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- Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. -

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Dorian Rizzo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Dorian Rizzo
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Âge : trente-et-un hivers.
Métier : thérapeute du bien-être, spécialisé dans les massages du corps et visage. Il a également des compétences en esthétique (maquillage et épilation).
Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. Empty
Sujet: Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. ( le Mar 11 Déc 2018 - 15:55 )
I keep trying to find my way but all I know is I'm lost without you.
DORIAN RIZZO
rôle inventé
Identité :Dorian, un prénom relatif au roman préféré de sa maman. Le portrait de Dorian Gray, d'Oscar Wilde. Depuis sa découverte, elle a pour rituel de le relire une fois tous les ans. Rizzo, nom réputé, rappelant la fortune d'un père qui le perçoit comme la déception de sa vie.

Naissance :il a vu le jour en 1987, à Salerne. Une ville dans laquelle il a longtemps étouffé, si bien qu'il a fini par s'en échapper.

Origines :Dorian est Salernitain. C'est un italien de pure souche.

Statut :veuf depuis 2015. Il a perdu sa femme si brusquement qu'il ne s'en est toujours pas remis. Dorian vit dans les souvenirs, se remémore sans cesse un passé heureux. Son présent est loin de l'être. On le croit toujours marié, dû à son alliance qui orne son annulaire et qu'il ne retire jamais. Il ne cherche pas la compagnie des femmes, ne s'aventure pas dans des bras inconnus, n'y songe pas. Ce serait la trahir, commencer à l'oublier et il n'est pas prêt à ça.

Métier :thérapeute du bien-être et propriétaire d'un institut du bien-être qui allait s'agrandir en centre thermal. Malheureusement, celui-ci est proche de la faillite. Il a dû licencier des employés, ne pouvant les payer et aujourd'hui, s'il se raccroche tant bien que mal à ce lieu ouvert avec sa femme, il doit bien admettre que la fermeture n'est pas loin. Dorian ignore comment s'en sortir, a déjà fait un lourd prêt qui lui a été accordé grâce à son patronyme qui rassurait son banquier.

Argent :il est en-dessous de tout, peine à joindre les deux bouts, s'endette, fait face à des pannes d'électricité dû à des factures impayées.

A Naples depuis :ses dix-huit ans. C'est ici qu'il a pris son envol, qu'il a fait de nombreux projets. La cité parthénopéenne a été le berceau de son renouveau, pour finalement devenir l'endroit qui lui resserre le cœur. Trop de rues, de boutiques, de point de vue, lui rappellent Elle.

Aigri - Attentionné - Bienveillant - Calme - Charismatique - Compétent - Compréhensif - Courtois - Débrouillard - Dépressif - Désorganisé - Effacé - Empathique - Expressif - Fataliste - Humble - Impulsif - Innovateur - Instable - Irritable - Opiniâtre - Perfectionniste - Pointilleux - Réceptif aux autres - Solitaire - Susceptible

poids :
80 kg
alcool :
5 verres
cigarettes :
0 par jour


la chanson la plus écoutée en boucle :
Lost without you Delta Goodrem


Conclusion de ta vie Tellement de regrets. Celui de ne pas avoir insisté auprès des docteurs lorsque Gemma se sentait mal, de les avoir écoutés lorsqu'ils affirmaient qu'il n'y avait rien de grave, que c'était dû au choc de l'accident, mais que tout reviendrait dans l'ordre. Le regret d'avoir pris cette route, lors de cet accident de voiture. Il est convaincu que sans ce dernier, elle serait encore en vie, elle serait encore là, à sourire, lui souffler des mots tendres. Dorian ne trouve aucun point positif, déprime, se laisse un peu trop aller. Et il s'en fiche.

