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- [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
Demetrio Clarizio
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Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
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Sujet: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le Lun 3 Déc 2018 - 1:56 )
« Tu es ailleurs en ce moment. » Son père, inquiet, fronce les sourcils et pose sa cuillère à café près de sa tasse. Le coude appuyé sur le dossier de sa chaise, la main retenant sa tête, Demetrio sort de ses songes et se concentre sur l’air soucieux de l’homme qu’il voit une fois par semaine, grand minimum. Il se serait bien abstenu de ce rendez-vous régulier, mais ne tenant pas à l’inquiéter, il a pris sur lui, a fait l’effort de tenir un repas en se montrant le moins sec possible et en participant au sujet de conversation. La distance se remarque néanmoins. N’étant pas comédien, il peine à cacher sa contrariété, mais peu habitué à sourire, à rire, ça aurait dû passer comme une lettre à la Poste. Seulement, Cesare le connait très bien, n’a pas besoin qu’il se confie à lui pour savoir que quelque chose est en train de se passer. « Ce n’est pas à cause de cette fille avec qui tu as rompu ? » Autrement dit, Charlotte. Elle n’est pas la raison de son mal-être, mais son père craint de devoir le ramasser à la petite cuillère, comme il a dû le faire la première fois et l’an dernier aussi, en l’épaulant lorsque sa relation avec Dafne a pris fin. Il ne s’est pourtant pas attardé avec cette dernière relation, sentant que son père avait déjà une image bien négative de cette « pauvre fille » comme il aimait l’appeler. « Si tel est le cas, alors peut-être devrais-tu penser à cesser de la voir. » Dans son ordre de priorité des insectes à écraser, celle avec qui il s’est affiché ces derniers temps a atteint la première place, la chapardant à ceux qui la campaient depuis de longs mois. « Il ne s’agit pas de ça. » Et il lui est impossible de lui expliquer le fond de sa pensée. Cesare, il le respecte énormément, mais il n’est au courant d’absolument rien. De plus, il n’est pas à l’aise à l’idée de se confier sur toute cette histoire qu’il préfère garder pour lui, comme s’il s’agissait du secret le plus précieux au monde et le concernant, c’est comme ça qu’il le voie. « De quoi s’agit-il alors ? De cette métisse ? » Demetrio se renfrogne, grimace, parce qu’il a posé le doigt là où ça fait mal. Les échanges ne vont pas plus loin que des textos et il déteste ça. Il aimerait pouvoir lui dire ce qu’il a sur le cœur, se force à ne pas tout lui balancer par téléphone, même si ça commence à le peser. « C’est donc ça. Parlons-en. Tu crois sincèrement qu’elle en vaut la peine ? Celle-ci n’est pas plus à la hauteur que les deux dernières et crois-moi, j’ai l’œil. » « As-tu fini ? » Non, il continue, dézinguant celle qui, pour lui, pourrait bien mettre à mal sa réputation, mais il s’en fiche bien sur le moment. Ca lui est complètement égal. Il voit de l’importance là où pour Demetrio, il n’y en a aucune. « Vas-tu cesser de la démonter ? » répond-il, sèchement, en terminant son café d’une seule traite. Son ton le surprend : pour que son fils lui parle comme ça, il lui en faut énormément. Il hésite, puis finalement, l’interroge, mais comme réponse, il n’a droit qu’à un gros silence. Demetrio lève l’index afin d’obtenir l’addition, paie celle-ci et s’excuse ensuite auprès de son père, ayant besoin de prendre l’air, de rester seul aussi.

Et c’est dans l’Eglise qu’il trouve refuge. Ce lieu dans lequel il se sentait bien, serein, à sa place, devient obscur, sombre, suite aux récents événements, aux confessions de son père de cœur, Teobaldo. Les bras croisés, fermés, il erre entre les rangs, observant les vitraux colorés, puis s’installe sur un banc en bois. Il en a déposé des cierges, s’est confié dans l’isoloir, mais tout fiche le camp. Cette sécurité qu’il recherchait, qu’il avait obtenue, elle lui échappe des doigts, s’envolent en même temps que la déception a pris la place. Perdu dans ses pensées, se sont finalement les bruits de pas d’un homme qui le réveillent. Ceux d’un inconnu qu’il croise de temps en temps. Il ne connait pas son identité, mais à ses côtés, il se sent mal à l’aise. Dans ses yeux, il lit parfois son propre mal-être, l’interprète d’une façon qu’il ne le devrait pas, mais il sent, à son attitude, qu’ils ne sont pas si éloignés que ça. C’en est effrayant. Quelques secondes de silence, lourdes, puis il le brise à demi-voix : « Tout va bien ? » Question stupide. Il sent que quelque chose cloche, mais il tente une approche, peu sûr de lui. Il y a des années de ça, il était à la place de celui qui avait besoin d'une main tendue, qu'on le comprenne. C'est encore le cas aujourd'hui, même si poser les mots sur ses maux est inenvisageable.


