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- I need you, more than you'll ever know. Alessio -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Pellegrini
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Vera VenezzioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: I need you, more than you'll ever know. Alessio ( le Mar 23 Oct 2018 - 22:21 )
Chaque séance la rapprochait de la guérison apparemment. C’est ce que répétaient les médecins qui s’occupaient d’elle. L’opération avait été un succès, sa voix ne devrait pas être trop endommagé. Elle était rentrée après seulement quelques jours à l’hôpital pour retrouver un fils bien impatient et un lit vide. Alessio avait mis des distances entre eux. Vera ne le blâmait pas : elle l’aimait bien trop pour cela. Si le corps médical était confiant sur son avenir dans le milieu de l’Opéra une fois la chimio terminée : elle ne voulait pas croire ça. Veronica était bien trop effrayée par l’idée de ne plus jamais pouvoir être en mesure de chanter pour croire des suppositions. On ne pouvait pas dire que le travail fait sur sa gorge n’avait pas été propre. Après un mois, il ne restait qu’une cicatrice de taille moyenne en dessous de sa carotide : celui qui s’occupe de son maquillage généralement avait blagué sur le fait qu’il savait déjà comment caché cela. La plupart de ses partenaires de jeu étaient venus la voir à l’hôpital ou bien chez elle pour prendre de ses nouvelles. Vera avait découvert qu’elle était plus populaire qu’elle ne le pensait. Quand les premières mèches ont commencé à tomber, quand elle a dût se raser la tête pour ne plus avoir à enlever des paquets entiers de cheveux : elle était seule. C’était quelque chose qu’elle voulait faire elle-même pour mieux accepter. Heureusement, l’argent achète tout, même des cheveux et elle avait réussis à camoufler son crâne chauve. Non pas qu’elle avait honte, elle n’était tout simplement pas à l’aise avec la pitié dans le regard des gens qu’elle rencontrait. Winston savait, un garçon intelligent comme lui comprenait tout. Il faisait son possible pour aider sa maman tout en continuant de bien travailler à l’école. La maladie de Vera avait considérablement assagi celui qui devenait de jour en jours un petit homme.
Il pleuvait à torrent dehors. Assise dans le fauteuil, la perfusion dans le bras : cela était devenu son rendez-vous quotidien. Un traitement agressif pour ne pas laisser des cellules cancéreuses dans son organisme. Elle avait l’habitude maintenant. Tellement qu’elle ne sentait même plus cette odeur si particulière dans les hôpitaux. Les infirmières étaient adorables avec elle, s’asseyant parfois à leur pause pour parler et demander un autographe quand ils la reconnaissaient. Les autres personnes dans la salle étaient charmantes également : ils se soutenaient par des petits regards ; des sourires tristes et remplies de compassions. Au moins, ils ne se prenaient pas en pitié. Ce qui était le plus important dans leur cas.

« Seniora Venezzio. » Le docteur Lombardi arriva en souriant et vérifia les constantes de sa patiente : « Je suis de plus en plus confiant vous savez ? » Vera souffla longuement : « Et vous savez que malgré votre beau sourire je ne vous crois pas. » Ernesto rigola : « Je le sais bien. Le fait que vous doutiez me donne encore plus de raisons de vous prouver le contraire. » La cantatrice se força à sourire. « Je vois que vous êtes venus encore seule aujourd’hui. » La trentenaire perdit immédiatement son sourire. « Désolé, je ne devrais pas faire ce genre de commentaires. » Elle hocha négativement la tête pour approuver ces paroles. « Votre traitement est bientôt fini, je vais demander à une infirmière de venir vous libérer et demander à l’accueil de vous appeler un taxi. » Vera le remercia avant de le laisser partir.

Pourquoi devait-il lui rappeler que personnes ne venaient avec elle à ces séances ? Son majordome lui avait proposé de l’accompagner, mais ce n’était pas de lui dont elle avait besoin. La chanteuse voulait Alessio. Lui et rien que lui. Il lui manquait affreusement. Pourtant, ses distances étaient normales : il ne voulait pas souffrir et elle ne voulait pas le faire souffrir non plus. Un homme habillé de bleu foncé arriva et après un beau sourire charmeur enleva avec délicatesse la perfusion.

« Et voilà Bella, à la semaine prochaine. »

Elle lui sourit et se leva doucement avant de marcher vers la sortie. S’emmitouflant dans son long manteau, elle mit correctement son écharpe avant d’ouvrir le parapluie pour sortir dehors et chercher du regard le taxi. Les contre coups du traitement ne tarderaient pas à faire effet et elle n’avait pas envie que tout le monde la voit si impotente. C’est alors qu’elle cherchait la voiture de son chauffeur qu’elle croisa son regard. Alessio se tenait à quelques mètres d’elle. Pensant d’abord halluciner, elle ne réagit pas tout de suite. Il lui fallu quelques longues minutes pour finalement mettre un pas devant l’autre et arriver à uteur.

