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- MONSIEUR JAMES & ANABELA, « Je cueille ma souffrance au ventre de mes nuits. » -

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Anabela LaranjeiraLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: MONSIEUR JAMES & ANABELA, « Je cueille ma souffrance au ventre de mes nuits. » ( le Lun 10 Déc 2018 - 17:16 )
Je cueille ma souffrance
au ventre de mes nuits.
« Je ne peux pas. Excuse-moi. » Ce sont les derniers mots que j'ai prononcés, alors que je me trouvais à la villa voisine. Je suis éperdument amoureuse d'un homme, je l'aime comme je n'ai jamais aimé qui que ce soit, seulement, j'ai peur. Il m'a brisé le cœur en me faisant comprendre que j'avais le cœur au bord des cuisses, comme mon ancien époux, qui le sous-entendait très souvent, puisque selon eux, le métier d'actrice amène à coucher avec tous les hommes se trouvant sur ma route. Évidemment, lorsque j'étais plus jeune, j'ai eu des aventures, seulement, je ne suis pas une traînée comme ils aiment à penser. Je suis extrêmement malheureuse, je suis perdue, tout simplement. Je sais que j'aime Francesco, inconditionnellement, mais suis-je la femme de sa vie ? Aujourd'hui, j'ai des doutes. Je sais qu'il est l'homme de la mienne, seulement, cela ne peut pas toujours être réciproque.
Poussant un soupire, alors que je me suis installée dans une des chambres du rez-de-chaussée, ne désirant plus dormir à l'étage pour de multiples raisons, je me dis qu'il faut que j'avale quelque chose. Pénétrant la cuisine, alors que je pose mon regard sur le plan de travail, je me trouve face à une bouteille de vin. Je n'ai pas vraiment mangé ce soir, ayant peu d'appétit depuis que nous sommes rentrés d'Australie, et à présent, je n'arrive pas à détourner le regard de cette terrible bouteille qui m'appelle. Je ne dois pas me remettre à boire seule, le fait est que boire un verre est tentant. Très tentant. Trop tentant. Durant une bonne minute, où je pèse le pour et le contre, je sors un verre à pied et finalement, je me serre. « Ce n'est qu'un seul verre. » Je me souffle, bien que je sache que c'est bien plus qu'un simple verre dans le fond. Le fait est que j'ai le cœur brisé, en miettes, littéralement. Je souffre en silence, comme après la fusillade, puis je ne demande aucune aide, parce que la seule personne a qui j'ai accepté de prendre la main m'a fait comprendre que je n'étais qu'une femme facile, une femme qui couche, avec n'importe qui n'importe quand.
Fixant l'obscurité, me trouvant sur une couverture tout près de la baie vitrée, une plaide reposant sur mes frêles épaules, un autre sur mes jambes, je pleure en silence, mon verre de vin à la main. Le temps ne semble pas défiler, il est comme figé sur cet instant terriblement difficile à surmonter seule. Je me sens aspirer par mes démons, puis je sais surtout que je ne peux pas lutter. De toute façon, ils m'auront, alors à quoi bon ? Essuyant quelques larmes, avalant une gorgée de mon vin, je reste ainsi, en silence, dans le noir le plus total. C'est après avoir terminé mon verre que je m'endors, ma tête postée contre la baie-vitrée. Je ne sais pas vraiment combien de temps je reste ainsi à dormir, quand finalement, mon téléphone portable sonne. Poussant un soupire, le cherchant à tâtons sur le sol, la bouche pâteuse, je décroche. « Anabela ? » Il s'agit de ma mère, ma chère mère que je n'ai pas vue depuis un moment, ma mère qui me manque affreusement. « Maman. » Je souffle, sentant de nouveau les larmes affluer, alors qu'elle semble aussi émue que moi. « Je te réveille mon cœur. » C'est une affirmation, elle a raison, mais cela ne me dérange pas, au contraire. « Ce n'est rien. Comment tu vas ? » J'ose demander, une de mes mains se postant sur ma bouche tant je suis émue, bouleverser. « Disons que ça va. » Quelque chose cloche dans l'intonation de sa voix, je la connais, seulement, elle reprend rapidement la parole. « Ma chérie. Je… Je désirais avoir de tes nouvelles. Tu ne m'as pas appelé, après ta courte virée en Australie. » C'est vrai que je communique peu, pas seulement avec ma famille. « Je sais, je… » Que dire ? Je n'en ai aucune idée, puis surtout, je ne veux pas fondre en larmes. « La semaine en Australie a été magique. » C'est vrai, je le pense, nous étions loin de tout, mais toutes les bonnes choses ont une fin. « J'en suis ravi… Écoute chérie. Je sais que tu aimes cet homme seulement. Ana, il n'est pas des plus fidèles. J'imagine que si tu l'aimes autant, c'est qu'il doit être un homme bon, qu'il doit avoir énormément de qualités, mais tu ne peux pas te perdre à travers votre relation. » Je ne suis pas certaine de comprendre et le silence s'installe. « Anabela. Écoute chérie… Teodoro va se marier. » Je ne le savais pas, mais cela ne me fait ni chaud ni froid. « Évidemment, tu devines bien que c'est avec une très jeune femme. » Elle glousse, peut-être désire-t-elle me faire rire, mais ce n'est pas le cas. « Sa fiancée est… » Elle soupire, elle doit peser le pour et le contre, la connaissant. « Il est venu nous la présenter, étant ses anciens beaux-parents et… Anabela, cette jeune femme est… Elle est enceinte. » Mes grosses billes se chargent de larmes, quand je comprends. Aucun homme ne veut de moi pour construire sa vie, je me sens de plus en plus minable à chaque seconde qui s'écoule. « C'est... » J'avale avec difficulté ma salive. « Je suis heureuse pour lui. Pour eux. » Ces mots prononcés me laissent un goût amer, alors que je réalise que je ne mérite personne, que je suis une moins-que-rien qui finira ses jours seule. « Anabela, tu dois reconstruire ta vie, tu dois voir d'autres médecins concernant tes soucis puisque tu n'as pas eu d'autres avis, de second avis, mais je pense que tu devrais rentrer à Lisbonne. Ce Francesco… Ana. Il n'est pas bon pour toi. Je… Je t'assure que je n'ai rien contre lui seulement... » Je ne lui laisse pas le temps de terminer sa phrase. « Je l'aime maman. Je l'aime comme une folle. Je ne peux pas m'en aller, je ne peux pas passer à autre chose. Je l'aime, tu comprends ? Je l'aime tellement. » Ma voix se brise, des trémolos étaient perceptible dans ma voix. « Tu l'aimes tant que ça ? » Il me semble que c'est évident, mais cela ne semble pas l'être du côté de ma mère. « Maman, il s'agit de l'homme de ma vie. » Soudain, j'éclate en sanglots. Je pleure, je poste une main sur ma bouche pour ne pas laisser un quelconque cri s'échapper et finalement, après de longues minutes, ma mère reprend la parole. « Anabela. Il y a des amours destructeurs. Je ne veux pas que cela en soit un pour toi. Je sais que tu es bien plus fragile que tu ne le laisses paraître. Je suis ta mère. » Elle a raison, si je devais me séparer de monsieur Francesco sans totti, je sais que je ne m'en relèverais pas. « Maman… » Je prononce, quand j'entends sonner à la porte. « Je... Attends. » Me levant, essuyant mes larmes, rejoignant la porte d'entrée, j'ouvre à un coursier. « Madame Anabela Laranjeira. » Je regarde le paquet qu'il tient entre ses mains. Il est assez grand, je me demande de quoi il s'agit. « Oui. Pardon. C'est bien moi. » Je signe, avant de le saluer d'un signe de tête, reprenant avec ma mère au téléphone. « Maman, vous m'avez envoyé quelque chose ? » Je demande, alors qu'elle m'affirme que non et que je raccroche. Me rendant jusqu'à la cuisine, je m'empare d'un couteau et finalement, j'ouvre l'immense boîte noire. « Qu'est-ce que… » Une robe, magnifique, griffée, dans les tons de roses, avec une carte, quelques mots.