Demetrio & Naïm
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le Jeu 6 Déc 2018 - 12:27 )
The silence of walls.The noises of the words.
demetrio & declan

Je raccroche le téléphone. Sans même lui dire au revoir. De toute façon elle s’en fout. Elle s’en est toujours foutue. Cela ne date pas d’aujourd’hui. La rage est là, vorace comme une lionne affamée depuis des mois. Comme un loup aux abois. Pourquoi elle t-a téléphoné ? Pourquoi j’ai décroché ? Sombre idiot que je suis. J’ai juste vu son prénom s’allumer. Et .. j’ai pensé que pour une fois elle me porterait peut être de l’intérêt. Putain n’importe quoi. Je n’ai même pas tilté qu’aujourd’hui c’était l’anniversaire du connard. Enfin de sa mort. Et que cela allait la chavirer après toutes ses années, au point de m’appeler. Sa voix était tremblante. Pleine de larmes. J’aurais du me douter qu’elles n’étaient pas pour moi. Elles ne l’ont jamais été. Elle a préféré me traiter de menteur plutôt que de voir la vérité en face. Et d’assumer le fait que son salop de mari violer son fils. Au point qu’il l’a poussé à bout. Non cela lui aurait écorché la bouche. Troué le cœur. Mais en avait-elle au moins un pour me laisser endurer tout ce que j’ai enduré ? Et en plus venir me pleurer au téléphone parce qu’elle a mal. Et moi la douleur que j’éprouve. Est-ce qu’elle y pense ? Est-ce qu’au moins elle y a pensé une seule fois ? Cela me rend fou. J’ai envie de frapper le premier qui va me faire face. Me défiant ou pas. Envie de prendre contre un mur comme le connard que je suis la première pute qui tombera sous mes mains. Envie de tomber dans le vide soulé par l’alcool jusqu’à ce que mon corps ne réponde plus et que mon esprit se perde dans des brumes sombres. Et elle est soit disant ma mère. Tout ce que je vois c’est qu’elle a juste amené le diable sous notre toit et qu’il a fait de moi sa marionnette jusqu’à ce que je m’oppose à lui en lui ôtant la vie par accident. Ce qui ne m’a pas rendu ma vie meilleure. Cela ne m’a même pas soulagé au final. Vu celui que je suis devenu. J’aurais préféré ne pas avoir de mère. Que d’avoir celle que j’ai eue.

Faut que j’aille me défouler. Faut que je me délivre de cette souffrance qu’elle a à nouveau éveillée. Moi qui me sentais serein. Je me retrouve piégé, agonisant, dans ma propre douleur. Je sors de chez moi, les poings serrés et le visage fermé. Le regard aussi dur que la pierre et le cœur froid comme la glace. Je marche ou plutôt j’erre comme une âme en peine. Un chien sans collier que son maitre vient de virer à grand coup de latte dans le cul. Je n'ai plus les idées claires. Je suis perdu. Je me sens comme un gamin vidé de son existence. Je marche. Bousculant les gens. Et puis j’arrive devant l’église. J’hésite et j’entre. C’est un peu le seul endroit où je trouve la paix. Ou le silence me caresse avec moins de violence que les bruits qui m’habitent. Un homme est déjà là assis sur un banc devant la sacristie. J’essaie de ne pas faire de bruit. La porte qui se ferme en grinçant en fait suffisamment. Je regarde du côté du confessionnal mais il a l’air vide. Je m’y installe parfois. Je me souviens de mes premières fois, ou j’écoutais juste le prêtre. Paniqué par les maux que je pourrais lui dévoiler. Des horreurs infâmes donc j'avais honte. Mais à force je me suis ouvert. Mais là je n’ai pas envie de parler.

Pas de larmes dans mes yeux. Juste cette étincelle éteinte qui ne se ranimera surement jamais. Et qui aujourd’hui éclate de toute ma colère. Je m’avance. La silhouette me semble d’un coup plus familière. Lui aussi traine souvent dans le coin. Je ne lui ai jamais parlé. Mais il semble porter, tout autant que je porte, cette blessure muette, qu’aucun docteur ne pourra soigner. Je m’avance et j’ai du mal à le regarder. Je garde mes distances. Et puis il me parle. Je me retiens de lui répondre. "Est-ce que j’ai une gueule à aller bien ?" Mais je pense que sa demande n’allait pas dans le sens de chercher à me blesser. Je regarde encore une fois le parloir. Si un mouvement l’agite j’y file. Mais rien. Alors je m’assois sur le banc à la même hauteur que le sien, mais pas le même côté. « J’ai connu des jours meilleurs. » Même si cela sonne faux. Parce que les jours meilleurs je peux les compter sur une main. « Et toi ça va ? » Vu sa tête décomposée il va surement aussi bien que je vais mal. A croire qu’il y a eu panique dans certains foyers aujourd’hui et que le seul lieu valable pour apaiser soit cette église. « Au fait je m’appelle Declan. On c’est croisé quelques fois. » Tant bien cette fois c’est lui qui ne va pas apprécier que je lui cause. Mais bon s’il part je n’en ferais pas une maladie. Je resterais avec le silence comme seul ami. Enfin ce n’est pas parce que je lui parle que je cherche à devenir son ami. Qui voudrait d’un connard comme moi comme ami ? Il y a juste le diable qui aime bien ma compagnie. Mais là c'est Dieu que je viens chercher. Reste à savoir si c'est pour lui éclater la gueule ou pour chercher du réconfort.




drvgns. /
FRIMELDA & Electric Soul

@Demetrio Clarizio [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise 3407175773


Meelan
Meena apporte la lumière dans son regard sombre. Elle fait battre son cœur avec force et rage. Et il aime ça Declan.


