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- La blessure des mots. feat Ban-Ryu -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Las Cuevas
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Luna PrimaveraToujours frais après un litre de café
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Sujet: La blessure des mots. feat Ban-Ryu ( le Lun 5 Nov 2018 - 16:28 )

Ban-Ryu & Luna.

Ses histoires qui se distillent comme une pommade sur son cœur blessé. Un rempart à son passé trop lourd à porter, même s'il n'est qu'illusion fait de mots inventés. Une parade que certain aime malmener juste pour la faire retomber dans la réalité.





Luna, elle a envie de s’évader pour oublier son passé bricolé. Cette envie la dévore sans qu’elle puisse l’atténuer. Malgré les histoires qu’elle s’invente au fil des années. Des petits bonbons qu’elle savoure, en enchainant les mots avec lesquels elle jongle dans une grande improvisation. Certains pourront la juger enfantine quand ils saisiront sa comédie. Ou alors user de mots plus désobligeants. Le mensonge ne la rend pas plus forte. C’est surement ce qu’ils se diront quand ils comprendront. Le mensonge ne la rend pas plus faible. Il forge la forteresse qu’elle dresse face aux inconnus. Le mensonge ne la rend pas plus belle.
Mais a-t-elle besoin de ces artifices pour être celle qu’elle est ?
Certains essaient de lui faire comprendre que cet écran de fumée, qu’elle tisse sur son passé, un jour se dissipera. Et là, la chute n’en sera que plus dure. Mais elle s’en moque Luna. C’est pour ça qu’elle a invité Ban-Ryu à la rejoindre à Las Cuevas, la boite de nuit de Naples. Elle est consciente qu’entre eux c’est toujours comme la glace et le feu. Le bien pour le mal. Elle y laisse souvent des plumes Luna, quand elle passe du temps avec le jeune homme.
Mais tant pis.
Elle l’apprécie quand même. Même quand il use de désobligeance avec elle. Même quand il la blesse avant de lui sourire. Et puis elle a envie de danser, la belle. Et pas dans la rue. Pas sur la scène du grand écran du cinéma. Elle a envie de se laisser bercer par la musique. De se faire souler la tête de notes diverses. Devant des regards qui ne s’attarderont pas spécialement sur elle.
Qui s’attarde sur une orpheline abandonnée, laissée pour morte dans une rue en pleine nuit ?

Elle est devant l’entré, à entendre Ban-Ryu. Vêtue d’un jean, d’une chemise ample, d’une paire de ballerine pour mieux virevolter. Il fait encore doux mais elle resserre son blouson comme elle, pour se protéger de l’ombre de la nuit. La lune est en croissant, et un instant elle se reflète dans son regard émeraude. Lui donnant un éclat plus intense. Et puis elle voit le jeune homme arriver, alors que le videur vient de lui demander pour la troisième fois si elle voulait entrer.
Patience lui avait-elle répondu avec un sourire à faire pâlir le roi Soleil.
« Bonsoir Ban-Ryu. J’ai cru que tu ne viendrais pas. » Puis elle regarde à nouveau le videur. « Maintenant je peux entrer. » Et ils entrent côte à côte, laissant leurs blousons au vestiaire. Il y a déjà du monde mais ils trouvent une place. Une table dans un coin en retrait de la piste de danse. « On s’installe ici ? Le coin m’a l’air tranquille. » Luna pourra y observer les danseurs.
Ou bien être observer quand elle viendra y laisser son emprunte.
Elle sait que ce n’est pas l’endroit idéal pour parler. Mais au moins les mots de Ban-Ryu, surtout s’ils sont acides, auront moins d’impact sur son cœur et sur son âme. Emprisonnés par la musique et les brouhahas incessants. Le diable parfois se glisse dans les phrases du jeune homme, ainsi elle aura la sensation de le maitriser. Même si cette sensation ne sera surement que pure illusion. Comme les histoires donc elle se berce et qui parfois grignote sa réalité. « Tu vas bien depuis la dernière fois ? »




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Ban-Ryu KimLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: La blessure des mots. feat Ban-Ryu ( le Mar 13 Nov 2018 - 22:54 )
Une nouvelle journée à survivre dans un monde qui n’aurait jamais dû être le sien. Qu’il était loin le temps des illusions, celui où il pensait ne jamais avoir à faire quelque chose que ses convictions portent en horreur. Ban-Ryu était devenu ce qu’il avait toujours détesté, plus les jours passaient et plus des traits communs avec son géniteur émergeait en lui. Que cela soit son implacable sens du business ou bien son habilité à détruire ce qui se met sur son chemin. Engloutir des petites compagnies ne l’empêchait pas de dormir. Au moins, je leur donne un avenir. Voilà ce qu’il se disait pour mieux dormir le soir. On lui avait demandé d’étendre le marché européen et c’est ce qu’il faisait. Qu’importe le prix à payer. Il était implacable en affaires, mais également quand il était question de ses amitiés. Luna faisait partie de ces personnes qu’il ne manageait jamais : pour son propre bien. Oui. Aussi paradoxale et pitoyable que cela pouvait être : c’était pour ça qu’il ne lui faisait jamais de cadeaux. Aujourd’hui, il souffrait encore des rêves faits quand il était plus jeune et il ne souhaitait cette situation à personne parce que cela faisait mal. Plus que de raison. Tellement que parfois Ryu ne savait pas quoi faire de ces flux de sentiments, de ces allers et venus entre le bonheur et la colère. Alors, s’il pouvait éviter ces désagréments à la jeune femme : qu’importe qu’elle le déteste. Il continuerait de le faire jusqu’à ce que ses pieds touchent terre.
Un rapide coup d’œil à sa montre le fit soupirer : il allait être en retard pour son rendez-vous mais il devait attendre les employés en Corée pour commencer la réunion. Ban-Ryu travaillait certes à Naples, mais il était en contact permanent avec l’entreprise mère. Avec la fin de l’année et les nombreuses sorties dans le monde de l’électronique : il était hors de question de perdre du terrain et des parts du marché. C’était le plus grand défie de cette décennie. A peine la réunion terminée qu’il remercia les participants et s’éclipsa sans demander son reste. Ryu ne supportait tout simplement pas d’être en retard.

