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- [Terminé] “L'actualité n'est souvent qu'un cauchemar manquant d'imagination.” // James -

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Vittoria Martinelli
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Sujet: [Terminé] “L'actualité n'est souvent qu'un cauchemar manquant d'imagination.” // James ( le Dim 16 Déc 2018 - 14:03 )
L’esprit de Noël prenait de l’ampleur un peu plus chaque jour dans le cœur des Napolitains. Vittoria ne raffolait pas de cette période où ironiquement : les affaires s’accumulaient. Qui a dit que les adultes étaient sages durant cette période ? Cependant, étant donné qu’elle était revenue au poste pour faire son travail : elle était aux anges et était prête à mettre les bouchés doubles pour rattraper le temps perdu. Au commissariats, les bureaux avaient été décorés et le sapin de Noël trônait fièrement à l’entrée. Cela lui rappelait les fêtes quand elle était en Sicile : la douce époque où ses collègues étaient des amis et où ils avaient leur propre calendrier de l’avent. Chaque jour, ils devaient relever un défi. Parfois idiot, très souvent débile : mais qui se terminait toujours en éclat de rire. Une tradition qu’ils ne faisaient pas dans le commissariat où elle était à l’heure actuelle. Il était trop tard pour le faire de toute façon, mais elle se fit la promesse de mettre ça en place l’année prochaine. Qui sait, d’ici là elle serait encore mieux intégrée ? Pour fêter son retour : ses camarades avaient organisé une fête en son honneur, une soirée qui lui réservait des surprises comme la dégustation d’escargots que l’un des officiers avait ramené exprès de France. Vittoria comprenait pourquoi la rumeur disait que les gens aimaient le beurre ailé et non la texture caoutchouteuse. Heureusement, il n’y avait rien que la bière ne pouvait pas faire passer. Après une dizaine de bières avalées : Vittoria décida de rentrer pour passer un petit peu de temps avec James qu’elle n’avait pas vu de la journée. Il avait pris une place importante dans sa vie et chaque jour cet attachement grandissait : tellement qu’elle ne se reconnaissait pas des fois. James faisait ressortir le meilleur d’elle-même. Sa grand-mère l’avait également remarqué et était heureuse de voir sa petite-fille aussi heureuse. Elle frappa frénétiquement à la porte et une fois James devant elle : n'hésita pas à sauter dans ses bras pour l’embrasser langoureusement. Elle était maintenant à peu près remise de l’accident : même s’il y avait encore de la rééducation nécessaire pour son bras. Elle allait bien mieux et leurs étreintes amoureuses n’étaient que plus fortes.

Un cri déchira le silence de la maison au beau milieu de la nuit, Vittoria chercha James à ses côtés mais ne trouva qu’une place froide. « James ? » L’inspecteur regarda autour d’elle, terrifiée que son cauchemar soit réel : elle attrapa son téléphone et en voyant aucun message composa le numéro du commissariat. « Inspecteur Martinelli, est-ce qu’il y a eu un appel concernant un certain James Weaver ? » Haletante, sa respiration s’arrêta quand elle entendit la secrétaire répondre : « Non, je n’ai rien à ce nom. Qu’est-ce qui se passe Vittoria ? » Elle souffla : « Rien. Merci. » Puis elle raccrocha et composa le numéro de James. Pas de réponse, elle tomba sur sa messagerie.

Il n’y avait pas un bruit dans la maison. Elle souffla longuement et se leva. Une fois le chemise de James enfilé, elle alluma la lumière et vérifia dans la penderie : il ne manquait pas de paire de chaussures ou un costume. Avec le cri qu’elle a poussé : il aurait dû l’entendre. Prudemment, elle ouvrit la porte de la chambre et entendit quelques craquements en bas. Comme des bruits de pas. Ni une, ni deux : elle prit la petite lampe torche sur la table de chevet tout en gardant dans son autre main son téléphone puis descendit prudemment. Le rez-de-chaussée était plongé dans le noir : pourtant elle pouvait toujours entendre cet étrange bruit. Sur les nerfs, elle sursauta en entendant un miaulement. Le chat venait d’être dérangé durant son repas.

« Tigrou… » Souffla-t-elle. Le chat miaula à nouveau avant de venir se frotter contre la jambe de Vittoria. Elle se baissa pour le caresser et finit par allumer la lumière dans le salon. « Ce n’est que mon imagination… »

Alors pourquoi continuait-elle de trembler ? Elle ferma les yeux et revit le visage sans vie de James à la place de celui de Bryan. Elle rouvrit ses paupières et tenta d’appeler à nouveau son compagnon, mais toujours pas de réponse. Elle ouvrit la porte du garage et remarqua qu’il manquait une voiture. Il était donc bel et bien partit, mais pourquoi il ne lui avait pas laissé une note, un message pour la rassurer ? Elle décida de lui envoyer un sms. De retour dans la cuisine, elle mit la machine à café en route et une fois le précieux liquide noir dans un mug alla ouvrir son ordinateur. Installée sur la table de la salle à manger : elle reprit finalement ses esprits. Elle avait du travail à rattraper et savait déjà être incapable de retrouver le sommeil alors autant attendre James. Où que ce dernier soit. Quand elle entendit le cliquetis familier d’une clé dans la serrure, elle redressa sa tête. En voyant James apparaître dans l’encadrement de la porte, elle se retenait de ne pas cracher son venin à sa figure. Elle était morte d’inquiétude.

« Je ne vais même pas te demander où tu étais. » Ce n’était pas l’envie qui lui manquait, elle n’avait juste pas envie d’entendre une justification ou un mensonge. Vicky avait en réalité peur d’entendre la vérité. « Mais la prochaine fois que tu pars comme ça en plein milieu de la nuit… Réponds soit à ton téléphone et laisse moi un message. » Elle serra son poing. « Tu n’as pas idée du nombre de scénarios que je me suis imaginée. » Son travail, après tout, n'était que le théatre de drame à faire trembler les âmes innocnetes.



☽☽ Awake, she struggled to fill the hours until she could sleep again. But nothing she did made her feel whole. If she ate, she didn't taste the food. If she read, she couldn't remember the words. If she rested, she still felt tired.



Dernière édition par Vittoria Martinelli le Ven 25 Jan 2019 - 19:00, édité 1 fois
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Sujet: Re: [Terminé] “L'actualité n'est souvent qu'un cauchemar manquant d'imagination.” // James ( le Mar 18 Déc 2018 - 12:12 )
L'actualité n'est souvent

qu'un cauchemar manquant

d'Imagination


Vittoria & James


L'audi noir s'arrêta devant l'entrée de la grande villa. Pedro Tortosa, un petit mafieux du coin, en sortit, entouré de trois de ses gorilles, ces grands et puissants gardes du corps qui avaient en général un immense problème dans un combat au corps à corps: Leur souplesse. Le chauffeur sortit de sa voiture alors que Pedro, un homme petit, costaud cependant, à la peau bronzé, lui tendit une main qu'il serra.
- Ravi que vous ayez pu venir. Fit Pedro sans plus de préambule. On m'a dit que vous étiez performant dans le milieu.
- Disons que je suis en général assez rapide pour éviter les problèmes. Fit James sans se vanter de trop. Ce genre de types aimaient ceux qui n'étaient pas bavards et ne s'étalaient pas en fausses excuses ou valorisation, alors James préférait être simple et bref. L'homme lui fit signe de le suivre. Quelques instants plus tard, il ressortit, une petite enveloppe dans la poche qui comprenait une première partie du paiement pour son boulot de cette nuit. Rien de bien complexe en réalité. Il s'agissait d'attraper directement un banquier qui voulait faire chanter le petit monde des Tortosa, et autant dire qu'ils n'avaient guère envie d'avoir de problèmes... Et le banquier non plus. Mais pour l'heure, tout ce à quoi avait droit James serait une sorte d'opération d'infiltration dans une banque en centre-ville. Et pour cela, il allait avoir besoin d'aide. Alors qu'il remontait dans sa voiture et que le soir arrivait, James avait deux choses d'importance à faire. Rentrer chez lui au plus vite avant que Vittoria ne pointe le bout de son nez, et appeler Thomas qui allait devoir lui filer un coup de main. Alors même que la voiture sortait de la grande allée, il appelait déjà Thomas... Qui ne tarda guère à décrocher.
- Putain James, quand je vois ton nom s'afficher sur cet écran je me dit que c'est jamais une bonne chose.
- Et tu as raison de le penser. Fit James d'une voix des plus posée. J'ai besoin d'un coup de main. Thomas souffla à l'autre bout du fil, mais ne refusa pas. Les deux hommes avaient noué un profond respect et le "Génie" n'avait jamais laissé tombé son ami. James arriva chez lui avant Vittoria. Il n'était pas pressé. Il avait envoyé à Thomas toute sa demande pour que celui-ci puisse se préparer, et lui préparait déjà sa soirée avec sa policière. Ironie hein? Pas si ironique que ça en fait... La soirée fût agréables, passée entre quelques baisers volée et un bon repas, James commençait, de plus en plus, à tomber dans la pire des situations. Son coeur s'attachait, et il savait que c'était mauvais signe. Tout en lui criait qu'il fallait que cela cesse, mais il continuait, tel un drogué dépendant, complètement addict, il continuait. Et plus les choses avançaient, plus la situation serait complexe.

