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- [terminé] Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Modernissimo
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Luna Primavera
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Âge : 35 ans qu'elle fête le 1er mai. Trouvée en 1994 dans les rues de Naples. On lui a donné 10 ans. A partir de là sa date de naissance a été définie. (1/05/1984)
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Sujet: Re: [terminé] Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] ( le Mar 18 Déc 2018 - 12:28 )

Alexandre & Luna.

Des fleurs, une palette de couleur qui donne à l'instant un peu plus de magie, de vérité. Un semblant de liberté. Des fleurs, une palette d'odeur qui donne à l'instant des fragrances enivrantes, sucrées et suaves. Un instant d'éternité.





Luna ne sait pas pourquoi elle s’emporte de cette façon, quand Alexandre donne plus d’importance à la perte de son portefeuille, qu’à sa présence. Pourtant c’est une réaction des plus logiques. Un tas de choses importantes se trouvent surement enfermées dans ce bien perdu. Mais un instant l’orpheline c’est vu rejeté, comme une simple vague sur une plage abandonnée.
Cela l’a bousculé, ranimant en elle des sensations douloureuses liées à son passé.
Elle ne devrait pas, mais c’est plus fort qu’elle. Même si c’est injustifié. Elle venait de lever une part du voile qu’elle tisse et retisse aux grés des années qui filent. Elle se sent comme trahi Luna. Alexandre lui a fait baisser sa garde. Lui faisant ouvrir une part de sa vulnérabilité et la voilà déstabilisée. Prête à sortir les crocs comme une louve blessée.
Puis elle s’en veut Luna quand elle comprend que sa réaction était disproportionnée.
Quand elle voit combien Alexandre est ennuyé par cette situation qui en quelques secondes se résout. Le portefeuille est retrouvé, il est au cinéma. Mais l’orpheline mérite t-elle encore cette soirée ? Mérite t-il cette place qu’au départ elle a dérobé ? Tout semble s’embrouiller. Elle est prête à fuir Luna. Comme souvent quand il lui semble qu’elle n’est pas à sa place dans le décor. Quand il lui semble qu’au fond elle ne mérite pas le rôle que l’histoire semble lui donner.
Pauvre petite fille perdue entre rêve et réalité.

Luna s’excuse. Elle se sent fébrile. Alexandre va-t-il lui donner une autre chance ? Elle n’ose y croire quand il lui propose de l’accompagner au cinéma pour récupérer le fameux portefeuille. Est-ce que c’est un piège pour mieux la briser ?
Ou alors est-il vraiment différent des autres ?
De ceux qui la malmènent quand ils voient ses failles. De ceux qui la brisent quand elle est trop douce. Trop enfantine. Il semble qu’Alexandre soit d’un monde à pat. D’un monde où Luna pourrait se plaire si elle arrive à trouver sa place. Mais avant il faudra surement franchir des obstacles, comme ce soir. Tisser la confiance. Faire tomber les barrières.
Un pas puis un autre.
Mais cela semble en bonne voie. « Merci de me laisser ma chance. J’ai tellement pris de gifles que parfois je me laisse emporter par mes peurs. Même si j’ai osé faire preuve d’audace avant. » Comme quand elle a provoqué leur rencontre. « Cela me permet de garder mes distances et de ne pas souffrir. » La souffrance elle connait Luna et que trop bien. Mais elle l’a vu aussi chez Alexandre.
Vorace et violente.
Alors elle sait qu’il comprendra même si elle ne lui a pas donné toutes les pièces du puzzle de sa vie d’orpheline.

Les voilà qui repartent en direction du cinéma, la nuit fait preuve de plus de présence mais cela donne à leur marche une dimension nouvelle. Luna est surprise qu’Alexandre retourne sa question vers elle. Comme si elle pouvait être la cause des rebondissements de la soirée. « Parce que je ne suis qu’un être insignifiant. C’est surement pour cela que l’on n’a jamais voulu de moi. » Elle parle doucement, ses mots sont presque un souffle.
Qu’est qu’une fille comme elle pourrait apporter comme rebondissements ? Elle en met dans ses récits parfois. Mais au final les gens ni voient que des mensonges. Personne à part Loris à vraiment pris le temps de l’écouter. Même quand elle se perdait dans ses folles histoires. Luna sait que la réalité est bien différente des histoires qu’elle raconte. Qui font sa joie quand tout va mal. Mais qui font sa perte quand elle leur fait face. Ils arrivent au cinéma et en un rien de temps le portefeuille retrouve son propriétaire.
Un soulagement pour Alexandre.
Ce qui leur permet de repartir en sens inverse. La soirée n’est pas finie et leur table au restaurant les attend toujours.

D’un coup Alexandre stoppe. Surprenant Luna. Elle le regarde fouiller ses poches. Il cherche quoi ? Elle l’a vu remettre son portefeuille dans sa veste. Et puis il parle de clé de voiture. Elle panique.
Le destin se moque d’eux ? Le sort s’acharne ?
Elle ne sait que penser. « Vous les avez donné au serveur ? Est-ce qu’il vous les a rendu ? » Elle se creuse la tête pour revoir la scène. Mais c’est peine perdue. Elle sent que cette soirée va tomber à l’eau. Il va penser qu’elle porte la poisse et il va vouloir l’éviter pour le reste de sa vie. Elle est presque au bord des larmes. Bouffé par cette angoisse qui lui empêche au final de vraiment vivre et de croire au bonheur.
Voilà pourquoi Luna se cache derrière un masque fait de mensonges.
Et puis Alexandre se met à rire. « Quoi ? J’ai loupé un épisode ? » Elle ne saisit pas tout de suite qu’il vient de lui faire une blague. « Je crois que là vous m’avez plus faite courir que marcher. Vous êtes doué comme comique. » Luna plonge son doux regard vert dans les yeux bleus d’Alexandre. Un sourire se dessine sur ses lèvres. Elle oublie son angoisse. « Vos yeux prennent un éclat délicieux quand vous riez. Rien à voir avec la dernière fois. Ils semblent à nouveau teintés d’une envie de vivre. » Elle est troublée quand elle prononce ses mots.
Troublée par ses traits qui se sont faits plus doux. Troublée par ce bleu si profond, si intense.

Ils reprennent enfin place à leur table. Et ils lèvent leurs verres à cette soirée qui semble enfin prête à vraiment commencer. Même si ce petit intermède a permis de voir d’autres failles chez l’un comme chez l’autre. « A votre portefeuille retrouvé et à vos clés de voiture comme excuse pour me faire paniquer. » Elle sourit donnant au dessin de ses lèvres plus de charme. « A cette soirée. Aux rebondissements. Et à vos yeux qui pétillent comme s’ils captaient à nouveau la vie. »
Peut être que le regard de Luna porte aussi une nouvelle étincelle suite à ces évènements.
Elle espère juste qu’elle ne fera pas fuir Alexandre. « On part sur ce que l’on avait dit au départ ? Ou on prend des risques. Je crois qu’avec vous je serais prête en à prendre. Et vous ? Êtes-vous tenté ? » Son regard se fait plus intense. Elle se mord la lèvre. Elle est prête à lui faire confiance. Sans savoir sur quel chemin cela va l’engager.
Et t-il prêt à sauter le pas avec elle ?






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Alexandre LecomteLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [terminé] Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] ( le Jeu 27 Déc 2018 - 14:15 )
Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir?
Le porte-feuille retrouvé, la situation intense et pleine de malaise passée, le chercheur se dit que désormais, rien ne peut plus entraver cette soirée. Combien de temps qu'il n'a pas fait un restaurant avec une femme, ou tout simplement avec des amis? Un sacré bout de temps. Mais il faut dire qu'il n'en avait plus envie, il n'en avait plus le goût. Les aliments semblaient fades, les soirées bien ternes, et les rires sonnaient faux. Si faux qu'il avait préféré rompre avec cela. Tout comme il avait rompu avec les fleurs. Ou avec les amis. Ou encore avec les soirées cinéma et le pop corn. Il a rompu avec beaucoup de choses, trouvant refuge dans les archives, dans les vieux papiers, les vieilles cartes, les récits du passé. Et avec l'aide d'un bon verre de Whisky, de quelques cigares, il a pu tenir le coup on dira, même si il a pas mal reçu en vérité. Luna a sut lui montrer que la vie continuait et que le monde, loin d'avoir perdu toutes ses couleurs savait encore se parer de vie, il savait encore mettre de la belle peinture sur le tableau noir du destin. Et malgré tout, dans toutes ces couleurs, dans tous ces reflets et dans toutes ces nuances, on percevait justement des nuances plus sombres, plus noires, plus tristes. Luna avait une part de couleur sur son tableau. C'est ce qu'elle montrait le mieux. Elle arborait le vert, couleur de l'espoir, des champs, mais aussi de la forêt, mystérieuse. Elle arborait le bleu, le ciel, la mer, la majesté, mais il ne fallait pas oublier le jaune, la lumière, l'éclat de la joie, de la vie. Un tableau aux milles couleurs, voilà ce qu'elle était. Mais entre ces myriades de couleurs, il y avait le gris, l'incertitude, une vie floue, plus sombre, et le noir. Elle avait sa part de souffrance. Mais elle semblait prête à croquer à la vie à pleine dents, et l'Historien, malgré la réaction de la brune, se laissa emporter par la miséricorde et lui accorda une autre chance, d'autant qu'il appréciait sa compagnie.

