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- [Terminé] Dis-moi oui. // Safiya -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Sujet: [Terminé] Dis-moi oui. // Safiya ( le Sam 3 Nov - 18:33 )
Cela faisait deux mois qu’il avait mis en terre sa petite fille. Le temps s’écoulait, les moments s’enchaînaient sans pour autant se ressembler : seule la douleur semblait être le fil rouge de ces dernières semaines. Tobias ne trouvait le repos et la paix intérieure que dans ses livres, que dans ses recherches : s’enterrant dans un mutisme malsain que même les grands yeux noirs de la belle égyptienne ne pouvait pas atteindre. Il n’avait pas besoin d’être sauvé, pas encore. Il avait juste besoin de faire son deuil, seul. Parce que malheureusement, il était comme ça. Depuis qu’il était enfant : son monde était le seul espace où il trouvait refuge et puisait ses forces. Alors, en se rendant compte du mal qui faisait à ses proches, il s’était retranché sur un terrain plus confortable : sans faire face directement à la réalité : la contournant pour pouvoir continuer d’avancer. À ses côtés, il voyait bien que Safiya tentait de faire son possible pour l’aider, mais Tobias pouvait être borné quand il le souhaitait. En l’occurrence ici, le spleen reprenait le bas sur la raison et il perdait pied dans cet océan de mal-être. Il se blâmait. Il se sentait coupable de ne pas avoir assez pris soin d’Angèle : ayant été égoïste, ayant mis son bonheur avant celui des autres. Il en payait aujourd’hui le prix fort. Pour son plus grand malheur. Lui qui pensait pouvoir avoir une vie plus tranquille une fois atteint l’âge de raison : il s’était fourvoyé et aujourd’hui essuyait les échecs. Seule sa carrière semblait tenir un cap plus joyeux.
En rentrant à son appartement, un long soupire traversa ses lèvres en le remarquant vide. Safiya n’était pas encore rentrée. Ce soir, il avait décidé de se sortir de son mutisme, de faire des efforts pour celle que son cœur avait maintenant choisis d’aimer. Elle et elle seule. Pour la belle fleur du désert, il allait faire des efforts et mettre les petits plats dans les grands. Les ingrédients pour préparer un Kochari, un plat aux senteurs et aux saveurs du pays natal de Safiya. C’est sur cette terre qu’ils se sont rencontrés, qu’ils ont rit et partagés des souvenirs qui ont forgés par la force des choses la relation qu’ils avaient aujourd’hui. Il est fort probable que c’est grâce à tout ce qu’ils avaient vécu ensemble qu’être l’un avec l’autre était une évidence ; un fait indéniable. Tobias était conscient de la chance qu’il avait d’avoir la belle à ses côtés. La peur de la perdre à son tour était quotidienne et c’est parce que cette dernière à atteint un seuil bien trop important qu’il avait décidé de couper l’herbe sous le pied à cette terreur pour qu’elle ne puisse plus prendre racine. Ce soir, il allait prendre soin de la belle et marquer un nouveau départ pour eux. Le destin avait fait qu’un nouveau chapitre s’était terminé à la mort de son enfant. Tobias devait tourner la page, il le devait s’il voulait continuer à pouvoir respirer sans se sentir oppresser, ronger par la tristesse et le chagrin.

Le plat mijotant maintenant à petit feu, il pouvait enfin se concentrer sur une autre surprise qu’il réservait à Safiya. Il sortit une petite bouteille en verre ainsi qu’une bouteille en plastique remplie de sable avant de s’installer sur le canapé. Ce sable était précieux, il provenait de l’oasis près de leur premier site de fouille, celui-là même où leur amitié était née. Tobias était un grand sentimental qui s’encombrait bien souvent de choses inutiles. Enfin, c’est ce que disait les autres. Pour lui, cela était un trésor et il est vrai qu’il avait dans une boite des dizaines de bouteilles avec un peu de terre ou de sable de chaque pays visité. La petite bouteille en verre remplie de sable, il y glissa une bague spécialement conçue pour l’occasion par un joaillier égyptien : ami de ce couple dont tout le monde espérait de grandes choses. Il est vrai que depuis le premier jour : ils faisaient une équipe redoutable. Cette bague si symbolique possédait un saphir pour représenter la belle égyptienne et une émeraude pour Tobias. En lui offrant ce bijou, il voulait lui prouver l’ampleur de ses sentiments à son égard, mais aussi prendre une nouvelle destination avec elle. Il ne voulait pas refaire les mêmes erreurs, il ne voulait pas perdre plus de personnes. Si le destin semblait s’acharner à nouveau contre lui, il était temps pour l’Historien de montrer à ce dernier qu’il avait encore la force de vivre et cela passerait par une union entre deux âmes faites l’une pour l’autre. Ils avaient pris leur temps : pour mûrir et vivre séparément ; mais il était maintenant temps de les réunir pour le meilleur et pour le pire.

Posant la petite bouteille sur la table de la cuisine, là où s’asseyait toujours Safiya, il entreprit de ranger soigneusement ce qu’il avait sorti pour qu’elle ne se doute pas de la surprise. Retournant au fourneau, il ne fallut que quelques heures supplémentaires à la belle fleur du désert pour rentrer chez eux. Tobias sortit de la cuisine pour venir l’embrasser doucement : perdant ses mains dans ses cheveux.

« Bonsoir. » Il sourit en coin, caressa sa joue avec son pouce : « Tu as passé une bonne journée ? » Tobias, malgré son deuil, malgré sa tristesse : avait toujours été tendre avec Safiya ; faisant son possible pour qu’elle ne souffre pas trop en même temps que lui. Peine perdue, il le savait : mais il avait fait son possible. « Je t’ai préparé du Kochari, j’ai utilisé la recette de ta maman : j’espère ne pas l’avoir raté. » Il passa ses bras autour d’elle pour la serrer: c’était devenu un besoin quotidien de la sentir aussi près de lui.


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Dernière édition par Tobias Spilsbury le Ven 25 Jan - 18:00, édité 1 fois
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Sujet: Re: [Terminé] Dis-moi oui. // Safiya ( le Sam 3 Nov - 22:32 )


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La douleur.

Safiya avait lutté tellement de fois contre par le passé. Sans savoir si elle ne devrait pas en affronter d’autre dans l’avenir. Aussi terribles. Aussi horribles. Elle avait espéré en être préservée. Elle avait même prié. Pour lui. Pour elle. Pour eux. Elle avait espéré que Tobias aussi en soit préservé. Surtout après la douceur et l’ivresse de leur séjour en Égypte. Sur sa terre qui avait été le berceau de leur histoire. Mais la vie en avait décidé autrement. Encore une fois. Comme toujours les Dieux devaient penser qu’ils n’avaient pas été assez abimés et assez punis. Ils étaient frappés de plein fouet. Enfin surtout Tobias. Avec la perte du bébé d’Angèle. Aucune modération dans ce geste. Ils avaient tranché dans le vif, balayant d’un coup la lueur d’espoir qui c’était mise à briller dans leurs regards amoureux. Il fallait qu’ils soient encore brisés. Comme des êtres fragiles. Peut être pour mieux se relever. Peut être pour enfin avancer. Elle n’en savait rien Safiya. Tout ce qu’elle savait c’est qu’elle se sentait démunie et perdue. Elle regardait souffrir Tobias en silence. Elle le voyait plonger dans cet abime profond. Sentant parfois la noyade proche. Elle restait à ses côtés. Prête à lui porter secours en cas de perdition extrême. Elle était là pour lui. Comme il avait été là pour elle. Même si par moment elle avait la sensation qu’il ne la voyait pas. Qu’il ne la voyait plus. Espérant juste que la lumière revienne dans le regard de l’homme qu’elle aimait plus que de raison. Car Tobias était devenu sa raison de vivre. A vrai dire il l’était depuis des années. Et Safiya gardait l’espoir. Lui laissant l’espace dont il avait besoin. Le laissant respirer seul. Alors qu’elle aurait tellement voulu mêler son souffle au sien. Elle attendait que la douleur s’apaise. Que le deuil se fasse. S’efface. Elle veillait juste au grain, lui laissant des petits cailloux sur son chemin. Pour que Tobias ne se perde pas. Pour qu’ils puissent se retrouver parfois. Dans cette maison ou l’ombre prenait plus de place que la lumière.

Alors chaque fois qu’elle sort, elle tremble Safiya. En laissant Tobias seul. Elle n’a pas l’esprit tranquille. Même si elle essaie de ne pas y penser. Elle ne peut pas rester enfermer toute la journée pour veiller sur l’homme qu’elle aime. Elle doit lui faire confiance. Elle se dit qu’il est fort. Et que vu les désert qu’il a traversé, il va aussi sortir de celui là. Aussi terrible soit-il. Bien entendu elle ne laisse pas Tobias sans nouvelles. Dés qu’elle le peut elle lui envoie des sms. Pour lui montrer sa présence, son soutien. Parfois il répond juste par un mot ou un smiley. Mais cela la rassure l’égyptienne. Elle essaie de remettre du soleil dans son cœur. Et dans la maison qui les abrite. Alors le temps qu’elle est hors de l’appartement elle fait de son mieux pour penser à autre chose. Elle se perd dans son boulot comme elle le peut. Ou alors elle s’enivre de la folie des rues commerçantes de Naples même si l’envie de faire des emplettes n’est pas forcement là. Pourtant aujourd’hui elle est entrée dans deux boutiques. Dans une, elle a craqué pour un pull pour Tobias trouvant que la couleur s’accorderait à merveille avec son teint et ses yeux. Et dans l’autre, elle c’est fait plaisir en achetant une nuisette. Sans trop savoir quand elle aura le courage de la porter. Enfin elle verra le moment venu. Elle ne précipite rien de ce côté-là. Elle laisse le temps faire son œuvre, même si parfois cela semble interminable. Une fois les achats terminés, Safiya ne pense qu’à rentrer à et retrouver Tobias. Parce que même s’il y a la douleur, l’envie d’être l’un contre l’autre est présente. Ils en sont tous les deux consciences. Ils ont besoin de ce contact, de cette présence rassurante et apaisante. Arbre nourricier de leur histoire. Essence même de leur existence.