Il se leva au beau milieu de la nuit, alors qu'elle dormait profondément. Il la regarda. Elle était si belle. Il déposa un baiser sur son front avant de sortir de sa chambre. Nul besoin d'allumer les lumières, il connaissait sa maison par coeur, et savait se déplacer en silence. Ce fût son chat qui fit le plus de bruit en bondissant du canapé pour le rejoindre. James se dirigea vers le garage, accompagné de tigrou qui l'accompagnait comme un général accompagne le commandant de division lui donnant les dernière instructions. A la porte du garage, le chat s'arrêta cependant, préférant de loin la température agréable du salon. James se pencha vers le chat qu'il caressa avant de murmurer.
- Bon, tu veilles sur elle, tu la surveilles pour moi, c'est compris? Le chat miaula comme pour donner son accord alors que le britannique souriait. Ces bestioles alors! Et bientôt, il partait tranquillement. Il s'arrêta dans le centre-ville, récupérant Thomas au coin d'une rue. Ce-dernier monta dans sa voiture, avec une mine de quelqu'un qu'on vient de sortir du lit. Il regarda James et eut un sourire.
- Et bien toi, t'as la gueule du gars qui vient de passer une bonne soirée. James se contenta d'un sourire alors que Thomas sortait son ordinateur du grand sac noir qu'il avait avec lui.
- Alors? Fit James curieux. Thomas ne répondit pas, tapant à toute vitesse sur son clavier.
- Un système de sécurité des plus banals, facile à cracker, et sans me vanter, je pense franchement qu'on t'a payé de trop pour une telle mission. James regarda Thomas d'un oeil, gardant l'autre sur la route et finit par répondre.
- En général, le fric c'est pour l'avocat qui va nous tirer du prochain pétrin. Le regard du génie changea et il détailla James.
- T'as passé une bonne soirée, mais pas au point d'enlever ce pessimisime continuel chez toi. Cette fois, le britannique ne put retenir un rire alors qu'ils arrivaient non loin de la banque. Vêtu de noir, une cagoule en plus, James était prêt à passer à l'action, mais avant, il fallait encore que son ami s'occupe de prendre le contrôle des lieux, virtuellement parlant. Et en quelques clics, et quelques touches enfoncées, ce fût fait. Thomas avait désormais accès à la vidéo-surveillance. Je vais leur envoyer une fausse image. Elle ne va rester que pendant cinq minutes. Demmerdes toi pour aller au plus vite. Passé ce délai, je devrais me retirer sinon il risquent de me remarquer. L'alarme ne se déclenchera pas, tout est okay de ce côté là. Maintenant, tu n'as plus qu'à t'y mettre. Fit-il en lui donnant une grande claque dans le dos. James le remercia d'un signe de tête, plaça son oreillette et sortit. A cette heure, les rues étaient désertes. Le bureau du banquier en question se trouvait à l'étage supérieur, mais plutôt que d'emprunter la porte d'entrée, l'anglais préféra jouer les escaladeurs, se retrouvant bientôt au niveau de la fenêtre en question. Il sortit alors son coupe-verre et fit un long cercle. Il détacha ensuite le morceau à l'aide d'une ventouse et put ensuite accéder à la poignée de la fenêtre qu'il ouvrit sans mal. Il rentra.
- Une minute. Fit Thomas dans l'oreillette. C'était le temps écoulé. James ne s'affola pas et se dirigea vers l'armoire en question. Il trafiqua rapidement la serrure et put enfin l'ouvrir. Par chance, un peu maniaque, et surtout très organisé, le banquier avait classé tous les dossiers par noms. Aussi, James s'empara du dossier en question. Il commença à en feuilleter rapidement les pages et les feuilles diverses qu'il contenait avant de trouver le document demandé. Il el plia proprement et le mit dans sa poche.
- Trois minutes.
Il laissa la petite enveloppe que lui avait remise Monsieur Tortosa, rangea le tout, referma l'armoire qu'il prit soin de verrouiller et se dépêcha d'aller au poste du banquier. Il rentra les identifiants nécessaires, le poste chargea la page d'accueil, et grâce à la référence sur la feuille, le britannique retrouva le dossier numérique. Il le supprima comme demandé.
- Quatre minutes.
Il effaça le dossier des banques de données, des archives, et finalement, éteignit l'ordinateur, se dépêcha d'aller à la fenêtre, la referma et replaça même le morceau de verre.
- C'est terminé, j'ai plus la main.
James sortait déjà du champ de vision de la banque et se dépêchait de rejoindre sa voiture garée plus loin. Il grimpa dedans et attendit en compagnie de Thomas qui demanda.
- On s'en va pas?
- Non, pas maintenant. On attend encore un peu. D'ici une petite heure, la circulation va s'animer comme les gens sortent de la boîte de nuit en haut de la rue. Cela évitera qu'on recoupe les vidéos et qu'on nous choppe. Fit James qui commençait à être parfaitement rodé.

James rentra une heure plus tard, après avoir ramené Thomas. Il s'était changé par la même occasion. Il vit cependant de la lumière filtrait à travers les volets. Elle était donc levée. Il n'y avait aucun doute. Son téléphone déchargée, James n'avait pas pris la peine de le charger avant de partir afin d'éviter les coups de fils et d'avoir une bonne excuse au cas où. Il déverrouilla sa porte et rentra. Elle leva immédiatement les yeux vers lui. Mais finalement, elle préféra dire qu'elle ne lui demanderait même pas où il était passé. Il en fût surpris. Mais cela l'arrangeait. Il alla dans la cuisine, ouvrit son frigo et sortit le pichet d'eau alors qu'elle continuait en disant que la prochaine fois, il pourrait laisser un message, au moins. Il aurait pu c'est vrai. Mais il n'avait pas eu envie de la réveiller.
- J'avais pas envie de te réveiller Vicky. Fit-il alors. Mais la prochaine fois je te laisserais un mot si ça doit arriver... Encore. Termina-t-il alors qu'il avalait un grand verre d'eau. Elle serra le poing avant de lui lancer qu'il n'avait pas idée de tout ce qu'elle avait pu s'imaginer. Cette fois, elle parvint à lui faire avoir un sourire. Elle s'était inquiétée. Pour lui. Il en était touché. Au plus haut point en vérité. Il s'approcha d'elle, prit place à ses côtés et la serra contre lui. Eih... Du calme Vittoria... Tout va bien d'accord? T'as pas de soucis à te faire. Il prit son visage entre ses deux mains. Je vais bien Vicky. J'étais juste sorti pour récupérer un ami bourré en sortie de boîte. Oh le beau mensonge. Mais il valait mieux ce mensonge que la vérité. Il le savait. Or, elle ne semblait pas rassurée, et sa colère semblait ne pas vouloir descendre, du moins pour le moment.





