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- { VILLAGE DE BLANCHE-NEIGE } -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Autres quartiers
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Brigitta GhionaVieille fille et blogueuse désespérée
Brigitta Ghiona
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Sujet: { VILLAGE DE BLANCHE-NEIGE } ( le Ven 30 Nov 2018 - 14:26 )
Village de Blanche-Neigela gourmandise est un péché mortel
« Quand elle mordra dans cette pomme pour goûter ce fruit mortel, son souffle s’arrêtera, son sang se glacera et je serai la plus belle sur Terre ! »

La gourmandise est un péché capital, auquel nous cédons facilement. Le village de Blanche-Neige est un petit paradis pour les amateurs de sucreries. Les pommes d’amour, tartes aux pommes, pains d’épices, tout est là ! Des ateliers sont organisés pour apprendre à préparer une barbe-à-papa, ou encore à noyer la pomme dans son sucre caramélisé. L'argent récolté est au bénéfice d’œuvres caritatives.

Pour les machos, quelques maisonnettes sont poussiéreuses et des balais sont à disposition. Amenez donc vos femmes !

En savoir plus...• L'action se situe au jardin botanique (Orto Botanico), dans le quartier de San Carlo all’Arena au nord est du quartier de la Sanita. Numéro 6. Il est environ 17h. La nuit commence à tomber.

• Le village est entouré de verdure. Ce sont des petites maisonnettes en bois, parfois étroites. Il faut parfois se plier en deux pour accéder aux ateliers. Attention aux grandes perches.
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Iago Baez10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Iago Baez
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Sujet: Re: { VILLAGE DE BLANCHE-NEIGE } ( le Dim 2 Déc 2018 - 12:58 )
A peine sa journée de boulot fini, Iago file chez lui pour prendre une douche et enfiler un jean avec un T-shirt. L’adrénaline pulse dans ses veines alors que son regard se plante sur son visage dans le miroir de la salle de bain. Aujourd’hui, c’est son plan qui se met en marche. La première rencontre avec Oriana, le début de la fin. Sa fin à elle. Baez s’apprête dans le miroir, une once de dégoût dans la gorge. Se rendre présentable pour plaire à celle qui lui a enlevé sa sœur : aberrant, révoltant mais le brun ne recule devant rien, compte bien faire bonne impression pour commencer son ascension dans sa vie pour la renverser. L’écraser. Une main se lève pour pincer la peau de son avant-bras, les dents enfoncées dans la chair de sa joue. Calmer la tempête, éteindre le feu pour que ses iris ne dévoilent rien de cette rage qui gronde en lui, cette fureur qui n'a d'yeux que pour elle. Oriana. « C’est pour toi, Prisca » Murmure récité comme une incantation et Baez quitte la salle de bain pour se planter devant la porte d’entrée. Son doigt éteint, rallume puis ré-éteins la lumière avant d’ouvrir la porte pour s’engouffrer dans le couloir. 1,2,3,4,5 et la clé se tourne dans le contact pour faire ronronner le moteur de la voiture après le décompte habituel.

Enfin arrivé, le brun gare sa caisse et s’extirpe de sa voiture, lissant son jean avant d’enfoncer ses mains dans ses poches, ne gardant que le nécessaire pour la soirée : des clopes, son portable, quelque billets et ses clés de voiture. Comme vu avec Demetrio, il est arrivé un peu en avance pour pouvoir aider à la mise en place si besoin est. La mise en place, il s’enfiche bien, c’est toujours pour faire bonne impression, faire croire à son envie de s’impliquer quand au fond, il s’en contre fiche bien. Les œuvres caritatives, il n’y a jamais mis un seul pied, ne recevant aucune aide quand il a été pauvre pour la simple raison qu’il était un gitan, qu’ils n’avaient qu’à se démerder ces sales squatteurs. Alors ce n’est pas aujourd’hui qu’il irait s’ennuyer à récolter des sous pour d’autres et pourtant si. Cette action lui permet d’entrer en contact avec sa cible, de faire un pas dans sa vie. Sondant autour de lui, c’est Oriana qu’il cherche et qu’il finit par trouver comme si son radar interne pouvait la capter guidé par sa rancœur. Toutefois, n’étant pas censé la connaître, le paumé accoste une personne qui possède un brassard signe d’appartenance au groupe organisant l’œuvre caritative. « Bonsoir … Je cherche Oriana Ricci » La personne désigne la direction qu’il venait de quitter du regard « Là-bas, la jolie brune près de la maisonnette des barbe-à-papa » Jolie. Mon oeil ! Une belle meurtrière oui ! « Merci » Sourire sympathique monté de toute pièce sur le visage et Baez s’approche de la victime de sa rancœur, se murant derrière un homme qu’il a travaillé, poncé pour masquer son manège. « Bonsoir » L’accoste-t-il en se penchant pour apparaître dans sa ligne de mire, son cœur tambourinant dans sa poitrine par l’adrénaline. Il n’a pas le droit à l’erreur et le jeu commence dès cette seconde. « Je suis Iago Baez. L’apprenti aux œuvres caritative dont Demetrio a dû te parler » Présentation faite sur un ton qui se veut sympathique et chaleureux quand intérieurement, tout ce qu’il a envie, c’est de la faire disparaître six pieds sous terre. Sa main se tend vers elle pour officialiser les présentations, se contrôlant de toutes ses forces à ce premier contact avec l’assassin de sa sœur, cette lâche qui l’a laissé agonisé sur le bitume en prenant la fuite. « Qu'est ce que je peux faire pour aider ? » T’aider à disparaître. Iago tente de greffer sa respiration sur un rythme lent et calme, planquer les effluves de colère que sa présence suscite en lui. Cette rage silencieuse qui gronde en son for intérieur comme un volcan au bord de l’éruption.



