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- On devrait avoir droit à un sourire tous les matins [Giulia] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Sujet: On devrait avoir droit à un sourire tous les matins [Giulia] ( le Mer 12 Déc 2018 - 14:33 )
On devrait avoir droit

A un sourire tous les

matins!!


Gulia & Alex


Le matin trouva Alexandre profondément endormi après une nuit qui n'avait pas particulièrement été des meilleures. Il avait été assaillis par les images devenues presque habituelle de la terrible journée pendant laquelle il avait perdu Céline. C'était étrange car cela faisait longtemps qu'il ne les avait pas vu au point de ne pas en dormir. Il avait veillé tard, préférant se plonger dans ses recherches plutôt que de penser à tout cela. Le résultat était épatant: Le chercheur était étalé sur le canapé, plus couvert par ses notes que par la couverture qu'il avait tiré sur lui. Le whisky d'hier était encore dans son verre bien que les glaçons avaient fondus, preuve de la fatigue du jeune homme qui avait eu raison de lui. Étalé un peu n'importe comment, pour un peu la bave aurait pu couler au coin de ses lèvres tant il semblait dormir profondément, la lumière inondait le salon en passant par les grandes fenêtres dont il n'avait pas clos les volets. Plongé dans un sommeil réparateur, ce furent les cris des voisins de l'étage en dessous qui le réveillèrent.
- Toi aussi t'es qu'un con!! Gueula soudainement la voisine en bas élevant fortement le ton au point qu'elle avait dû réveiller toute la résidence si ce n'était pas le quartier. Alexandre fût réveillé en sursaut.
- Quoi?!!... Que?... Qu'est-ce qui se... Il tenta de se redresser, perdit l'équilibre car, croyant être dans son lit, il n'avait pas soupçonné être aussi proche du bord, il tenta de se rattraper à la table basse du salon, il n'attrapa que quelques feuilles qui le rejoignirent au sol, entraînant avec elle le verre de Whisky qui n'était plus très frais et qui s'écrasa sur le sol en même temps qu'Alexandre. Putain de merde... Fut la seule chose qui sortit de sa bouche alors qu'il étai étalé sur le sol sans avoir réellement la motivation de se lever. Et en bas, le remue-ménage continuait. Ils allaient exploser la résidence au rythme où ils allaient. Bon... Ils commencent à me faire chier. Il regarda sa montre toujours à son poignet. Huit heures et demi du matin. Un samedi. Une blague. Voilà ce que c'était. Il se releva finalement, se passa rapidement une main dans les cheveux pour les ramener en arrière histoire d'avoir un semblant de coiffure, lissa rapidement sa chemise, prit sa veste et se décida à sortir de chez lui sans prendre le soin de verrouiller sa porte. Il arriva à l'étage en dessous d'où provenait les cris. Le voisin du palier en face sortait justement. Il le regarda faire, curieux, mal à l'aise lorsqu'il croisa le regard d'Alexandre qui frappa. Au moment où ils entendirent les coups sur la porte, les cris s'arrêtèrent.
- Oh bande de cons! Ouvrait cette foutue porte de... Il se retint d'en dire plus. Il était déjà assez vulgaire pour le coup. Bandes d'abrutis! Il est huit heure et demi... Un samedi?!! Vous me prenez pour un con?!! Seul le silence lui répondit. Ouvrez là encore une fois et j'enfonce la porte! C'est compris?!! Du calme! Voilà ce qu'on demande! Alors fermez-là! Et sans attendre de réponse, il se retourna promptement, remonta les escaliers, croisa sa petite vieille de voisine, aimable comme toujours, elle le salua comme si de rien n'était. Il faut dire qu'elle ne devait plus entendre grand chose la pauvre. Il claqua la porte de chez lui et souffla. Il n'y avait pas plus mauvais réveil.

