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- [Terminé] Watching it come true, it's taking over you ▼ Matteo -

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Isadora Forti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Isadora Forti
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Sujet: [Terminé] Watching it come true, it's taking over you ▼ Matteo ( le Mer 24 Oct 2018 - 2:54 )
Matteo & Isadora
“ Watching it come true,
It's taking over you. ”


Trois semaines. C’était long. Trop long. Elle avait été tentée à de nombreuses reprises de le contacter, sans pour autant s’y résoudre. Parce qu’elle comprenait la situation, parce qu’elle acceptait qu’il ait besoin de temps pour faire le point. Elle ne regrettait pas ce qui s’était passé, au contraire. Chaque fois qu’elle repensait à ce dérapage, un sourire étirait ses lèvres, ses battements de cœur se faisaient désordonnés. Elle avait l’impression de redevenir une adolescence, de vivre ses premiers émois amoureux. Et pourtant, ces sentiments étaient présents depuis près d’une décennie, seulement ils venaient d’atteindre leur paroxysme. Elle voulait, plus que jamais, être avec lui. Et ce silence, bien que nécessaire, la faisait souffrir. En temps normal elle aurait pu compter sur Stefan pour la soutenir dans cette épreuve étrange. Mais Stefan était… parti. Sur un coup de tête, envolé avec la sœur de sa fiancée, au plus grand bonheur d’Isadora qui n’avait jamais appréciée la demoiselle. Les aurevoirs s’étaient montrés festifs, mais elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine lourdeur depuis son départ. Elle se sentait… seule. Plus que jamais.

La sonnerie de son portable retentit dans le petit appartement, et Isadora sursaute, n’attendant pas d’appel en particulier. En voyant le numéro inconnu, elle est tentée de ne pas répondre, mais elle s’exécute tout de même, sa curiosité piquée. Et si elle croit d’abord à un canular, elle sent rapidement l’excitation la gagner, et accepte de rencontrer son interlocuteur dans quelques jours. Elle doit partager sa joie avec quelqu’un, immédiatement! Et pas n’importe qui. La seule et unique personne avec qui elle a envie de partager ce moment est sans doute la seule avec qui elle ne peut pas communiquer. Déjà arrivée sur le pas de la porte, elle hésite un moment, puis secoue la tête. Elle sait déjà qu’elle ne pourra pas se retenir, alors pourquoi feindre une hésitation qu’elle ne ressent pas réellement? Attrapant son sac, elle ferme la porte et dévale les escaliers à la course, sautant dans un taxi jusqu’à l’appartement de Matteo. Une fois face à la porte, elle hésite. Et si Emilia lui ouvrait? Plutôt mourir. En soi, la chose ne serait pas si étrange, même si la blonde ne porte clairement pas Isadora dans son cœur, elle sait bien qu’elle est amie avec Matteo et qu’il n’y a rien de complètement anormal à la voir débarquer chez eux en soirée. Mais s’il faut que Matteo lui ait parlé de ce qui s’est passé… elle risque de passer un mauvais quart d’heure. Sauf qu’elle a besoin de le voir, et cette envie est plus forte que tout. Alors elle toque à la porte, attendant impatiemment de percevoir un bruit, un mouvement quelconque.

La porte s’ouvre finalement et elle le voit, un sourire s’affichant sur les lèvres de la jeune femme. C’est idiot, elle devrait se montrer un peu plus distante, lui montrer qu’elle respecte son besoin. Mais elle ne peut s’empêcher de s’approcher de lui et de le serrer contre elle, son visage s’enfouissant dans le creux de son cou, respirant son odeur à pleins poumons. Il lui manque à chaque seconde, et elle profite de ce trop court instant pour refaire le plein. Matteo est sa drogue personnelle. Reculant finalement d’un pas, elle lève un regard brillant vers lui, visiblement surexcitée. « J’ai eu un appel. Un studio d’enregistrement. Ils ont entendu un de mes démos et veulent me faire enregistrer professionnellement, puis faire des tests à la radio pour voir si ça vaut la peine de signer un contrat avec moi! » Des larmes de pure joie emplissent ses yeux alors qu’elle sautille pratiquement sur place.




