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- La philosophie du chaos - LORIS & MICA -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Chiaia :: Résidences
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Micaela Flores10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: La philosophie du chaos - LORIS & MICA ( le Dim 4 Nov 2018 - 20:47 )
La montée est douce, agréable. Micaela a perdu toute notion du temps en arrivant dans la boite, mais si elle se fie à son état, elle dirait qu'il s'est écoulé au moins deux heures. Un peu plus depuis qu'ils ont pris leur parachute, Felice et elle. Juste un peu de MDMA et pas de grosse folie ce soir, se sont-ils promis. Nous sommes, après tout, en pleine semaine et même si Mica est en congés forcés, son petit-ami, lui, a bel et bien un job à assurer. La brune aurait pu être la voix de la raison et les inciter à rester sagement chez eux, pour se coucher tôt. Sauf que cela ne lui ressemble pas et qu'elle n'a pas envie de déclencher une énième dispute entre eux. Et puis, surtout, elle-même les recherche, ces moments-là tant elle a l'impression que ce n'est plus que dans ces conditions qu'ils sont proches : tous les deux, à planer agréablement. Ce soir, effectivement, ils dansent, rient, s'embrassent, refont même parfois le monde. Micaela se fiche pas mal que cette complicité ne soit qu'occasionnelle : elle existe et elle est certaine qu'avec des efforts, ils sauront la raviver. D'ailleurs, Felice doit y croire lui aussi puisque, pour la première fois depuis des semaines, il mentionne à nouveau ce voyage qu'il lui a promis, en apprenant lors d'un de leurs premiers rendez-vous qu'elle n'avait pratiquement jamais quitté Naples. La trentenaire se sent donc sur un petit nuage lorsqu'elle l'abandonne temporairement pour aller se rafraichir aux toilettes. Comme trop souvent, l'endroit est bondé et elle est contrainte d'attendre son tour. Déjà, elle les imagine, son petit-ami et elle, rentrer prochainement et renouer sur un plan physique. Ces moments sont trop rares à son goût mais Mica s'imagine que la distance s'explique par une routine déjà installée entre eux. Ça, et ses cicatrices dont Felice a toujours eu du mal à supporter la vue. Mais là encore, l'euphorie procurée par la drogue a tendance à lui faire oublier ce détail.

Impatiente de retrouver son homme, Mica part donc à sa recherche. Malheureusement, il a quitté le bar où elle l'a laissé et lui complique la tâche. Pendant quelques longues secondes, elle commence même à craindre qu'il soit parti sans elle. Si seulement... Micaela tombe de haut lorsqu'elle le localise enfin, sur la piste de danse. Dangereusement collé à une brune pulpeuse. Elle sent ses joues rougir sous l'effet de la colère, alors qu'elle note les mains de son petit ami qui glissent sans gêne sur les formes de la demoiselle. Mais ce qui l'achève, c'est le baiser langoureux qu'ils échangent, là, à quelques pas d'elle. La vision lui fait l'effet d'une gifle - elle ne reste pas immobile bien longtemps, toutefois. Furieuse, elle s'avance vers eux et repousse la pimbêche qui s'est autorisée à glisser sa langue dans la bouche de son mec. Et la gifle qu'elle flanque à Felice est bien réelle, accompagnée de quelques insultes. Elle pourrait lui sauter au cou, lui arracher des cheveux tant elle voit rouge, mais des inconnus les sépare. On lui dit de se calmer. L'allumeuse, sous le choc, semble elle aussi vouloir en découdre. Et son petit-ami les regarde l'une et l'autre, médusé, avant de s'avancer vers Mica. Elle s'écarte aussitôt. Elle ne veut pas qu'il la touche. Et elle est bien contente que la musique soit si forte, parce qu'elle ne veut pas l'entendre non plus...

Un peu plus tard, c'est devant l'immeuble où vit Loris qu'elle a échoué. Elle trouve son nom sur l'interphone et appuie sans aucune gêne dessus. Micaela n'a aucune idée de l'heure qu'il peut être, si ce n'est que minuit est passé depuis longtemps. Mais elle se fiche bien de réveiller le Veraci ou, pire, son épouse, voire tout le voisinage. Elle a erré un temps, après avoir quitté la discothèque en trombe et en pleurs. Elle a pesé les différentes possibilités qui s'offrent à elle. Hors de question d'aller pleurer chez Magda ou, pire, Lana. Et si la possibilité de recontacter un amant de passage est tentante, juste pour se venger de Felice, Mica abandonne rapidement l'idée. Elle n'est pas d'humeur. Ce qu'elle veut, c'est être seule, être chez elle. Sauf que c'est ce foutu Loris qui les clés de son studio. Elle se maudit de l'avoir laissé les prendre, une semaine plus tôt. Mais son nouvel objectif en tête, Mica, faute de pouvoir se payer un taxi avec l'argent qu'elle avait sur elle, a marché jusqu'au bord de la mer. Par elle ne sait quel miracle, elle a retrouvé sans trop de mal la rue où vit son agent. Lorsqu'il répond enfin, la brune lui dit, sur un ton pressant : « C'est Mica. J'ai besoin des clés du studio. C'est urgent. » insiste-t-elle, réalisant qu'il faut surement le convaincre de la laisser entrer à une telle heure.

