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- [Terminé] |Ban-Ryu| I'm never gonna let you close to me Even though you mean the most to me -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Elio Benucci10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Elio Benucci
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Sujet: [Terminé] |Ban-Ryu| I'm never gonna let you close to me Even though you mean the most to me ( le Mer 28 Nov 2018 - 17:35 )

Allongé sur la banquette où il avait passé sa dernière soirée avec Ryu, le bras sur le visage pour cacher la lumière, Elio tentait de se vider la tête. Il pouvait entendre le brouhaha des conversations lointaines, la musique qui émanait des enceintes accrochées au mur. Mais à part ça, la salle était plus ou moins calme, probablement dû à l’heure avancée de la nuit. Elio savait que le patron ne lui demanderait pas de partir avant la fermeture, son ancien employeur le laissait toujours noyer son spleen dans ses locaux, sachant qu’il n’ennuyait jamais les clients. Les carcasses de bouteilles de bières et les verres vides décorait la table, prouvant sans grande difficulté l’activité majeure d’Elio depuis son arrivée. La vérité, c’est qu’il n’allait pas bien. Il se sentait rechuter vers une impasse qui lui était déjà trop connue. Ce sentiment, il l’avait vu grandir depuis que Ryu avait croisé son chemin, à la sortie de l’école. Et aujourd’hui, en amenant son fils chez son amie pour y passer l’après-midi, tout lui avait sauté à la figure. Il ne pouvait plus fermer les yeux maintenant qu’il connaissait l’environnement dans lequel vivait Ryu : son adresse, sa maison. Et pour comble de malheur, Charlie n’avait que le nom de Meï à la bouche, comptant les histoires à l’école ou conversations qu’ils avaient.  Le brouillard dans lequel Elio s’était volontairement plongé venait d’être levé, laissant place à des dizaines de questions revenant au galop.

Alors après avoir été récupéré Charlie, il l’avait déposé chez sa sœur.  Normalement le jeune père aurait contacté Adalyn et c’est probablement ce qu’il aurait dû faire. Ils seraient sortis, se seraient amusés et peut-être même qu’Elio aurait oublié durant quelques heures le visage du Coréen. Mais ce soir, il n’avait pas la force de prétendre. Alors il est venu se réfugier dans ce bar, endroit qu’il fréquente de moins en moins mais dans lequel il y trouve certains repères importants quand il se sent perdu. Après avoir envoyé à Agata un sms pour qu’elle sache où le trouver en cas de problème, il a commencé à commander des verres… Jusqu’à s’allonger sur cette fameuse banquette. Evidemment il n’avait pas choisit la place au hasard, c’était aussi douloureux qu’apaisant de se retrouver ici.

Elio ne savait pas vraiment combien de temps s’était écoulé. Le simple fait d’enlever son bras pour regarder sa montre semblait être un effort considérable. Le groupe d’amis occupant la table à côté de lui avait quitté les lieux, laissant la pièce bien plus calme qu’auparavant. Mais l’ancien barman craignait que l’heure de la fermeture arrive. Il n’avait ni l’envie, ni la force de rentrer chez lui. Charlie dormait, sa sœur le lui avait écrit plus tôt, il n’avait donc plus à s’en faire. Son fils serait avec sa tante jusqu’au lendemain, restant probablement pour déjeuner vu l’alcool qu’Elio venait d’ingurgiter. Il devrait probablement appeler un taxi, mais l’idée s’envola aussi rapidement qu’elle était apparue. Il verrait ça plus tard.

C’est le bruit de la chaise traînant au sol qui attira son attention. Sûrement juste quelqu’un qui en avait besoin pour socialiser. C’est ce que la plupart des gens faisaient le samedi soir. Mais non, il pu entendre que quelqu’un s’asseyait. Et même sans voir, Elio sentait qu’on l’observait. Alors après un long soupire, il daigna enfin lever son bras. La lumière du néon lui crama la rétine avant qu’il reconnaisse Ryu. Était-ce le fruit de son imagination après tant d’alcool ? Un fantasme maintenant avoué qui prenait place dans sa tête ? Grognement mécontent alors qu’il laisse son bras retomber lourdement. « J’suis sûrement pas en état d’te parler » Puis qu’est-ce qu’il faisait là ? Était-il venu pour lui ? Et si c’était le cas, comment l’avait-il trouvé ? « Il reste une bière sur la table. Prends-là et casses toi tu veux ? » Elio tourne légèrement la tête alors que Ryu ne semblait pas vouloir bouger. Ainsi il pouvait le voir, regard qui témoignait de son taux d’alcoolémie « T’as pas finis d’me torturer ? Pourquoi t’es là ? »
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Ban-Ryu Kim
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Sujet: Re: [Terminé] |Ban-Ryu| I'm never gonna let you close to me Even though you mean the most to me ( le Dim 2 Déc 2018 - 20:37 )
« Ryu… J’ai besoin de ton aide. » Agata souffla longuement, elle savait que son ami ne parlerait pas tout de suite. « C’est Elio. Je… Il m’a laissé Charlie et il est parti. Je pense savoir où il est mais je sais aussi que ce n’est pas de moi dont il a besoin. » L’Asiatique souffla longuement. « Il est où ? Pourquoi tu n'appeles pas sa copine eh ? – Au bar où il travaillait avant. Je pourrais, mais je sais que ce n'est pas d'elle dont il a besoin. Pas ce soir. » C’était donc là-bas qu’il passait ses soirées quand il n’avait pas son fils ? Était-ce pour se souvenir de ce qu’ils ont vécu ou bien pour mieux insulter sa personne avec un verre à la main ? « S’il te plaît… Tu peux aller le chercher et le déposer chez moi ? » Un sourire ironique se dessina sur son visage même si Agata ne pouvait pas le voir : « Je ne suis pas sa baby-sitter, tu l’as dit toi-même il y a des années : il n’a pas besoin de moi. » Un nouveau silence s’imposa, mais cette fois-ci : il venait de la jeune docteur. « Je t’ai menti ok ?! Il ne t’a jamais oublié ! J’ai dis ça parce qu’à chaque fois qu’il t’avait au téléphone il fondait en larmes et … Et je voulais qu’il soit heureux. Avec ou sans toi. Quelque chose me disait que tu ne reviendrais pas. Même Hyun-Joong le disait. » Ryu hocha négativement la tête. « C’est mal de mentir, Agata. » Il l’entendit grogner à l’autre bout du téléphone : « Je sais. » Silence. « Va le chercher ok ? – Ok. » Il s’approcha déjà de la porte d’entrée pour prendre ses clés de voiture : « Au fait, je t’ai réservé une table le 25 Décembre avec Hyun-Joong. Arrêtez de vous tourner autour. » Puis il raccrocha sans plus de cérémonie. Son frère avait tout entendu : « Tu as fini de te mêler de notre histoire ? » Ban-Ryu enfila sa veste et ébouriffa les cheveux de son cadet : « Agata à commencer en se mêlant de la mienne. T’inquiète, je t’ai réservé une table dans un super bon restaurant. Je te donnerai l’adresse au dernier moment : histoire que tu ne puisses pas annuler ! » Puis il partit. Mei était au lit depuis longtemps : il n’avait donc pas besoin de rester.

Ban-Ryu arriva au bar et en passant la porte reconnu immédiatement les lieux. Rien n’avait changé en dix ans. Pas même le patron qui s’arrêta en reconnaissant le nouveau client. Il le salua d’un hochement de tête, le coréen fit de même avant de s’avancer vers la table. Elio semblait trop alcoolisé pour se rendre compte que quelqu’un était près de lui. Alors, il tira une chaise libre de la table voisine pour s’y asseoir à califourchon. Sans rien dire, se contentant de le regarder jusqu’à temps qu’il émerge : il se laissa retomber dans la nostalgie de l’endroit. C’est ici qu’ils avaient fait l’amour pour la première fois. Une nuit qui l’avait hanté : surtout dans les premiers mois de son mariage et bien après à dire vrai. Hwa-Young était parfaite en tout point et ses sentiments pour elle étaient encore forts, toujours aussi sincère mais elle n’était pas Elio. Elle le savait mais n’avait jamais jugé son mari : bien au contraire. Un jour, elle lui avait même dit qu’elle préférait que l’autre personne dans son cœur soit un homme : au moins elle n’avait pas à se battre.
Quand finalement son ami releva sa tête, Ryu pencha la sienne et l’écouta. Non. Il n’était certainement pas en état de parler : mais il ne lui demandait pas un tel effort. Pas encore tout du moins. Il regarda la dite bière et étendit son bras pour l’attraper avant de la porter à ses lèvres. Elle était encore fraîche, fort heureusement. Puisque son ami lui avait offert : il allait la garder dans sa main. Cela sera une chose en moins dans l’estomac d’Elio. Finalement, le père de Charlie lui demanda ce qu’il faisait là.