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Sujet: Re: [Terminé] Watching it come true, it's taking over you ▼ Matteo ( le Sam 27 Oct 2018 - 15:37 )
Trois semaines. Trois semaines que j’avais franchi la ligne. Trois semaines que je n’étais plus bon à rien, mon cerveau carburant à fond, me rappelant sans cesse que j’avais dépassé les bornes. Ma conscience me rattrapant à grands pas. Pourtant, je ne regrettais pas ce qui s’était passé. Et, à vrai dire, pendant ce laps de temps où je m’étais abandonné dans ses vrai, je m’étais senti vivant. Pour la première fois depuis longtemps. Je savais bien que je devais mettre un terme à ma relation avec Emilia et pourtant, rien n’avait été fait. J’étais lâche. Et ce n’était pas faut d’avoir essayé, enfin … Ma charmante compagne avait bien remarqué que quelque chose ne tournait pas rond chez moi, plusieurs fois elle avait levé le sujet. Tant de fois où j’aurais pu tout avouer ou du moins, lui dire que nous deux, c’était fini, sans rentrer dans les détails. À la place, j’avais fait comme si tout allait bien, arguant que j’étais préoccupé à cause du travail. Foutaises. Depuis une semaine, j’avais appelé mon patron, me faisant porter pâle. J’errais entre les quatre murs de mon appartement. Sans donner signe de vie à qui que ce soit. Même pas à Isadora. Je passais le plus clair de mon temps affalé sur mon canapé, en training et gros sweat, amorphe. À fumer joints sur joints. J'étais devenu une loque vivante. Un zombie.

Emilia avait une soirée entre collègues, le genre de soirée qui risquait de s’éterniser. Ce n’était pas plus mal. Et, en même temps, c’étaient les pires moments. Quand elle était dans les parages, je devais prendre sur moi, me comporter comme si tout allait bien mais j’arrivais à donner le change. Tandis que, dès que je me retrouvais seul, c’était la dégringolade. Satan m’attendait les bras ouverts. L’enfer sur tête. Du moins, dans ma tête. Une fois n’est pas coutume depuis mon arrêt maladie, j’étais affalé sur mon fauteuil, dans le silence environnant – je ne m’étais même pas donné la peine d’allumer la télé pour mettre un bruit de fond – un énième joint entre mes doigts. À moitié avachi et dans un autre monde, j’entendis à peine les coups frappés sur la porte. Quand ils redoublèrent d’intensité, je me levai, arquant un sourcil, regardant l’heure. Je n’attendais personne et encore moins à cette heure-ci. Emilia, elle, avait les clés, à moins qu’elle les avait oubliés mais, la connaissant, elle m’aurait certainement écrit. La blague ! Je n’avais toujours pas été acheter un nouveau téléphone. Il n’y avait que le professionnel qui était opérationnel. Soupirant, je dus faire un effort pour me lever, laissant reposer mon joint sur le cendrier. « J’arrive, j’arrive », prononçais, sans entrain, n’étant même pas sûr que la personne se trouvant de l’autre côté de la porte entende.

Stupeur. Incompréhension. Je me tenais là, complètement abasourdi et à l’ouest, devant Isadora qui elle, contrairement à moi, avait plutôt l’air d’être sous coke. Ce qui n’était certainement pas le cas. J’étais sur le point de prononcer quelque chose qu’elle me sauta au cou. Je ne réagis pas de suite, mon cerveau marchant au ralenti. J’eus juste le temps de passer mon bras autour de sa taille qu’elle se défit déjà de notre étreinte. Il me fallut également quelques secondes pour enregistre ce qu’elle venait de dire. Sans me soucier autre mesure que je ne devais certainement ressembler à rien. Les cheveux décoiffés, habillés comme un SDF, avec en prime une tâche de ketchup sur mon t-shirt et les yeux complètement rouges. Je pris une grande inspiration, essayant de sourire tant bien que mal. « Félicitations ! » dis-je, le pensant réellement, malgré le fait que je l’avais dit d’une façon monocorde, sans y mettre aucune volonté. Ce n’était pas faute d’avoir essayé. « Entre seulement », poursuivis-je, m’écartant de la porte pour la laisser passer. Tout en sachant au fond de moi que c’était une très mauvaise idée. Et que je n’avais juste pas la force pour la repousser, le cas échéant. Mon cerveau avait déjà commencé à se livrer bataille. Entre le bien et le mal. Une fois la porte franchie, je refermais derrière moi, m’appuyant à celle-ci un instant et fermant les yeux. Il fallait que je m’arme de courage. Je la guidais ensuite vers le salon, profitant d’être débout pour aller ouvrir les fenêtres, histoire d’aérer la pièce. L’appartement s’étant transformé en tanière de célibataire en l’espace d’une soirée. Je m’approchais d’elle, tout en gardant une certaine distance de sécurité. « Non, vraiment. Je le pense sincèrement. D’ailleurs, je te l’ai toujours dit, que tu avais du talent », je lui souris, faisant encore quelques pas vers elle. « J’suis très content pour toi. Tu le mérites amplement ». Mais moi, tu ne me mérites pas, pensais-je fugacement. J’étais mal à l’aise. De la voir là, dans mon salon. Alors qu’Emilia pouvait rentrer à tout moment. Que nous deux. À nouveau séparés de seulement quelques centimètres, tout pouvant basculer à chaque seconde. Finalement, je me grattais la tête, baissant mon regard, trouvant soudainement mes pieds beaucoup plus intéressants. « Je suis désolé », commençais par dire, me mordillant la lèvre, ne sachant pas vraiment si je m’adressais plus à elle qu’à moi. Ni de quoi exactement.