Heureusement, il ouvre et Micaela monte en hâte. Son plan est simple : arriver sur le palier, récupérer sa clé et repartir sans demander son reste. Elle n'a aucune envie de s'étendre sur les raisons de sa venue, d'autant qu'elle devine que si elle sort Felice de sa vie, Loris, qu'il soit son agent ou non, n'y aura plus sa place non plus. C'est donc pour cela qu'elle ne s'émeut pas de la surprise du brun, ni du regard dur qu'Elsa, juste dans son dos, lui adresse. Elle ne laisse le temps à personne de parler, réclamant plutôt : « Tu les as ? Elles sont où ? » Mica inspecte frénétiquement Loris de haut en bas, pour réaliser qu'il ne les a pas en main. Elle ravale difficilement un juron, se mord la langue d'impatience alors qu'elle sent de plus en plus les yeux d'Elsa la scruter. Certes, la jupe de Mica est certainement trop courte au goût d'une femme comme la blonde, mais elle ne comprend pas très bien ce qui lui vaut une mine si sévère. Est-ce que c'est de ses yeux rougis par les larmes qu'elle a versées en chemin, dont elle est jalouse ? A moins que son maquillage n'ait trop coulé à son goût ? Micaela ne songe pas une seule seconde qu'avoir interrompu leur nuit de sommeil est un prétexte suffisant pour s'attirer les foudres de la femme de Loris - voire de Loris lui-même. Sinon, elle aurait certainement commencé par s'excuser de les déranger, plutôt que de s'impatienter sans gêne sur le seuil de l'appartement.



   
     
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Loris VeraciToujours frais après un litre de café
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Métier : anciennement artiste peintre qui tient depuis 2005, ses vingt-trois ans, une galerie d'art et photographie contemporain. Il organise des expositions et assure la promotion des artistes qu'il met en avant, les accompagnant jusqu'à ce qu'ils prennent des chemins différents. Egalement, il est photographe à ses heures perdues et propose des séances shooting pour ceux qui manquent de confiance en soi.
Sujet: Re: La philosophie du chaos - LORIS & MICA ( le Dim 4 Nov 2018 - 23:38 )
« Loris. » En douceur, Elsa tente désespérément de réveiller son mari, mais n’obtient qu’un corps qui se retourne, lui tournant le dos. S’il y a bien une chose qu’il déteste, c’est qu’on le dérange au beau milieu de la nuit. D’autant plus quand le confort n’est pas au rendez-vous ; ça fait bien deux jours qu’à chaque dispute, Elsa lui ferme la porte de la chambre au nez en exigeant de lui qu’il dorme sur le canapé, si bien qu’il a pris le pli et laisse son oreiller dans le salon. Tous les prétextes sont bons pour se prendre la tête. Que ce soit la vaisselle pas faite, un brin de poussière, ou encore ses heures tardives passées à la galerie. Peur justifiée par ses nombreuses infidélités. Elsa est convaincue que s’il reste là-bas, c’est pour mieux profiter des petites artistes qu’il suit au quotidien, ou mieux, les demoiselles en manque d’estime de soi qu’il rassure à travers quelques shoots. La vérité, c’est qu’il se plaît dans cet environnement et qu’il saute sur n’importe quelle occasion pour rentrer tard, éviter un contact, une conversation qui, de toute façon, ne se termine jamais bien, comme ce soir où ils se sont pris la tête à cause d’un regard insistant sur l’une des serveuses du restaurant. C’était supposé être une soirée où tous les deux allaient pouvoir se retrouver, faire la paix… Et lui n’a pu s’empêcher d’observer celle qui leur apportait le vin, de bas en haut. Une attitude qui ne lui a pas échappé. Son canapé, il le mérite donc bien. « Loris, ça sonne. Réveille-toi bon sang. » dit-elle, un peu plus fort, en le secouant. Loris se tourne, ouvre un œil, puis se cache les deux yeux avec son bras et grogne quelque chose d’incompréhensible. « Loris ! » s’exclame-t-elle. « Mais quoi merde ? » lâche-t-il, à cause de ce qu’il considère comme étant de la brutalité. Ouais, parce qu’il faut vraiment l’être pour le priver de sa nuit. Elsa soupire, croise les bras, tandis qu’il se redresse, appuyé de son coude. « C’est quoi ce bordel ? » « Tu m’énerves, vraiment, tu m’énerves. » Il se frotte la tête, rabat la couverture. « Ca fait bien une minute que ça me casse les oreilles. » murmure-t-elle, en se levant en même temps que lui, ses mains refermant son peignoir. Loris pose une main sur son épaule, lui suggère d’aller se rendormir, mais Elsa reste derrière lui, à écouter la voix qui résonne dans l’interphone. Et quelle n’est pas sa surprise lorsqu’il entend Mica. Son regard se pose aussitôt sur la montre avec il s’est endormi et qui affiche trois heures douze, avant d’ouvrir la porte du hall. « Tu la laisses entrer ? Tu as vu l’heure qu’il est ? Elle peut pas te demander ce qu'elle veut plus tard ? » Elsa est folle de rage, n’en revient pas ses yeux. « Elsa. En règle générale, quand quelqu’un se pointe à trois heures du mat’, c’est qu’à moins d’être totalement cinglé, ce doit être important. » Le truc, c’est qu’il est d’accord avec elle ; les clés, ça pouvait attendre le lendemain. Seulement, il aime bien l’idée de la contredire et de la voir bouder avec sa petite moue contrariée. « Aaargh ! » « Ouais, j’sais, j’t’énerve. » Elle s’avance vers le canapé et lui balance son t-shirt retiré la veille. « Enfile ça. Je ne veux pas qu’elle te voit torse nu. » Et en simple boxer. « S’il te plaît Loris. » ajoute-t-elle, voyant son mari pas prêt à lui donner ce qu’elle désire. Pourtant, comprenant que ça la rend folle, il l’écoute, se couvre d’un t-shirt avant de s’avancer vers la porte où l’on donne quelques coups.