Et c’est avec ses paquets que Safiya pousse la porte de cet appartement qui est devenu le sien. Elle sent tout de suite la bonne odeur qui vient la titiller. Elle n’a pas le temps de parler que Tobias est là. Tendre et touchant. Parce que même s’il souffre, il garde cette complicité avec la belle égyptienne. Et il en prend soin. Elle sourit en le voyant. Il a l’air bien, même mieux que ces derniers jours. Elle répond à son baiser et ne peut s’empêcher de frissonner à son toucher. « Bonsoir. Oui ma journée a été agréable. Et la tienne ? » Elle se saisit de sa main et pose un baiser contre sa paume. « Tu m’as manqué. » Ces heures de séparation sont toujours difficiles même si elles sont peu nombreuses. Elle se colle contre lui s’imprégnant de sa chaleur. Elle l’aime tellement que chaque fois qu’il la prend dans ses bras cela l’enivre. La chavire. « Oui cela sent délicieusement bon. Je suis sure que ce repas sera délicieux parce que préparé avec amour. » Safiya vient à son tour chercher les lèvres de Tobias. Un baiser tendre à mille lieux des baisers sulfureux échangés en Égypte. Mais elle aime aussi cette fragilité qui fait parti de sa personnalité. Elle quitte sa veste et pose ses sacs pour suivre son homme dans la cuisine. Laissant ses yeux l’envelopper d’un amour infini qui ne laisse aucun doute sur ce qu’elle éprouve. Même si elle a encore du mal à réaliser que son cœur est à elle. « Et tu as fais quoi de beau ? A part cuisiner ? » Safiya s’installe à sa place habituelle sans lâcher Tobias des yeux. Elle le trouve beau. Parfois quand elle est à ses côtés elle a la sensation de vivre un rêve éveillé. Et pourtant c’est bien la réalité, même si en ce moment  elle est plus dure qu’elle ne le voudrait. Elle garde espoir. Elle sait qu’un jour leur ciel sera éternellement bleu. Même si ce jour là n’arrivera que quand les Dieux en auront fini avec eux.  


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Sujet: Re: [Terminé] Dis-moi oui. // Safiya ( le Mar 6 Nov - 21:09 )
Tobias n’était pas assez lâche pour mettre fin à ses jours. Il n’avait pas peur des enfers, clairement son quotidien était pire que de brûler pendant des siècles ; il ne voulait juste pas laisser ses proches. Safiya avait déjà assez souffert et il ne voulait pas imposer à sa mère un nouveau deuil. C’est pourquoi elle ne savait pas la mort de sa petite-fille, tout du moins celle qui aurait dû être un rayon de soleil pour cette famille qui se remettait à peine de la mort du patriarche. Parce qu’il n’était pas assez fort et courageux pour passer le cap : il s’était résigné à vivre. Chaque jour apportait son lot d’efforts. Parfois surhumain comme se lever, d’autres plus simple comme aller travailler et étudier. Un pas à la fois. Voilà ce que lui avaient conseillé ses docteurs et ce depuis le premier jour de thérapie à son retour d’entre les morts. Tobias se battait constamment avec ses démons, avec son mal-être et cette envie de laisser le temps glisser sur sa peau en faisant son travail : en le réduisant à l’état d’ombres et de poussières. Mais les grands yeux noirs de la belle Egyptienne le sortaient de son spleen, plus souvent qu’elle ne le pensait probablement. Il ne le montrait pas, ou plutôt : il n’avait plus la force de le montrer. D’une quelconque façon. Alors les silences s’installaient entre eux, tantôt brisé par un reportage à la télévision ou bien par de la musique mais parfois ils restaient imperturbables. Safiya respectait cela et c’est parce qu’elle était là sans pour autant le montrer que Tobias voulait rapidement se sortir de cette spirale. Elle ne méritait pas ça, elle n’avait rien fait pour souffrir en même temps que lui. Il comprenait qu’il était un poids pour elle et cette idée était insupportable. Un jour comme un autre, il prit la décision de se ressaisir et de faire ce qu’il n’aurait jamais pensé être capable. Il entreprit de trouver la bonne façon, le bon moment.
Ce jour était arrivé.
Après avoir cuisiné, il avait soigneusement préparé la surprise pour Safiya. Qu’est-ce qu’il ne ferait pas pour elle… Voilà ce qu’il s’était demandé et la réponse n’avait pas été longue à se formuler dans son esprit : rien. Il n’est rien d’impossible pour les beaux yeux de la jolie plante du désert. Enfouie dans du sable de son pays se trouvait la bague spécialement faite pour elle par un ami en commun : on ne peut plus ravit de pouvoir aider ce couple que beaucoup de choses opposent ; comme leur religion. Mais Tobias n’avait pas peur de cela au fond, ils trouveraient un commun accord : il voulait croire que leurs Dieux respectifs se connaissaient et trouveraient un arrangement à l’amiable entre eux.

Quand la porte s’ouvrit, il ne mit pas de temps à venir la rejoindre pour venir l’embrasser avec toute la délicatesse qu’on lui connaît. Déposant ses lèvres contre les siennes, il l’embrassa tendrement avant de plonger son regard dans le sien tout en caressant sa peau. À sa question sur sa journée, il ne répondit rien. Cela faisait des semaines qu’il s’était emmuré dans cette bulle muette.

« Tu m’as manqué aussi. » Se contenta-t-il de répondre à défaut de formuler comme s’était déroulée sa journée.

Tout en la serrant contre lui, il respira son odeur et ferma les yeux pour se laisser bercer dans cet instant de paix. Comme il aimerait vivre entre ses bras, coller à elle : pour le meilleur et pour le pire. Ce qu’il comptait bien faire en réalité, si elle acceptait. Ils n’en étaient pas là, mais Tobias n’était pas anxieux. Ce n’était pas de la confiance en lui, c’était juste qu’il faisait confiance à la belle pour lui dire une réponse sincère. En bien ou en mal. On ne pouvait pas être en colère contre quelqu’un quand cette personne vous donne son opinion.

« Au pire, on a des pizzas dans le congélateur, au cas où. Je ne suis pas vraiment doué en cuisine. » Enfin, ses plats lui convenaient mais il ne savait toujours pas s’ils étaient réellement au goût des autres.

Répondant au baiser de Safiya, il s’abandonna à cet échange : calant ses deux mains dans la courbure de ses reins. La laissant finalement s’éloigner de lui, Tobias retourna en cuisine pour vérifier la cuisson du plat et mettre de l’eau à chauffer pour le thé à la menthe.

« Travailler, j’ai réussi à négocier avec Pedro De Suaez : le conservateur qui va apporter les objets incas à Naples pour l’exposition temporaire tu sais ? » Il coupa le feu sous le fait tout et se retourna pour prendre appuie sur le plan de travail tout en croisant ses doigts. « Il a accepté d’apporter des momies d’enfants. Je me dis qu’on pourrait les étudier et pourquoi pas étayer notre thèse sur les enfants royaux Egyptiens ? Sait-on jamais. Pedro semblait curieux concernant notre travail : on pourrait l’inviter quelque part et lui expliquer. » Il sourit en coin, timidement : « Je t’ai fait une autre surprise aussi. » Il donna un coup de menton pour montrer la petite bouteille de verre : « Mais tu peux le découvrir plus tard si tu veux. »

Il s’approcha pour embrasser ses cheveux avant de sortir du placard deux mugs qu’il remplit d’eau une fois les sachets de thé dedans. Il sucra le sien puis celui de Safiya avant de les poser sur la table.