« Te torturer hein ? J'ai l'impression que tu n'as pas besoin de moi pour ça. Il n'y a qu'à voir où tu es affalé... » Il ricana légèrement : « Il est bon de voir que tu es toujours une drama queen, Elio. Tu veux que je demande à ton ancien patron de changer la déco ? S'il n'y à que ça : je peux lui donner assez d'argent pour chanter tous les meubles. » Ban-Ryu prit une autre gorgée d’alcool : « Agata est inquiète, alors : elle a envoyé la cavalerie te chercher. AKA : moi. Je parie que rien que pour ça elle est contente que je sois revenu. » Il soupira longuement : « Elle m’a même avoué quelque chose d’intéressant… » Devait-il réellement lui dire ? Oui. Probablement. « Apparemment, elle nous a tous les deux menés en bateau pour notre propre bien. » Il n’était pas en colère contre elle. Loin de là. « Je suis là parce que je ne peux pas être indifférent. Je ne peux pas rester dans un coin et te laisser couler. Tu as réussi jusque-là : tu as enfin la situation que tu mérites :  ne va pas tout gâcher hein ? » Ban-Ryu était inquiet, mais trop maladroit avec les mots pour l’exprimer correctement : « S’il n’y a que ça, je peux voir pour repartir bientôt. Semblerait que tu sois mieux sans moi dans ta vie. Mei est déjà attachée à Charlie : mais il est encore temps qu’on s’interpose si c’est ce que tu souhaites. »
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Sujet: Re: [Terminé] |Ban-Ryu| I'm never gonna let you close to me Even though you mean the most to me ( le Lun 3 Déc 2018 - 11:17 )
Si Elio avait eu besoin de compagnie, il aurait appelé Ada ou serait resté chez sa sœur. S’il préférait de la compagnie masculine, il aurait proposé à Rowtag d’aller se prendre quelques verres afin de passer la soirée. Le jeune père était loin d’être seul, il avait des amis et des connaissances pour danser jusqu’au petit matin et se vider la tête. Mais pas ce soir. Non, il voulait se retrouver seul dans cet endroit si spécial. Depuis le départ de Ryu, il n’avait amené personne ici, comme pour garder un souvenir intact de leur soirée sans le ruiner avec un autre visage familier. Et comme si ses pensées se matérialisaient, voilà que le Coréen se trouvait en face de lui, assit à califourchon sur une chaise. Douce ironie du sort qui s’acharnait sur lui depuis qu’il avait été cherché son fils à l’école. Comment une décision aussi simple que cette dernière avait pu engendrer tant de questionnements et de soirées alcoolisées ? Elio ne pouvait pas sombrer. Pas encore. Il avait un fils, un travail qui lui plaisait. Le concierge savait qu’il devrait bientôt se mettre un bon coup de pied au cul pour retourner sur la bonne voie afin de ne pas tout gâcher. Ce soir il s’autorisait à être faible et demain, il reprendra sa vie en main.

Ses mots sont tintés d’une touche d’agressivité. Il se protège de cette façon, incapable de paraître distant face à la situation. « Tu penses vraiment que l’argent peut arranger ça ? » Oh, qu’est ce qu’il aimerait troquer ces sentiments pour quelques euros. Le bras relevé pour croiser le regard de l’asiatique, un long soupire s’en suivit. « Je ne changerais cette déco pour rien au monde. C’est la seule chose qui n’a pas changé depuis ton départ. J’ai des souvenirs avec toi dans chaque recoin de ce bar » Il avala difficilement sa salive, sachant que l’alcool déliait sa langue. « Mais mon endroit préféré reste cette banquette. Si je ferme les yeux et me concentre assez fort… » Il ferma d’ailleurs les paupières pour prouver la véracité de ses mots « J’ai parfois l’impression de sentir ton odeur ou entendre ta voix » Ce n’était qu’un vague souvenir, son cerveau qui lui jouait des tours. Parce qu’en arrêtant de répondre à ses appels, Ryu n’avait pas seulement coupé les ponts. Il avait aussi empêché au brun de se raccrocher à sa voix qui devenait de plus en plus flou à son esprit. « Je ne viens pas ici pour jouer les drama-queen Ryu » Pour cela il aurait demandé de l’attention, cependant il voulait être seul « Je viens ici parce que j’me sens bien sur cette banquette. C’est l’endroit où pour la première fois de me vie j’étais pleinement heureux » Bien sûr il avait ensuite eu Charlie, c’est un sentiment qui était incomparable avec leur nuit. Mais en portant son fils dans les bras la première fois, Elio avait eu un léger pincement au cœur en réalisant que son meilleur ami n’était pas là.

Mâchoire qui se serre alors qu’il attrape le dossier en cuir pour se redresser, posant les coudes sur la table pour ne pas perdre l’équilibre. Le menton dans la paume de sa main, Elio tenait d’écouter les mots du Coréen mais son attention était figée sur ses traits. Il détaillait ce visage qui avait hanté ses nuits, descendant son regard sur le torse du brun, imaginant sans difficulté les muscles se dessinant en dessous. Cela devait se voir qu’il était plus accaparé par le corps de Ryu que ses mots, mais Elio arqua un sourcil en entendant le nom de sa sœur. « Attends …. Tu vas trop vite » Son cerveau imbibé ne pouvait suivre les paroles de l’asiatique. Il n’arrivait pas à comprendre comment sa sœur les avait menés en bateau. Puis soudain, tout devint clair…Du moins dans sa tête. « C’est vrai que de te demander de venir me chercher ici… C’est ironique » C’était la seule explication logique qu’il trouvait aux mots de son ancien ami, ne se doutant pas qu’elle pouvait être la cause du silence de ce dernier.