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Sujet: Re: { VILLAGE DE BLANCHE-NEIGE } ( le Dim 2 Déc 2018 - 13:57 )
Oriana frotte ses mains les unes contre les autres avant de retirer son tablier. Après deux heures de dur labeur, elle vient enfin de finir de cuire sa dizaine de tarte aux pommes pour la récolte de fond d’une des associations dont elle fait partie, en faveur des enfants. Le sourire aux lèvres, elle quitte la cuisine pour se retrouver dans le salon où se trouve sa grand-mère et sa sœur, qui vaquent toutes les deux à leurs occupations sans s’adresser un mot. « Bon moi je vous laisse, je dois aller filer un coup de main aux « Enfants terribles » toute la soirée. » Elle aurait préféré être de journée, Oriana, tant la nuit la rappelle à ses plus mauvais démons, à des souvenirs qu’elle essaye encore aujourd’hui d’oublier. Mais l’association a surtout besoin de personnel en fin de journée alors ce que l’association veut, l’association a. Oriana ne s’imagine pas faire passer ses craintes avant le reste. « Peut-être que vous pourriez venir passer me faire un petit coucou ? Clelia, tu pourrais amener Mamita faire un tour ? » Le regard d’Oriana se fait plein d’espoir mais s’éteint rapidement quand il croise enfin celui de sa sœur. Elle sait déjà ce qu’elle va répondre. A peu de choses près. « Mais oui, c’est ça, j’ai que ça à faire. Venir faire un tour dans un de ces villages à la con pour donner l’argent que je n’ai pas à des gamins délinquants. » Un refus, encore une fois. De tout façon, c’est tout ce à quoi elle a le droit depuis des années alors plus rien ne devrait l’étonner. « Clelia ! » Maria, elle, s’en offusque encore et toujours. Le ton sévère qu’elle emploie amène Clelia à s’enfoncer un petit peu plus dans le canapé du salon. « Je passerais te voir un peu plus tard. Je prendrais le bus. » Plus question de conduire à son âge, ce serait bien trop dangereux. Oriana soupire, lâche un sourire à sa grand-mère avant de s’approcher d’elle. « Tu ne vas pas te balader comme ça, toute seule alors qu’il fera nuit. Laisses. Je t’amènerais y faire un tour, demain, je suis aussi de repos. » Elle dépose alors un baiser sur la joue ridée de sa grand-mère. « Je prends mes affaires et je file. Ne m’attends pas et va te coucher surtout, d’accord ? Je rentrerais tard. » Après cette dernière recommandation, Oriana récupère toutes ses tartes, les charge dans sa voiture et quitte la maison avec un dernier aurevoir pour sa grand-mère mais sans un regard supplémentaire pour Clelia