« Tu me dis quand tu as faim et je te servirais ton assiette ok ? Je vais prendre soin de toi ce soir. »


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Sujet: Re: [Terminé] Dis-moi oui. // Safiya ( le Mer 7 Nov - 12:50 )


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Safiya, elle vit en surface, depuis ce jour maudit ou la vie a pris à Tobias ce petit être précieux. Sa chair et son sang lié à la chair et au sang d’Angèle. Elle semble calme et apaisée la belle. Mais dés que l’on passe le seuil de flottaison c’est la tempête, l’ouragan, le cyclone, la perdition. Mais elle ne laisse rien paraitre. En tout cas pas face à Tobias. Elle sait combien il souffre de cette mort tragique. De cette existence trop brève. Elle essaie d’être forte pour deux. De puiser dans ses veines le souffle qu’elle pourrait lui glisser dans un regard, dans un baiser. Un pas de plus vers la lumière. Il lui semble parfois que le temps entre eux c’est arrêté. Que le bonheur qu’ils avaient partagé en Égypte soit loin. Très loin. Comme un horizon que même la pointe de ses doigts ne peut atteindre. Mais elle reste droite et fière, elle ne courbe pas l’échine face à cette épreuve de plus qui s’impose à elle. A eux. Elle soutient et rassure. Comme une femme aimante se doit de le faire. Elle ne voit pas cette tâche comme un fardeau. C’est juste une rivière plus difficile à franchir, parce que Tobias n’a pas encore trouvé le pont pour poser son pied et se sentir en sécurité. Alors elle reste à ses côtés comme une ombre bienfaisante, prête à le rattraper s’il trébuche, s’il tombe. Elle se fait discrète et respecte la distance qui se glisse peu à peu entre eux. Elle sait qu’il en viendra à bout. Elle doit juste lui laisser le temps. Tout en lui rappelant qu’au bout de ce tunnel c’est la vie qui l’attend. Un bonheur simple peut être. Mais un bonheur sa faille, plus solide qu’un roc, plus immense que l’espace, plus pur que l’eau des glaciers. Un amour vrai et sans limite dans lequel il pourra tomber en toute sécurité. C’est ce que Safiya se dit. C’est ce qu’elle espère à chaque nouveau lever de soleil. A chaque fois que la lune croise la route des étoiles. Un espoir auquel elle se tient avec force. Même si parfois l’attente semble interminable. Mais l’amour a un prix et elle est prête à le payer pour pouvoir vivre enfin en paix.

Quand Safiya s’absente. Elle le fait juste pour ce qu’il faut. Juste le temps qu’il faut. Ne voulant pas laisser Tobias face à sa torpeur, ou à ses peurs. Parce qu’il ne parle pas de sa souffrance, surement par pudeur, pour ne pas la faire sentir coupable. Mais elle la lit dans son regard. Alors elle évite toutes les choses qui pourraient l’éloigner de celui qu’elle aime. Sauf aujourd’hui, ou poussée par un besoin de se sentir plus en vie, elle a franchi le seuil de deux magasins. Une pulsion mais aussi un pas vers l’avenir. Qui sait peut être qu’aujourd’hui Tobias le franchira avec elle ? Sinon ce sera demain, elle ne lui en tiendra pas rigueur. Elle l’aime trop pour que ce genre de broutille se mette en travers de leur chemin. Après tout ils ont la vie devant eux. Elle franchit la porte de l’appartement sereine, un sourire accroché à ses lèvres comme un rempart à ce que la vie leur réserve. Encore. Tobias la rejoint, évitant certaines de ses demandes. Mais Safiya  n’en prend pas ombrage. Elle lui laisse le temps. Mais le fait de savoir qu’elle lui a manqué et l’étreinte qu’ils partagent enveloppe son cœur de tendresse. Une étreinte qu’ils prolongent, une preuve sincère de l’amour qu’ils se portent. Avant qu'une odeur vient la titiller. « J’ai une meilleure solution, je pourrais te dévorer. » Une phrase dit dans un air innocent que la belle accentue d’un clin d’œil un peu moins innocent. Mais là aussi, elle le laissera libre ou pas de pousser le jeu plus loin. Elle ne veut rien brusquer. Même si la chaleur des mains de Tobias au creux de ses reins, vient doucement la chambouler.

Puis Safiya le suit en cuisine, oubliant ses paquets dans le couloir. Oublie volontaire ou involontaire. Qui sait ? Tobias se décide quand même à répondre à sa demande tout en préparant leur thé. Elle s’installe à sa place sans faire attention à la petite bouteille. Elle est trop concentrée sur l’homme qu’elle aime. Elle cherche le moindre indice de faille, ou bien d’un espoir. Ce qui l’entoure passe au second plan. Tobias est sa priorité. « Oui je vois qui c’est. Et alors ? » Sa voix se fait plus pressante, dés qu’ils abordent ce genre de sujet la passion et l’envie revient en force. « Mais c’est une superbe nouvelle, depuis que l’on bosse sur cette thèse. Avoir un autre avis. C’est merveilleux. Peut être un aboutissement de toutes ces années de recherche. J’en tremble presque. » C’est ce qui les a fait ce rencontrer les enfants royaux égyptiens. Ce qui a forgé leur lien. Avant que le reste ne prenne sa place. « Une surprise ? » Elle suit le mouvement du visage de Tobias. « Tu veux que je commence une collection de bouteille de sable ou de terre. Comme toi ? » Elle sourit alors qu’il embrasse ses cheveux. Cette tendresse la chamboule à chaque fois jusqu’au tréfonds de son âme. « Moi aussi j’ai une surprise. » L’occasion rêvée pour donner ce que Safiya a acheté à Tobias. Une bricole pour elle, elle a surtout craqué pour la couleur émeraude. Elle se lève et retourne dans le couloir. « On mangera plus tard. Je veux que l’on découvre nos surprises ensemble. » Là aussi son impatience s’entend. C’est un grand pas vers le retour à une réalité qu’elle souhaite moins morose. Même si vivre avec Tobias tous les jours est un cadeau pour l’égyptienne. Puis elle revient. « Tiens je me suis dis qu’il tirait à ravir. » Elle pose le sien sur le côté. Elle verra bien s’il s’y intéresse. Elle le tourne afin qu’il ne voit pas la marque du magasin. Elle ne veut pas l’aiguiller. Safiya espère qu’il la trouvera belle dans la nuisette tout en dentelle rouge qu’elle a choisi. Une transparence subtile qui met en valeur ses courbes tout en effaçant ses cicatrices. Même si elle n’a aucun problème avec. Safiya attrape la petite bouteille, la tenant avec précaution. Comme si son cœur lui disait que c’était un bien précieux. Très précieux. « C’est du sable d’où ? Il y a une signification spéciale pour moi ? Ou pour nous ? » Qui sait Tobias aurait pu avoir l’idée de faire une collection avec le sable ou la terre d’endroits où ils sont déjà allés ensemble. Ou bien lui donner des indices sur une future destination. « Ou alors c’est du sable d’un lieu que je ne connais pas et que tu veux me faire découvrir ? » Elle la regarde avec plus d’intérêt. Il lui semble voir quelque chose briller au milieu du sable. Mais elle n’ose l’ouvrir, sentant la fébrilité l’enlacer. « C’est une bouteille surprise ? » Sa voix est douce comme une caresse. Safiya n’a pas peur. Enfin si un peu. Sans comprendre pourquoi son cœur s’emballe. Alors que le regard que Tobias pose sur elle, semble plus amoureux que jamais. Il y a plusieurs jours qu’elle n’a pas vu pareille étincelle. Et cela l'émeut et la bouleverse.



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Sujet: Re: [Terminé] Dis-moi oui. // Safiya ( le Sam 17 Nov - 19:53 )
Tobias avait dû repasser par toutes les étapes du deuil, avançant au jour le jour ; faisant au quotidien des petites tâches jusqu’à voir une légère amélioration sur son moral. La douleur ne s’apaisait pas, elle diminuait mais restait belle et bien accrochée à son cœur et à ses tripes. Cependant, il avait un peu plus de répits et c’est justement parce que son esprit était beaucoup plus en aise qu’il avait eu la folle idée de remettre un genou au sol. Il avait fait l’erreur de demander la main d’Angèle, puis de partir. Il était hors de questions qu’il fasse cela avec Safiya. Il allait la garder à ses côtés, il allait la rendre heureuse et faire son possible pour effacer tout le mal qu’il peut lui causer. Tobias est en deuil, il n’est pas aveugle. Il est conscient que sa douce Égyptienne souffrait en même temps que lui. Ils étaient les facettes d’une seule et même pièce. Depuis le premier jour cela était le cas et pour eux ils n’y avaient pas d’autres alternatives. Ils devaient survivre ensemble, c’est la seule façon et le seul chemin qui s’offrait à eux.
La fleur du désert méritait tout le bonheur du monde, c’est pourquoi Toby eut l’idée de mettre les petits plats dans les grands. Un moyen de la remercier, de la faire sourire et d’apaiser ses craintes. Il y avait de quoi s’inquiéter de son état mental, mais le pire était maintenant passé. Il ne restait plus qu’à tout reconstruire, comme lorsqu’un ouragan dévastait la terre ferme. Alors, il était de son devoir de la rassurer et de prendre soin d’elle. Commençant par cuisiner, il entreprit par la suite de préparer la surprise qu’il espérait bonne. Il n’avait pas peur de la réponse, ni du rejet : probablement parce qu’il avait cette impression de rien avoir à perdre. Ce n’était pas ce genre de broutille qui pourrait briser le lien qu’ils ont n’est-ce pas ? Tobias connaissait la réponse à cette question et ne voulait pas laisser son côté pessimiste ternir cela. Elle dirait oui ou bien elle refuserait poliment et dans ce cas il lui laisserait la main : choisir quel est le bon moment pour ce genre de choses. Safiya savait mieux que lui sur beaucoup de sujets.

L’égyptienne dans l’appartement, Tobias s’empressa de la rejoindre à l’entrée pour la prendre doucement dans ses bras et bien qu’elle répondit à sa question : lui ne se sentit pas capable. Il garda donc le silence, mais il savait qu’elle ne lui en voudrait pas. Ils avaient passé ce stade d’être offusqué pour si peu de chose.

« Tu sais bien qu’il n’y a trop rien à manger sur mes os, ça ne pourrait même faire un bon ragoût. »
Une blague et pourtant cela était vrai. Déjà qu’il n’avait pas de gras : autant dire que ces derniers mois avaient séché le corps émacié de Tobias.