« Elle vous ira à merveille. Cela faisait bien longtemps que je ne vous avais rien envoyé. »

Pas de signature, mais je reconnais la carte, l'écriture. Lorsque je vivais à Lisbonne, j'avais un admirateur secret qui m'envoyait assez souvent des présents et il semblerait qu'il ait trouvé ma nouvelle adresse afin de m'envoyer de nouveau des cadeaux. « Mon Dieu ! » Je souffle, lorsque je la tiens devant moi. Je n'ai jamais vu une robe si belle, seulement, je ne peux pas la porter. Je n'envisage même pas de l'essayer. Me ruant dans ma nouvelle chambre, je la plie, je la range, me calant de nouveau contre la baie vitrée alors que je me perds dans la vision des vagues qui grignotent un peu plus le sable avant de se retirer.
Neuf heures. Je suis prête. Monsieur James Weaver doit venir me voir. Je ne sais pas s'il s'agit d'un ami, puisque nous ne nous sommes vus qu'une seule fois, seulement, je lui envoie des messages. J'apprécie beaucoup cet homme, je l'ai apprécié dès que je l'aie rencontré, alors que j'étais dans un piteux état. C'était un soir, tard dans la nuit, alors que j'étais bien imbibée d'alcool qu'il m'était venu en aide. Nous avions terminé par nous rendre dans un fast-food, nous avons longuement discuté, avant qu'il ne me dépose non loin de la plage de Posillipo, afin que je puisse recouvrer mes esprits, seule. « Monsieur James. » Je souffle, le regard éteint, me remémorant ce moment, alors que j'ai enfilé une jolie robe, étant pieds nus. Devrais-je enfiler des escarpins ? Je n'en suis pas certaine alors que je me regarde vaguement dans la glace. « Merci le maquillage qui ne coule pas. » Je prononce, essuyant une nouvelle larme qui se fraye un chemin sur ma joue. Lorsque j'entends ma sonnette retentir, je me rends dans l'entrée à pas de course, toujours pieds nus, afin d'ouvrir à mon « futur ami », du moins, je l'espère. Poussant un dernier soupire, lissant ma robe, je me dis tout bas : « Souris. Fais mine que tout va bien. Joue, comme tu as su le faire. » Après ses mots, j'ouvre, offrant un magnifique sourire à l'homme se trouvant devant moi. « Monsieur James. » Je prononce, ravi, il me fait chaud au cœur. « Entrez, je vous en prie. » Je lui laisse la place afin qu'il puisse passer, avant de verrouiller derrière nous. « Je suis heureuse de vous voir. » C'est vrai, même si mon cœur saigne, même s'il est réduit en miette et que mon regard n'a plus le moindre éclat. « Je… Merci d'être venu. » Je me sens rougir, alors que je lui fais signe de me suivre. M'asseyant sur l'un des fauteuils du salon, je l'invite à s'asseoir alors que je m'empare d'un coussin que je poste devant moi, comme pour instaurer une distance, comme pour me protéger du reste du monde, afin de ne pas souffrir davantage. « Vous... Comment allez-vous ? » Je désire vraiment savoir, mais surtout, je désire me noyer dans notre conversation, je désire quelques minutes de répit, pour ne pas penser à tout ce qui peut me faire sombrer à nouveau.

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James WeaverToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: MONSIEUR JAMES & ANABELA, « Je cueille ma souffrance au ventre de mes nuits. » ( le Mar 11 Déc 2018 - 13:54 )
Je cueille ma souffrance

au ventre de mes nuits


Anabela & James


Le café s'arrêta de couler, chaud, fumant dans la tasse du chauffeur qui avait plutôt bien dormi. Il n'avait pas de travail ce matin et s'était arrangé pour ne pas en avoir puisqu'il devait aller voir Anabela. Il le lui avait promis, et depuis le temps qu'il disait qu'il passerait, cela semblait être le moment. Le temps était gris aujourd'hui. Un temps à l'anglaise. Ce genre de temps qui donne envie de ne rien faire. Pourtant le quarantenaire appréciait ce temps gris. Il avait l'impression de retrouver un peu de son pays. Il but tranquillement son café non sans regarder les dernières informations. Rien de bien intéressant, mais cela lui permettait de se tenir au courant des quelques dernières nouvelles, notamment politiques et policières. Mais finalement, il termina son café, offrit quelques câlins à tigrou qui ronronna mais ne prit surtout pas la peine de se lever pour aller se frotter un peu plus à son maître.
- Mouais... Fit James. Toi tu ne te lèves que quand Vittoria est là j'ai l'impression. Son chat ouvrit un oeil comme si il avait compris l'allusion. Espèce d'enfoiré. Fit James dans un sourire avant de se lever pour aller se préparer un peu mieux. Il fila dans sa chambre, ouvrit l'armoire et en sortit l'un de ses costards impeccable, notant avec satisfaction que le traitement contre les mites avait fonctionné. C'était une excellente chose, quand bien même il gardait désormais chaque costume dans une pochette en plastique pour les protéger. Il se changea rapidement, enfila une chemise blanche, simple, manche longue, lissa le col de cette dernière, avec une habitude telle qu'on aurait pu croire que c'était le même rituel tous les matins. Il prit sa belle montre qu'il attacha à son poignet dans un geste là aussi adroit, sûr de lui même, il enfila ses chaussures et là aussi, en quelques secondes, les lacets furent faits. Puis il enfila la belle veste du costume. Noir, simple, mais efficace, ainsi que des boutons de manchettes en argent.