Alors il était là pour ne pas le laisser couler ? Était-ce une façon maladroite de lui dire qu’il s’inquiétait pour lui, qu’il avait toujours un œil pour veiller sur ce qu’il faisait ? Ces quelques suppositions renforcèrent le tonnerre de sentiments qui grondait dans le cœur du brun. Et voilà que maintenant Ryu parlait de repartir, de le laisser de nouveau. Cette fois ce serait de son propre gré et non par la force des choses. Elio souffla longuement et tira ses cheveux en arrière pour tenter de les dompter . « Tu comprends rien… » Déception alors que l’Italien réalise qu’ils ne sont plus sur la même longueur d’onde, qu’ils ne se comprennent plus en un regard comme par la passé. « Tu m’as manqué Ryu. J’pensais être passé au-dessus de ça et… » Et visiblement il s’était trompé. Il avait simplement enfoui le tout pour refouler la vérité. Il était bon pour ça. « Quand on s’est recroisé la première fois, tu m’as dit que je savais pourquoi tu avais coupé les ponts » Il relève les yeux pour croiser le regard su brun « La vérité c’est que j’en ai aucune idée. T’as disparu sans aucune explication. Tu m’avais dit que tu répondrais, tu m’avais dit qu’ensemble on y arriverait » Ensemble. Ce mot semblait bien lointain maintenant. Il avait perdu son meilleur ami. « T’as aucune idée de ce que j’ai pu penser. J’me suis dis que t’avais trop provoqué ton père, j’me suis dit qu’il t’était arrivé quelque chose ! » Il réalise que le ton monte quand quelques têtes se tournent vers eux. Le patron lui fait d’ailleurs signe de se calmer, chose qu’Elio tente de faire en soufflant. D’un ton plus calme, décibel plus bas, il continue« Tu m’as abandonné Ryu. Qu’importe tes excuses t’aurais dû me dire au revoir. J’pense que je méritais au moins ça »
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Sujet: Re: [Terminé] |Ban-Ryu| I'm never gonna let you close to me Even though you mean the most to me ( le Lun 10 Déc 2018 - 22:50 )
Ces retrouvailles… Combien de fois il les avait joué et rejoué dans sa tête ? Combien de tournures cela avait pris ? Bien trop. Les seules qui étaient restées dans son esprit étaient aussi catastrophiques que celle qu’ils vivaient à l’heure actuelle. En vérité, depuis qu’il était parti : il n’avait pas arrêté de penser à ce moment. Ban-Ryu avait rapidement compris cependant, que l’influence de son père était bien plus importante qu’il ne l’avait escompté. Tenir bon n’avait pas été facile et à plusieurs reprises il avait résisté à la tentation de prendre le premier avion pour Naples. Elio lui manquait. Plus que de raison. C’était son visage qu’il avait dans sa tête quand il se réveillait et celui qu’il était imprimé dans sa rétine en allant se coucher. Agata avait coupé l’herbe sous le pied à tout espoir d’un jour retrouver Elio cependant quand ce terrible soir elle l’a supplié de ne plus jamais appeler car il avait refait sa vie, pour ne pas dire oublier. Évidemment qu’il avait cru sa sœur de cœur : pourquoi remettrait-il en question sa parole ? Qu’importent les raisons derrière cette demande : force était d’avouer qu’après cet appel il s’était vraiment jeté à corps perdus dans son mariage. Le résultat dormait non loin de lui tous les soirs. Sa fille, sa joie de vivre pour ne pas dire sa raison. Alors certes, cela était un mensonge : un du genre terrible et hideux, mais qui avait tout de même eut des conséquences positives. Ban-Ryu n’avait de toute façon pas la foi d’en vouloir à celle qui voulait protéger deux personnes importantes pour elle. Il lui en parlerait cependant, de vive voix. Ce genre de choses ne se réglait pas par téléphone. On pouvait dire qu’il était old-school, mais c’était un fait.
En pénétrant dans le bar, il savait très bien à quoi s’attendre. Il connaissait Elio par cœur : il ne fallait pas le prendre pour un lapin de six semaines. Le patron ne mit pas de temps à le reconnaître : des Asiatiques qui passent sa porte ce n’est pas quelque chose de communs. C’était bon en un sens d’arriver dans un endroit si familier. À Seoul, on savait qu’il était. Revenir à Naples avait au moins eut le don de lui permettre de souffler un peu. Ici, tout le monde se fichait de qu’il était. Tirant la chaise pour s’attabler près de son ami : il ne se fit pas prier pour attraper la bouteille de bière et la boire. Hors de question de gâcher une goutte d’alcool. L’agressivité dans la voix et dans les mots d’Elio ne lui font ni chaud, ni froid. Il trouve même le culot de répondre ironiquement. Son sourcil arqué, son regard ne fléchissait pas. Il regardait le père de Charlie dans le blanc des yeux.

« Alors pourquoi tu te plains de souffrir si tu ne fais rien pour t’en sortir hein ? » Il souffla longuement et leva ses yeux au ciel tout en buvant plusieurs lampées de houblons. « Tu entends ma voix parce que je suis à côté toi. » Être le bouc émissaire, celui qu’on insulte, qu’on frappe : cela ne dérangeait pas. Tant qu’Elio se sentait mieux après ça.

Ban-Ryu le laissa marmonner dans sa barbe. L’alcool avait toujours délié sa langue. Toujours. « Tu veux que je demande si je peux acheter la banquette et je la livre chez toi ? » Une solution comme une autre. Il se redressa d’ailleurs, prêt à faire signe au patron.

Avant cependant, il se devait de dire à Elio la révélation qu’Agata lui avait faite. Il était en droit de savoir. Quand il se redressa, ce fut pour croiser son regard qui ne mit pas de temps à descendre sur son torse : faisant rire l’Asiatique. Cependant, il trouva le mot juste pour le sortir de ces rêveries.

« Elle aurait du appeler ta chérie. C’est ce que je lui ai dit, mais elle pensait que tu avais besoin de moi. Pourquoi ? Je ne sais pas. Il est clair que je suis la raison de son mal-être. » Il prit une autre gorgée puis commença à arracher l’étiquette.

Même avec toute la volonté du monde : il ne pourrait jamais laisser Elio dans la merde. Ce n’est pas pour rien qu’il avait envoyé quelques-uns de ses hommes de main pour garder un œil sur les Benucci. Ryu savait tous les agissements du frère et de la sœur. C’était sa façon à lui de les protéger. C’est justement parce que des hommes les surveillaient qu’Agata avait évité d’être attaquée dans la rue. Cependant, si jamais on lui demandait des explications : il plaiderait non-coupable. Il n’avait pas envie que ça se sache. Encore moins qu’Elio comprenne que Ryu était loin, mais que son cœur lui avait toujours appartenu. Une partie tout du moins. Et maintenant ? Qu’en était-il de cet organe écorché à vif ? Il n’en savait trop rien. En réalité, il le laissait mourir. Cela était plus facile que de tenter de le soigner. Et c’est bien pour ça qu’il osa faire cette proposition indécente, qui le rendait malade : repartir. Il était prêt à repartir pour qu’Elio puisse à nouveau être heureux. Il semblait avoir plutôt bien réussi sa vie sans lui. Il laissa l’Italien parler : ne perdant pas une seule parole. Non il ne comprenait pas et il attendait que l’homme en face de lui donne les bons arguments. Son regard provocateur le mettait au défi d’utiliser les bons mots pour briser son cœur un peu plus. C’est pourquoi, l’interrompre n’était pas dans ses plans et ce même quand Elio leva la voix : se faisant remarquer. Ban-Ryu se retenait de rire : un peu plus et cela ressemblait à une soirée lambda entre eux il y a une décennie de cela.

« Tu sais bien que je ne suis pas le genre d’homme à trouver des excuses hein ? » Il termina d’arracher le papier de la bouteille avant de la terminer et de faire signe au patron de remettre la même chose. « Tu veux que je te réponde point par point ou bien que je te fasse un monologue ? » Sourire en coin, son air désinvolte cachait quelque chose de terriblement plus sombre. « Contrairement à toi, je n’ai jamais pensé que j’étais passé au-dessus de tout ça, de nous. Mes sentiments pour toi ne se sont jamais ternis. J’ai perdu tout espoir de trouver une quelconque paix à ce niveau. » Il passe sa langue sur ses lèvres avant de serrer les mâchoires. « Je t’ai dit au revoir pour ta gouverne, mais tu dormais profondément. » La pression sur sa bière se fit un peu plus forte : « Tu as été le premier à enterrer ce qu’on avait, Elio. T’es le premier à t’être décoté quelqu’un : Agata me l’a dit même si maintenant… Je ne sais pas si c’était vrai ou non. Qu’importe, de toute façon c’est dans le passé. » Le patron posa une bouteille neuve et débarrassa rapidement la table. « Et je ne vis pas dans le passé. Plus maintenant. Il est trop douloureux. La seule chose que je puisse faire c’est me construire un futur où je n’ai pas l’impression de mourir à chaque fois que je te vois ou que je pense à toi. »

Ban-Ryu prit une puis deux gorgées de bières. Il regarda autour d’eux la décoration vintage qui n’avait jamais réellement changé.

« Qu’est-ce que tu veux faire maintenant Elio ? » Il reporta son attention sur lui : « Interdire à nos enfants de se voir ? Je crois que c’est peine perdue. Prétendre qu’on ne se connaît pas ? On sait tous les deux que ça ne va jamais marcher. » Il se redressa et remit correctement sa veste de costume : « Si tu veux reprendre où on en était avant que je parte : ça me va. » Il était sincère. Un peu trop peut-être. Il était lucide, bien trop pour son propre bien.
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Sujet: Re: [Terminé] |Ban-Ryu| I'm never gonna let you close to me Even though you mean the most to me ( le Mer 19 Déc 2018 - 15:39 )
Ce qui avait le don d’énerver encore plus Elio, c’était bien la nonchalance de Ban-Ryu. Ne prenait-il donc pas la situation au sérieux ? Le temps avait-il suffit à effacer tout ce qu’il y avait eu entre les deux jeunes hommes pour que Ryu puisse ainsi jouer l’indifférence ? Alcool ou non, Elio était incapable de faire semblant. Il n’avait jamais été bon comédien, surtout pas devant le regard de celui qui était autrefois son meilleur ami. Son mal-être n’était pas une veine opportunité d’attirer la pitié sur lui, encore moins une façon de se rapprocher du Coréen. Pour tout dire, il ne pensait même pas le croiser ce soir. Il était certain en venant se terrer ici qu’on le laisserait seul jusqu’à la fermeture du bar. Son programme n’était pas glorieux : boire jusqu’à ce que son corps soit trop lourd à porter et qu’il tombe de fatigue sur cette banquette renfermant des souvenirs si précieux. Cela marchait d’habitude…Et le lendemain il reprenait le cours de sa vie en mettant cette malencontreuse soirée de côté. Il fallait s’autoriser à être faible pour ensuite trouver la force d’être plus fort. Du moins c’est ainsi que le jeune père voyait les choses. Mais quand Ryu lui demanda la raison de ses plaintes, Elio savait qu’il ne pouvait pas lui expliquer sa façon de voir. Le brun ne comprendrait pas, trouverait probablement cette idée stupide et n’hésiterait pas à lui en faire part. Non, autant qu’il garde le silence. Il pourrait pourtant débattre en disant que sa situation était bien meilleure qu’au départ de Ban-Ryu. Il avait un bel appartement, un métier qui lui plaisait et ne galerait plus à payer les factures. Adalyn et Charlie faisaient aussi partie du tableau pour le rendre plus rose. Bien sûr qu’il avait bataillé pour en arriver là, mais au fond l’Asiatique devait le savoir.

