Revenir en haut
Aller en bas


 

- Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Modernissimo
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Alexandre LecomteLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Chris Hemsworth
Multi-comptes : Francesco Spinoza & James Weaver
Messages : 61 - Points : 280
Âge : 35 ans
Métier : Chercheur en Histoire et maître de Conférence à l'Université de Naples
Sujet: Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] ( le Mar 23 Oct 2018 - 22:48 )
Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir?
Lundi n'était pas la journée favorite d'Alexandre. Mais aujourd'hui, il lui semblait que Lundi était différent. Depuis la bousculade avec Luna au marché, il n'était plus réellement le même. Il sortait plus volontiers de son mutisme, il voyait le positif là où autrefois il se serait contenter de critiquer le négatif. Et même à l'Université, certaines choses avaient changé. D'abord, il avait pris le café avec ses collègues et avait même réussi à sortir une petite blague sur la nouvelle coupe d'une de ses amies... Qui ressemblait désormais à une brosse à chiotte vu la manière dont elle s'était coiffée. Bon, pour l'humour on repasserait, mais malgré tout, c'était bon signe. Il était arrivé en avance dans l’amphithéâtre, chose surprenante, il était soit à l'heure, soit en retard, et d'humeur toujours assez merdique. Aujourd'hui avait été différent. Il avait bavardé un peu avec quelques étudiants en avance, souvent les plus sérieux quoique certains restaient des lèches-culs de son avis, mais il se passait bien de ce genre de commentaires devant eux. Et bien peu avaient manqué son enthousiasme ce matin. Il avait d'ailleurs donné un excellent cours d'après certains et déjà les étudiants faisaient passer le mot: Le cours du lundi matin, 8h, s'était avéré on ne peut plus intéressant. Il était réellement satisfait. Depuis combien de temps ne s'était-il pas senti ainsi? Il l'ignorait. Une éternité de son avis. Finalement, à 15 heures, il était dehors, rejoignant sa voiture, une skoda octavia nouvelle génération qui lui avait tapé dans l'oeil et qui correspondait plus à son budget qu'une superbe BMW. Mais pour l'heure, la voiture n'était pas au cœur de ses pensées. En compagnie de sa voisine, la vieille dame portant le doux nom de "barbara", on repassera pour "doux prénom", m'enfin... Bref, en sa compagnie, il avait finalement fait la moitié des cinémas de la ville... Plus l'autre moitié, et avait finalement trouvé où travaillait la brune qu'il avait renversé. Frais, impeccable dans son splendide costume bleu recouvrant une chemise blanche dont la couleur clair faisait ressortir la cravate de la même couleur que son costume. Il respirait la classe et l'élégance. Une classe à la britannique, une élégance à la française. L'addition plairait-elle toujours. Suspens! En tout cas, il démarra rapidement et quitta l'Université.  

Mais ce ne fût pas sa destination première. Il s'arrêta chez un fleuriste. Pourquoi des fleurs? Parce que c'était charmant, attentionné, et qu'il n'avait pas d'autres idées, de plus, ce n'était pas la saison des fraises... Ni le temps des cerises. Donc, il faisait avec ce qu'il avait. Lorsqu'il débarqua chez le fleuriste, il fût submergé par une avalanche de couleurs autant que de senteurs. Il ne tarda pas à se perdre dans toutes ses fleurs. Il n'y connaissait vraiment rien, et même quand il en offrait à Céline, il laissait le fleuriste faire le bouquet, étant bien plus doué que Alexandre dans le domaine. Finalement, il choisit de ne pas casser cette habitude là. Le fleuriste lui serra la main. Alexandre avait été un habitué fût un temps.
- Ravi de vous revoir ici. Fit le Fleuriste.
- Moi ou mon porte-feuille? Répondit Alexandre dans un sourire.
- Les deux! Lança honnêtement le fleuriste avant de demander quel service il pouvait rendre à Alexandre. Ce-dernier ne mit pas longtemps à répondre.
- Il me faut un bouquet. Quelque chose d'éclatant. Pleins de belles couleurs, et un truc qui sent bon... Si on peut éviter les Lys blanc ce sera super. Termina Alexandre avec humour. Le fleuriste fit signe qu'il avait compris et prépara le tout. Il passa un bon moment, une bonne demi(heure, à préparer un splendide bouquet, quelque chose de solide, de coloré, mais pas trop chargé cependant. Quelques belles fleurs bleus se mélangeaient à leurs homologues violettes, donnant un ton calme, alors que des fleurs oranges et jaunes rehaussait de joie et d'énergie ce joli bouquet. Puis, de temps à autres, une fleur d'un vert foncé venait pointer le bout de son nez, donnant un peu d'espoir, l'espoir de se faire pardonner peut-être? Il le saurait bientôt. Il finit par payer le fleuriste, pas peu fier de son travail et sortit de la boutique. Désormais, direction le cinéma. Par chance, le centre-ville n'était pas trop embouché et Alexandre ne tarda guère à arriver. Il rentra dans le cinéma et se dirigea vers les bureaux, qui était à l'étage. Il prit l'escalier. Un homme l'arrêta.
- Monsieur? Alexandre se tourna pour voir qui lui parlait. Je suis désolé mais cette partie n'est pas accessible au public. Et zut! Il n'avait pas pensé à cela lui en arrivant.
- Je viens voir mademoiselle... Euh... Et c'est maintenant qu'il réalisait qu'il n'avait pas pensé à lui demander son nom de famille. Bon tant pis, il se jeta à l'eau. Je viens voir Luna. Elle n'est pas là? L'homme le regarda, nota le bouquet, sans nul doute J'en ai pas pour longtemps. Ajouta Alexandre sur un regard suppliant.
- Bon ça va, répondit l'autre. C'est le deuxième bureau à gauche quand vous arrivez en haut de l'escalier.

Alexandre le remercia et s’éclipsa. Il ne tarda guère à trouver le bureau en question, comme le lui avait indiqué le... L'agent de sécurité? Peut-être. Il allait frapper et retint soudainement son geste. Il fallait qu'il se prépare, qu'il prépare au moins ce qu'il lui dirait. Il tenta quelque chose à voix basse.
- Salut Luna, c'est Alex! Non... Mais non! Elle sait qui je suis bon sang... Hem. Il se remit droit. Hem... Luna, je voulais m'excuser pour la dernière fois où je me suis... Les mots lui manquait là, l'inspiration s'envolait. Non, c'est pas trop ça... Tentons autre chose. Il réfléchit un instant avant de se lancer dans une autre improvisation. Un véritable sketch. Hem, j'espère que vous aimez les fleurs... Et... Mais non que j'suis con. On dit pas ça en rentrant dans un bureau punaise... Il lui fallait un plan d'attaque. Quelque chose qui fasse bien. Un truc qui lui évite d'être remballé dés le premier coup. Alors... Voyons... Bonjour Luna, j'ai pensé qu'on pouvait aller boire un coup... Il eut un petit sourire avant d'ajouter tout bas, pour lui-même toujours... Pour rattraper la fois dernière où je vous ai laissé planté comme un piquet sur la place. Il eut un petit sourire, mais ça, ça ne faisait pas non plus. Il entendit alors le bruit d'une porte. Oui le temps ne s'arrêtait pas pour lui, et pas pour les autres non plus. Pendant qu'il préparait son speech, le monde continuait d'avancer. Du coup, plutôt que d'être surpris là, il frappa enfin à la porte. Une voix résonna. SA voix. Il entra, referma la porte alors que son regard accrocha directement le regard vert de la belle brune. Et il perdit tous ses moyens. Il s'avança d'un pas, se racla la gorge avant de finalement sourire et déclarer.
- Je viens de passer environ un quart d'heure à préparer ce que je dirais en rentrant, et euh... bah j'ai tout oublié. Cette fois il lui adressa un franc sourire. Il lui tendit le bouquet. Je me disais que des fleurs ne seraient pas de trop pour me faire pardonner de la dernière fois. Ajouta-t-il sans la lâcher du regard. Elle ne le perturbait plus. Comme si le simple fait de n'avoir pu chasser ses yeux verts de ses pensées, comme si le visage gravé en lui, celui de Luna, avait fait que son esprit l'assimile comme quelqu'un qu'il connaissait, qui ne le déstabilisait plus. Il était désormais plus sûr de lui. Il ne tremblait plus. Et son sourire était plus large. J'espère que je ne vous dérange pas au moins. Rajouta-t-il alors, désolé de pouvoir l'interrompre dans son travail, après tout, ce n'était pas tout le monde qui pouvait se permettre de quitter son boulot à 15 h de l'après-midi, même si là, il était 16 h 30. Mais passons ce détail.          
Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Luna PrimaveraToujours frais après un litre de café
En ligne
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4153-les-trous-noirs-c-est-comme-un http://www.ciao-vecchio.com/t4158-la-blessure-cicatrisee-on-oublie-la-douleur-luna#131616
ID : sweety / nath
Faceclaim : Irina Shayk © Fae.
Multi-comptes : Augusto Rinaldi & Safiya Rahotep
Messages : 311 - Points : 480

Âge : 34 ans depuis le 1er mai mais rien n'est vraiment sur.
Métier : Assistante administrative au cinéma le Modernissimo
Sujet: Re: Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] ( le Mer 24 Oct 2018 - 14:52 )

Alexandre & Luna.