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Sujet: Re: [Terminé] “L'actualité n'est souvent qu'un cauchemar manquant d'imagination.” // James ( le Ven 21 Déc 2018 - 14:27 )
Pourquoi James partirait sans lui dire ? Pas de message, pas d’appel… Vittoria ne pouvait pas refermer les yeux si facilement. Déjà qu’en temps normal se réveiller de ce genre de cauchemars l’empêchait de retrouver les bras de Morphée, mais autant dire qu’en l’absence du chauffeur de taxi dans le lit : il était tout bonnement hors de question. S’attendre au pire pour se réjouir du meilleur. A peine debout qu’elle entreprit de vérifier toute la maison en entendant des bruits suspicieux. Sans être paranoïaque, elle avait toujours pris l’habitude de ne pas laisser de place au doute. Quand Tigrou miaula comme pour plaider coupable, Vittoria sursauta avant de caresser le félin. Evidemment qu’il ne trahirait pas son maître en lui donnant un indice sur où était ce dernier. De toute façon, ce n’est pas comme si elle pouvait le comprendre. Pourtant, cela était un don qu’elle aurait put utiliser pour savoir les agissements de James. Une tasse de café dans la main, son ordinateur allumé : la longue attente pouvait commencer pour l’inspecteur qui attendait de bien ferme son jules. Travailler passait le temps, mais n’atténuait pas le nœud dans ses intestins. Et si on l’appelait pour aller sur une scène de crime ? Et si elle retrouvait James dans un piteux état ? Après tout… Les Changretta devaient savoir maintenant qu’ils se fréquentaient. Est-ce qu’il allait connaître le même destin que Bryan ? Devrait-elle remettre l’habit noir pour aller au cimetière ? Terminant cul sec sa tasse de café, elle se leva pour s’en refaire un et en profita pour regarder dehors. Il faisait encore nuit noire. Un long soupire traversa ses lèvres : cela faisait maintenant plus de deux heures qu’elle était réveillée et toujours pas de nouvelles de James. Son inquiétude ne faisait que grandir un peu plus à chaque minute. Retournant à son ordinateur, elle continua son rapport mais s’arrêta immédiatement en entendant la clé dans la serrure.
Se redressant vivement comme un chien de chasse aux aguets, son regard perçant attendait de voir la silhouette de James. Quand enfin il apparut : elle dût se retenir de ne pas se jeter sur lui pour lui foutre une ristourne, juste histoire qu’il apprenne que partir sans un mot comme ça avait des conséquences. Elle ne fit pas. Elle ne lui demanda même pas où il était. Rien ne pouvait lui assurer qu’il ne mentirait pas. Vittoria suivait du regard le chauffeur de taxi, elle n’hésita pas plus longtemps à exprimer ses craintes.

« Je préfère que tu me réveilles mais qu’au moins je ne panique pas si j’ouvre les yeux et que tu n’es pas là. » Grommela-t-elle. « Tu as intérêt. » Pas la peine de le menacer plus pour l’instant : son regard parlait pour elle.

Quand il s’approcha d’elle pour lui demander de se calmer, elle plissa ses yeux et retroussa ses lèvres. Il n’avait donc pas idée de ce qu’elle voyait au quotidien à cause de son travail ? Malgré sa colère envers James, elle ne résista pas à l’étreinte qu’il lui offrit : passant ses bras autour de sa taille pour le serrer contre elle. Vittoria nicha sa tête dans son cou. Elle s’éloigna et le regarda dans les yeux quand il prit son visage entre ses mains.

« Pourquoi ton téléphone était déchargé alors ? Je sais que tu as un câble dans ta voiture … Tu aurais au moins pu le mettre en charge. » Elle souffla longuement : « Tu réponds aux appels de tes amis bourrés mais pas au mien. C’est moche. Je vais finir par croire que tu les préfères. » L’inspectrice déposa un baiser sur ses lèvres : « Il vaut mieux pour toi que tu ne me laisse plus m’inquiéter comme ça. » Elle caressa sa joue : « J’ai déjà perdu un proche à cause de mon travail, je … J’ai peur que la même chose t’arrive. Avec mon métier, on se fait plus d’ennemis que d’allier. » Elle avala sa salive : « C’est ce qui m’a réveillé. Ce cauchemar que je fais encore et encore depuis des années maintenant sauf que maintenant c’est toi qui est à sa place. »

Elle attrapa sa tête entre ses mains pour tirer ses cheveux en arrière et chasser ces images qui n’étaient jamais loin. Vittoria se serait bien gardé de tomber amoureuse mais la vie avait une façon toujours étrange de chambouler les vies : ou plutôt la sienne. La demoiselle l’embrassa une dernière fois avant de s’éloigner pour enregistrer le document et fermer son ordinateur.

« Il est encore tôt, retournons au lit ok ? Tu pourras me raconter la situation cocasse dans laquelle ton ami s'est mis pour que tu sois obligé de le sauver. » Elle rassembla rapidement ses affaires : « C’est que je prends l’habitude de me réveiller à tes côtés. » Arquant un sourcil, elle reporta son attention sur lui : « A moins que tu es un autre ami en détresse à aller secourir. » Mais dans tous les cas, elle allait retourner au lit maintenant qu’elle le savait en sécurité.



☽☽ Awake, she struggled to fill the hours until she could sleep again. But nothing she did made her feel whole. If she ate, she didn't taste the food. If she read, she couldn't remember the words. If she rested, she still felt tired.

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Sujet: Re: [Terminé] “L'actualité n'est souvent qu'un cauchemar manquant d'imagination.” // James ( le Mer 2 Jan 2019 - 13:29 )
L'actualité n'est souvent

qu'un cauchemar manquant

d'Imagination


Vittoria & James


Il fallait bien le dire, il fallait le reconnaître, James n'avait pas prévu de rentrer et de trouver Vittoria debout, là, dans son salon, à l'attendre. D'un côté, l'image était touchante, et il se sentait même honoré, de l'autre il était réellement embêté. Et le regard qu'elle lui lança lorsqu'il rentra ne contribua pas à lui faire avoir un grand sourire. Les choses allaient se compliquer. Si cela continuait ainsi, il la perdrait, ou il se perdrait. Et il préférait de loin la deuxième solution. Alors qu'il se servait de quoi boire, histoire de se rafraîchir le gosier. Elle ne mit guère de temps à lui répondre. Elle aurait préférée être levée. C'est du moins ce qu'elle lui avance en arguant qu'elle n'aurait pas paniqué. Oui, s il était réellement aller chercher un ami bourré, elle n'aurait pas paniqué, si elle avait sut la réelle motivation de son déplacement, elle n'aurait sans doute pas été des plus rassurée, pour ne pas dire qu'elle lui aurait flanquer une balle avant qu'il ne fasse quoi que ce soit. Un jour, cette histoire, leur histoire, risquait de dégénérer, si il ne mettait pas au clair certains points avec elle. Mais pour l'heure il n'en avait ni la force, ni l'envie, ni le courage. Un mercenaire. Voilà ce qu'il était devenu plutôt qu'un soldat. Il s'en rendait compte désormais. E il n'avait pas besoin d'elle pour le voir, non, il le savait amplement. Alors qu'elle grommelait qu'il avait intérêt à la prévenir la prochaine fois, il s'approcha pour la rassurer.

