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- [Terminé] A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler... [Anabela] -

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Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Francesco Spinoza
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Sujet: [Terminé] A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler... [Anabela] ( le Lun 10 Déc 2018 - 20:10 )
A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler...
La porte de la chambre de Francesco s'ouvrit après que son majordome y ait frappé à plusieurs reprises. Le milliardaire avait refusé de se lever, il avait téléphoné à Majbritt au bureau pour qu'elle gère tout, arguant qu'il ne pourrait pas venir. Si elle avait suivi un minimum les réseaux sociaux et les magasines people, elle avait sans doute compris pourquoi. Et il était resté dans son lit. Toute la matinée. Sans manger. Ni le matin, ni le midi. Et désormais, il était 16h. Tony rentra, ouvrit les rideaux pour laisser rentrer la faible lumière de l'hiver qui s'installait petit à petit.
- Monsieur... Levez-vous. Votre mère a appelé au moins une centaine de fois sur le fixe... Et vous n'avez rien avalé de la journée.
Francesco tira la couette sur lui, se roulant dedans comme un gamin qui n'a pas envie d'aller à l'école ou à la messe. Tony souffla. Sans doute se demandait-il ce qu'il lui avait pris de travailler avec un tel énergumène que Francesco.
- Monsieur? Je ne bougerais pas tant que vous ne vous levez pas. Et je laisse le téléphone à côté de vous à chaque fois que votre mère appelle. Francesco ouvrit un oeil malgré qu'il soit caché sous la couette. L'argument était de poids. Il se redressa soudainement.
- C'est marrant parce que... Le téléphone sonna. Ce devait être elle. Forcément. Bon ça va passe la moi. Fit Francesco qui tendit la main pour récupérer le téléphone que Tony tenait dans sa main. Le jeune PDG décrocha et ce fût belle et bien la voix stridente de sa mère qui l'assaillit d'un coup.
- Francesco j'essai de te joindre depuis ce matin!!! Hurla-t-elle dans le combiné.
- On avait un souci de ligne sans doute... Fit Francesco tentant d'esquiver comme il le pouvait.
- Ton majordome m'a dit que tu étais au lit. Et merde il avait décroché. Plus de sortie de secours à présent. Alors autant user de ce dont il savait le mieux se servir: L'humour et la dérision.
- Après la nuit que j'ai passé, j'ai bien le droit de me reposer non? Fit-il en sortant du lit, vêtu de son simple boxer alors que Tony roulait des yeux, exaspéré par l'attitude du milliardaire qui sortit de sa chambre pour descendre en bas, dans la cuisine. Il avait besoin d'un café, peu importait l'heure.
- Francesco! L'engueula sa mère. Tu es dans une situation... Déplorable. C'est sûr que ce n'était pas son cadet qui se mettre dans de tels draps... Dans tous les sens du terme. Enfin mon chéri, tu ne vois pas que la vie que tu mène est loin d'être... Elle hésita.
- Quoi? Exemplaire? Digne d'un homme de notre famille? Pas comme... Mon frère? C'est ça?!!
- Non... Mais enfin tu comprends. Oui il comprenait. Trop bien même. Je croyais que tu étais avec une blonde... Lâcha alors sa mère. Preuve qu'elle prenait son fils pour un coureur.
- La Blonde elle a un nom!! Hurla-t-il alors au téléphone. Sa mère en resta muette pendant dix petites secondes. Les plus belles de toute la vie du florentin, sans aucun doute. Mais finalement elle reprit.
- C'est peut-être mieux ainsi, Terenzio m'a dit... A la mention de son frère, Francesco rentra dans une colère dont lui-même ne se croyait pas capable envers sa mère. Elle avait franchi la ligne rouge.
- Mais qui est-il ce putain de connard pour prétendre connaître les gens?!! Hein? Cet espèce d'abruti est venu me voir avant que je ne décolle pour quitter Naples, il est venu me faire la moral! Pour qui se prend-il?!! Pour un dieu? Sa mère resta sans voix. Qu'il s'occupe donc de sa femme bordel! J'ai des défauts je suis au courant! Merci de m'en faire part! J'ai fait une connerie, je sais!! La moitié des réseaux sociaux ne parle que de ça, l'autre est encore non informé parce qu'ils sont simplement de l'autre côté du globe! Vous devriez plutôt vous occuper de ton "Saint" de fils dont la femme est plus intéressée par le directeur de la banque d'italie à Rome plutôt que de venir me faire chier! Et il raccrocha net sans prendre le temps d'en entendre plus. Elle l'avait mis rouge, et lorsque Tony le rejoignit pour faire couler le café, il ne pipa mot. Il sursauta simplement lorsque Francesco envoya le téléphone se briser contre le mur dans un geste d'une pure violence. Les muscles contractés sous l'effet de la colère, le regard noir, Francesco enfila rapidement un pantalon et un tee-shirt avant de s'emparer de son café sans un mot pour son majordome qui avait l'habitude désormais.

Le jeune homme prit la direction de son antre: Le garage. Il ouvrit la porte en verre et alla se caler confortablement devant son ordinateur. Bien sûr la première page qu'il ouvrit lui apporta les premières nouvelles. Les siennes. Il ne savait pas ce qui le blessait le plus: Le fait qu'on révèle au monde son infidélité alors qu'il semblait dans une relation plutôt sérieuse, ou le fait qu'il s'apercevait de la bêtise immense qu'il venait de commettre? Il ne le savait pas lui-même. Il décida alors de faire quelque chose qu'il faisait toujours lorsqu'il n'était pas bien, en colère, triste, ou perdu: De la mécanique. Il s'empara d'un cric et souleva son Audi pour pouvoir passer en dessous. Il rapprocha une caisse à outils, enclencha de la musique. La première qui venait. Du rock? Johnny? Aller. Qu'on lui donne l'envie... Et l'envie de faire de la mécanique ne tarda guère à arriver. Il s'arma des outils nécessaire et commença à démonter sa voiture. Elle n'avait pas besoin de l'être. Il le faisait juste pour calmer ses nerfs. Et il démonta des écrous. Il n'utilisa pas de clé à choc pour faciliter son effort, mais resta avec son cliquet ou une clé simple. Il fallait qu'il force, qu'il en chie, qu'il se vide. Tout entier. Qu'il vide sa colère. Une colère qu'il amassait contre lui-même au fur et à mesure du temps qui passait. Une colère qu'il amassait contre sa famille. Une tristesse aussi. Il l'avait trompé. Il le savait mieux que quiconque. Il était égoïste, certes, il ne se souciait généralement pas de briser les cœurs. Mais là... C'était différent. Ana c'était différent. Il venait de lui faire ce qu'on appelait purement et simplement un "coup de pute". eut-être même que c'était pire. Et alors qu'il démontait le bras de l'automobile, qui assurait le maintien de la roue, il était pris d'une peur immense. Comment se portait-elle? Comment allait-elle réagir? Replongerait-elle dans l'alcool? Partirait-elle loin de lui? Et il sentait que la tristesse autant que la peur le gonflait d'émotions. Il ne se sentait pas bien. Vraiment pas bien. Et alors qu'il dévissait un écrou, il pleurait aussi. Oh bon sang, mais comment avait-il pu? Il avait craqué? Oui. C'était clair. Il n'avait pu résister, sa vieille nature de dragueur avait repris le dessus, et l’infidélité avait refait surface, mais cette fois, il risquait bien d'en payer le prix.  

On sonna alors à sa porte. Il entendit les pas de Tony qui allait ouvrir la porte. Mais Francesco se doutait de qui il pouvait bien s'agir. Pas besoin d'être devin pour cela. Et finalement, il continua ce qu'il faisait, se glissant à nouveau sous sa voiture, une lampe entre les lèvres pour voir ce qu'il faisait alors qu'il commençait à transpirer. Les pas de Tony le firent s'arrêter un instant. Il écouta.
- Monsieur... C'est Mademoiselle. Francesco souffla. Il le savait. Il s'en était douté dés que la sonnette avait retentit. Mais il avait peur. Il n'avait pas le courage de lui faire face.
- Dis lui que je suis occupé et qu'elle... Qu'elle repasse un autre jour. Répondit finalement le milliardaire qui reprit ce qu'il faisait avant de continuer. Au pire dis lui que je la rappelle. Mensonge. Du moins en partie. Il ne la rappellerait pas. Pas de suite, il attendrait. Il attendrait un bon bout de temps. Mais après? Tony tourna les talons avant de s'arrêter. Francesco regarda les chaussures de son majordome qui s'était arrêté et il les vit se tourner.
- Si vous permettez Monsieur, je pense que vous devriez la recevoir.
- Non. C'était net. Catégorique. Il ne pouvait pas. Je... J'peux pas Tony.
- Et bien soyez un peu courageux bon sang. Vous vous cachez comme un vulgaire lapin qui a peur. Vous vous réfugiez là et vous n'osez pas lui faire face! Vous vous conduisez en lâche. Je penses bien des choses de vous. Mais lâche n'était pas un mot dont je vous aurais affublé. Francesco se leva sans attendre, il sortit de sous sa voiture et fit face à son majordome qui ne recula pas.
- Je vous payes pas pour me donner un jugement Tony. Ce que vous pensez je m'en fiche. Okay? Il était mauvais Francesco. Il était même méchant là. Son majordome était devenu quelqu'un d'important au fur et à mesure. Mais là... Il touchait à une corde sensible. Mais, des deux, Tony fût le plus surprenant et le plus intelligent par la suite de ces propos:
- Moi aussi j'aurais aimé l'appeler Madame Spinoza. Il s'arrête, défiant du regard Francesco. J'ai cru pendant un instant que vous aviez retrouvé la vie. Il suffisait qu'on vous parle d'elle pour que vous puissiez sourire. Il suffisait que vous ayez quelque chose à faire avec elle pour que vous soyez pire qu'un gamin. Mais j'ai peur que tout cela n'ait été qu'un rêve Monsieur. Il se retourna finalement et lança. Je vais lui dire que pour ce soir c'est impossible donc. Francesco était tiraillé. Son majordome venait de lacérer son coeur. Mais tout cela était de sa faute à lui, il le savait.
- Tony! Son majordome s'arrêta. C'est bon... Fais-la descendre. Je... Fais. Son majordome hocha la tête sans doute soulagé par cette décision alors que Francesco prit un chiffon pour essuyer ses mains avant de terminer. Tony? Je m'excuse...