uc.
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Isadora Forti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Watching it come true, it's taking over you ▼ Matteo ( le Mer 7 Nov 2018 - 0:17 )
Matteo & Isadora
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Honnêtement, Isadora ne remarque même pas l’allure de Matteo. Plus délabrée qu’à l’habitude. Sans doute trop prise dans l’euphorie du moment, ou parce qu’elle ne voit que la personne derrière les apparences. Probablement un mélange des deux. Ses félicitations, bien que sincères, ne font pas preuve de l’enthousiasme auquel elle s’attendait, provoquant une certaine curiosité chez la jeune femme. Un peu mal à l’aise, elle entre quand même, le laissant refermer la porte derrière elle alors que son regard balaie la pièce. Elle sent l’odeur du joint qui brûle encore dans le cendrier, remarque la télé fermée. Aucune musique pour mettre un peu d’ambiance. Et son cœur se serre à l’idée qu’il puisse aller mal. « Merci.. », souffle-t-elle lorsqu’il réitère ses félicitations, y mettant un peu plus de sincérité cette fois. Matteo est la personne qui a le plus cru en elle, sans doute le seul qui aurait pu réussir à la convaincre de ne pas totalement abandonner, quelques mois plus tôt. Alors, d’une certaine manière, cette victoire, elle la lui doit.

Matteo revient vers elle après avoir ouvert quelques fenêtres, et Isadora se sent soudainement mal. Elle n’aurait jamais dû venir, aurait dû se contenter de lui envoyer un texto, ou à la limite lui adresser un coup de fil. S’assoyant tout de même sur le canapé, parce que ça ferait étrange de repartir sitôt arrivée, Isadora reste silencieuse, sentant son cœur battre avec une force inhabituelle pendant que le malaise devient de plus en plus tangible. Presque palpable. Lorsqu’il reprend parole, elle lève le regard vers lui, mais son cœur se serre lourdement en entendant ses mots. Désolée de quoi, exactement? D’avoir flanché? De l’avoir laissée sans nouvelles pendant des semaines? Ou, pire, de vouloir rester avec Emilia? Elle n’ose pas lui demander d’expliquer sa pensée, par peur qu’il dise des choses qu’elle n’est pas prête à entendre. Elle soupire, hausse les épaules. « Moi aussi. » Toute la situation est vraiment merdique, et les deux ont une part de blâme dans l’histoire. Elle aurait sans doute dû mettre un frein à leur dérapage de l’autre soir, et plutôt en discuter franchement avec lui. Lui avouer ses sentiments, plutôt que de s’abandonner dans ses bras alors qu’il était pris par une autre. Elle souffre sans doute de la situation actuelle, mais elle ne lui en veut pas. C’était simplement à elle de faire preuve de plus de discernement, sachant pertinemment que la suite des choses serait difficile. « Ça ne va pas toi, hein? », demande-t-elle finalement d’une voix douce, faisant un petit signe de la tête vers le joint. Joint qu’elle saisit d’ailleurs entre ses doigts, pour en prendre une touche. Ça la détendra sûrement, et ce ne serait pas de refus. « Tu peux m’en parler… si tu veux. Parce qu’on est amis, après tout… non? » Son regard croise le sien, et elle sent un puissant sentiment de tristesse l’envahir. Après ce qui s’est passé l’autre soir, elle devrait se sentir plus proche de lui, et pourtant, jamais elle n’a autant eu peur de le perdre. « Parle moi… », murmure-t-elle, la gorge trop serrée pour parler normalement.