L'instant d'après, fin prêt, après s'être légèrement parfumé, il détestait s'installer dans sa voiture alors qu'il n'était pas impeccable, il filait droit dans le salon pour récupérer ses clés, son porte-feuille et son portable. Il prit soin de vérifier que sa porte d'entrée était verrouillée et finalement, il rejoignit son garage dans lequel trônait sa voiture. Il la déverrouilla et monta à l'intérieur. Il appréciait le confort de son automobile. Toujours. Il ne s'en lassait pas. Finalement, il démarra alors que la porte du garage s'ouvrait. Il sortit tranquillement et attendit que la porte se soit refermée pour partir. Il ne tarda guère à prendre la direction de Posillipo. Il avait l'adresse de la blonde et il ne tarda guère à trouver la villa de la "Miss Atomic Bomb". Quartiers riches ici. Voilà ce que c'était. Mais étrangement, il ne les enviait pas. Pourvu qu'il ait un endroit confortable où coucher et sa voiture, il n'en demandait pas vraiment plus. Le portail était ouvert et il se décida à rentrer dans la petite allée devant la villa. Les pneus crissèrent sur le gravier alors qu'il entrait au pas et que le moteur ronronnait tranquillement. Il coupa le contact et sortit tranquillement, humant l'air frais. Belle journée malgré la grisaille. Il se décida finalement à aller frapper à la porte.

Quelques secondes plus tard, si ce n'est moins, la porte s'ouvrait sur la jolie blonde.  Elle lui offrit un magnifique sourire et l'invita à rentrer. Il ne put réprimer un sourire en réponse au sien et entra. Elle ferma derrière lui alors qu'il prenait le temps de noter chaque détail. La villa avait un certain charme. Il devait le reconnaître. Tout était propre, rangé. D'un certain côté, on sentait la touche de la propriétaire des lieux. Elle l'invita à s'asseoir et il prit place sur l'un des fauteuils du salon alors qu'elle faisait de même, s'emparant d'un coussin qu'elle serra contre elle. Il ne posa pas de question même si cela le surprenait un peu. Elle lui demanda alors comment il allait. Il prit le temps de réfléchir un instant, histoire de ne pas balancer n'importe quoi et de manière désordonné.
- Je vais bien merci. Avec ce temps, c'est... Agréable. Cela me rappelle l'Angleterre. Si tant est qu'on y enlève ce vent qui vient de la mer. Fit-il dans un sourire. Il la regarda plus en détail, prenant soin de détailler chaque élément. Le maquillage parfait, la peau impeccable. Toute cette volonté de montrer qu'elle allait bien, et ce coussin serré contre elle qui prouvait le contraire. Il eut un petit rire avant de finalement reprendre. Vous savez on ne se connait pas depuis longtemps, mais j'ai comme l'impression que vous n'allez pas aussi bien que moi. Il lui adressa un regard tendre. Difficile à croire quand on on savait ce dont il était capable. Mais James était réellement ce genre de personnes qui menait une double vie mais qui ne mêlait jamais, ou très rarement, les deux vies. La nuit il était quelqu'un d'autres parfois le jour aussi. Mais à force, il avait si bien appris à jouer la comédie, que désormais, il se demandait si il n'était pas deux personnes à la fois, deux entités, emprisonnées dans le même corps. Le sien. Finalement il se pencha en avant comme pour réduire un peu la distance qu'elle imposait.
- Alors... Qu'est-ce qu'il vous est arrivé cette fois? Demanda-t-il dans un léger sourire qui se voulait rassurant avant de continuer. D'ailleurs, je croyais que vous aviez du bacon pour ce matin. Je n'ai même pas déjeuner en plus... Et je suis sûr que vous apprécierez également un bon déjeuner, non? Fit-il dans un clin d'oeil pour faire rappel à leur SMS échangés.


codage par LaxBilly.