Des fleurs, une palette de couleur qui donne à l'instant un peu plus de magie, de vérité. Un semblant de liberté. Des fleurs, une palette d'odeur qui donne à l'instant des fragrances enivrantes, sucrées et suaves. Un instant d'éternité.





Lundi. Dans la logique une journée de repos pour Luna. Elle avait prévu des petites choses à faire. Tout d’abord trainé au lit. Très important de se laisser aller dans des draps encore chauds après une nuit calme. Elle aurait ensuite savouré son petit déjeuner. Le regard perdu dans le paysage que lui offre sa fenêtre. Puis, elle se serait douchée en s’enivrant de son savon aux senteurs fruitées. Elle se serait habillée et aurait fini au bord de la plage. Ou elle se serait baladée les pieds dans l’eau. Ou elle aurait rêvassé les yeux rivés sur les nuages. Ou alors elle se serait laissé emporter par quelques pas de danse. Sur les chansons de The Greatest Showman. Chansons qui tournent en boucle depuis plusieurs jours sur son téléphone portable.
Ou alors, encore mieux.
Elle n’aurait rien fait. Juste bullée. Profitant de sa journée en se perdant dans ses pensées. En faisant virevolter dans son esprit des mots et des images. Jouant avec eux comme une enfant s’amuse avec un puzzle. Elle aurait pensé à son regard océan et à cette profonde tristesse, comme une blessure secrète. Qu’elle  avait vu, un instant avant qu’il ne disparaisse. Comme si elle avait agi de travers ou dit un mot de trop. Encore aujourd’hui elle n’a pas saisi le pourquoi de la chose. Pourtant elle a retourné la scène dans sa tête, même au ralenti comme si c’était un film. Elle est passée devant le bar où ils avaient pris place.
Mais rien.
Alexandre restera une énigme pour Luna. Mais c’est peut être mieux ainsi. Enfin elle ne saura surement jamais.

Mais ses idées de repos et ses rêves d’évasion étaient trop beau pour être vrai. Luna elle a du dire adieu à sa journée de congés bien mérité. Quand le destin a décidé de faire tomber son ordinateur en panne samedi. Avant même qu’elle n’ait le temps de rentrer dans les tableurs tous les comptes et la paperasse.
La poisse.
Du coup Luna n’a pas eu son lundi. Elle a oublié sa tenue légère prévue pour la plage, pour enfiler sur un chemisier turquoise, un tailleur jupe de couleur taupe. Elle n’a pas de tenue imposée pour le boulot mais elle aime être classe et féminine. Surtout qu’elle a de beaux atouts l’orpheline. Elle se maquille légèrement, faisant ressortir son regard vert d’un trait d’eyeliner. Un rouge à lèvres cerise pour donner une touche de fraicheur à son sourire. Elle remonte ses cheveux laissant quelques accroches cœur entouré de son visage. Pour ne pas faire trop stricte. Et la voilà prête pour affronter sa journée de travail.
Même si une partie de son esprit restera libre d’évasion car elle est comme ça Luna. Elle a besoin de sa part de récréation même en pleine journée de boulot.

A neuf heures elle est à son bureau. Attendant le technicien qui ce pointe à dix heures. Ce qui l’a met d’excellente humeur. Elle qui pensait pouvoir finir plus tôt. Et bien c’est raté. En plus il a mis une plombe avant de comprendre où était le problème. Mais elle garde son sourire Luna. Elle s’affaire dans d’autre activité, histoire de ne pas perdre sa journée. Elle classe les dernières factures. Elle range les dossiers, laissés en plan samedi. Elle passe des coups de fil pour avoir les films à l’affiche. Elle bavarde avec ses collègues, même si le lundi matin il y a peu de personnel. A midi elle prend sa pause. Le technicien est parti et l’ordinateur semble marcher. Elle mange un bout vite fait au petit restaurant du coin.
Pensant encore à Alexandre.
Ce qui la trouble car Luna pense rarement à des hommes de cette façon. Elle se demande s’il est en train de donner un cours d’histoire ou alors de préparer le prochain. Ou de croquer dans une prune aussi sucrée que celles qu’ils ont mangé ce jour là. A part qu’il ne boive un café. A-t-il encore cette douleur dans son regard ? Ou bien c’est-elle apaisée ? Mais si elle ne veut pas finir à toutes les heures, Luna doit rester concentrée sur son travail. Car il lui reste pas mal de chose à faire. Et penser à Alexandre cela ne l’a fait pas avancé.
Même si cela fait naitre un sourire doux sur ses lèvres.
Elle soupire tout en mâchouillant son stylo, un air innocent sur le visage. Pourquoi au final a-t-elle provoqué cette rencontre ? Elle se sentirait mieux si elle ne l’avait pas fait. Non elle se sentirait plus mal. Elle allume son téléphone et se met sur sa play liste, toujours cette même bande musicale. Elle a le don de lui donner la pêche, elle ne la met pas trop fort pour ne gêner personne. Et elle se remet au travail, l’air ailleurs.
Alexandre la hante.
On frappe à sa porte. Surement un ou une de ses collègues qui vient voir si elle veut boire un café. A part que cela ne soit pour lui apporter du boulot en plus. « Entrez. »

Luna lève les yeux quand elle entend la porte se fermer. Et là .. « Bonj.. » Son regard s’accroche au regard auquel elle pensait il y a quelques secondes. Elle reste surprise au point que les mots lui manquent. Elle sent sa fébrilité dans sa voix et les mots prononcés. Mais elle trouve son sourire doux et vrai que son regard s’éclaire. « Est-ce que je dois m’inquiéter du fait que vous ayez passé un moment devant ma porte à préparer votre entrée ? » Elle reste assise, complètement perdue. Se disant que c’est quand même une drôle de chance vu qu’elle ne devait pas bosser. Elle remarque le bouquet de fleurs, une vraie palette de couleurs. Elle remarque aussi la classe qu’il a dans son costume bleu. Elle se souvient de la remarque qu’elle avait faite par rapport à ses origines et là, elle trouve le mariage encore plus craquant. « Vous faire pardonner !! » De son départ sans explication comme si une mouche l’avait piqué ?
Elle se lève de son siège et s’avance vers lui.
« Vous n’avez rien à vous faire pardonner. Mais les fleurs sont sublimes, on dirait que vous êtes allé vous baladez dans un champ. Vous avez beaucoup de gout. » Et pas que pour les fleurs. « Merci cela me touche. J'adore les fleurs en plus. » Elle ne peut s’empêcher de laisser glisser son regard sur sa silhouette. Il a un charme fou et encore plus que lors de leur télescopage. Elle le sent plus à son aise.
Qui y a-t-il de changé ?
La douleur est-elle moins intense ? Parce que son regard est plus serein. Elle lui tend sa main. Puis elle le regarde avec questionnement. « Mais comment vous avez su que je travaillais là ?? » Elle n’a pas donné son nom de famille. Même si là il peut le découvrir vu qu’il est noté sur la plaque ornant son bureau. « Non vous ne me dérangez pas. J’allais prendre une pause. Et vous savez que vous avez de la chance. Normalement je ne devais pas travailler. Mais mon ordinateur en a décidé autrement. » Luna se dit qu’au final elle va remercier son ordinateur ou le technicien qui a trainé.  « Vous étiez de mèche c’est ça ? » Sa voix se fait taquine tout comme son regard. Puis elle se met à rire doucement, se rendant compte de la bêtise qu’elle vient de dire. Elle regarde les fleurs plus en détail et laisse son nez s’enivrer des odeurs.
Elle a presque envie d’y dire qu’il vient d’ensoleiller sa journée.
Elle n’était pas spécialement grise. Mais Alexandre apporte une touche de douceur, de fraicheur, d’apaisement qui lui fait du bien. « Asseyez-vous. » Elle a la sensation que ses joues rougissent depuis qu’il est entré. Depuis qu’il la regarde avec son regard océan qui semble tellement doux qu’elle voudrait y plonger, s'y noyer. Il la chamboule complètement sans qu’elle se doute que le trouble qu’elle ressent, il le ressent aussi. Trouble surement causé par le fait qu'Alexandre est cherché à la retrouver. Pourtant elle ne lui avait pas dit grand chose sur elle. Son prénom et son lieu de travail avaient suffi. Pour elle cela semble presque impossible. C'est quoi qui l'a poussé à vouloir la revoir ?
A part le fait de se faire pardonner. Cela la laisse perplexe.
Luna en oublie même de mettre les fleurs dans l'eau.