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Sujet: Re: [Terminé] Watching it come true, it's taking over you ▼ Matteo ( le Lun 26 Nov 2018 - 19:42 )
Les questions de la jeune femme restèrent en suspens dans l’air. Sans réponse. Finalement, après ce qui parut une éternité, je la rejoignis, m’asseyant auprès d’elle, lui prenant au passage le joint des mains, le portant à mes lèvres avant de le lui redonner. Automatiquement et machinalement, je croisais les bras autour de mon torse, me renfermant sur moi-même, regardant droit devant moi avant de tourner légèrement la tête vers Isadora. « Je ne vois pas à quoi tu fais allusion. Ce n’est pas parce que j’en fume que je ne vais automatiquement pas bien » Certes, ça m’aidait à me détendre, mais j’en fumais dans les bons et les mauvais moments. Toutefois, j’essayais également d’éluder la question. J’haussais les épaules. « Je vais bien », répondis-je finalement. Mensonge. « Je vais très bien même », répétais-je, pour me convaincre moi-même. « Et je suis vraiment content pour toi. Ça me rend heureux », finis-je par dire, détournant la discussion. Je ne pouvais tout simplement pas lui avouer qu’effectivement, non, je n’allais pas bien. Ni la raison. Les raisons, plutôt. Je ne voulais pas la culpabiliser encore plus. J’en prenais l’entière responsabilité. Je ne pouvais pas non plus lui dire que, son on est ami, après tout, m’a fait un pincement au cœur. Si nous en étions là actuellement, tout était de ma faute. D’avoir trop été lâche pour ne pas mettre les choses au clair avec Emilia. De n’avoir pas su me contrôler. D’attendre. Mais, au fond, est-ce qu’il y avait vraiment un bon moment ? Tout était une histoire de timing. Ressentant son regard sur moi, je soupirais, me passant une main dans les cheveux. « Je t’assure, je.vais.bien ». La magie ne prenait toujours pas. Ce n’étaient que des paroles en l’air, sans aucune substance. Je me levai, comme si j’avais soudainement besoin de m’éloigner d’elle, alors que mon corps lui, n’attendait qu’une seule chose. Se blottir dans ses bras. Entendre que tout allait bien se passer. Qu’elle était là. Pourtant, je préférais fuir, encore une fois. « Ecoute … », commençais-je par dire, avant de m’interrompre, les mots restant bloqués dans ma gorge. Sans rien rajouter de plus, je lui tournais le dos, avant de quitter la pièce. Je me rendis dans ma chambre, notre chambre, cherchant une lettre manuscrite de trois pages que j’avais rangée dans ma table de chevet depuis dès que je l’avais reçue. Je fus de retour dans la pièce principale environ cinq minutes plus tard, réfléchissant toujours au pour et au contre de ma démarche. Autant lui donner un os à ranger. Et, de toute façon, un jour ou l’autre elle allait bien l’apprendre. Si elle n’était pas déjà au courant. Quoique, j’en doutais fortement. Je m’approchais d’elle, lui tendant la lettre empoisonnée. Sans rajouter un mot, je m’éloignais à nouveau, la laissant lire tranquillement. Je me postais vers la fenêtre ouverte plus tôt, m’allumant cette fois-ci qu’une cigarette, tout en gardant un œil sur la jeune femme. De là où je me tenais, je voyais juste sa tête dépasser. Tandis qu’elle s’attelait à la tâche, je me répétais mot pour mot le contenu de la missive. Je l’avais reçue une semaine plus tôt et je devais bien l’avoir lue une bonne dizaine de fois. Les mots écrits à l’encre bleu me poignardant à chaque lecture. C’étaient les parents de Caterina. La deuxième fille qui était partie en road-trip avec Stefan, Donatello, Isadora et moi. Celle qu’on avait laissé tomber le soir où elle avait eu le plus besoin de nous. Le fameux soir de l’agression. La vie faisant que, nous nous étions chacun un peu éloigné, gardant toutefois le contact. Et, il était vrai que, je n’avais pas vraiment pris de ses nouvelles ces dernières années. Pour être tout à fait honnête, je ne savais pas ce qu’elle était devenue. Jusqu’à l’arrivée de ce maudit courrier. Il émanait de ses parents, m’annonçant d’une manière très diplomatique (ou pas) que leur chère fille unique s’était suicidée, ne supportant plus ce qu’elle était devenue, ce qu’elle avait vécu. Treize ans plus tard. Appuyant là où cela faisait le plus mal. M’accusant pour tous leurs maux. Enfonçant encore plus ma culpabilité.