Menant sa belle dans la cuisine, il prit son courage à deux mains pour répondre à cette dernière. Elle ne méritait pas qu’il passe sous silence ses états d’âmes. Ce n’est pas comme s’il avait quelque chose à cacher. Elle pouvait de toute manière lire en lui comme dans un livre ouvert. Il fallait bien que les douleurs de leur passé commun servent à quelque chose n’est-ce pas ? Préparant le thé, il lui annonça la bonne nouvelle : ce sur quoi il travaillait depuis des jours maintenant en tentant d’être le plus discret possible ; suppliant leurs collègues de ne rien faire.

« Je savais que ça te ferais plaisir. » Tobias était ravi, son sourire témoignait de cela. « On verra bien ce qu’il dit et peut-être qu’il peut donner quelques idées, nous donner de nouvelles piste. »

En attendant ce jour bénit, il était temps pour Safiya d’utiliser son don pour l’archéologie et de fouiller dans la surprise qu’il avait mis du temps à faire. Il rigola doucement :

« Non, non l’appartement est trop petit pour contenir ma collection et la tienne. »
S’approchant d’elle, il embrassa ses cheveux avant de froncer les sourcils. « Une surprise ? » Avait-elle eu la même idée que lui ?

Tobias la laissa s’éloigner tout en la suivant du regard, comme toujours : il réalisait au combien son cœur s’emballait à sa vue. Pourquoi il avait mis autant de temps à accepter ses sentiments ? Il ne connaissait pas la réponse à cette question. Il mettait cela sur le fait que toutes les bonnes choses devaient prendre du temps à mûrir mais la réalité était moins attendrissante. Sa lâcheté l’avait empêché de réaliser plus tôt ce qu’il ressentait pour Safiya. Mieux vaut tard que jamais. Comme disait son père quand il était gosse. Il avait raison, cela était le cas sur beaucoup d’enseignements inculpés à son seul héritier. En l’entendant affirmer vouloir ouvrir les surprises avant le repas, il se mit à sourire. Tant que la sienne ne lui coupait pas l’appétit : tant mieux ! Il regarda rapidement le sac mais elle l’empêcha de voir la marque sur ce dernier. Il tira sa chaise et s’installa à côté d’elle. Son regard ne la quittait pas, ne la quittait plus. Il ne voulait pas rater une seule miette de cet instant. Il tira finalement le sac vers lui, il répondit à sa question : tout du moins quand elle lui laissa une chance de répondre.

« De l’oasis où tu m’as emmené le premier soir où on s’est rencontré. » Ses joues rouges trahissaient probablement son côté gêné. Il était le genre romantique, à se mettre en quatre pour la femme dans son cœur : mais cela le gênait parfois. Parce qu’il se trouvait idiot et cheesy. « C’est exactement ça. Tu vas devoir fouiller pour voir ce qu’il y a dedans par contre, mais pour une archéologue comme toi : cela devrait être un jeu d’enfant ! » Il sourit, intimidé par ce moment avant d’ouvrir le sac que Safiya lui avait donné.

Il sortit le pull émeraude et sourit : « Il est très beau, merci. » Il enleva son chandail pour le poser sur la chaise vide à côté de lui avant d’enfiler le cadeau. « Tu as toujours su mieux que moi ce qui me va ou non. » Il baissa sa tête pour s’inspecter : « Me voilà paré pour l’hiver. »

Maintenant que son cadeau était ouvert, il était temps que Safiya ouvre le sien. Il reporta son attention sur elle, triturant ses mains sous la table pour cacher sa nervosité. Il paraissait que les femmes savaient à l’avance quand ce genre de demande avait lieu. Etait-ce le cas pour la belle qui se tenait à côté de lui ?


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Sujet: Re: [Terminé] Dis-moi oui. // Safiya ( le Dim 18 Nov - 15:50 )


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Quand Safiya entre dans l’appartement, elle a le soleil accroché à ses lèvres, et des lueurs d’espoir dans son regard. Même si ce qu’elle vit en ce moment avec Tobias est fait d’une douleur intense et immense. Elle reste positive. Se disant que cette traversée du désert va finir par s’achever. Qu’ils vont rapidement retrouver le bonheur que leur séjour en Égypte a fait naitre. Ou plutôt a fait exploser. Elle y croit. Parce qu’elle croit en Tobias et qu’elle croit en eux. A cet amour profond qui a déversé son ivresse dans leurs veines pour enfin leur offrir ce qu’ils méritaient. Une caresse puissante après des années de souffrance. Alors quand elle retrouve la chaleur des bras de Tobias, elle se laisse aller. Profitant de cet échange fait de promesses qui un jour, elle n’en doute pas, se réaliseront. Même si son ami ne répond pas à toutes ses demandes. Elle sait ce que son silence veut dire. Il y a juste l’odeur du repas qui lui fait penser que … Peut être ce soir, Tobias sortira de la torpeur qui l’entoure depuis plusieurs semaines. Jamais elle ne lui reprochera de prendre son temps pour faire son deuil. Et reste juste là. En tant qu’amie fidèle, pour l’accompagner dans cette épreuve, attendant le départ de la mélancolie qui l’a envahi. Et ce soir .. Il semble plus posé. Et cela réchauffe le cœur de l’égyptienne. C’est comme un coup d’adrénaline. Elle a horreur de le voir souffrir. Mais elle est patiente et sait très bien que tout arrive à son heure. Que parfois il vaut mieux ne rien précipité que de prendre le risque de tout gâcher. Ils sont l’un comme l’autre assez fracturés et brisés. Alors chaque petite goutte de bonheur a une saveur exquise et devient à leurs yeux un bien précieux. Comme la vie en elle-même, eux qui ont frôlé la mort si souvent.

Safiya taquine Tobias et sourit à sa réponse. Comme il est bon de l’entendre faire des petites blagues. « Ne t’en fais pas pour moi, je saurais où croquer. » Elle le regarde avec amour, un brin provocatrice dans ses mots. Peut être va-t-elle le faire rougir par le message qu’elle vient de faire passer ? Mais elle a toujours été comme ça la belle. Un peu rebelle. Un brin sauvage. Et sans barrière. Ce qui a souvent valu des montées de rouge aux joues de son ami. La conversation s’engage, alors qu’ils se trouvent dans la cuisine. Ce que lui annonce Tobias, rend Safiya curieuse. Dés que ça touche son métier, son pays son cœur s’emballe. Pas autant que lorsque Tobias la frôle de ses mots, de ses lèvres, ou de sa peau. Là l’intensité est bien plus puissante, émouvante, troublante. Mais elle ne peut rester de glace face à ce qu’il lui dit. « Et tu as fais tout ça derrière mon dos. Petit cachotier. J’ai hâte  et en effet cela peut nous donner de nouvelles pistes. » Mais le boulot attendra un peu. Cette soirée a plus l’air de s’orienter vers quelque chose de doux et de très complice. Ce qui enchante l’égyptienne, qui se dit qu’elle a bien fait d’acheter le pull. Un échange de cadeau est toujours un bon augure pour commencer une soirée. Du coup elle file dans le couloir récupérer ses sacs. Elle sent le regard de Tobias se poser sur elle. Ce regain d’attention ne la met pas mal à l’aise. Au contraire, elle aime quand il la couve de cette manière. Quand il la regarde amoureusement comme il le fait à cet instant. Elle fond de l’intérieur Safiya. Elle pose un tas de questions sur la petite bouteille et le sable qu’elle contient. Une façon de cacher toutes les émotions qui l’assaillent car elle n’ose pas vraiment mettre un mot sur ce cadeau surprenant. Et encore plus quand Tobias lui avoue que la bouteille contient une surprise.

Safiya est touché lorsque Tobias lui dit d’où vient le sable. « Sacré première soirée. Je pense que tu as du te dire que j’étais pire qu’une tempête de sable. » Elle sourit se souvenant avec délice de ces instants merveilleux. La première page du livre de leur histoire. « En effet un vrai jeu d’enfant. Le trésor que cette bouteille recèle doit avoir une grande importance pour que tu l’ais entouré du sable de notre première soirée. » Sa voix est douce. Son regard brille d’un feu plus intense. Elle n’ose laisser s’échapper ses pensées pour ne pas réfléchir à ce que pourrait être ce cadeau. Mais mille idées lui passent en tête, toutes aussi folles les unes que les autres. Elle tremble alors que la bouteille tourne entre ses doigts comme si elle cherchait à apercevoir le cadeau. Son regard alterne entre Tobias et la bouteille. C’est lui qui ouvre le bal en regardant ce que Safiya lui a acheté. Elle laisse glisser ses yeux sur les courbes de son ami alors qu’il quitte son chandail pour enfiler le pull. De quoi lui faire voir à quel point ces dernières semaines ont été difficiles et pénibles. Tobias est amaigri. Vivement que toute cette tristesse s’apaise et qu’elle le retrouve vraiment. Ils en ont tous les deux besoin. C'est même vital. « De rien et en effet la couleur te va parfaitement. Tu es très beau. Oui tu vas pouvoir affronter le froid. » Elle dépose un doux baiser contre sa joue. « Même si je préfère quand c’est moi qui te réchauffe. » Un petit clin d’œil et un sourire plus coquin, message détourné sur ce à quoi pense la belle égyptienne. Est-ce que cela va encore empourprer les joues de son ami ? De son âme sœur.