Une fois sur place, Oriana ne tarde pas à se mettre au boulot. Rapidement, elle décharge ses tartes, les ajoute à la réserve de nourriture à l’arrière de la maisonnette de l’association avant d’être chargé par le responsable d’aller chercher de la monnaie au stand d’à côté, dédié aux barbes-à-papa. La journée a été bonne visiblement et il ne reste plus quasiment que des billets dans les caisses, là où ils ont besoin de pièces pour pouvoir rendre l’argent aux clients. C’est après que le gérant ait accepté de l’aider et alors qu’elle s’apprête à retourner parmi les bénévoles qu’un jeune homme vient à sa rencontre. « Bonsoir. » Son sourire habituel ne la quitte pas et s’agrandit même alors que l’identité de l’inconnu est révélé. Iago. Le petit protégé de Demetrio, qui lui a demandé de le prendre en charge au sein de l’association. Demande qu’Oriana a accepté de bon cœur, comme à son habitude. Après tout, c’est vrai qu’ils ont toujours besoin de bras. « Bien sûr. Moi c’est Oriana. Oriana Ricci. » Sa poigne de main se veut douce et chaleureuse pour le mettre en confiance. Elle sait que ce n’est pas forcément facile d’arriver comme ça, au sein d’une équipe qui a ses habitudes, mais l’Italienne s’est donnée pour mission de l’intégrer du mieux qu’elle le peut. « Oula oui, tu penses, y’a un tas de trucs à faire. On va commencer par la gestion des coulisses. Faut couper les parts des gâteaux qui viennent d’être déposés, les mettre dans les plats de présentation, s’assurer que les stocks d’assiette en cartons et de gobelets sont encore suffisants… » Et la liste est encore longue mais elle préfère s’arrêter là pour ne pas l’effrayer. D’un coup de tête, elle l’invite à la suivre à la maisonnette d’à côté, passant par l’arrière pour y accéder. « Les amis, je vous présente Iago, un nouveau bénévole qui va nous aider ce soir. » Un « bonjour » général se fait entendre, avant que tout le monde se remette au travail. Il y a du monde, aujourd’hui, et le temps n’est pas vraiment propice aux présentations détaillées. « Viens on va commencer par ça. » Oriana amène alors Iago derrière une petite table, lui donne un couteau avant de déposer devant lui une tarte de sa confection. Elle en prend une elle-même et commence à découper des parts. « Bientôt, il faudra qu’on prenne la relève à la vente. Ca ne te dérange pas, le contact avec les autres, tout ça ? » Chaque bénévole est différent alors Oriana aimerait autant être fixée pour celui qu’elle a en face d’elle. Et qu’elle va devoir guider sur les premières semaines. « Tu as connu Demetrio comment ? » Demande-t-elle, pour engager la conversation tout en s’occupant de sa tâche. Après tout, tout ce qui concerne Demetrio l’intéresse.
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Iago Baez10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Iago Baez
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Sujet: Re: { VILLAGE DE BLANCHE-NEIGE } ( le Lun 3 Déc 2018 - 9:59 )
Son sourire le glace sur place, lui laisse un goût âpre et une nausée qu’il contient. Ce sourire qui s’agrandit lui semble être un affront, comme une jubilation. Elle lui manque de respect à cet instant précis et pas qu’à lui. A sa sœur qu’elle a envoyée dans le noir, loin de lui. Qu’elle en soit consciente ou pas, Iago s’enfiche bien. Elle lui crache à la gueule ce sourire et cette sympathie dont il n’en veut pas. Ses dents s’enfoncent dans la chair de sa joue pour étouffer un cri de rage, pour réprimer son envie de lui faire autant de mal qu’elle leur a fait, à eux. « Enchanté, Oriana » Un frisson lui court l’échine alors que leurs mains se joignent dans cette poignée de mains. Un pacte qui se scelle. Celui de sa détermination qui se dessine, mettant sa persévérance au service de sa rancœur. Pourtant, le brun ressent une certaine culpabilité à toucher cette main qui a tenu le volant ayant renversé sa sœur. Quel plan étriqué mais c’est celui qu’il s’est décidé à suivre, peu importe le prix à payer, peu importe que cela signifie faire le dos rond à l’ennemi. Baez hoche la tête à la liste qu’elle lui esquisse, retenant chaque mots qu’elle dit pour pouvoir faire bonne impression par la suite. Il prend son rôle très à cœur et n’a pas le droit à l’erreur. « D’accord, ça marche pour moi. J’suis au taquet, prêt à mettre la main à la pâte » Un engouement totalement feint alors qu’il la suit jusqu’à la maisonnette d’à côté où elle le présente au reste de l’équipe. Baez prend sur lui pour paraître le plus à l’aise possible alors que les grands groupes d’être humains l’ont toujours mis mal à l’aise, voyant chaque individu d’un œil méfiant pouvant lui faire le moindre mal. Au bonjour général, l’imposteur lève une main pour les saluer, hochant la tête avec un sourire sur les lèvres quand sa main voudrait juste dresser un majeur à ces piètres inconnus. C’est avec soulagement qu’elle l’emporte vers une petite table avec moins de monde aux alentours avant de lui tendre un couteau. Est-ce vraiment judicieux de lui donner une arme blanche en sa présence ? Dangereux, dangereux petite Oriana. Avec une lueur mauvaise dans le regard, Baez observe la lame avant de la saisir pendant qu’Oriana lui dépose une tarte sous les yeux. A défaut de pouvoir planter sa lame dans sa chair à elle, Iago la plante dans la tarte qui le fixe, le jugeant. « Le contact avec les autres ? » Temps de pause, le trentenaire relève la tête de sa tarte pour plonger son regard dans le sien, donner plus de poids au mensonge qui va quitter ses lèvres. « Je n’ai aucun problème avec ça. J’aime bien créer des liens » Mytho ! Le contact avec de parfaits inconnus est une des choses qu’il déteste le plus. Campé dans son rôle, Baez reprend sa découpe de tarte, son ventre commençant à gargouiller à l’odeur alléchante de ces merveilles qu’il a envie de goûter, gourmand qu’il est mais il se ressaisit, se voit mal voler une part devant Oriana. Peut-être dans le courant de la soirée, l’opportunité se présentera ? De la tarte gratuite, c’est toujours meilleure qu’une tarte achetée. « Je travaille pour lui depuis trois mois. Je suis ouvrier charpentier sur ses chantiers navals » Explication concises qui dit l’essentiel. La première vérité qu’il énonce en sa présence. « Et toi ? » Demande-t-il en redressant un le regard vers elle, désirant lui parler les yeux dans les yeux, lui donner l’impression qu’il boit ses mots, s’intéresse vraiment à ce qu’elle peut lui raconter, lui donner l’impression de totalement exister dans son monde. D’une certaine façon, elle y existe déjà depuis le début de l’année. S’attelant vraiment à la tâche, Baez repose une première tarte découpée avant de saisir une seconde qu’il découpe rapidement comme pour contrôler ses pulsions suscitées par la présence de la brune près de lui. Il n’a jamais été aussi près de l’assassin de Prisca que maintenant. Soudain, des enfants accourent vers eux en poussant des cris stridents, s’égosillant autour d’Oriana, l’un d’eux cognant la table brutalement. En plein dans sa découpe, le couteau dévie de sa trajectoire et lui entaille l’index, laissant un son grave s’échapper d’entre ses dents serrées par la douleur. Son autre main vient serrer son index pour arrêter le saignement alors que Iago se contient d’énoncer des noms d’oiseaux et maudire le sale garnement qui a cogné la table. « Pardon » Chuchote le sale gosse, tout penaud. Baez esquisse un sourire forcé, la douleur pouvant expliquer ce sourire qui n’a rien de naturel alors que c’est juste son aversion des mioches et le faite qu'il en a rien à carrer de l'excuse du gamin. « C’est pas grave. C’est pas une blessure grave » Une coupure peu profonde en somme mais qui met déjà à mal ses nerfs. Traîner avec Oriana, c’est déjà quelque chose, se retrouver cerné d’inconnus et devoir avoir des contact avec, c’en est une autre mais se taper la présence de mioches : c’est le pompom. « Y’a une trousse d’urgence quelque part, tu crois ? » Autant utiliser cet incident pour se vendre, se mousser et parfaire son jeu du bon samaritain. « J’vais pas rentrer chez moi pour un petit bobo de rien du tout. Ca serait bête. Je tiens vraiment à être ici » Voilà comment inverser la vapeur et tourner les aléas du direct dans son sens.