Il s'empara d'une pièce de sa voiture et vint la mettre sur son établi pour la nettoyer, pour la mettre sous la lumière, se servant d'une loupe pour voir si elle avait un défaut. Et bientôt, il entendit les talons claquer sur le sol.  Il ne se retourna pas alors que le porte s'ouvrait. Devait-il seulement lui faire face? Il n'en avait pas le courage. Pourtant, il osa cependant lui jeter un regard. Et il se détourna. Ses cheveux blonds, son visage si parfait, si beau, ses lèvres magnifiques, ses yeux bleus, perçants, sa peau lisse, son corps parfait. Il était amoureux. Il l'était toujours. Depuis le premier regard. Mais il avait joué au con. La Chute d'Icare. Voilà ce que c'était. Il avait voulu voler trop près du soleil, et il s'en brûlait les ailes désormais. Il tombait, dans une abyme sans fond, réalisant qu'il risquait de ne plus jamais pouvoir remonter. Il ne la méritait pas. Tout simplement. Et cette pensée martelait son crâne. Il ne la méritait pas. Et pourtant, une toute petite partie de son être, une petit fibre, rêvait que c'était elle, cette petite partie, tel un lumignon incandescent, était le seul espoir que oui, elle pouvait être celle qui partagerait ses nuits, ses hauts, ses bas, sa vie toute entière. Mais il l'avait trahi. Il l'avait trompé. Il avait fait l'impossible. Il avait lui même décidé de se trancher le bras. Il avait coupé le cordage de sûreté qui le rattachait à son navire. Et maintenant il allait se noyer, il allait être englouti sous les eaux noires et sombres de la vie avec laquelle il avait voulu jouer. On ne dresse pas la mer. La vie c'était pareil. Et il en faisait l'amère expérience. Il n'osa rien dire, attendant qu'elle commence... Sauf si elle préférait le couvrir de coups, aller savoir?      
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J'suis malade... D'Amour
Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue, elle a tiré la première
M'a touché, c'est foutu!
Elle a les yeux revolver - Marc Lavoine


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Sujet: Re: [Terminé] A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler... [Anabela] ( le Ven 14 Déc 2018 - 1:00 )
À force de jouer avec le feu,
on finit par se brûler...
Le bonheur ne dure pas. On dit qu'il faut connaître le malheur pour réellement y goûter, seulement, parfois, il vaut mieux avoir une vie monotone, ennuyeuse, banale. Il n'est rien comparé à la douleur, au chagrin, à la souffrance, puisque généralement, l'être humain ne se remémore que les instants les plus compliqués qu'il a dû vivre, les plus difficiles, parce que se sont ceux-ci dont il se souviendra toujours.

Une sonnerie. Une seconde. Et encore une. Je me réveille péniblement alors que la nuit a été des plus difficiles. J'ai passé une bonne partie de celle-ci à tourner autour d'une bouteille de vin déjà ouverte, parce que je me sentais mal. J'avais envie de boire un verre, mais j'ai tenu. Je me suis promis de ne pas replonger, non seulement pour moi, mais également pour Francesco. Il avait beaucoup souffert lorsqu'il avait appris mon état, lorsqu'il était venu à la villa pour prendre de mes nouvelles parce qu'Antonio lui avait parlé de moi et lorsqu'il m'avait vu dans ce piteux état, il était resté. J'avais donc pris la décision d'aller dormir, d'aller me coucher en me disant que demain serait un autre jour, mais je ne savais pas qu'il serait l'un des jours le plus difficile de mon existence.

Une nouvelle sonnerie, encore. J'ouvre définitivement les yeux, cherchant à tâtons mon téléphone portable. Le nom indiqué de la personne qui désire me joindre est mon père, je me demande ce qu'il se passe. Je suis paniquée lorsque je m'assois sur mon lit, serrant ma couverture, alors que ma seconde main tient mon iPhone. « Papa ? » Je demande, lorsque la panique grimpe, lorsque j'ai cette sensation d'incendie dans le corps, qui me prend le ventre, mais également le cœur. « ANABELA. Ton voyage à Naples est terminé. Tu as fait une pause suffisamment longue. À présent, c'est ter-mi-né. Tu fais tes valises, tu prends le premier vol pour Lisbonne et TU rentres, suis-je clair ? » Je ne sais pas quoi répondre, je me trouve comme paralyser, j'en oublierais presque de respirer. « Chéri, donne moi le téléphone. » La voix de mon père s'élève plus encore. « Résonne ta fille ! Sa vie est ICI avec SA famille ! » J'entends une porte claquée, puis un long soupire, je n'ose pas parler. « Ma chérie. » Ma mère semble peiner, quelque chose cloche, j'en suis à présent convaincu. « Qu'est-ce... » Je n'ai pas le temps de terminer ma phrase que ma mère me coupe. « Anabela… Tu as, est-ce que tu as… La quasi-totalité du globe sait que ton soi-disant petit ami t'as été infidèle. » Mon cœur cesse de battre, je tombe de haut, de très haut. Interdite, choquer, je me demande si je fais un cauchemar, seulement, la douleur est si puissante, si forte, que je suis certaine de ne pas dormir. « Quoi ? » Je souffle, sans attendre réellement de réponse. « Anabela. C'est inscrit sur tous les réseaux sociaux. Ça fait déjà la une de tous les magasines. Écoute chérie. Est-ce que votre couple est bidon ? Est-ce seulement pour que... » Je me sens blesser, des larmes roulent sur mes joues. Une première fois, Francesco m'avait posé la question, lorsque nous étions en partance pour l'Australie, mais cette fois-ci, il s'agit de ma propre mère. « Comment... » Je n'arrive pas à dire quoi que ce soit de plus et je raccroche. Éteignant mon téléphone portable, je m'empare de l'un de mes oreillers et y plongeant ma tête, je hurle toute ma douleur.
Le noir. Recroquevillée sur mon lit, sous les couvertures, je pleure. Je ne retiens aucun gémissement de douleur, aucun cri. Je me laisse me vider, alors que je suis à présent persuadée que c'est LUI qui se moquait de moi. Il s'est amusé avec moi, il a joué avec mes sentiments, il a attendu d'être certain que j'étais bel et bien amoureuse de lui et, sans que je ne m'y attende, il s'est emparé de mon cœur pour le briser. Beau parleur, il m'a conquise, cela a dû l'exciter, lui plaire et pour renforcer le tout, afin que je crois que notre amour était réciproque, il m'a fait croire qu'il était en proie aux doutes. « Je te hais. » Je souffle une première fois, recommençant encore et encore, jusqu'à ne plus avoir de force après ma crise de larmes.
Lorsque je rouvre mes grosses billes empli de larmes, je n'ai plus aucune notion du temps. Me redressant pour rejoindre la salle de bain, j'essuie du revers de la main quelques-unes de mes larmes. Lorsque je croise mon reflet dans la glace, je me stoppe net pour me regarder et l'image que j'ai de moi m'est insupportable. D'ailleurs, elle m'est si insupportable que sans y réfléchir, mon poing part à sa rencontre, avec force, ce qui l'a fait éclater en mille morceaux. Évidemment, mon poing est en sang, mais la douleur que je ressens n'est rien comparé à celle qui m'habite depuis que j'ai compris que Francesco ne ressent rien pour moi, puisqu'il est allé voir ailleurs. Il voulait m'humilier, me briser, me détruire et il y est parvenu. Me laissant m'effondrer contre le mur face à l'ancien miroir qui était accroché, je pleure de nouveau. Je sais qu'il va falloir que je me fasse soigner, je sais qu'il faut nettoyer mes nombreuses plaies, mais pour le moment, je n'en ai pas le courage. Je n'ai qu'une seule et unique force, celle de m'effondrer encore, bien que je sache que malgré toutes les larmes verser, je ne me sentirais pas mieux. En réalité, je réalise à cet instant qu'il n'y a qu'une personne pour m'expliquer tout ce ramdam : Francesco.
Arborant un bandage déplorable, assez sommaire, je rejoins la villa voisine. Francesco n'a même pas eu le courage de venir me voir, il n'a pas eu le courage de m'affronter et bien maintenant, il va y être contraint. Sonnant à sa porte, je n'entends aucun son de pas quand, après une bonne grosse minute, Tony m'ouvre finalement. Mon regard injecté de sang, il me fait entrer, sans que je ne prononce le moindre mot pour le moment. Il sait évidemment pourquoi je suis présente et sans cérémonie, il va prévenir « monsieur » Francesco de ma présence. Faisant les cent pas, l'attente me semble interminable et malheureusement pour lui, chaque seconde qui passe intensifie ma colère. Lorsque Tony réapparaît, il me fait signe de le suivre avant de me laisser. Descendant les quelques marches pour rejoindre le garage, je l'aperçois et me stoppe nette à la dernière marche. Croisant les bras, alors qu'il me jette un vague regard, il ne prononce pas le moindre mot. Nous restons ainsi quelques minutes, alors que je le fixe toujours, ma colère grandissante. « Je ne mérite pas un mot. » Je prononce, c'est une affirmation. « Je ne mérite pas non plus un regard à l'évidence. » J'ajoute, puisque je ne compte pas ce regard de biais comme étant un véritable regard. « Je mérite quoi au juste Francesco ? AH ! Je sais. Je mérite d'être trompée, humilier, malheureuse, brisée, c'est bien ça ? » Ma voix est cassante, mon regard froid et toujours empli de colère, évidemment. « Toujours rien à dire ? Même aucune excuse ? Je dois me déplacer pour comprendre, pour avoir des explications. » Je dis, alors que son silence me met dans un véritable état de rage. « Tu sais ce que tu es Francesco ? Un lâche. Un putain de lâche en plus du reste ! Tu me fais comprendre que tu me considères comme une traînée, tu m'humilies une première fois et tu le fais une fois encore, mais ce coup-ci aux yeux de tous ? Ça t'amuse de me faire mal ? C'est un putain de jeu Francesco ? Tu jubiles intérieurement ? Ça te fait plaisir de me voir souffrir ? Tu sais quoi ? Je nourris une véritable haine à ton égard. T'entends ? Est-ce que t'entends au moins ? » Descendant la dernière marche, je m'empare de la première chose qui me tombe sous la main pour la lui lancer, l'évitant tout de même, afin qu'il réagisse alors qu'à présent, la colère cède sa place aux larmes.
Franciana || Francesco sans Totti et miss atomic bomb







