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- [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
Demetrio Clarizio
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Sujet: Re: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le Dim 14 Avr 2019 - 15:41 )
Si, il sait à quel point, pour avoir voulu les entendre de la bouche de sa mère et pour avoir été soulagé et meurtri de les écouter de celle d’un autre qu’il ne connaissait pas. Demetrio n’ignore pas la douleur que ça représente de prendre conscience que celle qui nous a porté, celle qui est supposée préserver son bébé, ne croit pas un seul mot de ce qu’on raconte. Il est passé par là, n’a pas pardonné à sa mère de lui avoir fermé la porte au nez, alors qu’il en avait le plus besoin. Pis encore, d’être restée auprès d’un homme qui ne l’a pas seulement humilié, souillé, mais qui l’a également pourri jusqu’à la moelle. Et même s’il essaie de ne pas montrer sa souffrance aux yeux du monde entier, même si ceux qu’ils croisent n’ont aucune idée de ce qu’il peut ressentir, pour l’avoir connu exactement de cette façon, avec ce visage qu’il emprunte depuis tant d’années… Lui, il sait, au fond de lui et il se raccroche à des choses positives pour tenir le coup, à son besoin de vivre. Demetrio se mord l’intérieur de la joue pour rester impassible. « Cette vulnérabilité. » le reprend-il. Faiblesse est un mot bien péjoratif par rapport à ce qu’il subit tous les jours. La faute à qui ? Lui n’a rien demandé. Mais il comprend tout. Lui aussi, lorsqu’il cède et que les larmes roulent seules dans la douche, il se sent faible. Il s’interdit de l’être en public pour ne pas qu’on l’atteigne davantage. En tant qu’homme d’affaires réputé, il est très facile de saisir toutes les bonnes opportunités pour détruire l’image de quelqu’un. Celle qu’il s’est construite avec le temps et il n’a finalement pas eu de difficultés ; si aux yeux des autres, il est l’homme froid, inaccessible, c’est aussi le cas dans sa vie privée. Il se laisse très rarement approcher et ne sait pas comment s’amuser. Les discussions légères, il ne connait pas vraiment. Les blagues, encore moins. Pas parce que ça ne lui plaît pas, puisqu’il apprécie ceux qui amusent la galerie, mais parce qu’on ne lui a jamais appris comment faire. Son père ne lui a pas donné la chance de connaître le monde extérieur. Adolescent, il fallait qu’il se donne les moyens de réussir dans ses études, de penser à son avenir, sa carrière et quelque part, tant mieux. Après avoir connu les sévices de son beau-père, il ne se sentait pas l’âme d’un plaisantin, d’un fêtard, préférait rester chez lui, seul. C’était une sécurité. « Je comprends. Ca m’arrive souvent aussi. » Lui parce qu’il n’est pas toujours compris et surtout parce qu’il n’a pas envie d’en discuter. Mais ce n’est pas tout à fait le cas. A sa question, l’italien souffle un coup. Si ce n’est à Teobaldo à qui il en a parlé ouvertement, et à sa jumelle qui a été témoin de son calvaire, il n’a pas le souvenir d’avoir avoué cette vérité malaisante. « On ne m’a pas cru non plus. Ma mère ne m’a pas cru. C’est un homme d’Eglise qui m’a tendu la main, alors qu’il ne me connaissait pas. Comme je le fais aujourd’hui avec toi, aussi difficile soit-il. » Il ne se voit pas se lever et le laisser là, avec son désarroi qu’il n’arrive pas à maîtriser, contrairement à Demetrio qui renferme tout à l’intérieur avec une aisance hallucinante. Il ne faut pas croire qu’il a accepté la chose, ce n’est pas le cas. Il ne le dit pas, n’en parle pas. Quelque part, il envie Declan de pouvoir se laisser aller devant quelqu’un et il ne peut que l’encourager à le faire. Il sait ce que c’est, de tout contenir. Ce n’est pas la bonne solution… C’est juste la sienne, celle qu’il gère le mieux. S’il se permettait de faillir, de laisser exploser sa détresse, sa hargne, il craint de ne plus pouvoir s’arrêter. « Il s'est montré disponible, un jour où je baissais les bras. Ca m’a aidé à supporter la douleur. Je n’étais plus seul, une autre personne m’aidait à porter mon fardeau. » Comme il s’apprête à le faire avec lui.


Demetrio & Naïm
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Declan O'Reilly
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Sujet: Re: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le Jeu 9 Mai 2019 - 18:21 )
The silence of walls.The noises of the words.
demetrio & declan

La rage. La colère. La haine. Le dégout. L'horreur même. C'est souvent les seules choses que je ressens. Je frappe pour essayer d'apaiser mes souffrances mais je suis conscient que cela ne me guérit pas. De toute façon qu'elle chose peut guérir ma blessure. Rien. Parce qu'enfant on m'a fait comprendre que personne ne serait de mon côté. Que je me retrouverais seul comme un pariât de la société rejeté parce que je ne sais pas accepté celui que je suis devenu. Rejeté parce que me fait horreur et que cette horreur je la rejette sur les gens de diverses manières. Mais toujours pour qu'au fond ils me détestent. Seul oui c'est ce que je suis. Seul c'est surement ce que je resterais. Qui voudrait d'un mec comme moi, mal dans sa tête, mal dans sa peau. Qui ne sait exprimer ce qu'il ressent que par des coups de poings dans la gueule ou des mots vulgaires et blessants. Pourtant je sais que cette armure a des failles. La preuve face à Demetrio je m'effondre comme un château de sable battu par une simple vague. Un geste. Un regard. Un mot. Des broutilles pour la plus part des gens. Mais des broutilles qui ditent et faitent au bon moment, par les bonnes personnes auraient peut être évité ma descente en enfer. Ou bien une partie. Parfois je voudrais être un autre, me glisser dans une autre peau, enfiler un autre costume. Mais même si j'y arrive cela ne reste qu'une illusion qui s'évapore au moindre coup de vent.