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Sujet: Re: { VILLAGE DE BLANCHE-NEIGE } ( le Lun 3 Déc 2018 - 21:25 )
Et bien, il semble que le petit nouveau soit très motivé, prêt à en découdre avec la longue liste de choses à faire qui les attend tout au long de la soirée. Rien de mieux pour enchanter l’Italienne qui prend son investissement dans les associations caritatives très à cœur. A l’heure d’aujourd’hui, elle est fortement impliquée dans trois d’entre elles. « Les enfants terribles », tout d’abord, celle pour qui elle travaille aujourd’hui car les enfants ont toujours représenté quelque chose de sacré à ses yeux, une innocence à protéger. Il y a aussi la soupe populaire chez qui elle va faire des services quand elle a du temps, jugeant que personne ne devrait mourir de faim de nos jours. Et enfin, il y en a une dont les raisons sont très égoïstes : celle de la recherche contre le cancer, particulièrement des poumons, dont sa grand-mère a été touché l’année dernière avant d’entrer en rémission. A côté de ça, elle fait des dons réguliers à une bonne dizaine d’autres. « Et bien écoutes, tant mieux, parce que je crois qu’il y a vraiment beaucoup de boulot ! » Iago à l’air plutôt dégourdi aussi le met-elle directement dans l’ambiance, lui donnant une première tâche. Se faisant, elle l’accompagne également en coupant ses propres tartes avec une précision et une vitesse d’exécution impressionnante. Que ce soit dans ses coups de mains aux bonnes œuvres ou dans son travail, Oriana a appris à travailler rapidement. « Je pense que tu vas bien t’amuser avec nous alors. Toute l’équipe est super ! » En même temps, il est vrai qu’il n’est pas difficile de trouver grâce aux yeux d’Oriana : elle a pour habitude de prendre les gens tels qu’ils sont, avec leur qualité et leur défaut. Il ne lui appartient pas de les juger puisque seul Dieu a le pouvoir de le faire. Toujours est-il que ce Iago, en face d’elle, elle le sent plutôt bien. « Tu as faim ? » Demande-t-elle, soudainement amusée par ce gargouillement qu’elle entend sortir de son ventre et sa mine qui regarde avec envie la tarte qu’elle a préparée. « Tu peux t’en prendre une part, si tu veux. On a un sacré boulot qui nous attend pour les deux heures à venir, j’imagine qu’il va te falloir quelque force. Allez, vas-y, sers-toi, prends donc ça comme un cadeau de bienvenue. » Personne ne pourra rien lui dire étant donné que c’est elle qui a fabrique les tartes et qu’elle lui donne gentiment son accord, pour le mettre encore plus à l’aise. De toute façon, les bénévoles ont pour habitudes de se partager les invendus en fin de soirée alors Iago ne fait que prendre un peu d’avance. Une part de tarte ne fera pas grande différence dans les fonds récoltés et s’il le faut, Oriana ajoutera une petite pièce discrètement dans le pot commun. Elle le fera certainement, d’ailleurs. « C’est chouette, ça. T’as de la chance d’être tombé sur lui, Demetrio est quelqu’un de bien. » Pas toujours facilement abordable, avec beaucoup de secrets, mais un être en or sans aucun doute. Si c’est un homme d’affaire redoutable, il a aussi le cœur sur la main. C’est un homme qui compte beaucoup dans la vie de la demoiselle. « On se connaît depuis des années lui et moi. C’est un ami. » Discrète, comme à son habitude, Oriana n’entre pas plus dans le vif du sujet. Il faut dire que leur rencontre, l’évènement qui les a poussés à se rapprocher, elle l’emportera silencieusement avec elle jusque dans sa tombe. Cette scène qu’elle a aperçut entre un prêtre et Demetrio, cette souffrance qui émanait de lui, elle ne l’oubliera jamais jusqu’à la fin de sa vie. Mais ses pensées qui s’éloignent un instant, la faisant stopper un peu plus de quelques secondes son entreprise de découpage de tarte, se reconcentrent bien vite sur le présent et sur ses enfants qui courent partout tout à coup, blessant au passage involontairement Iago qui se contient mais semble souffrir. Un rapide coup d’œil vers sa main lui montre qu’un de ses doigts saigne. « Livio. Viens ici. » Un des enfants, celui qui s’est excusé et qui n’est autre que le chef de bande baisse la tête et s’approche, un peu honteux. « On avait dit quoi, la dernière fois, Livio ? » La voix d’Oriana ne varie pas de ton, restant tout aussi mélodieuse et douce qu’à son habitude. Depuis le temps qu’elle est dans l’association, elle a fini par avoir une autorité naturelle, auprès de ses gamins un peu perdus, mais elle ne l’a jamais gagné en criant. Non ça c’est pas son genre. « Qu’il fallait arrêter de courir partout entre les tables. » Oriana hoche la tête d’un air entendu. « Alors ce serait bien que tu le fasses. Va donc avec tes copains aider Ignacio, là-bas, je crois qu’il a tout un tas de ballons à gonfler. » Après un dernier ébouriffage de cheveux de la part d’Oriana, la petite troupe s’éloigne bien vite. « J’suis désolé. Livio porte très bien le nom de l’association. Mais c’est un bon gamin. » Qui n’a juste pas eu de la chance dans la vie, comme Oriana a pu avoir après la mort de ses parents et la présence de sa grand-mère. S’il n’y avait pas eu Maria, Dieu sait comment elle aurait pu tourner, elle aussi. « Oui bien sûr, j’ai ça dans ma voiture. Figure-toi que, quelque part, tu as de la chance, tu es tombé sur la seule infirmière du groupe. Suis-moi. » Oriana prend une seconde pour préciser à son chef qu’ils s’absentent avant de l’amener jusqu’à sa voiture, garée à quelques petites minutes à pied. Une fois arrivée, elle ouvre le coffre de la voiture et en sort une trousse relativement grande. Elle aime être préparée à toute éventualité. « Donnes-moi ton doigt, laisse-moi faire. » Après tout, c’est elle la professionnelle. Alors qu’elle sort le désinfectant, elle prend donc sa main dans la sienne avant d’hésiter une seconde, le regard amusé. « Tu me promets d’être un grand garçon et de ne pas crier ? Les hommes sont douillets, parfois. » Simple petite taquinerie mais qui prends sa vérité dans son expérience : souvent, les hommes savent moins bien gérer la douleur. Peut-être parce qu’ils y sont moins confrontés que les femmes dans leur quotien. Après un bref regard moqueur, Oriana n’attends finalement pas plus longtemps avant d’appliquer le désinfectant, effectuant une petite pression. « Voilà. Quelques secondes de compression et je pourrais te mettre le pansement. Les extrémités saignent plus. » Aussi doit-elle faire preuve d’un peu de patience pour que le saignement ne reparte pas de plus belle.
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Sujet: Re: { VILLAGE DE BLANCHE-NEIGE } ( le Mer 5 Déc 2018 - 16:50 )
Ces derniers temps, plus rien allait comme je voulais.J’avais perdu le contrôle de ma vie depuis le braquage de la bijouterie. Je ne me sentais plus en sécurité à Napoli, que ce soit dans la rue, quand je fais mes courses ou bien quand je me retrouve seul chez moi dans la nuit noire. Même la compagnie des autres ne suffisaient pas à apaiser mes peurs et mes inquiétudes.