Franc♡ana forever
« Dans mes jours les plus sombres, même quand je suis au plus bas, tu m’aimes plus que tout. Ton tendre contact est la guérison que je cherche. Tout ce que tu es, est tout ce dont j’ai toujours eu besoin. »

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Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler... [Anabela] ( le Sam 15 Déc 2018 - 17:37 )
A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler...
Francesco ne savait plus vraiment où il en était. Ce n'était pas la faute d'Ana. Ni celle de Tony. Et pas celle de sa famille non plus, malgré que son frère fasse parti de l'équation. Ici, le seul responsable, c'était un homme: Lui. Il se savait coupable. Il s'accusait. Il avait failli. Il avait trompé la jolie blonde. Après une semaine d'idylle en Australie, il se permettait un tel coup. Il n'avait à ce moment plus de dignité. Il n'y avait en lui plus rien qu'un grand vide. Il se sentait dégoûté par lui-même, dégoûté de sa personne, horrifié de ce dont il était capable. Il faisait le fier, il faisait le beau, mais la réalité c'était qu'il était un moins que rien, un incapable, au moins dans le domaine des sentiments. Alors que les fêtes approchaient sensiblement, il avait perdu. Il avait perdu l'essentiel. Et tout cela c'était bien de sa faute, par un comportement complètement irresponsable, véritable comportement du gamin de riche. Et alors qu'il s'acharnait à nettoyer une partie de son moteur à l'aide d'un chiffon, il s'en voulait, son coeur se déchirait, se lamentait, pleurait de lui-même, de sa misérable condition, de... De tout ce bordel qu'il avait foutu. Alors il ne savait plus, et il s'enfermait dans la mécanique, il se retirait dans son garage, ne s'osait plus à prendre le déjeuner sur la terrasse, ne tentait même pas de rester près de la baie vitrée, elle ne viendrait pas. Et il ne savait pas si il en avait réellement envie. Torturé, assailli, mais surtout détruit, il n'y avait plus rien qui comptait. Plus rien si ce n'était quelques pièces de mécaniques. Mais finalement, c'était elle qui était venue frapper à sa porte. Et il savait. Il savait que ce n'était pas pour le consoler. Il savait que ce n'était pas pour le féliciter. Heureusement me direz-vous. Les prochaines minutes risquaient bien de faire parti des pires... Au moins autant que lorsqu'on lui avait appris la mort de Lydia renversée par un ivrogne. Cela arrive disent certains. Dans le cas de Lydia, c'était Malheureux, mais oui, cela arrivait, dans le cas présent, ça arrivait aussi... Mais ça n'aurait pas dû.

Il entendit alors les pas de la blonde à l'étage. Et bientôt, il entendit qu'elle descendait l'escalier, chaque pas qu'elle faisait mettait Francesco à l'agonie. Finalement, il mourrait peut-être aujourd'hui. Cette pensée lui arracha un faible sourire. Pourvu que ce soit rapide alors. Et elle s'arrêta. Il se retourna légèrement pour la voir, jetant un rapide regard de biais. Elle avait les yeux rouges d'avoir pleuré, un bandage à la main, sans doute avait-elle encore cassée quelque chose, dans sa colère, et elle s'était faîte mal. Elle ne méritait pas cela. Il ne méritait pas qu'elle souffre de la sorte pour lui. A cause de lui. Elle finit par affirmer qu'elle ne mérite pas un mot. Non, elle n'en mérite pas un. C'est vrai. Puisqu'il n'y a rien à dire. Les médias s'en sont chargés et comme à leur habitude, ils ont très bien fait leur travail. Lorsqu'elle ajoute qu'elle ne mérite pas un regard non plus, il voudrait se retourner, lui dire qu'elle en mérite, au contraire, mais que c'est lui qui ne mérite pas de poser les yeux sur elle. Il ne s'estime plus en avoir le droit. Il a passé son tour, sa chance s'est envolé, qu'un autre la prenne, lui il n'a pas sut s'en saisir quand l'occasion se présentait. Alors qu'il continue de donner un coup de chiffon à la mécanique rutilante, comme si de rien n'était, elle finit par reprendre. Froide. En colère. Elle demande alors ce qu'elle mérite. Et elle donne sa propre réponse. Cette fois ça y est, le coeur de Francesco s'écoule lentement à travers lui, il vient de s'en aller. Sa respiration s'arrête, ses gestes s'arrêtent, sa mâchoire se crispe, mais il n'ose pas se retourner. la seule chose qu'il parvient à faire c'est poser le chiffon pour prendre appui sur l'établi. Il souffle longuement, doucement, en silence, comme pour évacuer tout ce stress, toute cette colère qu'il a contre lui-même, toute cette tristesse... Mais le fardeau est trop lourd.

Elle finit par continuer, demandant si il n'a toujours rien à dire, aucune excuse à présenter. Il récupère son chiffon, contemple la mécanique. Qu'elle est belle. Rutilante. Il y a juste une marque là qui reste... Il l'enlève d'un coup de chiffon, astiquant bien le métal, y ajoutant un peu de produit nettoyant à l'aide d'une bombe dont il s'empare sur l'étagère. Et le métal redevient brillant. Rutilant. "Si je pouvais faire pareil avec mon coeur... Avec ma vie..." Pense-t-il alors. "Un coup de bombe est c'est fini... On en parle plus." Et elle continue, arguant qu'elle doit se déplacer elle-même pour obtenir des explications, pour comprendre. Mais comprendre quoi? Elle a très bien compris non? Les médias, les réseaux sociaux, les journaux, peut-être même le journal télévisé à la vitesse où vont les choses, voilà, tout ça devrait l'aider à comprendre non? Que veut-elle alors? Il faut qu'il la regarde. Il faut qu'il plante son regard dans le sien. Il faut qu'il croise son regard et qu'il l'affronte. mais tout courage l'a perdu. il est vidé de toute énergie. Comme après la mort de Lydia, son corps n'est plus que habité par un esprit fatigué, chargé et complètement incapable de faire quoi que ce soit. Il n'a plus de force. Il a l'impression que à tout moment, il peut s'écrouler. La montagne vacille, la forteresse est battu en brèche, et bientôt, il n'en restera que des ruines à la vitesse où vont les choses.

Et Ana continue. Elle finit d'élargir la brèche, elle finit de poignarder un peu plus son coeur. Elle lui demande alors si il sait ce qu'il est. Il ne répond pas, elle aura tôt fait de lui donner la réponse. Et la réponse fuse dans les secondes qui suivent: Un lâche. Voilà comment elle le voit. Voilà comment elle le qualifie. Mais ce qui broie un peu plus le coeur du milliardaire, c'est le "en plus du reste." Il ne se retourne pas, porte une main, discrètement à son coeur. Il a mal. Littéralement. Son coeur lui fait mal. Un instant il se demande si il ne couve aps un malaise ou autres, mais non... Par les mots, elle atteint physiquement le jeune homme. Et elle continue. Elle lui rappelle alors les questions qu'il s'est posé. Le plus douloureux, c'est de voir qu'elle a crut qu'il la considérait comme une traînée... Jamais. Jamais il n'a pensé cela. Il a juste eu un doute, mais il ne la considère - et ne l'a jamais considéré - comme une traînée. Qu'elle puisse penser que c'est ce qu'il entendait lui fait d'autant plus mal. Quand au reste de ses questions, il les entend. Questions normal après ce qui vient d'arriver, mais si seulement elle savait. Il regrette. Si il pouvait tout faire pour réparer cela. Si il y avait un moyen, même un seul, il serait prêt. Si il fallait s'humilier, s'abaisser, quitte à perdre la vie, il était prêt. Mais pour l'heure, rien ne venait. Pas un seul moyen. Lorsqu'elle déclara qu'elle le haïssait, une larme roula sur sa joue. Alors on en était là? C'était un bien triste bilan de la situation. Il l'écouta jusqu'à la fin et lorsqu'un tourne vis frôla son visage et s'encastra sur une étagère, il se retourna lentement, les yeux en larme. Il sécha d'un revers du bras ses larmes. Il la regarda. Il ne pouvait pas lui en vouloir, il n'en avait pas le droit. C'était légitime. Mais les mots de la blonde avait fait leur effet. Il se nettoya les mains en les frottant à son chiffon qu'il balança sur l'étable et s'approcha d'elle, restant tout de même à une réponse respectueuse.
- Lâche. En plus du reste. Il s'arrêta, la regardant, ne sachant si il allait pleurer alors que elle, des larmes coulaient déjà sur son visage. Je pense que tu as trouvé une bonne définition. Tu devrais la donner au journaliste, je pense que ce serait super pour leur dernier article. Il n'avait pas envie de tenter de se justifier. Il avait perdu. Il avait mal joué, il avait fait l'erreur à ne pas faire.