Pas besoin de tempêtes et de vagues immenses au fond pour abattre Declan O'Reilly. Une main sur mon épaule. Un je comprends. Et voilà que ma carapace vole en mille éclats, plus fragile que du cristal de Bohème ou un vase de porcelaine. Il en a fallu du chemin et même si j'ai peur. Même si je tremble. Je sais qu'une étoile dans mon ciel noir vient de briller enfin. Je ne me sens pas spécialement bien. Pas spécialement mal. J'en sais rien. C'est un coup de chaud et de froid comme si le feu épousait la glace. Cela fait mal et ça put la laideur. Mais c'est un pas. Enfin je crois. Peut être qu'une fois sorti de cette église. Peut être une fois à nouveau au milieu des gens indifférents. J'oublierais cet instant et coulerais à nouveau. Je ne le saurais qu'à franchissant cette porte dans l'autre sens mais pas tout de suite. Avant je veux profiter de ce que Demetrio m'offre. Même si c'est noir, douloureux, compliqué. Il y a derrière une autre saveur, un peu de compensions. Deux âmes blessées, esseulées, détruites, fatiguées d'espérer, balayées par le vent valent mieux qu'une. Et qui au milieu de cette grande ville semblent s'être trouvées.

Je reste debout, je l'écoute. Ses mots sonnent en échos aux miens. « On ne devait pas être des rejetons de bonne qualité pour être ainsi rejeté. » Combien de fois je me suis demandé ce que j'avais fais pour mériter pareille punition, pareil abandon, pareil désintéressement. « Les hommes d'églises je n'ai jamais osé leur en parler. J'avais peur qu'ils me prennent pour le fils du diable ou je ne sais quoi. J'ai tellement perdu de repère .. que je ne suis juste dis que j'étais mauvais pour tout ceux qui m'approchaient. » Quand tout le monde te tourne le dos, même les gens les plus proches, on ne sait plus à quoi s'accrocher. On ne peut que couler espérant voir une bouée à la surface. Une deuxième personne pour porter le fardeau. Souvent je l'ai espéré et à force je me suis fais la raison de ne jamais la trouver. Alors j'ai arrêté de chercher. Pas la peine d'user de l'énergie dans une quête inutile. « Et cela t'a aidé .. même si à te voir ..  je pense que ce n'est pas une solution miracle. » Parce que si Demetrio garde une certaine retenue son regard parfois dénonce son mal être. Pour une fois moi je l'ai laissé exploser par des larmes, tant bien il y en aura plus pendant des mois. Va savoir avec tout ce qu'on a encaissé. Enfin pour moi elle ne doit même pas exister la solution pour vraiment se sortir de ce bourbier. On est des condamnés à mort mais une mort lente et éprouvante. « Désolé mais pour moi on restera pour l 'éternité des blessés de la vie. Il n'y a pas de solution miracle. Mais j'apprécie de parler avec toi. De ne pas avoir besoin de vraiment mettre les mots sur … sur cette douleur pour que tu vois de quoi je parle. » Je m'assoies à nouveau, mes jambes tremblent, mes doigts se crispent et je les lie entre eux pour qu'ils se calment. Je regarde Demetrio. Le visage pâle, les yeux éteint. « Tu sais je l'ai .. » Je soupire. « Je l'ai . enfin .. » Je me sens mal mais il y a ce besoin de le dire. « C'était accidentel .. je voulais juste lui .. échapper .. et .. » Je n'arrive pas à la dire parce que même si c'est accidentel, même si c'était un être abjecte, je l'ai tué. Mes doigts se crispent d'avantage se serrant presque à me faire mal. Alors que la nausée vient titiller mes entrailles. Parce que l'étiquette de coupable a été mise sur ma tête alors que je n'étais qu'un adolescent paumé. Alors que j'étais juste une victime. Sa victime. Saloperie de vie.  



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@Demetrio Clarizio [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise - Page 2 3407175773


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Meena apporte la lumière dans son regard sombre. Elle fait battre son cœur avec force et rage. Et il aime ça Declan.


Pour réchauffer Meena. [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise - Page 2 3203843487 Merci Sandrine. [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise - Page 2 3858275945 :
 