(un) Dorian vient d’un milieu aisé. Son père a fait fortune dans les produits cosmétiques. Au fil des années, il a élargi sa gamme. Parfums, produits de soin corps et visage, maquillage. Des produits bio, de qualité, réputés en Italie comme à l’étranger. Rizzo n'est plus un nom à faire. C'est un nom parfois envié, parfois critiqué. Si Dorian est fier du parcours de son père, il ne se vante pas de son patronyme, ne souhaitant pas être perçu comme étant le fils de. (deux) Avant lui, quatre filles ont vu le jour, au grand dam de son père qui espérait un garçon. Lisa (39 ans), Emma (37 ans), Teresa (35 ans) et Cora (33 ans). Il se sent très proche d'elles, même s'il a longtemps été la poupée vivante de ces dernières. (trois) Il a grandi avec le rêve de son père  en tête : celui qu’un jour, il reprendrait le flambeau, ferait vivre l’entreprise familiale. Pendant son temps libre, il a appris sur le tas auprès de l’homme de maison. Les cosmétiques lui parlent donc énormément. Il sait reconnaître un produit de qualité et un autre qui ne l’est pas. (quatre) Au fil des années, il se rend compte que son objectif professionnel est tout autre. Lui, il souhaite utiliser ses mains, être au contact des gens et pas derrière un laboratoire ou un bureau. Il en fait donc part à Monsieur Rizzo qui ne comprend pas, qui lui dicte de laisser cette nouvelle lubie de côté pour se concentrer sur un projet bien plus concret, qui lui apportera bien plus de stabilité. Après tout, il n’a absolument rien à construire. Tout est déjà fait. Il a juste à marcher sur les traces de son paternel, reprendre son travail, rien de bien fatigant. (cinq) En 2005, âgé de dix-huit ans, après avoir reçu sa lettre d’acceptation, il prend la fuite vers Naples pour entrer dans une école spécialisée en masso-kinésithérapie, contre l’avis d’un père qui se sent trahi, démuni face à Dorian qui refuse de prendre la route qu’on lui impose. Ce choix lui vaut une coupure de contact avec celui qu'il estime pourtant beaucoup. Un choix qu'il ne regrettera pourtant jamais. (six) C’est à Naples qu’il fait la connaissance de Livio. Son premier ami qui lui présente très vite sa petite amie, Gemma. Tous les trois décident de louer un appartement, de voir ce que peut donner la colocation. Et elle marche bien, oui. Seulement au bout de quelques mois, les choses deviennent difficiles. Dorian tombe peu à peu éperdument amoureux de l'italienne. (sept) En 2006, ils finissent par former un couple. Livio le vit très mal, est bouffé par la rancœur, mais cette amitié gâchée n'éloigne pas Gemma et Dorian. Le lien qu'ils ont est fort, fusionnels. Tout l'amour qu'ils éprouvent l'un pour l'autre se ressent dans l'échange d'un regard, ou la prononciation d'une phrase. Ils se marient après leur diplôme en poche, en 2010. (huit) Après deux ans de formation supplémentaire pour les soins du corps et visage, durant lesquels ils travaillent dans un centre de bien-être, le couple se lance dans un projet fou. Celui d'ouvrir un institut. Ils font alors un prêt pour l'achat des locaux, conscients qu'il s'agit de sacrifice, qu'ils vont devoir faire très attention, mais c'est un rêve qui se réalise pour tous les deux. (neuf) La première année est difficile, mais l'institut est de plus en plus fréquenté. Le bouche à oreille fonctionne bien. (dix) Dorian se forme en continue, n'a de cesse de s'enrichir en compétence pour ne pas perdre la main, pour satisfaire ceux qui leur font confiance. C'est un thérapeute, un praticien qui prend son rôle au sérieux, mais qui ne délaisse pour autant pas son mariage qui a bien plus d'importance que tout le reste. Il s'épanouit auprès de Gemma. (onze) Livio leur fait concurrence, leur met des bâtons dans les roues, mais ils essaient de ne pas en tenir compte. Ils savent tous les deux que c'est dû à de la rancœur d'autrefois et qu'il ne sert à rien d'y répondre. Livio en veut à Dorian de s'être immiscé dans son couple, de lui avoir volé la femme qu'il aimait, quand Dorian, lui, regrette de l'avoir blessé, mais pas d'avoir chipé cette place. (douze) En 2015, ils sont victime d'un accident de la route. Un choc. Dorian s'en sort avec quelques points de suture et Gemma reste dans le coma deux journées, avant de se réveiller, avec son mari lui tenant la main, apeuré à l'idée de la perdre. (treize) Suite à cet accident, la brune est parfois prise de maux de tête, de vertige, mais les examens à l'hôpital ne décèle rien de grave. Pourtant, au fond d'elle, elle sent bien que quelque chose cloche, si bien qu'elle prend ses précautions. Comme une intuition, elle rédige une lettre à l'adresse de Dorian qu'elle donne à sa sœur Gioia, au cas où il lui arriverait quelque chose. Elle prévoit également un testament, souscrit à une assurance décès. Cette peur, elle la confie à ses parents qui s'inquiètent, qui la soutiennent. Avec peine, ils lui promettent d'être là pour Dorian si jamais ça tournait au vinaigre, espérant cependant que ce soit dû à un traumatisme lié à l'accident. (quatorze) Son monde s'écroule lorsque plusieurs mois après, Gemma meurt d'une hémorragie cérébrale. S'en suit une descente aux enfers. Leur institut perd de l'activité, ses finances vont au plus mal, mais sur le moment, il s'en fiche bien. Dorian se laisse juste dépérir. Il se lève le matin sans aucune conviction et ça dure depuis trois ans maintenant.

En savoir plus :
(un) Il s’entend bien avec la famille de Gemma. Elle est composée de Gioia (34 ans), Leone (37 ans), Amalia, fille d'accueil et les parents : Rosario (57 ans) et Lidia (1963 ; 55 ans). Celle-ci a été dévastée par la mort de cette dernière et est navrée de voir Dorian dans cet état. Les parents savent qu’elle aurait souhaitée autre chose pour lui, qu’il avance, qu’il ne se laisse pas dépérir, mais ils ne savent pas comment lui venir en aide. Alors ils le soutiennent, l’encouragent à venir les voir une fois par semaine, ou toutes les deux semaines au plus tard.

(deux) Son répondeur porte la signature de Gemma. Il n’a pas eu le courage de le changer après son décès. Souvent, il appelle son téléphone fixe pour écouter le son de sa voix, ne pas l’oublier. C’est sa plus grande crainte. Il a peur de ne plus savoir à quoi elle ressemblait, de ne plus se rappeler de ses mimiques.

(trois) Toutes les affaires de sa femme sont intactes et n’ont pas changé de place. Pas un seul carton pour les rassembler ; il a toujours refusé de faire du ménage, ayant besoin de la sentir près de lui.

(quatre) La pièce qui servait de bureau est condamnée. C’est dans cette dernière qu’elle s’est éteinte et il l’a refermée à clé. Cette même clé est rangée dans un tiroir. Il ne l’utilise jamais.

(cinq) Gioia, la sœur de Gemma, a une lettre de sa femme en sa possession. Elle lui a été transmise par cette dernière quelques semaines avant sa mort. Elle savait qu’il se passait quelque chose, que ce n’était pas normal, alors elle a écrit, pour lui. Cependant, Gioia n’a jamais eu le courage de la lui donner, de peur de ce qu’elle renfermait et de l’effet négatif que ça pourrait avoir sur Dorian qu’elle estime beaucoup.

(six) Son institut tourne mal, est proche de la fermeture. Livio le sait et insiste auprès de Dorian pour le racheter. Ses fins ne sont pas bonnes, il le sait, alors il refuse à chaque fois. Il ne souhaite pas lâcher cet endroit, un projet partagé avec Gemma. Ce local est bien trop important, même s’il demande des frais, même s’il n’est pas rentable. En effet, la partie qu’ils ont agrandit, faisant de l’institut un centre thermal est fermé.

(sept) Depuis l’accident, il n’aime pas que quelqu’un se trouve côté passager, à sa droite. Tous se retrouvent donc à l’arrière.

(huit)  Il lui arrive d'asperger l'oreiller du parfum de son épouse, pour avoir la sensation qu'elle est toujours là, avec lui. Il se torture, il n'avance pas, mais il en a besoin.

(neuf) Il paraît qu'il ronfle lorsqu'il est malade et angoissé.