« Tu veux que je demande si je peux acheter la banquette et je la livre chez toi ? » Elio souffla longuement. « Me dis pas que t’es devenu comme tous les autres friqués qui ne pensent qu’à la thune… » D’abord il avait proposé de donner de l’argent pour changer la décoration du bar et maintenant il voulait simplement acheter la banquette. « L’argent doit tout arranger dans ton monde. Mais pas dans le mien Ryu » Il haussa les épaules comme si cela était une évidence. Il savait que la vie était plus simple avec une abondance de billets, mais il espérait sincèrement que le Coréen n’était pas tombé dans le piège de l’avarice.

Ban-Ryu ne mit pas longtemps à expliquer que c’était Agata qui avait fait appel à lui. Et alors que le brun prononce le mot « chérie », Elio étire son premier sourire. Pas que la pensée d’Adalyn le rende si heureux, mais c’était la preuve que le Coréen ne savait pas tout sur lui. Il pensait qu’il était en couple avec cette jeune femme, pour une fois dans sa vie, Elio avait l’impression d’avoir une longueur d’avance. « Probablement parce que ma sœur s’est dit qu’il fallait mettre cartes sur table » Et c’est ce qu’il tente de faire en parlant du comportement de Ryu, du silence imposé sans que le brun ne comprenne pourquoi. Il tentait d’expliquer, d’exprimer ses sentiments sans non plus trop en dévoiler. Ce n’était pas chose aisée avec l’alcool qui coulait dans ses veines. « Tu veux que je réponde point par point, ou que je fasse un monologue ? » Il y a ce sourire, cet air presque moqueur qu’Elio ne loupe pas. Et il regrette instantanément cette pulsion d’honnêteté. En voyant le patron arriver, le jeune père descendit son regard sur les verres pour en trouver un à moitié vide et l’attraper avant que la table soit nettoyée. Il avait déjà trop bu, mais il savait que le reste de la conversation ne serait pas simple. Il écouta en continuant de fixer son verre, vue bien plus simple à son goût. Mais il serra les dents avant de répondre. « Le premier ? Ben écoutes si tu la retrouves tu me donneras son nom parce que là je vois pas ! » Il se mord nerveusement l’intérieur de la joue pour contenir sa rage. Il y avait eu des femmes oui, des demoiselles d’un soir à qui il ne donnait jamais de nouvelles après avoir visité les draps. C’est d’ailleurs ainsi que Charlie avait été conçu : avec une brune qu’Elio pensait oublier dès le lendemain. Mais jamais il ne s’était lancé dans quelque chose de sérieux après le départ de Ryu. Il voyait Ada, mais ils n’étaient que de simples amis au début. Même si théoriquement, c’était toujours le cas aujourd’hui. Elio releva le regard quand Ryu parla de ce qu’il ressentait quand il pensait à lui. Il n’avait pas l’air d’être mal pourtant. Il trouvait la force de sourire ou de faire de l’ironie.

Qu’est-ce qu’il voulait faire ? En voilà une bonne question. Il crevait d’envie de se lever, de s’approcher et de le serrer dans ses bras en lui disant qu’il lui avait manqué. Il voulait de nouveau sentir ses lèvres contre sa peau et ses doigts parcourir son torse. Il voulait voir le regard du Coréen changer, ses mots devenirs plus doux et sa voix plus rauque sous le désir. De nouveau, les yeux d’Elio passèrent sur la chemise de Ryu, passant ses dents sur sa lèvre inférieure sans même le réaliser. Peut-être qu’il aurait été plus discret s’il n’avait pas avalé tant de whisky préalablement. Puis il dévia sur ses bras et finalement sa main gauche où la bague trônait fièrement, constant rappel que Ryu avait donné son cœur à sa défunte femme. « Je me suis déjà jeté dans la gueule du loup. Je ne vais pas recommencer » Il reposa son verre maintenant vide « La chute a été difficile et l’atterrissage encore pire » La vérité c’est qu’il avait peur. Peur d’accepter de nouveau. Et si le sourire de Ryu revenait ? Celui qu’il abordait tout à l’heure. Puis c’est la voix de son père qui résonna de nouveau : tu pensais vraiment que quelqu’un pourrait aimer un type comme toi ? T’es rien Elio. On t’utilisera, puis on te jettera.

Elio se massa légèrement le crâne pour que les souvenirs s’échappent. Son père était toujours là, à sa façon. « Charlie et Meï pourront se voir à l’école, aux anniversaires… Et de temps en temps à la maison. Toi et moi on peut se voir ici et là. Prendre un verre. Mais c’est tout» Il hocha négativement la tête « On peut pas reprendre comme si t’étais jamais parti Ryu. On peut pas simplement sauter dans un lit et oublier les dernières années. Avant je te faisais confiance mais maintenant... » Ryu lui avait promis de ne pas lui faire du mal et c’était celui qui lui avait déchiré le cœur sans raison. Du moins, sans raison valable pour Elio.

S’appuyant sur la table, il se releva avec peine. Il n’avait pas autant bu depuis des lustres, se mettre sur ses jambes était un exercice plus difficile que prévu. Elio s’approcha de Ryu avant de passer une main sur son visage. Le geste était doux, bien trop pour de simples amis venant prendre un verre. « T’as survécu 10 ans. T’as une fille magnifique et t’es de retour à Naples. T’as pas besoin de moi pour avoir un futur brillant. » Ses doigts s’arrêtèrent sur sa mâchoire et du pouce il caressa les lèvres du brun. « Je serais incapable de t’ignorer. On peut simplement être…amis. Ou quelque chose du genre » Dans son petit monde, il ne réagissait pas qu’il y avait du monde autour … Ou que ses gestes disaient le contraire de ce qu’il venait d’annoncer « S’il y a un dieu, il doit me tester là-haut. Parce que tu reviens encore plus beau que t’es parti »
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Sujet: Re: [Terminé] |Ban-Ryu| I'm never gonna let you close to me Even though you mean the most to me ( le Ven 21 Déc 2018 - 14:31 )
Cela faisait depuis longtemps que les histoires de sa vie personnelle ne régissait plus son quotidien. De la distance, il en avait mis. Ban-Ryu n’avait pas le choix. Dans le milieu du business : les plus faibles se faisaient manger. Lui, il voulait être en haut de la pyramide et non en bas. Pour ça, il avait dû faire des sacrifices, comme l’idée d’un jour pouvoir vivre avec une personne qui le rendait aussi heureux qu’Hwa-Young. Probablement parce que cette dite personne se trouvait devant lui : ivre et clairement pas enclin à retrouver ce qu’ils avaient quand ils se sont quittés. Il était difficile pour lui de faire des efforts : sa fierté mal placé l’en empêchait bien souvent. Pourtant, comme sur beaucoup de choses, Elio avait un pouvoir sur lui comme nul autre. C’était peut-être ça le problème : il lui procurait des sensations uniques ; obligeant bien souvent son cœur et son esprit à faire des montagnes russes. En attendant cependant, il tenta de savoir ce qu’il pouvait faire : autre qu’offrir son cœur sur un plateau d’argent. Il aurait été plus simple si Elio se serait contenté de la banquette.