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
Demetrio Clarizio
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Sujet: Re: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le Sam 1 Juin 2019 - 20:11 )
Demetrio hausse les épaules, ne sachant trop quoi répondre à ça. Lui, il s’est longtemps interrogé sur l’amour que lui portait sa mère et sur les raisons qui l’ont poussée à accepter un homme qui l’a souillé, à le croire innocent, plutôt qu’à préserver son fils des blessures, de ses maux. Il aurait aimé qu’elle le prenne dans ses bras, lire dans ses yeux sa peine, sa culpabilité, son soutien, mais il n’en est ressorti que du négatif. Il se sentait si mal de crier à sa génitrice les sévices horribles que lui faisait subir son beau-père, mais il avait besoin de l’exprimer, pour que tout s’arrête. Et ça s’est fait, mais pas comme il l’aurait souhaité. Par la suite, il a dû vivre avec sa souffrance en la gardant pour lui. La taire, ne plus jamais en parler pour faire comme si tout ça n’était pas arrivé, pour minimiser les faits et c’est devenu bien plus simple de garder le silence, que de crier à la terre entière à quel point il n’avait plus la force de supporter son image qui le dégoûte toujours autant aujourd’hui. Il ne se sent pas beau. Il se sait séduisant aux yeux des femmes, mais elles se trompent toutes, n’ont pas idée de la noirceur qu’il dégage. « Sans doute. » dit-il, le cœur lourd. Oui, il a probablement raison. Il ne devait pas être d’une très bonne qualité pour qu’elle ne le choisisse pas lui et ça fait mal d’y songer. Une mère devrait être là pour son enfant, faire tout son possible pour lui donner le sourire, et non être une source de ses larmes, de son cœur meurtri. Demetrio n’a pas une très bonne image de la famille. « Le fils du diable… » Il ne s’est jamais posé la question. Tout ce qu’il voyait, c’était qu’il était sale, pourri de l’intérieur, qu’on ne l’acceptait pas et que personne ne croirait son histoire. Il se sentait terriblement seul. Lorsqu’il s’est tourné vers l’Eglise, c’était justement pour trouver un repère qu’il n’avait pas, entrer dans un lieu neutre, où personne n’était supposé le juger. Lui, l’incapable à se voir comme une vraie victime, mais plutôt comme un coupable qui avait forcément dû faire quelque chose pour mériter un tel châtiment. Aujourd’hui encore, il est difficile pour lui de se dire qu’il n’est responsable de rien. « Je comprends. » Il n’a pas eu la même pensée, mais il comprend qu’on en vienne à l’avoir. De son côté, tant que personne ne savait, c’était impossible qu’on le perçoive comme une vulgaire petite chose, qu’on l’observe comme lui se regarde, bien que Teobaldo lui a prouvé en le prenant sous son aile, qu’il était bien plus que ça. « Avant d’être mauvais pour ceux qui t’entourent, tu l’es pour toi. Tes pensées. La façon dont tu te perçois. Toutes ces choses qui t’ont convaincu aujourd’hui que tu n’étais rien. » C’est ça, qui est grave et Demetrio ne peut rien faire contre ça, si ce n’est lui apporter du réconforter. Peut-être que ça l’aidera à atténuer ses blessures, au moins un peu. C’est compliqué de changer l’image qu’on a de soi. Lui n’y arrive pas, est toujours confronté à cette même haine de lui-même, alors il en est bien conscient. « Mais moi je te le dis. Tu devrais peut-être laisser l’occasion à certaines personnes de t’épauler. Te faire du bien. » Ca ne résout rien, mais ça soulage. Demetrio est bien mieux entouré de ses proches que seul, même s’il a également besoin de se retrouver parfois. Ca lui est nécessaire pour évacuer. « Il n’y a pas de solution miracle. Soit on décide d’avancer avec, soit on décide de crever. Et j’ai la soif de vivre. J’ai vraiment envie de vivre. » dit-il, avec une rage qu’il contient. « Avancer, ce n’est pas accepter. » ajoute Demetrio, pour qu’il comprenne qu’il n’a toujours pas fait le deuil de ce qui s’était passé, mais il ne s’interdit pas de vivre. Pas comme avant du moins. Il lui donne donc raison lorsque Declan affirme qu’ils seront des blessés à vie. Silencieux, il hoche la tête, voyant précisément ce qu’il veut dire. Oui, c’est bien plus facile de parler sans réellement en parler, mais ils se comprennent. Declan se laisse aller à une nouvelle confidence et aussitôt, l’italien pose son attention sur lui, pendu à ses lèvres. Il n’a finalement pas besoin de terminer pour qu’il sache. « Que s’est-il passé ? » Mais il a besoin de savoir les événements. L’après également.


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Declan O'Reilly10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le Lun 10 Juin 2019 - 19:03 )
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Je me fous de l'image que je renvois. Je me fous qu'on ne voit en moi qu'un monstre abjecte incapable d'humanité, d'humilité. Être traiter de connard parce que je frappe un mec parce qu'il est juste pédé. Être traiter de salopard parce que j'use de force sur une femme facile, qui d'un coup n'apprécie plus la danse que je lui impose. Être traiter de salopard parce que j'insulte, parce que je sabote l'image même de la vie. Tous ces mots vulgaires que j'ai encaissé étant môme, je les emploie sans m'en priver une seule seconde. J'en use et en abuse même si c'est à mauvais escient. Faut bien que quelqu'un paye pour mon enfance salie. Pour mes blessures purulentes et qui n'ont toujours pas guéri. Pour ces gestes qui me donnent encore la nausées, me dégoutent de moi-même. Je me venge à ma manière pour cette horreur subi jour après jour durant tant d'année. Je sais que cette méthode n'est pas la bonne solution. Mais on m'a tourné tellement de fois le dos, me rendant responsable de tout, que j'ai cherché refuge dans la violence. Et cette violence verbale, gratuite, physique et durant quelques instants elle me fait me sentir mieux. Instant éphémère ou ma vie semble plus agréable. Moins noire. Ou l'océan de tempête se fait mer calme. Du moins en surface parce qu'en profondeur la guerre gronde plus forte et plus tenace. Je n'ai pas d'autres armes. On m'en a pas donné, on m'a juste enfermé dans cette spirale restant sourd à mes appels au secours. Je ne suis qu'un chien enragé, condamné par sa propre mère, par la société, à errer en enfer pour l'éternité. Le diable en personne avec le visage d'un ange. Alors m'a confiance en l'homme c'est brisé, qu'il soit Homme de Dieu, de sang, ou de paille, dés que j'ai compris que je n'étais qu'un objet de sexe. Et je porte cette douleur en moi comme une croix. Sachant que personne ne m'accordera une seconde chance. Pourtant je n'ai rien demandé, je voulais juste grandir comme un gamin normal. Apprendre au fil des ans ce que l'on doit apprendre. Faire pas à pas mon chemin sur la route de la vie. Bien entendu il y aurait eu des embuches parce que la vie est loin d'être un fleuve tranquille. Mais moi on m'a muselé, violenté, dépouillé de son essence humain, jeté aux loups, bousillé, éventré ..