(dix) Au fil des années, sa perception du toucher s'est amplifiée. Il y est très sensible. Un geste, pour lui, a une connotation particulière, pas toujours la même que ceux qui sont tactiles et qui ne voient aucun inconvénient à prendre autrui dans leurs bras. C'est intime, personnel. Dans sa profession, cette sensibilité lui est très utile. Il a le sens du contact.

(onze) Il parle anglais et français, en plus de l'italien. Deux langues qu'il a appris au fil des années. Son père l'imposait, afin qu'il soit apte à reprendre le flambeau et à comprendre les deux langues les plus utiles à son métier ; l'entreprise Rizzo traite plus particulièrement avec la France et de nombreux pays avec pour langue, l'anglais, universelle.

(douze) Il cuisine bien, prend plaisir à être derrière les fourneaux à condition que ce soit de bons produits. Il peut passer des heures en cuisine pour un plat qui se mange en quelques minutes. Ca lui est bien égal ; c'est bon. Ce n'est plus le cas depuis le décès de sa femme. Dorian a tendance à manger mal, si bien que sa mère lui apporte des plats régulièrement.
ton groupe :TIRAMISUton avatar :Bryan Dechart


pseudo, prénom :Sandrine.combien de bougies ?30.d'où viens-tu ?Nantescomment t'as atterri ici ?/




Dernière édition par Dorian Rizzo le Lun 24 Déc 2018 - 2:00, édité 35 fois
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Dorian Rizzo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. ( le Mar 11 Déc 2018 - 15:55 )
Lost without youAll I know is I'm lost without you I'm not gonna lie
Naples, octobre 2005. Sa chevelure blonde tombe en cascade sur ses épaules, ses yeux cherchent un groupe vers qui elle pourrait se tourner pour ne pas être seule durant cette soirée organisée par des étudiants, puis le percutent de plein fouet lorsqu’ils trouvent les siens. L’échange ne dure que quelques secondes, mais suffit à le désorienter. Il est à deux doigts de franchir ses limites, de faire un pas vers elle, lorsqu’il est coupé dans son élan par une petite voix qui l’interpelle. « Tu devrais l’inviter, passer du temps avec elle. » Gemma se trouve derrière lui, assise en fixant un verre de punch. Elle lui a été présentée par l’une des premières personnes avec qui il s’est lié en arrivant dans cette école spécialisée en masso-kinésithérapie. Deux bons amis avec qui il partage un appartement. Si le contact est facile, s’il apprécie cette colocation, il a parfois l’impression de tenir la chandelle. Pour éviter ça, les instants de gêne, Dorian s’éclipse de temps en temps de son plein gré, ou parce qu’on le lui demande. « C’est ce qu’on fait, quand quelqu’un nous plaît. » Dorian tend le bras vers le buffet et saisit un verre de punch qu’il cogne doucement contre le sien, pour trinquer. « Livio n’est pas encore arrivé ? » Elle soupire, fait voler quelques mèches de ses cheveux avec son agacement qu’elle n’essaie pas de cacher, puis dans une tentative désespérée d’oublier, boit d’une seule traite son punch. « Il avait mieux à faire. » dit-elle, en haussant les épaules. Gemma tope un étudiant et coince son gobelet vide dans ses mains. Celui-ci fronce les sourcils, s’apprête à parler, mais se ravise en apercevant Dorian secouer la tête, le sommant silencieusement de ne rien dire. Il s’éloigne en délaissant le gobelet dans un coin de la pièce, tandis que l’italien tente de récupérer le sien, mais la brune en boit déjà la moitié. « Et tu sais ce qu’il fait ? » Non, mais il sent qu’elle ne va pas tarder à le lui confier. « Il masse une autre étudiante. Tous les deux ont décidé de s’entraîner. C’est pour la pratique tu comprends, pour l’examen. » Elle se tourne à présent vers lui. « J’aime ce qu’on fait, mais pas au détriment de notre couple. Tu crois que je suis trop jalouse ? » Il vit au quotidien avec elle et c’est vrai qu’elle l’est, jalouse, mais peut-être a-t-elle des raisons de l’être. Livio est un gars qui s’investit dans ses études, mais qui est également très sociable, surtout avec les demoiselles. Cependant, il le sait sincère avec Gemma et fidèle. « Je crois surtout que tu as besoin de décompresser. » Il se lève, saisit le gobelet. « Autrement que comme ça. » Elle ne tient pas l’alcool, mais elle a encore toute sa tête. « Tu ne voulais pas l’inviter ? » Il n’a pas besoin de regarder dans la bonne direction pour savoir de qui elle souhaite parler et c’est vrai, il en avait la ferme intention. Cette blonde lui fait tourner la tête. « Voilà ce que ça donne, à trop boire. Tu te fais des films. » Il lui saisit la main et la guide vers la sortie. Discrètement, il regarde derrière lui ; la chance, elle est là. Pourtant, il la laisse filer.

