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- La blessure des mots. feat Ban-Ryu -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Las Cuevas
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Ban-Ryu KimLe vin est un puissant lubrifiant social
Ban-Ryu Kim
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Sujet: Re: La blessure des mots. feat Ban-Ryu ( le Dim 13 Jan 2019 - 22:54 )
Faire un karaoké avec la demoiselle qui lui faisait face, voilà une idée cocasse. Pourquoi pas cependant. Dérider son visage ne serait pas une mauvaise chose : Naples était après tout dans sa tête la ville des plaisirs et des bons souvenirs. Fut un temps où le monde de la nuit n’avait pas de secret pour lui. La vie, les responsabilités avait assagi ce vrai animal qui même avec quatre grammes dans chaque bras arrivait à peu près à se contrôler. Ban-Ryu en avait des histoires pitoyables et il était prêt à les raconter si on les lui demandait : il n’avait pas honte de ses actions. Ce n’est pas comme s’il pouvait changer quelque chose de toute façon à ces faits alors autant les assumer. Luna partit rapidement, mais il garda dans son champ de vision : il ne voulait pas que quelque chose lui arrive et par là il entendait des mains un peu trop aventureuses. C’est qu’il se sentait toujours responsable des personnes avec qu’il sortait. Étrangement, notamment les femmes même s'il avait compris qu’elle pouvait se défendre par elle-même. Son côté protecteur ressortait bien trop facilement, cela était étonnant quand on le voyait : mais plusieurs personnes pouvaient témoigner de cette qualité. Exploser quelques os n’était pas un problème, il faut avouer, pour lui si cela voulait dire prendre soin de son entourage. Ryu était un homme dans les extrêmes et il ne s’en cachait pas. Alors, quand le karma le rattrapa et déchira son pantalon pour dévoiler son caleçon tâché par les robes de poupées de sa fille : sa colère était sur le point d’exploser. Parce qu’il estimait ne rien avoir fait récemment pour recevoir un tel acharnement. Sa rage fut exacerbée par les rires des autres, mais surtout de Luna qui semblait être incapable de reprendre une contenance. Alors, il fit ce qu’il savait faire de mieux : attaquer. Mordre et montrer les crocs. Sa réflexion était dure, mais celle qu’il avait eut en tête en premier était bien pire et aurait probablement mis à terme à cette relation naissante : positive ou non.

Après avoir frappé de toutes ses forces un homme qui avait clairement montrer un comportement agressif et homophobe : Ryu était en partit calmé. C’est pourquoi, il retourna s’asseoir à la table qui leur avait été réservée. L’alcool soigneusement vidé du verre, il le remplit rapidement : histoire de rester hydraté. Les excuses échangées, Luna proposa de rentrer pour qu’il se change. Il serait plus judicieux en effet, mais l’homme d’affaires n’avait pas en tête de sortir autre part. Il regarda ses mains et donna une brève explication.

« Ce n’est pas un mec comme ça qui va me mettre à terre. Des comme lui : j’en mange tous les matins s’il le faut. » Il ne blaguait pas non. Il savait ses capacités et n’avait pas peur de les utiliser.

Il n’était pas question, cependant, d’alarmer la jeune femme qui lui faisait face. Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres :

« J’aime ta façon de penser. Je devrais te parler plus souvent pour entendre tes mots pleins de sagesse. » Il se tut quelques instants : « Toujours est-il que jamais je ne lèverais la main sur une femme. »

La geste qui suivit raidit immédiatement Ryu : il était rare qu’une femme soit aussi proche de lui, assez pour déposer un baiser sur sa joue. Cela le fit sourire en coin alors qu’il plongea son regard dans celui de Luna. Il n’avait pas l’habitude de ce genre d’attention. Réalisant qu’il avait faim, il fit une proposition à la jeune femme: lui faire découvrir son monde. Une façon de se faire pardonner. Il se leva et s’habilla correctement avant d’aller vers les vestiaires où son long manteau cacherait le malheureux incident. En vrai gentleman, il tenait la veste de Luna pour l’aider à se rhabiller avant de lui tenir la porte pour la laisser passer en première. Se dirigeant vers sa voiture, il était plus détendu : pour ne pas dire content à l’idée de manger des mets de son pays.

« Ce n’est pas loin. »
Il lui adressa un dernier sourire et l’invita à monter dans la voiture.