♠️On a parfois l'impression que tout nous oppose,
En réalité, il n'y a qu'un pas pour que tout nous rapproche.♠️
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Anabela LaranjeiraLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: MONSIEUR JAMES & ANABELA, « Je cueille ma souffrance au ventre de mes nuits. » ( le Ven 14 Déc 2018 - 11:53 )
Je cueille ma souffrance
au ventre de mes nuits.
Un sourire triste est encré sur mon visage. Mes grosses billes le sont également. Je ne suis pas en forme et je le regrette amèrement. J'aurais aimé être plus joyeuse pour voir monsieur James, seulement, ce n'est pas le cas. La première fois où nous nous sommes vus, j'étais très alcoolisée et aujourd'hui, je ne lui offre pas mieux. Amaigri, triste, distante, il n'y a aucun doute sur le fait qu'il va s'en rendre compte. « Piètre actrice. » Je me dis à moi-même, alors que je tripote nerveusement le coussin de salon qui repose contre mon ventre, que je sers de temps à autre, tout contre moi. Je dois retrouver une certaine contenance, seulement, je sais déjà que c'est peine perdue. Lorsqu'il me parle du temps, qui lui rappel son Angleterre, je souris. J'ai aimé arpenter les rues de Londres, mais j'ai toujours la désagréable sensation que tout ce que j'ai vécu avant mon divorce appartient à une autre vie. Une vie révolue, une vie qui ne compte plus, une vie que j'ai eue fut un temps, mais qui n'est plus celle que j'ai au jour d'aujourd'hui. Parfois même, il m'arrive à penser que ces brides de mon passé n'en sont pas, comme si je m'étais imaginé une existence de toutes pièces, comme si aucun de ses souvenirs n'étaient réel.
Fixant mes mains depuis une bonne minute, je me redresse lorsque j'entends monsieur James et je m'empourpre. Il a raison, je ne vais pas aussi bien que lui, c'est forcément une évidence, seulement, certaines personnes n'auraient rien dit, elles auraient préféré passer outre pour ne pas être contraint de m'écouter, ce qui n'est pas le cas de l'Anglais. « Vous êtes doué monsieur James. » Je plaisante, bien qu'à l'intérieur de moi, je me sens dévaster, à l'image d'un tsunami ayant tout emporter sur son passage. « Je… J'ai reçu un présent. D'un inconnu. » Je précise, alors que je n'ose pas croiser son regard. « Il m'envoyait déjà des cadeaux lorsque je vivais à Lisbonne, seulement, cela à recommencer aujourd'hui. » Il est vrai que cette situation m'inquiète, me rend nerveuse, sans parler du reste, de ce qui me fait mal, de ce qui ne va réellement pas. « Je… Je n'y pensais plus pour être franche. Je ne me souvenais pas de cet inconnu, qui m'envoyait couramment des courriers, des cadeaux... » À l'époque, n'étant pas des menaces, on m'avait fait comprendre que ce n'était que de « gentils » messages d'un admirateur inconnue ou admiratrice et que je n'avais pas à m'en inquiéter. « À Lisbonne, on m'avait dit de ne pas m'alarmer. » Le fait est que malgré tout, cela m'inquiétait et ça recommence. « J'imagine que là aussi, je n'ai pas à m'inquiéter. » J'ajoute, alors que je hausse les épaules, m'empourprant à nouveau. N'osant pas croiser le regard de monsieur James, je me rappelle qu'il faut que je lui touche un mot à propos de ma chère voiture, que j'affectionne énormément et dont j'ai peur qu'elle ne tienne pas bien longtemps si je la laisse ainsi, à « l'abandon » si je puis dire, dans le garage. Seulement, je n'ai pas le temps d'ouvrir la bouche que mon visage vire au rouge tomate. Postant une main sur ma bouche, comme aurifier, je me rends compte qu'effectivement, il nous manque l'essentiel : le bacon. « Pardon monsieur James ! » Je dis, alors que je me lève d'un bond, lui faisant signe de me suivre alors que je repose le coussin de salon sur le fauteuil. « Je… Je… Je ne sais pas quoi dire. Je suis confuse. Pardonnez-moi ! » J'ajoute, m'en allant près du frigo pour en sortir le bacon. « Cela ne vous dérange pas que je le fasse maintenant ? Je suis vraiment désolée qu'il ne soit pas près je... » J'étais ailleurs, c'est clair, très net, je n'ai pas besoin de le lui dire, car il le sait déjà. « Je m'en occupe. » J'ajoute, gênée, passant un tablier, avant de me laver les mains. « Vous qui aimez le bacon, vous le cuisinez ? » Soudain, un mince sourire naît sur mon visage. « Vous n'avez pas un petit truc, un petit quelque chose lorsque vous vous en préparez ? » Je demande, curieuse, mettant de côté tout ce qui ne va pas pour profiter de l'instant en cuisinant peut-être avec monsieur James, cet homme que je connais peu, mais que j'affectionne tant, sans doute parce qu'il ne me juge pas, mais également parce que près de lui, je sais qu'il ne peut rien m'arriver.
Heureusement pour moi, il n'est pas du genre à s'énerver pour si peu, à être désagréable, comme certaines personne le font. Beaucoup plus à l'aise à présent, jetant un nouveau coup d'œil dans mon frigo, je reprends notre conversation. « Sans transition monsieur James, je voulais vous parler de ma voiture. » Il est certain que j'aurai pu ne pas l'embêter avec celle-ci si j'en avais touché un mot à mon voisin si particulier à mes yeux, seulement, j'ai préféré me tourner vers monsieur James, sans doute pour avoir l'occasion de le revoir et de discuter avec lui, de tout, de rien, de ce qui va, de ce qui ne va pas, sans jugement aucun. « La pauvre ne roule plus depuis mon retrait de permis. » Je continue, quand je me dis qu'il serait tant de le récupérer ce permis, bien que cela ne me permettrait plus de contacter monsieur James, bien que je suis certaine que je pourrais trouver des choses afin de lui envoyer des messages ou encore afin de le revoir pour partager ce genre de moment. « Je sais ce que vous vous dîtes. Si je récupère mon permis de conduire, vous n'aurez plus la chance d'être en ma compagnie ! » Je plaisante, un léger rire s'échappe même d'entre mes lèvres et je reprends : « En même temps, si je suis de nouveau alcoolisée, je pourrai vous passer un coup de fil, afin que vous puissiez me ramener à mon domicile, pour que je ne le perde pas une fois encore. » Puisque je l'avais perdu en roulant au pas, fenêtre ouverte, ma tête hors de l'habitacle, pour voir ou plutôt pour « essayer » de voir la route ou de possibles obstacles. « Alors ? Un secret ? Une astuce ? » Je reprends, le regardant, mes grosses billes scintillantes, alors qu'il doit se rendre compte que je passe d'un sujet à l'autre, sans transition aucune, même lorsque je suis sobre. « Oui. Je suis ainsi sans être bourré. Une véritable cause perdue ! » Je termine, un sourire toujours présent sur mon visage.


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Sujet: Re: MONSIEUR JAMES & ANABELA, « Je cueille ma souffrance au ventre de mes nuits. » ( le Lun 17 Déc 2018 - 13:35 )
Je cueille ma souffrance

au ventre de mes nuits


Anabela & James


Le regard un peu triste, la jolie blonde avait néanmoins accueilli son invité avec le sourire. Il ne souhaitait pas s'imposer, mais de toute manière c'était elle qui l'avait invité. Si il donna de ses nouvelles à lui, il devait bien admettre que le cas de Ana le préoccupait un peu. Malgré le maquillage, malgré l'habillage, malgré le masque qu'elle tentait de poser sur son visage, elle ne parvenait pas à cacher une certaine tristesse et il sentait bien qu'elle n'était pas tout à fait dans son assiette. Il souhaiter l'aider. Il apprécier cette jeune femme, un peu folle de temps en temps, qui avait eu le don de le faire sourire. Calme, pose, tranquille, James semblait tout l'inverse de la jeune femme qui semblait plus agitée, plus inquiète, et moins sûre d'elle. Finalement, il demanda, par une question légèrement détournée pourquoi elle n'allait pas trop bien. Elle déclara qu'il était doué et il esquissa un faible sourire. Pas toujours, mais disons que là, dans ce cas-ci, il le voyait bien. Un aveugle l'aurait vu en vérité. Et finalement, elle se lança. Elle avait reçu un présent d'un inconnu. Cela le fit sourire. Et bien lui, il ne recevait jamais de présent, d'une part parce qu'il n'en demandait pas, mais il n'en voulait pas non plus. Cependant, n'était-ce pas flatteur? Elle continua alors qu'elle semble connaître "l'inconnu" en question. Non pas qu'elle connaisse la personne mais qu'il s'est déjà manifesté par le passé, lorsqu'elle était à Lisbonne. Il réfléchit un instant. C'est plutôt embêtant en effet. Un fan qui irait trop loin? Quelqu'un tombé amoureux d'elle? C'est fort probable aussi. Elle admet alors qu'elle l'avait oublié, malgré que le cas se soit présenté plus d'une fois à Lisbonne. Mais à l'évidence, le sujet l'inquiétait et il y avait de quoi. Là ce n'était plus un admirateur, cela tournait presque pour du harcèlement en fait. Comme quoi le monde des célébrités, des paillettes, de Hollywood, ce n'était pas forcément avantageux.  Si on lui avait dit de ne pas s’inquiéter lorsqu'elle était à Lisbonne, et qu'elle faisait croire qu'il fallait faire de même ici, cela la troublait. James eut un instant de réflexion. Ce n'était pas le genre de sujets qu'il était amener à traiter en règle générale. Finalement, il essaya de l'aider.
- Vous avez essayé d'en parler à votre... Petit ami? Elle devait bien en avoir un, même si il ne lui avait jamais vraiment demandé. Il lui avait semblé lire qu'elle sortait avec un grand milliardaire du coin, mais n'étant vraiment pas fan des potins et des magasines de ce genre, il ne s'y était pas attardé. Le sujet ne l'intéressait pas à vrai dire. Il préférait entendre les choses de la bouche des concernés plutôt que des journalistes, toujours doué pour en déformer un minimum la vérité. Le mieux c'est de lui en parler peut-être, il saura sans doute que faire, non? James proposait des solutions qu'il aurait peut-être lui-même mis en application si il avait été à sa place.