Et que reste t-il ? Entre ces murs qui m'entourent. Ou le silence est rompu par nos respirations. Rien. Ou si peut de chose que je me demande souvent, si mort je ne voudrais pas plus cher. Mais il m'a même privé au final de ce courage. Parce que je sais que mourir me conduirait en enfer. Enfer où il m'attend pour à nouveau appliquer son atroce châtiment. Et les mots de Demetrio résonnent l'écho de mes pensées. Oui je ne suis rien. Et je ne mérite pas d'être sauvé. « Il y a tant de haine, tant de rage et de violence en moi. Qui voudrait me faire du bien ? Qui aurait le courage d'affronter celui que je suis ? Tout ce que je risquerais de faire c'est de le salir .. » Ma voix est comme moi, pleine de détresse. J'ai essayé de chercher de l'aide mais j'ai fui par peur de me retrouver enfermer. D'être jugé. D'être puni. Par peur aussi de devoir vraiment affronter l'image de l'homme que je suis devenu et de voir dans les pupilles de l'autre l'enfant brisé et sali. Mes yeux sont toujours humides, mes mains tremblantes. Mon cœur parfois semble se calmer, prêt à s'arrêter. Presque comme s'il n'attendait qu'un mot de ma part pour se mettre sur off. J'ai la sensation que chaque phrase prononcée est un acide qui me brule et me ronge de l'intérieur. Il faut dire que je me livre peu. Mais face à Demetrio les mots sont faciles. Et les blessures comprises. Même si c'est douloureux. « J'ai envie de vivre .. mais avancer est de plus en plus compliqué .. je me cache derrière la violence .. je ne sais plus où j'en suis .. »

Je me débats souvent entre le fait d'être coupable et le fait d'être innocent. J'ai tué un homme et même s'il était un monstre, cela reste un homme. Je me dis que j'aurais du le faire plus tôt dés la première fois. Je me dis que j'aurais du fuir. Et même si on ne refait pas le passé toutes ces questions me détruisent d'avantage. Et je finis par en dire trop. Ou pas assez. Je passe ma main nerveusement dans mes cheveux. Ma bouche devient sèche à la demande de Demetrio. Ma respiration accélère et je me sens mal. « Tu veux vraiment savoir ? » Veut-il savoir qu'il a au final un assassin en face de lui. Parce que c'est ce que je suis, même si c'était pour éviter une nouvelle agression. Un nouveau viol. Je m'assois, inspire profondément. Je croise mes doigts posant mes mains sur mes cuisses qui tremblent. « J'avais quinze ans .. des petits cons avaient voulu me donner une leçon à la sortie des cours .. »  A vrai dire ils avaient plus de dix huit ans et il m'avait traité de petit jouet à son papounet en mimant des gestes obscènes. Difficile de ne pas comprendre le message. De plus ils souhaitaient aussi gouter à ce que j'offrais à mon beau-père. «  Ils ont voulu me toucher .. et .. enfin on c'est foutu sur la tronche .. et  je suis rentré .. il était en train de frapper ma mère .. » Les images reviennent et je retiens un haut le corps. «  Ils étaient nus .. prêt à ..  et il m'a chopé .. voulant que je .. » Je tremble, ferme les yeux avant de les rouvrir rapidement parce que je revoyais la scène comme si j'y étais. Je frissonne ayant un souvenir de son odeur. Comme si elle courait encore sur ma peau. «  Enfin tu comprends ..  ma mère était .. » Je regarde Demetrio, espérant de ne pas voir de dégout sur son visage. Dans son regard. Alors que je suis en train de dire à demi mot que ma mère aurait accepté que son propre fils s'ajoute à leur jeu de baise.



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Sujet: Re: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le Dim 23 Juin 2019 - 23:22 )
« Des personnes qui le comprennent. » Comme lui, par exemple. « Ou d’autres qui en font leur combat perpétuel. » dit-il, en songeant à Teobaldo qui lui a tendu la main et qui est passé par la case prison pour avoir tué un homme de ses propres mains. Un terrible individu qui souhaitait faire du mal aux enfants, les salir et il l’a empêché de nuire plus longtemps. Declan n’est pas seul. Il est entouré, bien plus qu’il ne le croit, à commencer par lui qui n’a pas la moindre envie de l’abandonner à son propre sort, bien qu’il ait conscience qu’il ne pourra lui retirer toutes les idées noires qui le polluent de l’intérieur. Il acquiesce d’un signe de tête, attentif à ses dires, compréhensif aussi. Il saisit son mal-être pour le vivre au quotidien. Et lorsqu’il est à deux doigts de tout lui dévoiler, Demetrio garde le silence pour ne pas le couper dans sa lancée. Une part de lui s’inquiète de ce qu’il va apprendre, quand l’autre est assez forte pour ne montrer aucune émotion. Le visage sans expression, neutre, pour ne pas l’effrayer. Son cœur se resserre, tandis qu’une boule se forme au creux de son estomac à l’écoute de son récit. Il ferme les yeux quelques secondes, pour se donner contenance, puis ne cesse de le dévisager, sans se détourner une seule fois de lui. C’est terrible, ce qui lui est arrivé. « D’accord ? » l’interroge-t-il, outré. Comment arrive-t-il encore à s’étonner ? La sienne ne l’a pas cru et a préféré choisir sa belle vie en compagnie d’un beau-père dont l’attirance est beaucoup trop portée sur les petits garçons, mais il n’a jamais été question de participer physiquement à ça. Elle cautionnait, de par son silence, et c’est déjà horrible. Peu importe ce qui lui est passé par la tête, la mère de Declan aurait dû jouer son rôle de mère et le protéger, quand bien même elle était déjà dans une position délicate en se faisant frapper. Il est trop concerné et ne saisit pas qu’un parent puisse penser à soi avant ses rejetons. Demetrio n’est pas père et a peur de le devenir, ne souhaite pas d’enfants, mais si jamais un jour c’était le cas, il sait pertinemment qu’il passerait en dernier. « Ces adolescents, ils étaient au courant ? » Pour lui dire de telles choses, savaient-ils ce qu’il se passait ? Et comment ? Des éléments sont encore trop flou pour y voir clair, alors il pose des questions, bien que ce soit retourner le couteau dans la plaie. « Continue. Que s’est-il passé ? » Il le pousse à se confier, se disant que le bousculer un peu ne lui fait aucun mal. Il a besoin de poser des mots sur les événements, même s’ils sont douloureux.