Naples, novembre 2005. Il y a quelques jours, Dorian s’est enfin jeté à l’eau et le résultat est là : il a obtenu un premier rendez-vous. Tea est une italienne passionnée, qui lui a laissé une bonne impression lors de leur discussion et il n’aspire qu’à une chose : la connaître davantage. Il attend donc beaucoup de cette sortie et espère que sa nervosité ne se remarquera pas. Il attrape sa veste sur le dossier de sa chaise de bureau, quitte la chambre et alors qu’il se dirige d’un pas décidé vers la porte d’entrée, la vue de sa colocataire l’arrête net. Gemma est assise sur le canapé, la tête entre les mains. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Elle était supposée être en compagnie de Livio pour une soirée en amoureux, alors il ne comprend pas sa présence ici. Gemma masse sa tempe, puis murmure : « On s’est disputés. » Sa bouche forme un « o » et se referme aussitôt. « C’est à cause de cette fille. » ajoute-t-elle, semblant avoir envie de discuter. Il jette un œil à sa montre qui lui indique ses quelques minutes d’avance et s’approche. « Elisea ? » Elle acquiesce d’un signe de tête et relève les yeux vers lui qui lâche sa veste sur le fauteuil. Gemma a l’air si… triste. Et lui est dans l’incapacité de s’en aller en la laissant dans un état pareil. C’est une jeune femme qu’il estime beaucoup, même s’il n’est pas toujours d’accord avec ses choix, ou ses réactions face à un Livio qui est parfois dépassé par les événements, mais il ne donne pas non plus raison à son ami qui ne se comporte pas toujours comme il le devrait. Cependant, il évite de s’en mêler pour ne pas se les mettre à dos. Leur histoire ne le concerne pas. « On l’a croisée avant le ciné. Livio lui a proposé de s’incruster. » Dorian soupire, tandis qu’elle avoue s’être emportée avant de s’éclipser, les laissant seuls. Gemma se cache derrière ses mains. Ses épaules sont secouées par ses sanglots qu’elle ne retient plus. Il s’installe à ses côtés, l’encercle de ses bras et avec tendresse, caresse sa chevelure. Sans doute n’a-t-il pas vu le mal, mais Livio n’aurait pas dû. « Tu sais… Des fois, je me dis qu’on n’est pas sur la même longueur d’ondes, lui et moi. Rien que l’autre jour, je lui annonce mon envie d’ouvrir un institut du bien-être après mes études, et il ne m’a pas soutenu une seconde. La première chose qu’il a dit, c’est où est-ce que j’allais bien pouvoir trouver l’argent. » Il y a une marge entre les rêves et la réalité, mais celui-ci n’est pas hors de portée, même s’il demande des sacrifices. Il le sait, puisque c’est un projet qu’il partage. « C’est drôle que tu en parles… Je voulais me former dans les soins du corps et investir ensuite là-dedans. » Etre son propre patron, prouver à son père qu’il peut réussir sans avoir besoin de son patronyme ou l’entreprise familiale pour avoir un avenir professionnel. « Vraiment ? » l’interroge-t-elle, en essuyant ses yeux d’un revers de la main. « J’ai des idées. Certains points méritent d’être éclaircis, mais j’ai déjà repéré le quartier où j’aimerais louer des locaux. L’argent est le principal problème, mais on pourrait trouver un partenariat avec une marque de produits que l’on pourrait utiliser et vendre. » Un sourire se glisse sur son visage, remplaçant ses larmes. « On ? » Avant qu’elle ne le relève, il ne s’en était pas rendu compte. Enthousiasmé à l’idée d’y réfléchir à deux, plutôt que se lancer dans un projet seul, il a inclus Gemma. Puisque visiblement… Ils ont le même souhait. « Tu veux qu’on aille boire un verre ? Ca te changera les idées. » Elle plisse les yeux et pose son attention sur la veste. « Tu ne devais pas sortir déjà ? » Tea. Cette blonde qu’il désire tant. « Ce n’est rien d’important. » Ca l’est, pourtant. D’autant qu’après ce lapin, il devra ramer pour avoir une nouvelle chance. « D’accord. » Gemma remet son manteau et alors qu’il pianote sur son téléphone pour annuler son rendez-vous, la porte s’ouvre. Livio pénètre dans le salon, bougeant les bras, l’air paniqué. « Gemma ! Je suis désolé. Je me suis comporté comme un vrai crétin. » A grandes enjambées, il parcourt les mètres qui le sépare de sa petite amie qu’il prend aussitôt dans ses bras. Cette dernière se laisse aller, enfouit son visage contre son torse. Dorian efface finalement son message et discrètement, quitte l’appartement. Le couple a des choses à réparer. Et lui… Lui, eh bien… Sur le palier, il annule tout de même son rencard.

Naples, novembre 2005. « Tu rentres de plus en plus tard, en ce moment. » La voix de Gemma résonne dans la pièce, le surprend. Dorian se tourne avec une bouteille de lait dans sa main et referme le réfrigérateur au passage. Elle est vêtue d’une grande chemise qui lui arrive un peu plus haut que les genoux. Si ses jambes attirent son attention, ce qui le perturbe bien plus, c’est que ce vêtement, c’est le sien. Comme si elle lisait dans ses pensées, elle place ses bras sur sa poitrine et balbutie quelques mots : « Elle traînait dans la bassine, je me suis dit que ça ne te dérangerait peut-être pas. Mon pyjama est à laver. » ajoute-t-elle rapidement, alors qu’il reprend une certaine contenance. « Oui, bien sûr, aucun problème. » En fait, si, il y en a un. Dedans, elle est encore plus attirance, plus belle. Dorian ignore ce qui a déclenché ce nouveau regard qu’il pose sur elle, si c’est uniquement dû à leur conversation, ou si c’est autre chose, mais c’est bien différent. « Tu me la rendras plus tard. » D’un geste de la main, il balaye ça comme si ça n’avait aucune importance, alors que c’est faux. C’est se mentir. « Et toi, tu ne dors pas ? » L’horloge indique deux heures du matin. « Je n’arrive pas à dormir. Et Livio, tu le connais… Il est un peu comme toi, il ronfle. » A sa mine choquée, Gemma ne peut réprimer un rire. « Je ronfle ? C’est faux ! » s’insurge-t-il, ce qui la fait rire un peu plus. « Oui, tu ronfles, quand tu es malade. Une fois, j’ai dû entrer dans ta chambre pour te tourner sur le côté. Il parait que ça aide. » Elle a fait quoi ? Dorian n’en revient pas de ce qu’il vient d’entendre, si bien qu’il reste pantois, les yeux dans les siens, la bouche entrouverte. Elle s’avance, saisit la bouteille de lait et en verse dans un grand verre, pour lui, mais pour elle d’abord, puisqu’elle en boit une gorgée avant de le lui tendre. « Et donc, cette fille… Elle s’appelle comment ? » « Tea. » dit-il, sans étincelle, en repensant à cette soirée qu’il attendait depuis de longs mois. Il ne se comprend pas. Cette fille est intéressante, a des choses à dire. Le cliché de la blonde sans cervelle est bien loin de la fille qu’il a eu face à lui. Pourtant, le temps lui a semblé si long. « Elle aimerait soigner les plus grands sportifs, se déplacer partout dans le monde, avec eux. » Alors que lui aspire à faire son petit bonhomme de chemin ici, à Naples. Voyager, oui, manquer de stabilité, non. Il aime avoir un certain confort, être dans un certain cadre et pas être sur les routes. Leurs aspirations sont différentes, mais ça ne devrait pas les empêcher de flirter, alors qu’est-ce qui le retient ? Dans un soupir, il finit par récupérer son verre de lait, puis affiche un sourire amusé en apercevant la mousse de lait au-dessus de ses lèvres. Dorian se mord la lèvre inférieure, hésitant. Son pouce effleure le dessus de sa bouche, efface la traînée blanche. « Tu voles toujours mes boissons. » Ce n’est pas un reproche, c’est un constat. Embarrassée par une telle proximité, Gemma se racle la gorge, se détourne. Il n’aurait pas dû s’autoriser un tel geste, il le sent au malaise qui s’est installé. « Je suis fatigué. Tu n’as qu’à le finir. » Il pose le verre sur la table, la contourne et s’arrête à sa gauche, mourant d’envie de lui parler, la toucher, mais il n’en fait rien. Parce que Livio est un ami, parce qu’il est à côté. Parce qu’il ne peut pas s’immiscer, comme ça, sous prétexte que quelque chose a changé en lui.