(fiche) drvgns. / (ava) Lannisters & Fae



 

 
“Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin.”

 
(c)Miss Pie

 
Revenir en haut Aller en bas
Alexandre LecomteLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Chris Hemsworth
Multi-comptes : Francesco Spinoza & James Weaver
Messages : 61 - Points : 280
Âge : 35 ans
Métier : Chercheur en Histoire et maître de Conférence à l'Université de Naples
Sujet: Re: Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] ( le Ven 26 Oct 2018 - 12:10 )
Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir?
Un quart d'heure. C'était le temps qu'il avait mis à préparer son speech, à réfléchir à tout ce qu'il pourrait lui dire. C'était court, autant que long en vérité. Mais le pire n'était pas là. Le pire, c'était qu'il n'avait fallu que trois secondes pour qu'il perde ses mots une fois devant elle. Mais par chance, sa formidable répartie et son sens de l'humour étaient revenus à la charge, et il n'avait ni bégayé, ni tremblé devant elle, sa voix était restée sûre et ferme. Il était en plus de cela satisfait de voir que le regard vert de la brune étincelait d'une lueur de surprise. Et elle n'avait pu terminé de lui dire bonjour, surprise de la voir là sans doute, ne comprenant sans doute pas tout, surtout qu'il l'avait laissé en plan la dernière fois, ce qui était bien loin de l'image d'un homme classe et élégant, il le savait. Elle finit cependant par demander dans un sourire si elle doit s’inquiéter qu'il ait passé un quart d'heure avant d'entrer à préparer son discours. Il regarda un instant la porte en se tournant, comme si elle allait lui apporter une quelconque réponse - ce qu'elle ne fait pas vous vous doutez bien - et finalement, il reporte son attention sur Luna pour répondre:
- Non, moi je prendrais ça comme un compliment, ça veut dire que je préparais mon entrée... pour être sûr d'être au top. Donc je le prendrais de manière... Positive? Oui, partons sur cela. Fait-il légèrement joueur pour le coup. Lorsqu'il lui tendit le bouquet, elle sembla ne pas comprendre. Il la regarde alors se lever, pouvant ainsi l'admirer toute entière alors qu'elle s'approche de lui.

Un chemisier turquoise, qui ne cache - ni ne gâche - les jolies formes de la brune, une jupe simple, mais efficace, qui lui va bien d'ailleurs, assorti à un tailleur qui vient rehausser toute sa personne d'une touche professionnelle sans en retirer tout le charme. Coiffée également, dans un ensemble enfantin, mais restant tout de même sérieux. Il faut l'admettre, elle a du charme l'italienne. Finalement, elle lui répond qu'il n'a rien à se faire pardonner. Il ne peut s'empêcher d'esquisser un petit sourire. Elle le sait aussi bien que lui, mais visiblement, sa gentillesse naturelle semble prête à oublier l'erreur du blond la dernière fois. Cependant, elle apprécie le cadeau, d'autant qu'elle aime les fleurs. Et visiblement, le bouquet est à son goût ce qui ravit Alexandre qui craignait qu'elle ne l'aime pas... Ou pire, qu'elle soit allergique. C'est toujours un risque d'offrir des fleurs à une personne dont vous connaissez peu de choses. En réalité, c'est quitte ou double. Là, il gagne double le français. Il la laisse regarder le bouquet avant de répondre.
- Hem, il me semble que je vous dois quand même quelques excuses pour la dernière fois... Je suis parti sans trop vous dire pourquoi, un peu comme un voleur... Un voleur qui règle la note, ajouta-t-il en même temps pour lui que pour elle, mais enfin... Me demandez pas pourquoi, mais... Il fallait quand même que je m'excuse pour cela. Il s'arrêta là, évitant de développer le pourquoi du comment. Finalement, elle ne tarde guère à poser à nouveau une question. Il avait oublié combien elle était curieuse. La brune a un esprit débordant, certes, mais lorsqu'elle est face à certaines situations, elle veut comprendre, et pas qu'un peu. Elle ne se contentera pas d'une réponse simpliste. Elle veut savoir, tout simplement. Alors il ancre son regard dans le sien, désormais sans aucune gêne ni aucune peur, et il répond dans un sourire:
- Je suis chercheur, vous avez oublié? Bien sûr que non elle n'a pas oublié. Du moins il en pense pas. Mais ça lui donne un peu de mystère autant que de pouvoir avant de reprendre. Disons que comme il m'arrive de retrouver des personnes, et leur vie accessoirement, dans mon boulot, je me suis dit que si j'y parvenais alors qu'elles avaient vécus quelques centaines d'années avant, je devrais bien réussir à retrouver la charmante brune du marché de samedi. La réponse était franche, sans détour, et il s'était permis un petit compliment au passage. C'était la faute de Luna aussi le compliment... Après tout, ne lui avait-elle pas appris à voir le positif?

Elle finit par le rassurer: Il ne dérange pas. Heureusement, sinon il aurait pu s'en vouloir pour cela. Elle allait prendre sa pause. Il arrive donc au bon moment.Elle ajoute alors qu'il a de la chance. Il hausse un sourcil, curieux. De quoi? Que le gardien l'ait laissé passé? Non, ce n'est pas de la chance ça, c'est le charme naturel du blond... Un peu aidé par sa carrure et sa mine renfrogné de temps à autres, il faut le noter. Il ne peut s'empêcher d'avoir un sourire lorsqu'elle déclare que son ordinateur était en panne et qu'elle a donc du venir travailler. Et la question, taquine, qui suit ses propos fait rire Alexandre qui répond finalement à la brune:
- Je peux vous assurer que non. Je n'ai pas encore trouvé le moyen de me connecter à distance pour faire tomber les ordinateurs en panne... Cela dit... Je devrais peut-être essayer... Histoire d'être sûr de vous trouver si je dois venir vous voir. Fait-il joueur avant d'ajouter. Vous travaillez le dimanche aussi? Fait-il alors encore plus joueur. D'habitude il n'est pas de si bonne humeur. Il ne se laisse pas aller à autant d'énergie, de joie, mais là, c'est spécial. Ce n'est pas tous les jours qu'il va chez le fleuriste pour offrir un bouquet à une jolie demoiselle... Ces amis au travail, si ils l'avaient vu, lui en aurait sans doute fait la remarque, mais par chance, il n'a eu comme remarque que celle du fleuriste. Et elle ne concernait pas Luna, ni même ce "rendez-vous" improvisé, mais la joie de revoir un ancien habitué dans sa boutique. Finalement, elle l'invite à s'asseoir. Il prends donc place sur le siège qui fait face au bureau de la "demoiselle du marché". Le surnom lui va bien. Non?