Il se décida finalement à ranger un peu son salon. Il ferma son ordinateur portable qui s'était mis en veille et le ramena dans son bureau, puis, il classa ses notes, relisant quelques notes. Mais l'esprit embué par la fatigue et sa récente colère ne l'aidèrent pas alors il préféra ramasser tous ses papiers et les amener aussi au bureau, mettant dans un coin à part ceux sur lesquels le whisky était tombé. Il s'empara ensuite d'une serpillière, du balai et essuya rapidement l'alcool sur le sol. Par chance, un miracle, le seul de cette matinée, le verre était intact. Plus qu'une chance oui... Il l'emmena dans l'évier. L'ambiance calme et propre de la cuisine était plus propice à la détente de l'esprit, mais il ne s'y attarda pas. Il sortit un cigare, sa boîte d'allumettes et sortit sur son balcon après s'être mis un coup d'eau sur le visage. Il craqua l’allumette et alluma tranquillement son cigare avant d'en tirer une première bouffée et de se détendre. C'était son petit plaisir du matin. pour certains c'était le journal - télévisé ou non -  pour d'autres un café bien serré, et pour une autre partie c'était une grasse matinée. Pour lui c'était ça. Il se cala sur la rambarde et observa la rue en bas, comme il aimait le faire quasiment tous les matins. Là, la petite voisine du rez-de-chaussée sortait sa bicyclette pour se dépêcher d'aller travailler, en face, le facteur qui était de repos sortait avec son fils et sa fille, sa femme étant sans doute encore au lit. Un petit papy marchait dans la rue, revenant du tabac un peu plus bas, le journal national dans le creux de son bras, sa canne dans son autre main. La rue s'animait des gens qui partaient tranquillement à leur occupation. Madame Lunerdi sortait son chien, petit caniche insupportable mais qui avait le mérite d'être plus obéissant que certains gosses quand il s'agissait de sortir dans la rue. Monsieur Valgari s'occupait quand à lui des fleurs sur son balcon, prenant le temps de les arroser tranquillement, c'était presque si il ne leur parlait pas. Ici, la vie de tous les jours prenait racine, sous les yeux d'Alexandre qui appréciait voir les gens aller et venir. Sa rue n'était pas la plus animée de Naples, mais elle avait un caractère un peu pittoresque avec ses grandes maisons datant du dix-huitième, ou du dix-neuvième, avec sa route pavé au charme incontestable. Et puis au moins, le coin était tranquille.

Alors qu'il fumait déjà depuis quelques minutes, Alexandre l'aperçut alors. La voisine de la résidence d'en face. La petite nouvelle. Celle qui ne connait pas encore trop le coin mais qui apprend plus vite que ce qu'on pourrait le croire. Et tous les matins de la semaine quasiment, c'était la même cérémonie. Elle saluait Alexandre qu'elle savait désormais posté sur son balcon et il lui répondait d'un signe de tête quand il était de bonne humeur, d'un grognement quand rien n'allait. Dans les deux cas, elle restait plus agréable que lui avec ses sourires parfaits et son regard vif. Toujours un mot gentil, un sourire pour vous détendre, et jamais elle n'embêtait personne. Le genre de voisine qu'il aurait bien voulu au second, juste en dessous de chez lui, plutôt que les deux idiots dont il avait hérité il y avait un mois de cela. Mais ce matin là, Mademoiselle ne salua personne. Ni le petit Papy qui remontait la rue, ni même Madame Lunerdi. Ne parlons pas de la voisine du rez-de-chaussée qui, montée sur sa bicyclette descendait déjà la rue et lui adressait un signe auquel elle n'eut jamais de réponse. Elle jeta un rapide regard à Alexandre, comme pour regarder si il était là, comme si il pouvait être un repère lui prouvant qu'elle était bien là, dans le même quartier, à Naples. Et elle commença à tourner les talons. Étrangement, lui qui se moquait d'habitude qu'on lui adresse la parole ou pas, il ne le supporta pas. Il était habitué à ce sourire tous les matins. Et désormais, tel un enfant capricieux, il le désirait encore aujourd'hui.
- Madamina! Lança-t-il alors. Elle s'arrêta. J'ignorais que je n'avais plus le droit à un sourire quotidien et un bonjour en bonne et due forme. Fit-il alors un grand sourire sur les lèvres alors qu'il se redressait pour se tenir droit, jetant son cigare dans la coupelle prévue à cet effet. Lorsqu'il croisa son regard, il nota cependant qu'il était différent. Si vous me laissez le temps d'enfiler une veste et de remettre ma coiffure en ordre, je vous accompagne. Je dois sortir également. Vous en dîtes quoi? Un pur mensonge il n'avait rien de prévu, mais il avait envie de percer le mystère de ce regard.