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Sujet: Re: [Terminé] Watching it come true, it's taking over you ▼ Matteo ( le Ven 30 Nov 2018 - 2:25 )
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Évidemment, Matteo se referme comme une huître. Bras croisés, visage fermé. Isadora retient un soupir alors qu’elle sent son cœur se serrer douloureusement, et hausse les épaules. Son commentaire n’avait rien à voir avec le joint qu’il fume, ils en partagent ensemble de temps en temps et elle sait bien que ça n’a rien à voir avec son humeur. Elle faisait plutôt référence à son allure délabrée, négligée. Au bordel foutu dans le salon. Au manque de conviction dans son attitude. Lorsqu’il répète une énième fois qu’il va bien, Isadora ne tient plus, pouffant d’un rire sans joie alors qu’elle recrache la bouffée du joint. « Dis le une fois de plus, je vais peut-être te croire. Qui essaies-tu de convaincre là, moi ou toi? » Elle lui tend le joint, et s’installe un peu plus confortablement sur le canapé pour signifier une chose : elle n’a pas l’intention de partir. Impossible de le laisser seul, pas alors qu’il est dans cet état. « Écoute … » Isadora lève le regard vers lui, tentant de conserver un visage neutre. Mais, à l’intérieur, elle se sent plus nerveuse que jamais. Elle a peur qu’il lui dise qu’ils ont fait une erreur, mais surtout, qu’il ne pensait pas ce qu’il lui a dit… Elle tente de se répéter que c’est impossible, que ses sentiments sont réels. Mais impossible de se convaincre totalement.

Matteo se lève, l’abandonne quelques instants alors qu’il file vers sa chambre. La jeune femme soupire en se passant les mains sur le visage, se demandant dans quel bordel ils se sont encore foutus. Pourquoi tout est toujours si compliqué, entre eux? Il revient finalement, lui tendant quelques feuilles de papier, provoquant ainsi la curiosité de la jeune femme. Si ça se trouve, Matteo ne sait pas comment lui avouer qu’il s’agissait d’une erreur, et a préféré coucher les mots sur du papier. Sans un mot, la jeune femme baisse les yeux vers la lettre, ne reconnaissant pas la main d’écriture. Et, pendant plusieurs minutes, elle lit. Le silence emplit la pièce, même si la jeune femme a l’impression que Matteo pourrait entendre les battements de son cœur tellement ils sont puissants. Des larmes viennent lui piquer les yeux, une goutte tombe d’ailleurs sur le papier, faisant légèrement baver l’encre alors qu’elle comprend l’incompréhensible : Caterina s’est enlevée la vie. Et ce sentiment horrible qu’elle tente de fuir depuis trop longtemps revient la happer de plein fouet, lui coupant le souffle. Une culpabilité monstre, qui la pourrit de l’intérieur depuis treize ans. Elle a appris à vivre avec, à l’entasser dans un coin de sa tête, à l’oublier. Mais là, elle doit y faire face, pour de bon. Parce qu’ils ont largement dépassé le point de non retour. « Ce n’est pas de ta faute. », lâche-t-elle d’une voix rauque, posant la lettre sur la table à café. Elle se lève, fait quelques pas vers lui en le fixant droit dans les yeux. « Ni de la mienne, ni celle de Stefan ou Donatello. C’est la faute de ce type qui l’a agressée. » Elle se répète ces mots comme un mantra depuis plus d’une décennie. Peut-être qu’un jour, elle arrivera à y croire. « Ils n’auraient jamais dû te dire toutes ces choses… », souffle-t-elle en faisant un signe de la tête vers la lettre, passant ses mains sur ses joues pour en chasser les larmes dues au choc. Après tout, pourquoi concentrer leurs accusations sur Matteo? Techniquement, ils étaient tous responsables de cet abandon, du fait qu’elle se soit retrouvée seule ce soir là… « Ce n’est pas de ta faute. », répète-t-elle en entourant le visage de Matteo de ses mains, plongeant son regard dans le sien.