Une fois assis, il reste là à regarder le décor du bureau avant de reporter son attention sur Luna qui le fixe. il finit alors par reprendre la parole pour déclarer:
- Vous devriez mettre les fleurs dans un vase si vous ne souhaitez pas qu'elle dépérisse en moins d'une heure. Il lui sourit alors qu'elle semble se rendre compte de son oubli, trop absorbé par... Lui? Visiblement, il la trouble autant qu'elle ne le fait avec lui, ce qui l'arrange. Au moins ils sont à égalité. Alors qu'elle s'affaire à corriger son erreur, il cherche les mots, pour lui expliquer ce qui s'est passé la dernière fois. Mais lorsqu'il pose son regard sur la jeune femme qui lui tourne alors le dos, il ne peut s'empêcher de penser qu'elle a, dans sa gestuelle autant que dans son physique, des éléments qui la font ressembler à Céline. Mais ce n'est pas la même. Elle est plus grande. Déjà. Elle doit la dépasser de dix bons centimètres, sans mal. Sa chevelure est plus longue. Céline avait l'habitude de ne pas avoir une chevelure trop longue, toujours coiffé en queue de cheval. Et puis enfin, les courbes de la jeune femme, la gable parfaite de ses jambes, ses mollets musclés, ses doigts fins et élégants... Oui, Céline était similaire, mais il y a toujours quelques différences qui subsistent. Finalement, au lieu de s'expliquer, la seule pensée qui lui vient, il la traduit par la parole.
- A quelle heure terminez-vous votre travail? Il garde les yeux fixé sur le bureau avant de finalement rencontrer à nouveau le regard vert de la brune qui scintille toujours. Le seul truc, c'est de savoir comment sera interprété sa question. C'est que... Comme vous ne deviez pas travailler mais que vous êtes là, et que mine de rien 17 h se rapproche à grand pas... Bref... Oui, et alors? Lui-même se demandait où il voulait en venir. Il ne le savait pas lui-même. Son cerveau, son esprit de chercheur, de scientifique, un esprit rationnel on dira, lui annonçait que c'était pour lui donner une bonne explication de son comportement, que c'était juste pour qu'il se montre un peu moins fuyant. Son coeur lui criait autre chose. Comme si depuis tant d'années à dormir ou à être ignoré, son coeur avait décidé de ce jour pour frapper lourdement dans la poitrine d'Alexandre comme pour lui prouver qu'il était encore là. Et que criait-il? Qu'il voulait la revoir... Non!! Mais enfin non! Bon, ça ne pouvait être... Mais si. Il voulait encore partager un moment avec elle... Mais enfin c'était stupide. Elle avait sans doute une vie, peut-être même des enfants tiens! Un mari, qui l'attendait, ou qu'elle attendrait, aller savoir... Son doigt... Elle ne portait pas d'alliance.Oui enfin, ça ne voulait rien dire... Et puis qu'est-ce que c'était là que cette façon de penser? Hein? Et puis... Stop! Il calma ses pensées rapidement. Mais où est-ce qu'il allait bon sang? Il se concentra, et reporta son attention sur elle. Okay. il avait envie de la revoir. Il devait le reconnaître. Après tout, le coeur a ses raisons que la raison ignore non? Bref, je me demandais quand vous termineriez... Je m'étais dit qu'on aurait pu aller se manger un petit quelque chose, ou boire un verre et... Et promis je ne vous laisse pas comme la dernière fois. Mais cela nous permettrait de bavarder un peu, et puis cela me permettrait peut-être de pouvoir vous justifier mon cas, qui sait? Il lui adressa un maigre sourire, dans l'espoir toujours qu'elle accepte. Elle pouvait refuser après tout. Peut-être que la brune avait autre chose à faire après tout. Mais il voulait croire que non, qu'elle serait libre...         
Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Luna PrimaveraToujours frais après un litre de café
En ligne
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4153-les-trous-noirs-c-est-comme-un http://www.ciao-vecchio.com/t4158-la-blessure-cicatrisee-on-oublie-la-douleur-luna#131616
ID : sweety / nath
Faceclaim : Irina Shayk © Fae.
Multi-comptes : Augusto Rinaldi & Safiya Rahotep
Messages : 311 - Points : 480

Âge : 34 ans depuis le 1er mai mais rien n'est vraiment sur.
Métier : Assistante administrative au cinéma le Modernissimo
Sujet: Re: Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] ( le Dim 28 Oct 2018 - 16:50 )

Alexandre & Luna.

Des fleurs, une palette de couleur qui donne à l'instant un peu plus de magie, de vérité. Un semblant de liberté. Des fleurs, une palette d'odeur qui donne à l'instant des fragrances enivrantes, sucrées et suaves. Un instant d'éternité.





Luna aurait pu s’attendre à tout. Si on lui avait dit qu’aujourd’hui en allant bosser, alors qu’elle devait se reposer, elle aurait une surprise. Il est sur que la jeune femme aurait été à des millions de kilomètre en donnant ses idées de surprise. Alexandre ne serait pas du tout venu en premier dans sa liste. Ni même en second. Il n’y serait peut être même pas apparu, vu comme il était parti après leurs quelques mots échangés. Elle se posait encore la question ce matin pour essayer de mettre de la lumière sur sa réaction qui demeurait dans l’ombre.
Se disant au fond d’elle que c’était surement sa faute.
Elle a l’habitude Luna, qu’une situation à son avantage, tourne à son désavantage. Tout d’abord à cause de ses histoires de passé, même si elle note tout avec application. Et bien, parfois elle s’embrouille l’orpheline. Mais avec Alexandre cela était d’une autre forme. Elle n’avait à aucun moment parlé de son passé. Elle avait juste mentionné la tristesse qu’elle voyait dans son regard alors qu’elle explosait d’une joie de vivre communicative.
Est-ce la raison de son départ précipite ?
Elle va peut être le savoir vu qu’à cet instant il se trouve en face d’elle. D’ailleurs elle en perd un peu ses moyens Luna. Perdu par son regard si bleu et bien plus pétillant que lors de leur première rencontre. Elle qui a toujours de la répartie se trouve prise au dépourvu par la silhouette masculine qui dégage une classe des plus enivrante. Aussi peut être par le fait qu’il l’est retrouvé ? Alors que ses propres parents n’ont pas pu le faire il y a plus de vingt ans. Ou alors est ce le choix des couleurs des fleurs du bouquet qu’il tient à sa main ?
Elle ne sait que penser Luna, prise par son tourbillon de questions. Questions qu’elle voudrait lui poser mais qu’elle n’ose par peur de le voir fuir encore une fois. Mais elle doit rester positive, enfin c’est ce que lui répond Alexandre. « D’accord alors repartons sur une note positive. » Pas que les dernières aient été négatives mais au moins elle sait sur quel pied danser.

Luna laisse glisser son regard sur Alexandre. Il semble avoir changé, sans qu’elle n’en saisisse la raison. C’est comme si une matinée ensoleillée, bercée par le chant des oiseaux et embaumée d’une odeur délicieuse l’entourait. Ou alors elle se fait des idées et elle se plante complètement. En tout cas elle le remercie pour le bouquet choisi avec gout, elle aime quand les couleurs s’emmêlent. Quand les fleurs ressemblent plus à un champ d’été plein d’ivresse qu’à un vol de flocons de neige. Cela lui ressemble plus ce qui rend le geste d’Alexandre d’avantage percutant sur son être, encore sous le choc de cette entrée surprise.
Comme s’il avait s’en sans rendre compte deviné son essence vitale.
Il est venu pour s’excuser de son départ précipité, elle qui pensait en être responsable. « Je croyais vous avoir froissé par une de mes remarques. » Du coup cela la rassure Luna, même si à la base cette rencontre n’est pas parti d’un hasard. Elle devrait peut être lui dire, histoire qu’ils repartent vraiment sur de bonnes bases. Enfin tant bien il ne souhaitera pas aller plus loin. Enfin la revoir dans d’autres circonstances. Mais vu qu’il aimerait s’expliquait, elle pourrait en faire de même. Elle verra cela plus tard. Il y a quand même une question qui lui brule la langue avec force.
Comment il l’a retrouvé ?
Elle fait non de la tête quand Alexandre lui demande si elle a oublié qu’il était chercheur. Mais elle ne s’attendait pas à une explication pareille. Son regard se fait plus grand. Elle se demande s’il pourrait retrouver sa famille. Si pourrait trouver d’où elle vient. Elle, la fille sans passé avec comme identité un nom lié à une saison et une nuit de pleine lune. Même si cela lui fait peur. Car elle c’est construite sans savoir qui elle était. Et si elle le découvrait qu’adviendrait-il de Luna ? Alors non pour le moment elle ne se s’en pas la force de découvrir son passé.
Son regard a du se voiler quelques minutes suite à ses réflexions mais il retrouve vite son éclat quand Alexandre parle de charmante brune.
Elle sourit. « Merci de m’avoir retrouvé alors. » Sa voix porte les stigmates de cette nostalgie qui est vite chassée. Luna ne veut pas sombrer. Elle ne pouvait pas souhaiter mieux. Elle qui pensait ne plus le revoir.