Pour réchauffer Meena. [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise 3203843487 Merci Sandrine. [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise 3858275945 :
 
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Demetrio Clarizio
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Sujet: Re: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le Lun 10 Déc 2018 - 1:09 )
La vie est une succession de bons jours et de mauvais jours. Il le sait pour les vivre au quotidien, bien que son univers semble un peu moins sombre depuis qu’il a fait la rencontre de Magda. Sans connaître son passé, sans savoir ce qu’il vivait, elle a su atténuer sa souffrance avec sa présence, ses caresses, sa tendresse, ou simplement tous les échanges qu’ils ont eu ensemble. Des moments uniques, qu’il ne regrette pas, mais qui lui manquent à chaque seconde. Il aurait dû s’en rendre compte plus tôt, au lieu de revenir en arrière pour goûter à une histoire achevée depuis longtemps. Vaut mieux tard que jamais ? Pourtant, il doute, craint qu’elle ne lui laisse aucune chance, mais ne baisse pas les bras pour autant, convaincu de pouvoir lui donner ce qu’elle souhaite. Il est en mesure de lui offrir ces choses, pas seulement parce que l’argent coule à flot, mais parce qu’il le désire. « Il y a des jours sans et des jours avec. Aujourd’hui, c’est un jour sans. » dit-il, honnêtement, en posant alors son attention sur l’homme qui se présente. Rares sont les fois où il sympathise avec la gent masculine. S’il refuse le contact masculin, au point de se nettoyer les mains à chaque contact, ce n’est pas anodin. Il a constamment cette impression d’être sale, a besoin d’eau, d’air, pour respirer. « Je me souviens, oui. » S’il a fait attention à lui, il ne pensait pas que la réciproque était vraie. Comme quoi, il y a des gens qui marquent, bien plus que d’autres que l’on croise tous les jours et que l’on oublie aussitôt. Declan, c’est son attitude qui a attisé sa curiosité. A travers elle, il a senti quelque chose de différent et qui est très loin d’être positif. Peut-être est-ce dû à ses traits marqués, ou à ce vide qui lui rappelle le sien. Et quelque part, ça l’effraie. Ca le renvoie à ses propres problèmes. « Demetrio. » Il a bien remarqué qu’il le tutoyait, mais cette proximité soudaine ne le met pas à l’aise. S’il en est capable, lui ne se sent pas le courage de briser la glace à ce point. « Vous trouvez l’aide que vous voulez ? » C’est grâce à l’Eglise qu’il a pu se relever, alors il espère que quelqu’un a su, tout comme lui, lui tendre une main pour s’en sortir. Ceci dit, ses doutes l’oppressent et il le doit malheureusement à cette histoire contée par Teobaldo. En lui offrant son expérience, l’ancien homme de Dieu n’a pas souhaité le blesser. Pourtant, c’est ce qu’il est intérieurement et il n’en est pas fautif. Teobaldo a eu raison de lui dire toutes ces choses. Il ne veut pas de secret, encore moins être sur la mauvaise voie. « L’Eglise a quelque chose de réconfortant… Même si parfois, je doute que ce soit un endroit où l’on peut trouver la sécurité. » C’est normal. Le type que son ami a tué, c’était un prêtre.


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Sujet: Re: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le Jeu 20 Déc 2018 - 19:23 )
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demetrio & declan

Je me retrouve dans l’église, la rage au bord des lèvres. Le cœur en colère. La tête pleine d’horreur. Avec une envie de frapper qui se dessine dans mes poings qui se serrent. Au point que j’en ai mal aux doigts. Une douleur qui renferme ma haine et mon mal être. Le silence de l’endroit atténue ces sensations malsaines qui souvent me poussent à la perdition. La violence pour endiguer celle que j’ai du affronter et que je n’ai jamais oublié. Et la voix de ma mère qui résonne entre mes tempes comme un bruit de tambour brutal. Déstabilisant. Enlisant. Et je voudrais hurler. Sortir de mon être toutes ses horreurs. Mais je n’en ai pas la force. Pas le courage non plus. Suis-je d’une certaine façon aussi lâche que ce connard qui a rempli mes reins de sa présence durant tant d’année ? Suis-je aussi lâche que ma mère qui a soit disant jamais rien vu ? Qui a osé dire que c’était moi qui l’avait cherché ? Putain je veux juste que cette descente en enfer s’arrête. Me poser et ne plus respirer cette odeur d’atrocité qui m'étouffe et me bouffe.

Je me crois seul. Mais une autre silhouette se trouve à quelques pas. Je ne cherche pas le contact mais lui oui. De toute façon je n’ai rien à perdre à lui répondre. Et parler un peu, pourrait me faire du bien. Même si dans ce genre de moment je ne sais pas vraiment ce qui me ferait du bien. A part m’ouvrir les veines et laisser s’échapper le gamin meurtri qui vit en moi avec sa trouille et sa colère. Avec sa honte. Mais j’en ai jamais eu le courage, et encore moins les couilles. « Alors on est deux. » Deux à avoir une journée de merde. Une de plus dans le calendrier. Lui aussi m’a déjà vu mais jusqu’à présent nous avions gardé nos distances. Peut être à cause du lieu. Peut être à cause de nos souffrances secrètes. Muettes. Chacun balance son prénom restant sur la défensive, même si moi je le tutoie sans vraiment y faire gaffe. Pour moi le vouvoiement n’est pas spécialement un signe de respect. Il a tout un tas de personnes que je vouvoie et je les emmerde royalement. « Enchanté Demetrio. » Je mets enfin un prénom sur ce visage que j’ai plusieurs croisé dans ce lieu. « A vrai dire je n’en sais trop rien. Je ne sais pas trop de quelle aide j’ai besoin. Ou s’il en existe une pour moi au final. »