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Sujet: Re: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le Lun 8 Juil 2019 - 12:51 )
The silence of walls.The noises of the words.
demetrio & declan

La main tendue j'aurais voulu qu'elle vienne de ma mère, de celle qui m'avait mis au monde. De celle avec qui je partageais le même sang. Mais elle n'a rien fait. Mon père c'était au départ détourné de moi en partant comme un voleur, du jour au lendemain. Sans se demander ce que son fils allait devenir, s'il allait survivre à cette perte. Au final il est aussi responsable de cette horreur, s'il était resté ma mère ne se serait pas mise avec ce connard et je n'aurais pas subi ce que j'ai subi. Après une main tendue de la part d'un autre, j'ai jamais vraiment cherché. Peut être parce que je me disais que personne pourrait m'aider. Ou bien que je ne le méritais pas. J'en sais trop rien. Je suis à cet instant face aux mots de Demetrio plus perdu que jamais. J'ai subi et puis je me suis rebellé et j'ai gagné quoi ? Rien au final. J'ai même plus perdu. Vu que ma mère a fini le travail que son putain de mec avait commencé en me donnant le coup de grâce. Alors oui peut être que des gens auraient compris ou même comprendraient aujourd'hui, mais le mal est fait. Et en parler ne fait que raviver la douleur même si cela évite qu'elle se propage d'avantage. « Je me suis peut être fermé à toute forme d'aide. Ayant peur d'en prendre plein la gueule. Peut être que ma rage non maitrisée n'a pas aidé. Même là rien que d'en parler me donne envie de frapper encore et encore ses salopards qui nous pourrissent jusqu'à l'âme. Je sais que si je n'évacue pas cette colère, cette rage, elle va finir par me tuer. Ou je vais finir par faire du mal à un innocent. Et ma vie se retrouvera encore plus exploser. » Pour le moment je n'ai pas trouvé la solution, je l'ai fui plus qu'autre chose. J'aurais pu fuir encore aujourd'hui face à Demetrio quand la discussion c'est faite plus personnelle. J'ai eu envie de rester. Envie de ne pas réagir comme un animal blessé et en danger. J'ai fais confiance au premier regard.

Et j'ai eu envie de raconter. De parler de cette terreur qui venait se glisser sur ma peau alors que le silence habitait la maison. De parler de cette rage qui faisait de moi un enfant à part. Qui aurait juste voulu rester au fond de son lit et ne plus voir personne. Mais voilà on me poussait, on m'obligeait à vivre et à supporter. Et ma mère en premier venant même persécuter les sentiments les plus purs, elle salissait tout. Comme lui. Autorisant dans son manque de réaction ses actes abjectes. Me poussant même vers l'irréparable. Mon cœur et mon âme se sont brisés ce jour là. J'ai vu l'enfer et c'est ma mère qui m'y a jeté, amplifiant l'horreur par son refus de voir que le diable vivait sous son toit. Amplifiant l'horreur en me jetant en pâture à ses désirs. Comment j'aurais pu lutter ? Quelle autre porte de sortie j'avais ? Aucune. « A vrai dire j'en sais rien. Je n'en parlais à personne. Après il c'est peut être vanté vu qu'il était bourré la moitié du temps. Et ils ont fait la relation .. vu mon comportement .. Je n'ai jamais cherché à savoir. Je crois que cela m'aurait rendu plus vulnérable ou plus fou si j'avais su qu'il en parlait. » L'idée même que des gens aient été au courant me donne la nausée. « En tout cas si certains savaient ils n'ont jamais rien fait. Ils ont juste attendu qu'arrive le pire. » Je cherche au fond de moi la force pour ne pas déraper. Pour ne pas partir en courant de cette église et aller choper le premier venu pour lui faire avaler son certificat de naissance. Ban-Ryu la dernière fois m'a poussé à bout. Il a déclenché ma colère et cela m'a mis à mal. Je n'ai pas envie de frapper Demetrio parce qu'il porte la même blessure que moi. Mais à cet instant frapper devient vital.

"Que sait-il passé ??"


Les mots de Demetrio heurtent ma tête comme un marteau géant. Je me sens mal, comme si je brulais de l'intérieur. Comme si je mourrais à cet instant. D'ailleurs je serre mon cœur ne sachant plus comme gérer cette douleur violente qui vient me narguer. C'est comme si un raz de marée jouait de toutes ses forces dans mes entrailles. Comme si un volcan déversait sa lave dans mon crâne. J'ai chaud. J'ai froid. J'ai envie de hurler mais aucun son ne sort de ma bouche. Tout se retrouve prisonnier en moi durant quelques secondes. Quelques minutes. Je ne sais pas. Il semble que j'ai perdu le cours du temps. Tout comme de ma vie. Je bascule dans le passé et je cherche à le voiler. Je ne veux pas revivre cet instant ou je me suis senti comme une merde, un déchet de l'humanité. Un trou béant qui ne servait que de réceptacle à la bite de mon beau-père. Je n'ose même pas le regarder honteux de ce qu'ils ont fait. De ce qu'elle était prête à accepter. Son propre fils avec eux dans une joute charnelle sordide et indécente. « Il a voulu .. il a voulu que je ..  que je me joigne à eux .. il allait baiser et il a trouvé .. » Un haut le corps vient me frapper de plein fouet. Je ne sais pas comment je le retiens et évite de vomir mes tripes sur le sol de l'église. Ma voix est tremblante signe de mon malaise et de la douleur que les mots réveillent. « Il a pensé que mon cul ..  pourrait s'ajouter à … leurs jeux sordides .. » Je lève mon visage vers Demetrio. Mes yeux sont plein de larmes mais ils sont aussi éteint de toute existence. « J'ai refusé .. mais .. mais ma mère .. m'a demandé .. d'accepter .. » Je tombe au sol me recroquevillant sur moi même comme si je revivais la scène. « Sois un bon petit Declan obéit à papounet .. les gestes et les mots .. sont devenus plus violents .. plus intimes.. et elle .. elle riait aux éclats .. » Je marque une pause pour respirer mais je ne bouge pas du sol. Je resserre mes bras autour de mes jambes comme si je cherchais à me protéger. « J'ai lutté .. refusé .. je voulais fuir  .. et puis .. je ne sais pas comment .. j'ai trouvé la force .. j'ai saisi un vase et .. et je l'ai frappé .. frappé .. frappé .. » Ma voix se fait rageuse. Ma bras refait le geste mais je tape dans le vide. « Frappé jusqu'à ce qu'il tombe .. sous les cris d'horreur de ma mère ... qui c'est jetée sur lui ... me reprochant mon geste .. » Je termine en larmes épuisé, vidé, meurtri, détruit.