Derrière elle, Mica, avec une tenue si courte qu’il se demande si elle n’a pas eu des problèmes en venant jusqu’ici. A cette heure-là, il y a tout et n’importe quoi dans les rues. Mais ce qui attire plus son attention, ce sont ses yeux rougis par les larmes, son maquillage coulé… Elle est dans un état. « Tu te fous de moi ? » Il saisit son bras, la pousse à entrer à l’intérieur et referme derrière elle. « Tu sonnes, à trois heures du mat’, et t’as vu comment tu me parles ? T’as cru que j’étais ton chien ou quoi ? » Son ton est sec et alors qu’il s’apprête à reprendre, Elsa se racle la gorge, signe qu’elle est là, qu’elle observe et que le spectacle qui se joue sous ses yeux lui déplaît. Loris quitte Mica des yeux et s’approche de sa femme, sentant les complications venir. « Ecoute j’ai pas ses clés ici. Elle pourrait dormir ici et je les lui donnerai demain. » Visiblement, il s’est posé un gros problème, assez pour qu’elle n’ait pas l’envie de rentrer chez elle, alors… « On n’est pas obligé de jouer les baby-sitters. Elle a un appartement qu’elle partage avec Felice, qui plus est. Et excuse-moi, mais non, je ne veux pas de cette fille ici. T’as vu un peu sa dégaine ? » Elle la dévisage, elle, sa jupe. Surtout sa jupe. « Ca ne m’étonne même pas qu’il se soit pris la tête avec elle. » « C’est bon, t’as fini ta crise ? » Il sait que c’est de la jalousie, que Micaela n’est pas quelqu’un qu’elle porte dans son cœur, surtout depuis qu’elle a interrompu leur moment. Elsa est convaincue qu’il se serait passé quelque chose, pense même que c’est déjà fait, alors de la savoir dans leur appartement, vêtue de la sorte, dans un sale état, ça ne lui plaît pas. D’autant que Loris n’est pas du même avis qu’elle et n’est pas décidé à lui demander de partir. Il se rapproche de nouveau de Mica, espérant que la conversation n’ait pas été jusqu’à ses oreilles. « Tes clés sont à la galerie. On va y aller. » De là où il est, il peut entendre le soupir d’Elsa qui lève les yeux au ciel, exaspérée. C’est notamment parce qu’une discussion n’est pas envisageable ici, qu’il pense à y aller. Posant la même sur le bas de son dos, il la conduit dans la cuisine, jetant un regard noir à Elsa qui lui répond de la même façon. « Tu veux pas te calmer un peu avant ? Et me raconter ce qui s'est passé ? » Après avoir sorti une bouteille d’eau du frigidaire, Loris lui tend un verre, regrettant de ne pas avoir pris son paquet de cigarettes dans la poche de son jean.


Loris & Mica
Auxerunt haec vulgi sordidioris audaciam, quod cum ingravesceret penuria commeatuum, famis et furoris inpulsu Eubuli cuiusdam inter suos clari domum ambitiosam ignibus subditis inflammavit rectoremque ut sibi iudicio imperiali addictum calcibus incessens et pugnis conculcans seminecem laniatu miserando discerpsit.
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Micaela Flores10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: La philosophie du chaos - LORIS & MICA ( le Mar 6 Nov 2018 - 7:16 )
Si Mica ne s'est pas crue malpolie en déboulant de la sorte chez les Veraci, elle est ramenée sur terre par l'accueil que lui réserve Loris. Lorsqu'il la tire par le bras, sans aucune douceur, et lui répond sèchement, la brune se demande enfin l'heure qu'il peut être. « J'ai juste besoin des clés... » insiste-t-elle, avec bien moins de conviction cette fois-ci. La honte l'a frappée de plein fouet et elle amène avec elle un relent de cette tristesse qui l'a accompagnée une grande partie du chemin. Mais elle a tout juste le temps d'encaisser que Loris s'éloigne pour rejoindre sa femme. Elsa se tient à quelques pas, les bras sévèrement croisés sur sa poitrine. Micaela n'a pas besoin d'entendre pour savoir qu'ils parlent d'elle. Quelques mots lui parviennent aux oreilles, surtout de la part d'Elsa, qui s'en fiche visiblement de se montrer cordiale. Entre ses regards en coin et son attitude clairement hostile, il s'en faut de peu pour que la fêtarde parte comme elle est venue. Tant pis pour ses clés. Tant pis si elle doit passer le reste de la nuit à errer, jusqu'à avoir les idées suffisamment claires pour savoir quoi faire et où aller. Elle n'a aucune envie d'être un peu plus humiliée, encore moins par une femme qu'elle connait à peine.

Elle ne bouge toutefois pas, ou du moins, pas assez vite puisque Loris s'approche à nouveau. Elle hoche distraitement la tête, lorsqu'il lui assure qu'ils vont aller récupérer ses clés, à la galerie. L'idée de faire un nouveau détour lui déplait : à présent qu'elle s'est enfin arrêtée quelque part, Mica voudrait juste pouvoir s'effondrer quelque part, seule. Elle doute de pouvoir dormir, encore moins de pouvoir réfléchir clairement. Elle veut juste se dérober à tous les regards jusqu'à ce que ça aille mieux. Pourtant, elle les sent bien, les yeux d'Elsa qui la suivent, qui semblent détailler chacun de ses gestes. Et puis ceux de Loris, qui lui parait bien trop concerné à son goût. Mais Micaela ne veut pas de son inquiétude ou de sa pitié et elle espère ne surtout pas avoir à lui raconter quoi que ce soit. Malgré tout, elle le laisse l'entrainer dans la cuisine. Là, elle accueille le verre d'eau avec joie. Les questions, beaucoup moins... Alors, elle les élude : « Non... Je veux juste récupérer les clés de mon appart'. » s'entête-t-elle, d'une voix lasse. Elle est en boucle. C'est la seule issue qu'elle voit, pour échapper à Felice, au jugement de ses amies, qui l'avaient prévenue de se méfier, et puis, maintenant, à l'interrogatoire que semble vouloir lui imposer Loris. Elle repose le verre d'eau, à moitié vide, et laisse son regard errer un temps sur les alentours. Elle peine à enregistrer toutes les informations, mais une d'entre elle lui saute aux yeux. L'heure sur le four. Même en plein trip, elle réalise ce qui cloche. « Oh... Je suis désolée d'avoir débarqué si tard. J'avais pas réalisé. » commente-t-elle. Cela explique, au moins en partie, l'accueil. Mais il y a quelque chose qui cloche, dans l'attitude d'Elsa - la femme de son agent lui était bien moins hostile, avant. Avant quoi, justement... ? Micaela n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Ce qu'elle comprend, toutefois, c'est qu'être dans la même pièce qu'un Loris à moitié vêtu ne risque pas d'arranger les choses. La blonde est connue pour sa jalousie ; certains artistes lui ont même dit de se méfier d'elle. Et la dernière chose que Mica veut, c'est se mettre l'épouse de son agent à dos inutilement. Ils n'ont rien fait de mal, après tout - et puis, Loris est un ami de Felice, ce n'est pas comme s'il pouvait y avoir quelque chose entre eux. Même si Felice, lui, s'autorise à déraper aux bras d'inconnues... Cette pensée renvoie Micaela sur la piste de danse et elle se met à faire les cent pas pour chasser ce souvenir. La cuisine lui parait trop étroite. Cela fait pourtant quelques secondes à peine qu'ils y sont. « Tu devrais t'habiller. » soupire-t-elle, soudainement irritée. Agacée qu'il se fiche de la jalousie de sa femme. Qu'il veuille en savoir trop, encore une fois. Qu'il soit ami avec l'homme qu'elle devrait haïr le plus au monde, vu ce qu'il vient de lui faire. « Pour qu'on puisse aller chercher mes foutues clés. » tente-t-elle de tempérer, plus doucement. Elle se rappelle de la façon dont il l'a fait entrer chez lui et réalise qu'elle ne devrait pas chercher les limites de la patience de Loris. C'est peut-être parce qu'elle a trop peur de sa colère, ou de son jugement, qu'elle évite soigneusement de le regarder, alors qu'elle va et vient autour de lui, comme une lionne en cage. Son cœur tambourine bien trop fort lui aussi. Et elle a chaud, beaucoup trop chaud. « J'peux utiliser la salle de bains ? » qu'elle lui demande, désireuse autant d'échapper à la discussion que de se rafraichir.