Comme promis, il fallu à peine une dizaine de minutes à la voiture pour se garer sur le parking d’un restaurant aux allures humbles et simples. Ban-Ryu ouvrit le chemin et salua la serveuse :

« Une table pour deux. » Demanda-t-il en coréen. Il regarda Luna : « J’espère que ça va te plaire. » Lui faire découvrir son monde était une preuve qu’il était prêt à se rapprocher d’elle et la laisser le connaître plus amplement. Il s’installa et remercia la jeune femme qui tendit des menus. « Si je peux te conseiller… Prends un bibimbap. C’est du riz cuit dans un bol en pierre chaud avec des légumes ou de la viande comme tu préfères. Je vais commander du kimchi et du oy kimchi : si tu aimes la nourriture épicée je suis certain que tu vas adorer ! Le kimchi est du chou fermenté et le oy kimchi c’est des concombres : avec une sauce à base de piment. »

Maintenant dans son élément : Ryu montrait un visage complètement différent.
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Sujet: Re: La blessure des mots. feat Ban-Ryu ( le Mar 22 Jan 2019 - 11:08 )

Ban-Ryu & Luna.

Ses histoires qui se distillent comme une pommade sur son cœur blessé. Un rempart à son passé trop lourd à porter, même s'il n'est qu'illusion fait de mots inventés. Une parade que certain aime malmener juste pour la faire retomber dans la réalité.





Luna elle sait qu’elle est allée peut être trop loin en se moquant de Ban-Ryu. Cela a été plus fort qu’elle. Ce rire éclaté comme un verre fragile, quand elle a vu le caleçon rose de son ami, était involontaire. Ce n’était ni pour le blesser, ni pour le contrarier. Mais elle en prend conscient trop tard. Alors elle le cherche pour s’excuser. Parce qu’elle n’aurait pas du l’orpheline, vu qu’à la base son ami est venu vers elle, la pensant en danger.
Elle l’était peut être.
Elle ne saurait le dire et ne le saura peut être jamais. Quand elle danse, elle est toujours ailleurs. Dans un endroit où rien de mal ne peut lui arriver. Enfin c’est ce qu’elle se dit, ce qu’elle pense. La vérité est surement tout autre. Alors quand elle revoit Ban-Ryu à leur table après l’avoir chercher en vain, elle y retourne pour s’excuser.
Elle lui propose même de rentrer.
Il ne doit pas spécialement être à son aise les fesses à l’air. Il ne faudrait pas qu’elles attrapent froid. Après le rhume des foins, on pourrait avoir le rhume des fesses. Elle se retient de rire à cette pensée. Elle ne veut pas qu’ils se prennent la tête pour si peu.

Et puis Luna est plus attirée par les mains de son ami qui semblent blessées. Que par ses réflexions puériles. « Un tous les matins ?? Hum mais là on est le soir. » Elle sourit, elle se doute que si Ban-Ryu c’est énervé c’est qu’il y a une raison. Elle sait que ce n’est pas le genre d’homme à faire des conneries, comme frapper un mec, sans une bonne raison. Elle comprend aussi que parfois le colère soit la seule solution.
Surtout quand la rage est juste au niveau de la gorge et qu’elle a envie de sortir.
« Oui je suis la grande prêtresse de la sagesse. » Bon faut le dire un peu vite. Mais  Luna reste quand même pas mal disciplinée, même dans les situations difficiles. Elle s’en prend plus à elle qu’aux autres quand cela ne va pas. Elle profite du fait que Ban-Ryu lui dise qu’il ne lèvera pas la main sur une femme pour glisser une petite taquinerie. « C’est une sage décision. Je vais te donner des cours. Notamment sur le fait de ne pas mélanger les couleurs trop vives avec du blanc trop blanc. » Elle le regarde et un sourire plus grand se dessine sur ses lèvres. Qui laissent sortir un petit sifflement étouffé.
Avant un baiser surprise.
Elle est très tactile la demoiselle et encore plus dans ce style de situation. Et Ban-Ryu ne semble pas y être trop habitué encore. Reste plus qu’à savoir ce qu’ils vont faire. Rentrer pour limiter les dégâts. Ou prolonger la soirée dans un autre endroit où ils seront plus à leur aise pour papoter. Ils décident de partir en plus l’estomac de monsieur réclame. Et puis l’idée de découvrir des saveurs coréennes enchante l’orpheline.

En à peine quinze minutes ils sont au restaurant et installé à une table pour deux. « Je suis sure que je vais me régaler. Et puis je te fais confiance. » Et ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir la confiance de Luna. Même si sa relation avec Ban-Ryu est parfois chaotique parce qu’il la bouscule un peu trop. Elle reste agréable et fait de moments délicieux. Même si dans certains son ami ne prend pas de gant pour lui dire les choses. Ils récupèrent les menues que leurs tend la serveuse. Luna ouvre le sien et jette un coup d’œil tout en écoutant son ami qui lui conseille des mets divers.
Rien que les noms et les explications la font voyager.
Ban-Ryu semble même être un autre homme. « Tu me mets l’eau à la bouche. Bon je suis plus chou que concombre mais j’ai envie de gouter à tout. Donc on fait un petit assortiment de ce qu’il y a de meilleurs. Et on boit quoi avec tout ça ? Du saké ? Quoi que ce soit japonais si je me souviens bien. » Luna le laisse passer la commande se régalant d’écouter la sonorité des mots. Puis la serveuse s’en va.
Elle le regarde dans les yeux avant de les baisser.
« Tu sais parfois je te déteste quand tu me bouscules sans ménagement. Ne sachant pas si tu veux me rendre plus forte ou si tu cherches à m’éloigner de toi. » Elle marque une pause espérant qu’il ne va pas se rebeller. « Dans ces moments là le visage que tu montres j’ai envie de le fracasser. Et puis il y a des moments comme tout à l’heure ou  tu arrives comme un chevalier en armure. Ou comme maintenant. Ou je vois une personne adorable. Pourquoi  ces deux facettes ? C’est juste avec moi ou bien tout le monde y a droit ?  » Elle espère ne pas le vexer mais elle aimerait être éclairée sur cette différence qu’il y a entre le Ban-Ryu blessant et le Ban-Ryu adorable. Et savoir pourquoi il use de deux visages avec elle.
Parce que Luna elle reste déstabilisée face à ses voltes faces.