A la mention du bacon et éventuellement du café, elle se lève d'un bond. Il sourit alors en la voyant s'affairer alors qu'elle lui fait signe de le suivre. Il se lève, plus tranquillement cependant, et la suit alors qu'elle enfile rapidement un tablier qu'elle noue autour de sa taille et elle ouvre le frigo pour en sortir le fameux bacon. Confuse, gênée, elle se fond en excuse. Oui, elle était ailleurs, il l'a bien compris, et, se voulant rassurant, il finit par lui faire signe de se calmer.
- Vous en faîtes pas, ce n'est pas grave Anabela. Il n'y a pas le feu. ajoute-t-il sur un ton léger alors qu'elle s'affaire à se mettre en place pour le cuisiner. Et finalement, elle lui demande si il le cuisine. Bien sûr! Tout bon anglais sait cuisiner son bacon, c'est essentiel, non? Tout bon anglais qui n'a pas les moyens pour se le payer chaque matin au restaurant du coin ou qui n'a pas les moyens d'avoir une cuisinière attitrée.
- Oui, je le cuisine moi-même... Quand à y ajouter un petit quelque chose, non pas vraiment. Fait-il finalement tentant de réfléchir à la manière dont il le fait. Mais non, il n'ajoute vraiment rien, il l'aime comme ça, l'accompagne d'un croissant parfois, et bien sûr d'un bon café après le tout. Les anglais sont bizarres, on en convient aisément partout autour du globe, mais ce qui est satisfaisant, c'est de voir que beaucoup d'américains font de même, les canadiens également, et même les australiens. La cuisine britannique, quoique d'un niveau moindre que la cuisine française ou même italienne n'en est pas moins reconnu aux quatre coins du globe il faut croire. Au moins dans cette simple habitude du bacon. Et finalement, sans attendre, elle passe sur un autre sujet.

Cette fois elle lui parle de sa voiture. Oulah, quel rapport avec tout ça? C'est la vraie raison de sa présence ici. Elle lui avoue que la voiture ne roule pas beaucoup, surtout depuis qu'elle a perdu le permis, elle reste au garage. Si elle tient à ne pas finir au poste avec une belle amende en prime, c'est peut-être le mieux pour le moment. Or, elle semble avoir une idée en tête, aussi ne la coupe-t-il pas et l'écoute-t-il jusqu'au bout. Elle plaisante sur le fait que lorsqu'elle aura à nouveau son permis, il n'aura plus le plaisir d'être en sa compagnie, et de la conduire un peu où elle le souhaite. Ce n'est pas faux, mais ils seront toujours à temps de se voir si elle le veut, non? Et si il est disponible. D'un autre côté, comme elle l'ajoute si bien, il pourra toujours venir la chercher lorsqu'elle est alcoolisée. Oui, cela évitera un autre retrait du permis, assurément, et ce sera mieux pour tout le monde, pour elle, comme pour les autres.  Et soudain, sans prévenir, elle revient au bacon. Bon sang, il ne l'avait pas vu venir! Il est lui-même un peu déstabilisé alors qu'elle finit par dire qu'elle est une cause perdue, même non bourrée. Sans doute. Mais au moins c'est amusant. Il finit par s'approcher, se saisit d'une tranche de bacon et d'une deuxième et les jette dans la poêle.
- Le secret, fait-il alors, c'est de ne pas trop élever le feu. Il faut faire cuire la viande à feu doux pour qu'elle n'accroche pas à la poêle et qu'elle cuise bien à l'intérieur. C'est un peu plus long, mais c'est délicieux. Ensuite, le bacon va brunir légèrement, c'est à ce moment qu'il faut le sortir. Il sera légèrement croustillant sur le dessus, mais bien cuit et tendre à l'intérieur. Même si en vérité la tranche ne fait que 09 mm d'épaisseur. Plaisante-t-il alors.  

Il la laisse prendre les commandes à nouveau et se lave les mains ensuite pour se débarrasser du gras qui s'est mis sur le bout de ses doigts. Puis, tout en se lavant les mains, il finit par dire.
- Pour votre voiture... Et bien oui. Je pourrais toujours venir vous chercher quand vous serez alcoolisé, il n'y a pas de soucis. Ne vous inquiétez pas pour cela. Le britannique finit enfin par se sécher les mains avant de revenir à côté d'elle, les mains dans les poches de son pantalon, mais légèrement en retrait au cas où la poêle lui enverrait quelques gouttes d'huiles ou de gras. Il n'a pas réellement envie de salir son costume de si bon matin. Il reste alors silencieux, peu bavard en réalité comme à son habitude, se contentant de la regarder faire avant d'être attirer par un bruit. Celui de la mer. Il décide alors tranquillement de se laisser guider par son ouïe fine jusque devant la baie vitrée. Là, il voit le jardin, mais surtout la plage derrière, et la mer. Ancien membre des forces spéciales rattachés à la Navy, James a toujours éprouvé quelque chose de particulier pour la mer. Là, alors que le soleil se lève à peine, illuminant l'eau de ses rayons, les vagues roulent tranquillement, se laissant échouer sur la plage. Et il contemple cette immensité alors que déjà quelques bateaux de pêcheurs prennent la mer de si bon matin. Le spectacle lui plait. C'est à la vérité, magnifique.