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Sujet: Re: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le Dim 28 Juil 2019 - 15:46 )
Vision d’horreur. Sans un mot, Demetrio pose sa main sur sa bouche. Sa mâchoire se crispe et ses dents se scellent aux autres pour se retenir de grincer. Un instant, il ferme les yeux, mais les rouvre presque aussitôt, supportant mal que son imagination fasse un boulot monstrueux en lui infligeant des images inédites. Peiné est un mot bien faible pour expliqué dans quel il état il se trouve. Ses doigts s’accrochent au dossier du banc, auraient envie de l’arracher. La rage est puissante, mais comme toujours, il la contient dans son for intérieur, réprime les larmes qui lui montent aux yeux et qui témoigneraient de ce qu’il éprouve pour Declan. Ce n’est pas de la compassion, encore moins de la pitié. C’est quelque chose de plus profond, un sentiment qui existe parce qu’il comprend sa douleur pour la vivre au quotidien. Cette sensation d’être sale, de devoir vivre avec un corps que l’on aimerait brûler pour ne plus faire face à un mal-être impossible à supprimer. Son récit est poignant, choquant, mais comme si ça ne suffisait pas, il y a ce détail qui vient en rajouter une couche supplémentaire. Cette mère présente, qui au-delà de ne pas l’avoir cru, a souhaité qu’il vienne partager leurs ébats, qui s’en est extasiée. Des faux rires, ou des rires sincères, qu’importe, elle a participé à son malheur, à sa décente aux enfers, lui a infligé autant de sévices que l’homme qui l’a pourri jusqu’à la moelle. C’est dur à entendre, pas parce qu’il sait qu’une maman devrait être là pour son rejeton et le préserver de tous les maux, mais parce qu’il sait que c’est arrivé. L’italien mord ses doigts et se rend compte uniquement lorsqu’il a un goût de fer dans la bouche qu’il s’y est pris comme un chien enragé, souhaitant étouffer la douleur au fond de lui, plutôt que la crier. Impassible, il se reprend, ferme la main plusieurs fois, sans savoir quoi souffler. Certains diraient que c’est horrible, d’autres n’hésiteraient pas à lui murmurer qu’il n’est à présent plus seul à supporter dans cette épreuve et c’est le cas, il est là, avec lui, à l’écouter, mais il ne peut décemment pas lui dire une telle chose après ça. Ce n’est pas ce qu’il veut entendre. Si ça se trouve, il ne ressent pas le besoin d’entendre quoi que ce soit. C’est ce que Demetrio ressentirait en tout cas, s’il avait ce courage de tout dévoiler, dans les détails. Néanmoins, ce qu’il voit à côté de lui n’est pas un homme en souffrance, mais l’image d’un homme revenu en enfance. Tel un petit garçon, il se protège de tout en entourant ses bras autour de ses jambes, tandis qu’il continue, avouant son crime qu’il ne peut juger. Il n’est pas question de lui dire ce qu’il ne pense pas, à savoir qu’il n’aurait pas dû. Parce que si, il a bien fait, même si ce geste ne change rien. Les conséquences sont désastreuses. Après avoir dégluti, Demetrio l’encercle d’un bras pour le ramener tout contre lui, resserre l’autre autour de sa silhouette. Dans un moment comme celui-ci, le silence et un geste valent mieux que mille mots, ce qu’il s’évertue à faire pour lui montrer un soutien sans faille. Après quelques minutes, durant lesquelles il pose son menton sur la tête de sa nouvelle connaissance, il murmure : « Est-il possible de rester en contact ? » Ca lui fait beaucoup de mal d’avancer ça ; c’est subir également, se replonger dans ses propres souvenirs qu’il supporte mal, mais il ne se voit pas le laisser comme ça, passer son chemin sans avoir de ses nouvelles. « Nous pourrions en discuter. Tu… Tu pourrais m’appeler quand les choses se dégradent. » Ou même lorsqu’elles ne se dégradent pas. « Peut-être pourrions-nous boire un verre de temps à autre, se voir, une fois par semaine. » Comme un rendez-vous thérapeutique. Sauf que là, ce n’est pas un psychologue que Declan a face à lui, mais une victime.