- Tu veux que je t'explique quoi? Que je me suis laissé aller dans les bras d'une autre? Tu veux que je te trouve une excuse, une bonne justification pour ma conduite? Il ramassa une clé qui traînait sur son établi et la manipula entre ses mains, avant de planter à nouveau son regard dans celui de la blonde. La vérité, c'est que j'ai pas d'excuses, j'ai pas de justifications. Il y en a pas. Par contre... Il s'arrêta, retenant un sanglot. Par contre dire que je t'ai considéré comme une traînée... Je t'ai jamais vu de cette façon. Il sentit qu'elle allait protester. Arrête! J'ai juste dit que t'avais eu des relations bordel! Cela veut pas dire que j'te considérais comme une moins que rien ou comme une fille de joie bon sang! Deuxio! Il marqua cela d'un coup de clé sur son établi, sur le dernier mot pour retenir son attention et la pointa du doigt. J'ai jamais tenu à te faire souffrir Ana. C'est pas mon plaisir. Tu crois que je suis heureux? Il sécha les larmes qui reprenaient. J'me suis manqué! Ouais voilà, t'es contente de l'entendre? Il envoya alors valser tout ce qui trônait sur son second établi. Bombes de produits, matériels informatiques, outils, tout rejoignit le sol dans un fracas assourdissant. T'es satisfaite?!! Il s'approcha d'elle soudainement, restant devant elle, à un souffle de son visage. Toute ma vie c'est ça! Voilà! Toute ma putain de vie je me suis manqué. Francesco tu fais trop de fêtes! Francesco sois plus sérieux! Francesco prends ta vie au sérieux, arrête un peu tes voyages de partout! Francesco, t'étais pas là quand on l'a renversé! Elles sont où tes belles paroles quand tu parlais de la protéger?!! Et dans sa tête, il revoyait les articles de journaux, il entendait ce que certains de ses proches lui avait reproché, ou conseillé. Mais au diable tout cela. Francesco t'es un coureur ça te portera pas chance! Termina-t-il alors en hurlant presque, le regard tellement embuée de larmes qu'il ne la voyait plus de manière distincte. Toute ma vie les médias se sont régalés à bâtir la légende du Monsieur Spinoza. Le requin en affaires, sans états d'âmes, sans coeur, sans morale. Il fallait bien leur donner raison non? Il passa alors à côté d'elle, sortant du garage et se dirigeant vers l'escalier. Il s'arrêta finalement.

Il la regarda. A la fois belle et terrible. Elle avait sut lui arracher le ceur en cinq secondes. Pas une de moins, pas une de plus. Elle avait bien joué. Elle venait de le mettre en échec et maths. Bravo. Mais finalement, il reprit quand même.
- T'as raison... J'suis un lâche. Doublé d'un menteur. Un véritable enfoiré. Le gars que t'as aimé... C'est un fantôme du passé. C'est un type qui a tenté de revenir à la vie. Mais il fallait lui apprendre à nouveau à respirer. Il s'arrêta un court instant, le temps de reprendre son souffle. Mais le gars tu vois, il avait trop peur de ressentir à nouveau la douleur de l'étouffement. Il avait pas envie de revivre un tel moment. Alors peut-être que c'est mieux qu'il se soit donné la mort. Il monta une marche et reprit ensuite. Haïs moi. Les gens ont toujours bien réussi dans ce domaine avec moi. Même une partie de ma propre famille alors tu vois... Le simple fait de l'avouer lui brisa alors à nouveau le cœur. Il avait espéré qu'un jour sa famille viendrait le voir. Il avait toujours eut l'espoir qu'un jour son père et sa mère se présenterait à sa porte, et même ses frères, pour qu'un jour ils puissent faire quelque chose, ensemble à nouveau. Mais au-delà de quelques coup de fils, il vivait en véritable exilé dans une villa immense. Il avait cru pendant un instant que Ana amènerait du changement. Mais c'était lui qui n'avait pas été assez fort. Il avait eu peur. Il avait fait marche arrière. T'as pas à te sentir coupable Ana. L'erreur dans le calcul c'est moi. Je... Je voulais pas en arriver là. Octavia c'est... Il hésita. Elle est la seule qui m'ait écouté quand j'ai perdu Lydia et que j'étais perdu. Elle m'a aidé... Et pas en couchant avec moi. J'étais un peu perdu dans tout ça, j'ai eu peur Ana. Il la fixa. Et j'ai cédé à des pulsions loin d'être louable. J'te demande... J'te demande pardon. Et il s'arrêta là, grimpa les escaliers rapidement alors qu'il éclatait en larmes. Il arriva dans le salon et se dirigea vers un buffet.

Il sortit une bouteille de Whisky et un verre et monta sans un mot pour Tony dont le visage fermé reflétait son parfait désaccord avec ce qu'il faisait. Mais il restait là, sans doute prêt à aiguiller la blonde. Déchiré, Francesco alla sur sa terrasse, se moquant bien du froid. Il se servit un bon verre. Et il le but d'un coup. Sans même apprécier la boisson. Il s'en servit un deuxième et prit le temps de tranquillement l'apprécier celui-ci. Quelques minutes plus tard, il entendit la baie vitrée s'ouvrir. Sans se retourner il déclara alors:
- Ce n'est pas que tu ne mérites pas de regard Ana. C'est que je suis pas digne de te regarder. J'te mérite pas. Alors s'il te plait laisse-moi. Fit-il finalement en reprenant une nouvelle gorgée de la boisson, appréciant la qualité de ce scotch.      
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J'suis malade... D'Amour
Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue, elle a tiré la première
M'a touché, c'est foutu!
Elle a les yeux revolver - Marc Lavoine