Et puis c’est à Safiya d’ouvrir son cadeau. Elle attrape d’abord un petit bol pour ne pas perdre un seul grain de ce sable trop précieux. Elle regarde Tobias avec tendresse, le sentant fébrile. De quoi la rende plus nerveuse. « Alors que cache cette bouteille ? » Ses yeux posent aussi cette question. Elle ouvre la bouteille et fait doucement descendre le sable. Il lui semble voir un anneau. Et son cœur vient taper avec plus de force dans sa poitrine. Le sable se vide peu à peu. Et plus le sable se vide et plus le cœur de l’égyptienne s’emplit d’une chaleur intense. Qui se distille dans tout son être. Elle sent des larmes d’émotions monter dans ses yeux noirs. Elle respire doucement. Se disant que c’est un rêve. Elle fouille le sable et en sort la bague. Elle remarque les deux pierres liées, un saphir et une émeraude. C’est comme une réponse à son tatouage sur son cœur, ou leurs deux prénoms sont liés dans un parfait accord. Les larmes coulent doucement sur ses joues. Elle regarde Tobias, tenant la bague entre ses doigts tremblants. « Elle  .. elle est .. sublime. » Elle se doute de la signification de ce présent, un engagement vers une vie à deux. Mais elle est sous le choc et n’arrive pas à parler. Laissant ses émotions l'envahir. Pour une fois c’est elle qui rougit face à ce cadeau et à l’importance qu’il dégage. Safiya s’approche de Tobias pour que les mots qu’elle prononce ne soit que pour lui. « Je t’aime tellement. » Elle passe sa main sur sa joue. Avant de frôler ses lèvres. « Et si tu me la mettais au doigt pour que je sois certaine de ne pas rêver. » Safiya attend surtout que Tobias confirme oralement ce que cette bague veut dire pour eux. Pour leur vie future. Pour l’avenir. Pour les nouvelles pages de leur histoire qu’ils vont écrire encore plus unis. Peut être même qu’elle pourra porter ce soir, ce que l’autre sac contient, juste pour le troubler d'avantage. Juste pour retrouver cette alchimie intense qui leur brule le corps avec violence et passion.  


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Sujet: Re: [Terminé] Dis-moi oui. // Safiya ( le Mer 21 Nov - 21:47 )
L’Egyptienne le poussait à être quelqu’un de meilleur, une personne qui valait encore la peine d’être connue et non une loque au milieu d’un salon remplit de souvenirs mais incapable de s’y accrocher pour survivre. Tobias se battait quotidiennement avec ses démons, il ne voulait pas se laisser aussi facilement abattre même si le poids de la souffrance et le spleen était parfois trop fort. Il serait si facile de se laisser emporter par le flot et se laisser noyer. Nager à contre-courant était épuisant, surtout quand avait accroché à la cheville autant de poids, mais il avait la chance d’avoir une autre personne à ses côtés. Safiya ne le laisserait pas dériver trop longtemps, elle faisait toujours attention à ce qu’il est un point d’attache à la réalité qui lui semblait tantôt morose, tantôt rempli d’espoir. C’était ce qu’on appelait plus communément à souffrir d’une dépression ou être mélancolie. De jolis mots pour décrire des états d’âme hideux à voir et dont on ne voulait pas parler. Toute la journée, il avait décidé de travailler sur lui et ses mauvaises manies de broyer du noir pour laisser de la place à la belle qui partageait maintenant sa vie. Tobias voulait tout offrir à Safiya sans pour autant être en mesure de faire quoique ce soit. Alors, il avait pris la bonne résolution de laisser au placard son mal-être. Elle le méritait et lui aussi. Ils méritaient d’avoir une soirée sans un silence pesant que la télévision tente de combler sans succès. Ce soir, il allait ouvrir un nouveau chapitre de sa vie, de leur vie.
Dans la cuisine, il la laissa s’installer et joua la joue. Et puis, quand elle affirma savoir où croquer : il se mit à rougir en comprenant très bien l’illusion. S’il n’était pas adepte de ce genre de discours, il n’était pas né de la dernière pluie et se doutait de quelle partie de son corps elle voulait parler. Chassant rapidement cette allusion que sa mère jugerait inapproprié : il prit le temps d’expliquer sa journée : tentant de ne pas trop la faire languir quant à l’issue de sa discussion avec le conservateur Mexicain. Tobias n’était pas le genre d’homme cruel à laisser miroiter les gens. Il était bien trop franc et honnête pour une telle chose et puis lui-même ne supportait pas attendre alors il était tout bonnement hors de questions d’imposer ça aux autres.

« Il faut bien que je te réserve quelques surprises non… ? »
Il sourit en coin : « Je sais que tu ne seras pas longtemps en colère contre moi. C’est pour notre bien cette nouvelle. » Et celle de leurs recherches, fruit d’un travail titanesque.

Ce n’était pas de cela qu’il voulait parler cependant. La petite bouteille sur la table renfermait quelque chose d’aussi précieux que le fruit de leur labeur. Quelque chose qui était dû depuis longtemps probablement mais dont le pauvre Tobias n’avait pas idée. C’est qu’il n’avait jamais été le premier dans la classe quand il était question des sentiments. Toujours sur la réserve, à rougir dès qu’une fille lui souriait : ses expériences ont été catastrophiques, assez pour laisser une marque. Angèle était celle qui avait déblayé le chemin et préparer ce jeune homme à être heureux avec une femme. Sans savoir probablement que ce n’était pas dans ses bras que Tobias allait se reconstruire. Il aurait dû écouter son psychologue et ne pas tenter de reprendre contact avec son ancienne vie parce qu’il n’était plus le même. La roue du destin lui avait fait prendre une route différente qui demande d’avoir une différente compagne. Etait-ce parce qu’ils avaient vécu le pire ensemble ou bien était-ce le calme dans les yeux de la belle Egyptienne qui lui ont fait comprendre qu’elle était la personne qui lui fallait ? L’Historien ne savait pas trop, mais cela n’était pas important. Aujourd’hui, il allait lui faire comprendre que la quitter n’était plus une option. Sans arriver au point de la jalousie maladive, il ne voulait pas qu’elle aille voir ailleurs. Il voulait égoïstement la garder pour lui et rien que pour lui. Mettre un anneau autour de son doigt était probablement le premier pas adéquat dans ce genre de situation.

Le détective à la table ne tarde pas à l’assaillir de question, le contraire aurait été étonnant. Il sourit lorsqu’elle se compara à une tempête de sable : « C’était ce don j’avais besoin, sans aucun doute. Plus rien n’a été comme avant après t’avoir rencontré. Mais pas dans le mauvais sens du terme hein ? Ne le prends pas mal hm ? Dans le sens que … Que j’avais besoin de ce genre d’énergie différente et puis tu sais… Enfin tu l’as compris plus tard quand tu as appris à me connaître hein ? Ce n’est pas péjoratif du tout… Bien au contraire… Tu vois ce que je veux dire n’est-ce pas ? »

Il se racla la gorge en remarquant qu’il s’enlisait dans la confusion et partait dans des explications qui ne faisaient que l’enterrer un peu plus. Pour chasser tout ça, il ouvrit le paquet et sortit le cadeau. Une fois admiré, il enleva le chandail qu’il portait pour l’enfiler. Il se regarda mais laissa le regard connaisseur de Safy pour donner son avis. Après tout, elle l’avait choisi pour une raison non ? Il lui faisait confiance de toute manière sur ce genre de choses. Un coup d’œil à sa garde-robe ferait perdre espoir à tout grand styliste. Il préférait les vêtements confortables, ce n’était pas de sa faute. Ce pull, en tout cas, rentrait parfaitement dans ses goûts et la couleur lui plaisait. Alors qu’il la remerciait, Safiya sauta sur l’occasion pour faire une de ces petites remarques dont seulement elle avait le secret.

« Safiya ! » Un air faussement outré, un sourire niait sur son visage, des joues rouges comme des tomates et un petit gloussement de midinette de dix ans : à quelque détail près il était revenu celui qui avait conquis le cœur de la belle.

Le moment tant attendu arriva quand elle ouvrit la bouteille. Il se réinstalla pour tenter de cacher son stress, mais cela était une peine perdue. Même assis, sa jambe tremblait sous la nervosité et la tension dans son corps. Tobias était confiant et pourtant il était terrorisé à l’idée qu’elle panique ; qu’elle ne le juge pas stable assez pour ce genre d’engagement mais il l’était. Il saurait lui prouver. Il trouverait les mots et les gestes pour qu’elle comprenne. Même si cela devait dire prétendre. La perdre ? Il en était hors de questions. Il ne pourrait pas avancer sans elle. La laissant découvrir le petit objet porteur, il se mit à rire en la voyant rougir. Les rôles étaient donc échangés pour une fois. Cette bague portait tant de promesses… Il soutenu sans de difficultés son regard : Tobias voulait que Safiya lise en lui, qu’elle comprenne que ce n’était pas un geste anodin. Il avait mûrement réfléchi à cette décision.

« Je t’aime tellement plus. » Il frissonna lorsqu’elle passa sa main sur son visage. A sa demande, il se redressa et prit une longue inspiration. Il espérait ne pas avoir à mettre le genou à terre, mais peut-être qu’il allait devoir le faire. Ou pas.

Tobias recula sa chaise et attrapa la main gauche de la belle, de sa main libre : il attrapa l’anneau et le fit glisser lentement à son annulaire.