Même si Alexandre l’avait dérangé, Luna ne lui aurait pas dit. Le karma avait l’air en connexion avec elle vu qu’elle n’était pas censée travailler. Alors autant le mettre à profit, sans en abuser. Elle vient même à la taquiner par rapport à ses soucis d’ordinateur. Seraient-ils de mèche ? Chose improbable mais elle trouve cela amusant l’orpheline. « On va mettre cette situation sur le dos du destin. Mais j’aime bien l’idée que vous pourriez essayer, juste pour me trouver. »
L’idée enchante Luna.
Elle, la pauvre enfant perdue, donner envie à quelqu’un de la retrouver c’est la plus belle des promesses. Mais attention à ne pas se bruler les ailes. Luna est tellement absorbée dans ses réflexions plus ou moins rocambolesques qu’elle en oublie le magnifique bouquet. Heureusement qu’Alexandre lui rappelle gentiment. « Mais où ai-je la tête ? » Surement dans la lune. Cela lui va bien à l’orpheline de se perdre dans les nuages. Elle fait donc rapidement le nécessaire après avoir proposé à son invité surprise de s’installer sur un des fauteuils devant son bureau. Alors qu’elle remplit le vase d’eau, elle se demande à quoi il doit penser.
Et il y a toujours cette question d’être honnête avec lui qui la titille.
Elle pose le vase sur son bureau, en même temps qu’il lui demande à quelle heure elle finit. Son cœur rate un battement. Prise au dépourvu. Et quand son regard émeraude retrouve le bleu océan des yeux d’Alexandre le trouble doit s’y lire sans problème. « Euh .. oui en effet .. il va bientôt être 17h. » Elle regarde sa montre pour s’en assurer. Pour calmer aussi cette fébrilité qui l’assaille. Elle s’y forte, semble d’un coup se fragiliser. « Je n’ai pas spécialement d’heure parfois c’est 18h voir 19h. Tout dépend du travail. Mais là je vais pouvoir partir dans une demi-heure. »
Elle va pour lui demander pourquoi.
Mais Luna se ravise. Elle ne veut pas le faire partir plus tôt. Elle aurait du lui dire qu’elle restait plus. Non elle devrait surtout lui dire pour leur première rencontre. Elle se sentira surement mieux après. Elle s’appuie contre son bureau, elle ne s’attendait pas à une invitation. Invitation appuyer d’un sourire qui lui donne envie de dire oui sans aucune hésitation. « Vous êtes vraiment quelqu’un de surprenant Alexandre. Et j’en serais ravie. Mais avant … » Luna marque un silence, elle soupire. Son regard plonge dans celui du beau gosse. Elle se sent déstabilisée comme jamais. Peut être à cause de la façon qu’il a de la regarder. Si différente de celle des autres hommes qui ont croisé sa route. Si différente de celle de Loris qui reste son point d’ancrage. « Mais avant il faut que je vous dise quelque chose .. peut être après vous n’aurez plus envie de m’inviter. »
C'est quitte ou double.
Elle marque encore une pause sans penser que pour Alexandre attendre doit être un supplice. Car elle ne l’aiguille sur rien. Elle s’assoit alors dans le fauteuil juste à côté. « Je dois être honnête avec vous. Notre première rencontre n’était pas tout à fait du au hasard. Je vous ai croisé plusieurs fois. » Luna ne lui dit pas que la plus part du temps il était accompagné d’une sublime femme. Après tout s’il est marié, il lui en parlera. « Mais là j’ai saisi l’occasion .. vous me semblez si perdu que j’ai eu envie d’ensoleiller votre journée. Je ne sens perdue parfois .. j’ai donc provoqué la bousculade. »
Et voilà c’est dit.
Luna se sent mieux. Même si elle ne peut appréhender la suite. Là Alexandre n’aurait pas besoin de donner une explication pour la laisser en plan. Luna venait de lui donner une raison pour ne plus avoir envie de la revoir. Elle espère juste que cette vérité marchera dans le bon sens. « Voilà à vous de voir si vous voulez toujours aller boire un verre avec moi. » Elle est prête à tout entendre. Prête à le voir partir une deuxième fois sans se retourner.





(fiche) drvgns. / (ava) Lannisters & Fae



 

 
“Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin.”

 
(c)Miss Pie

 
Revenir en haut Aller en bas
Alexandre LecomteLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Chris Hemsworth
Multi-comptes : Francesco Spinoza & James Weaver
Messages : 61 - Points : 280
Âge : 35 ans
Métier : Chercheur en Histoire et maître de Conférence à l'Université de Naples
Sujet: Re: Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] ( le Lun 29 Oct 2018 - 18:39 )
Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir?
Visiblement, il avait sut la convaincre de partir sur une note positive. Et elle avait accepté, ce qui n'était pas pour lui déplaire. Devant ses excuses, elle argue rapidement qu'elle pensait l'avoir froissé. Il ose un sourire avant de finalement la rassurer.
- Non, ne vous en faîtes pas... Bien qu'à la réalité, les mots de la jeune femme l'aient plus percuté qu'il ne veut bien l'admettre. Mais il le sait, elle n'a pas fait cela dans l'objectif de lui faire mal ou de le faire se sentir mal à l'aise, elle a juste dit... Ce qu'elle pensait? Oui. Cela devient rare aujourd'hui, alors il faut savoir en profiter. Si il n'a pas encore présenté ces excuses, ou du moins n'a-t-il pas expliqué la raison de son départ précipité la dernière fois, elle semble apprécier le bouquet, ce qui n'est pas pour mécontenter le blondinet assez fier d'avoir déjà sut trouver quelques goûts de la brune. Bien sûr, la question qui brûle les lèvres de la brune, c'est comment il a fait pour la retrouver. Un peu de bonne volonté et une bonne dose d'astuces. Voilà le secret en réalité. Et une voisine très cultivé et connaisseuse en matière de cinéma, mais pour l'heure, il tairait cet aspect. Tout ce qui compte c'est qu'il ait retrouvé cette intrigante jeune femme au sourire merveilleux et au regard vert étincelant, comme si elle avait des émeraudes à la place des pupilles.

Quand à son ordinateur en panne, pour le coup, Alexandre est innocent bien que dans ses jeunes années il ait vite appris à rendre dingue ses collègues de travail en s'amusant à change quelques paramètres sur leurs ordinateurs... Oui, même les chercheurs peuvent être des gamins. Mais pour le coup, crois de bois, croix de fer, il est innocent, qu'on se le dise. Cependant la simple idée qu'il puisse faire cela pour la trouver semble plaire à Luna. Joueuse. Sans doute. Acceptera-t-il seulement de jouer lui aussi? Il l'ignore encore, mais à l'heure actuelle, sa réponse porterait plus sur un oui que sur un non. Or, pendant qu'elle semble se réjouir de cette idée, les fleurs prennent le soleil elles. Aussitôt, il intervient, la ramenant sans doute un peu sur terre. Un autre point à noter sur cette femme? Rêveuse. Elle l'est. Terriblement? Il ne le sait pas encore, il le saura peut-être par la suite. Finalement, elle ne tarde guère à revenir avec les fleurs, dans un vase cette fois-ci, qu'elle pose sur le bureau. Elles vont bien là. Mais Alexandre n'est pas venu pour des fleurs... Ni pour des prunes. Quoique ça, il le saura plus tard. Premièrement, il faut savoir si elle est libre, et le chercheur ne tarde guère à se lancer, faisant fi du peu de timidité qui l'habite et prenant son courage à deux mains. Cette fois, c'est elle qui est déstabilisé. Elle note que effectivement il va bientôt être 17 heures et il manque bien lui répondre que ça il le sait bien. Mais il se retient, se contentant d'un sourire, sans doute plus déstabilisateur. Et finalement, il obtient sa réponse. Satisfait? Remboursé plutôt! Les horaires de fin sont variables!!! Seigneur, mais quel métier... Quoique, son job est un peu dans le même cas, donc le mieux c'est qu'il se taise. Pour le coup, elle peut être disponible d'ici une demi-heure. Il jette un coup d'oeil à sa montre. C'est jouable. L'heure, c'est bon, maintenant l'invitation. Elle s'appuie alors à son bureau, semble soudainement gênée... Elle a déjà quelqu'un c'est ça? Mais pourquoi c'est la première pensée qui vient à son esprit? Il l'ignore. Peut-être parce que c'est le seul obstacle plausible qu'il ait envisagé. C'est vrai qu'en général, ce n'est pas à cette heure-ci qu'on va récupérer sa voiture au garage. Quoique, tout est possible. Il craint alors d'avoir commis une erreur. Une lamentable erreur. Son coeur tambourine dans sa poitrine. Il réalise alors qu'il s'est peut-être emporté trop vite. Mais bon sang à quoi pensait-il?! Habillé comme un prince, un bouquet à la main, impeccable dans son splendide costume, le visage soigné, il pensait aller où? A un bal? Elle serait ravie de l'accompagner mais avant... Mais avant quoi?!! Bon sang!

Et elle semble encore plus déstabilisé que lui. Il faut qu'elle lui parle, qu'elle lui dise quelque chose. Et elle pense qu'après cela il n'aura plus envie de l'inviter. Alors quoi?!! C'est bon, elle va le lui annoncer. Elle a un gars, elle est en couple, et ce soir ils font resto. Bizarrement, Alexandre reste de marbre. Aucune émotion sur le visage, il fait mine que tout va bien alors que en fait, au fond de lui, c'est la débandade, son esprit tente le tout pour le tout pour trouver une logique a tout cela, il tente de se dire que ce ne sera pas ça, mais alors qu'elle s'assied à ses côtés, il ne peut manquer d'être troublé par ce silence. Et lui-même se remets en question. Qu'est-ce qu'il attendait réellement d'elle? Mais l'explication qui tombe soudainement, ce n'est aucune de celles auxquelles il a pensé. Leur rencontre n'est pas dû au hasard, et elle lui avoue alors qu'elle l'avait déjà croisé plusieurs fois... Il tente de comprendre. mais à la vérité, son cerveau a arrêté de réfléchir. Il a déjà trop fait juste avant. Il est trop affolé désormais. Et finalement, elle avoue. Tous ses péchés, tous ses crimes, elle les reconnaît. D'accord, c'est exagérer. Cependant, lui-même n'en croit pas ses oreilles. Il la regarde surpris. Il se demande même si il ne vient pas de rêver. Mais non, c'est bien elle qu'il a entendu, et vu qu'elle continue en disant que c'est à lui de voir si la proposition tient toujours après cette révélation, il ne fait aucun doute que c'est bien elle qui a parlé, qui a fait ce qu'elle vient de dire. Mais la question d'Alexandre en cet instant c'est... Pourquoi?