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Sujet: Re: La blessure des mots. feat Ban-Ryu ( le Lun 28 Jan 2019 - 23:38 )
Il était temps pour le coréen de mettre tout cela derrière lui. Non pas qu’il n’avait pas envie de rester grognon toute la soirée : cela lui sciait bien ; mais Luna semblait sincèrement désolée. Au fond… Comment lui en vouloir ? La situation était cocasse, mais la victime de l’histoire ne l’entendait pas de cette oreille. Un orgueil blessé rendait bien souvent sourd à toute explication ou excuse. Un problème que Ban-Ryu avait appris à vivre avec. Ce n’est pas comme s’il avait envie de changer. Cela était bien trop d’efforts. Cependant, à défaut de changer, il était prêt à trouver un terrain d’entente : parce qu’ils étaient tous les deux des personnes intelligentes après tout. Luna ne mit pas longtemps à remarquer ses mains abîmées et il ne pouvait pas les cacher même s’il le désirait.

« Rien ne t’échappe hein Sherlock ? » Souffla-t-il. « L’heure n’est pas un problème. » Quand il avait envie de se battre, il cherchait la bagarre avec ceux qui avaient trop bu et les gens bourrés n’étaient pas une espèce en voie de disparition.

Ce n’est pas comme s’il avait un jour prétendu être un saint. Il n’avait pas le teint, ni la patience pour ça. Alors qu’il faisait un compliment à la belle devant lui, la voilà à remettre de l’huile sur le feu.

« Pour ta gouverne, c’est ma fille qui a mis ses vêtements de poupée dans la machine et ma grand-mère n’a pas dû le remarquer. » Il croisa ses bras : « Je sais faire ma lessive, merci bien. » Les lèvres pincées, son nez retroussé : il n’aimait pas qu’on lui dise l’évident.

Luna déposa un baiser sur sa joue : comment rester en colère longtemps quand on recevait autant de douceur ? Ryu oubliait bien souvent que les Européens en général aimaient toucher, embrasser et tout ce qui allait avec ce genre de rapprochement physique. Il n’avait plus l’habitude, il ne voulait pas la rependre à dire vrai : cela lui sciait parfaitement de ne pas avoir à avoir des contacts de ce genre avec les autres. Il s’en portait bien. Pour la demoiselle, cependant, il ferait l’effort et lui laisserait ce privilège.

Maintenant attablé, il était temps que Ban-Ryu montre les mets de son pays. Il était ici sur son territoire et tout de suite son visage montra des signes positifs : comme ce sourire en coin qui était apparu dès les premières minutes.

« C’était ce que j’allais proposer. Je voulais juste être certain de tes goûts. » Il rigola : « En effet, c’est Japonais. En Corée on boit du Soju. »

En voyant la serveuse, il commanda un Bibimbap végétarien ainsi qu’un assortiment de petits plats pour que Luna puisse goûter à différentes saveurs. Commençant par une bouteille chacun de Soju : il écouta Luna attentivement. Son sourire disparu et il avala sa salive. Pouvait-il vraiment se confier ?

« C’est moche d’être curieux. »

Il avala sa salive et passa sa lèvre sur ses langues. À peine l’alcool posé sur la table qu'il ouvrit une bouteille. Respectueusement, il servit Luna puis se servit.

« Buvons. Généralement, tu le bois cul-sec : mais tu peux aussi prendre des petites gorgées. C’est moins fort au niveau du goût d’une vodka. »

Il trinqua et vida son verre avant de se resservir : non sans guetter la réaction de Luna. Il prit une longue inspiration : il devait répondre à sa question. Que cela lui plaise ou non. Ryu n’était pas doué pour ce genre de choses, mais il ferait un effort. Pour elle. Parce qu’il n’avait jamais qu'eu que de bonnes attentions à son égard. Pour se donner du courage, il bue à nouveau cul-sec son verre avant de le remplir. La soirée allait être longue sinon.