Il fait quelques pas en plus et alors qu’il pose sa main sur le mur, tourne la tête en sa direction. Gemma est restée immobile, elle a les yeux rivés vers ce verre déposé sur la table. Le temps semble s’être arrêté et son cœur également, le temps d’une seconde. « Dorian. » Elle a juste l’occasion de souffler son prénom, avec l’intention de le retenir, qu’il a déjà refait le chemin inverse. Sa main empoigne son bras, la pousse à se retourner et ses lèvres trouvent les siennes dans un élan incontrôlé, avec une envie non dissimulée. Son cœur tambourine si fort, si vite, qu’il lui donne le tournis. Le baiser est d’abord maladroit, puis se fait plus intense. Elle se laisse aller dans ses bras, enroule son cou des siens, crispe ses doigts sur sa nuque, tandis qu’il la serre contre lui. C’est seulement lorsqu’ils manquent de souffle que l’échange se termine. Sa respiration est saccadée, ses pensées se bousculent. Il n’aurait pas dû, il le sait. C’est horrible ce qu’il vient de faire. « Dorian. » murmure-t-elle, la main posée sur son torse. « Tu… Tu avais oublié ton téléphone, sur la table. » ajoute-t-elle, alors qu’il la libère aussitôt de son emprise. Le téléphone. C’est pour ça qu’elle l’appelait, pas pour autre chose. Il passe sa main sur son visage, puis récupère avec gêne l’appareil. Il cherche ses mots, tente de se trouver des excuses, mais il n’en trouve aucune. « Pardon. » chuchote-t-il, en s’éloignant. Il rentre dans sa chambre, s’y enferme, le corps appuyé contre la porte, avant de balancer son téléphone sur son lit. Il n’aurait pas dû. Il se le répète : il n’aurait pas dû.

Naples, décembre 2005. C’est le réveillon de Noël. Une fête familiale, une occasion de retrouver les siens, de faire la paix et peut-être passer à autre chose. Dorian en avait l’intention. Seulement, lorsqu’il a senti toute l’amertume dans la voix de son père, lorsque ce dernier lui a demandé s’il serait là, il s’est ravisé, a refusé et pensait donc être seul en ce jour de fête. Seulement, Gemma s’en est mêlée, a insisté pour qu’il s’incruste dans son cercle. Si elle ne lui avait pas fait les yeux doux, probablement serait-il encore chez eux. Mais le voilà, à cette table de dix personnes. Le père de Gemma se trouve en bout de table, sa mère à ses côtés. Il y a sa sœur, Gioia, avec son conjoint, enceinte jusqu’au cou. Le frère ainé avec sa femme et leur fille qui peine à se tenir tant elle s’ennuie. Et eux. Il ne se sent pas vraiment à sa place, même si on essaie de le mettre à l’aise. Les rassemblements comme celui-ci ne se sont jamais bien déroulés, ils lui rappellent des mensonges, des non-dits. Chez les Rizzo, c’est très loin d’être positif. Il y a toujours des tensions ; avec une famille nombreuse, difficile de faire autrement. Là, l’ambiance est différente. Ca se sent qu’ils s’aiment tous, qu’ils sont liés et que ça va au-delà des liens du sang. Ils sont soudés, se taquinent.