Il pourrait se lever, partir, la laisser sans rien dire. Il pourrait s’énerver, se mettre en colère alors qu'il croyait vraiment être coupable. Or, rien de tout cela. Il ne sait pas trop où il en est, et finalement, il plante son regard dans celui de la brune. Elle a peut-être tout provoqué, d'accord. Mais il doit le reconnaître, cela lui a fait un bien fou, comme un seau d'eau fraîche qu'il recevait sur la tête. Il la regarde alors dans un sourire et finit par répondre.
- Mouais... Cela va changer beaucoup de choses j'en ai peur. Il se lève alors, comme si il allait partir, la laisser là, et finit tout de même par reprendre. Premièrement, si vous voulez venir boire un coup, je n'attends pas trente minutes puisque vous êtes responsable de tout ça. Cette fois, il se tourne vers elle et lui adresse un grand sourire. Et si vous me faîtes l'honneur de dîner avec moi ce soir, je vous pardonnerais peut-être. Le chantage. Il adore ça, surtout quand ça joue en sa faveur. A vous de voir ce que vous préférez. Peut-être qu'elle allait refuser. Sans doute allait-elle accepter. Parce qu'elle était joueuse. Du moins il le pensait. Il la rassura cependant. Je ne vous tiens pas rigueur de cet incident... Cependant je pense que nous nous devons mutuellement des explications. Mais comme il se doutait qu'elle ne pouvait peut-être pas faire comme elle voulait, il termina par avoir compassion. Bon, okay, je vous accorde tente minutes pour terminer, pas une de plus. Pressé? Oui, et alors?!!    
Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Luna PrimaveraToujours frais après un litre de café
En ligne
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4153-les-trous-noirs-c-est-comme-un http://www.ciao-vecchio.com/t4158-la-blessure-cicatrisee-on-oublie-la-douleur-luna#131616
ID : sweety / nath
Faceclaim : Irina Shayk © Fae.
Multi-comptes : Augusto Rinaldi & Safiya Rahotep
Messages : 311 - Points : 480

Âge : 34 ans depuis le 1er mai mais rien n'est vraiment sur.
Métier : Assistante administrative au cinéma le Modernissimo
Sujet: Re: Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] ( le Mer 31 Oct 2018 - 10:58 )

Alexandre & Luna.

Des fleurs, une palette de couleur qui donne à l'instant un peu plus de magie, de vérité. Un semblant de liberté. Des fleurs, une palette d'odeur qui donne à l'instant des fragrances enivrantes, sucrées et suaves. Un instant d'éternité.





Luna, elle emprisonne depuis des années les émotions qu’elle a du mal à cerner, à contrôler. Elle ne se livre entière que dans de rares occasions. Il faut la toucher ou bien trouver sa faille pour qu’elle se mette à nue. Peu de gens ont cette chance, ce pouvoir car elle dresse autour d’elle des remparts. Loris les maitrise à la perfection, il a su voir ce qu’elle ne voyait pas. Il a su lire ce qui pour elle semblait codé. Elle se demande quel autre homme pourra à ce point la voir comme elle est. Ôter toute ses barrières et juste découvrir le vrai dans ce mélange de fausse vérité. Elle sait qu’elle est fragile et qu’un claquement de doigt peut la déstabiliser.
Comme la venue dans son bureau d’Alexandre.
Elle sait aussi que ce qu’elle a fait n’était pas sous le coup d’une impulsion futile. Que cette rencontre était calculée et voulue. Comme si elle avait su lire en lui. Parfois Luna, elle laisse ses émotions prendre le dessus et elle se perd entre deux mondes. Celui dans lequel elle vit et celui qu’elle se crée depuis des années.
C’est inconscient mais maitrisé.
Sauf quand un grain de sable vient se glisser dans ce rouage presque parfait. Et aujourd’hui ce grain de sable est là avec un bouquet. Et Luna ne sait pas quoi en penser.

Le temps qui court autour d’elle, semble s’arrêter entre ses bras. Son regard se fissure sous cette faiblesse, mais ne perd pas son intensité. Il reste aussi vif que la pierre précieuse donc il c’est emparé de la couleur, aussi doux qu’une prairie bercée par la brise. Luna essaie de contrôler ce qui se passe au fond d’elle. Toutes les questions qu’elle se pose sur sa présence. Sur son aise si différente de lors de leur première rencontre. Sur cette nouvelle lueur dans ses yeux si bleus. Et il y a cette invitation. Invitation auquel elle ne s’attendait pas. Il veut se faire pardonner de sa fuite.
Mais n’est ce pas elle qui doit se faire pardonner pour ce hasard qu’elle a volontairement provoqué ?
Serait-il venu la retrouver s’il savait ? L’envie de lui dire la vérité tourne en boucle dans sa tête. Mais si cette vérité le faisait fuir. Ce n’est pas ce qu’elle veut Luna. Mais en même temps il la prend de cours. Elle est à la fois effrayée parce qu’elle pourrait découvrir sur elle. Alexandre l’a trouvé avec tant de facilité. Et en même temps elle est curieuse. En acceptant elle pourrait en apprendre plus sur lui. Sur cette femme qu’elle a souvent vu à son bras. Mais lui aussi pourrait en apprendre plus sur elle. Sur son enfance donc elle n’a pas de souvenir. Sur ses années pensées dans un orphelinat à tout faire pour qu’aucune famille ne veuille d’elle. Ses mensonges enrobés de sourires pour qu’ils glissent plus facilement.
Refuser ou accepter ?
Luna elle n’arrive pas à répondre à cette question. Et ses gestes se font un instant plus fébrile. Même si elle garde contenance face au regard bleu qui semble la transpercer avec aisance. Doit-elle se sentir menacée ? Doit-elle pour une fois faire confiance à un inconnu ? Elle qui la plupart du temps ne laisse la porte ouverte qu’à Loris. Il serait peut être temps de baisser la garde.
Alors elle se montre honnête Luna.
Donnant à Alexandre le choix. Celui de la crucifier pour son audace. Ou bien de la pardonner et de lui laisse une autre chance. Même si cela l’effraie l’orpheline. Parce qu’elle n’a pas envie de lui mentir. Comme elle le fait si habillement avec les autres. Alexandre à quelque chose de différent donc elle ne saisit ni la nature, ni l’ampleur. C’est comme plonger les yeux fermés dans un océan donc on ne voit pas le fond. Les mains et les poings liés pour amplifier la difficulté.

Mais Alexandre reste assis à ses côtés. Que doit-elle en conclure ? C’est au tour de Luna d’être au supplice de ses réponses. D’attendre la délivrance face à son propre piège. Elle s’y est enfermée toute seule. La fera t-il sortir ? Ou bien la laissera t-il prisonnière avec en cadeau la douleur qu’elle lui a infligé ? Et les secondes s’étirent avec lenteur. Bien sur que cet aveu change la donne.
Il se lève.
Et le cœur de l’orpheline semble d’un coup stopper sa course folle. Elle lève son regard et le suspend à sa silhouette. La porte n’est qu’à quelques pas. Et il lui reste une demi-heure avant de pouvoir s’éclipser. Bien sur qu’elle est responsable. Elle ne va pas le nier. Puis Alexandre se retourne sourire aux lèvres et leur regard se kidnappe encore une fois. Avec le même trouble comme étincelle. Et voilà que le jeu se retourne contre elle. Mais rien de comparable avec ce auquel elle s’attendait. Il la pardonnera si elle dine avec lui.
Serait-il vraiment différent de tous les autres hommes qui ont croisé sa route ?
Ceux qui jusqu’à maintenant ne lui ont jamais donné de seconde chance quand ils ont compris que sa vie n’était que mensonge. Elle se lève à son tour, alors que son sourire se fait plus grand, audacieux même. « Je serais enchantée de diner avec vous Alexandre. » Sa voix pourrait même sembler à une douce mélodie. « Oui je le pense aussi. » Elle comprend que de son côté la chose soit logique, mais elle se demande quelle explication va lui donner Alexandre. Elle en sera plus dans une demi-heure. « Trente minutes et pas une de plus. Le message est bien enregistré. » Et elle compte bien ne pas dépasser ce laps de temps. Parce que oui elle a envie de passer la soirée en sa compagnie Luna. Alexandre lui laisse une chance, elle ne va pas y passer à côté.