En voyant la silhouette de la demoiselle, il sourit en coin. Quel sacré petit bout de femmes elle était. Il n’en avait jamais douté. Depuis le premier jour où il avait entendu parlé d’elle : il s’était mis en tête de l’aider. Coûte que coûte. Il savait la vérité et s’il n’avait pas encore trouvé un moyen de lui dire purement et simplement pourquoi son père n’est jamais venu la demander : Ban-Ryu s’était juré d’être tout de même là pour elle. Il se complaisait à être détesté si cela voulait dire pouvoir apporter un peu de paix à son prochain. Cela ne l’empêchait jamais de dormir.

« Je n’ai jamais annulé nos rendez-vous, aucune raison que je commence. » Il n’avait pas pris le temps et portait son costume trois pièces bleu marine. Il salua le videur qui le reconnu immédiatement et suivit Luna à l’intérieur.

Visiblement, la demoiselle avait repéré une table puisqu’à peine rentrer se dirigea vers une table. Quand un serveur reconnu le phénomène, il le salua de loin et s’empressa d’aller derrière le bar pour chercher une bouteille de champagne qu’il apportera à la table sans même que Ban-Ryu ait besoin de commander. L’Asiatique venait bien trop souvent dans des bars et des boîtes de nuit pour boire durant la semaine. Une façon comme une autre de brûler la chandelle par les deux bouts. Un hochement de tête approuva le choix de la table et il s’y installa à côté d’elle.

« Fatigué, en toute honnêteté. Les dossiers s’enchaînent et la compétition se fait de plus en plus féroce. Je dois trouver rapidement un moyen d’arrêter l’expansion des téléphones chinois si on veut avoir une chance de rester compétent sur le marché. » Il souffla longuement : « Dire qu’on était certain qu’Apple était notre plus grand adversaire. »

Le serveur arriva avec le sceau et deux coupes. Il ouvrit la bouteille et servit le champagne en tendant à la demoiselle la première flûte. Ban-Ryu le remercia et une fois partit leva son verre :

« A cette soirée. » Il sourit avant de prendre une gorgée : « Je n’arrête pas de me demander pourquoi tu as choisi cet endroit, je crois qu’il est plus simple que je te demande. » Il reposa son verre : « Je ne savais pas que tu as avait la fièvre du Samedi soir en toi. » Une blague pour détendre l’atmosphère. La vérité était qu’il était exténué et n’avait pas encore envie de jouer son rabat-joie.
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Sujet: Re: La blessure des mots. feat Ban-Ryu ( le Dim 25 Nov 2018 - 11:42 )

Ban-Ryu & Luna.

Ses histoires qui se distillent comme une pommade sur son cœur blessé. Un rempart à son passé trop lourd à porter, même s'il n'est qu'illusion fait de mots inventés. Une parade que certain aime malmener juste pour la faire retomber dans la réalité.




Quand Luna est en compagnie de Ban-Ryu, elle a la sensation de danser sur un fil. Un fil pendu au dessus du vide. Un fil qui a tout instant peut se casser et la précipiter dans l’abime. Parfois elle se dit Luna qu’elle ferait bien d’éviter de le voir.
Et puis elle fait l’inverse parce qu’elle l’aime bien au fond.
Même s’il la bouscule sans modération. Sans se poser de question et se dire qu’il la blesse. Mais Luna elle sait qu’au fond c’est un homme bien et que ce mal qui lui fait, peut être sans en avoir conscience. Un jour lui fera du bien. Et puis elle en a l’habitude l’orpheline de se faire bousculer. Depuis qu’elle a dix ans ce genre de chose arrive.
Cela datait peut être d’avant.
De son premier souffle, qui peut le dire. En tout cas pas elle. Et c’est bien mieux comme ça. Même si ça la torture jusqu’au plus profond de ses entrailles. Comme si elle avait sans arrêt un couteau brulant planté dedans. Mais elle a appris à vivre avec. De toute manière a-t-elle le choix ?

Alors Luna l’attend devant la boite de nuit, se demandant comment il va prendre le choix du lieu. Un endroit où les bruits couvrent souvent les paroles. La belle pourra faire celle qui n’entend pas certains de ses mots acides. Même si elle risque fort d’être trahie par son regard. Qui lui a du mal à cacher ses émotions. Son ami arrive enfin et ils se saluent, elle sourit à sa remarque qu’il ne rate jamais un rendez vous. Ce qui est vrai. Et là pour ne pas être en retard il n’a même pas pris le temps de se changer, la tenue de Luna fait pâle figure à côté. « Si j’avais su je ne serais mise en robe de soirée. Parce que tu en jettes en costume. »  Elle préfère prendre les devants au cas où il lui dirait qu’elle aurait pu faire mieux niveau vestimentaire.
Elle essaie de préparer sa garde.
Il va falloir qu’elle fasse gaffe à ne pas la baisser, si elle veut éviter d’être atteinte. Ils entrent dans la boite en plus Ban-Ryu est du genre à avoir ses entrées partout. Avec lui pas de temps d’attente. Et en quelques minutes ils sont installés à une table et sont servis. Une bonne bouteille de champagne avec deux coupes. Luna en boira un peu pour faire genre, mais elle finira surement par commander un diabolo fraise. Elle n’a pas envie de se laisser avoir par les effluves de l’alcool. En plus ce n’est pas une adepte.

Luna s’empresse de demander à son ami comment il va. Dans ses paroles elle sent l’homme d’affaire avide de pouvoir. Le fric toujours le fric. C’est vrai qu’il en faut, sans argent on est bien peu de chose. Mais en plus pour Ban-Ryu il y a cette soif d’être le premier dans son domaine, une compétition permanente avec le monde entier.
De quoi parfois faire perdre la tête et bousiller la raison.
Luna elle préfère tellement sa vie, même si elle changerait bien ses dix premières années. « C’est sur que cela doit être épuisant cette course à la première place. Mais cette soirée c’est pour te détendre même si ta tenue pourrait faire penser le contraire. » Elle le taquine sans être méchante parce qu’elle sait que si elle pousse le bouchon trop loin, il se retournera vite contre elle. « A cette soirée. » Elle trempe juste ses lèvres dans les bulles qui dansent. Son ami s’étonne de l’endroit qu’elle a choisi.
Ses paroles la font sourire.
« Moi j’ai la fièvre tous les soirs, tu devrais le savoir. » La danse coule dans ses veines et au moins ici elle pourra la laisser s’exprimer. Même si cela ne la dérange pas de le faire dans des coins plus discrets. « J’avais envie de me lâcher ce soir. De m’évader. » Et de moins être impactée par les mots qu’il prononcera au court de la soirée. « Et puis je trouve que tu seras parfait en John Travolta. Tu as le look. » Elle trempe encore ses lèvres dans le champagne juste pour sentir la caresse du liquide frais contre sa chair. « Pourquoi tu aurais préféré un coin plus calme ? Mais cela va te faire du bien de noyer ton cerveau dans de la musique. »
Du coup elle se lève.
« Allez viens j’ai envie de danser. » Luna le regarde et lui tend la main. Il est libre de rester assis ou de la suivre. En tout cas le corps de l’orpheline se laisse déjà happer par les notes qui s’enchainent. A Ban-Ryu de voir s’il la suit ou s’il la laisser s’échapper pour quelques minutes.