Depuis la dernière fois que j’avais vu Augusto, le jour de mon retour, nous n’avions passé une seule nuit ensemble pour la simple et bonne raison que je ne voulais en aucun cas qu’il s’inquiète de mes insomnies. Je ne sortais plus autant non plus, feignant d’être fatigué ou d’avoir quelque chose de prévu. Mais parfois, je cédais pour lui faire plaisir. Je me sentais encore coupable de ce qu’il avait vécu et je pense que je mettrais longtemps à me le pardonner. Je faisais en sorte en attendant qu’il ne remarque rien et que tout se passe bien de son point de vue à lui. De plus, si on ajoutait la sensation de malaise que je ressentais entre nous depuis que je lui avais ouvert mon coeur en face à face pour la première fois, cela n’aidait pas vraiment à me détendre.

Mais aujourd’hui j’avais cédé, je ne voulais pas qu’il se doute de quoique ce soit. Alors je l’attendais, près du village de Blanche-Neige constitué de diverses sucreries. Je ne savais pas encore si j’allais rester longtemps, la nuit commençait à envelopper la ville de son manteau sombre, ce qui me faisait peu à peu paniquer. Je ne resterais pas tard, il en était hors de question. Encore moins lorsque je m’imagine rentrer dans l’obscurité, seul, possible proie de n’importe qui.  Je ne pouvais pas parler de ces craintes à Augusto, le  connaissant il insisterait pour me raccompagner. Mais j’avais plus de trente ans et donc, j’avais plus que passé l’âge d’avoir une nounou qui veille sur moi. Ca allait passer, ça devait passer. Mais cela prendra un peu de temps et je ne voulais pas que mon meilleur ami soit au courant de tout cela.

Je suis extirpé de mes songes lorsque je vois sa silhouette se dessiner au loin entre les passants. Il était si beau dans ses vêtements d’hiver, avec ses fines lèvres et douces que j’avais tant aimé embrasser. Son regard ténébreux est rivé sur moi dès lors que nos yeux se rencontrent. Je m’avance de quelques pas vers lui, dessinant un léger sourire aux coins de mes lèvres. “Coucou toi.” Je le contemple un peu remettant son écharpe qui allait tomber derrière sa nuque et égalisant de part et d’autre la chute des deux extrémités. Je remarque très vite que c’est peut-être une réaction qui fait un peu trop couple et cela me met un peu mal à l’aise vis à vis de lui. “Excuse-moi. Mes tocs tu sais bien.” Je ris nerveusement en lâchant lentement le doux morceau de tissus. “Tu vas bien toi ? Qu’est-ce que tu racontes de beau ? ” Je souris un peu plus et commence à emboîter le pas pour avancer dans le village de mon conte favori.