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Sujet: Re: [Terminé] A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler... [Anabela] ( le Dim 16 Déc 2018 - 14:17 )
À force de jouer avec le feu,
on finit par se brûler...
L'instant est effroyable. La douleur qui m'accable est si forte, que je me demande comment je fais pour encore être debout. Je ne comprends pas la raison qui fait que je reste ainsi, sans ciller, alors que je ne ressens plus la moindre force. Je ne suis plus faite que de douleurs. Je souffre terriblement, affreusement, et je tiens, je reste debout. Pourquoi ? Simplement parce que je l'aime, lui, cet imbécile qui me fait souffrir comme aucune autre personne n'a su le faire. J'en ai connu des instants où on me mettait plus bas que Terre, notamment avec mon ancien époux, seulement, toutes les insultes qu'il a pu me proférer, toute l'humiliation qu'il m'a fait endurer, tous les coups, les gifles, dont je n'ai jamais parlé, ne m'ont jamais fait plus mal que cet instant que je suis en train de vivre. Ma main me lance, mais la douleur que je ressens n'est rien comparée à celle de mon cœur. Francesco m'a trahi, il m'a fait mal, il m'a littéralement brisé et pourtant, je suis là, présente dans son garage. Malgré la douleur, la peine, je me tiens face à lui, ne renonçant pas, malgré tout. Pourquoi suis-je aussi bête ? Pourquoi est-ce que je tiens absolument à nous ? Pourquoi je n'abandonne pas, comme lui-même l'a déjà fait et le fait à nouveau ? Je ne comprends pas pourquoi je cherche des explications, pourquoi j'espère, alors qu'il n'y a plus rien à espérer pour nous, de « nous ». J'aime éperdument Francesco sans totti, mais je réalise que c'est peine perdue. Notre histoire ne fonctionnera jamais, parce qu'il ne le souhaite pas. Il est tant que j'accepte de rendre les armes à l'évidence.
Après un dernier espoir, afin qu'il parle, qu'il réagisse, en lançant un tourne vis pour qu'enfin, il affronte mon regard, il se retourne et je sais à présent que j'aurais préféré qu'il reste de dos. Le voir ainsi, en larmes, me fait plus mal encore, si bien que je me demande comment je peux continuer de respirer. Je ne supporte pas de voir Francesco dans un tel état, comme dans l'avion lorsque nous nous rendions en Australie pour passer notre première semaine de vacances ensemble, sans doute la dernière, comme je l'avais supposé un instant. Penser à cela fait naître un rictus qui déforme mon visage, puisque d'une certaine façon, j'avais compris que ça ne pourrait jamais fonctionner entre nous. À quoi bon se battre pour deux, lorsque la seconde personne du binôme n'y croit pas ? Francesco n'a jamais cru en nous et je le réalise plus encore à cet instant. Il ne nous a jamais donné de chance. J'ai toujours tenu bon, même en pleine tempête et je serais prête à tenir encore, contre vents et marrées, mais je ne le peux pas seule. Je ne peux pas tenir pour deux, je ne peux pas nous soutenir à bout de bras pour finalement m'écrouler. Je vais nous perdre, il n'y a aucune autre solution possible s'il ne m'aide pas, s'il ne parvient pas à se battre pour un « nous » qu'il semble balayer du revers de la main. En y réfléchissant, le plus dur est de constater qu'il ne veut pas se battre pour notre histoire, pour notre amour. Mais quel amour d'ailleurs ? Plus les secondes passent, plus je réalise que mon amour pour Francesco est à sens unique. Il ne veut pas de moi comme compagne, il ne veut pas mon amour, ma personne, mes bras pour pleurer, ou lorsqu'il est en proie aux doutes. Il ne désire pas mon soutien, encore moins mon aide et préfère s'éloigner, baisser les bras à la moindre occasion. Il fuit, il me tourne le dos, il prend ses jambes à son cou et moi, comme une sotte, je cours, j'essaye de le retenir, j'essaye de le garder près de moi alors que je réalise soudainement qu'il ne veut pas que je sois à ses côtés, tout bonnement.
Ne parvenant pas à faire le moindre mouvement, comme étant paralysé, il s'approche, soutient mon regard. « Lâche. En plus du reste. » Oui, à cet instant, il n'y a pas de meilleure définition à donner pour son comportement. Lorsqu'il poursuit, amer, parlant des journalistes, mon regard retranscrit une certaine colère. Qu'en ai-je à faire de ses foutus crétins qui désirent vendre leur magasines en mettant tout et n'importe quoi en gros titre ? Comment peut-il parler ainsi ? Comment peut-il soutenir mon regard en usant de « sarcasme » ? Comment soutenir mon regard en me répondant de cette façon ? Je me moque de toutes ses personnes qui doivent déjà avoir fait des articles, je me moque de ces gens qui aiment fouiller dans la vie des autres pour vendre du papier, je me fous de tous, sauf de LUI, mais il ne semble toujours pas le comprendre. Alors, lorsqu'il reprend la parole, prétendant qu'il n'a aucune explication à me donner, qu'il ne trouve aucune excuse, j'ai la véritable sensation qu'il m'arrache le cœur. Ravalant avec difficulté ma salive, les larmes coulant à flots, il continue, reprenant mes dires quant au fait qu'il me prend pour une traînée. Je n'ai pas le temps de répondre qu'il me stoppe, alors que les mots qu'il a prononcés ce jour-là étaient lourds de sens, bien qu'aujourd'hui, il affirme qu'il ne le pensait pas. Et alors ? Qu'est-ce que cela change à présent ? Rien. Rien, hormis le fait que je n'arrive pas à comprendre, que je m'enfonce plus encore en m'acharnant à savoir pourquoi, pourquoi alors qu'il prétend m'aimer, a-t-il agi ainsi, pourquoi est-ce qu'il baisse si vite les bras lorsqu'il s'agit de notre amour ? Continuant, il prétend ne pas vouloir me faire souffrir, il ajoute que cela ne lui fait pas plaisir, qu'il n'est pas heureux, mais la faute à qui ? À moi qui suis encore là à l'écouter alors que je pourrais dire simplement que tout est terminé entre nous et partir ? Non. La faute n'incombe que lui. Fixant le sol, reniflant, je recule d'un pas lorsque tout ce qui se trouve sur son établi est répandu sur le sol, par un geste de colère, de souffrance, par un geste d'appel au secours, peut-être, aller savoir. Suis-je satisfaite ? Suis-je contente ? Non. À cet instant, je suis apeuré, j'ai mal parce qu'il m'a arraché le cœur et malgré la douleur qu'il m'inflige, j'ai également mal pour lui. La raison ? Elle est toute bête, toute simple : je l'aime. Trois mots, sept lettres, deux syllabes. Je l'aime comme je n'ai jamais aimé qui que ce soit dans ma foutue vie, je l'aime comme personne ne peut prétendre aimer qui que ce soit au monde, je l'aime comme une folle, je l'aime à en crever. Ouvrant la bouche, je n'ai pas le temps de prononcer le moindre mot que la colère gronde. Je ressens sa souffrance, sa douleur, sa peine, mais également sa colère. L'homme qui semble au premier abord heureux, droit, fier, bien dans ses baskets n'est qu'une façade, puisque la réalité est toute autre. Francesco est un homme blessé, meurtri, qui souffre de son éloignement avec ses proches, qui souffre de la perte d'une femme, sans doute celle de sa vie, bien que cette pensée réduit mon cœur en cendres. Il aimait Lydia, il n'y a eu que Lydia et il n'y a tout simplement pas de place pour moi, Anabela dans son cœur. Étouffant un sanglot avec ma seule main valide, alors qu'il passe à mes côtés sans m'accorder le moindre regard, il reprend, termine, abattu, démontrant encore et toujours qu'il ne veut pas prendre les armes pour nous. « Pas pour moi du moins. » Je souffle, alors qu'il prétend que je n'ai pas su lui donner la force, le courage d'apprendre à nouveau de respirer. L'homme que j'aime, l'homme dont je suis éperdument amoureuse s'est donné la mort et sur ses mots, il me détruit définitivement. Je ne suis plus qu'un corps sans vie, un corps empli d'une douleur déchirante qui ferait mettre à genoux n'importe qui au monde. « Francesco... » Je souffle, alors qu'il m'achève, prétextant comme toutes relations que l'on veut finir que ce n'est pas ma faute, qu'il s'agit que de lui, ce qui provoque un nouveau sanglot, d'autant qu'il parle de cette femme auprès de qui il se confie alors que dans un véritable couple, on se confit à l'autre. Aimer une personne ce n'est pas simplement le lui dire, l'embrasser, lui tenir la main, faire l'amour, c'est aussi et surtout communiqué, être présent, parler sans avoir peur, se confier, être le confident de l'autre. Postant mon dos contre le mur, ne possédant plus aucune force, il termine, demande pardon et me laisse encore une fois. Il m'abandonne, il met fin à la conversation, il me tourne le dos sans regarder en arrière. Il me laisse comme sur le bord de la route, s'en allant sans se dire qu'il a fait une erreur, sans se dire qu'il doit retourner en arrière pour me retrouver, pour espérer un « nous » possible, envers et contre tout.
Partir ou rester. Quitter Naples, mais pour aller où ? Lisbonne est proscrit, le reste du monde également parce que je sais que ma seule place dans ce bas monde est à ses côtés. « Francesco. » Je m'entends souffler, comme si je me trouvais hors de mon corps et que j'assistais à la scène. Dos au mur, littéralement, pour ne pas chuter, j'entends un cri qui perce le silence, un cri de désespoir, de douleur, un cri de supplication afin qu'on achève la personne qui le laisse s'échapper. Il me faut une bonne grosse minute, pour me rendre compte que ce cri déchirant, reflétant une douleur inimaginable, insoutenable, provient de moi. « FRANCESCO ! » Je hurle dans un premier temps, alors que je voudrais que tout ceci ne soit qu'un terrible cauchemar, seulement, il s'agit bien de notre réalité. « L'ai-je perdu ? » C'est la première question qui me vient à l'esprit, quand je réalise que je ne l'ai sans doute jamais vraiment eu. « Francesco. » Je prononce encore, gravissant les escaliers pour le trouver, le rejoindre, le voir peut-être, une dernière fois. Sans un mot, Tony m'indique la direction qu'il a pris. Ouvrant avec peine la baie vitrée puisque je ne peux plus qu'utiliser une main, il reste de dos, m'affirmant qu'il ne mérite pas un regard et après, il me demande de partir, de le laisser. « Encore. » Je prononce tout bas, prenant appuie contre le mur, refusant de partir comme demander. Après de longues minutes, des larmes roulant en silence sur mes joues, j'essaye de prendre la parole alors que des trémolos sont perceptibles dans ma voix. « Avant de te laisser... » Je commence, ne sachant pas combien de temps encore, je vais tenir sur mes jambes. « Tu dois savoir, il faut que je te parle et ensuite, ne t'en fais pas, je disparaîtrais de ta vie. » J'essuie mes yeux d'un revers de la main, alors que mon regard s'accroche ensuite sur la mer. « Francesco je… Je m'accroche, sans cesse. Je me bats, mais je suis seule à me battre. Tu me fuis comme la peste, tu… » M'abandonnes ? Effectivement, c'est le mot. « Je devrais être la femme vers qui tu dois te tourner. Je devrais être la femme qui panse tes peines, qui chassent tes doutes. Je devrais être la femme avec qui tu veux passer la soirée lorsque tu vas mal. Je devrais être celle à qui tu penses quand tu passes un mauvais moment. Je ne suis rien de tout ça pour toi. » Prononcer ses mots fait renaître une véritable souffrance dans ma poitrine, ils me coupent le souffle, si bien que je me demande si je ne vais pas m'évanouir. Postant ma main valide sur ma poitrine, alors que je ferme les yeux pour recouvrer un certain « calme » afin de poursuivre, je pousse un long soupire et reprend : « Lydia... Tu devrais venir me parler d'elle à MOI. Tu devrais te confier à propos d'elle auprès de MOI. » Je ne trouve plus les mots, je ne sais plus quoi dire, quoi faire pour que nous puissions tenir. Nous ne sommes pas un roc, nous ne sommes qu'un château de cartes qui s'effondre chaque fois qu'un doute gagne son esprit. « Francesco… » Je souffle, j'ai mal. « Francesco sans totti. » Je reprends, esquissant avec peine un léger sourire. « Je t'aime. Je t'aime et je t'aimerais toujours. Seulement, ce n'est définitivement pas assez pour toi alors… » Je sais que je vais m'effondrer, craquer, mais il faut que je le fasse loin de lui. « Je veux seulement que tu saches et que tu te souviennes de tout l'amour que je ressens pour toi. Tu es l'homme de ma vie Francesco sans totti, mais je ne suis pas la femme de la tienne. » Sur ses derniers mots, j'éclate en sanglots et dans une force que je ne me connais pas, je le laisse sur sa terrasse, courant pour quitter cette villa où je ne remettrais sans doute plus jamais les pieds. Passant la porte, courant jusqu'à celle de ma famille, je m'effondre littéralement lorsque je rejoins la cuisine, lieu symbolique pour notre histoire qui a duré si peu de temps. Trop peu de temps. « Francesco. » Je prononce encore, dans un cri déchirant, avant de me recroqueviller sur moi-même, derrière le plan de travail afin que personne ne puisse me voir, afin de disparaître d'une certaine façon, tout simplement.



Franciana || Francesco sans Totti et miss atomic bomb







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« Dans mes jours les plus sombres, même quand je suis au plus bas, tu m’aimes plus que tout. Ton tendre contact est la guérison que je cherche. Tout ce que tu es, est tout ce dont j’ai toujours eu besoin. »

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Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Francesco Spinoza
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[Terminé] A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler... [Anabela] Empty
Sujet: Re: [Terminé] A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler... [Anabela] ( le Lun 17 Déc 2018 - 0:29 )
A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler...
Le milliardaire avait l'impression que le monde s'effondrait. Ce n'était pas seulement une impression, mais bien une certitude. Il n'aurait jamais imaginé qu'elle lui balance de telles choses à la figure. Qu'il soit lâche, à la limite, il comprenait. Qu'elle le détestait, au point même de la haïr, cela lui laissait un goût plus qu'amer dans la bouche. Il avait l'impression d'avoir de la poussière dans la bouche. Il avait également l'impression d'étouffer. Mais finalement, il s'était repris, il avait tenté de s'expliquer, mais rien à faire, les mots ne venaient pas. Le maître des négociations, le professionnel du marchandage et des contrats bien remplis perdaient ses verbes, il perdait son langage. A la place ne restait qu'une lourde tristesse face à laquelle il semblait bien impuissant. Et puis il ne fallait pas ignorer non plus cette formidable piqûre, celle du désespoir, qui l'aiguillait à chaque instant pour lui rappeler son erreur et lui dire que tout était terminé. Alors c'était vraiment la fin? C'est là que tout s'arrêtait? Dans ce garage? Il semblerait bien que oui. Et finalement, il préféra la laisser. L'abandonner là. Il n'avait plus la force ni de la regarder, ni de supporter ses invectives. Elle avait raison de A à Z il ne le niait pas. Seulement, depuis une bonne journée qu'on lui rabâchait son erreur, il commençait à en avoir assez. Il avait compris. Non pas qu'il n'aimait pas qu'on lui fasse la leçon, mais plutôt qu'il n'avait plus envie d'en parler, il arrivait à saturation, voilà tout.