Au fil des heures, Dorian se détend, même si son corps se crispe à chaque fois que Livio murmure au creux de l’oreille de sa voisine, ou pose une main sur sa cuisse. La jalousie, c’est un sentiment qu’il n’a jamais connu avant aujourd’hui. Etant le seul garçon dans sa famille, il a longtemps eu des privilèges. Avec la fortune de l’entreprise, il n’a manqué de rien. Bien sûr, il lui arrivait d’envier ceux qui avaient plus de liberté, mais sans que ça ne devienne une obsession. Là, c’est le cas. Gemma l’attire, lui donne envie de transgresser toutes les règles. Alors, quand elle se lève pour apporter le plat vide dans la cuisine, l’italien en fait de même, stoppe Gioia qui souhaitait s’en charger pour le faire à sa place. « Ca se passe bien, tu vois. Toi qui appréhendais. » « Je n’ai pas le souvenir de t’avoir dit une chose pareille. » dit-il, en s’approchant. Il se place derrière elle, place le plat près de l’évier et se sent irrémédiablement ensorcelé par ce corps qu’il désire plus que tout. « Tu n’as pas besoin de me le dire pour que je comprenne. » Est-elle en train d’avouer qu’elle le connait assez bien pour lire en lui ? « Au lieu de rester là sans rien faire, aide-moi plutôt. » Là, elle se tourne pour lui faire face, tombe nez à nez avec un Dorian qui se trouve être à quelques centimètres d’elle. Il est si proche et si loin à la fois… Son souffle caresse son visage, ses yeux cherchent les siens qui le fuient. « Gemma… » « Non. » le coupe-t-elle. « Je sais ce que tu t’apprêtes à faire et tu n’as pas le droit. » Elle pose sa main sur son torse, tente de le tenir éloigné d’elle, sans y mettre de force. « Je sais que je ne devrais pas, mais c’est dur de faire semblant. » D’être là, dans la même pièce, d’être témoin de son ménage heureux. Son comportement est égoïste. Il tente de voler la petite amie de son pote. « Ca t’arrive d’y repenser ? » Ils n’ont plus jamais reparlé de ce dérapage incontrôlé, partagé. Si encore il était le seul à s’être laissé aller, mais elle a suivi le mouvement. Ses lèvres se sont entrouvertes, ont laissé passer sa langue. Il ne l’a pas inventé. « C’était… une erreur. Tu ne devrais pas y songer. Tu devrais oublier. » Il appuie sa main sur le meuble derrière elle et se baisse assez pour que son visage soit à la même hauteur que le sien. « Tu y arrives ? » « Enfin Dorian. Ca n’avait aucune importance. Crois-tu vraiment que s’il y avait la moindre ambiguïté, entre toi et moi, je t’aurais invité ? » Est-ce naïf de croire que oui ? Gemma est gentille, généreuse, et il aime penser que le laisser seul un jour si spécial lui était inconcevable. Il acquiesce donc d’un signe de tête, puis saisit quelques mèches rebelles qu’il replace derrière son oreille. Il effleure sa joue avec le bout de son nez, glisse ses doigts sur son bras nu, jusqu’à son épaule, son cou. La sentant fébrile entre ses mains, il ose, tire sur cette lèvre inférieure qui l’attire tant. « Dorian. » murmure-t-elle. « Dis-moi que tu n’y repenses pas. » répond-il, alors que la main de Gemma remonte jusqu’à sa nuque, avant de pendre dans le vide. Il la sent en train de combattre, d’essayer d’y voir plus clair. Elle baisse la tête et il la sent si perdue qu’il abandonne l’idée de la confronter à une discussion. Il appuie son front contre le sien, caresse avec tendresse sa joue. « Alors ça traîne ? » s’exclame Gioia, en entrant avec entrain. Aussitôt Dorian se sépare de sa colocataire. Il y a un court moment de flottement, avant qu’il ne reprenne les choses en main. « On allait justement revenir. » Gemma hoche la tête et lui tend le plat principal. « Dorian s’apprêtait à mettre le plat dans le lave-vaisselle. Tu y crois ? » Il affiche un sourire pour l’apparence et joue le jeu : « Je ne savais pas qu’il y en avait encore certains qui se lavaient à la main. » Il le sait, pourtant. Chez les Rizzo, il y a suffisamment de vaisselles fragiles pour ne pas faire l’erreur, mais il fait comme si, pour l’excuse, même s’il n’est pas certain que ça suffise. Après un dernier regard vers Gemma, l’italien quitte la cuisine, avec regret.

Naples, décembre 2005. « Je crois que Gemma voit un autre mec. » Ca sort d’un coup dans la conversation. Dorian ne s’y attendait pas et il ne comprend d’ailleurs pas pourquoi il a de tels doutes. Depuis le soir de Noël, ils s’évitent, ne restent pas longtemps seuls dans la même pièce. Sa colocataire lui a bien fait comprendre qu’il ne fallait rien espérer, qu’elle était en couple avec Livio, qu’elle souhaitait qu’entre eux, ça marche et bien que ça lui déplaise, il le respecte. La bouche entrouverte, il s’approche de son ami, assis sur le canapé, puis se laisse tomber sur le fauteuil non loin de lui. « Pourquoi tu dis ça ? C’est la fille la plus… fidèle que je connaisse. » Et c’est vrai. Même si entre eux, il y a eu deux moments interdits, elle a essayé de le repousser en pensant à Livio. Ce n’est pas le genre à trahir quelqu’un avec détermination, sans se soucier du mal que ça peut causer. « Elle est… ailleurs. Et elle n’est jamais ailleurs. Habituellement, elle est investie, toujours enthousiaste à l’idée de sortir, boire un verre. Là, c’est tout juste si je ne l’emmerde pas avec mes suggestions. » Il boit une gorgée de sa bière et reprend avec un exemple : « Tiens, même le cadeau de Noël. Ca ne lui a pas fait plaisir. Enfin, elle tirait une de ces têtes… D’ailleurs, la prochaine fois que je viens te demander une idée, rappelle-moi de ne pas t’écouter. » Ca n’a aucun sens. Cet ouvrage ancien, qui lui a coûté près de cent euros, est son livre préféré. Une édition rare que l’on ne trouve pas partout. Dorian le sait pour en avoir discuté avec elle. Lorsqu’elle en parlait, c’était avec passion, avec déchaînement. Il était sûr de ce qu’il disait, n’avait aucun intérêt à lui mentir. « Tu te trompes. Le problème vient sûrement d’ailleurs. Tu sais, avec les examens qui arrivent… Elle gère peut-être mal le stress. » Après tout, c’est une fille angoissée. Pourtant, il sait, au fond de lui, que ce n’est pas la raison. Le souci, c’est son comportement. C’est lui. « Tu te tracasses pour rien. Gemma tient vraiment à toi. » Si bien qu’il l’envie. « Et je tiens à elle, même si c’est parfois maladroit. » Dorian culpabilise. Livio, c’est un ami, le premier qu’il s’est fait en arrivant sur Naples et il agit comme le dernier des abrutis. « Ca va s’arranger. » Livio acquiesce d’un signe de tête, ne demandant qu’à croire son colocataire qui change de sujet. « Au fait, rien à voir, mais… Tu vas avoir une chambre de dispo. » « Tu t’en vas ? » C’est mieux. Sa présence ici ne rend pas les choses plus faciles. « Ouais, il y a un petit studio qui se libère dans un mois. J’ai besoin de me retrouver. » Un sourire se glisse sur le visage de son ami qui, taquin, lui donne une petite tape à l’épaule. « C’est pour mieux inviter Tea. » Tea. Tea ! « T’as tout compris. » Il rentre dans le jeu, même s’il ne voit plus Tea depuis plusieurs semaines maintenant.