Et voilà qu'ils affrontaient à nouveau le froid, ensemble, leurs pas calibrés l'un sur l'autre alors qu'il repense aux mots de la brune qui s'est excusé de sa réaction. Sa réponse. Un simple sourire. Il comprend. Oui. Il comprend un peu plus de choses. Au fur et à mesure qu'ils marchent, qu'il côtoie la jeune femme, il comprend qu'elle souffre - en plus d'une ignorance sur son passé - d'un manque certain d'attention. Et elle ne fait que le confirmer avec les mots qui suivent. Elle se voit comme insignifiante, et les mots qu'elle rajoute aurait déchiré le cœur de n'importe qui. On a jamais voulu d'elle. Alexandre est interloqué mais ne rajoute rien. Il garde pour lui ses questions. Pourtant, il aurait bien envie de poser la question. Pourquoi dit-elle cela? Visiblement, il lui est arrivé quelque chose en cours de route qui n'a pas contribuer à lui donner confiance en elle. Elle ne se sent pas assez bien pour les gens, elle ne se sent pas capable de grandes choses. Et elle pense que les gens ne feront pas attention à elle, comme si cela avait toujours été ainsi. Alexandre et Luna récupèrent finalement le porte-feuille et repartent en sens inverse, des questions plein la tête en ce qui concerne le blond.

Sur le trajet, il décide d'improviser une petite blague, qui se conclue de la meilleure des manières. Elle avale, elle court, elle s'agace, et il s'en amuse alors qu'elle reconnait qu'elle a mordu à l'hameçon.
- Ah là... Effectivement, vous courriez bien... J'aurais peut-être dû prolonger. Fait-il joueur. Il plonge son regard dans celui de la brune, elle lui rappelle vraiment Céline, et il admets lui même que c'est difficile de ne pas penser à la danseuse alors qu'il ne voit qu'elle quand il voit ce regard. Même si il parvient à surmonter toutes les émotions que cela engendre, il le reconnait c'est un véritable défi. A la remarque de la brune sur ses yeux, Alexandre sourit. Attention qu'ils ne se transforment pas en canons alors. On dit souvent que si j'avais des canons dans les yeux, je réduirais certains en poussière. Fait-il amusé avant de reprendre. Parlez donc de votre regard. Il respire le calme et la tranquillité, et il n'est pas agité. Finalement, ils ne tardent guère à regagner le restaurant où ils prennent place. Ils décident de trinquer. Elle ajoute malicieuse qu'elle trinque à cette soirée, à ces rebondissements et à son regard qui a retrouvé la vie semble-t-il. Il se laisse aller à un faible sourire.
- Vous avez raison, trinquons à tout cela... Je crois qu'on va manquer de verres! Et il se laisse aller à quelques gorgées. alors qu'elle reprend, demandant si ils partent sur ce qu'ils s'étaient dit au départ où si ils vont oser prendre des risques. La question a le mérite d'être posé. Prendre des risques... Il hésite. Mais il lit dans le regard de la brune et note une certaine détermination. Il pose alors ses deux mains sur la table, baissant son regard sur la nappe du restaurant avant de finalement dire.
- Très bien, alors je vais oser les risques. Il boit une gorgée. Il va lui falloir du courage pour la suite. Il plonge son regard dans celui de la brune. Elle l'intrigue. Plus il en sait, et plus il a envie d'en savoir, plus il réalise que son esprit demande à être repus d'informations. Vous m'intriguez Luna a vrai dire. Vous êtes une jeune femme pleine d'énergie, mais je dénote plusieurs points noirs. Alors qu'il lui semble qu'elle va répondre, il lève la main pour l'interrompre et reprend au plus vite. Commençons par cela: Vous vous sentez insignifiante? C'est ce que vous avez dit toute à l'heure. Elle semble déstabilisé alors qu'il lui offre un sourire. Permettez-moi de vous dire ce que je pense: Vous avez une piètre opinion de vous. J'ignore ce que l'on vous a fait dans le passé Luna, j'ignore qui vous a fait autant de mal, mais je crois que malgré une part oubliée de votre passée, vous avez tant souffert que vous pensez réellement être insignifiante et ne pas mériter l'amour des gens. Vous êtes en fait pleine de rêves et de cauchemars en même temps, c'est épatant. Mais pas toujours dans le meilleur sens. Alors expliquez moi... Pourquoi une telle opinion? Et voilà, il venait de prendre son risque. Il le savait. Le serveur se présenterait, et pour le plat, là aussi, il ferait preuve de risque, ou d'audace, à voir.      
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Âge : 35 ans qu'elle fête le 1er mai. Trouvée en 1994 dans les rues de Naples. On lui a donné 10 ans. A partir de là sa date de naissance a été définie. (1/05/1984)
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Sujet: Re: [terminé] Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] ( le Mar 1 Jan 2019 - 19:48 )

Alexandre & Luna.

Des fleurs, une palette de couleur qui donne à l'instant un peu plus de magie, de vérité. Un semblant de liberté. Des fleurs, une palette d'odeur qui donne à l'instant des fragrances enivrantes, sucrées et suaves. Un instant d'éternité.





Luna aimerait pouvoir effacer cet instant de la soirée. Elle c’est laissée emporter par ses peurs encore une fois. Cette histoire de porte feuille perdu a failli tourner au drame. Quelle idiote elle est parfois.
Orpheline elle est et orpheline elle restera.
Elle se ferme des portes toute seule trop prise par l’angoisse d’un bonheur éphémère. Impossible même.
Comment peut-on rêver ou croire au bonheur ?
Quand il a été coupé sous le pied avant même de naitre réellement. Elle est allée à la rencontre d’Alexandre parce qu’elle avait vu dans son regard une part sombre. La même qu’elle porte dans son cœur. Elle avait forcé le destin pour mettre des étoiles dans ses beaux yeux bleus.
Et là elle réagit comme si d’un coup il devenait dangereux.
Elle est juste une bourrasque de printemps qui passe d’un soleil éclatant à  une pluie diluvienne. En un claquement de doigt. Foudroyant surement le beau gosse par son retournement. Alors oui elle aimerait, comme elle le fait avec certaines lignes de ses cahiers, tout effacer.

Luna  s’excuse avant de dévoiler cette ombre. Quelques  mots qui ressemblent plus à une énigme qu’autre chose. De quoi dérouter Alexandre. Mais lui en dire plus serait trop douloureux pour la belle. Elle espère juste ne pas jeter un froid de plus sur cette soirée en montagne russe. Elle en a l’habitude de jouer avec le froid et le chaud.
Elle fait souvent cela pour se protéger l’orpheline.
Mais là Luna a peur de tout foutre en l’air. De tuer une relation à peine éclose dans l’œuf. Pourquoi cette situation la bouleverse autant ? Pourquoi faut-il que cela la touche ?
Dans un coin caché de son cœur qu’elle a toujours protégé avec rage et ferveur.
L’essentiel c’est qu’Alexandre accepte ses excuses et lui donne une autre chance. Et la soirée reprend son cours. Avec encore un part de frisson quand il y fait croire qu’il a perdu ses clés de voiture. Pire que le bouquet final d’un feu d’artifice. Et bien entendu l’orpheline y tombe dedans à deux pieds. Elle sourit à sa remarque quand il lui dit qu’il aurait pu prolonger la blague. « Je mords aussi alors attention. » Et son sourire se fait plus grand.
Elle en offre peu des sourires pareils Luna, surtout aux étrangers.
Mais avec Alexandre tout semble différent. Comme si Luna avant lu dans son âme. Et peut être lui dans la sienne. Il n’y a que Loris qui arrive à le faire.