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Cupidon bourréPrêt pour un petit tour ?
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Sujet: Re: [Terminé] Watching it come true, it's taking over you ▼ Matteo ( le Ven 30 Nov 2018 - 16:54 )
Elfe de NapoliJe suis passé par ici
Bonjour ! Je suis l'Elfe de Napoli. J'interviens dans les RPs se déroulant dans des lieux publics, mais également par MP. Si tu lis ceci, c'est que tu es dans ma ligne de mire. Tu pourras en savoir plus dans ce topic afin d'en apprendre d'avantage sur le dispositif.
Situation / ActionVotre voisine est de très bonne humeur et cela ne vous ravit pas. La voilà en train de chanter faux des tubes de Michael Jackson qui doit se retourner dans sa tombe. Lui, pouvait monter dans les notes aiguës, mais les notes de votre voisine vous donne juste envie de vous enfoncer un crayon dans vos tympans.
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Matteo DragoniLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Watching it come true, it's taking over you ▼ Matteo ( le Dim 2 Déc 2018 - 20:15 )
Le temps qu’Isadora lût les trois pages, recto-verso, le silence s’était fait pesant. Je n’arrivais pas à décrocher mon regard de sa tête, surveillant le moindre de ses mouvements même si je la voyais de dos. Mon cœur battait à la chamade, au point où je me demandais comment elle ne pouvait pas l’entendre. L’attente s’éternisait. À vrai dire, je n’attendais pas grand-chose. Même moi, en une seule lecture, je n’avais pas réussi à y croire. Et pourtant … Finalement, je la vois se pencher en avant, suivi du bruit d’un tas de feuille qu’on pose, avant qu’elle ne se lève. Je détourne instinctivement le regard, ne voulant pas y voir de la pitié de sa part. La jeune femme se poste devant moi, attrapant mon regard au vol. Voir ses yeux brillants, les larmes couler sur ses joues me brise le cœur. Sans ouvrit la bouche, je passe délicatement mon doigt sur son visage, attrapent ces dernières. Je restais silencieux, me répétant également à moi-même que ce n’était pas de ma faute. Treize ans que je me les répétais. Jour après jour. Essayant de m’y convaincre. Toutefois, une petite voix était toujours là, derrière mon épaule, pour me dire le contraire. Que si je n’avais pas cédé à mes pulsions, ce soir-là, et que je m’étais présenté au rendez-vous, comme programmé, la situation aurait pu être différence. « Ce n’est pas de ma faute », répétais-je, automatiquement Isadora m’avait contaminée. e savais que tout ce qu’elle venait de me dire était la vérité. Nous n’y étions pour rien, pourtant. Pourtant. Je n’avais pas tout raconté à la jeune femme. Certes, je lui avais fait lire la lettre enflammée que j’avais reçu, tout en omettant volontairement les deux dernières pages. Qui résumaient toutes ma vie. De ma naissance, ma famille biologique à celle d’adoption, à mon passe-temps et à mon séjour en prison. Ils étaient au courant de tout, de A à Z. Contrairement à Isadora. Je n’avais jamais osé lui en parler, de mon passé. Quand on a un père dans la police, ça aide ce genre de recherches. Elle ne pouvait donc pas comprendre. La famille s’en prenait à moi, tout simplement parce que j’avais un antécédent de toxicomanie ainsi qu’un casier judiciaire. Qui d’autre que moi pouvait donc être visé ? Toutefois, je ne pouvais pas le lui dire. Pas maintenant. Je relevai la tête, mon regard se posant sur le sien. Je me mordis la lèvre avant de déglutir. « Ne m’abandonne pas, stp ». Je savais que je ne serais pas capable de me relever. Sans elle à mes côtés. C’est à cet instant précis qu’un brouhaha éclata dans l’appartement voisin. Merci les parois en papier mâché. Une voix s’éleva dans les airs. Celle d’une femme. Je fronçais les sourcils. « C’est quoi encore ce bordel ?! », je regardais Isadora, comme si elle avait la réponse à la question que je me posais. J’avançais vers la source du bruit. Mes tympans se mettant déjà à saigner. « They told him don’t you ever come around here. Don’t wanna see your fayce, you better disappear. The fire’s in their eyes and their words are really clear so beat it, just beat it ». Quand je réalisais enfin les mots qu’elle chantait, qu’elle hurlait plutôt à tue-tête, mon sang ne fit qu’un tour. On lui a dit « ne remet plus jamais les pieds ici, on ne veut plus voir ta tronche, tu ferais mieux de disparaître ». Ils sont très clair dans ce qu’ils disent, alors casse-toi, casse-toi seulement. Je m’éloignais de là où je me tenais, faisant les cents pas, couvrant mes oreilles à l’aide des mes mains. Sans le savoir, ma très chère voisine était en train de faire tout ressortir. Mes instants enfouis au plus profond de moi. Je me mis à crier. « Elle ne va pas bientôt se la fermer, oui ?! » je devenais hors de moi, fou de rage. Le trop plein était en train de remonter et c’était elle qui allait en faire les frais. Pour tous les autres. Je m’approchais du côté du mur qui jouxtait son appartement, tambourinant avec mes poings. « Vous n’allez pas bientôt vous taire, non ?! », gueulais-je. Sans succès. Oubliant même la présence d’Isadora dans mon appartement, je pris dans la main la première chose qui me passait sous les yeux et j’ouvris la porte d’entrée, direction celle de ma voisine. Elle allait regretter, celle-là.