Je me passe la main dans les cheveux. Baissant même les yeux de peur que Demetrio voit la honte que j’éprouve face à la douleur que je cache. Je sais que dans ce genre d’endroit les gens ne jugent pas. Mais au dehors je cache ma souffrance derrière mon arrogance, mes mots crus, mes gestes de colère, ma désinvolture, mes provocations. Mais je me sens si détruit à cet instant. Que j’ai comme la sensation qu’il pourrait lire l’horreur que j’ai subi juste en me regardant. « Oui surement. Après pour ce qui est de la sécurité au final aucun endroit est sur .. » Je marque une pause avalant avec difficulté ma salive. Mes mains sont moites. Je pensais ma chambre d’enfant sure. Et pourtant elle fut le berceau de mes pires horreurs. De mes blessures. De ma déchéance. De ma perdition. « Quand un monstre rôde il frappe n’importe où que ce soit dans une chambre de gosse .. dans une église .. où dans la rue. Le monstre il ne s’arrête pas à ce genre de détail. Il détruit tout. Se moquant du lieu. » Mes poings se serrent. Brulant de cette rage que je voudrais faire exploser. Je ne sais pas comment j’arrive à te pas frapper dans le dos du banc qui se trouve devant moi. Pourtant j'en crève d'envie. Frapper est souvent ma seule issue de secours.


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Sujet: Re: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le Jeu 14 Fév 2019 - 15:51 )
Ce discours. Il l’a pensé tellement de fois. Lorsqu’il s’est pointé dans cet isoloir, se tournant vers une personne de longues semaines, la couvrant du silence qu’il s’imposait lui-même de peur de se confronter à une réalité déplaisante, d’ouvrir les plaies béantes, exprimer ses douleurs, sa honte et son impuissance. Il était à deux doigts de mettre un terme à ce calvaire, lorsqu’on lui a tendu une main à laquelle il ne s’attendait pas. Celle d’un homme sortant de la pénombre pour le cueillir dans ses bras, lui souffler qu’il serait là, qu’il ne l’abandonnerait pas. Teobaldo a réussi là où ses parents ont échoué. Il a fait ce qu’il a pu pour le préserver de lui-même, pour lui retirer ces idées sombres. Aujourd’hui, en regardant derrière lui, tout le chemin réalisé, toutes ces choses accomplies, Demetrio ne peut nier son évolution. Il n’en reste pas moins fragilisé par un passé qu’il n’oublie pas, qui le ronge chaque jour, mais il est bien plus fort que ce qu’il a été. Il s’est entouré de gens bien, en qui il a pleinement confiance, qui sont là pour l’épauler et la réciproque est vraie. C’est grâce à eux qu’il a su garder la tête haute, qu’il n’a pas baissé les bras, même s’il en avait souvent l’envie. « Je l’ignore. » admet-t-il, parce qu’il ne sait pas ce dont il a besoin pour trouver la force de se lever le matin avec l’envie de vaincre. Lui ne l’a d’ailleurs pas toujours, alors comment pourrait-il l’affirmer ? Il peut cependant tenter d’atténuer un peu sa souffrance, au moins pour cette fois. « Je ne suis pas certain qu’il existe un miracle remède pour aller bien. Il en existe néanmoins pour aller un peu mieux. Et parfois, ça ne suffit pas toujours. » Il y a des jours sans, d’autres avec. C’est un parcours du combattant, c’est quotidien. Demetrio baisse les yeux sur ses mains, sort machinalement un mouchoir pour se les essuyer. C’est systématique. A chaque fois qu’il repense à ces événements, il ressent le besoin de se laver. Dans une journée, les douches sont nombreuses. Un moyen de retirer toutes ses marques invisibles qui lui restent en mémoire. Sa particularité, c’est qu’il s’est toujours refusé de toucher un homme suite à la coupure entre lui et son beau-père. Ne serait-ce qu’une poignée de mains. Avec le temps, il a fini par faire de rares exceptions qui se comptent sur les doigts d’une seule main : son meilleur ami, son père et Teobaldo. Dans les trois cas, il a, à chaque fois, un mouvement de recul où ses muscles se tendent. Et c’est exactement ce qui se passe lorsqu’il entend Declan s’attarder. Meurtri, l’italien tourne le visage vers le sien, une ride apparaissant sur son front. Il comprend. Il saisit. Il n’a pas besoin d’aller plus loin dans cette allusion. Ses yeux étincellent, s’humidifient, si bien qu’il se sent obligé de les cligner pour se reprendre. « On n’oublie jamais. On apprend à vivre avec. Ca ne veut pas dire qu’on l’accepte. » Est-ce qu’il a compris, lui aussi ? Il n’a pas la moindre envie de poser des mots sur la réalité, mais s’ils sont vraiment pareils, alors c’est inutile. L’homme déglutit, pose une main sur le banc et avec hésitation, l’autre se retrouve sur l’épaule de son acolyte. Son cœur bat si fort qu’il exploserait presque de sa poitrine. Ce simple geste est anodin pour beaucoup, mais pour lui, ça représente tellement. C’est aller à l’encontre de ses propres souhaits, de sa nécessité à prendre la distance avec le genre masculin, mais c’est surtout une marque de soutien qu’il lui transmet. Il le sent tout aussi paumé que lui et c’est dur d’être là, de ne pas agir, de laisser faire, alors que lui-même aurait tant aimé qu’on l’aide plus tôt. C’est sûrement trop tard, mais il ajoute sa pierre à l’édifice, lui montre de cette manière, qu’il n’est pas seul avec son problème. « Je peux te comprendre. » confie-t-il, à demi-mot, dans un élan de sincérité, chassant à son tour le vouvoiement.