« Je sais que je ne suis pas l’homme le plus gentil de Naples, mais je n’ai jamais cherché à l’être. » Autant couper court. « On ne m’a jamais fait de cadeaux alors je suis incapable d’agir autrement que d’être franc et brute de décoffrage. Au moins, on sait à quoi s’attendre avec moi. » Mais ce n’était pas vraiment vrai, car comme elle l’a si bien pointé du doigt : il y avait des moments où il semblait être un autre homme. Seulement avec les personnes qu’il estimait. « Mais si je suis aussi dur avec toi c’est que… C’est que je t’apprécie assez pour me soucier de ce qui t’arrive. Alors c’est maladroit, incompréhensible et je suis désolé si ça te blesse mais … C’est ma façon de faire. » Il termina son verre d’une seule traite et se resservit : « Je ne suis pas psychologue, mais le fait que j’ai grandis sans parent doit aider à me sentir proche de toi. » Il ne savait pas trop. « Je ne serai jamais loin si tu as besoin de moi. »
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Sujet: Re: La blessure des mots. feat Ban-Ryu ( le Jeu 14 Fév 2019 - 15:27 )

Ban-Ryu & Luna.

Ses histoires qui se distillent comme une pommade sur son cœur blessé. Un rempart à son passé trop lourd à porter, même s'il n'est qu'illusion fait de mots inventés. Une parade que certain aime malmener juste pour la faire retomber dans la réalité.





Entre Luna et Ban-Ryu, leur relation est souvent sur le fil du rasoir. Il faut dire que le jeune homme préserve rarement l’orpheline. Elle sait au fond que c’est pour son bien. Mais encore une fois, tous les deux foncent tête baissée dans leur échange. Avant de s’excuser pour leur réaction respective.
Réaction, vu les mains de Ban-Ryu, qui a du être beaucoup plus vorace que celle de Luna.
Enfin pas la peine de s’attarder sur cette histoire de caleçon rose, même si elle ne le loupe pas en lui proposant de lui donner des cours sur l’art de faire une machine à laver. Par respect et pour montrer qu’elle veut partager le calumet de la paix, elle ne relève pas quand son ami lui dit que c’est sa fille la fautive. Elle vient juste déposer un baiser sur sa joue.
Geste surprenant mais sincère, qui montre qu’elle tient à lui.
Et que même s’il la taquine elle ne lui en tient pas rigueur. Ils décident de poursuivre cette soirée dans un endroit plus calme. Ou ils pourront mettre d’autre sens en émoi. En plus Ban-Ryu pourra se restaurer car ce début de soirée lui a ouvert l’appétit. Et puis ils ne seront pas embêter par la musique trop forte pour parler.

Ils se retrouvent rapidement installés à la table d’un restaurant pour découvrir les mets du pays de Ban-Ryu. Un voyage gustatif qui va éveiller d’avantage Luna aux racines de son ami. De quoi la ravir, car elle aime faire des découvertes. Et vu l’énoncé des plats le voyage promet d’être gouteux et savoureux. « Du Soju. J’espère que ce n’est pas trop fort. Tu sais que l’alcool et moi ça fait deux. » L’orpheline n’a pas l’habitude de boire, elle n’a jamais aimé.
Elle a toujours eu peur aussi que l’alcool lui fasse faire perdre le contrôle sur ses dires.
Et elle ne veut pas être prise par surprise sur ce sujet. Même face à Ban-Ryu. Elle en profite pour abattre carte sur table. Luna a souvent vu que son ami faisait preuve de deux visages avec elle. Elle s’y fait peu à peu mais elle aimerait savoir ce que cache vraiment ce jeu. Qui parfois lui fait peur. « Je sais. Mais c’est parfois déstabilisant ce yoyo que tu fais. Dis-moi au moins si je suis ta seule victime ou si tu fais ça à tout le monde. » Le Soju se retrouve sur la table et le coréen explique la façon de le boire. « Je vais adopter les petites gorgées. Parce que je ne veux pas rouler sous la table d’entré. »
Elle lui sourit et se met à gouter.
Petite grimace au début alors que Ban-Ryu avale cul sec. « On voit le mec qui maitrise. » Elle regoute. « C’est assez spécial quand même. Toi tu avales ça comme si c’était de l’eau. Tu vas tenir le choc ? » Luna reste souriante, elle se demande quand même pourquoi son ami enchaine les verres de cette façon. « Tu cherches du courage ? » Elle ne songe pas que se sont ses questions qui le mettent un peu à mal.