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Cupidon bourréPrêt pour un petit tour ?
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Sujet: Re: La blessure des mots. feat Ban-Ryu ( le Ven 30 Nov 2018 - 17:32 )
Elfe de NapoliJe suis passé par ici
Bonjour ! Je suis l'Elfe de Napoli. J'interviens dans les RPs se déroulant dans des lieux publics, mais également par MP. Si tu lis ceci, c'est que tu es dans ma ligne de mire. Tu pourras en savoir plus dans ce topic afin d'en apprendre d'avantage sur le dispositif.
Situation / ActionBan-Ryu -Alors que tu fais un mouvement ample pour te lever, tu entends un gros « crac ». Ouf, ce n’est pas ton dos ! En revanche, il s’agit de ton pantalon qui s’est ouvert sur l’arrière de tes fesses, imposant à la vue de tous ton caleçon rose !
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Ban-Ryu KimLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: La blessure des mots. feat Ban-Ryu ( le Sam 1 Déc 2018 - 22:09 )
Il serait mentir de dire que Ban-Ryu n’était pas un habitué du monde de la nuit. Il s’octroyait de temps à autre des pauses : il ne voulait pas crouler sous le stress du travail et puis la viande bourrée était toujours partante pour un combat. Autant dire qu’il n’était pas le genre d’homme à se faire prier. Coller son poing sur le visage de quelqu’un, briser quelques nez ou des os plus ou moins importants n’était pas un problème pour lui. Heureusement que sa fille ne l’avait jamais réellement vu se battre ou vider sa colère sur quelqu’un. Déjà qu’elle montrait des signes de violence… Pourtant, ce soir il s’était promis de bien se tenir car il avait un rendez-vous. Luna avait choisi le lieu, un bar qu’il connaissait plutôt bien : assez pour qu’on ne vienne pas l’emmerder. Il se demandait cependant pourquoi elle avait choisi cette boîte de nuit au lieu d’un bar plus propice pour parler ? Peut-être qu’elle ne voulait tout simplement pas à dire vrai. Ryu ne serait pas étonné et cela ne le dérangerait pas de rester à ne rien dire. Juste pour lui tenir compagnie et garder un œil sur elle. Elle n’était pas un membre de sa famille, mais elle faisait partie de ces dommages collatéraux comme lui. Des hommes riches qui pensaient pouvoir faire ce qu’ils souhaitaient avec la vie des autres. Il avait tout appris de son père ou plutôt à la mort de ce dernier. Naturellement, ce lâche n’avait rien fait. Il n’avait pas été un bon père : pourquoi aurait-il été un homme d’honneur ? Ban-Ryu s’était alors promis de garder un œil sur Luna et en la voyant avec une certaine fragilité avait décidé de ne pas y aller de main morte avec elle. Que Bouddha le punisse de ne pas faire les choses comme la morale l’exigeait : si elle voulait savoir la vérité, elle devait s’endurcir. Il n’avait pas envie qu’elle sombre à cause de son géniteur qui a été incapable de garder son objet dans son pantalon ; un homme qui n’avait pas le courage d’élever un enfant.

A peine saluer que Luna fit une remarque sur sa tenue. Il baissa la tête pour regarder son costume et souffla longuement : « Je n’ai pas eu le temps de me changer. » Il releva son regard : « T’es bien comme ça. » Se contenta-t-il de dire. Ban-Ryu n’était pas du genre loquace.

Une fois à l’intérieur, on le reconnut et il ne fallut que quelques minutes pour qu’ils soient installés. Luna lui demanda comment il allait, ce à quoi il répondit en ne passant pas par quatre-chemins. Il n’avait aucune raison de lui mentir, tout du moins pas sur ce sujet. Son rendez-vous affirmait que cela devait être épuisant de vouloir être le premier, cependant, il devrait profiter de cette soirée pour ce détendre. Il réalisait alors en cet instant au combien il avait l'impression d'entendre son père et cela le dégoûtait en quelque sorte. Il s'était juré de ne pas devenir comme lui : mais la pomme ne tombait jamais loin du pommier. Il avait probablement le même ver dans ses entrailles qui le rongeait.

« Tout dépendant de comment elle se finit. » Se contenta-t-il de répondre. « La nuit est encore jeune, on verra ce qu’elle nous réserve. » Ban-Ryu n’en dit pas plus. Il ferait son possible pour ne pas chercher un combat, pour ne pas faire honte à la dame qui était devant lui, mais il ne fallait pas trop non plus espérer le voir inactif si jamais on le provoquait. Enfin, Luna n’avait pas besoin de savoir ça.

Le serveur remplissa les deux verres, il reçut un bref ‘merci’ de la part de l’homme d’affaires qui leva sa coupe vers Luna :

« A cette soirée. » Répéta-t-il avant de boire une bonne gorgée de Champagne. Il en profita pour lui demander pourquoi cet endroit alors qu’il y avait des bars plus sympas pour parler. Sa réponse le fit sourire : « J’en avais vaguement conscience sans avoir de preuve tangible. » Il plissa : « Ne me dis pas que tu es ce genre de femme à finir sans dessus, dessous : à aguicher tout le monde ? » Alors comme ça elle voulait s’évader, se lâcher ce soir ? Ban-Ryu soupira quand elle le compara à John Travolta : « C’est dommage que j’ai oublié mon .45 : ça aurait rendu le tout plus parfait. » Le pire ? C’est qu’il ne mentait qu’à moitié. Il n’avait pas d’arme à feu sur lui, mais il en avait dans sa maison : soigneusement caché. Il haussa les épaules à sa question : « Pas vraiment non, je ne viens juste pas avec des femmes dans ce genre d’endroit. »