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Sujet: Re: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le Mer 20 Fév 2019 - 16:47 )
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Me raccrocher à quelque chose. Des bribes de vie. Quelques secondes. Dire que l’illusion d’un espoir se dessine à l'horizon. Même s’elle est éphémère. Il n’existe pas de remède miracle comme le dit Demetrio. Mais aller mieux peut être lié à pas grand-chose. Un regard. Un sourire. Un mot. Une présence. Le temps de reprendre le contrôle du bordel de ma vie. De souffler un peu. Avant d’être à nouveau happer par tout ce contre lequel je n’arrive pas à lutter. Personne ne m’a donné les armes pour. Et ceux qui ont essayé n’ont reçu que mon courroux et ma haine. Brisé je suis et brisé je resterais. Pourtant quand je suis dans une église. Quand je suis entre ces murs, je me sens plus en sécurité. J’ai souvent rejeté les fautes commises par mon beau père sur Dieu. Avant de les faire tomber sur les hommes, sur les femmes. Ne pouvant accepter que le Tout Puissant est toléré ces actes horribles. Je l’ai haï, maudit. J’éprouve encore de la rancœur envers lui. Une envie de vomir permanente. Qui use mon être et ébranle mon âme. Mais entre les murs d’une église il y a une sorte d’apaisement qui enveloppe mon cœur. C’est toujours aléatoire. Cela ne dure pas. C’est juste une dose de bonheur ou de je sais quoi. Une dose qui m’aide à sortir et à affronter la suite. Même si elle est sombre. C’est comme une lueur dans le bouillard. Qui s’éloigne bien plus vite que je n’avance vers elle.

« Accepter jamais. Quand à vivre avec ? Est-ce que l’on peut vraiment appeler vivre ce que l’on vit. » Je reste là à répondre à Demetrio sans vraiment répondre. Ce sont toujours des mots imagés, des non-dits, mis bout à bout. Ils n’ont que peu de sens, sauf pour celui qui les dit ou alors pour celui qui a subi. Je le vois s’essuyer ses mains comme s’il chassait de la saleté encastrée dans ses pores. Un geste qui montre au-delà du geste. Tout comme son regard égaré. Tout comme le mien. Et puis il y a le geste fébrile de sa main qui se pose sur mon épaule. Un autre m’aurait fait frissonner de dégout. Un autre aurait fait révulser mes yeux. Un autre aurait déclenché ma rage. Mais pas lui parce qu’il y a ce lien invisible qui prouve qu’il comprend. Qu’il partage. C’est sincère et véritable. Aussi puissant qu’une prière. Et durant ce laps de temps ou sa main reste posée c’est une chaleur apaisante qui envahit mes entrailles. « Je sais. » Mon regard vient trouver le sien. Sans ambigüité. Nos yeux parlent le même langage. Portent la même blessure. A cet instant nous sommes deux gosses face à leurs démons.

« Est-ce que parfois tu as envie de te foutre en l’air ? » Ma voix est basse, preuve de la douleur que je cache en moi depuis bien trop longtemps. « Je me dis que se serait la meilleure des solutions. Qu’une fois mort je n’éprouverais plus cette honte. Cette rage. Mort je ne me sentirais plus aussi sale. » Je baisse le regard. « Mais je ne suis qu’un lâche pour le faire. » Comme il aimait à le dire quand j’osais lui tenir tête. Ou alors j’ai juste envie de vivre même si chaque jour est un combat qui m’épuise et me détruit. Je voudrais pouvoir y mettre fin mais je ne sais pas comment le faire. Je n'en ai pas envie non plus. C’est certainement pour cette raison que je me dis que crever serait la meilleure solution. Qui pleurerait sur ma carcasse ? Personne. Faut juste que je trouve le courage de tirer un trait sur cette vie de merde. Je soupire. Las. Écœuré de n’être que la merde qu’il a fabriqué de ses doigts. Une chose donc il a puisé la force et brisé la raison. Un homme qui ne sait que vivre au travers de sa violence. La seule barrière que j’ai trouvé pour ne pas m’attacher. Comment peut-on se sentir humain quand on l'humanité a été tué dans l’œuf ? Quand on n’est qu’une loque ? Quand qu'en on se regarde dans la glace tout ce que l'on voit est une horreur dégoulinante de la pire des hontes ?

Crever. Et cette image dégradante s'effacera enfin en même temps que moi.



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Sujet: Re: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le Dim 3 Mar 2019 - 15:05 )
Soupir. Ces questions, il se les ai posées, de nombreuses fois, mais en discuter de vive voix, avec une victime qui comprend ce par quoi il est passé, sans avoir à en passer par les détails… C’est dur. Plongé dans ses souvenirs lointains, Demetrio se sent fébrile. Il a soudainement trop chaud, sent des perles de sueur caresser sa nuque, longer sa colonne vertébrale. Il desserre son col, déglutit, en se contenant avec difficultés. Lui qui est si habitué à garder toutes ces choses pour lui, à ne rien dévoiler de ce qu’il ressent, convaincu qu’il ne serait pas compris… Sauf avec Teobaldo qui, parfois, reçoit ses doutes en pleine nuit. Avec le décalage horaire, ce n’est pas dérangeant, mais ça le gêne tout de même. Même s’il est ouvert à la discussion, là pour le rassurer, le conseiller, l’italien n’aime pas revenir sur des instants douloureux. Comme si se taire aidait à donner moins d’importance à un événement traumatisant, mais ça en a et il le sait très bien. Il le sent, le voit. Chaque jour est une épreuve. « C’est de la survie. » admet-il, le cœur lourd. « Mais l’on se raccroche à ce que l’on peut. » Longtemps, les bateaux ont été l’une de ses principales motivations. Si aujourd’hui, il détient un empire, c’est bien parce qu’il cherchait à apaiser ses blessures en se noyant dans le travail comme un acharné. Il n’a jamais regretté. Il est même fier de tout ce qu’il a entre les mains. C’est comme un doigt d’honneur à tous ceux qui n’ont pas cru en lui, mais également à son beau-père. A travers sa réussite, il lui prouve qu’il n’a pas réussi à le détruire, alors que c’est tout le contraire. Bien sûr qu’il a réussi. Il a emporté avec lui sa joie de vivre ; s’il sourit peu, il doit le remercier.