Luna va pour lui dire qu’il n’est pas obligé d’y répondre, elle survivra une nuit de plus voir deux de ne pas savoir le fin mot de l’histoire. Mais Ban-Ryu se lance.
Elle l’écoute toucher par ses mots.
Il semble maladroit mais il est sincère. Et cela le rend encore plus fragile. « Oui toi tu es le mec qui met une baffe avant de donner des explications. Ou qui te fait croire que tu vas avoir un câlin et qui au final file un coup de pied au cul. Surprenant en soit mais pas si bête comme résonnement. » Elle vient poser son regard dans le sien. « C’est toujours mieux que d’être un faux cul et de faire semblant d’apprécier pour au final planter un couteau dans le dos. » Elle le regarde encore avaler un verre alors qu’elle n’a pas fini le sien.
Luna pose sa main sur celle de Ban-Ryu.
« C’est vrai que cela me blesse et me déstabilise parfois. Parce que je ne comprends pas toujours le pourquoi de ta réaction. Tu veux me mettre en garde. Me faire comprendre que la vie n’est pas que faite de rêve. Parce que même si je le sais, je ne laisse emporter par moment par tout ce que j’invente. Et je t’en suis reconnaissante. » Elle serre un peu plus la main de son ami. « Parce que je sais que tu es sincère même si je me vexe un peu. Ou que je boude. » Oui l’orpheline joue parfois à la faiseuse de moue.
Elle est assez bonne même dans ce rôle.
« Je sais. Et merci d’être là. C’est précieux pour moi tous ces instants. » Et elle finit son verre. « Punaise c’est vraiment fort. » Puis elle éclate de rire en repensant à la vision de Ban-Ryu en caleçon rose. Au final le rose lui va bien.
Ban-Ryu c’est un gros marshmallow. Qui se cache sous une carapace pour éviter d'être blessé. Comme Luna même si elle est plus fragile par endroit.  





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Sujet: Re: La blessure des mots. feat Ban-Ryu ( le Lun 25 Fév 2019 - 22:31 )
La dureté de ses mots était sans équivoque, ses poings étaient comme ses paroles : ils frappaient toujours au bon endroit. C'était un don. Apparemment, il l'avait hérité de son père et c'était probablement la seule chose sont il était ''fier'’. Parce que Ban-Ryu ne serait pas ce qu'il est sans ses capacités à être désobligeant ou au contraire adorable. Ces détails et particularités faisaient son charme et lui valait autant d'amour que de haine. Avec Luna, il n'était jamais foncièrement méchant comme les autres. Tout du moins : son affection pour elle était assez fort pour qu'il ne soit jamais en mesure de s'énerver contre elle. Parfois, l'envie de la secouer comme un pommier était forte : mais il se retenait toujours. D'une il ne frappait jamais les femmes et deux il savait que cela était bien inutile de faire une telle chose.
Arrivant sur un terrain déjà conquis, Ryu avait choisis un restaurant qui propose des mets de son pays bien qu'il est plus vécu en Italie. L'important à l'instant présent était de faire voyager Luna mais pas que. Le coréen voulait lui faire oublier le malencontreux épisode du caleçon rose. Rien que d'y repenser lui donnait envie de s'énerver. Son sang chaud n'avait de mal a trouver une excuse pour s'énerver.

“Je te promets de ne pas te laisser rentrer seule de toute façon. Je serais ton garde du corps. Chanceuse va.’’
Un petit clin d'oeil avisé et le voilà à sourire comme un Quidam.

Le sourire disparut rapidement quand la conversation prit une autre tournure. Vrai qu'il ne lui faisait pas de cadeaux et ne lui en ferait probablement jamais. Parce qu'il ne savait pas quoi faire d'autre pour l'aider. Ce comportement découlait d'une maladresse maladive.

“Question piège. Si je dis : tout le monde, alors tu vas croire que tu n'es pas importante pour moi.” Il but son verre de soju et s'en resservit un : “Si je dis : que tu es la seule, alors tu vas t'offusquer et me dire que ce n'est pas juste.” Il sourit. “Mais soit, je prends le risque de te répondre. Il n'y a pas beaucoup de personnes qui ont le même statut que toi dans ma vie, si tu veux tout savoir. Parce que je ne suis pas du genre à me soucier des autres en dehors de mon travail. Je suis un égoïste qui n'a pas de problème à voir le monde brûler tant que les proches et ceux que j'apprécie vont bien.”

Il reprit son verre pour le boire d’une traite et sourit en l’entendant dire qu’il maîtrisait. C’est qu’il avait eut ses périodes à vides où l’alcool lui permettait de dormir et d’être un vrai légume.

“Douterais-tu de ma capacité à tenir l’alcool ?”
Il arqua son sourcil et planta son regard dans le sien. La jeune femme qui lui faisait face semblait en avoir encore sous le capot pour lui. Ban-Ryu s’attendait au pire et c’est probablement pour cela que son verre ne mit pas de temps à être plein de nouveau. “Quelque chose me dit que tu veux me faire passer à la casserole alors il faut bien que je trouve une façon de ne pas être mon moi naturel puisque tu ne sembles pas aimer ça.”