« Je ne m’attendais pas à te voir ici. »
Sa voix n’est pas froide, elle n’est pas en colère. Elle est calme et posée, pour ne pas dire épuisée. « Quelque chose ne va pas ? Victoria est à l’hôpital ? Tu ne vas pas bien ? »


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Alessio ValentiniLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: I need you, more than you'll ever know. Alessio ( le Dim 18 Nov 2018 - 17:27 )
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Vessio
Alessio n’était pas doué pour accompagner les gens dans la peine ou la douleur. Généralement il s’en moquait royalement, mais parfois ses proches étaient touchés. Il ne pouvait pas l’ignorer et il ne pouvait pas se protéger. Il s’éloignait pour ne pas devoir affronter la mort de ses proches, il ne supportait pas de voir les gens qu’il aimait mourir.


Déjà qu’il n’aimait pas grand monde, donc s’il en perdait un, il n’allait lui rester plus personne à la fin. Lorsque Vera lui avait appris son cancer, son monde s’était écroulé. Il avait l’impression que la vie lui faisait un coup de pute pour le punir d’avoir été trop heureux. Il avait enfin la vie que l’on attendait de lui, il était heureux avec Vera, avec sa sœur et voilà que l’une des femmes de sa vie avait une maladie compliquée à soigner.


Elle pouvait même mourir et cette idée était intolérable pour lui. Il ne pouvait pas être présent en permanence à côté de Vera sinon il aurait finit par devenir fou et surtout il n’aurait pas été capable de maîtriser sa souffrance si elle venait à mourir. Il s’était donc éloigné d’elle, se contentant de livrer des fleurs dans sa chambre d’hôpital ou chez elle.


Il faisait aussi en sorte de lui apporter de petite chose en plus lorsqu’elle devait manger à l’hôpital, il savait que les plateaux étaient une vraie infection alors il lui rajoutait des petits trucs. Comme ses chocolats favoris ou une frite solitaire pour la faire rire.


Il n’était pas souvent présent physiquement en face d’elle, il n’en avait pas la force. Mais grâce à ses petites attentions, elle savait qu’il pensait à elle. Enfin il espérait, il avait un peu honte de son comportement. Il était peut-être un vrai gland lorsqu’il s’agissait des relations humaines, mais il savait que l’on ne se comportait pas comme ça avec un proche atteint d’un cancer.

Il avait des nouvelles régulièrement de Vera et des personnes travaillant pour elle, lui passait son temps devant son piano. Le seul endroit où il pouvait oublier toute cette situation. Mais aujourd’hui il avait décidé d’être présent physiquement pour elle, il l’avait donc attendu à la sortie de l’hôpital. Il n’était absolument pas prêt à franchir les portes de cet hôpital maudit pour lui.


Il avait pensé à lui offrir une boîte de chocolats. C’était mieux que rien, mieux que son absence silencieuse. Il ne faisait pas le fier, il ne l’était pas, mais il ne pouvait pas s’en empêcher. Alors il attendait comme un con sur le parking, attendant que Vera sorte. Il avait prévu de l’emmener manger un morceau, sauf si elle était fatiguée. Dans ce cas, il irait la ramener chez elle avant de la mettre au lit.



Il n’eut pas à attendre longtemps, elle arriva bien rapidement et s’empressa de lui poser des questions. Elle ne lui adressait aucun reproche, elle lui demandait même s’il était malade ou si Vic était malade.

Ce qui fit culpabiliser Al encore plus, il avait vraiment été minable et malgré qu’il s’en rende compte, il allait continuer à l’être. Parce qu’il ne savait pas faire autrement, parce qu’il avait trop peur de souffrir et qu’il ne supporterait pas de la voir mourir. Non, je suis venue te chercher. Je ne suis pas rentrée dans l’hôpital, je ne supporte pas. Alessio sous-entendait qu’il ne supportait pas de la voir à l’intérieur de cet hôpital, encore une fois, cela rendrait les choses tellement plus vraies.


Il lui tendit la main pour qu’elle vienne lui faire un câlin. J’avais dans l’idée de t’emmener au restaurant, mais tu dois être fatiguée. Alors que dis-tu de faire venir le restaurant chez toi pendant que le gnome et toi attendez sur le canapé. J’ai failli l’emmener, puis je me suis dit qu’il allait salir les sièges donc il attend à la maison. Il termina sa phrase en lui déposant un baiser sur le front avant de lui ouvrir la porte passage voulant fuir ce lieu.