Et leurs regards se retrouvent. Un instant le temps semble se suspendre. « Non je ne pense pas qu’un regard comme le tien puisse réduire en poussière ou alors en poussière d’étoile. » Luna parle bas se rendant même pas compte qu’elle le tutoie sur le coup. Toujours happée par ce bleu intense, pur, perturbant et doux.
Alexandre lui parle alors de ses yeux verts.
« Mon regard est calme mais tout mon être tremble. » Pas de froid.
Juste à cause du trouble qu’elle éprouve. Des rebondissements de cette soirée. Et parce qu’elle voudrait lui dire la vérité. Sur elle. Sur son enfance oubliée. Sur son enfance orpheline. Et ils retrouvent leur table. Trinquent et la soirée reprend. Il plaisante même prétendant qu’ils vont manquer de verre. Ce qui la fait sourire. Il va falloir qu’elle soit prudente, elle boit rarement. Et elle ne veut pas que l’alcool embrouille son esprit durant cette soirée.
Quand Luna parle d’oser le risque elle ne s’attendait pas à ce que la situation se retourne contre elle.
Elle parlait juste du menu et voilà qu’Alexandre la met au cœur de la discussion. Son cœur s’emballe sous les mots percutants du beau gosse. Lui aussi a vu ses points sombres. Elle voudrait fuir son regard mais elle ne le peut. Elle se mord la lèvre. Et ses doigts se mettent à jouer avec ses couverts.
Comme le ferait un enfant pris sur le fait. Pourquoi lui a-t-elle dit cela ? Pourquoi lui a-t-elle dit qu’elle se sentait insignifiante ?

Luna l’écoute le souffle coupé. Sa poitrine se serre. Certains mots viennent s’accrocher d’avantage à son être. D’autres glissent comme des gouttes de pluies. Il y a ceux qui résonnent dans sa tête dans un écho sans fin.
Oui elle a souffert. Elle souffre encore.
Vivant entre cauchemars et rêves. Se laissant parfois emporter par ses rêves et chutant de plus haut en ouvrant les yeux. Et voilà qu’Alexandre voulait savoir pourquoi elle se sentait insignifiante aux yeux des gens.
Aux yeux de la vie en elle-même.
Elle baisse les yeux un instant. Le temps de reprendre contenance. Le temps de laisser s’échapper les émotions contradictoires qui l’assaillent. Le silence comme rempart à la douleur vivace. Alexandre a ouvert une porte. Il a vu au-delà de son regard vert. Il l’a percé à jour sans saisir l’importance de sa douleur mais en voyant sa présence.
Luna relève les yeux, ils brillent de larmes qu’elle ne laissera pas échouer sur ses joues. Trouver le courage. « Je ne veux pas pourrir la soirée en parlant de ma part d’ombre. Et en effet vous prenez un risque. Je suis du genre sauvage sur ce sujet là. C’est trop .. » Le serveur arrive sur ce fait. Comme une échappatoire. « Je vous laisse choisir. »
Elle soupire. L’apaisement dure très peu de temps. Juste durant la prise de la commande. Puis le serveur les laisse.

« Ce n’est pas l’endroit pour vraiment parler de mon histoire. » Luna vient poser sa main sur la sienne, dans un geste doux. Comme si elle lançait un filet pour ne pas couler suite à ce qu’elle va lui dire. « Sache juste que vivre dans mes rêves ma permise de survivre Alexandre. Parce qu’ils m’ont permis d’être quelqu’un vu que la vie m’a arraché à mon existence. Je ne sais pas si c’était volontaire ou involontaire. Mais je le vis encore très mal. Difficile de ce dire à 10 ans que tu n’es pas aimé … car si j’avais été aimé on ne m’aurais pas .. laissé seule dans une rue de Naples .. la tête en sang et la mémoire envolée .. et malgré les recherches .. personne .. personne n’est venu me réclamer .. »
Luna finit ses mots avec difficulté, dans un sanglot qu’elle retient.
Elle ravale ses larmes aussi, ne voulant pas se laisser emporter par sa fragilité. Face à un autre elle aurait fui. Pourtant face à Alexandre elle reste. Le regard perdu dans le sien, cherchant une accroche. Comme un bateau cherche un port.  
« Et tu voudrais que je pense que je ne suis pas insignifiante. »




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Alexandre LecomteLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [terminé] Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] ( le Jeu 3 Jan 2019 - 15:15 )
Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir?
Alexandre n'est pas du genre à se laisser facilement aller à l'humour ces derniers temps. Aussi, plaisanter avec la brune lui semble presque étranger, mais à la fois, il y a comme cet arrière-goût de déjà vu, de déjà fait. Ce sont quelques souvenirs heureux qui remontent, des souvenirs de gamins, quand il était joueur, blagueur, qu'il ne pensait qu'à embêter sa soeur, par exemple, en mettant dans la baignoire une salamandre le soir avant qu'elle ne prenne son bain, et l'entendre hurler à en faire trembler les murs de la maison. Ce genre de plaisanterie qu'on évite de faire adulte parce que... Parce que justement on est adulte. Mais on a un autre humour alors. Et là, ce sont les clés de voiture, c'est la tête que tire Luna quand elle se rend compte qu'elle vient de se faire avoir,c 'est sa réflexion. Elle mord attention! Ce n'est plus chien méchant, c'est "Luna mord!" Il sourit, en réponse au sourire merveilleux qu'elle lui affiche. Peut-être que c'est de ça qu'il avait besoin. Un peu de sourire et une bonne plaisanterie pour apprendre à voir la vie sous un autre angle. C'est appréciable et Alexandre en profite pleinement.

Une fois de retour au restaurant, ils trinquent. Ils sourient, et s'amuse de la situation passé désormais. Mais bientôt, en ce qui concerne les risques, il repart à l'attaque. Tel un combattant qui n'est pas parvenu à se hisser au sommet des remparts adverses, il reprend sa course, agrippant chacun des barreaux de l'échelle avec force, argumentant ses choix, ses pensées, ses opinions. Et devant lui, la brune est comme prise au piège. Elle change. Il le lit dans son regard, mais il continue. Depuis la bousculade, il sent qu'elle n'est pas réellement comme les autres. Elle a quelque chose de plus, mais il n'avait jamais pensé qu'il s'agisse d'un fardeau. Derrière ses sourires, derrière son regard pétillant et sa joie de vivre, c'est finalement une femme blessée qui se trouve là. Il n'en revient pas. Ou du moins, il se demande comment elle fait pour avancer, pour tenir. Alors elle joue avec ses couverts, dévie le regard, évite de croiser le sien, comme un coupable devant un juge. Pourtant, la juger et la dernière chose qu'il souhaite faire, la comprendre en revanche, là, c'est bien plus proche de la vérité. Lorsqu'elle finit par lever le regard vers lui, il est déjà humide, et il se rend compte qu'il touche là à une corde on ne peut plus sensible. Il est peut-être allé trop loin finalement. Un instant, il s'en veut. Après tout, il ne se connaissent que depuis peu, il aurait dû attendre. Il s'en veut, mais c'est trop tard. Le mal est fait comme on dit. Alors autant essayer d'en tirer quelque chose. Elle finit par dire qu'elle ne souhaite pas gâcher cette soirée en parlant de cette part d'ombre, et que, effectivement, il a pris un risque car elle est plutôt sauvage sur ce genre de sujet. Il sourit, mais le serveur arrive juste à temps - pour elle - et coupe court à la discussion lorsqu'il demande ce qu'ils ont choisi. Elle passe commande.
- Je prendrais des pâtes au pistou. Fait-il alors avant de regarder Luna. C'est un risque en vérité car je n'aime que celles que ma mère me faisait. Déclare-t-il en souriant alors que le serveur repart déjà.

Finalement, elle reprend. Pour elle, ce n'est pas l'endroit pour parler de son histoire. Un faible sourire naît sur les lèvres d'Alexandre qui baisse le regard vers la main de la jeune femme qui s'est posée sur la sienne. Disons surtout que ce n'est pas le moment. Elle ne semble pas prête. Et cela se comprend d'ailleurs, lui-même a du mal à parler de Céline, de ce temps... Merveilleux? Oui il l'était.
- Je suis désolé, fait-il alors, Je n'aurais pas dû. Termine-t-il. Après tout il est pareil. Aujourd'hui, si tout le monde le sait, si tout le monde est au courant le concernant ou presque, personne n'ose venir lui en parler. Parce qu'en cet instant, chacun sait qu'il va se renfrogner, se braquer, qu'il ne va rien dire ou alors qu'il deviendra agressif, colérique. Luna est finalement l'une des seules qui ait réussi ce prodige de le faire parler et de le garder près d'elle pour un restaurant. Bon, il faut quand même admettre qu'il s'est tiré la première fois. Trop d'émotions. Et elle pourrait faire de même au final. Mais à sa grande surprise, il n'en est rien. Elle se jette à l'eau elle aussi. Lorsqu'elle reprend la parole il l'écoute attentivement.