Et il alla finalement se caler sur sa terrasse. C'était le seul endroit où il avait soudainement envie d'être, même si tirer la baie vitrée n'était pas sans lui rappeler quelques souvenirs. Mais alors qu'il l'avait laissé dans le garage, elle trouva tout de même la force de revenir à la charge. Jamais fatiguée? Disons plutôt qu'elle avait sans doute la volonté d'en finir. Il entendit la baie vitrée coulisser. Mais il ne se retourna pas, se contentant de lui demander de le laisser là. Mais elle refusa. Elle prononce tout bas, un imperceptible "encore". Mais il le capte. Il parvient à l'entendre. Oui encore. Il vaut mieux pour elle, il vaut mieux pour eux. Mais comme un dernier espoir, comme un naufragé qui use de sa dernière fusée pour être vu par les navires alentours, elle se jette alors à corps perdu une dernière fois. Il l'écoute attentivement, contemplant la mer, contemplant la plage, la mer, écoutant les paroles de la jolie blonde en larmes qui finit par lui dire qu'avant de le laisser il doit savoir. Mais que doit-il savoir? Qu'il l'a perdu. Alors ça y est? Le couperet tranchant du jugement arriverait-il pour sectionner définitivement leur relation? Pour elle, pour son bien, ce sera peut-être mieux ainsi. Pour lui... Il n'en sait trop rien. Mais il sait que ce sera douloureux. Et il écoute. Elle finit par lui dire qu'elle s'accroche, qu'elle se bats, mais lui... Il la fuit. Ce n'est pas si simple aurait-il envie de rétorquer, mais une part de ce qu'elle dit est vraie... Entièrement. Elle s'arrête un instant, laissant le roulement des vagues reprendre le dessus sur le silence, et finalement elle reprends. Elle devrait être la femme qui panse ses plaies, qui est là pour écouter ses craintes, qui est là quand tout va mal, la femme qu'il devrait désirer avoir avec lui lorsqu'il est au plus bas, lorsque son moral est à zéro. Mais de son avis elle ne l'est pas. Il ne réplique rien, lui laissant le soin de continuer. Elle finit par dire que c'est à elle qu'il aurait dû venir parler. Oui... Sans doute aurait-il dû lui en parler, mais à l'époque, il ne la connaissait pas, et Octavia si. Malgré tout, cela ne l’absolvait pas de ses autres pêchés comme on disait. Mais après tout cela, après tous ces instants, c'est finalement le coup de grâce qui lui tombe dessus. Elle le lui dit: Elle l'aime. Son coeur s'arrête. Il ne repart plus. Son regard reste fixé sur les vagues, et à nouveau il se remplit de larmes alors qu'elle continue, pensant que ce n'est pas assez suffisant pour lui. La seule chose qu'elle veut, c'est qu'il se souvienne de cet amour. Elle en est sûr. Elle en est persuadé, il est l'homme de sa vie. Il pleure alors en silence. Les larmes se déversent sur son visage sans qu'il ne puisse se retourner. Et finalement, quand il se retourne, elle est déjà partie.
- Ana... Il vient de la perdre. C'est définitif. Tony surgit alors. Francesco le regarde, presque implorant, mais le regard du majordome, son mouvement négatif de la tête lui confirme, sa pire crainte, elle est partie. Il finit par se remettre droit, remercie d'un signe de tête son majordome et se décide à monter dans son bureau. Il s'installe sur son siège, vide de toute émotion.

Il regarde son bureau, alors qu'il se perd sur quelques vieilles photos de ses voyages, de Florence, de sa famille. Et soudain, une mallette noire interpelle son regard. Il se redresse alors et vient sortir la mallette de l'armoire, mallette qui s'avère être son étui où il range son violon. Il n'en a plus joué depuis... Un certain temps. Et finalement, il ouvre alors l'étui, contemplant l'instrument qui n'a pas pris la poussière. L'archer est impeccable, et bientôt, violon contre lui, archer en main, il se cale sur l'angle de son bureau, et il frotte, pour la première fois depuis quelques années, les cordes de cet instrument qui fût le seul qu'il ait eu envie d'apprendre. Et les notes lui reviennent, les accords aussi, ses doigts mettent un peu de temps à reprendre l'habitude des cordes, à se positionner comme il faut, mais son geste lui, en revanche, n'a rien perdu de sa précision. Et il continue, se laissant entraîner sur une musique qu'il voulait apprendre à tout prix: He's a Pirate. Mais très vite, le morceau dérive, les notes lui échappent et il revient sur un morceau des plus classique. Amazing Grace. Aller savoir pourquoi celui-ci et pas un autre. Peut-être parce que c'est le premier que lui ait demandé Lydia. Et il se laisse aller. Les battements affolées de son coeur se calme, et bientôt son geste devient sûr, alors que la mélodie envahit ses oreilles. Et il reprend le morceau dont les notes, dont la partition entière lui revient à l'esprit. Et lorsqu'il s'arrête, ses larmes ayant cessé de couler, il relève le regard pour trouver Tony, le téléphone dans la main.
- Monsieur... Fait-il déstabilisé. Votre père. Le regard du majordome a changé. Francesco pose délicatement son instrument sur le bureau et prends le téléphone tranquillement.
- Merci Tony. Oui Papa?
- Francesco... Hem... C'est toi qui jouais? Francesco a un maigre sourire.
- Ouais. Répond-il finalement.
- Tu l'aimes? La question le déstabilise d'un coup. Un seul. Bon sang la question con mais tellement importante...
- Comment...? Francesco ne comprend pas vraiment, mais son père à tôt fait de répondre pour répondre à ses questions.
- Ta mère m'en a parlé. Il marque une pause avant de reprendre. Je sais que les relations sont un peu tendus entre ta mère et toi, mais tu sais, elle veut le meilleur pour toi.
- Alors qu'elle arrête de vouloir diriger ma vie et me comparer à mon frère. La réponse net semble stopper un instant son père qui reprend finalement.
- Tu sais Francesco ta mère était un peu comme toi à la base. Francesco manque une crise cardiaque. Il n'y croit pas. Elle volait de gars en gars. Je crois qu'elle adorait ça. C'était une croqueuse d'hommes. Vous avez le même caractère toi et elle c'est fou.
- Et alors? Demande Francesco. Comment elle a fait pour changer?
- Elle m'a rencontré. répond son père, fier avant de reprendre. Elle m'a fait quelques infidélités. Certes. Mais finalement, quand elle s'est aperçue que j'étais son "essentiel", elle a décidé de changer. Parce que pour elle le plus beau défi c'était de se battre pour un gars merveilleux, sans vouloir me jeter des fleurs, plutôt que de partir à la conquête de centaines d'autres, tout aussi volage si cela se trouvait. Francesco n'en revenait pas. Il avait le cul par terre littéralement. Ecoute, reprit son père, on est tous au courant. Mais mon seul conseil, c'est celui-ci: Si tu l'aimes, arrêtes de vouloir agrandir ta liste de conquêtes Francesco. Elles t'abandonneront au premier pépin, sauf celles qui tiennent vraiment à toi, mais elles seront rare. Bats-toi pour une femme qui est prête à te soutenir, à te supporter surtout. Francesco eut un petit rire. Bats-toi pour quelqu'un que tu aimes. Vraiment. Pas un amour qu'on trouve sous les draps. Et son père raccrocha. Il avait toujours été doué pour les conversations téléphonique. Tony quand à lui semblait amusé.
- Bon... Et bien t'as entendu le Parrain?
- Monsieur? Demanda Tony amusé qui sentait le vent tourner.

Francesco prit son violon. Il avait besoin de musique. Il avait besoin de jouer. Il avait besoin de la retrouver. Il salua Tony d'un signe de tête. Inutile de le lui dire, il savait très bien où il allait. Francesco rejoignit rapidement la villa de sa voisine. Il frappa. Mais personne ne vint lui ouvrir. Alors il entra. Il chercha rapidement du regard dans la villa où elle pouvait se trouver et des sanglots étouffés lui apprirent très vite où elle était. Il arriva en face du bar. Il ne la méritait pas. Assurément. Mais il allait se battre pour elle. Il tira une chaise de bar. Il ne pouvait pas encore lui faire face. Et finalement, calant son violon sur son épaule, avec son menton, il leva l'archer. Et il débuta. C'était la deuxième musique qu'il connaissait presque par coeur: Hallelujah. Lydia l'écoutait en boucle dans la voiture. A la maison aussi. Et un jour, il lui avait fait la surprise, il le lui avait joué au violon après l'avoir particulièrement travaillé. Et il se remit à le jouer. Il manqua une note, se trompa un coup, mais il ne s'arrêta pas, persévérant malgré les quelques erreurs qu'il semait. Il donna de son maximum. Il donna son énergie. Il se battait. Et lorsque après quatre bonnes minutes il s'arrêta, le silence lui répondit. Elle ne pleurait plus. Et lui non plus. Il posa son instrument sur le plan de travail de Ana et le contourna pour la voir recroquevillée dans le coin. Son coeur s'arracha. Il ne supportait pas de la voir comme ça.
- Je suis désolé Ana. Fit-il alors. Il se laissa glisser à côté d'elle et la regarda. Quand j'ai perdu Lydia et que je suis venu ici... Octavia est la seule à qui je me suis confiée. Et je ne te connaissais pas encore. Aucun reproche dans le ton qu'il employait. Il souhaitait juste qu'elle comprenne. J'aurais dû t'en parler. C'est vrai. J'aurais pu. Mais j'avais peur que tu me prennes pour... Un moins que rien.  Il s'arrêta, le temps qu'il reprennent tous deux leurs esprits. Puis, il déclara finalement. Tu sais... Si je te dis pas tout... Si je viens pas quand pour moi c'est dur, c'est pas que je t'aime pas. C'est que je veux pas te peser. Je veux pas être un fardeau. Et... J'ai peur de te décevoir. Il s'arrête déglutissant, ayant enfin avoué le coeur du problème. Oui. La peur de décevoir la jolie blonde. Si tu savais comme je t'aime Ana... C'est juste que je sais plus ce qu'est une vraie relation. Il tourna son regard vers elle, plantant ses yeux dans les siens. Il osa alors prendre sa main, le premier contact de la soirée. C'est peut-être un peu tard, je sais... Et je t'ai déçu. J'ai... J'ai besoin d'aide. De TON aide. Il ne la lâcha pas du regard avant de finalement se redresser. J'ai rien à dire pour ma défense. J'ai.. J'ai trompé ta confiance Ana. Mais je sais une chose: Je veux me battre. Pour toi. Pour nous. Il attendit une réaction, mais elle semblait perdue. C'était plus que compréhensible. J'vais pas te déranger plus longtemps... Il s'empara de son violon dans un léger sourire, contemplant l'instrument à la lueur de la lumière de la cuisine de la belle. Cela faisait depuis la mort de Lydia que je n'avais plus joué de Violon. J'ai retrouvé un vieil ami...     