Doucement, il retire sa main de son épaule à son interrogation. Effet d’un couteau dans le cœur qui se resserre. La bouche entrouverte, il se revoie âgé de dix-huit ans, en train de prononcer, ce qu’il pensait être, ses derniers mots. Un adieu. Il allait réellement succomber, comptait se jeter du haut d’un pont et si Teobaldo n’avait pas été là pour le retenir, le soutenir, personne n’aurait pu le faire. S’il a compris après son opération qu’il désirait vivre, que la mort l’effrayait, à ce moment précis, il n’avait qu’une idée en tête : en finir. Des idées noires, il en a toujours, mais en tant qu’homme ayant vu la faucheuse de près, le suicide n’en fait à présent plus partie. Il a plutôt peur de ne plus se réveiller le lendemain, d’avoir été seul dans son lit pendant que son âme quittait son cœur. Néanmoins, il souffre comme au premier jour et ignore si son mal-être s’allégera un jour. Il vit avec. « Je ne le dirai pas comme ça… » Ce n’est pas de la lâcheté que de ne pas arriver à baisser les bras complètement. « Je pense plutôt que c’est une forme de courage, ou de masochisme, que de ne pas s’en aller. » Il tourne la tête vers Declan et ajoute, la boule au ventre : « C’est bien plus dur de se lever le matin avec ces maux, que de s’endormir à tout jamais. » Il le dit. Pourtant, il ne se sent pas courageux pour un sou… Mais il ne se sent pas lâche non plus. « Mais ce serait une solution à tout, en effet. » A l’époque, c’était son ultime délivrance. « Je ne peux pas affirmer que ces sentiments négatifs disparaissent un jour. » Il ne peut pas non plus affirmer qu’ils s’atténuent. « En revanche… Ce que je sais, c’est que j’ai vu des choses fabuleuses. J’ai vécu des choses, qui, sur le moment, ont réussi à anesthésier la douleur. » Pendant un court laps de temps, mais il a tout pris. Demetrio baisse la tête, fixe ses chaussures et sent ses yeux s’humidifier. Son cœur pleure, se brise en mille morceaux, une nouvelle fois, mais il prend sur lui, se contient, n’ayant pas la moindre envie de s’effondrer ici. « Tu as besoin d’en parler. » Lui n’y arrive pas, mais il l’a fait, une fois, à demi-mots, sans rentrer dans les détails, avec cet ancien homme d’église qu’il respecte plus que tout au monde. Et il n’est pas la bonne personne pour ça, là, maintenant, parce qu’il n’a pas les réponses à tout, n’ayant pas celles qui l’aideraient à avancer. « Qui était-ce ? » Pourtant, il est là, en train de le pousser à évacuer.


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Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le Sam 9 Mar 2019 - 10:18 )
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Survivre. Oui c'est tout ce que je fais ou du moins que j'essaie de faire. Car même survivre reste compliqué. Demetrio a dit le bon mot. Il est comme moi un survivant. Je peux le sentir dans mes tripes. Dans son regard et même dans son geste. Nous sommes les survivants d'un combat qui était perdu d'avance. Comment un gosse peut lutter face à de telles horreurs ? Je ne mets pas de mots sur ce qu'il m'a fait. Même s'il existe.Trop honteux d'avoir subi durant toutes ces années avant d'oser riposter, même si ce n'était pas volontaire. Juste un dernier geste de défense, une dernière salve pour survivre à l'assaut. Mais au final j'ai quand même été puni. Malgré les blessures que je portais à même la chair. Blessure encore ouverte et qui le resteront surement jusqu'à la fin des temps. Comment ne pas être déstabilisé quand la faute de l'adulte retombe sur l'enfant ? Enfant qui est censé être protégé par ces mêmes adultes qui le blessent, le jugent sans voir ce qu'il endure. Rien que d'y penser, d'effleurer à nouveau ces actes odieux j'en ai envie de vomir. « Je me suis raccroché à ma haine, à ma colère. » Les mots sortent avec lenteur alors que Demetrio semble autant happé que moi par la douleur de son passé. Toujours autant présent. Rien n'effacera cette souillure. Elle coule sur nous, laissant sa trace indélébile. Elle nous marque au fer rouge chaque jour, chaque seconde, nous rappelant ainsi qu'elle victime nous sommes. Quelles victimes nous resterons. Des victimes qui n'arrivent pas à parler sans sentir leurs tripes se retourner. Des victimes que même le silence rend coupable parce que trop lourd à porter. Tout nous accuse, parce que notre cul a un moment a été pour des connards du pain béni.