Et voilà que le couperet tombe. Il inspira et expira longuement avant de se jeter à l’eau. Il n’avait pas le choix. S’il ne parlait pas maintenant : le repas allait gâcher par le silence que Luna allait probablement avoir envie de couper. Il se serait pourtant passé de s’ouvrir un peu. Il n’aimait tout simplement pas ça. Ses problèmes, ses états-d’âmes ne regardaient personne et il n’aimait surtout pas en parler en public. Mais comme sur beaucoup de points : la jeune femme qui lui faisait face était l’exception. Alors il lui répondit le plus honnêtement possible. Il haussa les épaules :

“Je ne sais pas si c’est bête ou non, c’est comme ça que j’ai été élevé même si ma grand-mère est la personne la plus incroyable que je connaisse.” Il regarda la main de la demoiselle sur la sienne sans pour autant réagir. “Je préfère que ça soit moi plutôt que la réalité. À mes yeux c’est moins douloureux. Si je peux t’éviter de te faire de la peine en te blessant : c’est un mal pour un bien. Être détesté, ne pas être apprécié : ça ne m’a jamais empêcher de dormir.” Elle en était reconnaissante… Mais cela n’empêchait pas Ban-Ryu de s’en vouloir légèrement. Pas assez tout du moins pour le montrer et encore moins l’avouer. Il ne fallait pas non plus pousser le bouchon trop loin. “Heureusement que tu es mignonne quand tu te fais ta moue de demoiselle je ne suis pas contente.” Il préférait terminer sur une note plus légère en accentuant le tout avec un sourire en coin.

Et puis il se mit à rire franchement en l’entendant dire que c’était fort. Il ne se fit pas prier pour le remplir à nouveau :

“Bois, ça fait du bien par où ça passe.”
La serveuse arriva avec les plats et le coréen se frottait déjà les mains en sentant les plats. “Ca c’est ce que j’appelle de la bonne cuisine !” Il attrapa la cuillère à soupe et les baguettes avant de commencer à manger. Dès la première bouchée, il laissa tomber ses épaules et mâcha tout en gardant un immense sourire : “Avec tout ça, je n’ai même pas eu le temps de te demander ce qu’il y avait de nouveau dans ta vie.”
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Sujet: Re: La blessure des mots. feat Ban-Ryu ( le Jeu 7 Mar 2019 - 16:27 )

Ban-Ryu & Luna.

Ses histoires qui se distillent comme une pommade sur son cœur blessé. Un rempart à son passé trop lourd à porter, même s'il n'est qu'illusion fait de mots inventés. Une parade que certain aime malmener juste pour la faire retomber dans la réalité.





Luna aurait pu mettre fin à cette soirée après les remarques de Ban-Ryu, mais elle commence à le connaître. Même si elle ne saisit pas toujours sa manière de faire. Elle apprécie sa compagnie, alors finir la soirée dans un restaurant ne la dérange pas. Elle se doute qu'il lui fera découvrir des plaisirs de son pays. C'est donc dans une ambiance plus légère qu'ils se retrouvent à table face à des mets exquis. Des mets qui mettent l'eau à la bouche.
Elle sourit quand il lui promet d'être son garde du corps.
Chanceuse en quelque sorte, pas toujours quand ses mots viennent égratigner son cœur d'orpheline, Elle ne manque pas d'ailleurs de lui rappeler que parfois il est rude avec elle. Un peu comme si Ban-Ryu abusait de deux facettes, mais deux facettes complètement opposé. Ce qui déstabilise souvent la jeune femme. Et la blesse aussi, plus qu'elle ne veut le montrer.
Luna voit rapidement que sa question l'embête.
Elle ne cherche nullement à le mettre mal à l'aise, elle veut juste comprendre ou du moins essayer. Parce qu'elle a beau porter une armure sur son être, elle reste au fond une femme fragile, fébrile et souvent désarmé face aux réactions du monde. Au départ il reste flou, dansant sur les deux tableaux comme pour la perdre d'avantage. Elle l'écoute, ne le coupe pas, lui laissant la chance de lui montrer de quel côté penche sa balance.
Est-elle un pion de plus dans sa vie ? Ou est-elle une privilégiée ?
« Et est ce que je peux savoir pourquoi j'ai ce statut ? » Elle qui se considère comme insignifiante aux yeux du monde, la preuve ses parents ont préféré l'abandonner plutôt que de lui donner une chance d'exister pour eux. « Enfin si la chose est explicable bien sur. » Elle ne veut pas qu'il s'énerve à nouveau et entendre des paroles qui pourraient encore déchirer son cœur trop tendre. Et un mystère de plus dans sa vie, et bien cela ne va pas la tuer.