   
     
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Sujet: Re: La philosophie du chaos - LORIS & MICA ( le Mer 7 Nov 2018 - 23:32 )
Aucun mot ne sort pour justifier son empressement, mais à travers sa présence au beau milieu de la nuit, le peintre sent que la raison est bien plus profonde qu’une soudaine envie de récupérer ses clés. Une main appuyée sur le meuble d’appoint, il l’observe sans rien ajouter, patiente de longues secondes en espérant vainement qu’elle se lancera. Seulement, ça ne vient pas. Qui est-il dans l’histoire ? Un ami de celui qui l’a sans doute blessée au point de la pousser à la fuite. C’est bien la dernière personne vers qui elle voudrait se tourner pour discuter et pourtant, Loris désirerait qu’elle oublie un instant ce lien qui les unit, lui et Felice, pour se concentrer sur celui qui naît entre eux. Son attention se pose alors sur l’heure affichée sur le four lorsqu’elle présente ses excuses. Il aurait pu s’en contenter, mais le peu de réponses à ses questions le frustre. Il n’a pas envie de lui redonner son bien pour la laisser se renfermer dans son appartement. L’idée qu’elle déprime, que ses yeux deviennent d’autant plus gonflés par les larmes qu’elle pourrait verser, alors qu’il lui offre une écoute ne lui plaît pas. Elsa serait là, elle lui dirait que ce n’est pas ses oignons, qu’il ferait mieux de faire ce qu’elle lui demande et la laisser se dépatouiller de tout ça, seule et elle aurait raison. Sauf qu’Elsa ne se trouve pas dans la même pièce que lui et n’est donc pas là pour le reprendre. Lui, ses propos, ses gestes. Elle n’est pas non plus là pour contester cette main qu’il enroule autour de son poignet et se racler la gorge en apercevant ses yeux qu’il plonge dans les siens. « Et te laisser rentrer chez toi comme ça, dans ton état ? M’as-tu bien regardé ? » A-t-elle cru une seule seconde qu’il allait rentrer ensuite chez lui en faisant comme si de rien n’était, comme si cet instant n’avait aucune importance ? Ignorer sa peine ? La délaisser avec sa rancœur. « Tu te plantes chez moi, tu réveilles tout le monde et je devrais… te donner tes clés et c’est tout ? » Il est en mesure de le faire. S’il ne souhaitait pas être mêlé aux embrouilles, il se contenterait de ne poser aucune question. Ca lui éviterait bien des un malaise en compagnie de Felice, si ce dernier est concerné, mais il est doué pour jouer sur les apparences, lorsqu’il le faut. Et en même temps peu doué pour se contenir. Si Loris a une facilité déconcertante à cacher son mariage auprès de celles qu’il séduit, à ne pas dévoiler l’objet de ses soirées à Elsa, pour ne pas semer un nouveau trouble entre eux et qu’il fait attention aux mots qu’il emploie, il est également impulsif et ses amis en paie les frais. Il n’est pas en position d’agir, de parler, avec ses travers, mais il craint que son statut d’agent artistique prenne le dessus et le pousse à bousculer son ami en lui demandant de venir un peu en aide à celle qu’il a demandé d’assurer un suivi. Celui-ci est catastrophique et il le sent, leur relation n’y est pas pour rien. C’est délicat de le lui reprocher, quand lui-même a un comportement des plus minables. « Au fond à droite. » lance-t-il, en désignant la sortie de la cuisine, mais avant qu’elle ne fasse un pas vers l’issue, Loris presse sa main contre son poignet pour la ramener vers lui. « Tu ne peux pas débarquer comme ça et ne rien me dire. » Et s’il le comprend pour ne pas parler de lui lors de ses moments de doute, à personne, même pas à Luna, non pas par manque de confiance en elle, mais parce qu’il y a des choses qui sont bien trop douloureuses pour les rendre encore plus réelles… Il ne peut pas se mettre des œillères pour lui faire plaisir. « Je ne te parle pas en tant que pote de Felice, je te parle en tant que… personne qui s’en fait pour toi. Difficile de faire autrement. » Là, il la jauge, de haut en bas, puis la libère de son emprise. « Essaie d’y penser, Princesse. » Il glisse sa main sur sa joue, geste affectueux, sincère. Il n’aime définitivement pas la voir comme ça.


