter dans ses bras. Elle ne se fit pas prier cependant et se lova contre son torse avant qu’il ne la pose sur le canapé. Elle se redressa et attendit sagement qu’il apporte le téléphone et le menu.

« Alors je voudrais… Du thé vert en boisson et en plat je vais prendre le Chow Mein végétarien. » Elle lui rendit le prospectus : « Ça va faire des lustres que je n’ai pas mangé chinois. » Vera pouvait même sentir ses papilles salivées. « Et après manger, une fessé et au lit pendant que tu joues enfin… Je m’allongerais sur la liseuse. » Elle posa sa tête sur son épaule : « J’avais oublié au combien ta présence est agréable… Je suis tellement heureuse que tu sois là. » Elle ferma ses yeux : « Et même si c’est un rêve : je le prends quand même. »


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Sujet: Re: [abandonné] I need you, more than you'll ever know. Alessio ( le Lun 11 Fév 2019 - 19:33 )
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Vessio
Alessio n’était pas doué en communication verbale, il n’aimait pas parler pour ne rien dire et il ne racontait pas sa vie pendant des heures. C’était peut-être la raison de son côté solitaire, il n’avait que deux personnes dans sa vie et forcément son monde tournait autour d’elle. Vic entendait parler de Vera à longueur de journée et réciproquement Vera entendait parler de Vic.


Le fait d’être en couple avec Vera ou quelles que soient leurs relations étaient finalement assez logique. Elle avait déjà intégré totalement son univers depuis quelques années maintenant et elle s’emboitait parfaitement dans sa vie. Elle était son ancre, celle qui le maintenait sur terre et qui l’aidait avec Vic.


D’ailleurs il devait lui parler de sa sœur, lors de leurs dernières conversations, elle avait évoqué des relations sexuelles. Rien que cette idée lui donnait envie de vomir, sa précieuse petite sœur n’avait pas l’âge, peut-être que Vera allait pouvoir l’aider à la détourner de ça.


Mais pour le moment, il devait la conduire chez elle pour qu’elle puisse se reposer. Elle lui parlait des infirmières et finit par lui montrer la photo de lui qu’elle avait sur elle. Alesiso évoqua l’idée de faire une nouvelle photo ce qui enthousiasma Vera avant qu’elle ne rajoute un commentaire débile.


Tu es sublime et tu ne serais pas fatiguée, je t’aurais montré à quel point tu es belle et désirable. Vera n’étaient pas en état pour supporter les envies d’Al puis il ne voulait pas la fatiguer inutilement, mais il se promit de lui montrer la force de son désir dans les jours à venir.


Il ne devait pas lui laisser croire qu’elle n’était pas désirable, déjà parce que ce n’était pas le cas et ensuite parce qu’elle avait tendance à douter d’elle-même. Cela ne se voyait pas immédiatement, il fallait bien la connaitre pour ça. Mais qui d’autres qu’Alessio pouvait connaitre Vera par cœur ? Personne selon lui, enfin c’est ce qu’il croyait.


Il finit par lui montrer son tatouage et elle promis de se faire tatouer à son tour. Tu n’es pas obligée, tu sais bien que le tatouage a toujours été mon péché mignon après si tu veux marquer propriété d’Alessio, je ne serais pas contre. Il lui fit un clin d’œil ne parlant bien entendu pas sérieusement. Il avait énormément de défaut, mais pas celui d’être possessif à l’extrême.


Alessio commençait à arriver chez la jeune femme lorsqu’elle lui demanda sans vraiment attendre de réponse à quoi elle servirait sans son fils. Tu es utile pour plein de gens Vera, tu es un rayon de soleil. Et tu sais que je ne laisserais pas ton fils devenir aussi con que son père, il devra me passer sur le corps avant. Crois-moi il m’obéit.
Mon autorité naturelle
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Il lui fit un bisou sur la joue avant de l’aider à sortir de la voiture et de la laisser monter les marches. Je vois que tu connais bien l’histoire. Plus sérieusement, tu peux juste lui parler des différents moyens de contraception et le mettre en garde contre les maladies sexuelles. Je ne crois pas qu’il t’ai attendu pour apprendre comment on butine les fleurs.