Lindsey Stirling - Hallelujah   
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J'suis malade... D'Amour
Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue, elle a tiré la première
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Sujet: Re: [Terminé] A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler... [Anabela] ( le Ven 21 Déc 2018 - 18:02 )
À force de jouer avec le feu,
on finit par se brûler...
Je me fixe dans la glace. Il est évident que j'ai perdu du poids, il est certain que la souffrance se reflète dans mon regard, mais je ne peux rien y faire. Malgré le fait que je puisse imaginer faire croire que tout va bien, en souriant, en riant, mon regard me trahit. C'est ainsi, alors je joue avec un collier que je porte, ayant plusieurs sautoirs. « Cette robe te va parfaitement. » Je croise le regard de Teodoro, qui se trouve derrière moi. Cela fait pas mal de temps qu'il ne me fait plus aucun compliment, préférant me lancer des piques, préférant m'humilier en me faisant comprendre que je n'ai aucune utilité, hormis le fait d'être belle. « Merci. » Je réponds simplement, peu désireuse qu'il ajoute quelque chose qui briserait cet instant où, il se comporte comme un homme qui fait un compliment à son épouse. « Dépêche toi. Il n'y a rien à redire ou à changer de toute façon. On nous attend. » L'une de ses mains presse mon épaule et je souris. Mon visage se ranime alors que j'ai la sensation que toute cette souffrance peut être loin de nous à présent. Heureuse, les prunelles scintillantes, je prends mon joli sac, ainsi que mon manteau et nous quittons notre demeure, un sourire ineffaçable sur mon visage.
« Allons-y. » Me dit-il, me tendant le bras pour que je lui prenne alors que nous sommes devant une villa gigantesque ayant une vue imprenable. « Il n'y a aucun lieu plus magique que le Portugal. » Je me dis alors dans ma tête quand, après nous avoir ouvert, Teodoro me susurre dans l'oreille qu'il doit aller saluer un ami et que nous n'avons qu'à nous retrouver au bar. « D'accord chéri. » Je souffle, déposant un baiser sur sa joue, alors que je le regarde partir, mon sourire toujours présent sur mon visage. « Anabela ! » La maîtresse des lieux m'accueille, me pressant contre elle. « Vous êtes rayonnante ce soir. » Je suis touchée, cela doit venir du fait qu'avec mon époux nous allons mieux, même si cela ne fait que quelques minutes. « Je vous remercie. Cet endroit est… C'est magnifique. » Discutant avec la maîtresse de maison, je m'en vais rapidement rejoindre le bar. Teodoro doit saluer de nombreuses personnes présentes, de très nombreuses personnes et le temps défile, alors que je m'impatiente. « Vous devriez boire quelque chose. » Me dit le barman, puisque je suis près de lui depuis deux bonnes heures à présent et que je ne lui ai lâché qu'un « Bonsoir, j'attends mon époux. » Poussant un soupire, je le fixe, mon regard ayant perdu tout son éclat. « Oui. Vous avez raison. » Je rougis légèrement alors qu'il me conseille de goûter l'un de ses fameux cocktails, d'où sa présence à cette soirée qui de coutume, n'aurait pas un barman dans un coin de la salle. « C'est délicieux. » Je lui souffle, étonnée, alors que je ne sais même pas ce qui compose ce que je bois. « Surprenant, n'est-ce pas ? » Il me demande, ravi, alors que mon regard se perd une fois encore dans la foule. « À quoi ressemble votre époux ? » Il me demande, alors que je me pince les lèvres. « Il est grand. Assez musclé. Brun aux yeux bleus. Il a une barbe de deux jours. Il… Il porte un costume gris… » Je n'ai pas le temps de terminer qu'il me coupe, me montrant d'un mouvement de tête un homme qui descend de l'étage, alors que je n'avais même pas remarqué qu'il y en avait un. « C'est lui, merci. » Me faufilant entre les personnes présentent, souriant, lançant des signes de tête ainsi que des bonsoir, je sors, alors que le froid me mord la peau. « Teo ? » Je l'appelle, le terrain immense étant à demi-éclairé. « Teo ? » Je répète, quand il me semble l'apercevoir. M'emparant de mes escarpins, relevant ma robe, je cours le rejoindre quand je m'arrête, horrifier. « Continue. » Je l'entends prononcer, alors que son pantalon se trouve au niveau de ses chevilles, une jeune femme à genoux devant lui. « TEODORO ! » Je crie, lui assénant des coups avec mes escarpins. « Vous êtes sa femme, c'est ça ? » Me demande une jeune femme, qui croise mon regard et qui semble bien remonter. « Qu'est-ce… Mais vous avez quel âge ? » Je la foudroie du regard, prête à lui donner des coups de talon à elle aussi. « Je suis plus jeune que vous, beaucoup plus jeune et plus fertile aussi. » Mon regard se poste soudainement sur mon époux, alors qu'il retranscrit toute ma rage. « Pars. » Il souffle, remontant son pantalon comme si rien n'était, avant de se poster devant moi. « Putain, mais tu ne pouvais pas rester à l'intérieur près de ce foutu bar à la con ? » Il se montre hargneux, je ne comprends pas. « Comment peux-tu me parler comme ça ? C'est avec ELLE que tu étais. Tu m'as dit que j'étais belle… » Il me coupe, rectifiant : « Non. Je t'ai dit que ta robe t'allait parfaitement. Tu t'attendais à quoi Anabela ? À une déclaration d'amour ? À des excuses ? Je te l'ai dit, je désire des enfants. Tu ne peux pas m'en donner. Tu étais belle lorsque je t'ai rencontré, tu étais magnifique, mais tu as perdu tout ton éclat. Tu n'as plus rien d'attirant. On te trouve belle lorsque l'on te croise, très belle même, mais peu importe. Une fois qu'on a fait le tour de ton joli petit cul, tu n'as plus rien d'attrayant. Tu te doutes bien que les hommes qui désirent sortir avec toi ne le désirent pas pour ta conversation. » Ses propos me font horreur, alors que j'ai soudainement la nausée. « Anabela. Tu ne sembles pas comprendre alors je vais me montrer très clair avec toi. Je ne ressens absolument plus rien pour toi. Tu es malheureusement mon épouse, et je ne peux rien y faire pour le moment. » Ses paroles me blessent, atteignent mon cœur, quand je finis par me pencher en avant pour rendre. « Reste donc ici. Étouffe-toi même, si cela est possible, je dois LA retrouver. » Il me laisse ainsi, alors que m'appuie sur le sol, tremblant, ayant la sensation que je vais perdre connaissance.
*  *

Perdue, malheureuse, souffrant, je reste recroqueviller sur le sol de la cuisine. Je ne perçois que mes sanglots étouffés, alors que j'ai la nausée. Est-ce que Francesco pense comme Teodoro ? Que je suis plaisante au début, attirante, mais sans fond ? Sans aucun autre attrait que mon physique ? A-t-il déjà fait le tour ? Cette pensée m'arrache un cri que j'étouffe, pleurant plus encore. J'ai la nette sensation que je ne serais jamais plus heureuse, puisque je ne serais plus à ses côtés. Reniflant, alors que je me demande où je pourrais partir, m'en aller pour toujours, je réalise surtout qu'il ne m'a pas retenu. Il ne s'est pas battu pour nous, alors que je le souhaitais, même si je ne voulais pas l'admettre. « Francesco. » Je prononce encore. Pleurant de plus belle, je me fige soudainement, entendant un violon. Suis-je en train de devenir folle ? Mon cœur se sert lorsque je reconnais le morceau : Hallelujah. Ma bouche formant un « O », j'écoute, touchée, alors que je cesse soudainement de pleurer. S'agit-il de Francesco, où suis-je en train de perdre l'esprit ? Je ne suis plus certaine de rien quand je ne perçois plus aucun son, avant d'entendre SA voix. Francesco me demande pardon. Il me parle de Lydia après s'être installé à mes côtés et j'ai la sensation de pouvoir à nouveau respirer. Il me dit qu'il ne veut pas que je le prenne pour un moins que rien, qu'il ne veut pas me peser, qu'il ne veut pas me décevoir. Va-t-il comprendre que c'est en agissant comme il le fait qu'il me fait mal, qu'il me déçoit ? Puis, finalement, lorsqu'il ajoute qu'il m'aime, j'ai du mal à le croire. Croisant son regard rongé par le regret sans doute, mais également la tristesse et la douleur, je ne sais pas quoi lui dire, quoi lui souffler. Lorsqu'il s'empare de ma main, je reste figer, postant mon regard sur le sol plutôt que de me perdre dans ses yeux. Je ne supporte pas de le voir souffrir ainsi, malgré tout, malgré ce qu'il a fait. Il m'aime, je l'entends, ses mots font écho dans ma tête, mais je n'arrive pas à prononcer le moindre mot. Je n'y crois plus tout simplement, je ne veux plus y croire. Il me sait déçu, mais il a besoin de MOI. Oui, de MOI. Selon ses propos, selon ses dires que je peine à croire, là aussi. Est-il sincère ? Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdue. Lorsqu'il se redresse pour évidemment me laisser, je voudrais le retenir, je voudrais rejoindre ses bras, je voudrais lui dire à quel point je désire croire en nous, mais j'en suis incapable. Je reste prostré, incapable d'aligner le moindre mot. Il admet ne pas avoir d'excuse, il assure m'avoir trompé, mais il veut se battre, pour MOI, pour NOUS. Restant silencieuse, il ajoute qu'il me laisse, rejoignant sans nul doute sa villa avant de parler de son violon. Ce n'est pas son « je t'aime » ni encore son « j'ai besoin de TON aide », qui me font réaliser qu'il tient sincèrement à moi, à nous. C'est le fait qu'il n'ait joué du violon que pour Lydia et pour moi, ce soir. Alors, me redressant avec peine, sentant mon cœur battre dans ma main blessée, je lui dis, alors qu'il se trouve pour le moment de dos : « Francesco. » Des larmes commencent à couler de nouveau sur mes joues, mais je continue : « Je… Je suis là. Je vais t'aider. Je veux t'aider. » Je n'ai pas le temps de dire quoi que ce soit de plus qu'il fait un pas vers moi, comme j'en fais un vers lui et finalement, alors que nous nous rejoignons, je lui demande : « Ne me fais plus jamais ça. Reviens-moi. Rejoins-moi quand quelque chose ne va pas. Parle-moi. » Je lui demande, éclatant en sanglots. Inutile de gâcher ce moment en lui faisant part de mes craintes, de mes doutes quant à son amour, malgré tout, puisque pour le moment, tout ce que je désire, c'est d'être dans le seul endroit où je sais avoir ma place : contre lui, tout contre son cœur, dans le creux de ses bras.