Sans vraiment attendre la réponse, il rentra, prenant soin de fermer la porte fenêtre et se dépêcha de se passer un coup de peigne. La chemise était propre, il ne la portait que depuis hier et autant dire qu'il n'avait pas fait de sport. Une veste de costume qui allait bien avec, un jean pour le bas, des chaussures de ville, et voilà qu'il était paré. Un manteau pour parfaire le tout et il sortit en prenant ses clés de voiture, savait-on jamais. Prenant soin cette fois-ci de fermer sa porte avec laquelle il galéra cinq minutes non sans quelques jurons. Et il descendit. Lorsqu'il arriva dans la rue, il nota qu'elle l'avait attendu. Première surprise. Il s'approcha d'elle.
- Bonjour à vous. Fit-il alors. Il lui tendit la main. Alexandre. Alexandre Lecomte. Je suis le gars un peu chiant et un peu fou du troisième juste en face de chez vous. Il eut un sourire alors qu'un silence un peu gênant s'installa. Hem... Pour être honnête je ne pensais pas que vous attendriez. Premier aveu. Comme tous les matins vous me dîtes bonjours je me demandais si... Si j'avais fait quelque chose de mal... Donc je me disais que ce serait une bonne chose qu'on discute et que... Hem... Et que... C'était nul Alex. Voilà ce qu'il pensait. Plus ça allait, plus il s'enfonçait. Et pourquoi pas sympathiser. De plus je connais bien la ville, alors si jamais... Et si ça se trouvait elle venait juste d'un autre quartier pauvre quiche. Mais ça... il préféra ne pas y penser.  


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Sujet: Re: On devrait avoir droit à un sourire tous les matins [Giulia] ( le Jeu 13 Déc 2018 - 14:02 )
Keep smiling
Alex ✧ Giulia
Une nouvelle vie commence pour Giulia. Recommencer tout à zéro a presque trente ans n’est pas chose aisée. Giulia y a rondement réfléchi. Mais, elle préfère se retrouver seule, à devoir se reconstruire une nouvelle vie plutôt que de continuer à vivre un enfer. Partir, tout abandonner, ça n’a pas été simple pour la jeune femme. Et puis il y a ce bébé qui grandit dans son ventre. Elle ne sait pas encore ce qu’elle va décider. Mais elle sait qu’elle n’a pas énormément de temps pour prendre sa décision. Les premières semaines n’ont pas été simples, sans travail, sans logement, elle a dû vivre chez son frère aîné. Heureusement que malgré les kilomètres qui les ont séparés, Gigi et lui ont toujours gardé un lien très fort. Il a été là pour elle, au moment où elle en avait le plus besoin. Et surtout, il n’a posé aucune question, il s’est contenté de l’explication brève qu’elle lui a donnée. Giulia ne peut s’empêcher d’avoir honte. Elle a été élevée dans une famille catholique, croyante et pratiquante, et c’est une honte de se retrouver enceinte et célibataire. Pourtant elle n’y est pour rien, c’est de sa faute à lui, c’est à cause de lui si elle est partie du jour au lendemain. Mais tout semble s’arranger pour la demoiselle. Grâce à l’aide de son ex belle-sœur, elle a pu monter sa propre entreprise. Et elle a vite trouvé un appartement. Elle est comblée professionnellement parlant, malgré ses inquiétudes quant à son avenir, elle se consacre pleinement à son travail et tout se passe pour le mieux.