Luna le regarde avaler ses verres sans problème. Elle ne tiendrait pas si elle enchainait de cette façon, « Non pas du tout. Je ne demande juste comment tu fais pour tenir le choc. Moi j'aurais déjà rouler sous la table. » En pleurant. En criant. En vomissant. Ou en tombant direct dans le coma. Elle l'ignore, et ne compte pas le savoir, elle sait juste que sa tête tourne rapidement au bout d'un verre. Elle n'a jamais cherché à connaître le résultat si elle poussait plus loin. Mais certains cherchent dans l'alcool un tas de compromis, comme le courage ou l'oubli.
Ce qu'ils trouvent rarement au final.
Ou alors à leurs dépends. « Et tu crois sincèrement que l'alcool va te permettre de ne pas être toi. Tu pourrais être pire, l'alcool mauvais tu connais. » Certains avec quelques verres dans le nez sont même pire qu'à jeûn. Luna a peut être peur de ne pas aimer ce qu'elle verra ou entendra. Pourtant elle voudrait comprendre. Saisir cette situation qui parfois semble à mille lieux de ce qu'ils vivent. C'est déroutant, et les blessures que causent volontairement ou involontairement Ban-Ryu marquent la belle.
Elle aimerait bien être indifférente. Luna
Elle aimerait bien que tout glisse sur elle, sans que rien ne rentre dans son cœur. Mais elle ne sait pas le faire. Au fond elle reste une enfant blessée, malmenée, à apprivoiser, pas tout à fait entière, en manque d'attention et d'amour. Une enfant sans réelle famille, sauf celle que l'orphelinat lui a offerte. Et il a des moments ou c'est dur à porter et à assumer.

Luna elle sent bien le malaise. Elle a peut être poussée le bouchon trop loin. Va t-il s'en mordre les doigts ? Va t-elle partir plus détruite encore ? Elle l'ignore mais elle comprend au regard de Ban-Ryu que cette discussion ne se fera pas sans douleur muette. Et cela lui fait peur. N'est-il pas encore temps de tout stopper ? Ne rien savoir n'est-il pas préférable ?
Trop tard le train est lancé.
A voir s'il va y avoir des dommages collatéraux ou si cette soirée aura juste comme anicroche un caleçon rose. Elle est encore très attentive face à son discours. Que cherche t-il a lui dire ? Quel message veut-il faire passer en tournant autour du pot ? Ban-Ryu est un être complexe et ses explications le sont tout autant. « Tout ce que tu fais c'est pour me préparer aux merdes que la vie va mettre en travers de mon existence. Tu te montres horrible parce que tu penses que je ne suis pas assez forte pour faire face si un problème me tombe encore dessus. » Elle fait de son mieux pour cacher toutes ses émotions. « C'est peut être un mal pour un bien pour toi. Mais pas pour moi. Cela ne t'empêche pas de dormir mais moi oui. » Comme un tas d'autres choses que Luna n’énuméra pas ce soir. Elle sent qu'elle n'en obtiendra pas plus même en usant que sa moue boudeuse. « Essaie de te dire qu'il y a peut être d'autre façon de faire passer le message .. » Elle marque une pause. « Sauf si les autres façons te font peur, parce qu'elles t'impliquent émotionnellement .. et ça tu ne veux pas. Ou tu veux le cacher. »

Luna baisse un instant les yeux, c'est le genre de discussion qui la bouscule. Alors elle reboit une gorgée. Vu que l'abus d'alcool semble d'une certaine façon, un remède. Ce qui fait rire Ban-Ryu. « Ça c'est toi qui le dit je n'en suis pas aussi sure. » Elle risque plus d'écoper d'un bon mal de crâne qu'une sensation de bien être. Les plats sont à présent à table, il est temps de les goûter et puis les odeurs qui s'en dégagent, sont des plus appétissantes. « Bon appétit. Tu es sur que l'on va tout manger. »
Pas que l'orpheline est un appétit d'oiseau, mais il y a tellement de plats différents.
« Tu me conseilles de commencer par quoi ? » Elle attrape ses baguettes, mais elle est bien moins à l'aise qu'avec une fourchette. Son ami en profite pour lui demander ce qu'il y avait de nouveau dans sa vie. « J'ai vu deux avant première la semaine passée. J'ai fais une nouvelle rencontre au parc. Meena une jeune femme venue de l'Inde. Elle a retrouvé mon cahier. » Elle passe vite fait sur cette histoire de cahier, en oubliant que son ami ignore qu'elle note tout. Elle commence à manger ce qu'il lui a indiqué. « Comment tu mets tes doigts pour bloquer tes baguettes ? » Toute une technique il semble pour y arriver. Mais l'orpheline s'applique pour y arriver, ce qui la fait sourire. Car Ban-Ryu va au moins deux fois plus vite qu'elle et il prend de l'avance dans la dégustation des plats.
Ou alors il était vraiment très affamé. 