La mort pourrait peut être effacer la dette. Mettre le compteur à zéro. Et encore je ne suis pas sur que ce soit la solution, au fond il obtiendrait juste ce qu'il a cherché à faire durant toutes ces années. Et durant toutes celles qui ont suivi sa mort. Il me hante toujours comme s'il était présent à chaque pas que je fais. Comme si un fil nous liait. Mort il me suivrait encore, trop heureux de me montrer combien mon geste n'a servi à rien. Juste à glorifier ses actes. Je l'écoute avec la sensation de ressentir sa douleur. Pour une fois je me sens moins sale. Mon âme s'apaise un peu et ce n'est pas du au lieu dans lequel on se trouve. C'est juste du aux mots de Demetrio, comme si je me reflétais dans ses paroles. « C'est peut être aussi une façon de leurs montrer qu'au fond ils ne nous ont pas tout à fait détruit. » J'ai les mains moites et les battements de mon cœur sont chaotique. La peur de revivre ces abominations. Même si c'est plus psychique qu'autre chose. « Qu'il reste une infime part d'humain en nous même s'ils ont tout fait pour nous faire devenir des monstres. » Je ne sais pas si Demetrio en est un, mais moi je suis conscient de ce que ces actes ont fait de moi. Et je ne sais pas comment tuer cette bête qui s'éveille bien trop souvent. « Enfin moi j'en suis un. » Je murmure me demandant comment j'arrive à sortir ces mots, même chez Volfoni n'y arrive pas. Et pourtant il met tout son cœur à essayer. « Parfois oui j'en ai besoin. Et puis je me ravise car je sais comment tout ça a fini quand j'en ai parlé la première fois. » Ma mère et la justice m'ont fait porté le chapeau. Le pire ce fut d'entendre ma mère me balancer que je l'avais cherché. Que c'était un homme bien et qu'il ne m'aurait jamais fait de mal si je ne l'avais pas provoqué. "Quand tu entends ce genre de discours tu n'as plus envie d'en parler." Mais en répondant ainsi je ne réponds pas vraiment à sa demande.

La suite de ses mots me glace le sang. Qui était-ce ? Je deviens blanc d'un coup et je sans mon cœur résonner dans tout mon être. Je me sens fébrile, je tremble, pire qu'une feuille d'automne malmenée par le vent. Je le regarde les yeux au bord des larmes. Les mots coincés dans ma gorge comme un étau qui m'étouffe. Ma poitrine se serre. D'ailleurs je pose ma main contre mon cœur comme si elle pouvait apaiser la douleur. Je revois son visage, ses yeux qui me reluquent, sa bouche qui bave. Je sens son odeur, ses mains sur ma peau trop fragile. Et puis cette douleur dans les reins qui s'enchaine à ma chair comme le lierre sur un mur. « Mon .. beau .. père... » J'ai la sensation d'avoir mené une bataille pour murmure l'identité de celui qui a brisé mon enfance la souillant d'indécence. « Et personne .. ne .. m'a … cru .. même .. pas .. ma … mère. » Je me demande si cet aveu là n'est pas encore plus douloureux que le précédent. J'ai la sensation de m'effondrer alors que je suis assis. Je le regarde à nouveau avant me mettre ma tête entre mes mains et de me foutre à chialer comme un gosse le ferait. Comme si mes larmes allaient effacer ce que je venais de dire. Comme si mes larmes allaient laver ce que je vis chaque jour.



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Sujet: Re: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le Sam 9 Mar 2019 - 17:55 )
Pour certains, oui. Pour Declan, il espère que c’est l’un de ses objectifs : montrer à la personne lui ayant fait beaucoup de mal, qu’il n’est pas au fond du gouffre, tout en se prouvant à lui-même qu’il est encore capable d’avancer. Mais pour Demetrio… C’est différent. Ses résultats professionnels, sa carrière, a été poussé par son besoin de construire des bateaux, de gagner en fierté et faire regretter ceux qui ne lui avaient laissé aucune chance de montrer qu’il pouvait être compétent, que sa non-expérience n’était pas une bonne raison. Mais s’il vit, ce n’est certainement pas pour prouver à quelqu’un, quelque chose. Parce qu’il n’a rien à prouvé ; il est détruit, point. Ses cicatrices s’ouvrent constamment, ne se refermeront jamais. Il vit avec, fait ce qu’il peut pour ne pas craquer et se raccroche à ce qu’il a de positif dans sa vie, parce qu’il aime tout ce qui arrive à le faire sourire, à le rendre heureux. Parce qu’il lui est impossible de se passer de ça, de s’éteindre, pas après avoir goûté à un peu de bonheur. C’est ce que Magda lui offre. Elle a réussi à le faire sourire plus régulièrement. A ses côtés, il a même ri ! Ca n’était pas arrivé depuis si longtemps, de rire à gorge déployée, qu’il en a eu mal à la mâchoire. Les yeux plissés, il reste silencieux en réfléchissant à ce qu’il dit. Demetrio, lui, se sent moins que rien, sale, avec une enveloppe corporelle qu’il déteste, qu’il frotte jusqu’à vouloir s’arracher la peau dans des moments où il se déteste encore plus que d’habitude. Il se sent tout simplement vide. Mais parfois, il y pense un peu moins. Quand il est à ses côtés, il n’y pense pas du tout. C’est seulement lorsqu’il se retrouve confronté à soi-même que ça revient et c’est trop régulier, mais avec le temps, il a fini par prendre conscience qu’il ne trouverait aucun remède.