Loris & Mica
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Sujet: Re: La philosophie du chaos - LORIS & MICA ( le Dim 11 Nov 2018 - 1:23 )
Pourquoi ça lui tient tellement à cœur ? Elle les a tirés du lit, sa femme et lui, pour à peine lui présenter des excuses ensuite. Aux regards d'Elsa, Micaela pressent aussi qu'une dispute conjugale se prépare, par sa faute. Alors, pourquoi diable Loris accorde-t-il de l'importance à ce qu'elle ressent, elle ? Elle n'est rien pour lui. Et son humiliation, comme sa peine, elle les a méritées, comme tout ce qui a pu lui arriver dans sa vie. A présent que sa colère s'est calmée, Mica ne parvient même plus à en vouloir à Felice. C'est de sa faute à elle, s'il est comme ça, si leur couple n'est pas à la hauteur de leurs espérances. Loris doit forcément le savoir : il est ami avec Felice depuis longtemps, il les fréquente régulièrement, il les a déjà vus se disputer et Mica s'est même laissée aller à mentionner un peu de ses doutes, la dernière fois qu'ils se sont vus. Mais elle n'a pas envie de lui raconter ce qu'il s'est passé ce soir. Pour dire quoi exactement, de toute façon ? Que son petit-ami a gâché une de leurs rares bonnes soirées en embrassant une inconnue sur la piste de danse ? Qu'elle est partie sans même lui laisser une chance de s'expliquer ? Peut-être que si elle était moins impulsive, moins colérique, Felice et elle auraient déjà mis cet incident derrière eux. Et sûrement que si elle était suffisante pour son petit-ami, il n'aurait pas besoin de se droguer pour apprécier sa compagnie.

Sauf que Mica veut garder ses doutes, son mal-être. Elle ne veut pas de la pitié de Loris. Elle n'est pas prête non plus à ce qu'il reconnaisse qu'elle a raison. « Oui, seulement ça... » souffle-t-elle, la gorge nouée. Déjà, elle sent ses yeux s'embuer, son cœur s'alourdir. Elle veut qu'il lui fiche la paix, qu'il arrête de la pousser à parler, à ressentir, à se dépasser. Elle y est bien, dans sa zone de confort. Elle les aime, ses illusions. C'est bien pour ça qu'elle veut se retrouver seule, et prétendre demain que tout va bien - même si elle devra alors récupérer ses affaires chez Felice. Qu'est-ce qu'il y a de mal à cela ? Mais la brune devine qu'elle ne s'en sortira pas si facilement. Le Veraci est du genre têtu, certes, mais le problème est ailleurs. Elle se sent plus vulnérable, avec lui, et plus assurée en même temps. Si bien que l'espace d'un instant, elle se dit qu'elle pourrait s'effondrer juste là. Lui dire qu'elle n'en peut plus de tout faire de travers, de ne rien faire assez bien. Qu'elle ne comprend pas ce qui cloche, ou comment arranger les choses. Loris ne la jugerait pas - mais elle a trop peur d'ouvrir cette porte, parce qu'elle ne sait pas ce qui pourrait en sortir. A force de se taire, toutefois, elle se sent oppressée et la main de l'Italien autour de son poignet n'arrange rien. Elle demande donc à aller à la salle de bains et croit bien échapper aux questions de son agent. Résolue à partir, elle hoche la tête tout en se répétant mentalement plusieurs fois le chemin. Sauf qu'il la retient, encore. Et c'est une torture pour elle que de le voir aussi concerné, de l'entendre si sincère. C'est trop difficile de soutenir son regard, d'accepter ce contact si doux alors qu'elle se sent si misérable. Rapidement, elle baisse donc la tête et ne la relève même pas lorsqu'elle lui répond : « M'appelle pas comme ça... » Elle qui voulait être sèche et ferme a lamentablement échoué. Sa pauvre supplique ne donne pas le change et elle ne s'attarde pas pour poursuivre la discussion, quittant la cuisine, pour tomber nez à nez avec Elsa, qui devait visiblement épier leur conversation. Ses yeux sombres lui confirment ce que Micaela sait déjà : elle n'a rien d'une princesse ; elle est tout juste une jolie poupée cassée.

Mica ne dit rien à la blonde, filant jusqu'à la salle de bains pour s'y enfermer. Là, elle essuie rapidement les quelques larmes qu'elle n'a pas su retenir puis s'approche du miroir. Elle grimace face à son reflet et se hâte d'ouvrir le robinet pour passer de l'eau sur son visage. Rapidement, elle parvient à retrouver une apparence humaine et un peu de contenance, suffisamment, même, pour se risquer à vérifier son téléphone, qu'elle avait rageusement éteint au premier coup de fil de Felice. Elle est aussitôt noyée sous les notifications, les dizaines de messages, énervés, rassurants, inquiets. Ils lui donnent le tournis et dans un soupir las, elle verrouille l'appareil sans avoir pris le temps de les lire, encore moins d'y répondre. La perspective de retrouver Loris et Elsa, de l'autre côté de cette porte, ne l'enchante guère. Mais elle ne peut décemment pas s'attarder ici, elle les a déjà bien trop dérangés. Elle sort donc, avec les idées un peu plus claires - suffisamment pour noter la couverture et l'oreiller sur le canapé du salon, qui l'interpellent. « Oh... Je ne compte pas rester. » dit-elle à Elsa, qui semble décidée à ne pas la lâcher d'une semelle. Mica comprend qu'elle a gaffé quand elle voit la blonde se hâter de replier la couverture, comme pour masquer l'évidence. Lequel des deux a été condamné au canapé ? Surement lui... Voilà qui explique l'ambiance électrique, au moins en partie. « Je suis désolée d'avoir débarqué comme ça... » Maladroitement, Micaela tente de réchauffer l'atmosphère, entre Elsa et elle, en attendant que Loris n'arrive. Elle est bien loin de se douter que la femme de son agent a bien d'autre chose à lui reprocher que son impolitesse.