Elle a son petit train-train. Et ça ne lui déplaît pas. Il est encore trop tôt pour qu’elle se lasse de la routine. Au contraire, ça lui fait du bien de savoir que le lendemain sera aussi calme que la veille. De savoir qu’elle n’aura pas à subir une crise de jalousie et qu’elle n’aura pas à craindre de se prendre une gifle. Giulia a toujours été une lève-tôt, elle a l’impression de gâcher sa journée si elle se lève trop tard, même s’il lui arrive occasionnellement de flâner sous ses draps. Son travail lui permet une certaine liberté, même si ces dernières semaines elle a dû travailler dur pour tout mettre en place, et elle est encore loin d’en avoir terminé. Mais tous les matins, Giulia a l’habitude de prendre son petit café sur son balcon. Elle ne peut pas commencer une journée sans sa dose de caféine, c’est un peu sa drogue. Son carburant. Et même s’il commence à faire frais en ce mois de décembre, Giulia s’attarde sur son balcon, elle observe la ville qui s’éveille, les gens qui se préparent à aller travailler, les parents qui emmènent leurs enfants à l’école. Et elle a pris l’habitude de saluer l’un de ses voisins de l’immeuble d’en face. Lui aussi, il passe un petit moment sur son balcon tous les matins. Giulia elle a envie de sympathiser avec les gens du voisinage, elle a toujours été très sociable. Elle a bien remarqué que le blond d’en face n’est pas comme elle, il a l’air plus bourru, il a l’air d’avoir juste envie qu’on le laisse tranquille. Mais il a toujours répondu à Giulia, par un signe de tête ou un grognement. Mais au moins il répond.

Mais ce matin les choses sont différentes pour Giulia. Elle a passé une nuit horrible, elle est épuisée. La veille, elle a appris une terrible nouvelle. Son calvaire n’est pas encore terminé. Il est sur sa trace et il se rapproche d’elle. Son ex, cet homme qu’elle a aimé mais qui aujourd’hui lui fait terriblement peur. Elle ne veut pas qu’il s’approche d’elle, elle ne veut pas qu’il apprenne le lourd secret qu’elle garde pour elle depuis maintenant un mois. La veille au soir, elle a fait des allers et venues dans son appartement, enchaînant les cafés, ses nerfs étaient sur le point d’exploser. Elle aurait aimé avoir quelqu’un à qui parler de tout ça. Mais elle avait trop honte d’avouer à qui que ce soit ce qui s’était passé. Elle est seule, livrée à elle-même. Et elle devra se sortir seule de cette galère. Elle n’a plus qu’à prier pour qu’il ne retrouve ni son adresse, ni l’adresse de son travail.

Alors oui, ce matin, sa bonne humeur l’a abandonnée. Quand elle sort sur le balcon avec sa tasse de café encore chaud, son visage est fermé. Ses traits sont tendus. Elle est épuisée et surtout elle est sur les nets. Elle aperçoit bien son voisin, toujours au rendez-vous, mais pour une fois elle préfère tourner les talons sans dire un mot. Le cœur lourd, elle s’apprête à rentrer dans son appartement quand elle entend une voix masculine s’élever dans son dos. Elle hésite une seconde ou deux et finit par se retourner, l’étonnement peut se lire sur son visage. La leur d’un sourire se dessine sur les lèvres de Giulia, elle n’aurait pas imaginé que son voisin ne pourrait se passer de ces salutations matinales. La proposition qui lui fait est étonnante, et Giulia doit bien admettre qu’elle ne s’y attendait absolument pas et surtout qu’un peu de compagnie ne lui ferait pas vraiment de mal. Des fois il est plus facile de s’ouvrir à un inconnu qu’à quelqu’un de proche. Elle n’a pas le temps de répondre que déjà il disparaît dans son appartement. Giulia en fait de même et après avoir nettoyé sa tasse, elle passe dans la salle de bain pour se brosser les dents. Quand elle arrive en bas de son immeuble, elle hésite encore un peu, mais finalement elle décide de l’attendre. Discuter en faisant la route ensemble ne lui ferait pas de mal.