Elle lui explique alors que ses rêves lui ont permis de survivre, de tenir. Et il l'écoute attentivement. Elle vient de lui donner une part de la solution qu'il recherche: Des rêves. Oui, mais lui il n'en a plus guère des rêves, tout au plus quelques espoirs, mais les rêves, il n'a pas le loisir d'en avoir en réalité. Coeur morne et sombre, perdu depuis la perte de sa moitié, les rêves, c'est désormais quelque chose qui lui semble inaccessible, le cauchemar est peut-être ce qui lui convient le mieux. Elle lui raconte alors que la vie l'a arrachée à son existence. A dix ans. Elle ignore si c'était volontaire ou involontaire, mais cette nuit de printemps, lors de la pleine lune, Luna est devenue Luna, avec dix ans de moins dans sa vie. Et ce qui touche le plus la jolie brune, c'est que personne n'est venue la chercher. Personne n'a demandé après elle. C'est à son tour de regarder ailleurs. C'est le sort des orphelins. C'est celui des parias. C'est celui des enfants dont on ne veut pas ou dont on a jamais voulu. Mais Alexandre ne se réduit pas à cette vision simpliste. Les accidents, les coups durs, les problèmes, il y a tant de choses qui peuvent justifier l'action de ceux qui lui ont donné la vie que le jeune homme ne la juge pas, ni elle, ni ses parents. Mais il comprend désormais. Luna est une orpheline. Et c'est de ça dont elle souffre. Elle pense qu'elle ne mérite pas d'amour, elle se pense insignifiante parce qu'on l'a abandonné. Elle se sent membre des laissés pour compte, de ceux qu'on abandonne parce qu'ils n'ont pas de valeurs. Alexandre plonge son regard, doux, tendre, dans celui de la belle. Le regard vert, perdu, humide, troublé, peu sûr de lui. Elle retient un sanglot avant de finalement lui demander pourquoi il voudrait qu'elle ne se voit pas comme insignifiante. Alors qu'il aurait peut-être dû baisser les yeux, partager sa peine peut-être, ou dire qu'il était désolé, il le prend comme un défi. Son esprit de chercheur se réveille alors, mettant en branle tous les engrenages de sa pensée et de ses réflexions. Telle une mine qui se met à nouveau en activité, tel un moteur laissé trop longtemps à l'arrêt, le voilà qui redémarre, grinçant et clinquant, la vieille mécanique brisant la rouille au prix d'un bruit sourd, mais reprenant enfin du service. Et il sourit alors. Un sourire réconfortant. Il serre la main de Luna et se penche vers elle.
- Luna... Tu te penses insignifiante parce que tu ne comprends pas une situation passée, non des moindres certes mais... C'est parce qu'elle ignore pourquoi personne n'est venue la réclamer, c'est parce qu'elle ne sait pas réellement ce qui s'est passé cette fameuse nuit qu'elle a mal. Pas parce que personne ne l'a jamais aimé. Pas parce qu'elle est insignifiante et qu'on le lui a dit. Du moins ce n'est pas la cause principale.

- Laisse-moi aborder un autre aspect. Personne ne t'a jamais aimé? La question est brute, sans appel. Est-ce qu'il n'y a réellement personne, ni homme, ni femme, qui ne soit venu vers toi pour te tendre la main? Lui-même se sent bizarre en prononçant ces mots. Mais au fond de lui, il sent que c'est la vérité, il sent qu'il doit parler. Tu te fies à ton ignorance pour te dire insignifiante. Et c'est tout à fait compréhensible. Mais fies-toi à tes meilleurs amis. Demande-leur à eux ce que tu représentes pour eux. L'important Luna, ce n'est pas de ne pas avoir été aimé à un moment donné, c'est d'être aimé par ceux qui nous entoure aujourd'hui. L'important ce n'est pas de se sentir grand, puissant, intéressant, intelligent ou que sais-je aux yeux d'une institution, d'un grand personnage, d'une star même. Non. L'important, c'est d'être utile à ceux qui sont nos proches. C'est de les avoir près de nous et de savoir qu'on représente pour eux plus que... Tout l'or du monde. Il s'arrête un instant, soupire et finit par planter ses yeux dans ceux de Luna. La haine n'amène rien si ce n'est les problèmes, les ennuis et la rancoeur. Crois-en mon expérience. L'amour est éphémère, c'est bien connu. Mais l'amitié Luna c'est... Plus puissant que tout. La véritable amitié c'est ça. Et ce qui compte n'est pas d'être quelqu'un, une personne importante, avec un bon salaire, une bonne situation, non. C'est d'être quelqu'un par ce qu'on est par nos qualités et nos défauts. Il lâcha sa main et se cala au fond de son siège. Si les gens t'apprécient pour ce que tu es Luna, si la pauvre orpheline que j'ai devant moi est aimé par ses amis, alors à combien plus forte raison tu n'as guère d'insignifiance. Le sujet pourrait encore être creusé, Alexandre pourrait aller plus loin, mais il préfère s'arrêter là. Il en a assez fait pour ce soir.

- Passons tout cela Luna. Je ne tiens pas à gâcher cette soirée moi non plus. Ton passé t'appartiens. Parlons d'autres choses veux-tu? Ces-derniers temps, j'en ai assez de ressasser le passé. Et comme en délivrance, une nouvelle fois, le serveur arrive, leurs plats en main qu'il dépose sur la table. Alexandre lui laisse la place de tout poser, le remercie, et finalement regarde la brune. Et bien, bon appétit!! Voyons si ces pâtes au pistou sont aussi bonnes que celles de ma mère. Et il goûte alors le fameux plat. Les pâtes chaudes lui font un bien fou, il se régale et le pistou est réussi, à tel point qu'il le trouve même meilleure que celui de sa mère. Il tire la grimace, et Luna semble s'inquiéter. Il se justifie immédiatement. Ces pâtes sont encore meilleures que celles que je mange chez ma mère... C'est douloureux de le reconnaître. Conclue-t-il dans un grand sourire.          
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Sujet: Re: [terminé] Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] ( le Mer 9 Jan 2019 - 18:44 )

Alexandre & Luna.

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Parler d’elle.
Luna elle a horreur de ça. Et encore plus quand la discussion tourne autour de son passé. De son enfance. Des ses années oubliées et inventées pour ne pas sombrer totalement. Elle n’a de ce côté-là  jamais pris de risque en osant dévoiler à un ou une inconnu qui elle est vraiment. Et voilà qu’Alexandre débarque avec son beau regard. Malgré la pointe de tristesse qu’elle a pu voir. Avec ses phrases et ses envies de rire qui le rendent différent. Tellement différent de leur première rencontre. Le tout s’accumule.
S’ajoute pour faire une drôle d’équation.
Quelque chose d’impossible semble se dessiner entre les deux.
Alors braver le danger. Prendre des risques pourrait bien apporter une touche de plus. A part que cela fasse l’effet boomerang et que l’orpheline sans sorte encore plus blessée que jamais. Comment elle pourrait le savoir ?
Et pour savoir il faut tenter.
« Et je prendrais également des pâtes au pistou. Je prends aussi un risque j’en ai mangé qu’une fois et j’ai détesté. Alors voyons si celles faites ici me réconcilient avec ce plat. » Elle se retient de lui dire que si elle ne les aime pas, il serait bon pour lui faire gouter celles de sa mère. Un peu trop tôt pour ce genre de rencontre ou de conversation.

Luna et Alexandre se retrouvent à nouveau seul et voilà que la discussion reprend. Elle essaie de se dérober. Et puis elle se lance. Cela lui serre les tripes. Cela lui broie le cœur. Cela lui arrache l’âme. C’est un exercice compliqué et complexe pour l’orpheline. Un exercice qui lui demande de l’énergie et du courage. « Tu n’as pas à être désolé. C’est moi qui n’arrive pas à me sortir de ce bourbier. Mais je ne rends compte que de ne pas en parler cela m’enfonce encore plus. »
Le silence finit par la tuer.
Et refuser d’accepter cette vérité sur son passé ne l’aide pas à avancer. A grandir. A vraiment s’envoler. Mais Luna a beau tourner et retourner les choses dans sa tête elle en revient toujours à la même conclusion. Elle est juste insignifiante. Elle est juste une enfant qui a été abandonnée blessée et oubliée.
Peu en porte la raison.
« En effet je ne comprends pas. Et je ne pourrais jamais comprendre car jamais je n’aurais de réponse à mes questions. Et au fond cela me tue plus que tout. » Elle a beau vouloir être forte. Elle a beau jouer à faire sembler. Elle a beau chercher le bonheur dans les nuages. Elle a beau chercher l’oublie dans ses histoires qu’elle raconte et qu’elle invente.
Au fond d’elle rien ne l’apaise et lui porte la paix.
Il a juste la présente de Loris qui la rassure quand tout explose. Mais une part de lui n’est pas à elle et un jour il faudra bien qu’elle arrête de se bercer d’espérance. Un jour il faudra qu’elle fasse face à cette solitude qui l’habite et qu’elle rend plus intense en gardant tout son passé pour elle. Parler pourrait la sauver.
Mais a-t-elle envie d’être sauver l’orpheline ?
Même là face au regard océan d’Alexandre. Pourrait-elle laisser un homme, comme lui, pénétrer son cœur au-delà de la barrière qu’elle c’est forgée avec les années ? Cela lui met encore plus de doutes et de peurs dans le cœur. Sa main qui serre la sienne n’est-elle pas une réponse sincère ? Non c’est juste une impression qui surement s’évaporera après qu’ils ne quittent ce restaurant.