Enfin, Loris les rejoint, comme une bouffée d'air frais - non pas que les deux femmes se détendent en sa présence, mais au moins Mica sait qu'il représente une porte de sortie. Elle pressent que lui aussi a besoin d'échapper à sa femme, au moins pour la petite demi-heure que le trajet jusqu'à la galerie, puis jusqu'à son studio, devrait leur prendre. Ils prennent donc rapidement congé d'Elsa, quand bien même elle ne semble pas ravie de les voir partir ensemble. S'il est facile de ne pas se parler dans les couloirs de l'immeuble endormi, le silence devient pesant dès qu'ils arrivent dans la rue. « Qu'est-ce qu'il se passe, entre Elsa et toi ? » demande soudainement Micaela. Elle se pince aussitôt les lèvres : elle se doute que sa curiosité est mal placée, vu qu'elle-même s'est entêtée à échapper aux questions de Loris. Les confessions, la sincérité, ça marche dans les deux sens, ou pas du tout. « Je me suis disputée avec Felice et j'ai pas envie de le voir, pour l'instant... » résume-t-elle, décidée à donner le change sans trop en dire. Déjà, ils arrivent à la voiture du Veraci. « Je m'en veux de te mêler à nos histoires de couple comme ça. » dit-elle, d'autant plus piteuse qu'il est l'ami de Felice, et non le sien.



   
     
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Sujet: Re: La philosophie du chaos - LORIS & MICA ( le Dim 11 Nov 2018 - 21:05 )
Princesse. Ce surnom qu’elle ne l’autorise pas à prononcer et auquel il est incapable de renoncer. Ca lui va bien, même avec ses yeux rougis et ses traits tirés. C’est le premier nom affectif qui a traversé son esprit et il l’a à présent adopté. Lorsqu’elle s’éclipse de la cuisine, Loris se tourne vers la fenêtre de la cuisine et dans un geste automatique, cherche la cigarette qu’il coince habituellement derrière son oreille, pour aussitôt se rendre compte qu’il n’en a aucune. Il souffle un coup, se donnant suffisamment de courage pour affronter la tornade à venir et franchit le salon. A peine a-t-il fait un pas qu’Elsa l’alpague. Ce qu’il entend est déplaisant. Qu’elle avoue avoir épié leur conversation, ça, encore… Ca ne l’étonne pas. Qu’elle lui fasse part de sa confiance inexistante envers Micaela, il arrive à le comprendre, mais ce qu’elle insinue par la suite, en empoignant son bras, a le don de l’enrager. « Cette fille est une allumeuse. Si tu y vas, tu ne vas pas pouvoir résister. » Il ignore ce qui est le plus dérangeant. Qu’elle affirme sans détour qu’il ne sait pas se tenir, que les femmes lui font tourner la tête et qu’il suffit d’un rien pour qu’il cède à la tentation… Ce qui est vrai. Ou alors qu’elle mette en doute l’amitié qui le lie à Felice. « Si je devais te tromper, encore une fois, ce ne serait pas avec la copine d’un pote. Ni avec l’une de mes artistes. » En référence à sa crise de jalousie récente, avec l’un de ses poulains qui a failli prendre la fuite. La mâchoire crispée, la blonde détourne un instant le regard, puis entre les dents, crache : « Ah oui, vraiment ? Pourquoi, la dernière fois, à l’atelier, j’ai bien senti un truc entre vous. » Il n’en mène pas large. Ses doigts avaient pris place sous son menton et son regard s’était adouci. Il préfère ne pas y songer, mais si elle n’avait pas été là, sans doute ce serait-il laissé aller à quelques caresses, pour la réconforter. Et par envie. « On était en train de parler. Il n’y avait rien de plus. Tu avances n’importe quoi. » Qu’est-ce qui l’agace le plus ? Qu’elle se fasse des films, ou qu’elle ait compris avant lui que ce jour-là, il ressentait de l’attraction pour cette femme au cœur fragile ? Toujours est-il qu’elle ne lâche pas le morceau. « Elle te plaît. Ca se voit comme le nez au milieu de la figure. Mais tu sais quoi ? Vas-y, va te la taper, peut-être qu’après, on pourra passer à autre chose. » Cette réflexion acerbe le surprend, si bien qu’il entrouvre la bouche, sans prononcer un seul mot. « Ce n’est pas ce que je voulais dire. » Il balaye d’un geste de la main la conversation et agacé, s’avance dans sa chambre. Il saisit son jean, son t-shirt blanc qu’il enfile, puis après quelques minutes à avoir cherché sa veste en cuir dans l’armoire, revient dans la salle principale, en faisant signe à Micaela de le suivre et ce sans adresser un seul regard vers sa femme. Parce qu’il est énervé.

En descendant les escaliers, il s’assure en fouillant dans la poche de son pantalon qu’il a bien ses clés de voiture. Un soupir en guise de réponse à sa question à laquelle il n’a aucune intention de répondre. Pourquoi le ferait-il ? Seulement, Mica se jette à l’eau en premier, lui lance une confidence qu’il n’avait pas vu venir. Aussitôt, il se détend. Ses épaules s’affaissent, tandis qu’il s’arrête face à son véhicule. « C’est vrai que tu ne me mets pas dans une position des plus délicates… » C’est l’ami de Felice, alors forcément, ça ne facilite pas les choses. « Mais ça me plaît bien, que tu m’en parles. » Il se sent un peu plus proche d’elle, même s’il ne devrait pas. Il est supposé être du côté de l’homme avec qui elle s’est disputée. « Pourquoi, cette prise de tête ? » Encore une soirée qui a mal tourné, comme la dernière ? « Elsa et moi... Tu risquerais de me voir comme le pire des enfoirés, si j’en parlais. » En connaissant les détails, c’est ce à quoi il ressemble. On ne peut pas dire qu’il la rend très heureuse. « Pour ce soir, on va dire que j’ai regardé d’un peu trop près une petite nana. » Son erreur de la soirée, ce qui lui a valu le canapé. « C’est ma faute. » C’est toujours sa faute. Elle lui en veut et c’est justifié, il le sait très bien. Sa jalousie, si elle est si extrême, ce n’est pas pour rien. « Désolé pour tout ça, aussi pour tout ce que tu aurais pu entendre. » Et il espère qu’elle était assez loin pour ne pas avoir été témoin de ce qui s’est passé entre eux. Il affiche un petit sourire en coin et lui ouvre la portière. « Princesse. » dit-il, appuyant bien sur ce surnom, afin de lui montrer qu’il n’est pas l’homme le plus obéissant du monde. « Voulez-vous bien vous installer à l’intérieur ? »