« Qu’est-ce que ça peut te foutre si c’est le cas ? » Grogna-t-il. « On ne vit pas ensemble à ce que je sache. » Histoire de mettre les points sur les i : il mettait les choses au clair. Aux dernières nouvelles : il faisait encore ce qu’il voulait.  En entendant Elio s’apitoyer sur son sort il leva ses yeux au ciel : bon sang ce qu’il avait envie de le frapper en cet instant. « Dans mon monde, c’est pas en s’apitoyant sur son sort que tu arrives à quelque chose. Et ça, tu n’as pas besoin d’être Crésus pour le faire. » Rétorqua-t-il. Lui aussi pouvait faire mal. Il était passé maître en la matière.

Ban-Ryu ne manque pas la risette d’Elio quand il utilise le diminutif de ‘chérie’ pour parler de sa compagne. A voir sa réaction, il avait vu juste. Qu’importe que cela soit du flan comme le disait certains de ses hommes : rien ne pouvait enlever le fait qu’il avait quelqu’un lui. Tant mieux. Son ami avait toujours été une personne qui a besoin d’un compagnon de route. Que ce dernier ait des seins ou non n’était pas le problème de Ryu qui préférait la solitude.

« Agata s’est assagie, elle est devenue une vraie femme. Elle ira loin cette petite. » Même si elle avait bien foutu la merde entre eux. Elle pensait probablement que cela était la meilleure chose à elle pour les deux loustiques qui souffraient de la distance forcée.

Et voilà rapidement qu’Elio se lance dans des explications : utilisant le cœur plutôt que la raison mais encore une fois : Ryu n’était pas étonné. Il était bon de voir que certaine chose ne changerait jamais. Il voulu mettre les choses aux clairs, concernant les accusations qu’il venait de subir. Puisque l’homme en face de lui voulait faire les comptes : il allait se faire une joie de les faire.

« Désolé de ne pas avoir demandé la liste complète à ta sœur de toutes les femmes que tu t’es fait. A dire vrai… Je ne sais même pas si elle aurait pût me la donner de toute façon. Mais j’aurais dû essayer c’est vrai, je m’en rends compte maintenant : juste pour te la coller sous le nez. »

Malgré ces mots durs, malgré l’envie de partir et de le laisser se noyer dans l’alcool : Ban-Ryu restait sur ses positions et s’ouvrit même un peu. Quelque chose d’étonnant pour lui, d’hors du commun. Elio s’en rendait-il compte seulement ? Le regard de son ami changea et il remarqua à nouveau qu’il regardait son torse. Il ne broncha pas, ne fit pas de remarque : si cela pouvait lui faire plaisir. Plus il parlait et plus il comprenait qu’il n’y avait pas de retour possible entre eux. Il mit fin à tout espoir dans le cœur de l’asiatique en affirmant qu’il s’était déjà jeté dans la gueule du loup et s’en étaient mordu les doigts. Parce qu’il pensait sincèrement que Ryu n’avait pas souffert ? Ses poings se serraient au fur et à mesure qu’Elio parlait.

« Non. » Sa voix était sans appel. « Je n’ai pas envie de te voir ici et là, pour quelques verres. » Il était catégorique. Ban-Ryu était un homme entier. Il voulait tout ou rien. « Pour Mei, je ferais l’effort d’être cordial avec toi, mais n’attends pas plus de moi. J’ai compris. » Il avala difficilement sa salive : il regrettait tellement de s’être ouvert un tant soit peu. D’avoir prit son courage à deux mains pour proposer de reprendre là où ils s’étaient arrêtés. Il avait été con de croire qu’en effet : Elio l’avait attendu. « Tu vois, c’est là où on est différent toi et moi : je n’ai pas perdu ma confiance en toi. » C’était son erreur. « Mais ne t’en fais pas, une fois sortie du bar je changerais ça. » Il allait terminer de détruire ses sentiments pour l’Italien et remettre Elio à la place de simple connaissance. Enfin… Essayer.

Il le regarda se lever et serra ses mâchoires jusqu’à faire grincer ses dents. Il jouait avec ses nerfs. Clairement. Ce n’était pas vraiment une bonne chose en vue de son état psychologique à l’instant. Il n’écouta pas Elio faire le sum-up de sa vie. Au lieu de ça, il repoussa violemment sa main à l’instant  où il toucha ses lèvres.

« Lâche-moi ! » Grogna-t-il. Il se leva et siffla entre ses dents. « Tu te fous vraiment de ma gueule hein ? Tu joues avec mes nerfs ? Ma patience ? Faudrait savoir ce que tu veux. Un coup tu veux être avec moi et l’autre tu me blâmes de tous les malheurs de ta vie : comme si je n’avais pas assez des miens à porter au quotidien. Tu ne sais rien de ce que j’ai vécu, de ce que je vis. Tu crois vraiment être le seul à avoir souffert ? Ne t’avises pas de prétendre connaître ma vie ‘brillante’ comme tu dis si bien. » Il alla au comptoir et paya la note avant de revenir vers Elio : « Je te ramène chez ta sœur. » Il lissa son costume et sortit dehors pour s’allumer une clope le temps que celui qu’il pensait être son ami reprenne ses esprits et daigne le suivre.

En réalité, Ban-Ryu était blessé. Parce qu’il avait fait le premier pas, le second et le troisième mais que même en faisant ça : Elio ne semblait pas enclin à comprendre. La différence entre eux ? L’asiatique ne le blâmait pas pour tout ce qui allait mal dans sa vie. Ce n’était pas de sa faute s’il n’avait pas put revenir avant. Si Agata avait détruit ses espoirs de retrouver Elio et ce même s’il revenait. Il était une victime comme celui qui avait un jour été son meilleur ami.
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Sujet: Re: [Terminé] |Ban-Ryu| I'm never gonna let you close to me Even though you mean the most to me ( le Ven 21 Déc 2018 - 17:27 )
Alors que Ryu parla d’Agata, Elio se contenta d’hocher la tête. Il était tellement fier de sa sœur, du chemin qu’elle avait parcouru. A cause de leur situation familiale chaotique, le brun avait pratiquement élevé sa cadette, faisant de nombreuses erreurs d’adolescent au passage. Il n’avait pas la maturité pour se prendre une telle responsabilité sur les épaules. Il avait souvent délaissé sa frangine pour des soirées un peu trop alcoolisées en compagnie de l’homme lui faisant face. Il n’avait jamais été capable de l’aider pour ses devoirs, détestant lui-même les cours qui l’ennuyaient au plus haut point. Mais compte tenu de la situation – et de son jeune âge- il avait fait de son mieux. Chose qui aurait plu à sa mère, si elle pouvait en être consciente. C’est probablement pour cela qu’Elio avait pris le rôle tant à cœur, pour le souvenir de sa défunte mère.  Il s’adoucie d’ailleurs en répondant à Ryu, comme si s’énerver en parlant de sa sœur était un blasphème. « Elle a beaucoup changé depuis que tu es parti oui. C’est plus une ado maintenant » Il étira un léger sourire « Elle réussira ses études et deviendra la plus grande docteure de l’Italie. De l’Europe même » Relevant ses yeux vers Ban-Ryu, il avoua « Tu es son model aussi tu sais ? T’as la rage de gagner et l’ambition que je n’ai pas. Et c’est pas de mon père qu’elle a chopé ça » Est-ce que sa mère était une battante ? Elio n’en avait aucune idée. Son père n’avait jamais voulu aborder le sujet avec ses enfants. Il avait enterré le souvenir de Sara sous les litres d’alcool. En six ans, Elio a eu le temps d’emmagasiner des images, des sourires et des chansons. Mais il serait incapable de dire comment était vraiment sa mère à part douce, aimante et le sourire aux lèvres.