Interaction : @Augusto Rinaldi


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Jayleen Antonelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: { VILLAGE DE BLANCHE-NEIGE } ( le Ven 7 Déc 2018 - 1:36 )
Gwenola avait toujours aimé les périodes de fêtes. Même petite, alors qu’elle sentait qu’elle dérangeait, la petite fille aimait voir les décorations partout dans la ville. Les illuminations. Les marchés de Noël… Tout avait un goût magique pour la petite blonde. Et même ses parents semblaient un peu plus s’intéresser à elle. L’emmenant voir les lumières, boire un chocolat chaud dans les marchés… Puis les fêtes passés avec Adriano et sa famille. Là elle avait compris ce qu’étaient vraiment les fêtes en famille. Même après tout ce qui s’était passé, elle ne pouvait repenser à ces souvenirs sans émotions. Ces dernières années, elle passait ces fêtes avec Alice et sa famille et cette année, en l’honneur de l’emménagement de la jeune femme, c’était les petits français qui allaient venir la rejoindre. Mais ils ne devaient venir que l’avant-veille du 24 pour en repartir la veille de la reprise de l’école pour la petite Gwenola. La jeune femme trépignait d’impatience et même si elles s’appelaient presque tous les jours, avoir sa meilleure amie auprès d’elle n’avait pas de prix pour la blonde. Elle lui manquait terriblement. Elle et sa famille. La jeune femme n’avait pas tout raconté à Alice. Du moins pas encore. Elles allaient avoir tout le temps pour papoter comme il le fallait.

C’était donc d’humeur joyeuse que Gwen se rendit dans le quartier de la Sanita. Il y avait plusieurs points d’animations à Naples pour les fêtes et pour cette fois, elle avait choisi d’aller au jardin botanique situé dans ce quartier. Sa secrétaire lui avait dit que c’était un véritable paradis pour les gourmands. Et Gwen avait compris le message. Elle la connaissait bien et avait plus d’une fois soupçonnait cette dernière de lui avoir rempli sa boite à cochonneries parce qu’elle piochait dedans. Elle s’était garée un peu loin pour profiter d’une petite marche. Elle aimait sentir le froid sur son visage et espérait qu’il allait y avoir un peu de neige pour la venue de sa filleule. Et pourquoi pas avant. Elle aimait la neige Gwen… La jeune femme chantonnait doucement quand elle entendit des voix pas loin. Se tournant, elle vit une petite chorale. Un petit sourire flotta sur ses lèvres et impulsivement elle les rejoignit lorsqu’ils entamèrent « Silent Night » sa chanson de Nöel préférée.

Quelques instants plus tard, elle pénétrait dans le jardin botanique et son téléphone se mit à sonner.

« Oui Marie ? Non non tu ne me déranges pas. Dis moi… Hum hum… Non ne fais pas ça, décales mon rendez-vous de demain matin à l’aprem. On regardera ça tranquillement tout ça dans la matinée. C’est rien t’inquiètes pas. Ah Marie pendant que je t’ai au téléphone, je sais qu’à cause de moi tu ne rentres pas chez toi pour les fêtes, alors je t’ai préparé une petite surprise. Sois au Nota Bena pour 12h30… et fais toi belle ! »

Elle raccrocha bien vite sans laisser loisir à sa secrétaire de dire quoique ce soit. C’était la moindre des choses que de l’inviter dans un beau restaurant et de lui donner comme partenaire, le mec sur qui elle a flashé depuis son arrivée… Riant silencieusement, la jeune femme ne regardait pas vraiment où elle allait les yeux rivés sur les petites maisonnettes toutes regorgeantes de mets plus délicieux les uns que les autres… Et l’inévitable se produisit alors

« Oh excusez moi… Je ne vous avais pas vu… »

@Aurora Galindo @Giovanni Vanderbilt



   
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Sujet: Re: { VILLAGE DE BLANCHE-NEIGE } ( le Ven 7 Déc 2018 - 23:33 )
Ha, les fêtes. Tout ce que j’adorais. Ou pas. Depuis tout petit déjà j’avais de la peine avec la magie de Noël. Cette période où les familles se réunissaient. Même la mienne. Juste une façade. Jouer à la famille modèle, parfaite alors que, en coulisses, c’était tout le contraire. D’ailleurs, mes parents ne m’ont jamais fait croire au Père Noël. Toutefois, j’adorais passer quelques moments volés avec Nanny, ma nounou, quand elle était présente à la maison dans la journée et qui passait son temps à me raconter des histoires magiques. Car, bien sûr, la veille de Noël et le fameux soir, elle était dans sa famille, aimante. Puis, en grandissant et en devenant adulte, je ne pus jamais accrocher. Noël s’était petit à petit transformé en fête commercial. Les gens se sentant obligés d’offrir des cadeaux. Se réunir autour d’un bon repas. Alors que le reste de l’année, niet. Alors que rien n’empêchait de se faire des repas et des cadeaux les 363 autres jours. Bien évidemment, et comme toujours, tout tournait autour de l’argent. Malgré tout, pendant chaque période de fête, mon âme d’enfant reprenait ses droits. Ce gamin qui aurait tant voulu vivre des vrais Noël, les yeux brillants, entouré d’une famille aimante. Y croire. Chose que je n’avouerai jamais.