Il n’a pas le temps d’en dire plus que Luna se trouve déjà debout : sa main tendue vers lui pour qu’il vienne danser avec elle. Ban-Ryu se contenta de boire son verre en détournant son regard pour toute réponse. Non, il n’avait pas l’âme de danser. Il termina cul-sec le Champagne et se resservit avant de reporter son attention sur Luna. Du coin de l’œil, il remarqua deux types qui la regardaient d’une façon étrange. Il n’en fallu pas plus à Ban-Ryu pour se lever. C’est là où il entendit le son glaçant d’un vêtement qui se déchire. Il serra les dents et jura en coréen. Passant rapidement sa main sur son fessier, il sentit les coutures arrachées. Il leva son regard au ciel et se retient d’insulter le Dieu auquel il croyait. Le pire ? Il portait un caleçon rose. Un malheureux accident de machine causé par sa fille chérie qui n’avait rien trouvé de mieux que de mettre les vêtements de ses poupées ainsi que les siens en même temps que ses chemises et caleçons blancs. Ryu n’avait même pas réussis à être en colère contre sa fille : c’est qu’elle n’avait rien fait de mal au fond.

Qu’à cela ne tienne, il enleva sa veste et la noua autour de sa taille pour tenter de camoufler les dégâts avant de rejoindre Luna sur la piste de danse. Il voulait être certain que personne n’ait les idées mal placées autour d’elle. Cependant, le tissu de son costume trois pièces ne tenait pas vraiment et quand la veste tomba : tout le monde put à nouveau admirer la couleur de son caleçon. Foutu karma. Pensas-t-il. Dire qu’il n’avait pas encore eut une réflexion désobligeante à l’encontre de Luna. Il se baissa pour ramasser sa veste : erreur monumentale ; le voilà maintenant avec une ouverture encore plus importante.
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Luna PrimaveraToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: La blessure des mots. feat Ban-Ryu ( le Mar 11 Déc 2018 - 12:50 )

Ban-Ryu & Luna.

Ses histoires qui se distillent comme une pommade sur son cœur blessé. Un rempart à son passé trop lourd à porter, même s'il n'est qu'illusion fait de mots inventés. Une parade que certain aime malmener juste pour la faire retomber dans la réalité.




Luna elle n’a pas choisi le lieu de sa rencontre avec Ban-Ryu par hasard. Ils ne sont pas juste là parce qu’elle aime écouter de la musique et danser. Ils sont surtout là car elle n’avait pas envie de prendre le risque de s’attirer les piques de son ami. Elle sait combien il est tranchant selon sur quel sujet ils débattent. Elle voulait être en sa compagnie car elle l’apprécie.
Sans avoir cette épée de Damoclès sur la tête.
Peut être que c’est un mal pour un bien quand Ban-Ryu la taquine. Mais c’est pesant pour l’orpheline et il ne semble pas le voir. Ou s’il le voit il l’ignore. Alors pour éviter de tenter le diable, elle a choisi une boite de nuit. Elle pourra écouter de la musique. Elle pourra danser, même si ce n’est pas son endroit favori pour le faire. Puis papoter avec son ami. Et faire celle qui ne comprend pas si elle a envie d’ignorer sa question.
Le bon plan pour une soirée parfaite.
Enfin elle l’espère parce qu’on ne sait jamais ce que le destin nous réserve. Il a toujours un sale coup de prévu dans son sac. Et il pourrait bien s’amuser à leur tomber dessus ce soir. Mais Luna verra au moment opportun. Là il est temps de penser à décompresser.

Surtout pour Luna, pas sur que Ban-Ryu y arrive vu sa tenue. Il est tout droit sorti de ses bureaux pour venir la rejoindre. Elle apprécie. Mais cela la choque de le voir ainsi et elle est loin d’être aussi classe que lui. Mais Ban-Ryu la trouve très bien. Elle ne va pas se prendre la tête pour une broutille pareille. La soirée est à eux. Elle ne fait que commencer et risque fort de s’éterniser. Peut être jusqu’aux premières lueurs du jour.
Enfin elle verra bien. Parfois
Luna a tendance à trop se poser de questions. Questions qui restent parfois sans réponses. Ou qui trouvent leurs solutions au moment adéquat. Son ami a des entrées partout et il est toujours très chouchouté. Un avantage. Comme ce soir qui fait que le champagne arrive très vite. Ils trinquent à cette soirée.
Luna le taquine par rapport au pourquoi elle a choisi une boite de nuit.
Elle ne peut que sourire à la remarque de Ban-Ryu. « Mais non. Je sais parfaitement me tenir. Et encore plus en société et face à toi. Tant bien c’est toi qui va finir sans dessus, dessous. Et qui fera du rentre dedans à toutes les belles femmes. » Luna continue sur sa lancée et tique un peu quand Ban-Ryu lui parle de 45. « Pardon. Mais Travolta il n’a pas de 45 dans la fièvre du Samedi Soir !! » Elle reste pensive sur le coup. Se demandant si c’est du lard ou du cochon. Se ficherait-il d’elle déjà si tôt ? « Ah je vois. Tu préfères chasser seul. Ou alors tu ne sais pas danser et tu as peur que je me moque de toi. »

Les jambes de Luna ne peuvent résister à pareille musique. Du coup elle se lève et s’élance sur la piste. Tout en jetant un coup d’œil à Ban-Ryu. Qui semble bouder. Pauvre petit chou d’amour. Mais pas question pour la belle de se refuser cette danse enivrante. Elle agite son doigt pour lui faire signe de venir. Mais cela n’a pas l’air de marcher. Il fait celui qui ne la voit pas. Tant pis pour lui.
Elle commence à bouger en se foutant des gens qui l’entourent. Elle ferme même les yeux gommant tout ce qui l’entoure. Sauf les notes qui résonnent et frappent dans sa tête. Inondant son être d’un plaisir non retenu. Luna évite de trop se coller aux gens qui sont sur la piste. Surtout aux hommes, elle sait très bien qu’il ne leurs faut pas grand-chose pour croire qu’ils peuvent tout se permettre. Elle évite leurs regards aussi. Laissant planer le sien dans la direction de son ami. Elle ne fait pas attention aux deux balourds qui s’approchent un peu trop prés. Qui la regarde avec trop d'attention ou de gourmandise.
Luna, elle voit juste Ban-Ryu se lever.
Et puis agir bizarrement. Mais quelle mouche l’a piqué ce soir. Elle a presque envie de rire quand il noue sa veste autour de sa taille. Il a déjà abusé du champagne ? Les bulles lui sont montées trop vite au cerveau ? Elle qui ne voulait pas se poser de question vient d’en recevoir une ribambelle. Comme des petits impacts qui polluent son cerveau. Elle continue à danser.
Peut être a-t-il changé d’avis vu qu’il s’avance vers la piste ?
Même si il a l’air d’un clown avec sa veste. Luna ne comprend pas son délire. C’est alors qu’elle remarque les deux mecs. Un peu trop collé serré sur le coup. Est-ce à cause d’eux que Ban-Ryu s’avance ? Mais cela ne répond pas à la question de la veste autour de la taille.