Pourtant Luna elle écoute quand Alexandre fait la synthèse de ses paroles. Il décortique les choses. Les unes après les autres. Il lui fait voir l’autre facette de la pièce. Le côté positif. Enfin c’est le message que semble vouloir faire passer le beau gosse. Complexe encore pour l’orpheline. Mais parfois les choses difficiles vues d’un autre œil permettent d’ouvrir de nouveaux horizons.
Quitte à souffrir encore.
« Loris m’a tendu la main il me la tend toujours. Il est comme moi un oublié, un être paumé par un passé disloqué. » Elle n’en dira pas plus sur Loris, son ami, son amant, son confident. Ce qu’il y a entre eux est unique et précieux. Il a souvent été celui avec qui elle sortait de la tombe dans laquelle elle se laisse tomber sans hésitation. Ni poussé par l’alcool ou la drogue, cela n’a jamais été son trip. Elle a assez avec ses douleurs pour la faire couler. Le regard de Luna quitte parfois celui océan d’Alexandre alors que ses mots viennent résonner en écho dans sa tête. Dans son cœur.
Elle se demande pourquoi il lui dit tout cela.
Est-il sincère ? Ou cherche t-il seulement à l’affaiblir pour la perdre d’avantage plus tard ? Pourtant c’est-elle qui est allée vers lui la première fois ? Alors pourquoi cette peur muette alors qu’elle retrouve son regard. Et que leurs mains se séparent. Si tout était si facile Luna plongerait la tête la première dedans. Mais pour elle, même si les mots d’Alexandre semble lui offrir une solution. Un répit. Un pas vers l’avenir. Tout reste encore bien sombre. « Tu envoutes les gens quand tu parles. Enfin dans ta façon de tourner les phrases. De faire voir ce qu’il semble invisible. » Elle reste pensive.

Débattre encore. Cela ne ferait que rendre Luna  plus fébrile. Et Alexandre semble le comprendre. « Oui parlons d’autre chose. Du chant des oiseaux et des arcs en ciel. » Elle se remet à sourire. Elle sait qu’une fois seule elle reviendra sur les paroles du beau gosse. Elle les redira à haute voix pour se bercer d’espérance peut être plus vraies que celles qui l’ont caressé jusqu’à présent. « Et merci pour tes mots. Même si je sais que j’ai beaucoup de chemin à parcourir. »
Un chemin qui sera surement semé d’embuche et de coup dur.
Mais elle pourra peut être compter un ami de plus. Alexandre. Et leurs assiettes arrivent sur ces entre faits. Elle commençait à avoir faim la belle. « Bon appétit à toi aussi. Espérons qu’elles seront meilleures que celles que j’ai gouté. En tout cas elles sentent bon, c’est un point positif. »  Elle le regarde faire et va pour gouter. Mais elle s’arrête car elle voit sa grimace.
Flute la prise de risque a-t-elle été négative ?
« Tu m’as foutu la trouille. Mais je comprends que cette conclusion doit être douloureuse. Promis je ne dirais rien à ta mère. » Réflexion idiote mais jeter à chaud. « Cela restera un secret entre nous. Croix de bois. Croix de fer. Si je mens je vais en enfer. » Luna lui sourit en retour. Son regard reprend de l’éclat. « Tu es vraiment très charmant quand tu souris. » Et elle avale sa fourchette de pâtes.
Trop franche parfois l’orpheline.
« Et en effet elles sont bonnes. Rien de comparable à ma première fois. Au final on a bien fait de vivre dangereusement ce soir. » Elle veut que la suite de la soirée se passe sans encombre. Elle veut rire et sourire et elle veut voir Alexandre rire et sourire. N’était-il pas venu la chercher au cinéma pour ça ?
Pour sa joie de vivre qu’elle avait osé jeter à la face de sa tristesse en provocant leur rencontre.





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Sujet: Re: [terminé] Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] ( le Mar 15 Jan 2019 - 11:46 )
Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir?
C'est étrange. Cette sensation qu'il a de pouvoir décrypter la brune alors qu'il ne la connait pas depuis bien longtemps. Alors, une fois le serveur repartit, les commandes prises, c'est Luna qui se jette à l'eau. Il voit bien que cela lui fait du mal, ou plutôt, que l'exercice semble ne pas lui plaire. Mais au final, elle parvient tout de même à lui faire comprendre ce qui ne va pas. Et autant le dire, la situation qu'elle a vécu, et qui a laissé des traces, n'est guère des plus simple. Et les réaction de la jolie brune son toute à fait compréhensibles. Alexandre ne la jugera pas sur cela, il est bien mal placé pour le faire en réalité. En revanche, il peut l'aider à voir le revers de la pièce. Cette autre face qu'elle semble ne pas voir, ou ne pas vouloir voir. Mais peut-être qu'il faut tout simplement que quelqu'un lui montre. Alors Alexandre se prête à l'exercice, non sans user de ses capacités d'orateur, jouant avec les mots comme si il s'agissait de notes de musique, formant une mélodie magnifique et, le tout, une fois imbriqué, devient alors une merveilleuse symphonie d'argumentation, de lettres et de verbes qui ont pour objectif de faire du bien à celui qui va les recevoir. Rompu à la tâche, familier de l'exercice, Alexandre est dans ce domaine, comme un vieux soldat à qui on demanderait de manier une arme: Il sait parfaitement s'en servir. Et quand bien même il y a toujours à apprendre, il sait que son niveau est assez intéressant pour jouer dans la cour des grands. Mais pour l'heure, il ne s'agit ni d'impressionner, ni d'en mettre pleins les yeux. Il s'agit tout simplement d'aider. Mais on ne dira jamais assez le pouvoir que les mots ont.

Et dans tout cela, Luna, qui pensait ne pas pouvoir se sortir de ce bourbier comme elle l'avait si bien dit, semble pourtant apercevoir un éventuel espoir. Elle qui ne comprend pas, qui n'aura selon elle réponse à aucune de ses questions s'est tourmenté avec des raisonnements qui n'étaient pas des meilleurs. Elle avait le choix entre le meilleur, et le pire, elle s'est dit que la raison serait le pire. C'est réellement dommage. Surtout lorsqu'on ne connait pas la vraie raison d'une telle décision, car il ne faut pas croire que les parents abandonnent leurs enfants par plaisir. La plupart du temps ce n'est pas le cas. Mais dans son malheur, elle a visiblement rencontré quelqu'un: Loris. Sans doute orphelin, il lui a tendu la main, et semble l'avoir aidé. Qu'elle se tourne donc vers lui pour savoir si elle est réellement insignifiante. Sans même connaître cet homme, Alexandre connait déjà la réponse, car si il a aidé Luna et qu'il est resté en contact avec elle aujourd'hui, c'est sans doute qu'elle doit représenter plus que ce que la brune pense d'elle-même. Finalement, Alexandre s'arrête. Et Luna finit par lui avouer qu'il envoûte les gens, qu'il parvient à leur faire voir le côté invisible, ce qu'ils ne peuvent pas voir. Il sourit et ne peut que répondre:
- Merci. Un mot simple, sincère, pas besoin d'en faire des caisses. Si il a pu l'aider, il en est heureux.