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Isadora Forti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Isadora Forti
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Métier : Musicienne dans l'âme, elle a toujours tenté de percer dans cet univers, sans succès. Elle s'est récemment faite à l'idée de reprendre l'entreprise familiale, ce qu'elle s'était promis de ne jamais faire. Des mois plus tard, grosse remise en question, envie de faire marche arrière sur sa décision.
Sujet: Re: [Terminé] Watching it come true, it's taking over you ▼ Matteo ( le Mer 5 Déc 2018 - 2:21 )
Matteo & Isadora
“ Watching it come true,
It's taking over you. ”


D’une petite voix, Matteo répète ses mots, et Isadora hoche la tête en soutenant son regard. C’est le plus important. Qu’il le sache. Avec le temps, il parviendra peut-être à y croire réellement. Elle voit bien le trouble qui semble animer ses pensées, et ne peut chasser cette impression étrange qu’il lui cache quelque chose. Oui, la nouvelle du suicide de leur amie est tragique en soi, mais elle croit percevoir une douleur beaucoup plus intense au fond de son regard, beaucoup plus personnelle… Lorsqu’il plonge son regard dans le sien en lui demandant de ne pas l’abandonner, Isadora sent son cœur se briser en mille morceaux. Comment pourrait-il penser ne serait-ce qu’une seconde qu’elle songerait à l’abandonner un jour? Elle l’aime à en crever, et elle sera toujours là pour lui, peu importe la manière dont il le souhaite. Amante, amie ou amoureuse. Parce qu’elle ne peut vivre sans lui, elle prendra la place qu’il lui offre. « Jamais… », murmure-t-elle en s’approchant d’un pas, plongeant son regard dans le sien. « Jamais. », répète-t-elle d’une voix plus ferme, bien décidée à ce que le message se rende dans son esprit.

Une voix les interrompt, une tentative absurde de chant qui ressemble surtout à des ongles sur un tableau, ou à un chat qui se fait égorger. Isadora ouvre grand les yeux en tournant la tête vers le mur, avant de pouffer d’un rire nerveux. Elle n’a jamais entendu quelqu’un chanter aussi mal, et pourtant, elle passe son temps à chanter avec Donatello. « Michael se retourne dans sa tombe là… », marmonne-t-elle en le voyant filer vers le mur, cognant contre celui-ci avec tellement de force qu’elle en sursaute. Mais l’autre idiote n’entend rien, trop occupée à hurler ce vieux tube. C’est lorsque Matteo se décide de sortir sur le palier qu’Isadora s’active, ne souhaitant quand même pas qu’il défoule ses émotions sur une pauvre innocente dont le seul crime est de ne pas savoir chanter. « Matteo… Calme-toi. », suggère-t-elle d’une voix douce, s’approchant de lui pour poser une main sur son épaule. « Je suggère plutôt qu’on l’emmerde un peu. Elle semble bien apprécier Noël, ta voisine… Tu dirais quoi qu’on lui confisque ses décorations en lui laissant une note comme quoi elle pourra les récupérer lorsqu’elle comprendra que le silence est d’or? » Sourire complice aux lèvres, Isadora se met au travail, retirant le papier collant qui maintient une guirlande autour de la porte, faisant signe à Matteo d’en faire autant. C’est sans doute immature de sa part, mais ça lui permet d’échapper à l’horreur de ce qu’elle vient d’apprendre.




AVENGEDINCHAINS


I love you.
Cause every night I lie in bed the brightest colors fill my head a million dreams are keeping me awake. I think of what the world could be a vision of the one I see, a million dreams is all it's gonna take. A million dreams for the world we're gonna make. ▬
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Matteo DragoniLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Watching it come true, it's taking over you ▼ Matteo ( le Ven 7 Déc 2018 - 20:24 )
‘Cause this is thriller, thriller night. And no one’s gonna save you from the beast about to strike. You know it’s thriller, thriller night […] Après Bad, voilà que c’était au tour de Thriller. On était bon pour subir toute la discographie de Jackson et dieu qu’il y en a des chansons ! Ce n’était pas prêt de finir, à moins d’y mettre un terme par nos propres moyens. J’étais en pleine saturation. La goutte qui avait fait déborder le vase. Mon cerveau voyait rouge. Sans même faire attention à Isadora, je filais tout droit vers la porte d’entrée, sortant de mon appartement pour me diriger tout droit sur la porte de ma voisine, comme une furie. Je me mis à tambouriner sur celle-ci. Sans succès. Elle devait monter tellement haut dans les décibels que c’était d’ailleurs étonnant qu’elle ne devienne pas sourde. Les mots prononcés par Isadora se perdirent dans le brouillard. Je l’entendais sans l’entendre. Toutefois, une fois qu’elle fut auprès de moi, mon cerveau se concentra sur elle, suivant ses moindres faits et gestes, fronçant les sourcils. « Sérieusement ? », demandais-je, essayant de ne pas m’en prendre à elle personnellement, n’y étant pour rien. « T’as rien trouvé de mieux ? » Quoique, après tout … J’hochais la tête, regardant le haut de la porte. Isadora avait retiré la guirlande qui était attachée au bord, le long de la porte. Je levais les bras et je me mis au travail, décrochant à mon tour l’adhésif la retenant. Moins de cinq minutes plus tard, je la tenais en main. Ça ne m’avait pas pour autant calmé. Et puis, à quoi ça servait ? L’accrocher devant ma porte, pour la narguer ? L’afficher dans mon appartement ? La blague ! Moi qui adorais tellement Noël en plus … Il fallait bien l’avouer, pendant quelques secondes, je n’avais plus fait attention à la harpie. Jusqu’au moment où un cri guttural s’éleva dans les airs, au même moment ou la lumière s’éteignit et le silence retentit.« Euh … », je balayais le couloir du regard, fronçant les sourcils, me passant ensuite une main dans les cheveux. « Il se passe quoi là ? » demandais-je, bêtement, comme si Isadora avait la réponse à mes interrogations. Je m’approchais à l’aveuglette vers l’interrupteur. L’activant. Rien ne se passa. La lumière du couloir de daignait pas s’allumer. Je me tournais vers mon appartement, du moins ce que je pensais être mon appartement. Aucune lumière ne filtrait à travers la porte ouverte. Bien évidemment, mon téléphone professionnel était resté à l’intérieur. « T’aurais ton téléphone sur toi, par hasard ? » Histoire d’utiliser la lampe de poche pour au moins savoir où on allait, sans se cogner à chaque coin de mur. J’essayais de me répéter dans la pénombre, n’y voyant strictement rien. J’avançais, les mains en avant. Je me mis à ricaner. « L’autre conne nous a porté la poisse avec son Thriller là », dis-je, me rendant compte que la façon que j’avais d’avancer ressemblait à celle d’un zombie. Seule différence que je ne mangeais pas les cerveaux. Je continuais donc d’avancer à petits pas, espérant trouver mon chez moi. À la place, je percutais de plein fouet une silhouette. Celle d’Isadora.