Luna va pour le demander. « Tu .. » Mais elle a sa réponse avant même d’avoir prononcé le verbe de sa phrase. La veste tombe, le tissu n’est pas trop fait pour jouer à la ceinture. Peut être que Ban-Ryu voulait garder sa veste par rapport à son portefeuille ou son portable. Et bien non. C’est à cause d’une déchirure. Elle retient son rire en cachant sa bouche derrière ses mains. « Putain de merde. » Un crie qui vient du cœur. Bien entendu son ami se baisse pour la ramasser sous le regard ébahi de certains danseurs. Mais son pantalon n’apprécie pas ce mouvement de danse qui aurait pu être super vu la musique.
Enfin le petit problème aurait pu s’arrêter là.
Mais quand Luna voit le caleçon rose qui se trouve bien mis à jour à présent, elle craque. Elle éclate de rire et elle n’est pas la seule. « Merde .. je crois que ton pantalon .. n’aime vraiment pas la danse. » Elle essaie de parler correctement mais ses mots sont entrecoupés de son rire. Elle ne s’attendait pas du tout à ça. Et dire que quelques secondes plus tôt elle se demandait pourquoi Ban-Ryu accrochait sa veste autour de la taille. La réponse est des plus extraordinaires.
Enfin pas pour son ami.
Luna le regarde. Comment il va réagir. « Je suis fan de ton caleçon. Et il te va mieux que ton pantalon. Le couleur colle parfaitement avec ton teint. » Elle en rajoute une couche, morte de rire, profitant de l'occasion pour le taquiner. Mais au bout d'un temps, elle quitte le pull léger qu’elle a sur elle. Alors qu’elle soulève les bras elle entend des oh. Et son ami la regarde comme si elle faisait une grosse bêtise. Puis les oh sont moins enthousiasmes quand tout le monde s’aperçoit qu’elle a un débardeur en dessous. « Non mais vous croyez au Père Noël. Et toi aussi. » Elle tend son pull à son ami. « Cela tiendra mieux que ta veste. Et pourquoi tu ne m’as pas fais signe au lieu de venir me rejoindre. En tout cas je suis fan de ton caleçon. Vraiment sympa le rose bonbon. » Luna repart dans un fou rire alors que Ban-Ryu accroche son pull.
La soirée risque fort d’être écourtée.




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Sujet: Re: La blessure des mots. feat Ban-Ryu ( le Jeu 13 Déc 2018 - 17:51 )
La prochaine fois qu’il retrouverait quelque part la demoiselle, si prochaine fois il y avait, elle pouvait être certaine qu’il choisirait le lieu de leur rencontre. Non pas que sortir lui déplaisait, mais il n’était pas d’humeur ce soir à faire la fête. Qu’à cela ne tienne, Luna semblait avoir la musique dans la peau et décida d'aller se tortiller l'arrière-train. Ban-Ryu allait évidemment garder un œil sur elle : parce qu’il était protecteur. Il avait des défauts mais il savait tout de même prendre soin de ceux qui en ont besoin. Ils se retrouvent rapidement avec une coupe de champagne dans la main. Assis confortablement, sa boisson à la main : il pouvait enfin soupirer et laisser au placard les problèmes de la journée. Des situations qu’il exprima avec Luna bien qu’elle ne soit pas intéressée par la chose. Comment la blâmer ? Lui-même trouvait cela barbant parfois. Il avait juste pris le coche parce qu’on ne lui avait pas laissé le choix. En temps normal, il aurait préféré faire quelque chose de plus manuel ou physique : voir les deux. Bouddha en avait décidé autrement, dès lors il n’y avait pas à chercher midi à quatorze heures : il faisait ce que le destin lui avait dicté. Il perdit son sourire en l’entendant parler de toutes les belles femmes qu’il allait chasser. Immédiatement, comme un électrochoc : il fit tourner avec son pouce son alliance qui trônait encore à son annulaire. Non. Il n’y avait qu’une seule femme dans son corps et n’avait jamais ressenti de désir pour une autre. On pouvait l’appeler vieux jeu, romantique, idiot : c’était ce qu’il était. Tout simplement.

« Peut-être, mais dans Pulp Fiction c’est ce qu’il a. » Et il avait un modèle similaire chez lui. Naturellement. Il avait bien trop d’ennemis pour ne pas prendre la liberté de pouvoir se défendre en cas de force majeure. Il n’était pas né celui qui s’en prendrait à sa famille ou à ses proches. Cela était valable pour Luna évidemment. « Ne pousse pas ta chance. Pour ta gouverne, je ne chasse pas. Je sais danser et même chanter. »

Ni une, ni deux : voilà la demoiselle sur ses deux jambes à se déhancher sans vergogne sur la piste de danse sous le regard exaspéré de Ryu qui se pinça longuement l’arrête du nez. Elle voulait vraiment s’attirer les foudres du diable ? En relevant la tête : il remarqua immédiatement les deux patibulaires qui la regardaient d’une façon indécente. Il n’en fallu pas plus pour qu’il se lève. Malheur. Son pantalon craqua un peu plus : dévoilant l’erreur de Mei qui trônait en majesté sur son royal postérieur. En entendant Luna jurer, il se retourna vivement et la foudroya du regard. Les choses empirent quand il se baissa pour récupérer la veste et que la situation devenue un peu plus embarrassante. Il attrapa sa veste tout de même et se redressa : le rouge aux joues, mais pas à cause de la honte. Une colère pour ne pas dire une rage sans nom montait en lui et commença à prendre possession de son corps. Il retroussa ses lèvres et la pointa du doigt :

Son air menaçant, son regard perçant : il prenait sur lui. Mais voilà, Luna n’arrêta pas de rire. « Arrête de rire. Tu en deviens ridicule. » Ni une, ni deux : elle enleva son haut sous le regard ébahit des autres. Il souffla longuement : elle cherchait vraiment les ennuis. Il l’attrapa et lui redonna immédiatement. « Rhabille toi. Ton haut blanc est transparent avec les lumières. » Sa voix était froide. Il regarda autour de lui et partit vers les toilettes des hommes.