Elle répondit à son étreinte, et il se rendit compte que la vie de couple exigeait alors une chose à laquelle il n'était pas habitué: La prise en compte de l'autre. Il fallait désormais compter non plus sur un seul avis, mais deux. Elle se nicha dans son cou, et le chauffeur eut un sourire. L'inspectrice, la femme forte, déterminée, avait néanmoins besoin de réconfort, elle avait besoin d'une étreinte, besoin d'être rassurée, et c'était lui qu'elle avait choisi. James soupira un instant. Plus le temps passait, et moins la vérité serait facile à dire. Elle lui demanda alors pourquoi son téléphone était déchargée alors qu'il avait largement de quoi le charger dans son automobile. C'était une excellente question et il sourit même à la déduction qu'elle fit. Il préférait ses amis bourrés que elle. C'était moche effectivement. Elle parvint à le faire rire rien qu'avec cela alors qu'elle venait déposer un baiser sur ses lèvres et qu'il apprécia ce contact doux, plein d'amour. Et elle le prévint de ne plus la laisser mourir d'inquiétude comme cela.
- Très bien, très bien Vittoria... Je prendrais soin de charger mon téléphone la prochaine fois. Fit-il comme un enfant qui se justifiait de sa bêtise. J'ignore pourquoi je n'y ai pas pensé, j'avais la tête ailleurs... Et puis vu l'heure. Je devais pas être totalement réveillé. Je suis désolé. Lâcha-t-il finalement alors qu'elle caressait sa joue pour lui expliquait la raison de son inquiétude. Elle avait déjà perdu un proche, et avec son métier, elle avait peur qu'il arrive quelque chose à James. Elle avait peur qu'on s'en prenne à lu pour l'avertir elle. Il manqua de dire qu'elle n'avait aucun souci à se faire mais se retint. Elle avait raison, et il comprenait désormais son inquiétude. De plus, elle faisait un cauchemar, et c'était à présent James qu'elle voyait étalé sur le sol, se vidant sans doute de son sang, et toute la vision d'horreur que cela supposait. Il comprenait toute à fait la réaction de la blonde, et il en avait même de la peine pour elle alors qu'elle calait sa tête dans ses deux mains, tentant sans doute d'oublier ces images qui refaisaient surface dans son esprit. Finalement, elle se leva et alla fermer son ordinateur. Il la regarda ne sachant que trop dire. La rassurer? Pourquoi pas. Lui dire que cela n'arriverait plus? Il ne le pouvait, ce serait lui mentir. En effet, il était pris dans un tel engrenage qu'il savait qu'il ne s'en sortirait pas de suite. De plus, désormais, il savait qu'il ne pourrait pas s'arrêter pour une autre raison: Le danger qui pesait sur elle. Car à présent, Vittoria représentait pour les grandes familles mafieuses du coin, l'ennemi juré à abattre. Et il ne le permettrait pas. Comment s'en sortir? Il n'en avait aucune idée.

Finalement, elle proposa d'aller au lit, arguant qu'elle avait pris l'habitude de se lever à ses côtés désormais. Il était touché et il lui adressa un grand sourire avant de finalement répondre à sa question.
- Non plus d'ami à aller sauver pour ce soir. Fit-il avec humour. Allons nous recoucher, tu as raison. Fit-il en l'invitant à le suivre. Ils retournèrent dans la chambre et il l'embrassa avant qu'elle ne rentre dans la chambre. J'arrive. dit-il avant de rentrer dans la salle de bain. Il se mit un coup d'eau sur le visage et se regarda dans le miroir. Le petit gars de l'armée avait changé. Le sniper émérite, aimé de ses camarades avait disparu pour laisser place à un véritable mercenaire capable parfois du pire... Et tout ça pourquoi? Pour de l'argent? Autrefois oui. Il ne se posait pas la question. Mais quand l'amour entrait en jeu, quand une jolie blonde en venait à s'immiscer dans sa vie, il fallait le dire, l'argent, il n'en voulait plus. James avait une situation bien assuré, mais finalement, il se demandait si il ne préférait pas être pauvre, ruiné même, mais avec elle. Avec Vittoria. Il finit par sortir de la salle de bain, retira sa chemise qu'il balança sur une chaise dans sa chambre et rejoignit la jolie blonde. Malgré la pénombre, il distingua clairement les yeux de sa petite inspectrice qui le scrutait. Il se tourna vers elle et posa une main sur sa joue, doux, rassurant, avant de se rapprocher d'elle et d'embrasser ses lèvres encore une fois.
- Ne t'inquiète pas Vittoria. Tout va bien se passer. James le disait avec un tel calme, une telle conviction, qu'il y croyait lui-même. Ou du moins il était prêt à y croire. Alors il reprit. Mon ami, Thomas, est allé faire la fête dans une boîte du centre. D'habitude il n'est pas du genre à se bourrer. Mais quel abruti. Il tenait plus debout quand je l'ai récupéré. Et je t'avoue que j'ai même eu du mal à le foutre dans la voiture. Je l'ai ramené, et j'ai encore dû le traîner chez lui. Il s'arrêta un sourire aux lèvres. C'est qu'il avait déjà expérimenté la situation. Je l'ai foutu sous la douche, sans prendre la peine de le déshabiller, et je crois que l'eau froide a eu raison, en partie, des effets de l'alcool. Assez pour qu'il reprenne un peu sa lucidité, qu'il dégueule dans les chiottes et qu'il aille se coucher. Il lui racontait ça avec une telle facilité qu'il eut la boule au ventre. La situation était déjà arrivé, mais pas ce soir. Si il commençait à bâtir une relation sur le mensonge, qu'est-ce qu'il adviendrait ensuite? Il ne préféra pas y penser et couvrit la jolie blonde de la couverture, laissant son bras sur elle comme pour la protéger. Allez, dors maintenant... Souffla-t-il. On verra ça demain. Il déposa un dernier baiser sur ses lèvres et la laissa s'endormir. Une bonne demi-heure plus tard, elle dormait profondément. Lui non. Il n'arrivait pas à se défaire de cette boule au ventre. Comment allait-il faire maintenant? Tout lui révéler? Non trop dangereux.

Il sentit alors quelque chose grimper sur le matelat et il comprit rapidement de qui il s'agissait. Son chat tigré venait de les rejoindre. Mais au lieu de venir chercher entre eux un creux confortable, plein de chaleur, il vint se frotter à son maître qui se retourna. Le chat était véritablement son seul compagnon de vie depuis des années et à force, James se demandait si le félin ne comprenait pas son maître. James caressa le félin qui ronronna alors qu'il venait se poser sur son torse et plantait son regard dans le sien.
- Je sais... Je sais Tigrou. On est dans la merde. James eut un sourire. Mais toi au moins t'as une belle gueule. Le chat miaula légèrement avant de se frotter au menton de James avec son crâne, ronronnant de plus belle, puis il vint se mettre enfin entre lui et Vicky. Il regarda la jeune femme puis James avant de miauler tranquillement et de se mettre en boule pour dormir entre eux. Ce chat était un roi. Mais il avait le don de calmer James qui s'endormit, la boule de poil contre lui et la femme qu'il aimait près de lui.

Le matin trouva James levé avant la blonde. Et cette fois, joueur, il avait laissé un petit papier près de sa blonde pour lui expliquer qu'il était dans la cuisine. Il préparait le petit déjeuner, tranquillement, alors que tigrou avait préféré rester en boule près de l'inspectrice. Le bacon était en train de cuire dans la poêle, les oeuf brouillés était prêt et déjà était dans l'assiette. Deux croissants, deux pains au chocolat, il avait préparé la table pour que Vittoria n'ait plus qu'à s'installer tranquillement. Il hésitait à tout lui dire. Mais il avait une idée. Lui faire faire un tour... En lui montrant le garage où il avait garé la voiture de sport de cette fameuse nuit où elle avait eu un accident. Cela lui semblait être le seul moyen de tout lui expliquer. Il hésitait réellement à le faire. Il avait peur de la perdre, mais il savait que si il continuait dans cette voie, il n'y gagnerait rien. Alors, malgré son coeur qui se décomposait au fur et à mesure des secondes, il savait petit à petit ce qu'il devait faire. Il la perdrait. Sans doute. Mais peut-être que tout serait mieux ainsi. Peut-être... Et il était tellement dans ses pensées qu'il ne l'entendit pas se lever.