Demetrio & Naïm
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le Ven 2 Aoû 2019 - 12:19 )
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L'épreuve est difficile, douloureuse, je revois la scène dans mes mots. Je me rends compte combien tout est resté gravé dans ma mémoire. Chaque détail jusqu'à la couleur du vase, l'odeur qui trainait dans la maison, les sous vêtements de ma mère à même le sol. Je deviens spectateur de cette horreur, de mon crime. Je vois le sang, j'ai même son goût sur le bout de ma langue et .. les cris, les pleurs ... Qui résonnent alors que je le vois tomber au sol. La tête en sang. Je tremble, me renferme sur moi même. Comme si je cherchais dans ma position, une échappatoire. Fuir mon passé déjà écrit et ancré à jamais dans mon esprit. Mes larmes se mêlent à mes mots et leur goût salée titille mes lèvres sèches. Je me confesse à Demetrio avoue sans honte mais avec une souffrance palpable le crime que j'ai commis. Je l'ai tué pour me sauver, mais cela ne rend pas mon geste plus pardonnable. Je ne sais pas à cet instant à qui j'en veux le plus. A ma mère pour son indifférence jusqu'à la dernière minute ? A mon beau-père couché au sol dans son propre sang ? Ou à moi victime devenu sur l'instant bourreau ? Qui entre ses murs, ou mes mots laissent leurs traces souillés d'actes ignobles, pourraient être sauvés ? Je ne donne pas cher de mon âme, je l'ai déjà vendu au diable. Je sais que cette histoire m'a pourri jusqu'à la moelle, il n'y a qu'à voir le déchet que je suis devenu. Un déchet qui ne trouve de repos que dans la violence et l'alcool, Ne suis-je pas au fond pire que lui ?Je me sens perdu, victime de ma propre rage. De ce dégout qui tapisse souvent le fond de la gorge, qui égratigne mon cœur et mon âme. Entre ses murs ai-je droit au repenti ? Au pardon ? Il a fait de moins un être mal sain, un moins que rien. Un homme pas foutu de se contrôler et qui déverse sa colère dés qu'il en a l'occasion. J'ai juste envie d'en finir.

Demetrio vient s'installer à mes côtés. Je sens mon corps trembler de l'intérieur, de l'extérieur. Balayé par un vent de rancœur. Est ce que lui aussi ne va voir que le monstre ? Qui à cet instant est bien plus présent que l'enfant détruit qui se cache dans mon regard. Je sens son bras passer autour de moi. Je sens qu'il m'attire contre lui. Ce genre de geste me dégoute en temps normal. Ils me ramènent trop à son semblant de protection, sachant toujours que sa main finirait entre mes cuisses. Je frissonne happer par ces images ou son corps s'enivrer du mien étouffant mes pleurs et mes cris dans ses mots bien trop sucrés. Mais ce contact est différent, rassurant tout comme la voix de Demetrio. Il aurait pu fuir après mes aveux, mais il est resté à mes côtés. Je ne souris pas mais mes larmes se calment. Ou bien ce sont mes yeux qui sont asséchés d'en avoir trop versé. Des larmes jusqu'à présent inutiles qui n'avaient fait que m’abîmer d'avantage. « Tu veux vraiment me revoir après ce que je t'ai dis ? » C'est l'enfant qui parle, celui qu'on a rejeté tant de fois. Celui qu'on a pas cru. Celui qu'on a juste oublié. Quelques spasmes secouent mon corps. J'ai mal partout comme si on m'avait broyé. « Je crois que tu n'aimerais pas voir quand les choses se dégradent .. » Une pause enveloppée dans un soupir bien trop pesant. « Je suis violent .. très violent même surtout après .. les pédés .. les femmes même .. je ne maitrise rien .. » Ma voix se couvre de honte, oui j'ai honte de ce que je fais. Je le réalise. Tous les mecs que j'ai abimé parce qu'ils étaient différents et surtout attirés par d'autres mecs. Et toutes ces femmes que j'ai baisé voulant juste les salir comme je l'avais été. « J'ose à peine y croire. Tu ferais cela pour moi. Alors que je ne suis qu'un .. assassin .. » Même si mon geste avait été une question de survie, j'avais ôté la vie. J'avais été condamné sans que la justice tienne compte du mal qu'on m'avait fait. Ma mère avait dit que je mentais. Et vu que je n'étais pas un tendre cela avait suffi. « Je ne voudrais pas te blesser plus que tu ne l'ai. » Je passe une main dans mes cheveux essayant de reprendre contenance. Essayant de refaire surface. « Mais je veux bien si toi tu veux. » C'est bien la première fois qu'on me tend la main et je ne sais pas comment la saisir. Et puis j'ai peur que cela se retourne contre moi comme cela a toujours été le cas. « Personne ne m'a donné cette chance. Je ne suis pas sur de la mériter. » Cet instant semble si irréaliste que j'ai encore du mal à y croire. Est ce une épreuve de plus ? Un test ? Ou bien une vraie porte de sortie de l'enfer ? Mon enfer.



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Sujet: Re: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le Sam 7 Sep 2019 - 11:38 )
La question ne se pose même pas. Dans la tête de Demetrio, la réponse est toute faite. C’est évident que même après toutes ces confidences, il souhaite garder contact avec ce garçon perdu, dans lequel il se revoit. Son histoire est similaire à la sienne, alors il comprend ce qui l’a poussé à agir, les raisons de la violence qui sommeille en lui. Tous les deux ont eu deux manières différentes de gérer la situation, mais la douleur intérieure est la même. Elle les bouffe, les détruit. L’italien a néanmoins pris conscience que sa vie était importante et ses idées noires sont bien moins présentes que Declan et disparaissent dès lors qu’il repense à toutes ces choses qu’il voit tous les jours. Bien plus qu’une soif de découvertes, c’est une soif de vaincre. « Oui. » dit-il, simplement, mais avec fermeté qui ne laisse pas place au doute. Aucune hésitation. Oui, il veut le voir, lui parler, l’épauler au besoin, bien qu’il ne soit pas cette personne forte que les autres s’imaginent. « C’est un risque que je suis prêt à prendre. » Qu’importe que le spectacle ne soit pas joli ; dans des moments pareils, il est convaincu que la solitude ne soit pas la bonne solution, surtout s’il s’autodétruit. « Raison de plus. La violence ne résoudra pas ce qui se passe en toi. » Là, il appuie son index sur son cœur. Sur l’instant, ça le soulagera peut-être, mais ce n’est pas en se défoulant sur tout ce qui se passe que ça s’arrangera. Ce ne sont pas ses phrases qui changeront quelque chose, mais peut-être que savoir qu’il peut contacter quelqu’un lui fera du bien. Demetrio ose espérer qu’il lui enverra un message avant de faire une énième bêtise qu’il pourrait regretter. Le PDG souffle, détournant le regard quelques secondes, en cherchant ses mots, puis repose son attention sur l’enfant perdu. « Tu es avant tout une victime. » Le terme ne plaît pas toujours, mais c’est pourtant ce qu’il est. Tout comme lui. Difficile de faire face à une telle réalité. « Cet homme peut bien pourrir en enfer. » Que le Seigneur lui pardonne de ce qu’il dit dans son église. Il apprécie que son nouvel ami désire le ménager, mais son faible sourire en dit long sur sa décision. « Je le souhaite. » Demetrio pose une main sur son épaule, et dans ses yeux, murmure avec sincérité : « Ne te pose plus de questions. Appelle-moi. » Pour appuyer ses dires, il sort de sa poche son téléphone portable, direction son répertoire. « Donne-moi ton numéro. Je vais t’envoyer le mien. » Et il compte bien recevoir ses appels, y répondre, comme Teobaldo le fait pour lui.