Luna le regard sortir de son bureau et puis elle reprend son travail. Elle a une demi-heure pour tout finir. Et si elle n’y arrive pas et bien elle viendra plus tôt demain ou elle finira plus tard. Là ce n’est pas spécialement son travail qui la préoccupe. C’est Alexandre. Ses yeux. Son sourire. Sa façon de la regarder. Elle surveille l’heure, comme elle surveillerait une marmite d’eau bouillante. Elle s’arrête vingt minutes avant la fin de la demi-heure, histoire d’avoir le temps de ranger et de récupérer ses affaires. Puis elle sort de son bureau, ferme la porte à clé.
Et elle prend l’escalier.
Chaque marche la rapproche de cette soirée. Mais en même temps chaque pas fait grandir sa peur. Pourra t-elle être honnête tout le temps ? Ne devra t-elle pas biaiser pour éviter de parler de son enfance ? Des ces dix années perdues à jamais dans le fin fond de sa mémoire. Elle arrive à la porte. Elle stoppe. L’agent de sécurité la salue. Elle prend une grande respiration et elle sort.
Alexandre est là, placer sur le côté à l’attendre.
Un instant elle a pensé qu’elle avait fui. Après tout elle l’aurait mérité. Et qui est-elle pour retenir un homme tel que lui ? Elle le regarde avant qu’il ne se rende compte de sa présence. Il lui reste quelques secondes. « Voilà je suis libre pour la soirée.» Elle sourit Luna avec cette douceur qui n’appartient qu’à elle. Mais aussi avec ce brin de mystère qui la rend plus attachante. « Vous allez m’emmener où ? » A vrai dire elle s’en moque un peu. Même si elle apprécierait un endroit calme. Où ils puissent parler en toute tranquillité. Elle a horreur de savoir que l’on peut l’écouter. Que l’on peut voler quelques instants de sa vie en prêtant une oreille indiscrète. Elle le suit Luna. Prête à jouer carte sur table. Enfin presque.  






(fiche) drvgns. / (ava) Lannisters & Fae



 

 
“Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin.”

 
(c)Miss Pie

 


Dernière édition par Luna Primavera le Lun 12 Nov 2018 - 9:14, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Alexandre LecomteLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Chris Hemsworth
Multi-comptes : Francesco Spinoza & James Weaver
Messages : 61 - Points : 280
Âge : 35 ans
Métier : Chercheur en Histoire et maître de Conférence à l'Université de Naples
Sujet: Re: Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] ( le Lun 5 Nov 2018 - 16:01 )
Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir?
Elle avait fini par s'asseoir à côté de lui, oubliant le bouquet autant que le reste. Il s'était d'abord demandé ce qu'elle avait à lui dire quand finalement, comme une criminelle complètement coincée - ou perdue - elle avait finie par tout balancer. Les indics, les contacts, les adresses, tout! Bon, c'était un peu abusé, certes, mais c'était l'effet que cela lui faisait. Elle s'était complètement livrée, avait accepté en quelque sorte de tout avouer, là, maintenant. Envolée la théorie du petit ami, ou d'une famille pour la brune qui l'attendait ce soir, envolée la théorie comme quoi elle ne voudrait peut-être pas le voir. Non, C'était à la fois plus simple, et pourtant plus complexe. ELLE était responsable. De tout ça. De lui ici, de elle dans cette posture qui semblait néanmoins la gêner, de eux. De eux deux assis là comme des idiots, ne sachant pas ce qu'ils devaient faire. Lui en voulait-il seulement? Il l'ignorait. Le comportement qu'elle avait eu... Toute cette mascarade... En soit, ce n'était pas le genre de choses qu'il approuvait. Mais d'un côté... Son regard croisa le regard vert de la brune... D'un côté, il était prêt à lui pardonner. Il ne lui en tenait nullement rigueur en fait. Elle avait sut dispenser en lui quelque chose de nouveau, un souffle puissant, comme si elle avait sut lui redonner vie par le son de sa voix, l'éclat de son sourire, et la merveilleuse étincelle de son regard. Alors au lieu de jouer la carte habituelle du grognon et du mécontent, il opta pour autre chose: Tenter sa chance. Quelque chose en elle lui plaisait, peut-être ce petit quelque chose que Céline possédait aussi. Alors pourquoi la perdre?

Il se leva, fier et altier, sans peur dans le regard, sans tremblements dans la voix. Il se jetait dans l'eau, prêt à tout donner pour passer un peu de temps avec elle. Et autant jouer de "l'erreur" de la brune, quitte à la faire se sentir un peu coupable, pour qu'elle n'ait d'autres choix que d'accepter son invitation. Et finalement, souriante, elle avait redressée le regard, trop heureuse de s'en tirer si bien, et elle avait bien sûr, en toute évidence, accepté. Ils se devaient des explications, l'un et l'autre. Elle était d'accord avec lui et il préféra ne pas relever, de toute manière il n'aurait rien eu à ajouter de plus. Elle accepte le délai, et annonce qu'elle sera parfaitement à l'heure.
- Parfait alors. Finit par dire un Alexandre trop heureux de voir sa demande acceptée. Et il se décide finalement à la laisser. Il redescend les escaliers qu'il venait de prendre il y a une minute et croise le gardien qui le regarde, suspicieux, mais le chercheur ne prête guère d'attention au bonhomme et se décide à attendre Luna devant le cinéma. Pour une demi-heure... Cela ne le tuera pas d'attendre un peu dehors. Au contraire. L'air frais lui fait du bien alors qu'un vent d'automne balaye la rue, chassant quelques feuilles mortes tombées de quelques arbres au loin. Entre le balais incessant des automobiles, des scooters, bref, de la circulation, et celui des oiseaux qui virent et tournoient dans le ciel, le mouvement est la clé du paysage qu'il a sous les yeux. Il a presque l'impression d'être le seul point immobile. Ah non... La poubelle au coin de la rue l'est aussi. Piètre comparaison. C'est la seule qui lui soit venue à l'esprit. Finalement, il se décide à sortir un cigare. Un pour le plaisir on dira. Il ne tarde guère, à l'aide d'une allumette, à l'allumer et tire une bouffée longue et profonde, appréciant un minimum le bien que cela fait de se détendre cinq minute. Un passant le regarde bizarrement alors qu'il passe devant Alexandre. "Et bien quoi, il pense que les cigares n'existent plus au XXI° siècle?" Pense pour lui-même le blond.

Puis, finalement, une demi-heure plus tard, pas une minute de plus, pas une de moins, la brune fait son apparition. Occupé a terminer son cigare, c'est la voix de la belle qui le sort de ses pensées. Il la regarde, jette un coup d'oeil à sa montre, notant sa ponctualité. Il aime ça. Il écrase la fin de son cigare dans un emplacement réservé à cet effet et le jette à la poubelle alors qu'il se retrouve face à Luna qui lui demande alors où il l'emmène. Il réfléchit un instant, ou plutôt, fait mine de réfléchir. Il a eu tout le temps d'y penser en vérité, et il a opté pour un choix simple, calme et efficace. Et pas trop cher par la même occasion. Mais pour lui, ce n'est que le dernier de ses soucis ce détail là.
- Il y a un petit restaurant dans la rue d'à côté qui fait des plats à l'italienne des plus somptueux et des plus délicieux. L'ambiance est agréable, on y sera tranquille. Cela vous convient? Demande-t-il tout de même, espérant qu'elle apprécie ce genre de cuisine simple que sont les pizzas, les pâtes, et à la limite quelques belles salades bien préparés. Il finit alors par tendre son bras à Luna, véritable gentleman, premièrement, mais aussi pour l'avoir un peu plus près de lui. Comme si le fait qu'elle soit plus proche que jamais de lui l'aide à aller mieux. Je sais pas vraiment si j'ai le droit... Finit-il par dire pour se justifier, Mais c'est toujours agréable d'avoir une jolie femme à son bras dit-on. Termine-t-il dans un dernier sourire. C'est ce que beaucoup disent en effet. Est-ce seulement un tant soit peu réel? Peut-être que oui... Peut-être que non. Il se réserve le droit d'être seul juge sur cela.