D’ailleurs c’est quoi cette image ? Il finit par la porter avant de la déposer sur le canapé. Il revient avec le menu et le téléphone, attendit la commande de la jeune femme avant d’appeler le restaurant chinois. Ils devraient arriver rapidement, tu comptes me donner la fessée ? Méfies-toi. Il déposa un baiser sur ses lèvres passant ses mains dans ses cheveux pour approfondir ce baiser avant de la relâcher. Il ne voulait pas aller plus loin, elle était bien trop fatiguée pour ça.

Et je peux t’installer ton lit à côté du piano, ton matelas devrait rentrer, ce sera plus confortable. Et je ne te quitte pas, tu es mon ancre. Bien la seule à savoir me faire obéir ou à me rendre doux comme un agneau. Les autres m’emmerdent, même Vic. Elle m’a pris la tête la dernière fois, tu devrais d’ailleurs lui dire que le sexe s’est mal à son âge. Mon bébé veut traîner avec des pervers qui abusent de son corps. Alessio fit la grimace avant de se lever en entendant la sonnette.

Il paya le livreur, posa les plats sur la table basse, s’installa derrière Vera la laissant s’appuyer contre son torse avant de saisir leurs plats. Mange. Et pourquoi elle grandit ? Elle me reproche plein de trucs en ce moment.

B-Ever


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Dernière édition par Alessio Valentini le Sam 2 Mar 2019 - 0:38, édité 1 fois
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Sujet: Re: [abandonné] I need you, more than you'll ever know. Alessio ( le Mer 20 Fév 2019 - 22:50 )
En compagnie d’Alessio, Vera se sentait bien : elle se sentait à sa place et prête à en découdre avec la terre entière. Il était sa force, ce qui lui permettait de se réveiller tous les matins. Elle voulait se battre non seulement pour Winston, mais aussi pour Alessio : ils venaient de commencer un nouveau chapitre et il lui tardait de noircir les pages de cette histoire qui était née il y a quelque temps. Un jour, ils auront leur vie paisible : celle qui mérite. Le chemin semblait long et périlleux : mais encore une fois Vera était prête à braver la tempête si cela voulait dire avoir à la clé la chance d’être enfin pleinement heureuse, et ce, pour de bons. Elle se prenait bien souvent à croire que la vie avait terminé de la malmener, que le cancer qui empoisonnait son corps était l’ultime étape avant de pouvoir se reposer jusqu’à son dernier souffle. Elle avait déjà assez donné, disons cela comme cela et dans le cas où elle n’aurait pas la paix ; pour sûr que sa foi en Dieu serait sérieusement endommagé car chaque erreur, chaque péché qu’elle a fait : elle est allée se confesser et à demander pardon.

Alessio savait lui remonter le moral, elle sourit en comprenant parfaitement ce qu’il entendait par là. Elle lui fit d’ailleurs un clin d’oeil avisé avant d’ajouter : “Il me tarde que tu me le prouves.” Même si ce n’était probablement pas demain la veille.

Veronica ne pouvait pas mentir à son aimé, à celui que son coeur avait choisis. Il la connaissait bien trop : il savait qu’elle n’avait aucune confiance en elle quand il n’était pas question de son jeu de scène ou de sa voix. Elle doutait constamment de sa personne et cela était un travail titanesque au quotidien que d'arborer une assurance sans faille. Il faut dire que son état physique n’aidait pas la chanteuse à rouler des épaules quand elle marchait dans la rue. Qui sait, se faire tatouer pourrait rehausser sa confiance en elle.

“Sur la fesse droite je le fais.” L’idée saugrenue était amusante : elle lui permit de rire sincèrement. “Sur le gras, ça fait moins mal hein monsieur l’expert ?” Il était après tout le plus expérimenté en la matière.