Loris & Mica
Auxerunt haec vulgi sordidioris audaciam, quod cum ingravesceret penuria commeatuum, famis et furoris inpulsu Eubuli cuiusdam inter suos clari domum ambitiosam ignibus subditis inflammavit rectoremque ut sibi iudicio imperiali addictum calcibus incessens et pugnis conculcans seminecem laniatu miserando discerpsit.
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Sujet: Re: La philosophie du chaos - LORIS & MICA ( le Lun 12 Nov 2018 - 1:19 )
Le soupir de Loris en dit long. L'agent s'est souvent montré amical, parfois douloureusement franc avec Micaela, mais il ne l'a jamais ignorée comme il le fait. Mica réfléchit donc rapidement et se décide à se confier un peu à lui. Non pas parce qu'elle lui doit quoi que ce soit mais parce qu'elle en ressent l'envie. Mais quelle envie ? Celle de se confier ou de retrouver cette attention qu'il lui refuse pour l'instant ? La brune parle de toute façon plus vite qu'elle ne réfléchit, si bien que, déjà, elle doit faire face aux conséquences de ses aveux. Jusqu'où peut-elle se confier à Loris ? Qu'est-elle capable de lui dire sans craquer ? Qu'est-il capable d'entendre sans prendre le parti de Felice ? Parce que si son petit-ami en vient à se rapprocher d'une inconnue, c'est que la peintre ne lui suffit pas. Mais qu'est-ce qui cloche, chez elle ? Avant Felice, elle n'a jamais su construire de véritable relation de couple. Et celle qu'elle a bâti s'ébranle dangereusement au bout de tout juste six mois. La trentenaire est lasse de se battre mais la perspective de se séparer de l'Italien pour ce faux-pas l'effraie... Elle se mord donc nerveusement la lèvre, cherchant à garder pour elle la raison de leur dispute. Si on peut même appeler ça une dispute, vu qu'ils ont échangé tout juste quelques mots avant la fuite de Micaela. Heureusement, Loris se prête lui aussi à la confession, et ses paroles détournent au moins un instant l'Argentine de ses propres soucis : « Pour ce soir ? » ne peut-elle s'empêcher de relever. « Tu dors souvent sur le canapé ? Vous n'avez pas une chambre d'amis ? » se retrouve-t-elle à plaisanter, sans se douter de l'ampleur des problèmes conjugaux des Veraci. « Je suppose aussi que le fait de partir avec une allumeuse comme moi ne va pas arranger tes problèmes... » ironise-t-elle. A présent qu'elle a commencé à parler, Mica semble incapable de s'arrêter. Certaines paroles d'Elsa ne lui ont pas échappé : ni la mdma, ni l'humiliation ne l'ont rendue sourde. Elle a simplement appris à ne pas relever ce genre de piques, pour ne pas créer de conflits inutiles.

A nouveau, Loris lui ouvre la portière lorsqu'ils arrivent à hauteur de son véhicule. A nouveau, il lui adresse ce surnom qu'elle lui a demandé de ne plus utiliser. Le cœur de Mica s'alourdit. Felice ne se donne jamais autant de mal pour elle. Il ne la taquine que rarement. Il ne lui sourit presque plus. Il ne la désire même plus. Des pensées sombres plein la tête, la brune adresse un sourire triste au Veraci tout en montant à bord. Elle attache sa ceinture et laisse un peu filtrer de son mal-être. « Tu sais, Elsa n'a pas tellement tord. J'ai couché avec des tas de types sans connaitre leur nom, des gars en couple, des hommes mariés, aussi. Je me fichais pas mal des conséquences... » La traiter d'allumeuse, c'est encore bien trop doux pour qualifier la fille qu'elle était. C'était juste plus simple d'écarter les cuisses que de risquer de s'attacher à qui que ce soit. De la baise, pas de remords. Oh, elle en a vu quelques-unes, des femmes jalouses comme Elsa. Elles ont été bien moins polies qu'elle, d'autant qu'elles avaient de bonnes raisons de haïr Micaela. D'ordinaire, toutefois, Mica ne se risquerait pas à en dire autant. Mais qu'est-ce qui la pousse à parler, au juste ? La drogue ou la présence de Loris ? Elle ne sait plus trop. En vérité, elle se sent peu à peu vidée de toute énergie, de toute envie. La descente, déjà ? Probable. Elle ose enfin tourner la tête vers lui. Mais, si elle voudrait lui dire qu'il en faudra énormément pour qu'elle le voit comme un enfoiré, elle se reprend et avoue plutôt : « J'ai envie que ça marche, entre Felice et moi. Mais je sais pas comment faire. » Elle hausse simplement les épaules et s'autorise à nouveau à reprendre son téléphone. Elle accorde cette fois-ci un peu plus d'attention aux messages de son petit-ami, va même jusqu'à envisager d'y répondre. Doit-elle le rassurer ou bien laisser parler sa fierté et l'ignorer, au moins encore un peu ? Elle verrouille finalement l'appareil dans un soupir et, après un court silence, demande à Loris : « Je sais que Felice est ton ami alors je ne te demande pas de mentir pour moi mais... Si tu lui dis où je suis, tu pourras me prévenir avant ? » Est-ce que c'est mal, d'imaginer Felice désespéré au point de demander son aide à Loris ? Est-ce cruel de lui souhaiter de passer une sale nuit, entre les remords et l'inquiétude ? Mica se soulage en se disant qu'au moins, ce n'est pas avec une autre femme qu'il pourrait la passer. Il semble bien trop affecté par ce qu'il s'est passé, un peu plus tôt, pour avoir fait quoi que ce soit d'autre avec cette brune sexy. Après tout ce que Micaela lui a déjà dit, expliquer à Loris ce qui l'a mise dans cet état semble plus acceptable : « On était en boite et je l'ai vu en embrasser une autre. » résume-t-elle, un peu froidement. Pas de trémolos dans la voix, ni de larmes dans ses yeux. Bien. Elle veut garder un semblant de dignité. Elle pleurera sur son sort avec Lana, ou Magda, s'il le faut. Comme souvent, et plus encore parce qu'elle vient de mentionner cet incident à un proche de Felice, Mica cherche une excuse au comportement de Felice. Mais même avec la meilleure volonté du monde, elle sèche. C'est pas si grave, voudrait-elle dire. Sauf qu'elle n'y croit pas vraiment.