« Je sais qu’on n’a pas les mêmes religions, mais je sais que nos Dieux ne nous en voudront pas qu’on s’unisse. Après tout… Ils sont censés n’être qu’amour et tout le blabla hein ? » Tobias se leva et encercla de ses mains le visage de Safiya, plongeant son regard dans le sien : « Je sais aussi que je veux te rendre heureuse et te soutenir comme tu me soutiens depuis tant d’années, comme un brave petit soldat de l’ombre. » Il fit glisser une de ses mains dans les cheveux de l’Egyptienne : « Je sais également qu’un futur sans toi n’en ais plus un, que j’ai l’impression que je ne suis encore en vie que pour te récompenser de ta bonté et satisfaire la moindre de tes envies. » Il s’approcha finalement de son visage, laissant sa main terminer sa course dans le bas de son dos pour coller son corps au sien. A quelques centimètres de son visage, il chuchota pour elle et seulement elle : « Alors avec ta permission, je veux être celui que tu vois quand tu te réveilles le matin et celui auprès de qui tu te couches le soir. Je veux être celui qui t’entends rire et qui sèche tes larmes. » Sur ces mots, il déposa un tendre baiser sur ses lèvres pour sceller cette promesse.

Celle d’un futur.
Un futur à deux avec dans cette idée : l’espoir qu’à deux ils seraient à l’abri des drames que la vie leur réservait encore probablement.


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Sujet: Re: [Terminé] Dis-moi oui. // Safiya ( le Sam 24 Nov - 20:53 )


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Distiller des petits moments de bonheur. Faire glisser du ciel bleu dans son ciel bien trop gris. Ramener doucement la douceur dans son sourire. Poser des étoiles dans ses yeux. L’enivrer sans pour autant le brusquer. Lui tendre la main quand elle le sent couler. C’est ce que s’affaire à mettre en place Safiya depuis plusieurs semaines, au prés de Tobias. Chaque nouveau pas et un nouveau combat de gagner contre le mal qui le ronge. Contre cette tristesse qui le mine et lui aspire son essence vitale. Elle fait de son mieux l’égyptienne pour maintenir son homme à flot. Pour retrouver le gout du bonheur qu’ils avaient partagé sans modération en Égypte. Elle ne veut pas que cela devienne un interdit parce que la vie lui a encore fait un putain de tour de merde. Alors elle se bat avec ses armes. Avec cette envie de vivre que Tobias lui a influé, tant de fois dans ses veines par le passé. Elle a tellement envie de le voir heureux, de le rendre heureux. Que chaque sourire récolté est comme une pépite qu’elle accroche à son cœur. Alors là quand elle le retrouve, qu’elle le sent différent, plus enclin à cette complicité qui leur est propre. Elle entre dans le jeu avec délice. Elle se laisse guider par le fil de tendresse qui se tisse entre leurs deux êtres. Et cela se confirme une fois dans la cuisine, qu’elle remarque la table et que l’odeur du repas la caresse. Elle se dit qu’ils touchent le bonheur, leur bonheur, du bout des doigts. Ses efforts ne sont pas vains, ils portent leurs fruits et elle sait qu’à la fin ils seront exquis. Il faut juste qu’elle fasse preuve de patience et d’un amour sans faille.

Safiya se fait curieuse quand Tobias lui parle de cette surprise par rapport aux recherches qu’ils font depuis leur première rencontre. Elle sent cet engouement distiller son bien être dans le corps de son ami. Cet ami qui est devenu au fil des années plus précieux que sa propre vie. Elle est touchée car pour eux c’est peut être le signal d’une victoire donc ils seront fiers une fois qu’elle éclatera au grand jour. « Des surprises de ce genre tu peux m’en faire tous les jours. J’en suis gourmande tu le sais. » Elle répond à son sourire, un coup de pied aux fesses de plus à la mélancolie qui habite Tobias. « Tu as raison. De toute façon je n’ai aucune envie d’être en colère contre toi. » Ils se sont jamais pris la tête tous les deux, ils ont toujours trouvé les compromis pour éviter ce genre de chose. Respectant les idées et les avis de l’un comme de l’autre. Mais Safiya sent qu’il y autre chose. C’est alors que Tobias détourne son attention sur cette petite bouteille de verre pleine de sable. Elle suscite encore plus la curiosité de la belle, qui s’empresse de poser un tas de question. Elle veut savoir le fin mot de l’histoire. Voir sur quel sentier cette petite chose les entraine. Elle est loin de ce douter que cette bouteille renferme son avenir, leur avenir. Une promesse de bonheur encore plus grande qu’un sourire éclatant ou un regard plein d’étoile. Comment pourrait-elle se doutait que Tobias est enfin prêt à être heureux ? Enfin prêt à écrire une autre histoire encore plus intense que celle déjà écrite. Une histoire à deux pour le pire mais surtout le meilleur. Car vu ce qu’ils ont traversé ensemble, ils sont prêts à surmonter tout ce qui se mettra en travers de leur chemin. Non Safiya est bien loin de tout cela. Mais la lueur qu’elle voit dans le regard de Tobias, l’anime de trouble et de fébrilité. La symbolique que dégage ce petit objet est grande, elle marque le début d’un sentiment fort et éprouvé sans aucune modération. Cette première soirée, la première pierre à l’édifice qu’ils ont construit ensemble au mépris de toutes les règles de la vie. Elle sourit en le voyant presque paniqué dans l’explication qu’il lui donne. Sa fragilité s’affiche sans barrière et c’est aussi ce qu’elle aime chez Tobias. Sa force qui peut surprendre car ce n’est pas l’image qu’il renvoie. Et cette fragilité que Safiya a vu à nu tant de fois. Et qui semble encore plus intense, mais tellement plus tendre ce soir. « Oui je comprends. Et je vois ce que tu veux dire. Je suis sure que personne n’avait parié sur nous ce jour là, se disant que bien trop de chose nous séparait. Et pourtant on est devenu le duo le plus complice avec des horizons tellement différents. C’est peut être ce qui a fait notre force. »

Safiya laisse Tobias ouvrir son paquet, même si elle a hâte de voir ce qui se cache dans la bouteille mystérieuse. Elle était sure d’avoir fait le bon choix et elle en a la confirmation quand il enfile le pull. Il était fait pour Tobias. Elle en profite aussi pour rebondir sur sa remarque sans aucun malaise. Elle le titille cherchant juste à lui rappeler que leur complicité va bien au-delà d’une amitié. Même si elle ne l’a pas brusqué, l’amant lui manque. Le contact de son corps chaud contre sa chair meurtrie. De voir dans leur différence, le mariage parfait qu’ils dégagent quand ils font l’amour. Elle s’amuse de le voir rougir, le trouvant plus craquant, sexy même. « Quoi ? Je n’ai pas le droit de dire que j’aime te réchauffer. Je n’ai pas les idées mal placées quand je te dis cela. » Elle fait une moue de gamine. Petit mensonge. Alors qu’elle s’imagine la tête qu’il va faire quand elle va enfiler la petite nuisette rouge. Mais c’est aussi pour ça que Safiya aime Tobias. Et puis c’est à son tour d’ouvrir son cadeau, de dévoiler ce que ce sable ramassé il y a pas mal d’année recèle. Et la surprise est grande. Safiya en est toute chamboulée. Une bague. Un symbole encore plus grand que le sable lui-même. Une promesse d’un destin plus grand, plus uni avec l’homme qui fait battre son cœur à tout rompre. Elle se sent désarmée face aux émotions qu’elle ressent. Des émotions fortes qui l’enlacent et la laissent sans voix. Avec des larmes dans le regard. Et le trouble sur ses joues. Il répond à son je t’aime. S’approchant de sa belle. Safiya tremble, frissonne. Et à sa demande Tobias fait glisser la bague le long de son annulaire.

D’un coup tout ce qui se trouve autour de Safiya s’efface. Elle n’entend que la voix de Tobias alors qu’il entoure son visage de ses mains. Leurs regards émus se kidnappent avec douceur. Chaque geste est encore plus fort que les caresses déjà partagées. L’émotion s’invite sur chaque centimètre de son être. La main de Tobias qui se pose au bas de son dos ne fait qu’accentuer cette notion d’être ailleurs, dans un monde fait pour eux. Et les mots qu’ils prononcent la percutent de plein fouet comme une vague immense. Comme une chaleur intense. Une pluie magique avec un arc en ciel géant. Le bonheur explose dans son cœur. Et implose dans sa tête. Elle avale difficilement sa salive. Elle ne retient pas ses larmes, mais ce sont des larmes de joie. « Je … je ne m’y attendais pas .. même si au fond de moi c’est tout ce que j’espérais .. parce que moi non plus je ne vois pas ma vie sans toi. » Le corps collé contre celui de Tobias, leurs soufflent qui se mêlent. Safiya est sous le choc de cette demande. De cette nouvelle vie qui s’ouvre à elle. A eux. « Avec ma permission !! Mais tu l’as depuis longtemps mon amour. » Un mot doux qu’elle emploie pour la première fois. « Depuis le premier jour où tu es arrivé dans ma vie. Je n’en ai pas eu conscience à ce moment là. Mais je pense qu’une part de moi n’est qu’à toi depuis tout ce temps. Et être à toi c’est tout ce que je veux. Et même si nos Dieux venaient à se rebeller contre cette union. Je suis prête à accepter leurs courroux juste pour m’endormir et me réveiller à tes côtés durant toute ma vie et même l’éternité. » Et à son tour elle scelle ses mots d’un baiser.