La route ne semblait pas longue lorsque la compagnie était bonne. Alessio lui permettait toujours de décompresser : de passer du rire aux confessions en un claquement de doigts, mais surtout en douceur. Pour sûr qu’elle était accro à lui : pour ses qualités et ses défauts. Elle tourna sa tête pour le regarder et sourit tendrement en posant sa tête contre le dossier. Au lieu de répondre, elle posa sa main sur la sienne et la serra doucement. Il l’embrassa sur sa joue : ce qui la fit encore un peu plus sourire : ces petits contacts avec Alessio lui manquait quotidiennement.

“Il grandit trop vite… Ca m’effraie un peu tu sais ? Je me sens vieille.” Elle monta les marches en répondant : “Je trouverais le courage de lui parler les yeux dans les yeux… Je vais devenir maître dans l’art d’être une maman coole mais stricte… À moitié.”

À l’intérieur, Alessio trouva rapidement le menu et le téléphone et commanda sans plus attendre. Vrai qu’elle ne dirait pas non pour passer une journée au lit : avec son compagnon contre elle. Cela semblait même être le programme parfait.

“Tsss ne fait pas celui qui n’aimerait pas.” Elle sourit referma ses yeux pour répondre tendrement au baiser en posant sa main sur la joue du pianiste. “Que cela m’a manqué… De ne pas sentir tes lèvres contre les miennes.” Elle continua de sourire, ce n’était pas un reproche. “Tout semble plus simple quand tu es là.”

Souriant un peu plus bêtement quand il l’entendit affirmer qu’elle était son ancre : Vera lui vola un baiser avant qu’il ne parle de Victoria. Son frère avait réagi de la même façon quand il s’était douté d’où provenait certains bleus quand sa soeur venait de temps en temps se ressourcer chez lui.

“Elle à 28 ans… Elle est en âge de faire ce qu’elle veut. Je sais que c’est difficile : c’est effrayant même ! Je ne peux que comprendre avec Winston qui commence à devenir “ado”, mais il faut savoir couper le cordon à un moment. La meilleure chose que tu puisses faire : c’est être là pour elle, la soutenir et la conseiller au besoin.”

Veronica le laissa se lever pour aller ouvrir au livreur, elle se redressa pour s'asseoir et enlever son chandail. Elle ouvrit les sacs et sortit les boîtes pour les poser sur la table.

“C’est toujours comme ça, il y a toujours un moment où un membre de la fratrie se décharge sur l’autre. Peut-être que quelque chose se passe dans sa vie et son seul exutoire c’est de vider ses nerfs sur toi en sachant que tu lui pardonneras cet excès de colère ?” Elle ne faisait que des suppositions tout en attrapant les baguettes et en s’installant contre Alessio : “Je ne sais pas ce qui s’est passé, ou ce qu’elle t’a dit. Mais si je peux te donner un conseil : ne laisse pas ses choses s’envenimer au point de non-retour. Crois-moi.” Elle prit une première bouchée et mâcha lentement et joyeusement en sentant le goût des aliments : “Elle est avec quelqu’un alors ? Est-ce qu’elle est heureuse ?”


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Sujet: Re: [abandonné] I need you, more than you'll ever know. Alessio ( le Sam 2 Mar 2019 - 0:41 )
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Alessio ne croyait pas en Dieu, pour lui, il s’agissait juste d’une invention. Les êtres humains avaient besoin de se rassurer, c’était plus rassurant de se dire que son proche qui avait une grave maladie allait guérir grâce à Dieu plutôt que d’accepter qu’il allait certainement crever comme un rat. Idem lorsque quelqu’un leur avait fait du mal, c’était plus simple de se dire que Dieu allait leur faire payer, qu’il allait finir en enfer. Plutôt que d’admettre que ces personnes allaient avoir une vie tranquille, parfois une meilleure vie que celle de la personne qu’ils avaient blessée.