Rapidement, la conversation se corsa. Les deux hommes ne se comprenaient pas. Au lieu de se rapprocher l’un de l’autre, ils semblaient se repousser pour se faire d’avantage souffrir. Était-ce volontaire ? Probablement pas. Elio et Ryu avaient toujours été les opposés parfaits, une équipe forte dans le passé qui avait été brisé par la distance et les incompris. « Je n’ai pas pour habitude de raconter chacune de mes parties de jambes en l’air à ma sœur non. Sinon elle aurait été au courant bien plus rapidement pour nous » Il se passa nerveusement la main dans les cheveux, n’aimant pas la tournure des événements. « Il y a eu des femmes, j’vais pas te mentir là-dessus. Mais elles ne comptaient pas, je ne laissais jamais mon numéro ou même mon nom de famille » Soufflant longuement en tournant le verre entre sa main droite, il regarda Ryu « Est-ce que ça fait vraiment le poids contre un mariage ? Cette femme tu l’as aimé, tu l’aimes probablement toujours…Sinon tu ne garderais pas la bague »

Elio tenta de trouver un terrain d’entente. Il ne voulait pas l’effacer de sa vie, il savait que ce serait impossible…Surtout avec leur enfant respectif étant amis. Proposer de se voir de temps à autre était une façon de reprendre doucement, de réapprendre à s’apprivoiser au lieu de se sauter directement dessus. Et pourtant il en crevait d’envie, son langage corporel le prouvait. Mais le « non » de Ryu claqua dans l’air. Elio avala difficilement sa salive tout en hochant la tête. « Tout ou rien eh… ? J’aurais pas dû oublier ça » Parce que le Coréen avait toujours été ainsi, il ne jouait pas la neutralité dans ses décisions. Son cœur se souleva un peu en entendant son ami dire qu’il avait confiance en lui, mais la joie fût de courte durée. Elio n’arrivait pas à comprendre, il n’avait jamais tenté de couper les ponts lui. Il avait appelé des centaines de fois pour tomber sur la messagerie. Il avait laissé des dizaines de messages, avait tout fait pour tenter de garder le contact. Il ne répondit rien et se contenta de se lever, chose difficile pour le jeune père. Rapproché de Ryu, pouvant capter la totalité de ses traits, Elio ne pût refréner son affection. Sobre il avait eu l’intelligence de garder sa main pour lui, surtout après leurs paroles, mais l’instinct guidait ses gestes. Geste que l’Asiatique n’apprécia pas, puisque son visage se décala et que la dextre d’Elio se retrouva seule, suspendue dans les airs avant de retrouver sa poche. Au moins, ça avait le don d’être clair. « Désolé » Un mot qu’il dit alors que Ryu partait payer la commande. Il ne pensait pas que le brun l’avait entendu, mais c’était plus pour lui-même de toute manière.

Rien ne servait de tergiverser durant des heures, Elio ne voulait pas contrarier d’avantage le Coréen. Le bar allait fermait de toute manière, alors il ne pouvait pas rester là. Voyant Ryu sortir et probablement attendre devant la porte, il souffla longuement et enfila sa veste. L’habitué des lieux fit un signe de la main au patron avant de quitter les lieux et s’adosser à côté de celui qui était avant son meilleur ami. « J’peux ? » Il tendit deux doigts pour demander une cigarette à son tour, l’asiatique devait se souvenir de sa vieille habitude. Il ne fumait pas particulièrement, sauf en soirée. L’air frais lui faisait du bien et Elio respira en laissant sa tête tomber en arrière pour regarder les lumières de Noël accrochées entre les lampadaires. « T’as raison. J’connais rien de ta vie » C’était la triste vérité, il n’avait aucune idée de comment il allait. Il savait qu’il travaillait pour Samsung bien sûr, qu’il avait prit la place de son père… Mais sinon ? Pas grand-chose. « Je ne sais pas comment… Mais tu sais qui je fréquente. Où je vis probablement. Tu sais même qui ma sœur voit…Alors que j’en ai aucune idée » Il tourna la tête vers Ryu « Tu dois aussi savoir où je bosse » C’était une façon pour Elio de savoir que Ban-Ryu ne l’avait pas totalement rayé de sa vie, au moins. « Moi j’sais rien. Comment je suis supposé savoir si tu ne me le dis pas ? » Il haussa les épaules, avança de quelques pas, ne marchant pas vraiment droit « Ça doit te rassurer de savoir où je suis, ce que je fais. Mais tu dois comprendre que j’aurais aimé ça aussi. » Il continua sur sa bonne lancée « J’suis désolé si je t’ai fait du mal. J’sais pas bien ce que tu attendais. Et j’suis désolé si ça s’est mal passé en Corée » Avalant sa salive il regarda Ryu « J’ai la rage parce que j’suis jaloux. Et j’suis énervé parce que j’ai mis trop de temps à réagir que j’te voulais » Peut-être que ça aurait changé quelque chose si avant le départ de Ryu, ils avaient été ensemble depuis plus longtemps « Tout a tellement changé en dix ans. T’es plus le même et moi non plus. J’veux simplement qu’on… » Il souffla longuement « Qu’on tente de se connaître de nouveau. On peut pas juste reprendre » Il passa une main dans le dos de Ryu « Mais si tu préfères qu’on mettes tout ça derrière nous pour de bon… J’peux pas t’obliger à me voir » Rapidement, il enleva sa main « Désolé... Pas tactile... Je sais »
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Sujet: Re: [Terminé] |Ban-Ryu| I'm never gonna let you close to me Even though you mean the most to me ( le Lun 24 Déc 2018 - 17:04 )
Utiliser la carte d’Agata était un moyen comme un autre de rendre sobre pendant quelques instants Elio. C’est que ce dernier, l’ayant élevé tout seul, était toujours sur le qui-vive quand son prénom était utilisé. C’était petit, mais Ban-Ryu s’en moquait bien. Il la complimenta, faisait des plans sur la comète pour cette âme brillante pour laquelle rien ne semblait impossible. C’était ça qui était beau chez elle : tout ce qu’elle entreprenait semblait être une réussite. Probablement parce qu’elle n’avait pas peur de sacrifier ses heures de sommeil ou bien sa santé mentale.

« L’ambition et la rage de gagner hein… » Il soupira : « J’aurais aimé ne pas prendre ces traits-là de mon père. » Mais par la force des choses, il n’avait pas trop eu le choix.

La pause ne fut que de courte durée : les voilà bientôt à se prendre la tête. Pourquoi le ton ne pouvait-il pas rester calme ? Probablement parce qu’Elio avait toujours eut le don de le mettre sur les nerfs. Vraiment, il y avait beaucoup d’aspects de sa personnalité que le malheureux ne comprenait pas. Ils étaient si différents que Ryu se demandait s’ils étaient complémentaires.

« Un mariage que je n’ai pas choisi, pour lequel je me suis dévoué quand c’est ta sœur qui a répondu à l’appel en me disant que tu étais passé à quelque chose. Et ma femme… Hwa-Young à comprit que jamais je ne serais pleinement à elle. Au début même c’est ton prénom que je soupirais de nuit comme de jour. Mais elle n’a rien dit, elle ne m’a pas quitté. Préférant rester avec moi plutôt que de me quitter. » Sa grande générosité… Il aurait tellement aimé que Mei soit pareil. Il regarda sa bague : « Parce que je n’ai pas encore fait mon deuil. » Etait-ce un mal de vouloir garder cette alliance ?

La conversation allait de mal en pire. Rapidement, il était question de se côtoyer sans pour autant faire plus. Comme Ryu n’avait pas envie de cette relation. Lui, ce qu’il voulait, c’était reprendre où ils avaient laissé leur histoire. Pour lui, ce n’était pas si impossible que ça. Un haussement d’épaule répondit à sa question. Certaines choses ne pouvaient pas changer. Comme le fait qu’il avait mis fin à ces appels téléphoniques : préférant écouter les conseils d’Agata et ne plus faire de mal à Elio. Il n’irait certainement pas en enfer à cause de ça. Quand il se rapprocha de lui, il refusa sa main et se leva soudainement pour aller payer la soirée d’Elio avant de sortir et s’allumer une cigarette. Il tirait nerveusement dessus le temps que son ancien ami daigne sortir. Quand il lui demanda une taff, il fronça les sourcils et la lui tendit avant d’en rallumer une.

« Le moins tu en sais, le mieux tu te portes. » Il ne servait à rien de l’accabler avec ses propres démons. Elio devait en avoir assez dans ses placards. « J’ai mes contacts. » Ou plutôt : deux hommes qui suivaient discrètement les Benucci. « Je compte même faire bientôt affaire avec ton patron. » Ils allaient donc se revoir… Heureusement ou malheureusement. « Je n’attends pas que tu saches, mais que tu me fasses confiance. Cela doit être trop difficile pour toi Princesse drama hein ? » Il soupira longuement : faisant une pause pour s’allumer son bâton de nicotine.

La suite le surprenait et il décida de ne rien dire : écoutant attentivement Elio en ne perdant pas une seule seconde de ce discours. Il aurait probablement aimé savoir les allés et venus de Ryu mais cela n’aurait rien donné. Est-ce qu’il aurait arrêté à chaque fois ses poings impitoyables ?