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Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [terminé] Declan | Au détour d'un banc d'Eglise ( le Lun 16 Sep 2019 - 10:56 )
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Je ne sais pas si c'est du au lieu ou l'on se trouve. Ou si c'est la présence de Demetrio qui a sur moi un effet apaisant. Mais j'arrive à parler de cette horreur, de cette abomination qui m'entraine à chaque fois plus loin en enfer. Les images liées à mes mots sont tenaces. Et j'ai bien peur qu'une fois la vérité dite, Demetrio me tourne le dos. Comme tout le monde l'a déjà fait, enfin ce qui ont été les points marquant de ma déchéance. Mes aveux sont douloureux, mais ils sont peut être un pas vers une guérison ou du moins un début. Car rien ne se fera en un claquement de doigt. Même si cela fait mal à raconter, cela soulage un peu. Surtout de le voir rester là à mes côtés comme un ange gardien. Il ne semble pas offusqué, dérouté, écœuré par ce que j'ai dis. Par ce que j'ai fais. Par ce que je fais depuis. Demetrio prend le risque de me tendre la main. Sa main. D'être ma bouée de sauvetage quand mes nuits se font tempêtes et que l'orage éclate, balayant tout sur son passage. « Merci. » C'est un petit mot comparait à tout ce qu'il me donne à cet instant. A cette lueur d'espoir qui émane de sa silhouette sans qu'il en prenne conscience. Une porte vers la sortie de l'enfer dans lequel je vis depuis bien trop longtemps. « Je sais mais c'est le seul exécutoire que j'ai trouvé pour me calmer. Pour éviter les cauchemars. Pour ne pas sombrer. » Même si d'une certaine façon je coule quand même. Parce que même si je frappe, je violente, je ne reste pas indifférent au mal que je fais. Cela travaille sérieusement mon subconscient, même si je ne le montre pas. Victime le mot fait écho dans ma tête, il rebondit. Je ne me suis jamais vraiment vu comme tel. Peut être qu'il serait temps que je change mon fusil d'épaule. Que j'ose voir le mal que l'on m'a fait et que je porte en moi comme une croix brulante. J'arriverais peut être à laisser mon beau-père en enfer, là où est sa place. Je m'y sentirais moins attiré. Pas pour le retrouver, mais pour payer les fautes commises. Alors qu'elles sont juste le fruit de toute ma colère.

Tout est encore hésitant en moi face à la compassion, l'attention que Demetrio me porte. Je ne pensais pas pouvoir toucher quelqu'un de la sorte. Voir dans son regard autre chose que du dégout face à mes mots. L'enfant perdu et blessé a refait surface, mais je me sens moins démuni s'il est prêt à m'épauler. Prêt à éviter que je commette une autre erreur au moment ou une nouvelle crise de fureur fera rage. Je réponds à son sourire. Mon corps se détend. Je le sens broyé de toute part encore sous le poids de ce que j'ai réussi à dire. Encore sous le poids de mon passé qui hante ma vie la rongeant peu à peu comme un acide. Je me sens maitre de mon être, pour une fois et prêt à terrasser le dragon qui m'habite. Ou du moins le rendre moins puissant. Demetrio me donne l'espoir que j'ai si souvent espéré dans le regard de ma mère. « Merci encore. Promis je t’appellerais. » Et naturellement je lui donne mon numéro et reçois en échange le sien. C'est un cadeau précieux qu'il vient de me faire. Je ne me rends pas spécialement compte de la véritable importance de ce don à cet instant. Mais je sais que je vais en prendre conscient au fil du temps. Ma mer n'a jamais vraiment été calme depuis ce jour maudit ou je ne suis devenu qu'un jouet dans les pattes d'un gros chat. Et là il semble que sa surface se fasse plus lisse. Je respire mieux, même si l'amertume caresse ma bouche. « Je ne sais pas ce que j'aurais fais si tu ne t'étais pas trouvé là aujourd'hui. » Je ne préfère même pas y penser. J'aurais surement agressé le premier venu, parce que son regard aurait été trop insistant. Ou bien une connerie dans le genre. Une dernière accolade avant de nous séparer.

Je me sens plus fort quand nous sortons de l'église. Je me sens plus fort quand je le vois s'éloigner. Je sais que tout n'est pas gagné et que je vais encore avoir des combats à mener. Mais c'est un grand pas que cette main tendue. Demetrio, étranger rencontré par hasard, est devenu en quelques mots, quelques sourires, quelques gestes, un havre de paix. Un point de repli. Une ancre de stabilité. Une part de ciel bleu dans mon ciel noir. Et si j'étais entré dans ce lieu, bouffé par la colère, la haine, la rage et des envies de meurtre.
J'en ressors guidé par une nouvelle lumière.
Celle de Demetrio.



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