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Sujet: Re: [Terminé] “L'actualité n'est souvent qu'un cauchemar manquant d'imagination.” // James ( le Dim 6 Jan 2019 - 0:46 )
Cela faisait maintenant des années que la nuit n’était pas sa meilleure amie : Vittoria n’avait jamais hésité à se porter volontaire pour travailler durant les heures où tout le monde dort. Elle dormait mal. Elle avait essayé toutes les recettes de grand-mère, les médocs : rien n’y faisait. Aujourd’hui, elle ne prenait rien : préférant limiter la casse en laissant son corps se réguler et tant pis si pour survivre elle devait tromper le sommeil avec la caféine. C’est d’ailleurs avec une tasse de café noir qu’elle attendait James. Elle ne pouvait même pas appeler le poste pour traquer le téléphone de son compagnon : ce dernier semblait être éteint. Tous les éléments étaient là pour lui faire peur, pour l’empêcher de retourner dans les bras de Morphée. Alors, elle l’attendait de pieds fermes. Quand la porte s’ouvrit et qu’il apparut dans l’embrasure de celle du salon : il ne fallut pas longtemps à la policière pour mettre cartes sur table et exprimer son mécontentement. Elle se retrouva rapidement dans ses bras et chercha sa chaleur sans hésiter. Blottis contre lui, elle ferma les yeux : il ne lui restait plus qu’à se calmer et à se conforter dans l’idée qu’il était en vie. Il lui suffisait de mettre son oreille sur sa poitrine pour entendre son cœur. Ce n’était pas un rêve ou bien un de ses nombreux scénarios. Inspectrice dans l’âme, des questions ne tardèrent pas à être formulé et elle attendait des réponses nettes, claires et précises. Hors de questions qu’il reste vague. Elle voulait savoir. Cela était peut-être déplacé et elle ne se reconnaissait pas dans cette attitude : pourtant ses inquiétudes, ses peurs étaient souvent bien plus fortes que sa raison. James réagit immédiatement et la rassura sur le fait que la prochaine fois il ferait attention de mettre en charge son portable. Répétant qu’il était désolé, Vittoria décida de le laisser tranquille et se contenta de l’embrasser à nouveau.

« Merci. » Ses nerfs étaient reconnaissants.

Bientôt, elle ressentit le besoin de justifier son inquiétude : sa conduite n’était pas naturelle. Non, elle n’était pas du genre à déballer sa vie comme ça ou bien à partager ses terreurs : encore moins a baissé les armes. Mais il faut croire que l’homme qui n’était qu’à quelques centimètres d’elle remettait tout en cause. Vicky se sentait parfois piégée par ces sentiments qui devenaient chaque jour un peu plus fort. Pourtant, elle ne cherchait pas à s’en libérer : bien au contraire. L’ordinateur fermé, elle proposa de retourner se coucher : la nuit était encore jeune après tout. Elle dormait toujours mieux quand James était là, assez pour que son arme de service ne soit pas sous son oreiller en tout cas.

Allongée, elle attendit que James soit également dans le lit pour se rapprocher de lui. Elle répondit au baiser et sourit doucement : « Tu dis ça pour me rassurer ou te rassurer ? » Souffla-t-elle plein de malice.

Elle le laissa raconter son histoire, ne manquant pas un seul détail : les habitudes étaient tenaces. Vittoria souffla longuement : « Au moins, il a eut l’intelligence de t’appeler pour ne pas causer d’accident sur la route. » Si les campagnes pour la sécurité routière étaient parfois sanglantes : c’est parce qu’elles montraient la vérité. « Il a de la chance de t’avoir comme ami. » L’inspectrice l’embrassa une dernière fois et posa sa main sur ses côtes avant de fermer les yeux et de tenter de se rendormir.

Lorsque son téléphone sonna sept heures, Vittoria ouvrit un œil, puis deux avant de s’étirer. Tigrou, blottit contre elle, fit de même tout en baillant. Gentiment, elle laissa sa main glisser dans le pelage roux de l’animal qui entreprit de ronronner comme une tondeuse. Elle resta quelques instants à le câliner : écoutant en bas le bruit que faisait James. Elle tourna sa tête et trouva le mot qu’il avait laissé. Un petit : ‘’enfoiré’’ sortit d’entre ses lèvres avant qu’elle ne se lève pour descendre les marches et le rejoindre. À pas feutrés, elle se glissa derrière lui et laissa ses mains caresser son torse. Elle embrassa délicatement son omoplate :

« Morning. » Elle s’éloigna et regarda les assiettes : « J’en connais un qui tente de se faire pardonner ce matin. » Affirma-t-elle amuser. « Je te laisse le bacon et les œufs : c’est trop british pour moi. » Vittoria sourit : elle n'empêchait pas les gens de manger de la viande tant qu'on ne la forçait pas à en manger. Elle fit leur café avant de se tourner vers James : « Je finis à cinq heures aujourd’hui... Normalement. » Puis elle proposa : « Je me disais que ce soir tu pourrais venir manger chez moi ? Rencontrer enfin ma grand-mère et mon frère, tu en penses quoi ? » Les deux tasses prêtes, elle alla les poser sur la table à manger : fébrile d’entendre la réponse de James. Ils se côtoyaient depuis quelques mois maintenant et Vittoria avait l’impression qu’ils étaient sérieux. Alors, pourquoi attendre plus longtemps les présentations avec ses proches ? Il rencontrerait le reste de la familia plus tard : il ne servait à rien de mettre la charrue avant les bœufs.



☽☽ Awake, she struggled to fill the hours until she could sleep again. But nothing she did made her feel whole. If she ate, she didn't taste the food. If she read, she couldn't remember the words. If she rested, she still felt tired.

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Sujet: Re: [Terminé] “L'actualité n'est souvent qu'un cauchemar manquant d'imagination.” // James ( le Ven 11 Jan 2019 - 16:23 )
L'actualité n'est souvent

qu'un cauchemar manquant

d'Imagination


Vittoria & James


La tension était retombée. James en était satisfait, et c'était le moins qu'on puisse dire, car il n'avait pas pour habitude de devoir se justifier. En réalité, se justifier auprès d'elle ne lui causait pas de problème parce qu'il l'aimait, et il comprenait qu'une sortie nocturne comme celle qu'il venait de faire ait pu affolé la blonde. Or, d'un autre côté, il avait presque envie de ne rien dire... Comme pour ne pas mentir en fait. Car le vrai but de sa sortie était loin d'être celui qu'elle pensait et qu'il faisait croire. Le britannique venait tout simplement de mettre la main dans un sac qui allait se refermer sur lui, l'engloutir et le détruire, sans nul doute. Son "travail nocturne" n'était absolument pas légal, et si les autorités britannique l'avait laissé tranquille après qu'il ait quitté le pays, les forces de police italiennes étaient toutes à sa recherche, ou du moins, à la recherche de sa deuxième voiture: La RS5 qu'il avait pris soin de garer dans un garage qu'il louait, en banlieue. Or, le problème désormais avait un prénom, un joli minois, et un charme sans nom. Et il était flic ce problème en question. Inspecteur même. Si James ne voulait pas tout foutre en l'air avec elle, il n'avait pas trente-six solutions. S'arrêter de suite dans son job nocturne, et éventuellement tout dire à la blonde, ou alors se tirer d'ici. Partir loin. Très loin. Et ne jamais revenir. Les Caraïbes était une bonne destination, mais honnêtement, sans la blonde avec lui, il ne partirait pas. Mais il savait également qu'il n'irait pas sous les barreaux. Sa liberté, il y tenait trop pour qu'on l'enferme. Pour l'heure, son souci premier était donc de réconforter la jolie blonde qui se colla contre lui lorsqu'il la rejoignit.
- Je dis ça pour nous rassurer. Fit-il dans un sourire. Ils étaient deux maintenant, non? Il se décida finalement à raconter un mensonge. Pour le moment, il s'en tiendrait à cela. Et elle avala le bobard. Il n'en était absolument pas fier. Elle répondit cependant comme la situation l'exigeait. Son ami avait fait le bon choix. Oui. Dans la mesure où le mensonge de James tenait la route et en admettant que ça se soit vraiment passé, oui, il avait fait le bon choix. Thomas oui, avait fait le bon choix. Ne pas se plonger dans ce genre d'affaires douteuses. James y baignait jusqu'au cou, encore que comme il n'était qu'un "homme de main", il pourrait disparaître relativement facilement. Lorsqu'elle ajouta avant de s'endormir qu'il avait de la chance de l'avoir comme ami, James ne répondit rien, se contentant de sourire. Si on veut oui. C'était plutôt l'inverse en fait, car Thomas le couvrait à de nombreuses reprises et lui rendait quelques coups de mains non négligeables.