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« Dans mes jours les plus sombres, même quand je suis au plus bas, tu m’aimes plus que tout. Ton tendre contact est la guérison que je cherche. Tout ce que tu es, est tout ce dont j’ai toujours eu besoin. »

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Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler... [Anabela] ( le Dim 30 Déc 2018 - 15:35 )
A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler...
Les femmes et Francesco. Ou Francesco et les femmes. C'était une longue histoire. Et dans cette histoire, on y trouvait pas mal de choses. Du désir, du plaisir surtout, mais aussi de l'amour, des espérances - parfois déçues - ou alors simplement des histoires sans lendemain, on y trouvait des projets tout comme on y trouvait des coups de tête. Mais dans cette histoire, entre tous ces éléments, il y en avait eu une, particulière, qui l'avait marqué: Lydia. Il avait vécu avec la sensation qu'il ne trouverait plus jamais l'amour de sa vie, comme si une fois trouvé, on ne pouvait en avoir d'autres. Mais alors quand on le perdait? On vivait sans lendemain. Francesco et l'Amour, ils ne se connaissaient plus vraiment. L'émotion, le sentiment en lui-même, l'avait quitté. Il vivait de plaisir de la chair, de sexe, d'amour sous les draps, mais jamais au delà. Et désormais, il s'apercevait qu'il devait revoir toutes ses conceptions, toutes ses manières de faire. Il devait réviser sa vision, et il devait l'admettre: Il avait trouvé l'Amour. Lui aussi. Comme une seconde chance. Comme une seconde main tendue vers lui. Mais alors que cette seconde chance lui est permise en la personne d'Anabela, il semble, lui, vouloir tout foutre en l'air. Comme si il n'y croyait pas lui-même. Et il lui faut enfin ouvrir les yeux, après qu'elle l'ait secoué, pour comprendre que vivre dans le passé ne l'aidera pas. Lydia, il ne l'oubliera pas. Mais ce qu'elle aurait souhaité, et il n'a aucun doute là-dessus, c'est le bonheur du milliardaire. Alors il faut savoir tourner la page. Parce qu'il a besoin d'ELLE. Et elle à besoin de LUI. Il se doit d'être présent pour elle, il se doit d'arrêter ses conneries, si il ne veut pas la perdre. Alors, violon en main, c'est avec cette furieuse envie de tout reprendre, cette envie de ne pas la laisser là, qu'il entre chez elle.

Tous ses doutes, il doit les chasser, toutes ses peurs, il doit les affronter. Ou plutôt, ils doivent les affronter. Et alors qu'il joue, c'est cette parole de son père qui lui traverse l'esprit. "Le problème dans un couple Francesco, c'est qu'on ne se bat pas seul. Ce n'est pas une question de volonté. C'est une question de devoir. Si tu n'es pas capable de faire confiance à ta plus grande alliée, à ton meilleur soutient, tu ne pourras rien construire." Alors la clé, la voici: Ce n'est pas un LUI. Ce n'est pas un ELLE. C'est un NOUS. C'est EUX. Et alors que les crins frottent les cordes de l'instrument, produisant une douce mélodie, qu'il n'a pas joué depuis des années, il sent son être entier qui s'apaise. Malgré la peur qu'il a d'être repoussé. Malgré cette peur de la perdre définitivement, il joue. C'est tout son être, tout son âme, toute sa personne qui se donne dans ce simple morceau ou il fait malgré tout quelques fautes. Ses doigts ont perdu un peu de leur dextérité. Mais les gestes reviennent, chassez le naturel et il revient au galop. La musique. Il l'écoutait plus souvent ces-derniers temps, désormais, il la joue. Pour elle. Pour eux. Il ignore pourquoi en fait. Mais il sentait que le moment était venu de changer, d'innover.

Et finalement, alors qu'il ose lui parler, il note le doute dans son regard lorsqu'il le croise. Elle ne le croit plus. Comment le pourrait-elle après tout? Il comprend. Et il réalise qu'il ne lui en veut pas. Non. Il s'en veut à lui. Et la base d'un couple, beaucoup le disent, et il ne faut pas avoir fait dix ans d'études pour le comprendre: C'est la confiance. Or, elle ne semble plus en avoir en lui. Il va falloir qu'il la regagne. En cet instant, il pourrait se décourager, mais il décide que non. Il s'est manqué. Il s'est vautré lamentablement, et il est le seul responsable de cela. Mais c'est désormais une nouvelle force qui l'habite: L'envie de se battre. Peu importe ce que diront les journaux, ou les journalistes. Peu lui importe les regards ou les avis de sa famille, de ses proches ou de quiconque. Il veut bâtir sa vie avec elle, la charmante blonde d'à côté. La belle actrice, mannequin. Pour lui, elle est plus que cela. Elle est sa muse. Elle est son essentiel. Il a besoin d'elle. Il le sait, et cette soirée l'a démontré. Mais il préfère ne pas la brusquer. Et si elle le repousse? Et bien il assumera. Difficilement. Mais il assumera. Alors il se lève, il la laisse. Il en a fait assez.

Mais alors qu'il s'apprête à partir, elle l'arrête finalement. Il la regarde alors qu'elle l'appelle. Elle pleure. Il aurait envie de la serrer dans ses bras, mais il se retient. Il ne sait pas réellement si il en a le droit. Il n'ose pas. Pour le moment, il ne veut plus rien précipiter. Elle va l'aider. Il sourit faiblement alors qu'ils finissent par se rapprocher. Alors elle déclare qu'elle souhaite qu'il lui revienne, qu'il la rejoigne quand ça ne va pas. Elle veut qu'il lui parle. Et elle éclate en sanglot, devant lui, sans plus se cacher alors qu'il réalise tout le mal qu'il lui a fait. Il prend conscience de toute l'ampleur de son erreur. Il finit alors par poser son instrument délicatement sur le plan de travail et s'approche d'elle pour la serrer dans ses bras, caressa d'une main sa chevelure, alors qu'elle enfonce sa tête dans le creux de ses bras pour pleurer.
- Je suis désolé Ana... Je te promets de parler. Cette femme, alors qu'il la tient contre lui, alors qu'il peut même sentir chaque pulsion de son coeur, elle a besoin d'amour. Pas d'une relation d'un soir ou d'un mois. Elle a besoin d'amour. Et il se souvient alors qu'elle a divorcé. Il comprend qu'elle a sans doute souffert autant que lui, si ce n'est plus alors. Ana... Souffle-t-il alors qu'il caresse son dos pour la réconforter. Si je le pouvais, je transformerais les nuages en parchemin, et les rivières en encre, pour écrire tout l'amour que je ressens pour toi. Il dépose un baiser sur son crâne, respire l'odeur de sa belle. Je transformerais les arbres en stylo, pour qu'ils écrivent chaque jour l'amour que j'ai pour toi. Ce que je ressens pour toi est fort... Si fort que je ne sais comment le décrire. Je ne suis pas le meilleur. Loin de là. J'en suis conscient. Mais je veux le devenir. Avec toi. Il continue de la caresser, avec des gestes doux, tendres, remplis d'amour. Et finalement, il finit par lâcher. Si l'on me donnait la possibilité de pouvoir effacer tout cela, et de recommencer, je ne changerais rien à nous deux. Je nous laisserais là. Pour les siècles à venir. Elle finit par redresser son visage et il se noie dans son regard avant d'approcher ses lèvres des siennes. Et il y dépose un baiser. Il goûte aux lèvres de sa belle, lui faisant part de toute sa tendresse, de tout son amour. Tout ce qu'il ne peut exprimer par les mots, il le fait par ce geste. Et elle se calme finalement, restant ainsi collée à lui, le visage enfin tranquille alors qu'elle finit par se caler, par fermer les yeux. Et bientôt, la fatigue envahit la belle qui se laisser aller dans ses bras. Il la soulève alors délicatement pour la porter jusqu'au canapé où il l'allonge. Elle le regarde alors qu'il la couvre d'une couverture. Il lui offre un dernier baiser.
- Dors chérie... Repose-toi. Et il se redresse alors qu'elle s'endort tranquillement, emportée par la fatigue de tous ces événements. Il s'asseoir sur un fauteuil, la regardant dormir. Quelques heures plus tard, c'est Tony qui surgit.
- Monsieur, je m'inquiétais. Francesco lui sourit, se relève et vient poser sa main sur l'épaule de son majordome.
- Tony... Merci. Son majordome sourit, heureux d'avoir encore aidé.
- Comment va-t-elle? Demande-t-il alors. Francesco se retourne pour la regarder. Elle dort, paisible. Puis il finit par regarder son majordome.
- Cette femme est un mystère Tony... Et j'en suis amoureux. Francesco sait qu'il ne répond pas à la question. Finalement, il reprend. Je lui ai fait mal. J'espère juste qu'un jour, elle me pardonnera. Et finalement, Francesco se retire alors que le majordome reste un instant devant la blonde avant de suivre le Florentin. Et avant de sortir pour fermer la porte, il conclu finalement.
- Mais elle vous aime réellement. Francesco se retourne interloqué. Donc elle vous a déjà pardonné je crois. Fait Tony aussi sûr qu'un rocher au sommet d'une montagne. Et il sourit. Il l'espère. Tout simplement.      
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Fin du RP



J'suis malade... D'Amour
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M'a touché, c'est foutu!
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