   
     
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Sujet: Re: La philosophie du chaos - LORIS & MICA ( le Aujourd'hui à 2:35 )
« En fait… » commence-t-il, peu à l’aise à l’idée de lui avouer ce pan de son quotidien. Loris ne tire aucune fierté de son comportement. L’assumer auprès d’Elsa, c’est une chose, mais le confier à une femme qu’il estime et qui vit elle-même une relation délicate avec son compagnon… C’est compliqué. Il ne souhaite qu’elle le considère comme un monstre, une ordure, même si ce serait justifié. Le quotidien de son épouse n’est pas simple et l’italien ne l’aide pas à l’ensoleiller. Les raisons menant à ses tromperies ne sont pas suffisantes pour excuser ses erreurs. Gêné, il frotte sa nuque, le regard détourné du sien, cherchant un instant à la fuir. « Ouais. Le canapé et moi, c’est une grande histoire d’amour. » Haussant les épaules, Loris affiche un sourire pour donner le change, ne désirant pas à se faire plaindre. Alors, il préfère jouer sur les apparences, montrer qu’il prend la situation avec légèreté, bien que ce ne soit pas le cas. Son mariage bat de l’aile depuis la veille de celui-ci. Il le savait qu’il ne se sentait pas prêt, il sentait que ce n’était pas la bonne personne. Pourtant, il a tout de même dit oui devant l’autel. Il a glissé l’alliance le long de son annulaire et a vu un bijou emprisonner le sien. C’est un manque d’honnêteté envers lui-même, envers celle à qui il a promis fidélité. « Elle est indispo. » Son ton est bien plus ferme et sec qu’il le souhaitait. Aussitôt, Loris le regrette, si bien qu’il s’apprête à reprendre plus doucement, mais sa bouche reste entrouverte dès lors qu’elle reprend avec des termes utilisés par sa blonde. « Tu as entendu ça… » Il aurait aimé que ce soit plus discret, que cette conversation reste entre Elsa et lui et il se sent d’ores et déjà navré.

En refermant la portière, il prend une bouffée d’air, jetant un œil à la vitre où il voit le reflet de la jeune femme. Elle ne méritait pas toutes les critiques, n’avait pas besoin qu’on lui tombe un peu plus dessus. Ne tenant pas à perdre plus de temps, il la rejoint à l’intérieur et enfonce la clé dans le contact. Sa main se fige dessus, alors qu’elle lui fait une confidence sur elle, sur ses relations. Qui est-il pour la juger ? Il est bien l’homme marié qu’elle aurait pu fréquenter. « On fait tous des choses dont on n’est pas fier… Pour autant, ça ne te définit pas. » La juger serait un comble. « Je suis désolé que tu aies entendu ça. J’te prends pas pour une allumeuse. » Avec Felice, il n’a jamais été témoin d’une bavure. C’est lui qui la tenait à l’écart de tout, qui ne se gênait pas pour reluquer les femmes qui passaient près de lui. Afin d’appuyer ses dires, de la réconforter, il pose sa main sur la sienne deux ou trois secondes seulement, avant de la retirer et se sécuriser avec la ceinture. « Je sais pas quoi te conseiller. Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, mon couple est loin d’être parfait. » Le manuel du bon partenaire, Loris est loin de l’avoir en sa possession. Il serait plus à même de lui dire comment ruiner son ménage, plutôt que le remettre sur pied. Alors qu’il démarre, il se mord la lèvre inférieure, essayant de garder sa curiosité pour lui, mais celle-ci est bien trop forte pour rester silencieuse. « Il y a eu quelque chose entre vous pour que ça cloche à ce point ? » Il y a toujours une raison. Autre que la lassitude, il a bien dû se passer un événement. Des mots de trop ont été prononcé, ou des actes. « Ouais, bien sûr. » Même si ce n’est pas à lui d’en parler et qu’il s’efforcera de ne pas cracher l’information, il n’est à l’abri de rien. Ses doigts se resserrent sur le volant lorsque l’aveu tombe. Son ami est infidèle, trompe Micaela, saute sur les occasions qui se présentent. Jusque-là, il a su se faire assez discret pour ne pas que ça arrive à ses oreilles, se servant parfois de lui comme alibi pour ses soirées un peu trop tardives. « Je comprends mieux. » Le besoin de retrouver un endroit où elle se sent pleinement en sécurité, l’urgence de la situation. « Tu comptes passer au-dessus ? Pourquoi ? » Question intéressée ; par son biais, il tente de saisir le comportement d’Elsa. Elle ne pardonne pas, mais ne le quitte pas, l’attend chaque soir, est de plus en plus jalouse. Mais elle ne renonce pas à lui, à eux. Profitant d’un feu rouge, il pose son attention sur elle. « Et toi, pourquoi tu couchais avec n’importe qui ? Avec des hommes mariés ? Ca t’apportait quoi en particulier ? » Avait-elle besoin de plaire ? Ou tout simplement agissait-elle ainsi parce qu’elle aimait ça, le contact d’hommes, sans se soucier de ce qu’ils pensaient réellement d’elle ?


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Sujet: Re: La philosophie du chaos - LORIS & MICA ( le )
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