Sa question est peut-être trop brutale ; il le voit, à son visage devenant blême, à ses larmes qui nourrissent ses yeux. Puis il ferme les yeux, le cœur serré, qui semble s’arrêter le temps de quelques secondes et repartir douloureusement. Cette situation, il l’a vécue et son récit ne fait que le confronter à son propre passé, à une mère qui n’a pas su le protéger et qui a préféré le rejeter. C’est ce par quoi il est passé également. La haine, la colère, des émotions négatives prennent possession de lui, alors qu’il resserre ses doigts sur ses cuisses, cherchant à extérioriser sans faire de dégâts. Parce que Demetrio, il est bien plus doigt pour intérioriser et dissimuler ce qu’il ressent. Parce qu’il n’exprime rien. Juste un masque froid, distant. Des yeux éteints. Quoi lui dire, maintenant ? Rien. Absolument rien. La mère de Declan est une véritable connasse qui ne mérite pas une once de compassion. Elle a abandonné son rejeton alors qu’il avait le plus besoin d’elle. Comme lui, dans le passé, avec la sienne. Avec hésitation, Demetrio passe ses bras autour de ses épaules et le ramène contre lui. « Je suis passé par là. Je comprends. » dit-il, impassible, bien qu’au fond de lui, c’est le désordre, l’anarchie. Il se sent souillé, une nouvelle fois, mais il tient bon, parce qu’il n’est pas seul. « Je te crois. » C’est ce qu’il attendait de la bouche de sa mère. C’est ce que lui a dit Teobaldo. Il l’a cru, a été là pour lui, alors d’une certaine manière, peut-être est-ce à lui d’être là pour quelqu’un comme lui. « Je sais ce qu’il t’a fait. Et je te crois. » lui assure-t-il, sur un ton sincère, ferme. « Tu n’es pas seul. » Ces mots, il les a entendus dans le passé ; l’homme de foi devenu son ami les lui a déjà soufflés et avec le temps, ils ont pris de l’importance. En lui, il a vu quelqu’un disponible, qui ne douterait jamais de ce qu’il dirait. Peut-être doit-il offrir cette même chose à Declan.


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Sujet: Re: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le Mer 20 Mar 2019 - 19:28 )
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J'essaie de croire en mes paroles. De croire qu'une part d'humanité reste en moi. Que mon beau père n'a pas tout détruit et fait de moi juste un monstre vide de tout sens moral. Il y a qu'à voir comment je traite les femmes. Comment je suis en rage envers les pédés. Au point que je me demande quand je les cogne, comment j'arrive à m'arrêter avant qu'il ne soit trop tard. Comment j'arrive à me regarder dans une glace sans avoir la nausée. Je sais que tout oublier sera impossible, mon corps a été marqué au fer rouge. Mais je sais que d'être le mec que je suis m'enfonce plus qu'autre chose. Au fond il gagne à chaque fois que je frappe un mec qui me regarde avec insistance. Ou que je baise une femme avec violence. Je me fais même horreur d'agir de la sorte, je plonge dans un cercle vicieux me demandant si je pourrais vraiment en sortir. Mais en ai-je envie ? En suis-je capable ? Compliqué et complexe de répondre à ces questions. Et même si parler reste difficile, ardu, une vraie torture, j'accepte l'échange entre ces murs où le silence règne souvent. Sous le regard des statuts impassibles à nos douleurs muettes. Parce que même si je suis borné, con souvent, je pige vite que Demetrio est aussi une victime. Pas besoin de mots, la fêlure de nos regards s'imposent à nous.

Pourtant un froid vient saisir mon être quand il me demande qui est l'auteur de cette abomination. Je suffoque pris par ces images qui me hantent et écorchent mon âme à chaque seconde. Même quand j'essaie de m'occuper l'esprit, elles sont là à attendre, prête à me harceler à la moindre inattention. C'est épuisant, souvent déstabilisant, extrêmement douloureux. Et là tout revient en pleine gueule avec les nausées, la peur, la honte, la douleur intense. Je me fais horreur quand la faiblesse créer par ces moments vient caresser mon être. Cherchant juste à détruire le peu qu'il me reste d'espoir d'un autre avenir. Je me sens submergé par mes émotions, par ce rejet que j'ai du essuyer, accepter. Sans comprendre. Me sentant coupable d'un acte dans lequel je n'avais aucune responsabilité. Cette incompréhension elle me taraude encore malgré les années. Je sais qu'elle sera présente toute ma vie. Comme le fait d'en vouloir à ma mère pour son manque de soutien au moment où j'en avais le plus besoin. Et là je lâche tout. Je laisse mes larmes coulées, c'est rare mais je n'arrive pas à les retenir. Je m'écroule totalement devant Demetrio qui vient m'entourer de son bras et me tirer contre lui. Encore une fois j'accepte son geste. J'accepte ce contact entre homme sachant que je n'ai rien à craindre de lui. Me sentir en confiance me fait du bien et ses mots encore plus. « Merci Demetrio .. tu ne peux pas savoir à quel point cela fait du bien d'entendre dire qu'on me croit. »

Personne autour de moi ne me l'a dit, du coup je me suis refermé comme une huitre. Et là un simple étranger, juste une victime comme moi, me dit les mots que j'attends depuis des années. Cela me lève un poids énorme sur le cœur. Je relève la tête, essuie mon visage couvert de larme. D'un mouvement de main je viens serrer son autre bras. Un geste que l'on fait entre ami ou entre frère. Un geste fort. Avec une symbolique puissante. Comme quand il a passé son bras autour de mon épaule. Cela pourrait passer au prés des autres pour des gestes anodins. Mais loin de là, et ils prennent dans ce lieu, un sens bien plus important. « Je suis désolé .. je montre rarement cette faiblesse .. je me doute que c'est compliqué aussi pour toi .. de vivre des moments comme ça .. je me sens si seul parfois .. » Avec des envies d'en finir. Avec des envies de me haïr encore plus que ce que je hais ma mère et mon beau-père. Mais cet instant souffle sur ma vie un air nouveau. Quelques secondes de paix et c'est exquis de sentir cette sensation glisser sur ma peau meurtri. « On ne t'a pas cru non plus ? » Mon regard encore rougi par les larmes se pose dans celui de Demetrio. Il semble à cet instant un point d'ancrage. Une porte de sortie de l'enfer.



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Sujet: Re: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le )
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