Naples, février 2006. Un mois qu’il a renoncé à son ancienne colocation et il pensait vraiment que ça l’aiderait à passer à autre chose, à se la retirer de la tête, mais c’est bien plus compliqué que ça. Ses sentiments sont réels. Il ne fait pas semblant, n’a pas inventé ça pour se rendre plus intéressant. Il s’efforce néanmoins de faire avec, prétexte un emploi du temps chargé une fois sur deux, afin de ne pas être toujours en soirée en compagnie du jeune couple, si bien que ça fait deux semaines qu’il n’est pas sorti en leur compagnie. Il les croise ensemble dans les couloirs, pendant leur pause-déjeuner et c’est suffisant.

Dorian se gare à quelques mètres de son immeuble et sort de son véhicule. « Salut. » Cette voix… Il pourrait la reconnaître entre mille. Lorsqu’il croise son regard, son cœur a un raté, puis les battements reprennent plus vite. Gemma est là, les bras fermés sur sa poitrine, les yeux brillants. Il referme la portière et s’avance d’un pas, puis s’arrête. « Ca va ? » Visiblement, non, ça n’a pas l’air d’être la forme et il s’en inquiète aussitôt. Il n’aime pas la voir dans un état pareil, aimerait pouvoir lui retirer tout ce poids du monde qu’elle porte sur ses épaules. Et en réalité, c’est à cause de lui. « Il fallait que je te voie. » Hésitante, elle réduit la distance de quelques pas, les mains liées à présent entre elles. « Je pensais, moi aussi, que ce serait plus facile sans toi, même si je t’ai détesté de prendre une telle décision, de vouloir déménager sans même m’en parler. » Elle l’a su par Livio, pendant une discussion tout à fait banale. Ca l’a surprise, mais elle n’a pas essayé de l’en empêcher. Elle pensait également que ce serait plus judicieux de ne plus l’avoir dans l’appartement. Seulement, elle se rend compte que sa présence lui faisait du bien, qu’à défaut de pouvoir le toucher autrement que comme un ami, c’était mieux que rien. « Mais c’est faux. Tes petites attentions me manquent. Tes ronflements aussi. » « Je ne ronfle pas. » s’offusque-t-il, doucement, en baissant les yeux. « Je jure que si ! Et pas seulement quand tu es malade ! Quand tu es angoissé aussi. » confie-t-elle, alors qu’elle s’arrête à quelques centimètres de sa silhouette. Elle se hisse sur la pointe des pieds pour atteindre son oreille et murmure au creux de celle-ci : « J’ai changé d’avis, Dorian. » L’italien ferme les yeux, puis glisse ses mains sur sa taille. « J’ai jamais eu aussi peur de toute ma vie, mais je veux essayer. Je vais le quitter. » Cette déclaration a raison de lui. Dorian l’encercle de ses bras et épouse ses lèvres avec envie. Il est effrayé par tous ces sentiments qui s’imposent à lui, mais il n’a jamais été aussi sûr de lui. Il la veut. Et tant pis pour les conséquences désastreuses. Tant pis pour l’amitié gâchée. Il la veut, elle, pour lui.

Il y a des gens qui changent votre vie à tout jamais. Gemma a été l’une de ceux-là. Elle s’est imposée à lui, alors qu’il ne s’y attendait pas, lui a donné bien plus qu’un seul homme ne peut espérer. Ses sourires ont provoqué les siens, ses caresses l’ont marqué au fer rouge. Son « oui », lors de cette union où il manquait une personne de sa famille : son père, a fait de lui le plus heureux au monde. Gemma, c’était sa moitié, sa partenaire, la co-fondatrice de l’institut du bien-être. C’était son tout. Et puis, un jour, la vie a décidé que c'en était trop, que le bonheur avait assez duré et lui a retiré tout ce qu'elle lui avait offert. D'un seul coup, brutalement.

Naples, 2015. L’épaule appuyée contre l’encadrement de la porte, Dorian observe sa femme, assise en tailleur, ouvrir différentes bouteilles d’une marque qu’il ne connaît pas. Elle en verse sur sa main, puis la porte à son nez pour sentir l’odeur qui semble loin d’être désagréable. « Qu’est-ce que tu fais ? » Gemma affiche un large sourire en le voyant l’observer. Tellement concentrée, elle ne s’était pas rendu compte de sa présence. Elle lui dicte de s’approcher et se lève en s’aidant du mur. « C’est une nouvelle marque bio sur le marché. Elle est labellisée. Etant donné que la nôtre a changé de camp… » Et refuse à présent de travailler avec eux. Il faut dire que Livio a eu les bons arguments ; sa chaîne est immense et est bien plus rentable que leur petit institut du bien-être. D’ici un mois, ils ne seront plus autorisés à les vendre, alors ils essaient de trouver une solution et la brune semble l’avoir trouvée. « Je me suis renseignée il y a une semaine auprès de l’agence et figure-toi qu’ils acceptent de travailler avec nous. Ils nous fournissent les produits, on les vend à nos clients, on s’en sert lors de nos soins et en échange, en plus de nous subventionner, ils nous font une publicité d’enfer. » Il tend le bras vers la bouteille qu’il saisit afin de l’examiner, même s’il a pleinement confiance en elle. Si elle pense que c’est un produit de qualité, alors ce doit être le cas. « J’ai demandé d’avoir accès à leur test. Je veux savoir s’il n’y a aucun risque. Normalement, on devrait les recevoir d’ici les jours à venir. » Elle enroule un bras autour de son cou, puis presse tendrement ses lèvres contre les siennes. « On va s’en sortir. » murmure-t-elle, tout contre ses lèvres. « Je ne me fais aucun souci. Je sais que ça ira. C’est juste un coup dur sur lequel on va rebondir… Comme toujours. » Tandis qu’il repose la bouteille, elle acquiesce et place sa main sous son nez. « Respire-moi ça. Ca sent bon, c’est plutôt agréable. » Il se penche pour sentir, mais Gemma lui colle sa main sur le nez, étalant la crème dessus. « Gemma ! » s’exclame-t-il, surpris, alors qu’elle éclate de rire. Il reprend finalement la bouteille et la tient fermement contre lui, pendant qu’elle tente désespérément de s’échapper. Avec difficulté, il s’apprête à en déverser sur elle, visant sa main, mais avec celle de Gemma qui le repousse, le liquide atterrit sur son cou. C’est si froid qu’un cri de surprise sort. « Naaan ! T’as osé ! » A son tour, il part à rire. « La vengeance est un plat qui se mange froid, Madame Rizzo. » Elle kidnappe la bouteille, se hisse sur la pointe des pieds pour l’atteindre, mais est bien obligée de faire quelques pas en avant, vers lui qui tente de s’enfuir et qui se retrouve finalement piégé contre le mur. Les yeux plissés, Gemma s’apprête à lui rendre la pareille, mais son corps se tend soudainement. La bouteille s’écrase par terre, le liquide s’éparpille. « Gemma. » murmure-t-il, en posant une main sur son épaule. Elle fronce les sourcils, plante ses yeux dans les siens et pose ses doigts sur son front, avant de fermer les yeux. Son corps n’a plus aucune résistance, s’effondre sur le sien qui le retient. « Gemma. Chérie. » insiste-t-il, paniqué, en relevant sa tête, tentant de la réveiller, alors qu’il attrape l’appareil dans la poche de son jeans avec vivacité. L’angoisse est telle qu’il le fait tomber. Il se penche vers lui, en gardant sa femme dans ses bras qui ne réagit ni à sa voix, ni à ses gestes. Ni même à ses larmes qui roulent sur ses joues et s’écrasent sur sa peau. « C’est ma femme. Elle… Elle a fait un malaise. Elle réagit plus. » s’empresse-t-il de dire au téléphone. Il donne l’adresse, puis repose l’appareil à côté du corps inerte de Gemma. « Bébé. Je t’en prie, réponds-moi. » Ses doigts caressent son visage, ses lèvres continuent de bouger, s’efforcent de produire des bruits pour qu’elle l’entende. Des mots irréfléchis, qu’il répète, la priant de tenir bon, d’ouvrir les yeux.