B-Ever


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Highway of fallen kings
   

❀ Chaos isn’t a pit. Chaos is a ladder. Many who try to climb it fail, and never get to try again. The fall breaks them. And some are given a chance to climb, but refuse. They cling to the realm, or love, or the gods …Illusions. Only the ladder is real. The climb is all there is. But they’ll never know this. Not until it’s too late.
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Vera VenezzioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: I need you, more than you'll ever know. Alessio ( le Sam 1 Déc 2018 - 21:25 )
Vera ne s’offusquait pas de la distance que mettaient les gens avec elle depuis qu’elle avait annoncée à son entourage sa maladie. Chacun avait sa façon pour se protéger : comment leur en vouloir ? Ce n’était pas son genre de garder de la rancœur envers son prochain, mais surtout elle n’avait pas la force de faire une telle chose. Prétendre que tout allait bien, notamment pour que Winston ne s’inquiète pas plus qu’il ne l’est déjà, lui prenait toute son énergie. Les adultes, eux pouvaient voir son état mais elle se refusait à montrer l’étendue de sa faiblesse à son fils qui était déjà terrorisé à l’idée qu’un jour elle ne revienne pas de l’hôpital. Si elle avait accepté l’opération, c’est qu’elle était prête à se battre et tout semblait facile quand elle était assise dans la chaise avec la perfusion dans le bras. La tâche était bien plus compliquée quand elle subissait les contres-coups du traitement. Elle ne prenait pas l’habitude et ne voulait pas la prendre, ce n’était que temporaire et dès qu’elle n’en avait plus besoin : elle ne remettrait pas les pieds à l’hôpital de ci-tôt.
En sortant de ce lieu, elle respira à nouveau avant de sentir un vertige qui manqua de la faire tanguer. Cherchant son taxi, sa surprise fut grande quand son regard croisa celui d’Alessio. Le pianiste n’avait pas cessé de lui envoyer des petites attentions, des petits cadeaux qui la faisaient sourire et lui permettait d’oublier pendant quelques minutes sa maladie. Ces moments de paix n’étaient jamais bien loin : la réalité attendait toujours dans l’ombre. Celle où il n’est pas à ses côtés. Comme elle aurait aimé être égoïste et le supplier de ne plus la quitter, mais elle n’en avait pas le courage. Vera ne supportait pas d’imposer quoique ce soit aux autres. La première chose qui lui vient à l’esprit n’est pas qu’il est là pour la voir. Quelque chose avait dû arriver à Victoria ou même à lui ? Alors, elle coupa le suspens et demanda rapidement pourquoi il était ici : lui qui ne supportait pas les hôpitaux. Pendus à ses lèvres, elle attendait sa réponse. Un sourire se dessina sur son visage fatigué en apprenant qu’il était venu la chercher. Bien sûr qu’elle était contente et touchée de le voir devant elle. Son cœur

« Je sais… » Souffla-t-elle. Quand il lui tendit sa main, elle ne se fit pas prier pour venir se glisser dans les bras du pianiste : relevant son visage pour nicher son nez dans son cou et respirer son odeur. Les yeux fermés, son corps se détendit pendant quelques secondes. « Je ne veux pas que Winston vienne de toute façon. La place d’un petit garçon n’est pas dans un hôpital. » Elle s’éloigna pour pouvoir le regarder et détailler son visage. « Mais je suis partante pour le restaurant, dois aller à un anniversaire aujourd'hui, on aura la maison pour nous. »

Vera lui vola un chaste baiser avant de monter dans la voiture et de s’attacher. Cela lui rappelait le jour où ils ont arrêté de se mentir à l’un et à l’autre mais surtout à eux même. Le jour où ils s’étaient embrassés : ou la cantatrice avait fait le premier pas pour franchir l’interdit quitte à le perdre. Son coup de bluff avait marché, elle n’avait qu’à tourner la tête pour le voir à côté d’elle. Au fond, rien n’avait changé entre eux, dans leur quotidien : probablement parce que les sentiments avaient été sous leurs nez pendant si longtemps qu’ils s’étaient installés par la force des choses. Alessio maintenant installé, elle glissa sa main sur la sienne qui tenait le levier de vitesse :

« Merci d’être venue me chercher. » Elle sourit à nouveau, sincèrement heureuse de l’avoir près d’elle. « Ca fait du bien de voir ton visage en chair et en os. Tu sais quand je montre des photos de toi aux infirmières : elles sont toutes sous ton charme. » Vera rigola doucement : « Il y a en a même une qui est une grande fan, je lui ai promis que je te demanderai un autographe. » Elle reporta son attention sur la route sans enlever sa main de celle d’Alessio, elle avait peur que tout ceci ne soit qu’un rêve : qu’il ne soit pas là et qu’au final elle allait se réveiller seule dans la salle de traitement. « Alors, qu’est-ce que tu veux commander ? On commande asiatique ? » Vera avait dû mal à manger ces derniers temps alors n’avait aucune idée de quoi commander mais Alessio saurait : il savait toujours. « Plus tard, tu pourras jouer pour moi ? » Elle tourna sa tête pour le regarder à nouveau : « Comme une berceuse ? Promis je ne te demanderai pas de chanter. »


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