Bientôt, ils en arrivent à la dégustation. Les pâtes au pistou, qu'elle à choisi elle aussi, arrivent finalement sur place, dégageant une odeur délicieuse. Et sans plus de formalités, les voilà qui commencent à apprécier un bon plat de pâtes. Luna prend le temps de le remercier, non sans avoir agué auparavant qu'il valait mieux parler du chant des oiseaux et des arcs en ciel.
- Pour ce qui est du chant des oiseaux, je dois admettre que c'est agréable. J'y ait droit tous les matins sur mon balcon. Fait-il dans un sourire alors qu'il plante sa fourchette dans le plat. Et pour les arcs en ciel... Oui, le phénomène mérite bien quelques tableaux. Conclut-il avant qu'ils ne se mettent à manger. Bien rapidement, Alexandre doit admettre que les pâtes sont délicieuses, meilleures que celles dont il avait l'habitude. Faisant peur à la jolie brune au départ, elle finit par sourire et lâche qu'elle ne dira rien à sa mère. Il sourit. Il en est rassuré, d'autant plus quand elle le lui promet.
- Alors je suis rassuré! Fait-il. Ma mère ne le prendrait pas mal en vérité... Mais... Il se penche comme si il allait lui faire une confidence. Je ne voudrais pas la blesser... Surtout pour des pâtes! Termine-t-il avant de continuer son repas. Luna semble elle aussi se régaler et, dans un élan de franchise, elle lui avoue le trouver charmant. Le compliment fait sourire Alexandre qui la regarde. Merci. Je dois admettre que c'est le genre de compliments qu'on me fait... Mais que je n'entendais plus depuis un certain temps. Admet-il. Sa souffrance l'ayant rendu aveugle et sourd, il est vrai que des femmes lui tournant autour, il en a eu. Il en a vu aussi. Mais il n'a jamais trop prêté attention à leurs jeux, s'enfermant chez lui ou dans son travail, c'était plus simple que de se reconstruire. Or, Luna lui a permis une chose, il doit l'admettre. C'est de mettre la première brique au nouvel édifice de sa vie. Comme une cathédrale venant d'être pillée par quelques mauvais brigands, la vie d'Alexandre n'avait plus guère de vie, elle était en ruine. Mais visiblement, une fée a sut redonner l'envie au bâtisseur, à l'architecte, de reprendre ses outils, ses plans, et de se remettre au travail.
- Je vais être franc avec toi Luna, je dois te remercier. Il s'arrête un instant, s'essuyant le bord des lèvres avant de reprendre. Cela faisait longtemps que je n'avait pas pris le temps de manger un bon restaurant en bonne compagnie, et... Cela est agréable. Merci. Termine-t-il dans un sourire sincère avant de continuer à manger ses pâtes, divines soit dit en passant.           
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Âge : 35 ans qu'elle fête le 1er mai. Trouvée en 1994 dans les rues de Naples. On lui a donné 10 ans. A partir de là sa date de naissance a été définie. (1/05/1984)
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Sujet: Re: [terminé] Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] ( le Mar 22 Jan 2019 - 12:35 )

Alexandre & Luna.

Des fleurs, une palette de couleur qui donne à l'instant un peu plus de magie, de vérité. Un semblant de liberté. Des fleurs, une palette d'odeur qui donne à l'instant des fragrances enivrantes, sucrées et suaves. Un instant d'éternité.



Elle essaie Luna d’expliquer au mieux ce qui lui fait penser au fait d’être insignifiante, invisible. Ce qui lui fait mal. Les mots ne sont pas son fort, elle préfère les écrire que les dire. Et puis ils restent secrètement cacher dans ses cahiers. Lisibles que pour ceux qu’elle trouve digne comme Loris. Mais Loris c’est une autre histoire.
Une histoire qui se tisse depuis l’orphelinat.
Une histoire qui les a fait grandir. Une histoire qu’ils ont écrite ensemble et qui les maintient à flot quand tout semble s’écrouler. Avec lui, Luna elle n’a pas besoin de parler. Et face à Alexandre qui danse avec les mots comme elle danse avec son corps. L’exercice périlleux semble s’adoucir aux yeux de l’orpheline. Quelque chose en lui, la calme. Lui montre la voie sans qu’elle ne saisisse quoi.
Peut être que c’est ce qu’il l’a poussé à aller vers lui ?
Une alchimie qui s’est faite avant même qu’ils ne se parlent. Elle ne sait pas comment interpréter tous ces signes. Mais elle lui parle, elle s’engage sur ce chemin sinueux qu’elle évite bien trop souvent. Elle en dégage les grandes lignes. Lui donne de quoi comprendre. Et en retour elle obtient des réponses même si tout est encore flou et qu’il lui faudra du temps pour le mettre en pratique.
Pour vraiment voir les deux faces de la pièce.
Accepter. Et avancer sans regarder en arrière. Mais rien est perdu, c’est ce que semble vouloir dire toute cette discussion. Le poids de son passé ne doit pas la détruire. Elle verra à l’usage si cet échange lui permet de ne pas retomber dans son bourbier.

En attendant le serveur revient avec leurs assiettes. Et après tout ce qu’ils ont vécu durant cette soirée, il est grand temps de la savourer. En tout cas Luna aura de quoi écrire en rentrant. Entre la visite surprise d’Alexandre. Son invitation. La perte de son porte feuille et cette discussion.
C’est presque tout un roman qui l’attend.
Elle repense alors à Meena et à son idée d’écrire un livre. Cela pourrait être amusant surtout si elle ajoute qu’Alexandre à droit aux chants des oiseaux tous les matins sur son balcon. « De quoi mettre de bonne humeur des le matin. » Luna elle aime tout ce qui touche à la nature. Quand elle s’attarde dans le parc elle écoute tous les bruits que la faune offre et notamment le chant des oiseaux. « J’adore les arcs en ciel, je trouve ce phénomène magique surtout quand ils font un pont entre la pluie et le beau temps. A vrai dire j’adore la nature. Elle me donne des  envies de liberté. De rêverie.»
Comme les couleurs que prend le ciel au lever ou au coucher du soleil. Comme la pluie quand elle tombe par petite goutte et que ces gouttes glissent sur sa fenêtre. Comme le vent quand il souffle dans ses cheveux ou qui fait frissonner l’herbe. Le mouvement des vagues s'échouant sur le sable la fascine aussi.
Toutes ces petites choses éveillent le regard de Luna d’une autre lumière plus intense.
Et puis il y a la saveur des pâtes qui égaye son palais. Elle taquine même Alexandre lui promettant d’être une tombe sur le fait qu’il trouve les pâtes du restaurant plus savoureuse que celles de sa mère. « Je comprends c’est le genre de chose qu’un enfant doit faire pour sa mère. Ne pas la blesser. » Elle sourit tout en se disant qu’elle ne connaitra jamais toutes ses émotions. Elle s’y est habituée au fond, mais quand le sujet vient dans la discussion cela reste toujours délicat. Elle préfère ne pas s’y attarder Luna. Et ce concentrer sur Alexandre qui ne manque pas de charme. « C'est parce que tu ne voulais plus les entendre. » Comme elle reste fermée sur certains sujets, une façon de se préserver des douleurs qui habitent dans leur cœur.

En tout cas cette soirée la renforce dans l’idée qu’elle a bien fait de le bousculer. D’oser provoquer la rencontre.
Et les paroles d’Alexandre vont dans ce sens également.
Elle répond à son sourire avec tendresse. Laissant encore une fois son regard vert se perdre dans ses yeux bleus. « Et moi je dois te remercier pour avoir poussé la porte de mon bureau. Pour avoir pris la peine de chercher qui j’étais après notre première rencontre. Il aurait été dommage de ne pas donner de suite à notre télescopage volontaire. » Et Luna continue à déguster ses pâtes ne regrettant pas une seconde cette soirée.
Une fois les assiettes finis, elle reprend la discussion.
« Dis moi tu es doué avec les mots, tu es même surement un grand passionné. Mais tu aimes quoi d’autre. Le cinéma ? La musique ? Le sport ?  J’aime t’écouter parler alors utilise ton talent pour m’en faire découvrir plus sur toi. » Après tout autant mettre à profit cette soirée pour en apprendre plus sur Alexandre. Voir s’ils ont des points communs, des gouts communs. Voir si cette soirée pourrait ouvrir la porte à une autre.
Ce qui ne déplairait pas à Luna bien au contraire. « Enfin si cela ne te dérange pas de me faire découvrir quel homme se cache derrière ce beau regard. »