****

Le bacon frétillait dans la poêle, à point. Il était à point. James avait préparé un petit déjeuner copieux. La dernière fois elle lui avait fait le déjeuner, alors cette fois c'était son tour. Mais, trop pris dans ses pensées, il ne l'entendit pas venir. Il fallait dire que la situation allait en s'aggravant. A chaque fois qu'il faisait un pas en avant, avec elle, c'était un pas en arrière pour leur histoire en réalité. Plus il s'accrochait à elle, et plus elle s'accrochait à lui, et plus les choses se compliquaient. James n'avait jamais connu ça: L'amour. Du moins pas celui qu'on a envers une femme au point de vouloir bâtir quelque chose avec elle. Et il savait qu'elle avait souffert auparavant. Il ne tenait pas à lui faire revivre cela. Mais lui, il avait toujours vécu ainsi... Il fallait bien comprendre. James était sortit de l'armée, débrouillard, mais sans diplôme. En Grande-Bretagne, aucune chance pour lui. Aucune chance de travailler. Il avait donné une partie de sa vie à défendre les siens, pour être finalement trahi par l'un des plus beaux enfoirés qui existait. Et il avait perdu cette même famille au point de sombrer dans la violence. Puisque le monde était fait d'ordures, autant faire parti de celle qui peuvent vivre au jour le jour sans se soucier de demain. Mais voilà qu'il se retrouvait à se soucier de demain pour elle, avec elle. Alors, quand elle vint s'accrocher à lui, qu'il sentit ses mains sur son torse, il eut un sourire tout en frissonnant au contact agréable des lèvres de la jolie flic sur son omoplate.
- Morning Honey. Répondit-il à la jolie blonde alors qu'elle se détachait, arguant qu'elle lui laissait les œufs et le bacon non sans avoir souligné avec humour qu'il tentait de se faire pardonner. Il se retourna pour la regarder. Alors voilà? Je te prouve tout mon amour en te préparant la meilleure cuisine qu'un anglais puisse faire... Et tu refuses? Merci bien! Fit-il dans un sourire, prenant une mine offensé avant de rire. C'est bon ça va, je les mangerai moi!

Elle n'était pas fan des déjeuners à l'anglaise visiblement, mais cela ne dérangeait guère le britannique. Il saurait s'adapter à cette situation. Oui, car il comptait bien continuer avec elle. Elle prépara le café avant de se tourner vers lui, lui expliquant qu'elle finissait à cinq heures... Si tout se passait bien. Et si tout ne se passait pas bien? Elle ferait des heures supplémentaires, il n'en doutait pas. Elle proposa alors à James de venir manger chez elle, histoire de rencontrer sa grand-mère et son frère. Il manqua s'étouffer avec le morceau de Bacon qu'il grignotait. Il se retourna.
- Tu es sûr? Cela contrariait légèrement ses plans. Tu penses pas que c'est un peu tôt? Ton frère va croire que je t'ai jeté un sort. Si il se souvenait bien, son frère était prêtre et... Il eut soudainement alors une illumination. Le frère de Vicky! Bien sûr! Lui pourrait peut-être lui dire quoi faire au vu de la situation. Théoriquement, en tant qu'hommes d'église, il garderait le secret... Du moins il fallait l’espérer, et avec tout l'amour que Dieu saurait lui donner, il pourrait peut-être l'éclairer. James n'en toucha pas un mot, préférant laisser le petit humour concernant le sort et l'homme d'église. Mais elle semblait décidée, et même excitée quand à ce repas, et le chauffeur ne tenait pas à la contrarier. Ma foi, je n'y vois pas d'inconvénients, je n'avais rien de prévu ce soir... Termina-t-il finalement pour la rassurer.

Le topo de la situation était on ne peut plus claire: Il était dans une belle merde. Il devait l'admettre lui-même. De toute manière, il savait que tôt ou tard il serait confronté à ce genre de situations... Mieux valait maintenant. Au moins ce serait fait. Il déposa les tranches de bacon dans son assiette et prit place sur la table alors qu'un miaulement familier s'élevait. Il regarda vers le sol pour voir le beau rouquin, mascotte de la maison, qui miaulait son mécontentement quand à la gamelle vide.
- Alors quand c'est pour les câlins, je compte pour du beurre, mais quand c'est pour la bouffe, tu sais ou venir. James se leva et sortit le paquet de croquettes, le chat ne bougea pas d'un iota. Qu'est-ce que...? James comprit rapidement. L'odeur du bacon. Et chaque matin où James prenait le temps de se faire cuir du bacon, Monsieur roi de la maison et du canapé faisait son capricieux. Tigrou arrête tu... Bon ça va, une tranche. Et toujours James craquait devant la mine affamée de son chat. Il lui laissa une tranche dans la gamelle et revint prendre place à table. Ce chat doit être celui qui a jouer dans le chat potté. Tu sais le chat avec son regard trop craquant? Bah c'est lui! Fit James dans un léger rire avant de demander. Dure journée en vue aujourd'hui? Cela lui faisait bizarre d'avoir cette conversation, attablée avec elle pour un petit déjeuner. Elle partirait au boulot, lui au sien, on avait presque l'impression d'être dans l'un de ses films américains avec une famille soudée, une vie normale, un peu modèle, dans une belle maison. Et pourtant, cela ne lui déplaisait pas. Au contraire. Il commençait à y prendre goût avec elle. Et il savait que du jour au lendemain, tout partirait en fumée.





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Sujet: Re: [Terminé] “L'actualité n'est souvent qu'un cauchemar manquant d'imagination.” // James ( le Mar 15 Jan 2019 - 23:39 )
Les justifications de James semblaient vraies et même si elles ne l’étaient pas : Vittoria ne voulait pas commencer à douter de lui. Elle devait apprendre à faire confiance, d’autant plus qu’elle appréciait chaque jours un peu plus cet homme qui partageait dorénavant sa vie. Comment cela était arrivé ? Elle ne savait pas vraiment à dire vrai. Elle s’était réveillée un matin avec l’envie permanente de le voir. Point. Il n’avait fallu qu’une seule nuit pour que le charme de l’anglais opère. Quelques heures qui ont résulté d’un chamboulement quotidien. Vicky ressemblait de l’extérieur à une gamine de quinze ans quand elle recevait des messages de lui : arborant sans se rendre compte ce sourire niais et heureux. C’est qu’elle l’était. C’est probablement parce que cela faisait des années qu’elle ne s’était pas sentie aussi bien qu’elle se permettait de se donner à corps perdus dans cette relation naissante. Quitte à se brûler les ailes : autant flamber comme il se doit. Elle n’était, de toute façon, pas connue pour faire les choses à moitié. Maintenant que James était de retour dans le lit qu’ils partageaient le plus souvent possible, elle ne mit pas de temps à retrouver le sommeil. Il l’apaisait, lui permettait de souffler et de ranger au placard son rôle de femme forte qui a tout à prouver. Vicky avait la douce sensation de ne rien avoir à prouvé à James et rien que pour cela : elle s’accrocherait à lui.
L’odeur du petit-déjeuner la réveilla. Le chat roux était encore endormi contre elle. Elle passa son bras autour de lui pour le serrer doucement contre elle. En sentant le matou s’étirer et ronronner immédiatement : elle sourit avant de déposer un baiser derrière l’oreille de Tigrou. Le câlin fait, elle se leva et descendit pour retrouver James. Se glissant derrière lui : elle laissa ses mains caresser son torse musclé. Embrassant son omoplate, elle savoura cet instant simple et paisible : elle savait qu’ils étaient toujours de courte durée. Elle rigola en entendant son air outré alors qu’elle affirmait lui laisser le bacon et les œufs.

« Mon cher, au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, je ne mange pas d’animaux et ma résolution de 2019 c’est de passer végétalienne. » Vittoria sourit : « Le plus dur est fait : j’ai réduit ma consommation de fromage. » Elle lui fit un clin d’œil : « Cela ne m’empêchera pas de te dévorer rassure-toi. »

Elle entreprit de faire leur café, Vicky était généralement forte pour se souvenir de la façon dont les gens buvaient leur boisson chaude. Au commissariat : elle n’avait pas encore fait d’erreurs. Ils parlaient de leur journée à venir, cela semblait terriblement banal mais cela plaisait à l’inspecteur. Pouvoir se poser ainsi et parler de choses simples… Comme cela lui avait manqué. C’est au détour d’une phrase qu’elle lui proposa de rencontrer sa famille. S’ils voulaient aller plus loin : James devait au moins rencontrer une des personnes les plus importantes à ses yeux. Sa grand-mère. La réaction de James alarma immédiatement ses sens. Elle haussa les épaules :

« Je ne pense pas que ça soit trop tôt non… » Elle posa les mugs et s’installa à la table. La petite blague de James avait tiré un sourire, mais son regard était encore soucieux. « Si tu penses que ça l’est : ça peut attendre ne t’en fais pas. » Pourtant, une part d’elle était déçue. C’est qu’elle l’aimait un peu plus chaque jour et elle voulait qu’il puisse rencontrer sa famille qui était importante pour elle.