Pas de caméra dans les toilettes. Tant mieux. Comme prévu, un des deux hommes qui tournait autour de Luna le suivit. A peine la porte fermée qu’il siffla Ryu : « Tu as un joli caleçon pédé. C'est vrai que les jaunes n'ont rien entre les jambes ? » Un sourire de satisfaction se dessina enfin sur le visage de l’Asiatique. Il se retourna et envoya son poing dans le visage de celui qui l’avait insulté. Il continua, abattant encore et encore ses phalanges contre les os de l’homme. Il se redressa, admira son travail en faisant craquer son cou. Il lava soigneusement ses mains, tentant de cacher les égratignures puis les passa dans ses cheveux. Sa veste remise, il regarda dans la glace les dégâts et remit son pantalon de telle sorte que cela soit moins évident. Prêt, il ressortit et retourna s’asseoir à la table pour terminer son verre et s’en resservir un : son regard toujours sur Luna. On ne le reprendra plus à aider les autres.
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Sujet: Re: La blessure des mots. feat Ban-Ryu ( le Mer 19 Déc 2018 - 19:17 )

Ban-Ryu & Luna.

Ses histoires qui se distillent comme une pommade sur son cœur blessé. Un rempart à son passé trop lourd à porter, même s'il n'est qu'illusion fait de mots inventés. Une parade que certain aime malmener juste pour la faire retomber dans la réalité.





Luna comprend vite que le lieu n’est pas spécialement apprécié par Ban-Ryu. Il est vrai que pour bavarder une boite de nuit, ce n’est pas l’idéal. Mais au moins la belle sera préservée des petites piques de son ami. Ou pourra plus facilement les parait en faisant celle qui n’entend pas tout. En tout cas elle, elle est heureuse et ne se gêne pas pour le taquiner.
Pour une fois qu’elle a le dessus.
Bon pas sur que cela dure longtemps, mais c’est toujours ça de pris. Ils sont là pour s’amuser, danser et profiter du champagne qui coule déjà dans leurs coupes. Même si l’orpheline ne va pas abuser de la boisson à bulle à la couleur dorée. Elle continue sur sa lancée, le titillant un peu plus. Elle lui fait les gros yeux quand il parle de 45. Surtout qu’au départ il est totalement hors sujet même si John Travolta a joué et danse dans les deux films.
Comment oublier son numéro dans Pulp Fiction.
D’ailleurs pour narguer Ban-Ryu, Luna imite le mouvement en passant ses yeux devant ses yeux. « Alors vient danser. Et pour le chant on se fera un karaoké la prochaine fois. » Imprudent. Elle lui lance ça sur le ton de la provocation avant de rejoindre la piste de danse où elle compte bien mettre le feu. Ce qui n’a pas l’air de plaire à son ami.
Tant pis pour une fois l’orpheline va vivre dangereusement et elle verra bien.
De toute façon que peut-il lui arriver ? Les yeux de son ami sont vissés à sa silhouette. D’ailleurs ils semblent même se transformer en mitraillette.

C’est à cet instant que Luna remarque les deux lourds qui cherchent à profiter avec plus de contact. Et c’est ce moment que Ban-Ryu choisit pour la rejoindre. Au départ elle se dit chouette, elle a gagné la manche et l’a fait changer d’avis. A part que ce soit les deux idiots qui aient provoqué sa venue. Aussi rapide que Flash. Mais le karma au final n’est pas du côté de son ami. La veste attachée autour de la taille met la puce à l’oreille à l’orpheline. Pas trop la place d’une veste de costume.
Et elle comprend vite la demoiselle.
Luna est alors prise d’une crise de rire. Elle n’arrive plus à s’arrêter même si Ban-Ryu la regarde avec des gros yeux. Cela lui fait l’effet contraire. Il s’énerve mais rien y fait. L’orpheline ne peut pas s’arrêter. « Ridicule moi .. parce que je ris .. mais regardes-toi .. avec  ton caleçon .. » Elle ne redit pas le nom de la couleur. Mais ce rose style Barbie ou petit poney est vraiment terrible. Elle finit par lui proposer son pull vu qu’elle a autre chose dessous. Mais son geste ne plait pas à son ami.
Est-ce de sa faute si avec la lumière son haut se fait transparent ?
« Okay je me rhabille. » Vu le ton que son ami emploie elle se dépêche même. « Ffffffffffff quel rabat-joie tu es !! » Elle a à peine le temps de finir sa phrase que Ban-Ryu part. « Mais attend. » Elle se met à la suivre. Poussant les deux lourds qui sont toujours là à la reluquer. « Cassez vous sinon vous aussi vous allez vous retrouver en caleçon. » Ils se poussent mais Luna a perdu son ami de vu. Elle se doute qu’il doit être dans les toilettes.
Luna espère qu’il n’est pas parti par rage.
Non il ne lui aurait pas fait ça. Même si elle l’a surement énervé vénère en riant comme une folle. Cela fait du bien parfois.

Quand Luna arrive devant la porte des toilettes hommes elle frappe. « Ban-Ryu c’est Luna. Tu es là. » Mais rien. Elle recommence et elle entend un grognement. « Ban-Ryu ça va ? » Elle regarde et ne voyant personne elle pousse la porte. Et là elle voit un mec à terre pas mal amoché. « Merde. » Elle ressort aussi sec.
Luna doit-elle appeler les secours ? Avertir un mec de la boite ?
Elle se demande où est passé son ami. Et est-il responsable de la gueule abimé du mec ? Elle sait qu’il est parfois colérique. Qu’il se laisse emporter. Mais à ce point. Elle repart sur la piste. Bougeant son corps pour se faufiler. Parfois il lui faut jouer à coller serrer à Luna. Mais son regard dit aux mecs. Attention de ne pas en profiter.
Elle se retrouve face à leur table. Elle regarde Ban-Ryu l’interrogeant presque de son regard. Elle revient vers lui. « Tout va bien ? Et désolée pour tout à l’heure c’était plus fort que moi. » Un fou rire cela ne se contrôle pas toujours. « Tu étais passé où ? Je suis allée voir aux toilettes hommes. » Elle ne sait pas si elle doit lui dire ce qu’elle a vu. « Je pensais que tu y étais .. mais il y avait juste un mec .. » Elle laisse son regard se faire plus intense dans le sien. « C’est toi qui .. ? » Pas qu’elle est peur mais elle ne voit pas, à part son fou rire, ce qui aurait pu déclencher la colère de Ban-Ryu.
Du coup elle marche sur des œufs Luna. Et elle reste prudente.