Vera était l’un de ses êtres humains qui pensaient que Dieu existait et Alessio ne comprenait pas comment elle pouvait y croire. Après tout, elle avait un putain de cancer. Pourtant c’était quelqu’un de bien, qui se faisait chier tous les dimanches à l’église. Pourtant son soi-disant Dieu ne l’avait pas épargné, donc soit c’était un gros sadique, soit il n’existait pas.

Puis même en lisant les textes sains, il fallait vraiment être con pour obéir à ça. Surtout en étant une femme ou en étant homosexuelle, lorsqu’on voyait le sexisme et l’homophobie présente dans ce type d’écrit. Enfin c’était le point de vue d’Alessio qui ne croyait pas en Dieu et qui était encore vivant.


Il n’allait pas répéter sa façon de penser à Vera, elle lui en mettra peut-être une pour blasphème. Quoiqu’elle respectait les opinions des autres, mais Al y allait fort lorsqu’il s’agissait de ce soi-disant Dieu. Donc il n’était pas certain de vouloir dire sa façon de penser à la jeune femme. Il ne voulait pas créer de conflit avec elle surtout vu la place qu’elle venait de prendre dans son cœur.


Elle avait toujours eu une place particulière pour lui, il ne s’en était juste pas rendu compte. Plutôt il ne se rendait pas compte qu’il l’aimait tellement. Mais ils allaient rattraper les choses, comme lui promis la jeune femme après qu’Al lui ait affirmé qu’elle était encore belle et désirable. Vera finit par lui parler de tatouage et il leva les yeux au ciel lorsqu’elle lui parla d’être habituée.

Tout en conduisant, il lui expliqua que la douleur variait d’une personne à l’autre, qu’elle allait peut-être avoir mal en se tatouant les fesses ou au contraire ne presque rien sentir. Parce que le tatouage faisait mal, une douleur plus ou moins forte, mais une douleur quand même. Il finit par se garer devant chez elle l’écoutant parler de son fils.

Tu n’es absolument pas vieille Vera, tu es encore jeune et belle. Ton fils grandit et je suis persuadée que le gnome est fier de toi. J’en suis même certain vu qu’il me raconte sa vie. Al leva les yeux au ciel à nouveau avant d’aller chercher le nécessaire pour commander le repas.

Une fois la commande faite, il s’assit à côté de Vera avant de goûter la saveur de ses lèvres. Il sourit devant son compliment remettant une mèche de cheveux derrière son oreille. Et tu m’as pour toute la nuit, je reste longtemps avec toi. J’ai composé de nouveaux trucs, tu m’as inspiré. Et j’ai même fait participer ta chose miniature. Il déposa un dernier baiser sur ses lèvres avant d’aller chercher la commande puis de se poser derrière elle la laissant s’appuyer contre lui.

Elle lui vola un baiser avant d’essayer de l’aider avec Vic. Non, elle est bien trop jeune. Elle ne sait pas de quoi les hommes sont faits, elle est tellement innocente. Je sais qu’elle a souffert de mon départ, elle me le balance dans la tronche toute les deux secondes. Et j’ai peur qu’elle aille chercher cette affection chez le premier venu. Tu te rends compte qu’elle m’a fait une scène parce que je refuse d’être présent pour elle si elle tombe enceinte ? Il nia de la tête aux questions de Vera avant de se rendre compte qu’il n’en savait rien.


Aucune idée, elle ne me confie pas sa vie sentimentale. Je déteste parler de ça, elle est trop jeune. Déjà qu’elle se vexe à chaque fois qu’on parle de sa grossesse, enfin future grossesse. Mais tu sais que ce n’est pas mon truc, les femmes enceintes, les gosses, ça me répugne. Je serais présent mentalement et téléphoniquement donc ça devrait suffire non ? Alessio espérait que Vera allait pouvoir lui apporter des réponses, les clefs pour comprendre sa sœur.

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Sujet: Re: [abandonné] I need you, more than you'll ever know. Alessio ( le )
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