Les festivités avaient débuté depuis quelques jours dans les rues de Naples et, jusqu’à présent, j’avais réussi à y échapper, à mon grand soulagement. C’était sans compter la persuasion de ma femme. Qui tenait ab-so-lu-ment à rôder dans les ruelles, inspecter chaque stands. Et surtout, se montrer. À mes bras. Il n’y avait que l’apparence qui comptais pour elle. Elle aurait très bien pu se pavaner aux bras d’un de ses nombreux aimants, mais non. Il fallait que ça soit moi et personne d’autre. Jamais elle ne se permettrait de se montrer aux yeux du monde avec quelqu’un d’autre que son mari. Toujours et encore les apparences, alors que ce n’était certainement pas un secret bien gardé. Elle avait réussi à m’avoir à l’usure et me voilà donc à zigzaguer à travers la foule dans les jardins botaniques dans la fille. Bon, il fallait bien l’avouer, les organisateurs avaient fait du bon boulot niveau décorations. Ils avaient donné le paquet. La magie ne prenait pas pour autant. Heureusement, il y avait de la bouffe partout. Hallelujah. Autant en profiter. Même pas cinq minutes, et je pestais déjà. Entre les gens qui venaient à contre-sens, le groupe de pimbêches s’arrêtant au milieu du passage pour se raconter les derniers potins, comme si elles ne pouvaient pas attendre et les mamans marchant au ralenti avec leurs poussettes … y avait de quoi devenir fou.

« Ohhh, chéri, regarde !  Une chorale ! » Elle me pressa le bras fermement, m’entraînant à sa suite d’un pas rapide. Je levai les yeux au ciel, n’ayant même pas le temps de protester. Gé-ni-al. Il ne manquait plus que cela ! Bordel. Et puis encore ? Se déguiser en Père Noël ? En Rudolphe ? Et c’est comme cela que je me retrouvais à chanter (même si j’avais hésité à juste bouger les lèvres), Silent Night parmi pleins d’inconnus, alors que Stefania s’épouvantait à mes côtés. Silent night, holy night ! All is calm, all is bright. Round yon Virgin, Mother and Child. Holy Infant so tender and mild. Sleep in heavenly peace, sleep in heavenly peace. D’ordinaire pas croyant pour un sou, je me mis à prier que cela se termine rapidement. Mon vœu ne fut pas exaucé. Toutefois, à la fin de la chanson, alors que la chorale entamait Jingle Bells, Stefania donnant toujours de la voix, je réussis à m’éclipser en douce. Libéré délivré !

Les mains dans les poches de mon manteau, voulant fuir au plus vite cet endroit – non sans m’être arrêté quelque part avant – je ne faisais pas vraiment attention à ce qui m’entourait. Je fus percuté de plein pied. Ce qui, ne m’y attendant pas, me fit perdre l’équilibre. À mon tour, je bousculais également une personne, qui alla s’écraser contre un sapin qui se trouvait là. Reprenant mes esprits, essayant de me comporter comme si rien ne s’était passé – impossible – j’époussetais mon manteau. Je jetais un rapide coup d’œil à la jeune femme que j’avais à mon tour bousculée, m’assurant qu’elle aille bien, avant de reporter mon attention sur la fautive. Vraiment, c’était le pompon. Il ne manquait plus que cela. Je soupirais, posant mon regard sur elle. « Trop concentré sur votre téléphone ? », demandais-je, ricanant, voyant de plus en plus la jeune génération pendue à son téléphone, la tête plongée dedans. « C’est plutôt à elle que vous devriez vous excuser », poursuivis-je, désignant d’un coup de tête la 2ème jeune femme. D’ailleurs, je m’approchais d’elle, me penchant légèrement vers elle. « Vous allez bien, mademoiselle ? » Giovanni gentil. Qui se souciait d’autrui. La magie de Noël peut-être ? Je reportais ensuite mon attention sur blonde #1, lui faisant comprendre que c’était à elle de s’en occuper et non pas à moi. Si blonde #2 aurait un quelconque problème, je n’y étais pour rien.

@Aurora Galindo, @Gwenola Moretti
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Sujet: Re: { VILLAGE DE BLANCHE-NEIGE } ( le Sam 8 Déc 2018 - 18:03 )
L’approche de Noël donne à Naples une douce et belle effervescence. Les décorations. Les lumières. L’ouverte des divers villages. Le calendrier de l’avent. Tout une période qui sent l’ivresse du bonheur. Même si pour Gus c’est une grosse période niveau boulot. Le restaurant ne sera pas ouvert pour le nuit du 24, ni pour la journée du 25,  c’est quelque chose qui a été mis en place dés la création de la trattoria. Une façon de préserver la saveur de cette fête familiale pour les Rinaldi. Sachant que la soirée du 31 est toujours une pure folie. Mais Gus aura quand même pas mal de travail, il propose une partie traiteur et il a prévu des menus pour les clients fidèles qu’il devra livrer à temps pour le 24 ou le 25. Il a donc l’esprit occupé par toute cette organisation. Les courses, les préparations. Mais là il s’octroie un moment de détente. Il s’apprête à rejoindre Azka dans un des villages du Père Noël. Celui de Blanche-Neige.