Ce jour-là, les chirurgiens ont fait tout ce qu’ils pouvaient, mais ses yeux ne se sont plus jamais rouverts. Elle s’est éteinte brusquement, emportant avec elle tous les espoirs qu’ils avaient fondés ensemble, brisant le cœur qu’il lui avait offert. Ce cœur qui ne bat plus, qui survit seulement. Les larmes, il en a versées, jusqu’à ne plus avoir de ressources, jusqu’à être asséché. Dorian sans Gemma, il n’existe plus. Il n’est plus que l’ombre de lui-même, est perdu. Perdu dans un monde où elle n’est plus là pour lui tenir la main, pour lui murmurer trois mots qu’il n’entendra jamais plus. Que dans ses rêves les plus lointains.


I keep trying to find my way but all I know is I'm lost without you. I keep trying to face the day I'm lost without you. How my ever gonna get rid of these blues. Baby I'm so lonely all the time. Everywhere I go I get so confused, you're the only thing that's on my mind. I'm lost without you.


Dernière édition par Dorian Rizzo le Sam 23 Fév 2019 - 9:34, édité 48 fois
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Sujet: Re: Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. ( le Mar 11 Déc 2018 - 15:57 )
Bienvenue sur Ciao Vecchio @Dorian Rizzo ! Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 855457850
Bon courage pour la rédaction de ta présentation. Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 407970981


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Sujet: Re: Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. ( le Mar 11 Déc 2018 - 17:30 )
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Dorian comme Doriana. Célébrité qui suscite l'intérêt de l'univers entier. Moi-même j'en suis un grand fan et je remercie chaque jour mes parents de m'avoir nommé ainsi. Me rapprochant toujours un peu plus de mon idole, de ma reine. Doriana, je t'aime !

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Sujet: Re: Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. ( le Mar 11 Déc 2018 - 17:41 )
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Alors à toi, Doriana. A toi, Caro, à toi, Laura, vous me rendez tellement riche.

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Aboule le fric maintenant ! Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 2457096833

J'étais déjà folle amoureuse de Dorian mais là, c'piiiiiiiiire Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 941291239



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Sujet: Re: Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. ( le Mar 11 Déc 2018 - 20:52 )
AH j'ai rejoué à Detroit, la semaine dernière en plus, rebienvenue Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 3096864900 Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 3096864900


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Sujet: Re: Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. ( le Mar 11 Déc 2018 - 21:00 )
MAIS. Mais c’est Connor ! Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 3407175773 Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 3407175773 Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 3407175773
Mais quel bon choix de vava ! Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 895265198
Bienvenue à toi ou devrais-je dire re ? Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 1191703564 Je te souhaite bon courage pour la rédaction de ta fiche. Hâte d’en savoir plus sur ce personnage !  Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 3407175773
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Sujet: Re: Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. ( le Mar 11 Déc 2018 - 22:03 )
On remercie les Doriana, les Caro et les Laura mais les Mary on les oublie. OKAYYYYY. Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 381219399

Je te dis pas bienvenue. Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 3350614100


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Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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Sujet: Re: Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. ( le Mar 11 Déc 2018 - 22:17 )
@Lana Giaccomo a écrit:
On remercie les Doriana, les Caro et les Laura mais les Mary on les oublie. OKAYYYYY.  Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 381219399

Je te dis pas bienvenue. Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 3350614100

J'ai pensé pareil Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 381219399 les Vanessa on les oublie aussi hein Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 3546810422 Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 329149742, on voit où vont les préférences Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 3653104994

Rebienvenue quand même Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 2457096833
Bonne continuation pour ta fiche, ça m'intringue tout ça Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 3537243446
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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Augusto Rinaldi
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Sujet: Re: Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. ( le Mar 11 Déc 2018 - 22:22 )
Dorian déjà j'adooooooooooore ce prénom Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 505442386 et je ne peux m'empêcher de penser à Dorian Gray. Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 2567113648

Ensuite ce qu'il y a d'écrit. Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 3096864900 Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 1990746606 J'ignore où tu veux nous mener mais cela promet du lourd à fairepéterlestingdesagrandmère. Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 3217427579 Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 3217427579 Donc je veuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuux la suite. Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 1990746606 Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 1081335850 Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 1868413595 Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 2925389477 Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 1214254260

Sinon re re re .. bienvenue et bon courage pour la suite de cette page d'écriture qui va surement entrer dans les analogies de CV. Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 3738687891 Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 1539114375 Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 772027906 Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. 209729686


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Sujet: Re: Dorian • Il suffit de ne pas parler d'un événement pour qu'il ne se soit jamais produit. ( le )
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