Quand elle voit son voisin arriver, elle s’efforce de sourire. Elle est plutôt convaincante même si ce sourire est différent de ceux qu’elle a l’habitude d’arborer à longueur de journée. Elle prend la main qu’il lui tend. Bonjour Alexandre, je suis Giulia. Elle se fait la remarque qu’au vu de son nom, son voisin doit probablement être français. Elle hausse les épaules, en effet, la plupart des gens n’aurait pas attendu et serait parti. Et bien je ne pouvais pas refuser une telle proposition. Elle l’écoute alors lui expliquer ses craintes. Giulia se sent un peu coupable pour le coup, le pauvre il pense que c’est de sa faute si elle ne l’a pas salué comme d’habitude. Très vite, elle se confond en excuses. Oh non ! Vous n’y êtes pour rien du tout ! J’ai juste passé une très mauvaise nuit et j’avoue que je n’étais pas de très bonne humeur en me levant. Elle ne ment qu’à moitié, du moins, elle ne dit pas toute la vérité. En même temps, elle se voit mal dire « oh mon ex violent et jaloux me recherche parce que je l’ai quitté sans rien dire. Et en plus je suis enceinte de lui, mais ça non plus il ne le sait pas ! » Elle réfléchit un court instant et finit par acquiescer, retrouvant son grand sourire. Oui c’est une bonne idée ! Je ne suis ici que depuis un mois et je ne connais pas du tout Naples. J’ai vécu à Rome pendant un bon moment puis je suis allée en Sicile. Elle réalise soudain qu’elle parle peut-être un peu trop d’elle. Alors quels endroits me conseillerez-vous ? Si vous êtes prêts à faire à me faire visiter les coins sympas de Naples, ce sera avec plaisir !
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Sujet: Re: On devrait avoir droit à un sourire tous les matins [Giulia] ( le Ven 14 Déc 2018 - 11:22 )
On devrait avoir droit

A un sourire tous les

matins!!


Gulia & Alex


Ce n'était qu'un bonjour qu'elle ne lui avait pas adressé. Juste un bonjour. Et son sourire aussi. Elle n'avait pas étiré ses lèvres pour lui donner une peu de joie ce matin. Elle ne lui avait pas donné cette touche de bonheur à laquelle il s'était habitué rapidement. Et il demandait sa dose. C'était fou de voir comme certaines petites choses pouvaient vous marquer, au point qu'elles entraient rapidement dans votre quotidien et que lorsqu'on vous les retirait, vous vous affoliez. Et elle, depuis quelques semaines, il la voyait tous les matins, sa tasse contenant un thé - ou un café - encore fumant, à contempler la vie qui s'activait dans le quartier. Et chaque matin était un rituel. Elle lui adressait un sourire charmant et le saluer. Et lui qui n'était pas tous les matins sur son balcon avait finalement pris l'habitude de venir prendre son déjeuner là, d'y fumer son cigare, ou d'y boire un café selon son humeur. Mais pourquoi? Juste pour ne pas la manquer. Juste pour avoir droit à son sourire. C'était un peu comme le calendrier de l'avent. Chaque matin vous ouvriez une case pour obtenir le petit chocolat dedans, lui il sortait sur son balcon pour obtenir ces salutations matinales et son sourire. Et c'était redoutablement efficace, il partait d'un pas moins lourd au travail, et il arrivait de meilleur humeur. Juste à cause d'un sourire, on est d'accord? On est d'accord.

Alors quand il la retrouva en bas, elle lui adressa un sourire, un peu moins étiré que d'habitude, différent, mais elle fit l'effort de lui en adresser un. Elle serre sa main en se présentant également. Giulia. C'est son prénom. Il sourit et réponds immédiatement.
- Enchanté Giulia. Charmant prénom. Comme celui de la magnifique Alfa Roméo qu'ils ont sortis en 2015. Je crois qu'en 2017 elle a d'ailleurs été élue plus belle voiture de l'année. Fit-il alors soudainement emporté. Hem... Excusez-moi, ce n'est peut-être pas le genre de choses à dire à... A une femme. Mais euh... C'est un compliment hein? Rassurez-vous... Fit-il dans un sourire un peu bête. Messieurs pour draguer, pour séduire, ou juste pour mettre à l'aise une femme, oubliez ce genre de compliments... En général les femmes ne comprennent pas. Mais pour l'heure, il avait juste chercher à éviter un silence gênant. Finalement, elle déclare qu'elle ne pouvait pas refuse rune telle proposition et il se sent soudainement flatté. Certaines auraient refusé. Elle non. C'est que finalement, il ne doit pas être si ronchon que cela le matin. Finalement, elle se fond d'un coup en excuses lorsqu'il lui avoue pensait qu'elle le "boude" en quelques sortes. Elle explique qu'elle a passé une mauvaise nuit et que au réveil elle n'était pas de très bonne humeur. Il reste alors surpris et reprend du tac au tac:
- Non?!! Vous aussi?!! Elle semble surprise. J'ai passé une nuit affreuse. Au point de ne pas en dormir. Je me suis mis à travailler, et finalement je me suis endormi de fatigue... Il devait être trois heures du matin. Je sais plus en fait... Mais je vous parler pas du réveil. Mes voisins se disputaient, ils ont dû réveiller la résidence entière! Fit-il dans un rire avant de reprendre. Du coup, réveil en surprise, je tente de me lever, je me casse la figure... J'avais pas encore les yeux en face des trous... Bref, pour la bonne humeur... On repassera... Fait-il pour terminer.