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Sujet: Re: [terminé] Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] ( le Dim 27 Jan 2019 - 16:27 )
Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir?
Parler du passé, quand il n'est guère composé de joie, d'amour ou dé réussite, n'est jamais une chose simple, facile à faire. Exposer son passé, c'est exposé une partie de soit, une partie de sa personne et de son histoire à une autre personne. La plupart du temps, c'est au bout de quelques temps. Mais entre Luna et lui, il y a peut-être cette volonté de sauter cette étape pour apprendre à se connaître. Et l'étape du passé est cruciale. Si il a eu le courage de faire le premier pas, elle a eu la force de continuer, c'est tout aussi louable. Mais pour l'heure, le blond n'a guère envie de se concentrer sur la douleur et la souffrance de la brune, et il n'a pas envie ve gâcher cette soirée. Luna est une compagnie agréable, charmante qui plus est, et sans doute la seule personne depuis quelques mois avec laquelle il s'autorise une sortie. Alors, mettant le passé aux oubliettes, il préfère ramener des sujets plus joyeux sur la table au même titre que leur plat qui arrive. Si l'odeur qui s'en dégage est exquise, le goût en est lui, mille fois supérieur. Pour le chant des oiseaux, oui, c'est un bruit auquel il s'est fait depuis des années et duquel il ne se plaint pas. Le chant des oiseaux est bien plus appréciables que le klaxon des voitures, à n'en pas douter. Pour ce qui est des arcs en ciel, la vision qu'elle en offre est belle, et surtout presque magique. Visiblement, elle aime la nature, et il ne doute pas de ses propos. Alors qu'il s'attaque à son plat, il plaisante sur le fait qu'il ne devra pas en toucher un mot à sa mère, pour ne pas la blesser. Luna suppose que c'est ce qui doit se faire oui, et un instant, Alexandre regrette ses paroles. Luna n'a pas eu la même chance que lui, il faudra qu'il ne l'oublie pas à l'avenir, aussi ne rajoute-t-il rien, préférant la remercier pour son compliment. Bien sûr, elle rétorque encore.
- Oui... Disons qu'il y a beaucoup de chose que je ne voulais plus entendre. Cela en faisait sans doute parti. Conclut-il avant de se remettre à manger.

Si il la remercie aussi parce qu'elle l'a sorti de son mutisme, elle ne tarde pas à lui renvoyer le remerciement. Il l'écoute, un sourire en coin. Disons qu'il était curieux. Et puis le fait qu'il se soit aussi vite envolé, sans donner d'explication à la brune... Il lui avait paru normal de faire un effort, au moins pour s'excuser.
- Disons que je m'étais un peu éclipsé brusquement la dernière fois... Je ne souhaitais pas laisser une mauvaise image. Se justifia-t-il avant de reprendre. Et puis je me suis dit que votre sourire, votre joie, communicative, m'avait fait du bien. Il fallait donc que j'essai au moins de savoir qui vous étiez... Un minimum du moins. Fit-il avant de reprendre une bouchée de pâtes. Délicieuses décidément. Et puis finalement, elle ose lui demander quels sont ses goûts. Outre les mots, outre sans doute l'écriture et la lecture. Par exemple la musique? Qu'est-ce qu'il aime écouter? Ou alors le cinéma? Il sourit. Il y a des choses où Alexandre n'est pas compliqué. Le cinéma, il a ses goûts, pour la musique, il est relativement ouvert. Même si certains diront qu'il est peut-être vieux jeu sur certains titres.

- La musique... Disons que j'écoute de tout. De la variété italienne, française, anglaise, je ne suis pas réellement compliqué. Je dirais que j'ai un faible pour Johnny Hallyday.J'ai toujours aimé sa voix. Je suppose que c'est grâce à mon père qui en est un grand fan. Il est vrai que la père d'Alexandre était un fan de Johnny. Et encore, le mot était faible. Le garage de son père était en fait une immense pièce en hommage au chanteur, désormais mort. Alexandre n'en était pas là, mais il appréciait de boire un verre de scotch avec un morceau de Johnny en fond. Pour ce qui est des films, je suis un grand fan des blockbuster américains. Et oui... Je suis pas vraiment un professionnel du film. Alors moi tout ce qui explose à l'écran, qui fait du bruit, et avec des tonnes d'effets spéciaux, ça me suffit. C'était simpliste, mais c'est vrai que parfois il n'en demandait pas plus. En vérité, il aimait quand même les films bien travaillés, au scénario bien monté, au jeu d'acteur parfait. Il en avait vu rarement. J'ai un penchant pour tous les films sur fond historique. Gladiator me plait énormément. Pearl Harbor. Pour ne citer que ses deux là. Et puis les Transformers aussi. Je regarde de tout, pourvu que ce ne soit pas des films d'horreurs, là pour le coup j'en ai... Horreur, c'est bien le mot. Quel intérêt trouve-t-on dans ses films? La vie vous fait bien assez peur comme ça, inutile d'en rajouter une dose. Termina-t-il sur une petite dose d'humour alors qu'il terminait également son assiette qu'il mit sur le côté, croisant ses mains sur la table. Il regarda la brune avant de reprendre.
- Et toi alors? Tu fais du sport un peu? En musique je suppose? Il se doutait qu'elle en faisait un minimum, son corps parlait pour elle. Mais après tout, certaines femmes parvenaient à avoir un corps parfait sans réellement faire trop d'efforts.

         
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Sujet: Re: [terminé] Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] ( le Dim 3 Fév 2019 - 16:53 )

Alexandre & Luna.

Des fleurs, une palette de couleur qui donne à l'instant un peu plus de magie, de vérité. Un semblant de liberté. Des fleurs, une palette d'odeur qui donne à l'instant des fragrances enivrantes, sucrées et suaves. Un instant d'éternité.



Une porte s’est entrouverte entre eux. Même si ni Luna, ni Alexandre l’on poussait à fond. Ils ont montré l’un comme l’autre qu’ils étaient prêts à faire un effort. De quoi leurs donner envie de continuer à se découvrir un peu plus.
Mais une autre fois.
Car parler du passé reste pour l’un comme pour l’autre un exercice  douloureux et complexe. Alors pour ce soir ils arrêtent, cela leurs donnera l’occasion d’organiser une autre rencontre s’ils le souhaitent. Parce que là l’ombre a assez happé leurs yeux, il est temps à présent qu’ils se teintent de couleurs plus claires comme les arcs en ciel ou même de chant d’oiseau. Et puis le plat qui arrive disperse par sa bonne odeur une envie de douceur. Alors ils changent de sujet, respectant chacun l’épreuve difficile de l’autre. Bon il y aura surement des petites erreurs involontaires, mais ils arriveront à les surmonter.
Luna a bon espoir pour ça.
C’est surement pour ça qu’elle ne s’offusque pas quand Alexandre parle de comment doit être un enfant avec sa mère. Se focalisant sur le jeune homme et son art de manier les mots. Au final ils redécouvrent des choses au contact l’un de l’autre. Des choses oubliées à cause de leurs souffrances ou même jamais effleurées parce qu’ils n’en ont pas eu l’occasion. Un avant gout de complicité, de points communs, qu’ils pourraient encore découvrir, s’ils se revoient.
S’ils se dirigent vers une amitié.
Même si l’orpheline reste parfois difficile à apprivoiser. Elle semble conquise par le professeur. A la fois séduite par sa maladresse, sa sensibilité et par sa fébrilité. Son humour aussi. Sa façon de la toucher au creux de son être avec douceur et pudeur.

Tout en dégustant leurs pâtes ils avouent qu’au final cette rencontre a été comme un rayon de soleil dans leur vie. Il est vrai qu’Alexandre est parti sans explication la première fois, mais il a osé chercher Luna. Et il a osé pousser la porte de son bureau. Elle qui ne pensait plus le revoir. « Je me suis dis sur le coup que je t’avais foutu la trouille. » Elle se met à sourire. « Je vais alors utiliser mon sourire sans modération sur toi. Tout en distillant ma joie vu qu’elle est communicative. » Elle se sent parfois si sombre à l’intérieur Luna que d’entendre ça, cela lui chauffe le cœur.
Luna qui a toujours eu peur face à l’inconnu se sent comme chez elle face à Alexandre.
Comme s’ils se connaissaient depuis bien plus longtemps. Du coup elle décide de jouer les curieuses. Sans le forcer bien sur, elle respectera son silence s’il ne veut pas parler de certains sujets. C’est pour cela qu’au départ elle part sur les loisirs. Histoire de ne pas être trop intrusive. Elle l’écoute, adore sa façon de le faire. Même si là il parle juste de musique, de cinéma. De ce qu’il aime et déteste dans ces milieux qui peuvent se montrer très différents suivant leurs genres.
Luna s’accroche à son regard entre deux bouchés.
Ses yeux réagissent à ses mots. Elle sourit même parfois surtout quand il parle cinéma. Elle qui travaille au cinéma de Naples à la chance de pouvoir découvrir tous les films qui y passent. Bon elle a ses gouts aussi. « Les films d’horreur ils sont surtout fait pour que les garçons puissent serrer leurs petites amies contre eux. » Elle l’a souvent constaté, surtout chez les adolescents. « Ils veulent jouer les forts et parfois c’est eux qui ont la trouille. Moi j’aime les films qui font rêver. » Ceux qui lui rappellent ses histoires. Celles qu’elle invente pour se réconforter.
Et puis Alexandre lui renvoie la question.