« J’attendais… Je pensais que... Qu’importe ce qui se passerait en Corée, rien ne changerait entre nous. Je ne suis pas niais, j’avais juste espoir que tu serais différent et que j’avais raison d’avoir confiance en toi. » Il s’était lourdement trompé. Tant pis. Il apprendrait une leçon. Il était fort pour ça.

Elio était jaloux ? Il avala sa salive et il continua de tirer sur sa cigarette en marchant vers la voiture. Il lui demanda si l’asiatique acceptait de prendre son temps. Avait-il le choix de toute façon ? Il ne lui donnait pas vraiment d’autres solutions. La question était de savoir ce que Ryu voulait le plus : vivre sans Elio et tourner la page ou bien attendre patiemment que ce dernier daigne lui donner de l’attention. Bon sang comme il avait envie de prendre la première option. Probablement parce qu’il n’avait pas envie d’attendre quelqu’un qui semblait aussi incertain comme Elio. Il ouvrit la porte passagère et fit signe à son ami de monter.

« Je te ramène chez ta sœur. » Il claqua la porte et fit le tour pour prendre place derrière le volant. Il alluma les moteurs et laissa la K-Pop combler le silence pesant.

Une fois devant chez Agata, il sortit de la voiture et refit le tour en ouvrant la porte. Il laissa Elio sortir et s’appuya contre la voiture. Il prit une longue inspiration :

« Ok. » Il regarda son meilleur ami : « Je vais t’attendre. » Il était sérieux : « Mais ne me fait pas trop poireauter ou bien espérer. » Ban-Ryu regarda la maison voisine à l’immeuble : ils avaient déjà mis les décorations de Noël. Alors, il s’approcha et voilà une guirlande ni vue, ni connu. Il la tendit à Elio : « Ta sœur en voulait une comme ça. Les magasins sont fermés maintenant et je ne sais pas si j’aurais le temps d’ici Noël de passer. »

Ban-Ryu regarda son ami dans les yeux. Il se pencha et déposa un baiser sur ses lèvres :

« Dors bien et n’inquiète pas encore ta sœur de ci-tôt ok ? »
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Sujet: Re: [Terminé] |Ban-Ryu| I'm never gonna let you close to me Even though you mean the most to me ( le Mer 26 Déc 2018 - 15:52 )
L’information mit quelques secondes à atteindre le cerveau d’Elio quand Ryu parla de son mariage. Agata lui avait dit que son frère avait tourné la page ? Mais pourquoi ? Jamais le brun n’avait fait une telle chose. Et si elle avait répondu à la sonnerie, pourquoi ne lui avait-elle rien dit ? Il arrivait bien sûr qu’Elio laisse ton téléphone sur la table et que sa sœur réponde pour ne pas manquer un appel, mais elle finissait toujours par lui tendre le portable après la conversation. Elle savait qu’Elio tenait à entendre la voix de Ryu, qu’il aimait avoir de ses nouvelles, alors il n’y avait aucune logique à cet acte. Il fronça les sourcils, passa la main dans ses cheveux pour leur donner un semblant d’ordre.  « Elle m’a jamais dis qu’elle t’avais parlé » Du moins, pas de cette conversation. Agata devait se douter que son frère serait furieux si elle lui disait une telle chose. « Quand tu m’as parlé de ton mariage… » Il souffla, se souvenant que trop bien de l’annonce. Son cœur s’était déchiré en mille morceaux, son visage s’était décomposé et il avait dû mettre plusieurs secondes avant de répondre à son interlocuteur. « J’ai réalisé que je tenais bien plus à toi que je le pensais » Ou qu’il voulait bien se l’avouer en tout cas. « Alors j’ai décidé de le dire à ma sœur. Je lui ai parlé de la dernière nuit avant que tu quittes l’Italie… Et que j’étais attiré par les hommes »  Le Coréen ne pouvait pas douter de sa sincérité, Elio n’inventait aucun mot. Il avait réalisé son amour pour le brun à l’annonce de son mariage. Parce qu’il était jaloux, bien trop pour que cela soit amical.Son regard quitta celui de Ryu pour retourner dans la contemplation de son verre d’alcool. « Alors je comprends pas pourquoi elle t’a dis quelque chose d’aussi stupide et faux que : Mon frère a tourné la page » Mais c’était fait et ils ne pouvaient pas revenir en arrière. Elio en parlerait à sa sœur à la première occasion.  Alors que l’Asiatique parla du deuil non fait, le père hocha la tête. « Ça veut dire qu’elle a prit soin de toi. J’suis content de savoir que quelqu’un a réussi à te canaliser » Du moins il l’espérait. Il n’était sûr de rien depuis le départ de Ryu

Après ces paroles, Elio avait envie de contact. C’était osé après avoir dit au brun qu’il ne voulait pas se lancer dans une relation avec lui. Et d’ailleurs, le visage de Ryu se décala pour éviter la main pourtant douce de celui qui avait été son ami. Enfilant son manteau sans rien ajouter, il le retrouva sur le pas de la porte. Le brun attrapa la cigarette que lui tendait le Coréen avant de la porter à ses lèvres. Il n’avait pas fumé depuis plusieurs mois, mais la sensation était toujours la même. Les yeux levés sur les décorations, Elio expliqua son point de vue. Il tenta de garder un ton calme, il ne voulait pas que la conversation dégénère de nouveau. Si Ryu voulait couper les ponts, Elio coulerait encore plus bas. L’Asiatique confirma qu’il ne dirait rien de plus sur sa situation actuelle. Ses doutes, ses peurs ou ses envies… L’italien savait pertinemment qu’il n’en aurait jamais part. « D’accord. J’arrête de poser des questions » Autant éviter les sujets qui fâchent, il y en avait déjà suffisamment pour allonger la liste. « Je n’attends pas que tu saches,mais que tu me fasses confiance. Cela doit être trop difficile pour toi Princesse drama hein ? » Elio releva les yeux, tirant une autre taff de son bâton pour garder son calme. Le brun savait qu’il était guidé par ses sentiments. Cela avait toujours été la caractéristique principale d’Elio. N’aimait-il pas ça ? Ou alors ne l’acceptait-il plus de la part de son ami ? Elio hocha la tête « Promis. J’apprendrais à être plus soft dans mes réactions » Il faisait des efforts, tout les efforts possibles pour que Ryu décide de ne pas quitter les lieux de nouveau. Le jeune père savait que l’homme d’affaire pouvait être dur dans ses mots, qu’il n’hésiterait pas à briser Elio s’il pensait que c’était le mieux pour la suite.

L’ancien barman expliquait, s’excusait. Il se plierait en douze pour que le Coréen accepte un deal. Il ne pouvait pas tout lui donner aussi rapidement, il n’en était pas capable même s’il en avait envie. Elio ne voulait pas que Ryu se retourne et annonce que tout cela n’était qu’une grossière erreur. Si au départ le jeune père avait repoussé le brun, il savait dorénavant qu’il ne voulait pas le voir disparaître. « T’as eu raison de me faire confiance Ryu. J’ai pas tourné la page. » Il préférait le lui répéter, au cas où son état ne le prouvait pas assez.