uc.
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Sujet: Re: [Terminé] Watching it come true, it's taking over you ▼ Matteo ( le Mer 12 Déc 2018 - 2:33 )
Matteo & Isadora
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It's taking over you. ”


Alors qu’elle vole les précieuses guirlandes de la voisine, Isadora a l’impression d’avoir eu l’idée du siècle. La meilleure vengeance de tous les temps. Mais Matteo ne semble pas être du même avis, et à ses mots, elle marque un temps d’arrêt en observant la guirlande arrachée qui pend tristement dans ses mains. Avant d’adresser un sourire au jeune homme, pouffant de rire. « Non, rien trouvé de mieux. Mais c’est quand même plus intelligent que ton idée d’aller lui casser les jambes. » Elle lui lance un regard appuyé, avant de se remettre au travail. Au moins, Matteo l’aide, et rapidement ils ont fini de retirer toutes les décorations. Et alors qu’elle se demande bien ce qu’ils pourront faire avec celles-ci, les lumières s’éteignent. Complètement. Le noir absolu. « Tu penses qu’elle a réussi à briser l’électricité avec sa voix? », lance-t-elle, fouillant dans ses poches pour trouver son téléphone. « Non, il est dans mon sac.. », dit-elle en soupirant, tentant de se repérer à tâtons à l’aide du mur. Mais elle n’a pas le temps de vraiment retrouver son chemin vers l’appartement de Matteo que celui-ci lui fonce directement dessus, arrachant un petit cri de surprise à la jeune femme qui échappe les guirlandes au sol. Plaquée contre le mur, elle sent son corps contre le sien, et elle pouffe d’un petit rire nerveux dans le creux de son cou. « Attention, je vais commencer à croire que tu me fais du rentre-dedans… », murmure-t-elle contre son oreille, sourire aux lèvres. Si elle était sage, elle reculerait d’un pas, s’arrangerait pour retrouver le chemin de l’appartement pour récupérer ses affaires. Sans chercher à poser un énième geste qu’ils pourraient regretter. Mais Isadora n’a jamais été connue pour sa sagesse… Le fait de le sentir là, si près d’elle, lui fait perdre toute notion de bien et de mal. Alors elle glisse sa main le long du bras de Matteo, jusqu’à sa nuque, le guidant vers elle. Ses lèvres se posent sur les siennes, et ce qui se veut d’abord un baiser doux se voit rapidement animé par la fougue qu’il déclenche en elle. C’est toujours comme ça lorsqu’elle est avec lui, elle perd tous ses moyens. « Pardon. », murmure-t-elle contre ses lèvres après s’être séparée à contre cœur. « Je ne devrais pas… Pas vrai? » Petite pointe d’hésitation dans cette question. Comme si elle n’attendait qu’une seule chose, qu’il lui donne la permission de se laisser aller à cette passion qui brûle en elle.




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