Luna pousse à son tour son assiette pour se mettre plus à son aise. « Je cours avec de la musique vissée sur mes oreilles. A vrai dire j’ai souvent un casque sur la tête quand je marche. Cela m’isole du monde extérieur. » Une manière de ce protéger. « Et du coup mes pieds se mettent à danser. Qu’importe où je suis même si j’essaie de faire ça loin du regard des gens. » Ses yeux s’éclairent d’avantage et plongent avec plus de douceur dans ceux d’Alexandre. «  J’adore la danse. Je mélange les styles, je me laisse juste guider par la musique et par ce que je ressens. C’est un peu comme si je faisais un tableau ou toutes les techniques de peinture seraient mélangées. » Cela lui déchire les tripes parfois mais cela lui fait un bien fou à l’orpheline de laisser son corps parler pour son cœur, pour son âme. « J’aime le cinéma bien sur, en plus j’ai la possibilité de voir pas mal de films vu mon boulot. J’aime écrire. »
Luna se ravise.
Ne voulant pas spécialement dévoiler cette partie de sa personnalité. « C’est sans importance enfin pas pour moi. C’est compliqué. » Elle esquive le sujet. Elle baisse un instant les yeux. « Et puis j’aime les choses simples. » Elle relève ses yeux. « Comme être coucher dans l’herbe et regarder le ciel. Chercher des formes dans les nuages. Je sais c’est un truc de môme mais cela me rassure parfois. Je suppose que toi tu ne joues plus à ce genre de chose. » Elle lui adresse une sourire, il va la prendre pour une idiote.
Mais elle préfère jouer carte sur table sur certains points.
Même si pas mal vont rester sombres.





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Sujet: Re: [terminé] Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir? [Luna] ( le Dim 17 Fév 2019 - 19:00 )
Il me faut vraiment une bonne excuse pour venir?
Alexandre ne saurait dire si c'est le sourire de Luna, si ce sont ses yeux, ou alors sa voix qui le rendent curieux, qui lui ouvre un peu plus les yeux sur le monde environnant, qui l'oblige un peu à voir la beauté de ce qui se trouve à ses côtés. Alors, il prend appui sur ce sourire, sur ce regard aussi vert que les profondes forêts d'Amérique du sud. Et elle lui avoua qu'elle avait cru lui avoir foutu la trouille la dernière fois. Oui. En quelques sortes. La peur de la suite. La peur de se relever... Pour tomber à nouveau. Mais finalement, il avait décidé de prendre son courage à deux mains, et le résultat était là: Une sortie au restaurant avec cette jeune femme qu'il commençait sincèrement à apprécier. Luna était simple. Elle semblait ne pas réellement se prendre la tête, mais gardait pour elle en revanche un passé sombre, à la seule différence de lui, c'est qu'elle montrait un visage souriant et continuait d'avancer, là où lui s'était stoppé et restait à l'arrêt sur le bas côté, se contentant de regarder la vie qui défilait encore et toujours sans prendre le temps de s'arrêter. Et il ne put retenir un léger rire lorsqu'elle déclara qu'elle allait abuser de ce sourire pour distiller toute sa joie, très communicative.
- C'est un bon plan. Affirma-t-il alors. Finalement, elle se montra plus curieuse la brune, et Alexandre répondit, sans entourloupe, avec simplicité. La question des films avait le mérité de devoir être abordé, et elle fit part de son point de vue quand aux films d'horreurs. Il ne retint pas le sourire qui fendit son visage devant l'explication qui n'était pas des moins bêtes et qui plaisait beaucoup au jeune homme. C'est peut-être cela. J'avoue ne jamais m'être penché sur la question. Admit-il finalement.

Mais comme un excellent footballeur qui recevait une belle passe, le voilà qui, après avoir contrôlé, répondait par une nouvelle passe et renvoyait la balle à l'envoyeur, véritable une deux. Et c'était à son tour de se montrer curieux. Mais pas sur les mêmes domaines. La musique semble être partie intégrante de luna et elle lui explique qu'elle a souvent un casque vissé sur les oreilles, comme si elle ne pouvait pas se passer de musique. Il faut dire que la musique est un parfait moyen de s'évader, de penser à autre chose, ou de penser à rien, tout dépend des personnes et des besoins du moment. Mais il est clair que la musique inspire, et qu'elle semble nécessaire à la jeune femme qui court également. Mais en plus de la course, voilà qu'elle déclare pratiquer de la danse. Curieux, il ne la lâche pas du regard alors qu'elle semble partager un peu de sa passion. Dans un savant mélange de style, elle laisse donc son corps s'exprimer, et elle semble réellement aimer cela, d'autant que la comparaison avec la peinture est des plus compréhensibles. Il voit parfaitement de quoi elle veut parler. Et il note sa capacité: Elle semble capable de danser de tout, sans le moindre problème à première vue. Céline aussi dansait. Du classique surtout. Mais il lui arrivait de danser du contemporain dans le seul objectif de se détendre. Pour ce qui est du cinéma, la jeune femme a le loisir d'en voir quelques uns comme elle y travaille. Il doit admettre qu'il doit y avoir un aspect pratique à cela. Il faut bien trouver quelques avantages à son métier non?
- C'est vrai que ça doit être l'un des grands avantages de travailler dans l'un des plus grands cinéma de la ville. Pense-t-il tout haut. Au moins on est toujours au courant des dernières actualités. Fait-il en souriant alors que déjà leurs assiettes sont vides. Alexandre va même pour lui proposer de choisir un dessert lorsqu'elle déclare qu'elle aime écrire. Cette fois, son attention est à son paroxysme. Il regarde la brune qui semble vouloir esquiver le sujet. Il réfléchit, comme si il prenait le temps de peser le pour et le contre de ce qu'il va faire. De ce qu'il va demander. Finalement, il opte pour le pour.

- J'aime écrire également. Oh! Rien de bien intéressant pour tout le monde, ce sont surtout des articles parlant d'Histoire ou des livres sur des sujets historiques bien précis. Pour elle, c'est sans importance. Elle est simple, et il l'a bien compris. La preuve avec ce qu'elle lui dit par la suite. S'allonger dans l'herbe, regarder le ciel, les nuages, sans doute à y chercher quelques créatures chimériques sans jamais pouvoir les toucher. Les regarder passer, ces immenses vaisseaux de fumées voguant sur le ciel bleu, ne laissant derrière eux rien d'autre que le souvenir de leur passage changeant, osant parfois tirer quelques salves sur la terre comme pour rappeler la puissance du ciel, osant parfois l'éclairer de lances de feu, comme preuve de leur force. Et parfois, on les observe, lorsqu'ils sont pacifiques, annonciateur du beau temps ou d'un peu de vent frais, tel des messagers qui prédisent ce qui va suivre. Mais comme elle le souligne si bien, Alexandre ne joue guère plus à ces jeux là. Il a arrêté il y a longtemps.
- Cela fait quelques temps oui que j'ai cessé d'y jouer. Il laisse un instant le silence s'installer avant de finalement reprendre. Et tu écris quoi? Pour le plaisir? Des nouvelles, des histoires? Des articles pour la presse locale? Demande-t-il curieux alors qu'il sent qu'il aborde un sujet qu'elle ne voulait sans doute pas aborder. Mais curieux, il fallait bien qu'il demande après tout non?

Et malgré l'arrivée de leur serveur, Alexandre ne la lâche pas du regard alors que leur homme débarrasse la table, leur permettant enfin de respirer, de voir la table un peu plus vide, laissant présager la suite, mais ce qu'il veut, c'est en savoir plus sur cet amour qu'elle a pour l'écriture. Elle tente de se dérober, mais il ne la lâche pas de son regard bleu et joue même d'un petit sourire.
- Je sais que le sujet te gêne. Fait-il alors. Et c'est bien pour ça que je te pose la question. Lâche-t-il ensuite sans rien lui cacher avant de reprendre. Je suis curieux de cette passion pour l'écriture, et curieux de savoir pourquoi cela te gêne d'en parler. Il s'arrête un instant avant de se pencher vers elle une petite grimace comique sur la figure. Ouais je sais, on m'a souvent dit que la curiosité est un vilain défaut, mais c'est une arme de qualité, on en convient tous. Fait-il finalement avant de se caler à nouveau au fond de son dossier pour écouter la réponse de la brune.

         
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