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Sujet: Re: MONSIEUR JAMES & ANABELA, « Je cueille ma souffrance au ventre de mes nuits. » ( le Mer 2 Jan 2019 - 18:25 )
Je cueille ma souffrance
au ventre de mes nuits.
* *
« ANABELA ! » Teodoro hurle mon prénom et les larmes aux yeux, je le retrouve à l'entrée de notre villa. « Qu'est-ce qu'il y a ? » Je souffle, abattue, croisant les bras quand son regard croise le mien. Un frisson me parcourt immédiatement, puisque j'y décèle de la colère, comme depuis des mois, seulement, plus le temps passe et plus sa colère gronde. Il a commencé par des mots insultants, des menaces, puis il y a continué en me donnant des gifles et cela a continué à s'aggraver, usant même de harcèlement psychologique. « C'est quoi encore ce foutu paquet ? » Ne comprenant pas, je fais un pas vers lui alors que je me rends compte qu'il s'agit encore de mon admirateur secret, je n'en ai aucun doute. « C'est… » Je pointe le paquet du doigt. « C'est, tu sais. Mon ad… » Je n'ai pas le temps de terminer ma phrase, qu'il me coupe, s'emparant de ma main. « C'est ton amant oui ! Ça t'amuse qu'il t'envoie des cadeaux en se moquant de moi. » J'ai peur, je suis comme paralysée alors qu'il devient plus brutal, me tirant vers lui par ma main, serrant à présent mon poignet. « Tu me fais mal. » Je parviens à souffler, lorsque je l'entends craquer.