James ne mit pas de temps à la rassurer en disant qu’il n’avait rien de prévu donc il pouvait rencontrer sa famille proche ce soir. Mais Vicky préféra boire plutôt que de répondre à chaud. De toute façon, Tigrou s’interposa dans la conversation en demandant – poliment – à son maître de lui donner du bacon. Devant cette scène, la blonde retrouva un sourire et posa sa tête dans la paume de sa main.

« Je vois que tu es un papa gâteau. » Elle rigola : « Il te fait faire n’importe quoi hein ? Je suis étonnée qu’il ne m’ait pas encore chassé du lit : après tout j’imagine que je prends sa place quand on dort ensemble ? » Le chauffeur de taxi justifia ce geste par un commentaire des plus surprenant. « Tu dois apprendre à dire non. » Elle n’était pas sérieuse évidemment : « Bientôt, il va venir manger dans ton assiette et tu ne pourras rien faire pour l’arrêter. »

Vittoria attrapa une tranche de pain de mie toasté et croqua dedans à pleine dent. Elle mâcha un peu avant de répondre à la question de James :

« De la paperasse probablement, heureusement que j’en ai fait pendant mon arrêt sinon la situation serait pire ! » Elle prit une gorgée de café : « Je suis officiellement de retour cependant alors ça veut dire que je peux prendre les appels. Ca sera encore plus simple une fois que j’ai mon partenaire. Je n’ai que brièvement entendu un prénom pour l’instant. »

Un certain Miles Jacobsen, lui aussi avait été en arrêt : cela tombait à point. Vicky ne savait pas à quoi s’attendre et stressait un peu à l’idée de devoir faire équipe avec un inconnu. Tout serait plus simple si Seth était dans le commissariat : ils pourraient refaire un duo de choc ;

« Et toi alors, tu as déjà des courses de prévus ou tu vas en prendre au fur et à mesure ? » Vicky reprit une tartine : « Faut que tu me redonnes des cartes de visite au fait : je te fais de la publicité. Je ne donne tes contacts qu’à des gens sympas promis. » Elle rigola et regarda l’heure : « Erk le temps toujours vite quand je suis avec toi : ce n’est pas juste ! »



☽☽ Awake, she struggled to fill the hours until she could sleep again. But nothing she did made her feel whole. If she ate, she didn't taste the food. If she read, she couldn't remember the words. If she rested, she still felt tired.

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Sujet: Re: [Terminé] “L'actualité n'est souvent qu'un cauchemar manquant d'imagination.” // James ( le Ven 18 Jan 2019 - 21:27 )
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Vittoria & James


Un matin paisible. Calme. L'un de ces matins où l'on pouvait entendre les oiseaux chanter malgré la fraîcheur de l'hiver, l'un de ces matins où l'on était heureux de se lever parce qu'un soleil brillait dans le ciel. Du moins se levait-il, car il n'était pas si tard, midi était encore loin, et comme James était du genre léve-tôt, autant dire qu'il saluait souvent le soleil. En pleine préparation du déjeuner, il ne tarda guère à être interrompu par sa charmante blonde. Vittoria avait le don de le réconforter, de lui faire aimer la vie un peu plus chaque jour. Avec elle, il lui semblait que vivre était un rêve dans lequel rien de mauvais ne pouvait arriver. La seule tâche à cette idylle c'était lui. Il savait qu'un jour les choses devraient exploser au grand jour. Ils étaient tout simplement d'un côté différent de la barrière, et malheureusement pour lui, il était du mauvais côté. Il avait choisi le côté obscur dirait certains. Mais c'était en effet le cas. Il ne l'avait pas réellement choisi par principe, ou parce que cela lui faisait plaisir, non. Il l'avait choisi parce que c'était la seule occasion qui s'était présenté à lui. De l'autre côté, le côté légale, on lui avait présenté pas mal d'emmerdes, mais rien pour l'aider. Alors forcément, entre la possibilité de vivre confortablement, en ne passant ni formations, ni remises à niveaux des plus longues, et la possibilité de s'intégrer mais de ne pouvoir qu'à espérer gagner un bon salaire au bout de vingt ans, il avait vite fait son choix. Pour ce qui était du bacon et des oeuf, elle refusa. Il ne s'en offusqua pas vraiment, chacun ses goût après tout. Par contre, elle lui annonça qu'elle avait pris une nouvelle résolution. Il ne put retenir un sourire alors qu'elle lui demanda si il n'avait pas remarqué qu'elle ne mangeait pas d'animaux. Par contre la suite affola un peu plus le chauffeur. Elle voulait passer végétalienne. Il manqua se mettre à l'abri de son regard et à demander à son ami google ce qu'était le mot "végétalienne". Il savait ce que c'était en fait, mais il avait justement peur d'avoir compris ce que cela signifiait. Et elle le confirma en annonçant qu'elle avait réduit sa consommation de fromage. Bon sang, le monde était fou. Si elle lui fit un clin d'oeil, le rassurant quand au fait qu'elle continuerait malgré tout de le dévorer. Alors qu'elle se met à préparer le café, il finit par se retourner, un sourire en coin.

- Attends... Tu plaisantes j'espère? Je peux comprendre que tu ne manges pas de viandes, à la limite, mais le fromage... Tu vas manger quoi dans ce cas? Et ne me réponds pas des légumes, de la salade ou des trucs du genre. Il n'y a pas que ça. Elle avait le droit de manger ce qu'elle voulait, mais James trouvait parfois ce genre de raisonnements un peu trop... extrémiste? Oui on dira cela. Il savait qu'elle ne l'empêcherait pas de manger, et de toute manière, il ne le tolérerait pas, mais il tenait à comprendre le point de vue cependant. Or, en plus de celui-ci, un autre problème pointa le bout de son nez. La rencontre avec la famille de Vittoria. Depuis le temps, il aurait dû s'y attendre. Pour elle, ce n'était pas trop tôt. Et comme pour toute personne normale c'était même le moment depuis le temps. Mais James avait peur. Il n'avait jamais participé à ce genre d’événements, en quelques sortes. Il n'avait jamais eu à faire cela n'ayant jamais pris le temps de rester autant avec une femme. Il apprenait désormais la "joie" de la vie de couple. Pourtant, au fond de lui, malgré une certaine peur au vu des événements qui s'enchaînait, il ne se sentait pas mal. Peut-être même qu'une légére pointe d'excitation était là. Vittoria semblait déçu de sa réponse, il la comprenait mais ne releva pas, sauf lorsqu'elle déclara que cela pourrait attendre si il ne le souhaitait pas.
- Non. Répondit-il alors décidé. Il planta son regard dans celui de la blonde. C'est que je n'ai... Ce n'est pas le genre de choses auxquelles je suis habitué Vicky. Mais puisque l'occasion se présente. Oui. Faisons cela, c'est d'accord. Il fallait qu'il apprenne à dire non à ses envies, et oui à celles de sa belle inspectrice, surtout quand ce n'était guère un caprice. Après tout sa famille avait le droit de savoir...

Finalement, Tigrou s'interposa, dévoilant ses formidables capacités dans le domaine du "mignon" et du "caprice". James céda. Mais c'était bien parce qu'il aimait son chat. Lorsqu'il vint se rasseoir, elle ne put s'empêcher de faire la remarque qu'il était un papa gâteau. Avec sa mine un peu froide, l'anglais n'éveillait pas ce premier sentiment en général. Mais il ne put que sourire. Lorsqu'elle ajouta être étonné que le chat ne l'ait pas chassé du lit, il ne put que rire avant de répondre.
- Oh je crois qu'il t'aime bien et que en fait, tu rends son coin encore plus confortable. Fait-il en détournant le regard, regardant le félin qui dévorait la tranche de bacon. Et si il te chasse du lit, je saurais lui mettre une bonne rouste. Il y a des limites quand même. Le chat leva la tête comme si il avait compris qu'on parlait de lui. James reporta son attention sur son déjeuner alors qu'elle clamait, toujours avec humour, qu'il fallait sévir. Il rigola avant qu'elle ne finisse par lui répondre quand à sa journée. De la paperasse notamment. Elle reprenait du service, et normalement, elle devrait avoir un nouveau coéquipier. Ah? Fit James. Tu le connais ou non? Demanda James sans montrer une quelconque jalousie. En vérité, James n'était pas jaloux, il faisait entièrement confiance à la blonde, il n'avait besoin de rien d'autres. Et puis il allait falloir qu'il s'y habitue, car elle travaillait dans un monde d'homme.