Puis Safiya plonge son regard dans les yeux de son homme. Un sourire taquin né sur ses lèvres. C’est une rebelle et une indomptable et au fond d’elle, elle le restera toujours. Bouleverser les règles elle aime. Du coup c’est elle qui met un genou à terre, se moquant des protocoles établies. Ils n’en seraient pas là s’ils les avaient suivi. Elle prend la main de Tobias dans la sienne. Et dans une voix douce et assurée, elle prononce. « Monsieur Tobias Spilsbury est ce que cette bague glissée à mon doigt est une demande en mariage ? Une promesse d’un avenir à deux à braver tout ce que la vie nous réservera ? Parce que moi je suis prête à t’épouser. Pour le pire mais surtout le meilleur. Tous les jours de ma vie et toutes les nuits aussi. » Puis elle se relève et revient l’embrasser donnant à son baiser un peu plus de fougue. Peut être qu’elle pourra mettre ce qu’elle a acheté cette après midi. Mais elle ne va pas en parler tout de suite Safiya, elle ne veut pas que Tobias s’empourpre d’avantage. Même si cela la tente.


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[Terminé] Dis-moi oui. // Safiya TOBIAS-1
Âge : 36 ans
Métier : Historien et Conservateur au Musée Nationale d'Archéologie.
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Sujet: Re: [Terminé] Dis-moi oui. // Safiya ( le Sam 1 Déc - 21:00 )
Dans cet appartement qui semblait avoir tout vécu, tout vu : Tobias avait décidé ce soir d’être l’homme qui semblait avoir disparu sous le poids du deuil. Même si ce n’était que pour quelques heures : il était temps que Safiya récolte enfin le fruit de sa patience et de son support indéfectible. L’Historien ne se voilait pas la face : il était assez intelligent pour savoir que sans sa compagne : il n’aurait pas pu remonter la pente. S’il restait encore beaucoup de kilomètres à parcourir : il savait qu’il y arriverait parce qu’elle ne serait jamais loin. L’archéologue garderait un œil sur son âme en peine pour la ramener toujours sur le droit chemin : celui qui lie leur deux vies depuis le début. Cette fameuse route qu’il avait refusé de prendre : prenant des raccourcis tous plus douloureux les uns que les autres mêmes si quelque éclaircit avaient rendu plus agréable le temps de quelques aventures. Mais l’épopée finale, celle qui serait retenue par les contemporains commencerait dès ce soir. Tobias voulait marquer le début de ce nouveau chapitre, pour ne pas dire ère. Il était probablement temps de mettre un point final à celui qu’il vivait actuellement : il y avait trop de morts et de souffrance dans ce dernier. Il aspirait à être heureux et cela était au côté de Safy. Cette femme qui avait une patience à toute épreuve, qui avait la douceur nécessaire pour apaiser ses craintes et ses peurs ; cette égyptienne qui à ensorceler son cœur par sa voix tendre et confiante ; cette fleur du désert qui n’a jamais au grand jamais levé la voix sur elle. Tobias avait besoin de cette douceur, de cette tendresse mais surtout de calme : il avait besoin de tout ce dont apportait Safiya dans sa vie.
Il pourrait écrire un essai sur les raisons de cette demande, sur le pourquoi du comment il voulait que tout soit parfait pour elle. L’Historien réalisait bien trop souvent qu’ils avaient perdu assez de temps comme ça. A cause de lui, ils n’avaient pas pu être heureux tout de suite. Il aimait se conforter en disant que cela était un mal pour un bien : mais il savait que cela n’était qu’un piètre mensonge que sa conscience avait créé pour ne pas plus souffrir et culpabilisé. Alors que les fêtes de fin d’année approchent, autant utiliser ce tremplin et commencer une nouvelle année avec le désir d’avoir des jours heureux, des jours à eux.

« Tu mérites tellement plus que cela… » Souffla-t-il doucement, tendrement. « C’est bien pour ça que je t’aime temps. Même si on a nos différents : le fait que l’on élève jamais la voix… Tu sais que c’est important pour moi. » Tobias avait ressentis le besoin de confirmer le bien fait de sa voix et de l’influence de la belle sur lui. Pourquoi s’en cacherait-il ? « Et puis je t’ai vu une seule fois en colère et je crois que ça m’a suffit pour vouloir rester dans tes petits papiers. » Safiya était une vraie tigresse quand cela était nécessaire.

Plus le dénouement de cette soirée approchait, plus Tobias se sentait fébrile. Il se doutait de sa réponse, mais une part de lui ne voulait pas croire à cette possibilité. Son côté pessimiste était, bien trop souvent, plus fort que sa volonté de voir le verre à moitié plein. Il tente de répondre du mieux que possible à ses questions sans pour autant vendre la mèche : il serait dommage si près du but que la surprise ne soit pas totale. Mais voilà qu’il se mélange les pinceaux et ne tarde pas à se couvrir de ridicule : tentant de sauver comme il le pouvait la situation. Pourtant, chaque phrases, l’enterrait un peu plus. Heureusement, sa douce égyptienne comprends et il se détend immédiatement en entendant ces paroles réconfortantes.

« C’est ce que mon père disait toujours, il y a plus de choses qui nous lient que de choses qui nous séparent. Même si pour cela, il faut avoir l’esprit ouvert et laisser l’autre s’approcher. » Ce que beaucoup n’étaient pas encore prêt à faire.

Gâté par Safiya, il ouvrit son propre paquet et ne tarda pas à enfiler le pull qu’elle lui avait acheté. Il irait encore mieux quand il aurait repris un peu de poids. Bien rapidement, le côté espiègle de l’égyptologue ressortit et le commentaire qui suivit le fit rougir jusqu’aux oreilles.

« Hm… Je ne te crois pas une seule seconde… » Il se racla la gorge : « Je commence à te connaître maintenant Safy. » Tobias n’était pas un homme prude, il n’aimait juste pas tellement parler de ce genre de choses. Il est plus facile d’exprimer le désir et la passion physiquement. Certes, il pouvait - quand cela était nécessaire – se faire entreprenant mais en règle générale il préférait garder le silence.

Les battements de son cœur se font de plus en plus subtil alors qu’il la voit soigneusement vider le sable de la bouteille dans une écuelle. Soudain, en voyant son regard quand elle découvrit la bague : il sentit son cœur bondir dans sa poitrine et tambouriner si fort qu’il avait l’impression que les battements raisonnaient dans tout son corps. L’émotion est perceptible sur le visage de Safiya, dans ses yeux mais également dans ceux de Tobias qui soupire de soulagement. Il ne se fit pas prier pour faire glisser l’anneau à son doigt. Telle la pantoufle de verre de Cendrillon : cette dernière épousait parfaitement l’annulaire de la belle. Soulagé, il releva son regard et s’approcha un peu plus pour encercler son visage de ses mains. C’est que les mots qu’il avait à lui dire… Il ne voulait que personnes d’autre puissent les entendre. Quand bien même ils n’étaient que tous les deux dans cet appartement : Tobias ne prenait pas de risques. C’est donc dans un chuchotement qu’il fit sa demande. Pas comme la convention le voudrait : mais c’était une demande à son image. C’était bien connu maintenant : il ne faisait jamais rien comme tout le monde et ce depuis ses plus jeunes années.

« Je suis désolé d’avoir mis autant de temps à réaliser que tu es mon présent et mon futur. » Il en était sincèrement confus oui. Il aurait dû réaliser avant que ce don il avait besoin : c’étaient ses grands yeux noirs de la belle dont il avait besoin. Son corps un peu plus collé au sien, il ne se laissait pas de la regarder. Safiya répondit finalement à sa question, allant même jusqu’à l’appeler ‘mon amour’ ce qui le fit sourire un peu plus. « Je suppose que lorsqu’ils verront notre bonheur : ils n’oseront plus s’interposer. Qui sait… Ils sont de mèches depuis le début pour nous rapprocher de l’un et de l’autre. » Il répondit à son baiser avec tout l’amour qu’il portait à cette femme qu’il serrait dans ses bras pour ne pas laisser un seul espace se mettre entre eux.