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Dernière édition par Luna Primavera le Mar 1 Jan 2019 - 18:24, édité 1 fois
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Sujet: Re: La blessure des mots. feat Ban-Ryu ( le Ven 21 Déc 2018 - 14:33 )
Alors que les classiques étaient posés sur la table, Ban-Ryu regarda la salle mais son attention se reporta sur Luna quand il la vit bouger comme Uma Thurman dans Pulp Fiction. Elle arracha un sourire à l’homme d’affaire qui hocha négativement la tête : « S’ils mettent la chanson de Pulp Fiction : je viens danser avec toi ok ? » Comme ça, il avait très peu de chance de la rejoindre. Dans ce genre d’endroit, il ne passerait pas une telle chanson. Enfin il l’espérait. « Tu serais étonné de m’entendre chanter. Paraît que j'ai une belle voix. » Il avait une voix dont on se souvient selon un de ses amis.

La voilà partit, Ban-Ryu ne peut pas s’empêcher de garder un œil sur elle. Une façon comme une autre de la protéger, de prendre soin d’elle même s’il était certain qu’elle refuserait une quelconque aide de sa part. Alors, quand il voit deux hommes s’approcher trop d’elle : il n’hésita pas une seule seconde à se lever pour la rejoindre. Faire de bonnes actions n’était clairement pas dans ses habitudes. A un tel point que Bouddha décida de marquer le coup : déchirant son pantalon pour que tout le monde puisse admirer le magnifique caleçon rose qu’il portait. Ban-Ryu tenta de limiter la casse : que nenni. Tant qu’à faire, autant se couvrir de ridicule en bonne et du forme n’est-ce pas ? Ses gros yeux, son air pas aimable : rien n’y fait. Luna ne peut pas s’arrêter de rire et cela ne fait que mettre de l’huile sur le feu. Cherchait-elle réellement à tester ses limites ce soir ? Il serait dommage d’en arriver à une telle chose : après tout la soirée avait bien commencé. Il commençait à apprécier la jeune femme : c’est pourquoi il garda ses réflexions sèches bien qu’une bonne dizaine lui venait en tête !

« Ne me tente pas. » Se contenta-t-il de répondre. « Rabat-joie ? Moi ? Excuse-moi de vouloir te venir en aide. Tu veux un conseil ? Si tu veux te déhancher en soutif : fais toi au moins payer pour ça. Histoire que ça soit rentable. » Sur ces mots, il tourna les talons pour aller aux toilettes.

Heureusement pour lui, un homme qui l’avait dans le collimateur avait décidé de mettre son grain de sel. Il ne savait probablement pas à qu’il avait à faire. Ban-Ryu n’allait certainement pas se faire prier pour lui expliquer comme ce passe les choses. Pas besoin de parler, cela ne servait à rien avec ce genre d’homme : le seul langage qu’ils comprenaient étaient celui de la force. Cela tombait bien : l’asiatique avait de l’énergie à revendre. Tout irait bien une fois que sa colère sera déversée sur les pommettes de malpoli. Son courroux ne tarde pas à s’abattre sur les os du pauvre bougre qui n’avait certainement pas escompté de recevoir une telle raclée. Ryu espérait que cela lui fasse passer l’envie de venir faire chier des gens qui n’ont rien demandé. Homme comme femme. Quittant le lieu de la bagarre sans demander son reste, sans même appeler les secours : il retourna à la table comme si de rien n’était. Les gens semblaient avoir oublié le malencontreux accident. Le Coréen se réinstalla à la table pour boire cul sec le reste de sa coupe. Se servant un autre verre : le visage de Luna ne mit pas de temps à réapparaitre.

« Ce n’est pas grave. » Il était à nouveau calme. Il avait expié sa rage et sa colère. « Je n’aurais pas dû faire de réflexion sur ta tenue ou ton déhanché. Désolé. » Grommela-t-il. Il regarda ses phalanges légèrement écorchées. « Je suis allé me laver les mains et voir si je pouvais réparer mon pantalon. Force est de constater que je vais devoir rester comme ça jusqu’à ce qu’on soit dehors. » Son long manteau couvrirait le tragique accident. Quand Luna parla du mec, un sourire mauvais se dessina sur son visage. Elle avait vu juste, commençait-elle à le connaître aussi bien ? « Un homophobe, raciste et machiste comme lui ? Il a de la chance d’être encore en vie. » Autrement dit, Ban-Ryu n’aurait pas réellement eut de scrupules à mettre plus d’efforts pour le défigurer ou le rendre handicapé. Cela ne l’aurait pas empêcher de dormir le soir. Se rendant compte qu’il pouvait sonner … Agressive, il leva sa main : « Si ça peut te rassurer, je n’ai jamais frappé une femme et je ne compte pas ajouter ce péché sur ma liste. » Il soupira longuement et versa un peu plus de champagne dans la coupe de Luna : « Je crois que ma carrière de danseur va s’arrêter là pour ce soir. Je ne veux pas prendre le risque d’aggraver la situation et que tu suffoques de rire. »

Et pour la peine, il lui offrit même une risette. Une maigre consolation après avoir été un connard finit mais cela était mieux que rien. La jeune femme, contrairement à tant d’autres, avait au moins eut la chance d’entendre des excuses de sa part. Cela n’était pas souvent qu’il faisait cet effort mais pour elle ? Ban-Ryu se surprenait à être quelqu’un de différent. Peut-être pas en mieux, mais au moins plus aimable.

« Mais si tu veux continuer, je t’en prie. Je ne vais pas t’arrêter. Mais je t’invite après à manger coréen. Tu comprends, après l’humiliation que je viens de vivre : je mérite le repos du guerrier. »
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Sujet: Re: La blessure des mots. feat Ban-Ryu ( le Dim 6 Jan 2019 - 11:34 )

Ban-Ryu & Luna.