Elio monta dans le véhicule sans avoir de réponse précise. Il n’en aurait probablement pas, il le savait. Après avoir attaché sa ceinture, il regarda le paysage défiler son parler. La dernière fois qu’il se trouvait dans un véhicule avec son ami, ils se dirigeaient chez ce dernier pour y passer la nuit ensemble. Une fois devant chez Agata, Elio pensait simplement rentrer sans terminer la conversation. Mais la suite le surpris. Un léger sourire vint d’ailleurs décorer son visage à l’annonce de Ryu. Il le suivit des yeux alors que le Coréen prenait une guirlande, parlant soudainement des décorations de Noël que voulait Agata. Quoi ? Il allait simplement changer de sujet comme ça ? Encore sous la surprise, il tendit simplement sa main pour attraper la guirlande sans lâcher des yeux l’Asiatique. Et comme si ce n’était pas suffisant, Ryu décida de poser ses lèvres sur celles d’Elio. Dans un reflex pas si inattendu que cela, le jeune père se rapprocha et répondit au baiser bien trop rapide à son goût. A peine le temps de sentir la pression sur ses lèvres que le baiser était terminé. « Dors-bien et n’inquiète pas ta sœur de ci-tôt ok ? » Voyant bien que son ami s’apprêtait à partir – sa bonne action terminée – Elio s’approcha rapidement et passa ses bras autour de Ryu pour le serrer contre lui. Son cœur accéléra, ses doigts s’agrippèrent au tissus du costume.« De toute façon, cette fois je ne t’aurais pas laissé partir Ryu » Il resserra son étreinte et posa son front contre l’épaule de l’Asiatique. « Quand j’ai dit que j’étais attiré par les hommes tout à l’heure… J’ai pas été vraiment honnête » Il décala son visage pour se plonger dans les yeux du brun « C’est pas tous les hommes. » Elio leva sa main pour laisser ses doigts glisser sur la joue de son ami, espérant que cette-fois ci il accepte le geste « J’aurais dû dire un homme. Un seul. Toi » Autant qu’il le sache, qu’il en soit certain. « Il n’y en pas a pas eu d’autres. Et aucune femme n’a été capable de me faire sentir un dixième de ce que je ressens en ce moment » Et pourtant, Elio avait été bien plus proches avec les demoiselles.
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Sujet: Re: [Terminé] |Ban-Ryu| I'm never gonna let you close to me Even though you mean the most to me ( le Dim 30 Déc 2018 - 23:46 )
Il y avait des zones d’ombre maintenant que Ryu était confronté à la réalité. Il se souvient très bien des mots utilisés par Agata, il n’avait pas mal compris. Il le savait. Une discussion avec la belle serait de mise, mais pas maintenant. Sa mission était de ramener Elio à bon port même si la conversation avait jeté un froid entre eux. Tant pis. Il n’avait jamais fait dans la dentelle : ce n’est pas aujourd’hui qu’il allait commencer. Son ami le savait mieux que personne et l’avait accepté comme ça. Il n’était pas un homme facile à vivre mais il avait des qualités pour palier ses défauts. Comme sa loyauté par exemple ou bien son désir de protéger ceux qui sont proche de lui. Au fond, il était un homme bon, mais il fallait vraiment voir au-delà de son caractère merdique. Peu de gens faisaient l’effort, c’est pourquoi son entourage était restreint. Ce n’était pas un mal et il se portait bien : disons que se faire des ennemis ne l’empêchait pas de fermer les yeux la nuit. Parler du mariage était probablement mal placé de sa part, mais Ryu n’avait rien à cacher et ne regrettait pas de s’être lié de la sorte à Hwa-Young. Ils avaient tous les deux écrits de magnifiques histoires qu’il chérissait encore aujourd’hui. Ce qui devait être un mariage arrangé, c’est sincèrement transformer en un mariage d’amour. Ce n’est pas pour cela qu’il n’avait pas pensé à Elio durant tout ce temps : cela serait mal connaître le bougre qui est bien trop fier pour l’avouer.

« C’est souvent comme ça. » Il passa sa langue sur ses dents : « Pourquoi tu crois qu’Hollywood utilise cette combine tout le temps hm ? » Ban-Ryu souffla longuement en l’entendant annoncer qu’Agata savait : « Cela explique tout. Je suis fier de toi, tu as assumé ce qui s’était passé. » Il sourit : « Mieux vaut tard que jamais. Je pense qu’elle ne voulait que ton bonheur. Elle savait que de nous deux j’étais le seul à pouvoir couper les ponts et être assez fort pour ça. Alors… Me faire passer pour le grand méchant était facile. Elle n’avait qu’à me faire croire que même si je revenais je t’aurais trouvé avec quelqu’un et le tour était joué. Ce n’est pas si idiot que ça. Ta sœur est bien trop intelligente pour son propre bien ou en l’occurrence ici : pour le nôtre. »

Ban-Ryu savait depuis le début la nature de ses sentiments pour Elio. Il y avait bien plus que de l’amitié entre eux et ce depuis longtemps aux yeux de l’asiatique. Mais il connaissait le père Benucci et jamais n’aurait eut idée de brusquer son ami dans une relation qu’il jugeait immoral et contre nature. Pourtant, il avait compris après leur nuit passé qu’il avait réveillé chez son ami quelque chose d’endormis. Pour leur plus grand malheur. Ils n’en seraient pas là aujourd’hui si Ryu avait été plus fort que le désir et la passion pour son meilleur ami. Un acte de faiblesse qui leur avait goûté cher ; ils en payaient encore les frais. Un retour sur investissement amer qui rendait parfois fou le Coréen : lui qui donne une image impeccable et d’homme intouchable. Elio était sans aucun doute sa plus grande faiblesse mais certainement pas sa force. Ce n’est pas pour autant qu’il était prêt à se défaire de cet homme. Il était content d’entendre que Hwa-Young avait pris soin de lui, cela arracha un nouveau soupire à Ryu :

« Cela n’a pas été facile pour elle, mais elle a trouvé les mots. » Sinon elle ne lui manquerait pas autant aujourd’hui. « Elle savait qui tu étais et elle respectait mes sentiments pour toi : j’ai aussi joué la carte de l’honnêteté avec elle. » Sa femme avait été compréhensive et n’avait même pas chercher à détruire les sentiments de son époux pour Elio. Il n’était pas difficile de comprendre qu’elle avait laissé un trou dans sa vie : un vide que personne ne pourra combler – pas même Elio.

Une fois la note payée, il sortit et donna sa cigarette à son ami pour qu’il puisse la terminer. Naturellement il s’en ralluma une : parce qu’il était un accro et il n’en avait pas honte. Il n’hésita pas longtemps à utiliser le surnom pas du tout affectueux qu’il donnait depuis le premier jour à Elio quand ce dernier se laissait emporter par les sentiments. Ils étaient le jour et la nuit, c’est probablement pour cela qu’ils s’étaient trouvés sur le chemin de l’autre. Une dualité qui pouvait marcher et faire des merveilles ; ou bien mettre à feu et à sang tout ce qui les entoure.

« Ne fais pas de promesse que tu ne peux pas tenir. » Il sourit en coin : il ne se faisait pas d’illusion. « Tu peux essayer, mais c’est dans ta nature : on ne peut pas changer autant et si tu le fais tu ne seras plus réellement Elio. Cela serait dommage. »

Son ami s’était accommodé de la violence et de la rage du coréen : il devait faire de même n’est-ce pas ? S’ils voulaient repartir sur le bon pied : autant faire les choses bien comme il faut. Elio confirma ces pensées en répétant à nouveau qu’il n’avait pas tourné la page. Sa relation avec une certaine Adalyn prouvait le contraire, mais il lui donnait le bénéfice du doute. Dans la voiture, il laissa le silence s’installer : la musique comblant le silence de la part de ces deux amis. Ban-Ryu n’avait jamais ressentit le besoin de parler pour ne rien dire. Il ne mangeait pas de ce pain-là. Dehors, il fit le tour de la voiture pour se tenir devant Elio. En posant son regard sur une guirlande, il alla la voler sans ressentir la honte. Il la tendit à son ami pour que ce dernier la donne à sa sœur. Une promesse était une promesse et il ne les brisait pas. Il réservait également un cadeau pour Elio. Sans crier gare, il l’embrassa doucement. Ce n’était pas un roulage de pelle, mais un pieu baiser : promesse de lendemain plus heureux et moins alcoolisée. Après une dernière recommandation, il s’éloignait déjà mais son ami le rattrape. Il le serra contre lui et passa sa main dans la tignasse d’Elio. Il caressa délicatement sa joue en l’entendant dire qu’il n’était pas attiré par tous les hommes : seulement pas lui.

« Je te crois. » Il sourit : « Dois-je comprendre que ta relation avec Ada n’est qu’un leurre ? » Il arqua un sourcil : « Ou bien tu es comme moi : tu as un amour féminin et un amour masculin ? » Ryu rapprocha son visage du sien, il était maintenant à seulement quelques centimètres : « Tu sais quoi ? Ne me dis rien. Je le découvrirais bien assez tôt hein ? » Après tout, il avait besoin d’un avocat pour le conseiller, il pourrait faire appelle à la belle et savoir si oui ou non elle était avec Elio. « Bonne nuit. » Il ne l’embrassa pas cette fois-ci et s’éloigna pour remonter dans sa voiture.
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Sujet: Re: [Terminé] |Ban-Ryu| I'm never gonna let you close to me Even though you mean the most to me ( le )
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