Quand il la vit s’agenouiller, il fronça les sourcils et voulu immédiatement l’arrêter. Ce n’était pas le fait qu’elle fasse la demande en bonne et du forme qu’il le gênait : juste le fait qu’il estimait que même devant lui elle n’avait pas à mettre un genou à terre. Jamais. Il attrapa son autre main et l’aida à se relever rapidement. Il alla pour répondre, mais elle ne lui laissa pas l’occasion : attrapant sans merci ses lèvres pour sceller ce commun accord. Tobias ne se fit pas prier pour y répondre. Il s’éloigna de quelques centimètres :

« Ai-je vraiment besoin de répondre Mademoiselle Rahotep ? » Il sourit en coin et l’admira encore un peu plus : remettant derrière son oreille une mèche de cheveux rebelle : « Je t’aime. »

Puis il l’embrassa à nouveau et se baissa légèrement pour pouvoir glisser ses mains sous ses cuisses et la porter avant de la poser sur l’un des meubles de la cuisine. Lentement, il fit glisser ses mains sous son haut pour caresser sa peau qui dansa à son toucher. Il arrêta d’embrasser ses lèvres pour les déposer sur l’os de sa mâchoire, puis son cou avant de chuchoter :

« Tu as faim ? » Il redressa son visage et sourit, il caressa sa joue doucement puis s’éloigna pour regarder la cuisson du Kochari. Avec la spatule, il tourna la préparation avant de goûter. « Parfait. » Il en remit sur la cuillère et avec sa main de dessous pour ne pas en mettre partout : il fit goûter le plat à Safy : « Alors… Tu en penses quoi ? J’ai utilisé toutes les épices que ta maman m’a conseillées. »


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Sujet: Re: [Terminé] Dis-moi oui. // Safiya ( le Mar 4 Déc - 15:46 )


Quand on a que l'amour à offrir en partage.
Tobias & Safiya




Pour Safiya la seule vérité chaque fois qu’elle se retrouve avec Tobias. C’est que sans lui, sa vie serait bien fade et insipide. Malgré toutes les souffrances, il lui avait apporté le plus beau des bonheurs. L’amour. Bien entendu cela ne s’est pas fait en un jour. Même Dieu n’a pas réussi à créer la terre en un jour. Il lui en a fallu sept. Alors l’amour. Le vrai, c’est encore plus impossible. Et ce temps partagé, autant dans les larmes que dans les rires, ont fait de leur histoire un bien précieux. Un diamant brut allié à de l’or pur. Ou tout simplement l’eau douce d’une source lointaine caressant une prairie couverte de fleurs sauvages. Ou alors un ciel bleu souligné d’étoile. Une vague d’un vert émeraude au milieu d’un océan aussi profond que le bleu d’un saphir. Il n’y a pas de mot pour vraiment décrire ce que Safiya ressent pour Tobias. Son Tobias. Elle va bien quand il va bien. Elle va mal quand il va mal. Elle connait ses failles et ses forces. Elle sait l’homme qu’il est et celui qu’il pourrait être si comme elle, certains démons ne les happer pas, par moment pour les faire glisser dans l’ombre. Mais ce soir tout semble différent. Une étincelle nouvelle, encore plus sincère illumine le regard de son amoureux. Et son cœur se réchauffe sous cette lumière qu'elle souhaite rendre immortelle.

Safiya ne sait pas ce que trame Tobias mais il semble vouloir donner à cette soirée une saveur des plus particulières. Tous les mots qu’il prononce emplissent le cœur de la belle d’une chaleur nouvelle. « Je t’ai toi et c’est tout ce donc j’ai besoin. » Tobias suffit largement à tout son bonheur. Avec lui sa vie est un vrai paradis. La belle n’a pas besoin de plus. Il est vrai qu’il y a beaucoup de différences entre eux, mais ils en ont fait des forces. Et ce sont ces forces qui ont écrit au fil des ans leur amitié, leur complicité, leur respect. Leur histoire. Et à présent l’amour qu’ils osent partager. Ils ne sont pas toujours d’accord, c’est aussi le propre de l’homme, mais ils ont toujours su faire preuve de calme et d’écoute. Peut être parce qu’ils ont vu ce que la colère et la haine éprouvées, pouvaient donner. Une destruction massive sans aucune pitié. Peut être parce qu’ils croient plus en l’humain qu’en tout autre chose. Et que pour eux c’est ce qui a dans le cœur et l’âme qui comptent plus que tout. Plus qu’une couleur, une religion ou même encore une éducation. « Tu es un homme sage Tobias Spilsbury. » Même s’il ne lui a jamais donné de raison de se mettre en colère contre lui.

Il est difficile de ne pas voir l’effervescence qui règne dans la cuisine. L’échange des mots, le regard de Tobias, l’odeur d’un bon petit plat qui traine, et puis le mystère que garde l’historien. Et qui rend Safiya encore plus curieuse. Mais son amoureux semble vouloir l’égarer quand elle parle de la petite bouteille. Elle retrouve facilement sa fébrilité, qui l’a fait craquer. Comme à chaque fois. « S’il y avait plus de gens comme nous prés à juste voir le contenu du cœur et de l’âme. Le monde se porterait bien mieux. » Mais même si Noël approche pas sur que ce miracle soit encore pour cette année. Il n’aura surement jamais lieu. En tout cas ce n’est pas ce changement d’atmosphère qui fait changer Safiya. Au contraire cela lui donne encore plus envie d’être taquine envers Tobias. Elle ne se sent nullement mal à l’aise avec ce genre de plaisanterie coquine. Enfin elle n’en fait pas non plus des tonnes, juste ce qu’il fait pour titiller Tobias. « Et du coup tu penses que parfois je ne suis qu’une vilaine fille. » Elle laisse un grand sourire se dessiner sur ses lèvres. Elle n’a pas honte de le désirer et de lui montrer de toutes les façons possibles. En plus là ils sont tous les deux. Alors c’est l’occasion rêvée. Même si elle reste prudente sur ce terrain, la preuve elle n’a pas montré à Tobias ce qu’elle a acheté pour rendre leurs soirées encore plus taquine voir coquine. Mais avant c’est au tour de Safiya d’ouvrir son cadeau. Un cadeau qui semble d’une importance extrême vu le trouble de Tobias. Que lui prépare t-il ? Que lui cache t-il ? Son cœur accélère alors qu’elle ouvre la bouteille.

Le sable s’écoule et Safiya découvre la bague. Et là toutes ses émotions parlent. Elle sent une vague de chaleur immense et intense. C’est un cadeau de Noël avant l’heure. A cet instant elle croit de nouveau en leur bonne étoile, en Dieu, aux anges et même au père Noël. Mais elle croit surtout en eux. Et en cette promesse que cette bague veut dire. Cet amour éternel si souvent brutalisé mais toujours partagé, même si leurs chemins n’ont pas toujours été parallèles pour diverses raisons. Mais c’est le passé. Et comme le dit Tobias. Ils sont le présent et le futur. « Parfois il faut du temps pour réaliser les choses. » Et elle ne lui reprochera jamais celui qu’il a mis pour se rendre compte qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. Elle aussi a mis du temps pour saisir l’ampleur de ses sentiments. « Peut être que nous comme des idiots on n’avait pas saisi leurs messages. Pensant tout le contraire. » Tout cela les faits sourire. Et le bonheur étincelle d’avantage dans leurs yeux qui ne se quittent pas. Quand Safiya décide de poser un genou à terre pour rendre encore plus officielle cette demande. Ne s'offusquant pas que cela soit elle qui fasse le geste. Après tout Tobias avait acheté la bague donc cinquante pour cent de la demande. Logique de faire les autres cinquante pour cent. Mais Tobias l’en empêche. Elle ne lui laisse pas le temps de répondre, elle l’embrasse pour unir cette promesse. Cette demande. Avec cette bague à son doigt elle devient sa fiancée, sa future femme. Elle s’amuse à lui demander confirmation. Toujours avec le regard pétillant teinté d’un nouvel espoir. Apaisé aussi de tous les troubles qu’il avait enduré il y a encore peu de temps. « Je t’aime aussi. »

Ils s’embrassent à nouveau, goutant à cette nouvelle saveur emplit de l’amour qu’à présent ils affirment sans peur. Safiya frissonne lorsque Tobias glisse ses mains sur sa peau encore toute en émois. Son cœur bat toujours la chamade sous le coup de ce bonheur intense. Elle regard encore la bague qui brille sous la lumière. Les mains de Tobias s’invitent sur sa peau se glissant sous son haut. Elle sent des papillons dans son ventre et la flamme du désir s’emparer de ses reins. Elle aime ce trouble qui l’assaille. Ce trouble que son homme réveille avec douceur et amour. Il joue sur sa peau ne faisant que l’enflammer d’avantage. Elle sourit à sa demande. Se demandant si elle doit jouer sur les mots. « Oui même beaucoup. » Elle se met à siffloter alors que Tobias s’éloigne pour aller gouter ce qui mitonne sur la gazinière. Elle le regarde faire, émue au plus profond de ses entrailles. « Tu es beau quand tu cuisines. » Elle aurait pu dire sexy mais il l’aurait surement encore reprise. Pas méchamment. Elle se sent comme une enfant qui a envie de croquer dans son cadeau avant l’heure et à cet instant son cadeau c’est Tobias. Il revient tout fier lui faire apprécier le plat. « Huuuum. » Elle ferme les yeux pour laisser ses papilles apprécier chaque épice. « Ma maman serait aux anges. C’est vraiment très très bon. » Elle pose un baiser contre sa joue. « Du coup quand tu m’as demandé si j’avais faim .. c’était pour ça ? » Elle joue l’innocente. Ce qui la fait sourire. « Parce que s’il s’agissait d’une autre faim. Je pourrais me servir peut être de ça. » Elle lui montre le sac qui contient la nuisette en dentelle rouge, d’un mouvement de tête. Un brin de malice dans les yeux. Après tout ils pourraient s’ouvrir l’appétit de cette façon là aussi. « Vas y regarde et tu me diras quelle faim tu veux nourrir en premier. » Safiya s’amuse à bouger ses jambes dans le vide en attendant la réponse de Tobias, toujours en sifflotant. Bien entendu elle saura rester sage s’il souhaite d’abord faire honneur au plat. Enfin elle pourrait bien user de ses atouts pour que son homme change d’avis. Et qu’ils se gorgent d’une autre gourmandise avant de ce délecter de ce repas aux saveurs d’orient.



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" What if we rewrite the stars ? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. You'd be the one I was meant to find. It's up to you, and it's up to me. No one can say what we get to be. So why don't we rewrite the stars ? Maybe the world could be ours. Tonight. " Rewrite the Stars. Phillip & Anne.
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