Finalement, elle avoue qu'elle est là depuis peu de temps et qu'elle n'est pas originaire du coin. Il sourit. Bravo Alexandre, tu viens de toucher au but... Pour une fois! Elle lui explique alors qu'elle était à Rome et qu'elle a fini par aller en Sicile avant de venir ici. Il sourit soudainement alors qu'elle s'arrête, comme gênée.
- Et bien c'est une grande aventure... Fait-il finalement. Remarque, lui il n'a pas mal bougé aussi, donc autant dire qu'il n'est pas en reste sur tout ce qui est le domaine du voyage et même des déménagements. Et puis elle lui demande les endroits qu'il lui conseillerait, et que si il était prêt à lui faire visiter les coins sympas de Naples, elle accepterait avec plaisir. Il eut un sourire et tenta de réfléchir à un endroit sympathique. Il finit par proposer:
- Et bien à la vérité, il y a beaucoup de choses à faire à Naples. Mais ce que je peux vous proposer c'est d'aller voir la Galleria Umberto, un endroit magnifique, avec de nombreux commerces. Il y règne une très bonne ambiance en ces périodes de fêtes, et on y sera au chaud. Je vous aurais bien proposé une visite du château, mais par ce temps froid, je doute que ce soit une bonne idée de se retrouver entre les murs humides de cette forteresse. Plaisanta-t-il avant de reprendre. Et puis je connais un très bon salon où ils servent d'excellents café et de délicieux croissants. Qu'en dîtes-vous? Et puis si vous avez quelques achats à faire, ce sera le moment d'en profiter. Alexandre n'osait pas admettre que lui-même avait quelques achats à faire pour Noël mais qu'il n'osait y aller seul. La vérité, c'est que la dernière fois qu'il y était allé... C'était avec Céline. Son psy lui avait alors conseillé d'y retourner, et si il ne pouvait y aller seul, d'y aller avec une personne, que cela serait plus facile à surmonter. Mais depuis, Alexandre n'avait pas pu. Pourtant en repensant à l'architecture des lieux, aux commerces raffinés, aux boutiques qui s'étalaient dans la magnifique galerie commerciale, et à toutes les décorations, l'esprit de Noël qui s'en dégageaient, la joie des fêtes... Il avait envie de tenter le coup. Mais seul il n'en avait pas le courage, alors autant essayer avec elle, non? Et puis elle découvrirait là un splendide lieu, à la fois lieu de culture et commercial. On peut prendre ma voiture, j'ai quelques sacs de courses si vous avez besoin, ça nous évitera de marcher au froid. Bien que ce matin, le froid était supportable. Mais si vous préférer marcher... Je vous accompagne. Fait-il avec un sourire en espérant qu'elle accepte, pas sûr qu'elle veuille faire les magasins en plus, ni même se promener devant les vitrines. Mais par ce temps, c’était le mieux à faire. Le bord de mer était certes beau, mais froid, et le parc avait perdu des couleurs, les fleurs s'étant fanées pour la plupart. Alors autant faire quelque chose d'agréable et d'utile, non?


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Sujet: Re: On devrait avoir droit à un sourire tous les matins [Giulia] ( le )
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