- Non, je vais aller voir à la gare si il y a quelques voyageurs égarés, mais ce ne sera pas de grands voyages. Il faut que j'aille chez le garagiste pour voir que tout aille bien sur ma voiture. Normalement cet après-midi devrait être plus rempli. Mais je verrais bien. Termina-t-il tout en s'occupant de terminer son déjeuner tranquillement. Je t'en donnerais, mais il va falloir que j'en refasse, je crois que j'ai donné mes dernières il y a deux jours. Mais je t'en ferais passer dés que possible. Finalement, l'heure tournant, elle nota que l'heure tournait toujours trop vite. En effet, lâcha-t-il. Je vais finir par croire que le temps passe plus vite quand tu es là. Juste pour m'embêter, conclut-il avec humour. Elle allait bientôt y aller, lui aussi de toute manière. Finalement, il reprit alors qu'il terminait son assiette. Je passe te prendre à quelle heure ce soir? Est-ce qu'il faut arriver à une heure précise? Demande-t-il avant qu'elle ne s'en aille. Par contre, pense à retirer ma chemise avant d'aller au boulot. Fait-il avec humour. Non pas que je veuille la récupérer, mais comment tu vas justifier ça devant tes collègues?





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Sujet: Re: [Terminé] “L'actualité n'est souvent qu'un cauchemar manquant d'imagination.” // James ( le Ven 25 Jan 2019 - 18:49 )
Vicky prenait goût à cette vie à deux, à ces moments paisibles où les mauvais souvenirs semblent si loin qu’on se demande s’ils n’ont pas été des cauchemars. James avait changé sa vie, il avait chamboulé ses habitudes : notamment celle de ne pas penser aux conséquences de son comportement bien trop téméraire. Alors elle réfléchissait maintenant, elle pesait le pour et le contre au lieu de se jeter à corps perdus dans le combat qu’elle avait fait sien comme ses pères avant elle. Oui. Elle avait laissé un homme rentrer dans son quotidien et à cause, ou grâce à cela, elle pouvait relâcher cette pression constante qu’elle s’imposait pour être meilleure partout : surtout quand il était question de se frotter à ses collègues masculins. Elle avait encore tout à prouvé mais pas dans sa vie privée. Elle était chanceuse, elle le savait et c’est probablement pour cela que ses yeux couvaient littéralement l’homme qui lui faisait face. Cherchant la chaleur de son corps, elle se colla à lui pour embrasser son épaule délicatement. Des visions comme ça : elle voulait en avoir tous les matins. Rappelant qu’elle ne mangeait pas de viande, elle se permit même d’ajouter qu’elle comptait petit à petit changer son mode d’alimentation pour supprimer toutes substances animales. La réaction de James ne se fit pas attendre, mais Vicky ne s’en offusqua absolument pas. Il n’était pas le premier à réagir de la sorte et en soit elle n’obligeait personne à la suivre ou bien à la comprendre.

« Je serais ravie de te cuisiner de bons plats sans une seule matière grasse animale. » Un défi qu’elle était prête à relever. « Je suis certaine qu’il y a plus de façon de décliner des légumes que de la viande ou du poisson. » Continuant de sourire, elle ne voulait pas l’inquiéter. « Ca ne change rien tu sais ? Je ne vais surtout pas t’obliger à faire pareil ou bien t’empêcher de manger ce que tu veux. Je le fais par conviction et pour être en paix avec moi-même. » Elle était sincère. « C’est ça qui est beau aujourd’hui dans notre société : on a le droit de choisir notre mode de vie. »

Vicky posa les deux tasses de café sur la table, elle attrapa une tranche de pain et étala du beurre dessus. Oui, elle commençait à couper les matières animales : mais elle y allait progressivement. Ne se rendant absolument pas compte que la proposition qui allait suivre pouvait être un problème : elle posa cartes sur table en l’invitant à venir manger chez sa grand-mère pour rencontrer sa famille. Il ne lui en restait pas beaucoup et encore moins à Naples alors le cercle était restreint. Elle acceptait la réticence, l’appréhension de James et ne lui en voulait absolument pas de refuser. Il était hors de question de le juger ou autre. Elle le comprenait en réalité : cela rendait leur relation officielle. Quand il accepta finalement, elle étira son bras pour attraper sa main et la serrer.

« C’est ok ne t’en fais pas. Un pas à la fois hm ? On a le temps après tout. » Elle ne pouvait pas s’empêcher de sourire : « Il ne sert à rien de mettre la charrue avant les bœufs. »

Le chat ne tarda pas à faire parler de lui. Tigrou voulait de l’attention et son maître lui en donna immédiatement ce qui fit rire doucement Vittoria. Un vrai papa gâteau il était. Sa tête dans la paume de sa main : elle ne quittait pas du regard James.

« Et puis je suppose qu’une autre paire de mains pour prendre soin de lui n’est pas de trop. » Elle adorait les chats, en réalité : elle aimait tous les animaux. Un chat était plus facile à avoir chez sois disons ça comme ça. « Oh tu saurais dire non à cette adorable boule de poil ? » Vicky en doutait mais cela était tout à son honneur.

Expliquant sa journée, elle prit une gorgée de café avant de pouvoir répondre à son homme.

« De nom oui, je sais qu’il est dans le commissariat depuis quelque temps déjà. Je me dis que ça peut être un avantage : il pourra me montrer tous les coins de Naples. J’ai fait des efforts depuis mon arrivée : je ne me perds plus au moins maintenant ! » Affirma-t-elle fièrement. Elle était prête pour la prochaine course poursuite. Cette fois-ci : la personne ne lui échapperait pas aussi facilement.

Changeant de sujet, elle s’empressa de lui demander comment allait se passer sa journée tout en mangeant sa tartine. Elle l’écouta attentivement, pris mentalement des notes des faits et gestes de James. Elle s’intéressait sincèrement à ses allers et venus. Et puis, si jamais il était dans le quartier : ils pourraient même manger ensemble ce midi.

« Si je peux t’aider, tu sais que je le ferais. » Elle termina sa tasse de café : « Tiens moi au courant quand tu t’arrêtes pour la pause déjeuner : je peux la prendre en même temps que toi. » Accro à James ? Elle l’était un peu.

Un rapide coup d’œil à l’horloge l’informa que le temps passait bien trop rapidement : elle allait devoir bientôt partir et donc commencer à se préparer. Vicky adorait son travail, mais il était bien difficile de quitter la compagnie délicieuse de l’anglais qui était en face d’elle. Elle se leva en même temps que lui pour laver son assiette et sa tasse :

« Six heures ? Comme ça : je suis certaine que tout terminé. » Elle mit à sécher le tout et regarda sa chemise qui couvrait son corps dénudée. « Ils savent déjà que j’ai un fiancé, souviens-toi. » Dit-elle en rigolant avant de reculer tout en déboutonnant le vêtement jusqu’à l’enlever pour le faire tomber. « Tu viens prendre ta douche avec moi… ? » Un clin d’œil malicieux puis elle se tourna pour monter les marches.

Il n’y avait pas à dire, ce genre de matinée redonnait le sourire et foi en l’avenir. Le meilleur les attendait : elle voulait y croire. James avait ravivé l’espoir et une joie de vivre qu’elle pensait éteinte pour toujours. Mais il ne fallait jamais dire jamais. Encore une fois, la vie le lui prouvait.

The end.



☽☽ Awake, she struggled to fill the hours until she could sleep again. But nothing she did made her feel whole. If she ate, she didn't taste the food. If she read, she couldn't remember the words. If she rested, she still felt tired.

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