Ses histoires qui se distillent comme une pommade sur son cœur blessé. Un rempart à son passé trop lourd à porter, même s'il n'est qu'illusion fait de mots inventés. Une parade que certain aime malmener juste pour la faire retomber dans la réalité.





Luna sourit quand Ban-Ryu parle de danser sur la musique de Pulp Fiction. Elle imagine très bien la scène. Lui en John Travolta. Et elle en Uma Thruman. Cela serait surement très explosif autant explosif que dans le film. « Alors je n’ai plus qu’à prier pour que le DJ la passe. » Même c’est quelque chose qui parait impossible à l’orpheline. Sauf si .. Sauf si elle va demander une dédicace pour son ami.
Mais elle n’est pas certaine qu’il apprécie ce genre de chose.
Elle apprend un petit truc en plus sur lui par la même occasion qu’il sait chanter et d’après ses dires il se débrouille plutôt bien. Cette information aussi se case dans la tête de la demoiselle. « Prochaine sortie on se fait un karaoké. » En plus l’idée lui plait à Luna. Mais en attendant elle va jouer de son déhanché sur la piste. Pas pour provoquer la gente masculine. Ou féminine. Même si elle ne joue pas dans cette catégorie.
Mais pour son plaisir.
Car la danse est un besoin. Une ivresse. Et qu’importe le lieu ou elle déverse cette ivresse. Même si là, elle ne s’offrira pas autant que lorsqu’elle se sait seule.

Mais le tour de danse tourne vite à la blague quand Ban-Ryu, une fois sa veste tombée, dévoile son pantalon déchiré et son caleçon rose. Luna ne veut pas se moquer mais le fou rire est plus fort qu’elle. En plus son ami c’est déplacé, à la base pour la bonne cause. La sortir des griffes d’hommes mal intentionnés qui devaient la reluquer de trop prés. Du coup elle titille son ami, sans chercher à le faire exploser.
Même si elle pousse le bouchon un peu loin.
Et il le lui rend bien. Ses mots la blessent. Elle ne dit rien quand il lui propose de se faire payer en contre partie de son déhanché en soutif. Monsieur colère est revenu. Luna se retient de lui dire qu’elle n’est pas une pute. Mais elle n’aurait surement pas eu le temps non plus. Vu que Ban-Ryu tourne les talons pour aller aux toilettes. La belle reprend sa danse.
L’esprit un peu paumé. Un peu abimé.

Luna ne sait pas combien de minutes s’écoulent avant de revoir son ami assis à leur table. Elle se sent coupable de l’avoir froissé. Mais il en a fait de même. Encore une fois sans vouloir le faire exprès. Enfin c’est ce qu’elle aime penser. Car Ban-Ryu n’est pas du genre à la ménager. Bien au contraire.
Comme si la vie n’avait pas été assez salope avec elle.
Mais il sait aussi la soutenir et être présent quand tout part en sucette. Alors elle ne peut lui en vouloir pour ses mots trop durs. Elle revient vers lui pour s’excuser. Se sentant coupable comme une gamine. Il s’excuse aussi. Les torts sont partagés. « On peut partir si tu veux. Aller chez toi pour que tu te changes. Et cela sera plus facile pour papoter. Danser je peux le faire ailleurs. »  
Puis Luna remarque ses doigts.
Ses phalanges écorchées et cela l’inquiète. Que c’est-il passé ? Et vu la tête de Ban-Ryu, l’orpheline n’a pas besoin d’explication ou de dessin. « Il aurait pu te blesser. » A cet instant elle ne pense pas à l’autre. Peu importe son état. Même s’il ne doit pas être bien frais. Son ami a une stature peu imposante mais c’est un nerveux. Et c’est bien plus dangereux. Comme s’il avait senti sa peur il la rassure sur le fait qu’il ne frappe pas les femmes. « Je n’ai aucun doute là-dessus Ban-Ryu. »

Elle a compris Luna que derrière ce regard doux, il y avait une facette bien plus sombre. Et les paroles de son ami le confirment. Il ne veut pas rajouter le péché de frapper une femme sur sa liste. « Si tu frappes quelqu’un qui le mérite. Ce n’est pas un péché. » L’orpheline ne croit pas en Dieu. Ou en un dieu quelconque. Vu les horreurs de la vie.
Comment peut-on penser qu’un dieu puisse être paix et amour ?
Elle croit juste en l’humain avec ses vices, ses douleurs, ses peurs, ses mensonges, ses rancœurs, ses erreurs. Et parfois avec ses douceurs et sa sincérité. « Oui en plus tu serais obligé de me faire du bouche à bouche si je venais à suffoquer. » Elle répond à son sourire s’asseyant à ses côtés.
L’idée de danser c’est envolé.
Elle était venue ici pour éviter d’entendre ses mots durs. Et elle avait entendu des excuses. Au final malgré le masque de froideur qu’il porte, Ban-Ryu est quelqu’un de bien. Quelqu’un qui mérite la confiance de Luna. Même si parfois celle-ci est égratignée par ses remarques acides. Peut être qu’il ne se rend pas compte qu’il la blesse. Peut être qu’il croit qu’avec toutes les barrières qu’elle c’est mise elle supporte tout.
Ou qu’elle en est, à priori, plus capable que les autres.

Luna sourit et vient poser un baiser sur la joue de Ban-Ryu. Un geste tendre. Pour lui dire qu’elle ne lui en veut pas. Pour lui apporter un peu de tendresse car elle se doute qu’il en a besoin. Que son cœur n’attend que ce genre de geste. Elle le regarde dans les yeux. « Non je n’ai plus envie de danser. Et puis on ne s’entend pas parler ici. En plus faut rassasier le guerrier. Je ne veux pas le voir s’écrouler. Du coup on y va. » Et qu’importe l’endroit où son ami l’amène.
Même si le bruit y est moins fort.
Même si elle pourra avec plus de facilité entendre ses remarques, qui humidifieront son regard vert. Lui donnant un air de prairie sauvage au petit matin quand la rosée dépose ses perles d’eau. Tant pis si elle a mal. Elle ne veut pas prendre le risque en restant dans ce lieu que celui qui a subi les poings de Ban-Ryu vienne réclamer vengeance. Ou bien honneur. Même si elle se doute qu’au moment ou son ami l’a frappé ce mec n’avait pas une once d’honneur. Elle se lève et laisse son ami en faire de même. En faisant attention que la veste ne s’échappe pas cette fois.
Puis ils sortent pour aller se caler dans un endroit qui prolongera leur soirée.




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