Il n’a pas été évident pour Gus de faire accepter cette invitation à son ami. A vrai dire depuis le braquage Azka garde une certaine distance avec le restaurateur. Il a même disparu s’en l’avertir. Ils se voient moins, ils ne se sont retrouvés charnellement qu’une fois. Quand le restaurateur a un peu forcé la porte de son ami, se faisant pas mal de souci en ne pouvant pas le joindre. Et puis il y a eu cet aveu. Son "je t’aime" franc et sincère qui tourne en boucle dans la tête de Gus. Une évidence qui se dessine mais qui emplit encore Gus de peur. Peut être aussi face à la façon d’agir de son ami. Elle le perturbe car il n’arrive pas à saisir le vrai message, qui se cache derrière cette distance. Comme si l’angoisse de quelque chose de nocif le tenait aux tripes. Enfin il essaie d’être positif. Il a envie de passer une bonne soirée et de profiter au maximum d’Azka.

C’est sourire aux lèvres que Gus le rejoint. Azka est déjà là à l’attendre à l’entré du village. Leurs regards se kidnappent et une lueur toute particulière vient animer celui du restaurateur. Le bonheur de le retrouver. Il lui manque c’est certain et ce manque devient de moins en moins gérable. Il a besoin de lui et pas que de temps en temps. Malgré les craintes et les doutes. Azka s’avance vers lui. Et Gus laisse son regard glisser sur sa silhouette. Il est vraiment craquant. « Salut. Je ne t’ai pas trop fait attendre ? » Le sourire de Gus se fait plus grand face au geste d’Azka, un geste tendre symbole de leur complicité. Qui à cet instant se pare d’une autre résonance. Une résonance bien plus importante qu’un lien amical. « Pas de souci, de toute façon je sais que tu aimes me tripoter. » Il effleure ses lèvres se moquant des gens autour et puis contre son oreille murmure. « Et j’aime quand tu me tripotes. » Il lui fait un clin d’œil. Il veut que son ami se sente bien, et qu’il prenne plaisir dans ce moment qu’ils vont partager. « Je vais bien. Et toi ? » Ils commencent à marcher et Gus vient automatiquement chercher la main d’Azka. « Je suis en pleine préparation de mes menus de Noël. On a eu pas mal de commande. Alors tout ce que je peux faire en avance je le fais. Et toi tu as fais quoi de beau ? A part me fuir .. » Il sifflote. Pas de reproche ou de colère dans sa voix. Gus veut juste qu’Azka comprenne qu’il lui manque. « Est-ce que tu as envie de faire un truc spécial ? Je te laisse mener le programme et je me plierais à tous tes désirs. » De quoi le rassurer et le pousser à se détendre. A oser aussi. Gus veut que cette soirée soit magique. Et ils entrent dans le village tout est fait pour que la magie opère.

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Sujet: Re: { VILLAGE DE BLANCHE-NEIGE } ( le Dim 9 Déc 2018 - 16:37 )
Aurora avait passé la matinée dans l’esprit de Noël. Padma étant au travail, elle avait passé la matinée avec Nori à cuisiner des biscuits de Noël (enfin, Nori avait cuisiné, Aurora s’était contentée de manger des bouts de pâte et d’aider à la décoration des biscuits). En voyant la quantité de biscuits confectionnés, les deux jeunes femmes avaient eu l’idée d’aller en porter à des centres d’aide aux sans-abris, parce que si elles les mangeaient tous, elles risquaient soit de faire une crise de diabète, soit de ne plus arriver à rentrer dans leurs vêtements. Puis, joueuses, les meilleures amies s’étaient immiscées dans la chambre de Padma afin de fouiller un peu voir si l’Indienne leur avait déjà acheté des présents. Évidemment, Padma se montrait habituellement plus futée que les deux jeunes femmes, et lorsqu’elles trouvent des sacs remplis de boîtes, elles réalisent rapidement que celles-ci sont vides. Et accompagnées d’une note disant « Cessez d’essayer, vos cadeaux ne sont pas ici ». Dommage.

Nori ayant des plans le reste de la journée, Aurora se porte donc volontaire pour aller distribuer les biscuits. Boîte en main, emmitouflée dans son manteau et son foulard en laine, Aurora déambule dans les rues de Naples, direction le village de Blanche-Neige. Elle se fraie un chemin au travers de la petite foule, mais à un moment un homme la bouscule si fort qu’elle perd pied, s’écrasant contre un sapin, échappant la boîte de biscuits. Assise sur le sol, elle tente de reprendre ses esprits en levant un regard un peu confus vers l’homme qui l’a bousculée, hochant la tête lorsqu’il lui demande si elle va bien. « Oui, ça va… Par contre, je ne suis pas certaine que mes biscuits aient survécus. », dit-elle avec regrets en observant les sucreries étalées sur le sol. Elle se relève, passant vigoureusement ses mains sur ses fesses pour en chasser la poussière, avant d’offrir un sourire à Giovanni et à Gwenola. « Pas besoin d’excuses, ça arrive. »

@Gwenola Moretti @Giovanni Vanderbilt


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