Alors qu'ils finissent par se mettre en route, le silence tombe, le bruit de leur pas venant rythmer leur marche silencieuse, le vent les accompagnant lorsqu'il ne leur soufflait pas dessus. L'Historien se décide alors à la regarder. Puis, tout en marchant et en gardant un oeil attentif sur son chemin, il finit par déclarer.
- L'autre jour quand vous m'avez bousculé... Et je puis affirmer désormais que c'est vous. Lâche-t-il dans un grand sourire avant de redevenir plus sérieux. Je vous ai pris pour quelqu'un d'autre. Cela, elle l'avait compris. Elle avait les mêmes yeux que vous. Un charme qui ressemble au votre. Il est soudainement gêné. Depuis l'enterrement, il n'a plus jamais parlé, à qu que ce soit, de Céline. Pas même à sa famille. Mais avec elle, il a l'impression que tout est différent. Et quand je vous ai vu... J'ai cru que j'avais une vision, une hallucination, bref un truc dans le genre Continue-t-il. Avant de finalement m'apercevoir, en vous regardant mieux, qu'il y avait des points sur lesquels vous étiez différentes. Termina-t-il dans un sourire, peu joyeux cependant. Aussi, ne m'en voulez pas, mais il était à la fois difficile de soutenir votre regard... Et de voir que vous sembliez parvenir à lire toute la souffrance en moi. Voilà c'était dit. Il avait eu du mal, mais c'était sorti. Alors qu'ils approchaient du restaurant, il ajouta. J'ai horreur qu'on voit mes faiblesses. C'est tout. Et c'était vrai. Il détestait cela. Il ne voulait pas paraître faible, il ne se sentait pas le courage d'assumer, devant les autres, que ça n'allait pas, alors quand une étrangère, déstabilisante de surcroît, voyez en vous comme dans un livre ouvert... Prendre la fuite, c'était la meilleure option, emporter le livre, et ses secrets, pour éviter qu'ils ne soient divulgués, transmis. Il avait légèrement honte. Mais ce qui était fait ne pouvait être défait. Aussi il s'arrêta là, alors que l'enseigne du restaurant était en vue, à l'autre bout de l'allée faisant se joindre les deux rues parallèles.        
Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Luna PrimaveraToujours frais après un litre de café
En ligne
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4153-les-trous-noirs-c-est-comme-un http://www.ciao-vecchio.com/t4158-la-blessure-cicatrisee-on-oublie-la-douleur-luna#131616
ID : sweety / nath
Faceclaim : Irina Shayk © Fae.
Multi-comptes : Augusto Rinaldi & Safiya Rahotep
Messages : 311 - Points : 480

Âge : 34 ans depuis le 1er mai mais rien n'est vraiment sur.
Métier : Assistante administrative au cinéma le Modernissimo
Sujet: Re: Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] ( le Lun 12 Nov 2018 - 10:36 )

Alexandre & Luna.

Des fleurs, une palette de couleur qui donne à l'instant un peu plus de magie, de vérité. Un semblant de liberté. Des fleurs, une palette d'odeur qui donne à l'instant des fragrances enivrantes, sucrées et suaves. Un instant d'éternité.





Quand Alexandre sort du bureau de Luna, il y a un temps de flottement. Un vide. Le temps qui ne s’écoule plus. Enfin qui ralentit. Des angoisses qui débarquent comme des vagues. Des questions qui s’enchainent. Pourtant sur le visage de l’orpheline c’est le bonheur qui se lit. Peut être parce qu’il lui laisse une autre chance après son aveu. Peut être parce que pour une fois un homme voit au-delà de ce qu’elle dévoile et montre. Elle ne sait pas. Tout ce donc elle est sure c’est la demi heure qu’elle a.
C’est à la fois long et court.
Mais Luna compte bien ne pas dépasser ces trente minutes. Elle ne veut pas prendre le risque de ne pas trouver Alexandre à la sortie. Elle a envie de ce moment avec lui. Et elle y réussit. Elle sort pile poil dans les temps. Et il est là, à l’attendre.
Un instant elle le regarde.
Un instant qu’elle vole sans en éprouver de la gêne ou de la honte. Elle le détaille à la dérober sans signaler sa présence. Il fume un cigare. Elle le sent apaisé contrairement à leur première rencontre. Ou il y avait ce petit quelque chose donc elle n’a pas saisi l’ampleur. Mais qu’elle devrait comprendre vu qu’il compte lui expliquer le pourquoi de son départ précipité. Doit-elle avoir peur des mots qu’Alexandre va lui dire ? Ou doit-elle y voir une marque de confiance ? Elle qui hésite à donner la sienne. Elle verra le moment venu.
Pour le moment Luna s’avance, elle est toute à lui. Enfin façon de parler.

Luna est curieuse, elle s’empresse donc de demander à Alexandre où il compte l’emmener. « C’est parfait pour moi. J’adore la cuisine italienne. De plus je ne suis pas difficile. » Vu les huit ans à l’orphelinat, la belle a appris à tout aimer. Même les choses qui ne voulaient pas passer. De toute façon il ne valait mieux pas faire la chiante. Luna n’a pas été élevée à la dure. Mais bon les petits caprices ils étaient vite mis à mal. Luna n’a jamais été une enfant compliquée. Elle était juste rêveuse, elle l’est toujours, laissant parler son imagination à tout va. Mais ses histoires comblaient souvent les soirées de l’orphelinat. Les enfants l’écoutaient avec plaisir.
Luna sourit au geste d’Alexandre quand il lui tend le bras.
« Bien sur que vous avez le droit. » Elle glisse avec lenteur son bras autour du sien. Le sourire de Luna se fait plus large à son compliment. « C’est moi qui suis flattée d’être si bien accompagnée. » Alexandre a tout pour lui. Il n’est pas que séduisant de l’extérieur, il est aussi de l’intérieur. Et même si Luna le connait à peine, elle le voit. Alexandre est un homme bien. Tourmenté par une douleur donc elle a saisi l’essence lors de leur première discussion. Et elle sait combien ce genre de douleur peut être vorace et virulente. Un instant le silence les enveloppe mais il ne gêne en aucune manière la belle. Elle se contente d’harmoniser son pas à celui d'Alexandre.
Depuis quand n’a-t-elle pas marché au bras d'un homme ?
Elle qui évite ce genre de contact, toujours par crainte. Avant que Loris ne se marie, ils marchaient souvent main dans la main. Ils le font encore parfois mais c’est plus à la dérober par peur d’être surpris. Même si Luna s’en moque, parce que dans ce geste il y a autant d’innocence que d’interdit.

Mais pour le moment elle ne veut pas penser à Loris, c’est Alexandre qui occupe toutes son esprit. Et il l'occupe un peu plus quand il reprend la discussion. Il revient sur la bousculade. « En effet vous pouvez l’affirmer. » Elle est encore surprise par le fait de lui avoir avoué que la situation avait été calculée. Il lui parle de ressemblance avec une autre. Son regard. Son charme. Luna comprend mieux la confusion et le trouble qu’elle a senti dans son regard bleu. Une vision. Une hallucination.
Est-ce pour ça aussi qu’Alexandre a voulu la revoir ?
Parce qu’elle lui faisait penser à une autre ? « Je comprends mieux votre trouble. Une pareille situation ne m’est jamais arrivée, mais cela doit sérieusement chambouler. Je ne voulais nullement vous perturber en provoquant cette rencontre. » Est-ce que Luna ressemble à la femme qu’elle a vu à son bras quelque fois ? « J’ai assez de facilité pour cerner la souffrance. » C’est un don, donc Luna se passerait bien. Enfin un don plutôt maudit. Ou alors c’est parce que sa douleur est toujours autant intense que cela lui facilite la tâche pour voir celle des autres. « C’est quelque chose qu’il est difficile de cacher. Je suis bien placée pour le savoir. » Luna vient un instant accrocher son regard émeraude à celui d’Alexandre. Sans chercher à cacher quoi que se soit.
Verra t-il lui aussi le voile de douleur sur son regard vert ?
« Qui aime montrer ses faiblesses ? Mais c’est souvent ce qui fait notre part d’humanité. »

Luna le fixe avec plus d’intensité alors qu’Alexandre s’arrête à quelques pas du restaurant. « Moi je mens pour cacher les miennes. » Même si parfois ses mensonges ne servent à rien surtout quand ils lui explosent en plein visage. « En tout cas aujourd’hui votre regard est plus apaisé. Votre cerveau a compris que je n’étais pas elle. C’est pour ça que vous avez voulu me revoir ? Pour voir si vous étiez capable de soutenir mon regard ? » Pas de reproche ou de colère dans la voix de Luna.
Juste un questionnement.
« C’est peut être pour cette raison que vous ne m’avez jamais remarqué. Parce que vous ne m’aviez jamais vraiment vu jusqu’au jour ou je vous ai bousculé. Pourtant nos routes se sont croisées quelques fois. Vous étiez toujours accompagné jusqu’à ce samedi matin ou je vous ai vu seul et perdu. » Luna se dévoile lui faisant part que son intérêt ne date pas de ce jour, et lui donnant l’explication du pourquoi de la bousculade. Elle qui fuit ce genre de conversation. Se livre. Peut être parce qu’Alexandre la touche plus profondément. Peut être parce que pour une fois elle a envie de faire confiance même à un inconnu. Elle a envie de se laisser porter par autre chose que la crainte et la peur de dire qui elle est vraiment.
Une orpheline qui ne se souvient plus de ses dix premières années, et qui doit son nom juste aux circonstances de la nuit ou on l'a trouvé.
 




(fiche) drvgns. / (ava) Lannisters & Fae



 

 
“Dans l’obscurité de la lune, nos rêves éclairent le chemin.”

 
(c)Miss Pie

 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Modernissimo
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Modernissimo