* *
Prostré. C'est ainsi que je me trouve alors que je suis en compagnie de monsieur James, touchant mon poignet instinctivement. Lorsqu'il me demande si j'en ai parlé à mon petit ami, mon regard croise le sien. Poussant un soupire, je fais « NON » de la tête, puisqu'effectivement, je n'en ai pas parlé avec Francesco. À vrai dire, ayant reçu le paquet quelques heures auparavant, je n'ai pas eu le temps de lui rendre visite. J'aurais pu le faire, puisqu'il n'est qu'à quelques mètres de moi, seulement, depuis notre retour d'Australie, j'ai la sensation que ces quelques mètres sont en réalité des kilomètres et bien plus encore. C'est comme si l'un de nous deux était resté en Australie. C'est comme si l'un de nous deux n'était pas rentré, laissant l'autre, impuissant, seul, sur un autre continent. Je ne sais pas si ceci est de ma faute, m'éloignant depuis notre retour, à cause de mon passif, à cause de ses mots qui restent inscrit dans ma mémoire, lorsqu'il m'a laissé en s'en allant s'enfermer dans les toilettes, montant comme un premier mur entre nous. La gorge serrée, nouée, je n'arrive pas à prononcer le moindre mot à monsieur James, alors que cette fois-ci, c'est sur ma poitrine que je devrais poser ma main. J'ai mal rien qu'à penser à cette distance qui s'est instaurée entre nous, mais ce n'est pas le moment d'y penser. Je ne veux pas gâcher la visite de monsieur James, puis je ne veux pas non plus l'embêter avec mes peines et mes doutes, ainsi que cette douleur latente qui est revenue, semblable à celle que je ressentais lorsque mon amie a été abattue lors de la fusillade.
Serrant davantage encore le coussin que j'ai attrapé dès lors que je me suis assise, j'avale avec difficulté ma salive lorsque monsieur James parle du bacon, que je lui avais promis de faire, lorsque je l'ai contacté par textos. Grâce à cette mention, je trouve la force de me lever, me confondant en excuses, attrapant mon tablier pour cuisiner alors que je lui demande son secret pour cuisiner le bacon. Mes grosses billes bleutées scintillantes, je le regarde un instant, comme si je m'attendais à connaître LE secret le mieux gardé au monde, alors qu'il ne s'agit que de bacon, le fait est que mon premier amour a toujours été la nourriture, salé ou sucré. Lavant mes mains, j'attends sa réponse alors qu'il semble réfléchir pour me faire part DU secret afin de cuisiner le bacon comme les Anglais et lorsqu'il ouvre la bouche, je le fixe de nouveau, comme la fois précédente, étant suspendu à ses lèvres. Lorsqu'il m'annonce qu'il le cuisine effectivement lui-même, mais qu'il n'y ajoute rien, je fais la moue. Ma déception est perceptible alors que je mets de l'huile dans la poêle, réduisant au minimum les flammes, afin de ne pas faire sauter celle-ci, puisque cela pourrait nous tâcher, mais aussi nous brûler. Reprenant, je lui parle à présent de ma voiture, puisque je la chéris, même si je ne le fais pas savoir à tout le monde. Ma magnifique voiture me manque beaucoup, dans le sens où je la connais par cœur et que j'adore la conduire, ce qui me rend triste de nouveau. Lorsqu'il faisait beau, je m'emparais de mes clefs et je m'en allais sur les routes, sans me poser de questions, les fenêtres ouvertes afin de goûter à la liberté pure et simple. Je ne me suis jamais senti plus libre que lors de ses après-midi où je quittais tout, oubliant même les disputes et les querelles, profitant simplement du vent sur mon visage. Parfois, je me disais que je pouvais partir et ne jamais revenir lorsque je grimpais dans celle-ci, comme si elle pouvait me libérer de cette prison où je me trouvais depuis bien trop longtemps, mais je ne sais pour quelles raisons, je revenais toujours, ce que je regrette parfois, quand j'y repense.
* *
Il est tard. Le soleil s'est couché depuis un petit temps alors que je rentre chez moi. Je n'ai rien avalé depuis le déjeuner, si on peut considérer quelques feuilles de salade comme étant un déjeuner. Poussant un soupire, refermant derrière moi avant de laisser les clefs dans le vide-poche, j'appuie sur l'interrupteur du couloir, afin de ne plus être dans le noir. Ôtant mes bottines, je rejoins la cuisine en traînant des pieds lorsque j'entends un son. Allumant immédiatement la lumière, je découvre Teodoro, un verre de whisky vide devant lui, alors qu'il me fusille du regard. « T'étais où ? » Il me demande, attrapant la bouteille pour remplir son verre. « Je suis allée faire un tour. » Je réponds, rejoignant le frigo. « Ne me tourne pas le dos ANABELA. » Sa voix s'élève alors que je tressaille lorsque j'entends son verre se briser sur la table. « RETOURNE-TOI ! » Il m'ordonne, alors que je trouve le courage de lui faire face. « Quoi encore Teodoro ? Moi aussi, je peux élever la voix, moi aussi, je peux m'énerver et briser des choses ici, tu veux que je te montre peut-être ? » Mon regard est glacial, tout comme le sien. Je ne comprends pas comment nous en sommes arrivés à ce stade, alors que cette annonce aurait pu renforcer notre amour, alors que nous aurions pu essayer un traitement ou plusieurs, ce qu'il a refusé, clôturant le sujet le jour même où nous avons appris la nouvelle. « T'étais avec qui. RÉPONDS tout de suite. » Se levant, me rejoignant, étant si près de moi que je peux sentir qu'il pue l'alcool, je réponds, furieuse : « J'étais avec un homme, puis un autre. J'ai couché avec les deux et ensuite, n'étant pas rassasié, j'en ai vu un troisième et finalement, je suis rentrée. C'est ce que tu veux entendre non ? Je ne suis pas capable de te faire des enfants et je suis une traînée. C'est bien ce que tu penses, n'est-ce pas ? » Je reste devant lui, sans ciller, alors qu'il me pousse tout contre le frigo. « Ouais, t'es une traînée. Tu me dégoûtes. » Donnant un coup-de-poing au réfrigérateur, à peu de centimètres de mon visage, une immense peur grandie en moi. Lorsqu'il tourne les talons, me laissant seule, je me laisse tomber sur le sol.
* *
Je sursaute légèrement lorsque monsieur James me rejoint. S'emparant d'une première tranche de bacon, il la jette dans la poêle pour s'en emparer d'une seconde. Le laissant faire, reculant d'un pas, il m'explique comment lui-même prépare le sien. Je l'écoute avec attention lorsqu'il me dit que les tranches ne doivent pas coller, puis qu'il faut prendre plus de temps, réduisant le feu, pour qu'ainsi, elles soient croquantes à l'extérieur et tendre, mais bien cuite à l'intérieur. « D'accord… Je vois. » Je souffle pour toute réponse, quand il ajoute qu'elles ne font que neuf millimètres d'épaisseur, ce qui fait naître une grimace sur mon visage. M'emparant de l'emballage, je cherche où cela est écrit quand je me dis qu'il doit plaisanter et je m'empourpre, mon visage étant aussi rouge qu'une tomate. « OH. Vous plaisantiez. » Je prononce, alors qu'il semble amuser, ce qui me fait sourire. Me laissant reprendre les commandes puisqu'il va se laver les mains, je m'essaye à sa technique, souriant davantage, étant persuader qu'à présent, mes tranches de bacon seront encore meilleures. Quand il revient à mes côtés, étant malgré tout légèrement en retrait, il reprend au sujet de ma voiture. Il sera présent si j'ai besoin de lui, si je ne suis pas en état de conduire, ce qui me touche, seulement, il ne semble pas avoir compris ma requête. « C'est très gentil monsieur James, mais… Ce que je voudrais, c'est qu'une personne s'en occupe, le temps que je puisse la conduire de nouveau. Vous comprenez ? » Ma voiture est un présent de mon père, elle m'est précieuse, comme « le fameux précieux » dans « Le seigneur des anneaux ». « C'est important qu'on la conduise pour qu'elle ne « pourrisse » pas, si je puis dire, dans le garage de la villa familiale. » De nouveau, mes prunelles scintillent, mais ce coup-ci, elles sont emplies de larmes et elle retranscrivent une supplication. « Je… Je sais qu'on se côtoie depuis peu, le fait est que j'ai confiance en vous alors, si vous avez un ami qui pourrait s'en occuper ou même vous, ça me rassurait. Cependant, concernant le fait que vous pourrez venir me chercher si j'ai trop bu, je vous prends au mot. Je vais vous mettre dans mes favoris pour vous embêter dès que j'ai un petit coup dans le nez. » Je lui offre un mince sourire, reprenant ce que j'étais en train de faire, lorsque je termine. Jetant un coup d'œil au-dessus de mon épaule, je constate que monsieur James s'est éloigné, puisqu'il se trouve à présent face à la baie vitrée, regardant sans doute l'immensité de la mer. M'approchant avec lenteur, je me pince les lèvres avant de me poster à ses côtés, fixant moi aussi un point au loin, quelque part entre la mer et le ciel qui se confondent. « C'est magnifique, vous ne trouvez pas ? Auparavant, l'immensité des mers, des océans, me faisaient peur. » Je m'arrête un instant, profitant simplement. « Comme il ne fait pas très chaud, je vous propose de déguster le bacon dans la cuisine et ensuite, nous ferons un tour dans le jardin, puis sur la plage. Vous me suivez ? » Je demande, déposant une main sur son épaule avant de le laisser, mettant la table pour que nous puissions manger notre bacon. Soucieuse, je me demande si je devrais préparer autre chose pour accompagner le bacon, comme des œufs par exemple, lorsque monsieur James émerge. « Voulez-vous autre chose avec le bacon ? Est-ce que vous désirez boire votre café en même temps ? » Je pose beaucoup de questions, le fait est que j'aime lorsque tout est parfait, même s'il ne s'agit que de boire un café ou encore un thé.


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Lorsque tes mains se posent sur mes hanches, je frissonne. Lorsque ton regard accroche le mien, il n'y a plus que nous au monde. Lorsque tu t'éloignes de moi, je ne cesse de penser à toi. Tu ne m'as pas donné d'autres choix que de t'aimer, mon Francesco sans totti.
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Sujet: Re: MONSIEUR JAMES & ANABELA, « Je cueille ma souffrance au ventre de mes nuits. » ( le Ven 11 Jan 2019 - 12:11 )
Je cueille ma souffrance

au ventre de mes nuits


Anabela & James


James n'est pas le genre de gars, à première vu, très intéressé par autrui. Certains le qualifierait d'égoïste, les plus sympas diront qu'il est discret. La vérité, c'est qu'il ne se mêle pas des affaires des autres pour la simple et bonne raison qu'il ne veut pas qu'on se mêle des siennes. Mais cela ne signifie pas pour autant qu'il est un parfait insensible. Bien au contraire. Il ignore si c'est le fait d'avoir peut-être vu la mort de près ou si c'est à force de côtoyer diverses personnes a bord de sa voiture, le fait est qu'il a développé une certaine capacité à observer les gens et à en déduire des sentiments, à voir si ils allaient bien ou non. A force, il a appris que le visage est peut-être, chez l'être humain, la partie du corps la plus expressive, et si certains parviennent plus ou moins à le cacher, le regard ne trompe pas en général. Il faut bien admettre que l'oeil aiguisé de James ne manque jamais de remarquer ce qui ne va pas, et de lire - en quelques sortes - dans les pensées des autres. A présent qu'il est devant Ana, il sait qu'elle ne va pas pour le mieux. Mais ce n'est pas le même mal d'y il y a quelques soirs où il l'a ramené alors qu'elle était bourrée, non. C'est autre chose. Le soupir de la jeune femme, sa réponse négative lorsqu'il lui demande si elle en a touché un mot à son petit ami, le chauffeur n'est pas dupe. Il s'est passé quelque chose. Mais il préfère ne pas en parler. Si elle souhaite lui en parler, elle le fera.