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Sujet: Re: La blessure des mots. feat Ban-Ryu ( le Jeu 14 Mar 2019 - 19:37 )
S’il était dur avec ses amis, il l’était encore plus avec ses ennemis. Ban-Ryu ne faisait pas dans la dentelle, ce n’est pas faute d’essayer. Il n’est juste pas doué pour la plupart des interactions avec les humains. Etait-ce réellement si important que ça ? Il faisait des efforts au quotidien avec ses clients et ses employés : cela était un travail éreintant dont il se passait bien une fois loin du travail. Pourtant, de temps à autre : on le surprenait à avoir un mot gentil. Une attention particulière envers quelqu’un qui jugeait digne. Il était comme ça le coréen et ce n’est pas à son âge qu’il allait changer. Surtout avec Luna qui ne tarda pas à demander d’ailleurs pourquoi elle recevait autant d’attention. Probablement qu’elle aurait aimé s’en passer : mais Ryu ne pouvait pas se résigner à lui dire. Une autre fois.

“Gardons cela pour un autre soir hm ? Faut bien que je garde une part de mystère : sinon tu ne voudras plus me voir parce que tu me trouveras ennuyant.” Il sourit : “Ça serait dommage tu ne crois pas ?” Tant que Luna voulait encore le voir : il répondrait présent.

L’alcool sur la table, tout sembla plus simple. Il se servit un verre, puis deux sans vraiment s’arrêter par la suite. Pourquoi faire une pause en si bon chemin ? Il haussa les épaules :

“J’ai juste une longue histoire avec le soju alors… Disons qu’il a été mon meilleur ami pendant des mois après la mort de ma femme.” Il fit tourner nerveusement son alliance avant d’avaler sa salive. “Je suppose que je résiste mieux à ses charmes que toi qui n’en as jamais bu.” Il sourit tristement avant de se ressaisir en se redressant. “Je ne sais pas si je peux être pire que mon moi normal tu sais ? J’ai rien à y perdre. Au contraire, il paraît que je suis plus gentil et abordable. Disons ça ainsi.”

Il ne pouvait pas échapper à la suite, alors, il fit son possible pour être clair mais il remarqua à l’expression de Luna qu’il ne faisait que s’enfoncer. Elle fait même mouche quand elle affirma que les autres alternatives étaient plus douloureuses, car impliquaient de s’attacher émotionnellement. Ryu avait peur de cela. Il avait peur de voir dans le fond de ces yeux qui se baissaient des faiblesses dont lui-même souffrait. Alors, il blessait pour se protéger, égoïstement sans réellement penser qu’il y avait d’autres façons de faire.

“Tu as raison.” Il avala sa salive et passa sa langue sur sa lèvre inférieure. “Je pense que c’est la meilleure façon en oubliant que nous sommes tous différents.” Il réfléchit : “Mais je ne sais pas agir autrement.” Devait-elle donc s’en contenter ? “Cependant… Je ferais des efforts ok ?” Parce qu’au fond : il savait qu’il était déjà attaché à Luna. Qu’il le veuille ou non.

Préférant boire plutôt que s’étaler : la réaction de la belle en buvant le soju le fit sourire, pour ne pas dire rire. Bon sang que cela faisait du bien de pouvoir rire. De savourer des instants simples de ce genre sans avoir à se tracasser de rien d’autres. Quand la nourriture arriva, son regard se fit un peu plus pétillant : il était heureux. Bien trop peut-être : il s’en mordrait les doigts plus tard. En attendant : il ne pouvait pas faire autre chose que de sourire.

“Au pire, on demandera qu’il mette les plats dans des Tupperwares et tu pourras emmener ça pour ton repas demain. Ça t’irait ?” Il coinça ses baguettes entre ses doigts et commença déjà à manger. À la question de Luna il réfléchit. Avec ses baguettes, il mit des morceaux de kimchi et des morceaux d’or kimchi dans le bol de Luna : “Tiens, goûte ça. En Corée, on utilise le riz comme base et on met des accompagnements dessus.”

Il était sincèrement intéressé par la vie de la belle, alors il lui demanda rapidement ce qu’il y avait de nouveau. Elle était allée au cinéma et semblait avoir perdu son cahier :

“Tu écris un roman ou tu dessines ?” Ban-Ryu ne connaissait pas les talents cachés de Luna après tout. “Elles étaient bien ces avants-premières ?” Il n'allait presque jamais au cinéma. Il n’avait pas le temps il faut dire même si Mei adorait y aller.

Il montra à Luna comment tenir les baguettes doucement avant de se installer et de faire signe à une serveuse d’apporter des couverts. Ryu fit une pause dans son repas pour attendre la belle. Il était bien plus détendu dans ce genre d’endroit. (…) Les bouteilles de soju terminées et les plats presques : il se laissa tomber en arrière avant de se frotter le ventre.

“Tout va mieux après un bon bimbibap.” Il termina son verre et regarda Luna : “Tu as aimé ça va ? Ce n’était pas trop épicé ?” Ryu fit signe à la serveuse pour l’addition : “Tu es capable de marcher ou je te porte sur mon dos comme un preux chevalier ?” Dit-il en souriant un peu plus : l’alcool le rendait plus joyeux et plus enclin à montrer la meilleure facette de sa personnalité et puis : Luna méritait ça.
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