Finalement, ils passent à autre chose: Le bacon. Malheureusement pour elle, il n'a pas d'ingrédients miracle pour le rendre meilleur ou différent. Lui, il aime le bacon normal. Nature. Sans ajout. C'est comme ça qu'il l'apprécie. Peut-être parce qu'il a toujours été habitué ainsi, allez savoir. En tout cas, elle semble déçu qu'il n'y ait rien de plus. Mais au lieu de se démonter, il se décide à lui donner quelques conseils. Le secret d'un bon bacon n'est pas dans ce qu'on y ajoute, mais dans la manière de le préparer. Il finit par lui laisser la main alors qu'elle reprend, non sans avoir remarqué qu'il plaisanter sur l'épaisseur de la tranche.
- Oui honnêtement je ne connais pas l'épaisseur d'une telle tranche et en vérité, je crois que je m'en fiche. Fait-il dans un sourire tranquille avant de revenir près d'elle. Il finit alors par reprendre.
- Une fois que vous avez bien fait cuire un côté, retournez la tranche pour que les deux côtés soit cuits. Cela, elle doit savoir faire, mais il faut savoir à quel moment agir. Maintenant allez-y. Et elle s'applique à suivre le conseil, retournant les tranches alors que l'huile frétille dans la poêle. Il la laisse faire alors qu'elle reprend au sujet de sa voiture, non sans lui dire qu'il est gentil. Or, il n'a pas compris sa demande visiblement. Et elle se fait alors plus claire. Elle souhaiterais que quelqu'un s'en occupe. Il hausse un sourcil, curieux. Il a déjà une voiture dont il doit s'occuper, et, ce n'est pas que cela le dérange, mais il trouve la proposition curieuse. De plus, méfiant malgré qu'il pense qu'elle ne doit pas être le genre de femmes à tourner dans certaines embrouilles, il reste tout de même prudent face à une telle demande. Elle finit par dire qu'elle aimerait que quelqu'un la conduise histoire qu'elle ne prenne pas la poussière dans la garage. Et puis, il faut avouer qu'il n'est jamais bon de laisser un moteur à l'arrêt pendant trop longtemps. Cependant, James hésite. Il ne sait pas quoi répondre. En fait, il a trop peu d'éléments un main. Il aimerait premièrement voir la voiture, éventuellement l'entretient, et puis... Il regarde Ana. Elle ne le supplie pas, mais son regard est insistant et embué.
- Et bien, déjà il faudrait que je la voit. Selon la voiture j'ai peut-être un ami qui pourrait la faire sortir un peu. Mais oui. Finit-il par dire. J'accepte. Cependant, j'aimerais avoir tous les papiers en main et notamment le carnet d'entretient. L'informe-t-il. Ce n'est pas que je ne vous fais pas confiance, ajoute-t-il, mais c'est que j'aime bien en savoir un peu sur la voiture que je conduis. Et vu le statut financier de la jeune femme, il parierait sur un gros coupé sport. Cela ne l'étonnerait qu'à moitié.

Finalement, après qu'elle lui ait dit qu'elle lui fait confiance et qu'elle l'ajouterait à ses favoris pour l'embêter les soirs où elle aurait un peu trop bu, il se porte alors devant la baie vitrée de la jeune femme pour y admirer la mer. Étrangement, l'eau l'a toujours attiré. A l'armée, il avait effectuer quelques missions où ils arrivaient depuis les eaux, et autant dire que dans le domaine de la plongée et de la natation, il n'avait guère tarder à devenir un grand champion dans l'équipe. Le fait est que son attirance pour la mer le faisait parfois hésiter. Il hésitait dans le fait de s'acheter un bateau. Pas un yacht, non, mais plutôt un grand voilier. Il voulait entendre le vent claquant dans les voiles, le gréement qui craquait au rythme de la houle, alors que la coque fendrait les flots. Il avait désormais plus d'un rêve en tête depuis qu'il avait rencontré Vittoria. Or, à toute part de bonheur, il y avait aussi sa part de malheur. Et pour lui, elle consistait en une situation complexe. Il préférait d'ailleurs chasser ce genre de pensées qui ne le mettaient pas vraiment de bonne humeur. Elle le rejoignit alors, lui avouant qu'elle avait eu peur de cette immensité d'eau, fût un temps. Il haussa un sourcil et la regarda.
- Vraiment? Et ce n'est plus le cas? Demanda-t-il en la suivant alors qu'elle proposait de prendre le déjeuner à l'intérieur avant de sortir. Il accepta d'un hochement positif de la tête, l'idée était bonne et il n'avait pas particulièrement envie de se geler. Il prit donc place alors qu'elle lui servait le bacon en lui demandant si il souhaitait le manger avec le café.
- Je veux bien s'il vous plait. Répond-il en ce qui concerne le café avant de dire. Vous savez quoi? Je crois que ce qui aurait pu accompagner ce bacon aurait été des croissants. Il sourit. Mélanger le salé et le sucré ne le dérange pas, du moins pas là. Mais comme j'ai oublié d'en prendre, je pense que le bacon suffira amplement. D'autant que l'agréable fumet du bacon vient déjà titiller ses narines, et rien qu'à l'odeur, il sait qu'elle ne l'a pas loupé. Honnêtement, je pense que vous avez bien réussi. il sent très bon. Maintenant que j'y pense, je viens de me souvenir que vous auriez dû ajouter un truc à la cuisson: Du Romarin. J'ai un ami qui fait ça et ça rajoute une touche vraiment agréable. Mais j'ai complètement zappé. Désolé. Fait-il dans un sourire, se fendant en une excuse. Ils feront mieux la prochaine fois après tout.


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Sujet: Re: MONSIEUR JAMES & ANABELA, « Je cueille ma souffrance au ventre de mes nuits. » ( le )
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